‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 18 sur 173 · II. — Rhinocéros fossiles · texte numérisé non relu

II. — Rhinocéros fossiles

On trouve des ossements fossiles de Rhinocéros dans les terraiusquateruaireset dans les terrains tertiaires moyens ou supérieurs de presque toute l'Europe. 11 y en a aussi dans le nord de l'Afrique, en Algérie, où n'existent plus d'animaux du même genre; dans le nord de l'Asie, qui n'a pas non jilus de Rhinocéros; et dans l'Amérique septentrionale, qui est dans le même cas. L'élude (ie ces ossements fossiles de Rhinocéros démontre aussi la multiplicité des espèces parmi les anciens animaux de ce genre.

Les Rhinocéros fossiles que l'on trouve en Algérie sont enfouis dans les cavernes elle (Jikivium; ils appartiennent, par conséquent, à l'époque quaternaire.

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Ceux de l'Asie septentrionale sont aussi de cette époque; on les observe dans les terres gelées qui fournissent aussi des Éléphants encore revêtus de leurs chairs et de leur peau, particulièrement en Sibérie.

Les Rhinocéros fossiles de l'Asie méridionale n'ont pas tous été rencontrés dans des terrains de formation récente; il y en a de plus anciens en Birmanie, par exemple, et dans la région sivalienne, où leurs débris sont associés à ceux de la faune miocène dont MM. Cautley et Falconer ont exhumé tant de curieuses espèces.

C'est aux Mauvaises terres, dans le territoire de Nébraska (États-Unis), qu'ont été signalés les os des Rhinocéros fossiles dans l'Amérique septentrionale. M. Leidy en distingue de deux espèces, auxquelles il donne !es noms de Rliinoceros occidenlalis et de R, nebrascensis. Dans ce gisement, les Rhinocéros sont associés à des Paléothériums et à d'autres animaux plus ou moins semblables à ceux du priocènc, c'est-à -dire de l'étage desplàtrières qui renferme les Paléothériums eu Europe. Tels sont le genre Archeothcrium de M. Leidy, qui a beaucoup de rapports avec celui des Chœropotames décrits par Cuvier et avec celui des Eutélodons de M. Aymard, et le genre Titanotherium{Menodus, ?Qme\)^ qui me parait lui-même avoir pour type une grande espèce de Paléothérium. C'est aussi aux Mauvaises terres que sont enfouis les Oreodons, genre allié à quelques égards aux Anoplothériums, VAnchitherium Bairdii, et le félidé nommé par M. Leidy Afachairodus primœvus.

Une semblable association de Rhinocéros avec des Paléothériums rentrant dans le sous-genre Paloplothérium, et même avec un grand Lophiodon, est aujourd'hui signalée en France. M. Bravard avait déjà indiqué à Bournoncle Saint-Pierre (Haute- Loire) un exemple de cette association des Paléothériums avec les Rhinocéros, ce que j'ai rappelé dans ma Paléontologie (1), et depuis lors M. Aymard a retrouvé le même mélangea Rouzon, près le Puy en Velay, dans le même département. Elle a été également constatée dans les environs d'Agen, ainsi que dans un petit nombre

(1) P. Gervais, Zoolojie et, Paléontologie françaises, p. 106. —Zool. et Paléonlol. (jénérales, p. 103. •'

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d'autres localités du bassin rlc la Gironde.

Les Paléothériums et l'Entélodon y sont en effet associés à des Rhinocéros dont respèce paraît avoir de l'analogie avec celle que Bravard appelait Rhinoc^}ros brivatensis. MM. Delfortrie et Tournouer, ainsi que d'autres géologues, ont récemment appelé l'attention des naturalistes sur ces gisements qui dépendent en partie du calcaire à astéries, et c'est à Montaus, près Gaillac (Tarn), que M. Thomas a recueilli la mâchoire inférieure de Rhinocéros, enfouie avec des restes de Paléothériums et de Lophiodons, qu'il a signalée à l'Académie en 1867. Ce fossile paraît indiquer une espèce comparable au Rhinocéros brivatensis de Bravard, mais, comme on le verra plus loin, il doit, ainsi que plusieurs autres pièces appartenant au même genre de lachydermes, être soumis à un nouvel examen.

