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dont c cordon de la veine porte fournit les ramuscules, qui produisent le réseau de celle veine, absolument comme je l'ai observé pour les grosses artères d'où sortent immédiatement les ramuscules qui forment le réseau pulmonaire du poumon des Oiseaux (l).
Le foie des animaux vertébrés se dislingue encore des autres glandes , par l'exislence fréquente d'un réservoir vésiculeux qui lui est annexé chez la plupart de ces animaux, ou qui peut en êlre séparé, à une assez grande distance , ainsi que je l'ai démontré chez les vrais Serpents et plusieurs Poissons. Ce réservoir existe généralement chez les animaux carnassiers. Quand il manque, c'est chez les Mammifères ou les Oiseaux qui se nourrissent de substances végétales.
Les modifications que la bile y subit dans sa couleur qui y devient plus intense; dans son amertume qui augmente beaucoup; dans sa consistance qui est plus marquée; montrent que les parois de ce réservoir ont une action très sensible sur son contenu et doivent être considérés comme des organes de sécrélion.
Les canaux biliaires et cystiques parviennent au commencement de l'intestin, soit séparément, soit après s'être réunis ; ils y versent la bile pour contribuer à la chyli- Ocalion, et pour son excrétion ultérieure. Nous avons traité longuement de ces rapports dans notre rédaction des leçons d'anatomie comparée (2).
§ ^. De la rate.
Quoique cet organe n'ait pas de canal excréteur et qu'il ne serve tout au plus qu'à modifier le sang qui le traverse, avant d'aller au foie par la veine poite.je suis forcé d'en parler ici , comme d'un organe glanduleux, appartenant aux fonctions dijestives, comme annexe de l'estomac, du pancréas et du foie, aux fonctions desquels la rate est plus ou moins liée.
Nous avons peu à ajouter à ce qui a été dit sur cet organe, dans ce Dictionnaire, au mot Raie, par M. le docteur Martin St-Ange, selalivement à son existence exclusive chez
(i) Leçoni d'anal- comparée, t. VII , p. i5o et i5i ; et dans h plaiirbe (6g. 5) qui a été jointe à la Dissertation sur tes crganei de respiration des animaux vertébrés, par M, Lereboullrt.
(»J Tome IV, i» partie, p. 548-477,
les Vertébrés , à son volume , à sa forme, à sa position relative, à sa couleur, à sa structure, à ses usages présumés.
A tous ces égards (1) nous insisterons sur quelques points qui sont restés en litige, ou qui ont été éclaircis par les dernières publications.
F.Meckel n'avait pas trouvé de rate chez les vrais Serpents ; parce qu'elle y est pour ainsi dire soudée au pancréas, au moyen d'un tissu cellulaire très dense. J'ai démontré, au mois de juillet 1832, dans un mémoire lu à l'Académie des Sciences, l'existence d'une petite rate dans plusieurs espèces des principaux genres de ce groupe d'Ophidiens (2).
C'est donc à tort, à notre avis, que dans une publication récente sur la slruclure et les fondions de la raie, dont je reconnais tout le mérite (3), relativement à la connaissance de la structure intime de cet organe chez l'Homme et chez les Mammifères, on refuse une rate aux vrais Serpents et qu'on en accorde une seulement aux Anguis.
Les Cyclostomes , les plus inférieurs des Poissons, seraient les seuls Vertébrés privés de rate.
La présence exclusive de la rate chez les Vertébrés, qui ont tous le sang rouge; sa coexistence chez ces animaux, avec le système lymphatique, qui disparaît avec elle dans les autres Embranchements, sont des faits importants, fournis par l'anatomie comparée, pour arrivera la connaissance des usages de la rate.
Il faut y joindre celle de sa structure intime; elle se compose d'une petite artère, comparativement au tronc veineux qui lui correspond. Nous avons montré que les premières divisions de celte artère qui se distribuent à la rate, ne communiquent pas entre elles par leurs ramifications; et nous avons cherché à expliquer, par celte disposition anatomique, la multiplicité accidentelle des rates, dans quelques cas rares, et les rates surnuméraires de quelques espèces de Mammifères, parmi les Cétacés.
(t) On pourra voir plus de détails sur ces divers siijeti, que ne remportait un article de Oiclionnaire dans la 2* édition des Leçons d'anal, comparée que nous avons publiée, t. IV, 2» partie. Pai is , iK35.
(2) Fragments d'anatumie comparée sur l'orf anisatiun des Serpents, Annmits des se. nalwr., t. XXX, p. 33 et auiv.
(3J Par M. Palman; Gand. i846. L'auteur ne parait pat avoir pris connaissance des Leçons d'anat. eomptrit.
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Dans le plus grand nombre des Vertébrés, les artères de la rate ne sont que des branches de celles qui vont au grand ciil-de sac de restomac chez beaucoup de Mammifères ; au ventricule glanduleux chez les Oiseaux; au commeiuemenl de l'intestin chez les Reptiles et les Poissons; au mésentère chez les Amphibies.
Le système veineux de la rate constitue la plus grande partie de son volume et de son tissu, qui est partout caverneux. Les veines ont leur origine dans de nombreuses cavernes, et les artères s'y terminent en partie, par des vésicules qui sont comme suspendues aux parois de ces nombreux sinus.
Cette structure intime montre que la rate est essentiellement composée d'un tissu vasculaire caverneux sanguin; que les artères y sont très petites relativement aux veines; que celles-ci sont plus particulièrement en rapport avec de nombreuses cellules qui font partie du système veineux de cet organe. Que des corpuscules ou des vésicules d'une extrême petitesse, déjà reconnues par Malpighi , sont l'aboutissant des artères ou le point de départ des veines sanguines et des vaisseaux lymphatiques qui sont nombreux dans cet organe (1).
Quant aux usages de la rate, cet organe n'ayant pas de canal excréteur, pas plus que les ganglions lymphatiques et ressemblant beaucoup à ceux-ci par sa structure; il paraît évident que c'est un ganglion sanguin , annexé au système digestif, pour servir, au besoin , de diverticulum et pour l'élaboration du sang veineux, préparatoire lux fonctions du foie ou à la sécrétion de la bile. Son développement extraordinaire dans certaines maladies, telles que les fièvres quartes, est toujours accompagné d'une diminution dans les globules du sang et d'une extrême pâleur des individus qui sont ainsi malades.