‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 76 sur 173 · AMÉDÉE GUILLEMIN · texte numérisé non relu

AMÉDÉE GUILLEMIN

SAIVALA, Wall. (Catalogue, u. 5047).

BOT. PH. — Synon. de Blyxa, Dup.-Tb.

SAJOK,Rumph. {Amboin.,\,t. 70, f. 2).

BOT. PH. — Synon. de Pluknelia, Plum.

SAJOU, SAPAJOU. Cebus. mam. — Genre de Singes très nombreux en espèces, ce qui l'a fait diviser en tribus, en genres et sous-genres, parles naturalistes [voy. au mot sagouin). Us forment aujourd'hui, sous le nom de Platyrrhinins que leur a donné Geoffroy, une grande division comprenant d'abord tous les Singes d'Amérique, mais dont on a retiré depuis ceux dont les molaires portent des pointes, d'où il résulte

(1) Les régions des deux zones polaires ou glaciales, comprises entre les d^ ux cercles polaires et les deux pôles, différent aussi beaucoup des zunes icmpérées : pendant les saisons estivale-, le Soleil y séjourne sur l'horizon, depuis vingt-quatre heures jusqu'à six mois entiers, et il disparait dans les saisons hivernales pendant des durées aussi longues, qui croissent à mesure qu'on s'approche davantage des pôles. Comme ces régions sont peu ou point acives-ibles aux observateurs, il est oiffîcile de coiiiparer les températures moyennes de leurs saisons météorologiques, avec les résultats que l'induction peut tirer des phénomènes astronomiques. Cependant, IVxistence probable d'une mer libre au pôle Nord S( nible confirmer les calculs d'un géomètre contemporain, Plana, qui u tri uvé par l'analyse que la températurc moyenne doit aller en croissant du cercle polaire au pôle.

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que cette tribu ou sous famille des Cebinea de Lesson, CebinadaCh. Bonaparte, se divise ainsi que nous allons le présenter ici.

A. Queue prenante.

Les Hélopithèques , Geoîl.

f Queue entièrement enroulée, nue en dessous,

a. Quatre doigts aux mains.

Un rudiment de pouce; narines obliques; oreilles larges. Les Atèles (i4<eZes, Geoff.).

Pouce nul ; narines rondes; oreilles petites. Eriode {Eriodes, Is. Geoff.).

aa. Cinq doigts aux mains.

Os hyoïde très grand; angle facial de 30 degrés; tête pyramidale. Alouate (Myceles, Illig.).

Os hyoïde peu volumineux ; angle facial de 50 degrés; tête arrondie. Lagotriche {Lagolhrix, Geoff.).

tt Queue enroulée seulemrnt à son extrémité, couverte de poils en dessus et en dessous. Queue longue, très lâche. Sajou {Cebus,

ErxI.).

B. Queue non prenante.

Les GÉopiTHÈQUEs , GeoCT.

i° Singes à incisives verticales.

* Doigts de la main postérieure soudés par un repli membraneux à leur base.

Qceue longue , très lâche. Les Sagouins {Saguinus, Lacép. ; Callitrix , Geolf. , G. Cuv. ).

** Doigts de la main postérieure non soudés à leur base.

b. Queue courte ; oreilles grandes.

Habitudes diurnes. Saïmiri ( l'ilhesciiir-

ceus, Less. Voy. sagooin ).

bb. Queue longue; oreilles très petites.

Habitudes nocturnes. Nyciipithèque(ZV(/ctipithecus, Is. Geoff., Spix.).

2° Singes à incisives proclives.

Queue longue, à poils longs ainsi que ceux du pelage. Les Yarqués ( Pilhecia , Desm., Spix).

Queue courte ; pelage presque *as. Les Chiropotes {Brachyurus , Spix ; Chiropoles , Less.).