Les premiers Rhinocéros américains et européens étaient pourvus, comme ceux de l'Asie actuelle, de grandes incisives supérieures et de grandes canines inférieures, caractère qui se retrouve d'ailleurs dans tous les animaux de la même famille qui ont été observés jusqu'à ce jour dans le miocène européen. Ils rentraient pour de Blainville dans l'espèce qu'il a appelée Rhinocéros incisivus, espèce fossile dans laquelle le savant auteur de l'Ostéographic associait celles que Cuvier avait nommées antérieurement iî/i«noccros incisivus cl lUiinoceros minulus, ainsi que le Rhinocéros S chleier mâcher i de M. Kaup et d'autres encore, sur lesquelles repose en partie le genre Acerotherium de M. Kaup. Ainsi que nous l'avons déjà rappelé, Croizet avait proposé d'appeler Dadactherium, le groupe des Rhinocéros à grandes incisives.

Depuis lors, d'autres travaux importants ont été publiés au sujet des Rhinocéros fossiles, plus particulièrement de ceux des terrains miocènes, par M. Kaup lui-même, parM. Lartet, par Duvernoy,par M. Gaudry, et aussi par divers autres naturalistes, au nombre desquels nous citerons M. Owen.

On a vu par l'article que Laurillard a consacré aux Rhinocéros fossiles dans ce Dictionnaire, que M. Lartet admet quatre espèces de Rhinocéros proprement dits dans les gisements de la région sous-pyrénéenne

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qu'il a exploités, savoir : les Rhinocéros sansaniensis, brachypus, clmogorrhensis^ ces trois espèces regardées par M. Lartet comme nouvelles, et, de plus, le Rhinocéros tetradactylus du même auteur, identifié par Laurillard à V àcerolherium incisivum de M. Kaup.

Nous ne reviendrons pas sur les indications dont ces quatre espèces ont déjà été l'objet. Disonsseulementque, pourM.Pomel, il y aurait plusieurs espèces d' Acerotherium : li lelradaclylum et deux autres qu'il appelle Acerotherium lemanensc (le Rhinocéros in" cisivus d'Auvergne, figuré par de Blainville, auquel M. Pomel associe celui de Bournoucle- Saiut-Pierre), et le Croizeti (trouve à Vaumas et à Gaunat).

Duvernoy parle de sept espèces de Rhinocéros fossiles dans les terrains miocènes de la France. Ce sont :

1° Rhinocéros incisivus, Cn\.{lih. Schleiermacheri, Kaup; Rh. sansaniensis, LarlcX); celle espèce se trouve égalemeut en Allemagne.

2" Rhinocéros minulus, Cuv.

3° Rhinocéros brachypus, Lartet.

4" Rhinocéros pleuroceros, Dayernoy; établi d'après une moitié du crâne découverte à Gannat(Allier)quiportedechaquecôlédesos du nez un tubercule rugueux, semblant indiquer que l'animal avait deux cornes placées sur la même ligne transversale au lieu d'être successives, comme cela a lieu dans les autres espèces bicornes. M. Pomel a donné un autre nom à cette espèce ; il l'a appelée Rh. parodoxus; c'est aussi son Rh. tapirinus.

5" Rhinocéros randanensis, Duv.; de Randan (Allier).

6° Acerotherium. ty pus, Dav. {VAcerolhe- 7Hum incisivum, Kaup, le Rh. tetradactylus^ Lartet, et peut-être aussi le M. Croizcti, Pomel).

7° Acerotherium gannatense, Duv. {V Acerotherium lemanense, Pomel).

Suivant M. Gaudry, il y a parmi les fossiles du mont Penlhélique, en Grèce, quatre espèces bien distinctes de Rhinocéros, savoir :

Le Rhinocéros pachygnathus^Wagncr, différent de ceux qu'on signale ailleurs, et ayant de nombreuses analogies avec le lihinoceros smus de l'Afrique actuelle, même

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pour sa formule dentaire. Ce serait donc pour M. Gray une espèce du genre Ceratothcrium;

Le Rhinocéros Schleiermacheri de M. Kaup répondant au Bhinoceros incisivus de Cuvier, mais à une partie seulement des Uhinocéros que de Blainville a confondus sous le même nom ;

Un Rhinocéros d'espèce encore inconnue que l'autcdr ne dénomme pas ;

Et probablement aussi un Acerolherium.

Ce ne sont pas là les seules espèces dont on ait trouvé des débris dans les dépôts tertiaires de l'Europe. Ceux de ces dépôts qui sont supérieurs au miocène, et auxquels on a donné le nom de pliocènes, renferment des restes d'un autre animal du même groupe, dont Cortesi a découvert en 1803 un squelette presque entier dans les collines subapennines de Plaisantin. Cuvier a pris cette pièce pour type de son Rhinocéros loptorhinus, et il a attribué à la même espèce des ossements recueillis au Val d'Arno, près Florence.

