‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 35 sur 173 · RIZ · texte numérisé non relu

RIZ

nir ce résultat , on a disposé préalablement des levées de terre, qui font de chaque champ ou de chaque portion de champ un véritable bassin : on conçoit aisément que cette culture ne peut avoir lieu que le long ou dans le voisinage des cours d'eau el de» canaux. Lorsque le niveau des champs est inférieur à celui des canaux et cours d'eau, il suffit d'ouvrir une vanne pour inonder la terre; dans le cas contraire, les Chinois emploient des machines hydrauliques grossières, ou de simples seaux qui rendent cette partie de la culture du Riz extrêmement fatigante. Pendant tout le temps que le Biz reste sur pied, on arrache avec soin les mauvaises herbes; cette opération est très pénible pour les cultivateurs , qui, pour la faire, restent constamment enfoncés jusqu'au-dessus du genou dans l'eau et la vase. La récolte du Riz se fait à la faucille; on en fait des gerbes, qu on transporte sous des hangars, où on les bat au fléau. Une opération assez longue est celle qui consiste à débarrasser le grain des glumellesou balles dans lesquelles il est étroitement etiveloppé. Elle a lieu dans des moulins où un axe horizontal de bois , mis en mouvement rotatoire par une roue hydraulique et pourvu d'un certain nombre de rangées circulaires de cannes, soulève, au moyen d'un levier fixé en fléau, un pilon creux qui retombe ensuite dans une auge de pierre ou de fer; chaque arbre horizontal met ordinairement en jeu de quinze à vingt pilons. La partie la plus importante et aussi la plus difficile dans la culture du Riz est celle des abondantes irrigations nécessaires au développement de la plante. Aussi a-t-on dû exécuter pour cela, en Chine, dans l'Inde, etc., de nombreux canaux et des levée» considérables. Cette difficulté n'existe pas ou du moins elle est considérablement réduite dans la culture des Riz secs ou Riz de montagne. Mais, par compensation, le produit de ces variétés est moins avantageux sous plusieurs rapports.

On sait que la culture du Riz dans l'Ame" rique septentrionale, quoique ne remontant qu'à la fin du xvii* siècle ou au commencement du xviii*, a pris une extension considérable, particulièrement dans la Caroline, et que le grain qui en provient est regardé «n Europe comme de qualité iupérieure.

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