Les caractères généraux de cette tribu sont : 36 dents, dont 4 incisives, 2 caniiits et 12 molaires tuberculeuses à chaque mâchoire; pouces de mains supérieures non opposables aux autres doigts , ou manquant

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tout-à-fait ; narines très distantes Vune de Tautre; ongles courts et plats ; vision oblique ; point d'abajoues ni de callosités. Ils viventexclusivement dans les parties chaudes de l'Amérique méridionale.

Nous n'avons à nous occuper ici que des Sajous ou Sapajous proprement dits ( Cebus, ErxI. ), aussi connus par les voyageurs sous les noms de Saï , Singes pleureurs ou rmisque's. Leur tête est arrondie , et leur angle facial s'ouvre à 60 degrés ; leur museau est large et plat, et leur crâne saillant en arrière; leurs membres sont longs et forts, terminés par des mains dont les ongles sont en gouttière et peu aplatis, le pouce peu libre ; leur queue, poilue sur toute sa surface , n'est prenante qu'à son extrémité. Quanta leur système dentaire, les molaires sont médiocres; les incisives sont régulières, les deux moyennes de la mâchoire supérieure un peu plus grosses , et les deux moyennes de la mâchoire inférieure un peu plus petites.

Tous ces animaux sont vifs , pétulants , d'une agilité surprenante , et cependant, en captivité, ils montrent de la douceur, de Taffection , et même quelque docilité , que Ton obtient d'eux par la crainte. Leur caractère est généralement capricieux, distrait et d'une mobilité extrême- Dans les forêts de la Guiane et du Brésil, ils vivent en troupes, se nourrissent de fruits, d'Insectes, de Vers , de Mollusques, et quelquefois de petits Oiseaux quand ils peuvent les attraper. Ils se tiennent de préférence sur les hautes branches des arbres les plus élevés , afin d'éviter l'atteinte des grands Serpents dont ils deviennent souvent la proie, et dont ils ont une frayeur horrible. Même quand on les a transportés en Eurupe, si on leur présente la plus petite et la plus innocente Couleuvre, ils poussent des cris pitoyables, et fuient en donnant les marques de la terreur la plus profonde.

Comme ils sont assez nombreux en espèces , nous les partagerons en trois petites sections, à l'imitation de M. Lesson.

S I. Poils de la tête couche's , ne formant ni

brosse ni aigrette.

Le Sajou commun ou Sajouassoo, Cehus apella ErxL , Desm.; Simia apella Lin., Humb.; le Sajou brun, Buff.; le Singe vol-

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tigeur ame'ricain,W mm .; Cercopilhecus fuseus Briss.; le Sajou, G. Cuvier. A Surinam et à Cayenne , il est connu sous le nom de Mikou. Dans les forêts qu'il habite , sur la terre-ferme de la Guiane et sur les bords du Maragnon, on le nomme Caygouazou.

De ce mot les Européens ont fait Sajoiia^ sou , puis Sapajou, et enfin Sajou, sous le prétexte déplorable de le rendre plus doux à la prononciation. Buffon est le premier qui ait donné l'exemple d'estropier ainsi le nom des animaux, et tous les naturalistes, même Fr. Cuvier, l'ont imité. Ils n'ont pas compris que le vrai nom d'un animal est celui qu'il porte dans le pays qu'il habite; qu'il est essentiel de conserver intact ce vrai nom, afin que les voyageurs naturalistes ou autres , qui se trouvent dans le pays qu'habite une espèce, puissent se faire comprendre des habitants quand ils prennent des informations sur cette espèce, et, par ce moyen , éviter les quiproquos souvent ridicules et toujours funestes aux progrès de la science. D'ailleurs, j'aimerais mieux le vernis de pédanterie que ries noms grecs et latins apportent dans notre langue, que ces barbarismes , plus sauvages que le langage même que l'on estropie pour les faire. Allez demander à un Guaranis un Sajou, il ne vous comprendra pas mieux que si vous lui demandiez un Cebus : heureux encore si , prenant votre Sajou pour une autre espèce, il ne vous donne pas , de la meilleure foi possible, de faux renseignements. Mais, sur les bords du Maragnon , demandez au premier indigène venu un Cay-gouazou ; il vous comprendra de suite, et il n'y aura plus de quiproquo possible.