Il y a toutefois aiie distinction à faire ici, tant au point de vue des caractères ostéologiques qu'à celui du gisement. Les Rhinocéros qui sont enfouis au Val d'Arno sont probablement d'époque quaternaire, et, dans tous les cas, ils ne paraissent pas être de la même espèce que ceux du subapennin du Plaisantin.

On trouveau contraire dans les sables marins de Montpellier et dans les marnes jaunes qui en dépendent (l), des fossiles du même genre qu'il est bien difficile de distinguer spécifiquement de ceux observés par Cortesi et dénommés par Cuvier. Julesde Chrisiol en a cependant fait une espèce à part sous le nom de Rhinocéros megarhinus, et, tout en adoptant la convenance de leur assimilation avec le Rh. leptorliinus, c'est sous ce dernier nom que j'en ai parlé dans mon ouvrage sur les fossiles eu eu décrivant un certain nombre de pièces nouvelles (2).

Le Rhinocéros leptorhinus ou megarhinus 0 les incisives moins développées que les nhinocéros dos genres Cératorhinus et Badacihcrium ; à cet égard, il est intermédiaire entre eux et les Rhinocéros africains.

(1) Ces dcpôls sont pour nous et pour les géologues du Midi une dépendance de véritable pliocène. (2j Lvco cilato.

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Ses molaires présentent aussi quelques particularités caractéristiques.

Nous arrivons ainsi aux Rhinocéros quaternaires. Leur principale espèce est le Rhinocéros antiquilatis de Blumeubach, appelé par Cuvier Rhinocéros tichorhinus et par Desmarest Rh. Pallasii. C'est le Rhinocéros dit à narines cloisonnées à cause de la muraille osseuse qui séparait ses deux narines. Ses dents incisives étaient caduques à la manière de celles des Rhinocéros d'Afrique ; quelques auteurs en font aussi un genre particulier qu'ils nomment, avec lirown, Cœlodon.

Il nous sufflra d'ajouter à ce que Laurillard dit du Rhinocéros tichorhinus qu'il existait encore lorsque l'homme a commencé à habiter l'Europe. Les gisements qu'on en a signalés en France sont aujourd'hui fort nombreux; ils appartiennent principalement au diluvium;, aux cavernes et aux brèches osseuses.

Cette espèce n'est pas la seule qui ait habité l'Europe depuis la fin de la période terliaire. Une autre n'avait entre les narines qu'une cloison incomplète, ce qui lui a valu de la part de M. H. de Meyer le nom spécifique d'/iemi<ec/ms. C'est peut-être la même dont Cuvier avait déjà signalé des ossements au Val d'Arno, en les attribuant, à tort, au Rhinocéros leptorhinus, etil seraitfaciledelui trouver encore d'autres noms; mais il faudrait pour cela qu'on eût une connaissance plus exacte des caractères propres aux Rhino-' ceros Merkii, Kaup, lunellensis, Gerv., elm lus, Croizet, elruscus, Falconer^ proticha^ rhinus, Duvernoy, mesolropus, Aymard, ou Aijmardi, Pomel, velaunus, Aymard, etc.

C'est un travail difficile que la science attend de M. Busk dont les travaux de paléontologie anatomique ont déjà résolu plusieurs questions importantes laissées en suspend par ses prédécesseurs.

Le Pihinoceros Merkii et les espèces nominales, du moins en partie, que nous venons de signaler avaient encore plus d'analogie avec le Rhinocéros bicornis d'Afrique que n'en présente le Rhinocéros à narines cloisonnées. On trouve des débris lui apl)artenant jusqu'aux environs de Paris; il y en a aussi en Angleterre, et dans certains endroits ils sont également associés au Rhinocéros à narines cloisonnées. 3*

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; On voit donc que, naaigré les difficultés dont leur histoire est encore embarrassée ou lesdoutesqui subsistent sur la synonymie véritable de plusieurs d'entre eux, lesUhinocéros vivants et surtout les Rhinocéros fossiles sont aujourd'hui mieux connus qu'ils ne l'étaient à l'époque de G.Cuvier et à celle de Blainville.

La science s'est aussi enrichie de documents relatifs à des animaux alliés aux Rhinocéros par leurs principaux caractères, mais qui ne rentrent dans aucun des genres que l'on a établis parmi ces derniers.

