CHAPITRE PREMIER
Des organes de sécrétions dont les produits servent a la transformation des aliments en ciivle ou en liquide nourricier nof encore élaboré.
Toutesles parties du canal alimentaire, et la cavité buccale qui le précède, sont revêtues de la membrane muqueuse, ainsi appelée à cause des mucosités plus ou moins abondantes qui suintent généralement par les porea dont cette membrane est criblée.
Ces mucosités ont leur source dans de.s glandes qui sont de petites poches -cylindriques, ou d'autre forme plus compliquée, qu'on appelle cryptes, dans le premier cas, ou follicules, dans le second.
Mais les cryptes ou les follicules peuvent être plus ou moins modifiés dans leur organisation et dans leur développement, et tellement multipliés dans les divers points du canal alimentaire, qu'ils deviennent, par l'abondance et la nature de leurs produits, les agents primitifs de la dissolution (](••; substances nutritives que renferment Isj aliments soumis à leur action.
Les glandes salivaires, le pancréas, le fuie sont, chez les Vertébrés, des glandes distinctes de celles de la muqueuse, et d'une organisation plus compliquée, que nous passerons successivement en revue; le produit de ces glandes est versé dans différents points du canal alimentaire, ou dans la cavité buccale.
SEC
5 I. Des glandes qui versent leur produit dans la cavité buccale.
Les humeurs de différente nature que sécrètent ces glandes, et qui sont versées dans la bouche par leurs oriflces extérieurs , s'y mêlent aux aliments , soit pour les rendre plus glissants et faciliter leur déglutition ( les mucosités) , soit pour les rendre solubles et préparer leur digestion ( la salive) ; d'autres couvrent la langue d'une substance gluante qui lui donne la faculté de saisir au dehors, et de ramener dans la bouche une petite proie (les glandes en rapport avec l;i langue des Fourmiliers, celle des Pics); d'autres versent un venin puissant dans le canal d'une dent en forme d'alêne, qui pénètre avec elle dans la plaie que fait celte dent (les glandes venimeuses des Serpents).
Si nous passions des Vertébrés aux Animaux articulés, et de ceux-ci aux Mollusques , nous trouverions des différences analogues dans les glandes et les produits qu'elles versent dans la cavité buccale , ou h l'origine du canal alimentaire, quand celte cavité manque.
Nécessairement, celle variété de produits fait supposer des différences correspondantes dans la structure intime des organes sécréteurs.
Cependant, il faut l'avouer, l'anatomiste est loin de pouvoir pénétrer assez avant dans l'intimité de l'organisation, pour y découvrir les divers mécanismes, qui font ainsi varier les sécrétions.
Dans VHomme et les Mammifères, on distingue trois paires de glandes salivaires principales; les parotides, dont le canal excréteur, s'ouvre dans la bouche , vis-àvis de l'une des grosses molaires supérieures ; elles forment, avec la série des buccales ou molaires , le système salivaire postérieur, mis en rapport avec les dents màchelières proprement dites.
Les sous-maxillaires et les sublinguales ont les leurs sur les côtés du frein de la langue. Elles forment ensemble le système sali.vaire antérieur. Ces dispositions ont un but fonctionnel.
En général, c'est vers les dents molaires qu'est versée la plus abondante salive par le canal excréteur des parotides , qui excèdeat de beaucoup en volume les deux autres