Le Cay-Gouazou , donc , ne se trouverait pas au Brésil selon le prince Masimilien, mais seulement à la Guiane. Son pelage est d'un brun clair en dessus , fauve en dessous; le dessus de la tête, la queue et la partie inférieure des membres sont noirs; la face est d'un noir violâire , encadrée de poils d'un brun noirâtre. 11 offre plusieurs variétés qui toutes ont fourni aux auteurs, selon l'usage, l'occasion de créer de nouvelles espèces.

Dans son jeune âge c'est le Cebus griseus de Desm., Fisch., etc. Son pelage est d'un brun fauve, clair en dessous, mélangé de grisâtre eu dessus. Il a , sur le sommet de

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la tète, une calotte noire ou brune; ses membres sont de la couleur de son dos ; il a la face entourée de poils blancs, et il manque de barbe.

Le Sapajou nègre de Buffon , Cebusniger Desm., Geoff., Fisch., etc., est une variété à pelage brun; face, mains et queue noires; bas des joues et front blandiàtres; ses poils sont très longs, soyeux et d'une seule couleur.

Le Sajou brun femelle, Cebus capucinus de Fr. Ciivier (ii° 60, Hisl. nal. des Mamm.), en est une autre variété à pelage d'un brun noir jaunâtre, avec l'extrémité des poils jaune; les côtés du front, les tempes , les joues et les épaules sont d'une teinte plus claire. Il a sur le sommet de la tête une calotte brune ou noirâtre s'allongeaut en pointe jusqu'au-dessus des yeux.

Le Cay-Gonazou a toute l'intelligence des Coaitas, mais avec moins de circonspection, parce que la promptitude de ses impressions et la versatilité de son imagination ne lui permettent ni prudence ni réserve. Tous les Sajous sont d'un naturel très doux, ainsi que je l'ai dit : ils s'attachent assez vivement à leur maître quand ils en sont traités avec douceur, mais, quoi qu'en dise Fr. Cuvier , on ne peut leur donner quelque éducation qu'à force de coups de fouet, et quand on cesse de les battre ils cessent d'obéir. Quoique vifs et turbulents, ils n'ont pas la pétulance brutale et capricieuse des autres Singes, mais il est fâcheux qu'ils en aient la malpropreté et un peu la lubricité déboutée; sans cela ils seraient les animaux les plus aimables que l'on puisse soumettre à l'esclavage. En Europe il est fort difficile de les conserver parce qu'ils craignent excessivement le froid , et que les variations de température, si brusques et si fréquentes dans nos climats, leur donnent des maladies de la poitrine qui les enlèvent très prompiement.

L'espèce qui fait le sujet de cet arlicle est un peu capriiieiise et fantasque; elle s'affeclionnc sans sujet à de certaines personnes et en prend d'autres en haine sans cause appréciable. Le Sajou aime beaucoup les caresses et les rend avec beaurjup de grâce et de teiuiresse: alors il fait entendre june petite voix liouce et (lûlée. Lorsqu'il est en colère, il donne des signes énergi-

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ques de son impatience par des mouvements brusques d'assis et de levé, par ses yeux hagards, par le mouvement convulsif de ses lèvres, et surtout par une voix rauque, inarticulée, gutturale, /leu.' heu! Avec beaucoup de soins, en le tenant dans un appartement chaud, ce petit animal peut assez bien supporter l'hiver de la France et vivre plusieurs années; on en a même vu , à Surêne, près de Paris, chez la princesse Vaudemont, se reproduire en captivité. Le père et la mère aiment beaucoup leur enfant, en prennent le plus grand soin et le portent tour à tour dans leurs bras; ils s'empressent de lui apprendre à marcher, à grimper, à sauter; mais lorsqu'il a l'air de faire peu d'attention à leurs leçons, ils le corrigent et le mordent serré pour exciter son application.