De Blainville a figuré, en l'attribuant au même animal que l' Elasmotheriuni de Fischer, dont les rapports avec les Rhinocéros ou du moins avec les Jumentcs sont assez généralement admis, un crâne sans dents ni mâchoires, provenant de la collection de Gall et dont on ignore la provenance. De Blainville est malheureusement mort avant d'avoir publié la description de cette pièce remarquable, mais la courte explication dont la planche est accompagnée renferme l'indication suivante, rédigée par M. E.Desmarcst qui connaissait à cet égard leur manière de voir de notre savant maître.

« M. Fischer de Waldheim {Mémoires delà Société d'histoire naturelle do Moscou, t. I") a créé le genre Elasmothérium d'après la madibule que nous avons figurée, et qui avait été précédemment reproduite dans le tome II des Ossements fossiles de M. G. Cuvier ; beaucoup plus tard, M. Kaup [Nouveau journal de minéralogie et de géologie de G. Léonhard et G. Brown, pour 1840, p. 433, pi. vu), d'après l'avis etles dessins deM.Laurillard, I a eu l'idée de rapporter à cette mandibule ta tête fossile de la collection de Gall et de regarder ce genre ainsi constitué comme voisin de celui des Rhinocéros : ce qui était conforme à l'opinion de M. G. Cuvier, qui en faisait un genre intermédiaire entre les : Rhinocéros et les Equus. L'opinion de ' M. Kaup a été reproduite en partie par M. G. Duvernoy {Archives du Muséum, t.VII,! 853). En effet, il regarde la mandibule de Y Elasmothérium comme formant un groupe de la famille des fi/ii»ioceros, sous la dénomination de Slereoccros typus vel Galli. M. de Blainville — et cette opinion est partagée par plusieurs paléontologistes — fait, au contraire, de l'Elasmothérium un Edenté, et du

crâne de Gall un véritable Rhinocéros : c'est pourledémontrerqu'ilavaitfaitroprésenter, ' sur la même planche, une mandibule de Mylodon et une mandibule ainsi que le profil d'une tête de lihinoceros africanus. »

Postérieurement au travail de Duvernoy, M. Brandt s'est occupé du véritable Elasmothérium dont il a décrit de nouvelles pièces, et M. Milne Edwards (1) a étudié le Stereoceros Galli, c'est-à-dire la tête osseuse provenant de la collection de Gall. Il en a même fait mouler la cavité cérébrale pour avoir une idée de la forme de l'encéphale.

Il attribue cette pièce à un animal de l'ordre des Pachydermes , mais sans lui assigner une place définitive parmi ces ongulés, et l'absence de cellulosités au crâne (2) le conduit à penser que c'était un Pachyderme aquatique à la manière des Hit popotames. Quant à la provenance delà tête elle-même, il admet qu'elle ne vient pas du Rhin, comme on l'avait supposé d'abord, mais du Volga ou de quelque localité voisine de ce fleuve. Il se fonde sur ce qu'une coquille du Dreissena polymorpha, varietas Volgœ, était encore adhérente à ce crâne. Or, on sait que si ce genre d'Acéphales est aujourd'hui répandu dans une grande partie de l'Europe centrale, la variété dont il est ici question a pour cantonnement exclusif les eaux du Volga et celles de quelques rivières de la Russie méridionale.

C'est à M. Bourguignat que M. Edwards est redevable de cette indication.

Il faut aussi rapprocher des Rhinocéros, maisen faisant également une tribuà part, un genre très curieux de Mammifères éteints, propres à l'Amérique méridionale , que M. Owena le premier fait connaître sous le nom de Macrauchenia.

Le même genre a reçu plus récemment de Bravard le nom d'Opistorhinus.

Le mémoire que Bravard lui avait consacré a été publié par les soins de M. Burmeister dans les Annales du Musée de

(1) Ann. se. nat., 5<= série, t. X, p. 203, pi. i,

W. Edwards considère le Stéréocéros comme (i(>vaiit conslituei' une famille à part dans leur s<'rio ili'S Pacliydeniies. 11 ne croit pas qu'il portait uiio corne ; mais il pense qu'il avait sur lu rigioii frontale une protubérance ou une trompe.

i;2) Le crâne do Stéréocéros ne présente de cr!liilosilés que dans la partie que Duvernoy consiilùait comme étant le support de la corne.

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RucDos Ayres ; celui de M. Owon avait paru d.iiis la partie paléontologiquo du voyage du vaisseau anglais le lieaglc. J'ai moi-mônic donné quelques détails au sujet du m^inc animal dans la relation de l'expédition entreprise par M. de Castelnau dans l'Amérique du Sud. Le Macraucliénia avait sept paires de dents molaires à chaque mâchoire, «ne paire de canines et trois paires d'incisives; toutes ces dents étaient en série continue, et elles tenaient de celles des Aouoplothériums, aussi bien par leur disposition que par l'égalité de leur surface coronaire et leur disposition.

