‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 36 sur 173 · RI · texte numérisé non relu

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La méthode de culture de cette céréale dans ces contrées diffère notablement de celle que nous avons rapportée comme habituelle dans la Cbineet, avec quelques modiGcaiions peu importantes, dans Tlnde, àJava, etc. Dans la Caroline, vers la mi-mars, on divise la terre en rigoles espacées d'environ 5 décimètres, au fond desquelles des Temmes sèment le grain à la main et non à la volée. On couvre ensuite de quelques centimètres d'eau qu'on Tait écouler après cinq jours, de manière à laisser la terre découverte jusqu'à ce que les jeunes plantes aient environ 1 décimètre de haut, ce qui a lieu environ un mois après les semailles. Alors on inonde encore les champs, et l'on y laisse Teau pendant quinze jours dans le but de faire périr les mauvaises herbes en même temps qu'on favorise la végétation du Riz. La terre reste ensuite découverte pendant deux mois et, pendant ce temps, on donne des binages multiplié*. Enfin on ramène encore l'eau qu'on laisse sur le champ jusqu'au moment de la récolte, c'est à-dire de la fin d'août jusqu'en octobre. Ce mode de culture, laissant la terre alternativement inondée et à découvert, amène une insalubrité telle que les nègres qui y sont exclusivement employés sont plus que décimés annuellement par les maladies.

En Espagne et dans le nord de l'Italie, où la culture du Riz a pris de grands développements, on est dans l'usage de laisser constamment l'eau dans les champs jusqu'au moment de la récolte. Même dans le royaume de Valence, la moisson se fait dans l'eau, et les moissonneurs y sont constamment enfoncés jusqu'aux genoux.

Tout récemment la culture du Riz vient d'être introduite avec beaucoup de succès dans la Camargue ou Delta du Rhône et dans les terres salées et marécageuses qui s'étendent sur une surface considérable le long de la Méditerranée. Des essais ont été faits à cet égard, en premier lieu, par M. Godefroy et par un petit nombre d'autres propriétaires. Leur succès a déterminé à donner plus d'extension à cette importation et, depuis deux ans, quelques centaines d'hectares ont éié consacrées à cette nouvelle ciiliuie et ont donné des produits très abondants. Un double avantage parait devoir résulter de ces tentatives, celui de retirer des récoltes aboa-

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