Ces animaux ont une assez singulière habitude; beaucoup se mangent la queue, malgré la douleur qu'ils en éprouvent et tout ce qu'on peut faire pour les en empêcher. A l'état sauvage ils vivent dans les forêts, en troupes souvent très nombreuses. Ils sont autant carnivores que frugivores, car ils préfèrent les Insectes aux fruits , et les Oiseaux aux Insectes. J'ai souvent remarqué que lorsqu'ils se sont emparés d'un Oiseau vivant , ils agissent comme les Fouines et autres petits carnassiers, c'està dire qu'ils commencent par lui briser le crâne pour lui manger la cervelle.

Le Capucin ou Saï, Cebus capucinus ErxI., Less.; le Sajou gris mâle ou Cebus griseus de Fr. Cuv., qui en a donné une très bonne figure, n° 59 {Hist. nal. des Mamm.); Cebus griseus Desm.; Cebus barbaius Geoffr. ; les Meckoea de Surinam , le Caï ou Sai du Paraguay (si ce mot de Caï n'était pas, ainsi que je le crois, un nom générique s'appliquant à tous les Sajous); le Telle des bords de l'Amazone; le Matchi de la Guiane et de Caraccas (figuré dans l'atlas de ce Dictionnaire, MAMMIFÈRIS, pi. 6 A).

La synonymie de cet animal est fort embrouillée: aussi allons-nous prendre pour type, auquel nous rapporterons les variétés, l'excellente figure et l'exacte description qu'en a donnée Fr. Cuvier.

« Le Capucin , dit-il , a 42 centimètres de longueur totale, en y comprenant la queue qui en a 21. Le derrière de laMéie,

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îecou, le dos, les côtés du corps, les cuisses, la partie postérieure des jambes de derrière et le dessus de la queue, sont d'un brun jaunâtre; le ventre et les cuisses, en avant, ont cette même couleur, mais plus pâle; le dessous de la queue est d'un jaune pâle; le sommet de la tête a une calotte noire; le devant et les côtés de la tête, le haut des bras, la face antérieure des avant-bras, le cou et la poitrine sont blancs ; la face et les oreilles sont couleur de chair; les mains et les pieds d'un noir violâtre; les yeux sont fauves. )> Nous ajouterons que les poils de ses joues sont allongés.

Quelquefois son pelage, à poils longs et soyeux, est d'un gris roux, variant du gris au blanc, selon l'âge et le sexe. Son ventre est roux; et sa barbe se prolonge sur ses ioues. C'est alors le Cebus barbalus de Geoff. , (le Desm., de Fischer, etc., et il se trouve à la Guiane.

D'autres fois il a le dessus de la tête très noir, une ligne noire en avant des yeux , le pelage d'un bai obscur en dessus, plus clair sur les flancs, légèrement canelle sur les fesses. Dans la femelle, le blanchâtre de la face est plus clair et la nuance bai est plus foncée.

On trouve , dans les forêts solitaires du Paraguay, une variété albine, dont le pelage est entièrement d'un blanc jaunâtre, et les yeux roses comme dans tous les Albinos. Sa vie est par conséquent nocturne, et pendant les nuits étoilées il pousse souvent un cri fort, mais lent et lugubre, hou-ou , hou-ouj très effrayant pour les voyageurs qui l'entendent pour la première fois sans en connaître la cause. Cet animal mange de tout quand il est pressé par la faim , mais eu captivité il donne, sur toute autre chose , la préférence au Maïs.

Le Saï de Bufl"on, Cercopithecus parvus de Brisson, ou Matchi de la Guiane et de Caraccas , est une variété à front roussâtrc , nuancé de brun ; le sommet de la tête est noirâtre; la face et les oreilles sont tannées; les côtés de la tête et du cou , le dessous de la mâchoire et des épaules sont d'un cendré pâle teinté de roux ou de blond; le corps est brunâtre teinté de jaune verdâtre ; les membres sont d'un brun jaunâtre en dessus, d'un roux blanchâtre en dedans.