Toutefois, ce singulier animal apparlien! à l'ordre des Jumentés, car il avait comme eux les doigts en nombre impair et non bisulques; son astragale n'était pas en osselet et son fémur possédait un troisième trochanter comparable à celui des chevaux.

Je croisque le genreNesodon de M.Owen, lorsqu'il sera mieux connu, devra être rapproché des Macrauchénias, et placé comme eux à peu de dislance des chevaux et surtout des Rhinocéros. Les Nesodons sont aussi des animaux éteints. On n'en a encore retrouvé des débris que dans l'Amérique méridionale. (P. Gervais.)

!4H11\0CÉR0S DE MER. MAM. — Nom vulgaire du Narval.

'liHINOCllOEKUS (pîv, nez; -/."ooç, porc). MAM. — Groupe formé aux dépens de l'ancien genre Cochon (voy. ce mot), et indiqué par M. Wagler {Syst. des Amph. , 1830). (E. D.)

* RIIîlVOCLEMMYS. rept. — Genre de la famille des Tortues, établi parFitzinger.

♦RHIIVOCRIPTA , G.-R. Gray. ois. — Synonyme de Rhinomya, Is. Geoff. St-Hil. et d'Orb. (Z. G.)

RHIiVOCURE. MOLL. FORAM. — Genre proposé par Montfort pour une petite coquille de Rhizopode ou Foraminifère, qui fait partie du genre Robuline. (Duj.)

*RHi\OClLHJS ( pc'v , nez ; xuWJç , courbé). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères , famille des Curculionides gonatocères, division des Erirhinides, établi par Germar (m n. Wetter Annal., 1, 1, i37), et qui renferme sept espèces d'Europe ou de l'Asie mineure ; savoir : H. antiodonlalgicus Gerby, latirostris Lat., Olivieri Meg. , Schr., planifrons

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DeJ., inquilinus Ghl., breyisSchr., elfulvicornis Chvt. (C.)

*RHIIMODERMA(prv, nez; Sîpfj.<x, peau).

REPT. — Genre de Crapauds distingué par MM. Duméril et Bibron ( Erpétologie générale, t. VIII, p. 657). La seule espèce connue est le Rh. Darwinii, du Chili. (P. G.)

RHINODES, Schœnherr, Dejean. ms. — Syn. de Magdalis ou mieux Magdalinus, Germar et Schœnherr. (G.)

*RniNODIPS AS (pt'v nez ; Dipsas, nom de genre), rept. — Genre de la famille des Couleuvres , établi par Fitzinger ( Syst. {{ept., 1843),

♦KHIIVOLACCUS, Schœnherr. ins.— Synonyme de Otidocephalus, Cbevrolat. (C.)

*ï\niXOLOB!UM (plv, ^tvo'ç, bec; \ô- S:ov, gousse). coT. PH. — Genre de la famille des Asclépiadées , tribu des Cynanchées, établi par Arnott (m Johnston Magaz. ofzool. andbot. II, 420). Herbes originaires du cap de Bonne-Espérance. Voy. asclépiadées.

RHINOLOPHE. Rhinolophus (p»'v, nez; Xoyoç, éminence). mam. — Genre de Chéiroptères créé par Et. Geoffroy Saint-Hilaire , adopté par tous les zoologistes, et placé dans le groupe des Vespertilioniens, division des Rhinolophiens ou Lophonyctères, et comprenant un assez grand nombre d'espèces, dont quelques auteurs modernes ont formé plusieurs groupes distincts.

Chez les Rhinolophes le nombre total des dents est de 28 ou 30 et rarement de 32 : les incisives sont au nombre de deux à la mâchoire supérieure et de quatre à l'iriférieure, ou parfois également de quatre à l'inférieure, mais manquant complètement à la supérieure; les incisives supérieures sont petites, obtuses, etelles tombent souvens dans un âge peu avancé de l'animal , et les inférieures, persistantes, bilobées ou trilo-. bées, sont plus ou moins entassées; les ca« nines, au nombre de deux à chaque mâchoire, sont portées sur un talon assez grand, qui se développe avec l'âge, sans pousser les incisives de leurs alvéoles; enfin les molaires , au nombre de quatre supérieures de chaque côté et à chaque mâchoire, et de cinq inférieurement , ou bien de cinq de chaque côté et à chaque mâchoire en haut et de six en bas, sont à couronne garnie de pointes très aiguës. Il n'y a pas d'os intermaxillaira

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