Le Cebus capiicinus d'Erxl., Geoff.; Si-

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mia capucina L\o . , Hurnb., est une variété qui se trouve à Venezuela, à la Guiane française et à la Nouvelle-Andalousie. Il a la face jaunâtre, le sommet de la tête et les extrémités des membres noirs.

Le Cebus gracilis de Spix, Is. Geoff.; Cebus flavus G. Cuvier; le Telle des rives de l'Amazone, a les formes plus grêles que les précédents; il est d'un brun fauve en dessus, blanchâtre en dessous, avec le vertex et l'occiput bruns, et la face couleur de chair. La femelle est plus pâle, à sinciput d'un brun assez foncé.

Le Cebus xanlhocephalus de Spix et d'Is. Geoff. ; Cebus xanlhosternos de Fischer, se trouve au Brésil. Il a les lombes, le dessus de la poitrine, le cou, la nuque et le dessus de la tête d'un fauve roussâtre; le reste du corps brun et les quatre extrémités très noires.

Le Cebus libidinosus de Spix, Is. Geoff., Fish., Less., se trouve au Brésil sur les rives du Carinainha. Il est plus robuste que le précédent et sa tête est plus épaisse. Sa queue est d'un quart plus courte que son corps. Il a le dos, la gorge, la poitrine, la barbe et le dessous de la queue d'un roux ferrugineux; les joues, le menton et les doigts d'un roux plus clair; le corps, les bras et les cuisses d'un roux fauve; la calotte d'un brun noir.

Le Capucin se nourrit de fruits, de graines, de Sauterelles et d'autres Insectes. Dans ses forêts il est très farouche, et si l'on parvient à le prendre vivant, ce qui est fort difficile, il se défend avec un courage bien au-dessus de sa taille et de sa force. Il mord si opiniâtrement qu'il faut l'assommer pour le faire lâcher prise. Quelquefois les voyageurs ont nommé ces Sajous Singes pleureurs, parce qu'ils ont un cri plaintif, et que, pour peu qu'on les contrarie, ils ont l'air de se lamenter. D'autres les ont appelés Smges musqués, parce que, ainsi que le Macaque, ils ont, selon Buffon, une odeur de musc assez désagréable. Cet animal, réduit à la captivité, devient doux, craintif et presque docile. Son cri ordinaire ressemble à peu près à celui d'un Rat, et il le fait volontiers entendre quand il désire quelque chose; il devient une sorte de gémissement dès qu'on le menace et qu'il est effrayé. En France il mange des fruits, mais

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il préfère les Hannetons et les Limaçons à toute autre chose.

Le Carico ou Sajou a gorge blancuk, Cebus hypoleucos Kuhl. ; Cebus hypoleucus Geoff. ; le Saï à gorge blanche, Buff., G. et Fr. Cuvier, se trouve au Brésil. Sa face est pâle, sou front d'un blanc sale ou jaunâtre, ainsi que ses tennpes, ses joues, ses oreilles, le cou , le devant des épaules, la face externe des bras , et le milieu du thorax; son corps est couvert de poils noirs ou noirâtres. Voy. l'atlas de ce Dictionnaire,

UAUUIFERES, pi. 6 A.

La ménagerie de Paris a possédé un de ces animaux qui était d'une extrême douceur. 11 avait assez d'intelligence , et son regard , qui était très pénétrant, savait deviner dans vos yeux les sentiments que vous éprouviez pour lui; au moindre geste il comprenait parfaitement vos intentions à son égard. Son cri, lorsqu'il désirait quelque chose, consistait en un petit sifflement très doux, et surtout quand on le caressait ; mais, quand il était en colère ou effrayé, ce cri se changeait en une sorte d'aboiement rude et saccadé.

Il offre deux variétés assez tranchées , savoir : le Carico blanco , Simia hypoleuca Humb., qui vit en bandes nombreuses dans les forêts de palmiers. Ses mœurs sont douces et craintives, son cri plaintif, et il le pousse souvent en se ridant le front.

Le Saï à gorge blanche de G. et Fr. Cuvier a la face couleur de chair, les mains noires ; les joues et les bras jusqu'aux épaules sont blancs; le cou et le thorax sont jaunâtres; tout le reste du corps est couvert de poils raides, lisses, d'un noir très foncé. Le bout de la queue est dégarni de poils.

Le Sajou a grosse tête, Cebus monachus Fr. Cuv., Is. Geoff.; Cebus FredericiFiscb. \ se distingue de tous par son front large et arrondi, rejeté en arrière, et chauve en apparence a cause des poils ras et blancs qui le recouvrent ; ses yeux sont saillants et en quelque sorte sans crêtes sourcilières; ses pommettes sont saillantes. Il a la face tannée , plus claire autour des yeux ; la poitrine, le ventre, les joues et la face antérieure des bras d'un blanc jaunâtre orangé; la face externe des bras blanche; l'avantbras, les cuisses, les jambes et la queue noirs-, le dos et les côtés mélangés de noir T. xu.

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et de brun ; la tête noire en arrière et à la partie moyenne; la face encadrée de poils noirs; enfin , les mains d'un violâtre presque noir. Il habite le Brésil.

Le Ilierang des Butocoudos, le Macaco di bando et le Macaco verdadeiro des bords du Behnonte et du Sertam d'Ilhéos, en est une variété décrite par les auteurs sous le nom de Cebus xanlhoslernos ^ prince de Neuw., Desm., Is. Geoff., etc. Sa tête est ronde, grosse, avec le devant et la face d'un blanc jaunâtre, celte dernière encadrée par une ligne de poils noirs; les membres sont noirs ; la poitrine et le dessous du cou sont d'un jaune roussàtre clair.

Le Cercopilhecus variegalus de Brisson ; Cebus variegalus de Geoff., Simia variegala de Humb., en est une troisième variété à pelage noirâtre, pointillé de jaune doré, lia la face brunâtre, le ventre roussàtre, les poils du menton grisâtres; le dessus du dos gris, mêlé de roussàtre et de noir; la face externe des membres d'un gris blanchâtre ; la queue et les extrémités d'un gris noirâtre. On le croit du Brésil.

Cette espèce, dit Fr. Cuvier, a le caractère des autres Sajous, une grande disposition à la confiance quoique extraordinairement timide, un extrême besoin de caresses et d'affection, et beaucoup d'intelligence.

Le Sajou aux pieds dorés ou Carita blanca, Cebus chrysopus Is. Geolï., Fr. Cuv.; Cebus chrysopes Less., est de la Colombie. Il a la tête grosse et très arrondie, la face couleur de chair, encadrée d'un large cercle de poils blancs; le reste de la tête d'un brun assez foncé; une raie brunâtre le long du dos; les côtés du corps, la poitrine, le ventre et le dedans des membres blancs; la queue brunâtre en dessus, d'un blanc teinté de jaunâtre en dessous; les quatre membres sont d'un fauve doré vif.

L'OuAVAPAVi ou Sajou a front blanc, Cebus albifrons Is. Geoff., etc.; Simia albifrons Humb., se trouve dans les forêts qui avoisinent les cat;iractes de l'Orénoque , où il vit en troupes. Il a l'agililé et la douceur des autres Sajous, et il est beaucoup moinj criard. 11 a la face d'un gris-bleuàtre; U front et les orbites d'un blanc pur; le dessus du corps grisâtre , plus clair sur la poitrine et le ventre ; les extrémités d'un blanc jaunâtre; sommet de la tète gris tirant au

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brun ; une raie cendrée traversant le milieu de la calotte et descendant à la racine du nez; les oreilles sont velues.

Le Sajou de Brisson, Cercopilhecus flavus Briss.; Cebus Brissonii Less.; Cebus /îayusGeoff. ; Cebus fulvus Desra., G. Cuv.; le Sapajou jaune de Cayenne, habite la Guiane, le Brésil, les rives du Solimoëns. Son corps est fauve en dessus avec une raie plus foncée sur le dos. La face est nue, parsemée de poils grisâtres; dessus de la lête d'un gris fauve-brun clair; les membres sont légèrement plus colorés à leur extrémité que vers le corps ; la face est nue, parsemée de poiis grisâtres. Dans sa jeunesse il a le dessus de la tête roux, la partie moyenne du dos, la queue et les membres d'un roux châtain; le reste de son pelage est jaune.

Il offre plusieurs variétés, savoir :

Le Cebus unicolor de Spix , d'un brun fauve plus foncé sur la tête et sur la queue.

Le Cebus fulvus, var. de d'Orbigny, a la face couleur de chair; son pelage est entièrement d'un fauve vif, et jaune sur les parlies supérieures et externes des membres.

Lorsque son pelage est entièrement blanc, c'est le Cebus albus de Geoffroy.

Enfin, le Cebus albus de Kuhl , est blanc, mais avec les jambes et le dessus de la tête d'un blanc roussâtre.

§ n. Poils de la tête ou du front allongés en brosse.

Le M ICO ou Macaco, Cebus robuslus Is. Geoffroy, Less. ; a les bras, les épaules, le dessous du cou et la poitrine jaunes; le cou et le ventre d'un marron vif; la queue, les pieds, les jambes, les avant-bras et les mains d'un brun foncé; les poils du sommet de la tête sont noirs et s'avancent sur le front; la face est encadrée par deux lignes noires. On trouve cet animal au Brésil. La femelle a les couleurs du dessous du corps plus pâles.

Le Cebus frontatus de Kuhl, Desm., Lesson, etc., est peut-être le jeune de cette espèce. Son pelage est d'un brun noir; les poils de son front se relèvent perpendiculairement; il a sur les mains quelques poiis blancs et épars.

Le Singe trembleur, Simia trépida, Lin.; Cebus trepidus Erxl., Geoff. , a les poils relevés de la tête en forme de coiffe, d'un

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brun noirâtre; son pelage est d'un brun marron et ses mains sont cendrées. On le trouve à Surinam.

§ IlL Poils du front disposés en aigrette ou en toupet circulaire.

Le Sajou a toupet, Cebus cirrifer Less., Is. Geoff. ; Simia cirrifcra Humb. ; le Ma^ caco des créoles portugais de Bahia, a, sur le devant de la tête, un toupet de poils très élevé, en forme de fer à cheval; son pelage est long, doux, d'un brun châtain , moins foncé sur le ventre. Le dessus de la tête et le bout de la queue sont d'un marron tirant sur le noir. Quelquefois son pelage est composé de poils très souples, très longs, d'un brun châtain , entremêlé de quelques poils blancs. Il habite le Brésil.

Le Sajou cornu, Cebus faluellus Erxl., Less.; Cebus lunalusVr. Cuv.; Simia fa~ tuellus Lin.; se trouve au Brésil, où il est nommé Mico et Kaïté sur la côte orientale. Son pelage est d'un brun uniforme, et il a deux pinceaux de poils saillants sur les côtés de la tête. Toutes ses parties nues sont violâtres; ses joues sont encadrées par une ligne blanche très étroite. Fr. Cuvier, dans son Hist. nat., n" 62, en a donné une excellente figure.

A l'exemple de ce naturaliste dont les observations sont si consciencieuses, noua regardons comme simple variété de celte espèce, le Cebus cristalus de G. Cuvier; Cebus cirrifer du prince de Neuwied ; Cebus lunatus Is. Geoff., Less., Temm., etc. Il diffère de son type par un pelage généralement d'un brun noirâtre, légèrement brun au devant des épaules , et d'un brun très foncé sur le devant de la tête; des poilc blancs garnissent les côtés de ses joues et viennent se réunir en un bandeau étroit au milieu du front. Quelques poils blancs se voient en avant de l'oreille. Il habite lo même pays.

Le Sajou de Buffon, Cebus Buffonii Less., est regardé par le plus grand nombre des naturalistes comme une variété de couleur des précédents. Son pelage est d'un brun très clair sur le dos et sur le flanc, d'un blond brillant sur les bras, les épaules, la poitrine , le ventre et le dessous du corps; la queue, les avant-bras, les jambes et le sommet de la tête jusqu'à la nuque sont

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noirs; il a un bandeau blanchâtre sur le front et deux aigrettes comme son type. Quelquefois on le trouve avec la tête, la queue et les extrémités brunâtres ; le ventre roux, le dos marron et les flancs d'un marron clair.

Il habite la Guiane, et a fourni à Buffon le type de son Sajou cornu. Mais nous observerons que Buffon n'avait vu qu'une peau sèche , probablement détériorée et décolorée comme elles le sont presque toujours. Maintenant, pour éviter le reproche d'avoir trop resserré le cadre des espèces , pour les grouper en qualité de variétés, je dirai : 1° que l'opinion de G. Cuvier était qu'il n'y en avait réellement qu'une ou deux {Hist. nat. desMam., par Fr. Cuvier, t. I", p. 164); 2" j'ai vu vivants, et dans des collections, une très grande quantité de Sajous, et ils variaient tellement que l'on pourrait, j'en suis certain, passer d'une espèce à toutes les autres, par des nuances intermédiaires presque insensibles. (Boitard.)

SAKI. Pithecia, Desm.; Cebus, Bl., Fisch., trxi.; Simia, Lin. mam. — Genre de Mammifères quadrumanes, qui, ainsi qu'on le voit par sa synonymie, a été démembré de celui des Sajous par Desmareis , et adopté par Geofl"roy, Cuvier, Illiger et d'autres naturalistes, sur cette considération que leur queue est non prenante et qu'elle est garnie de longs poils touffus. Cependant leur système dentaire est à peu près identique, et ils ont la plus grande analogie avec les Cebus pour tout le reste de leur organisation. C'est donc purement une concession que nous faisons aux opinions des savants du jour, en traitant à part, dans ce Dictionnaire, du genre Saki.

Ils ont 36 dents, savoir: 4 incisives, 2 canines et 12 molaires à chaque mâchoire. Les incisives supérieures sont arrondies à leur bord inférieur, échancrées au côté externe et excavées à la face interne; toutes sont obliques, ramassées et dirigées en avant; les canines se terminent par une pointe aiguë; les molaires sont à tubercules mousses. Leur tête est arrondie, leur museau court et leur angle facial ouvert à 60 degrés environ ; leurs oreilles sont arrondies, médiocrement grandes, bordées; ils ont cinq doigts à chaque main, et leur queue, moins longue que leur corps, est

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très touffue, ce qui leur a valu le nom de Singes à queue de Renard.

Ce genre renferme quatre espèces dont M. Lesson a trouvé le moyen de faire autant de sous-genres , sur la seule considération des poils de leur tête, plus ou moins longs ou plus ou moins hérissés. Nous nous bornerons ici à indiquer ces sous-genres.

1° Les PUhecia ou Saki , Less.

Le Saki a ventbe roux, G. Cuv.; Pithecia rufiventer GeolT. ; Pithecia noclurna Less.; Simia rufiventer Humb. ; Pithecia capillamentosa Spix; Cebus pithecia Fisch.; le Sagouin ou Singe de nuit, BulT. Habite la Guiane. Il a les poils delà tête allongés, diffus , lui formant une sorte de perruque; sa face est recouverte d'un duvet court, et entourée d'un cercle de poils jaunâtres; il manque de barbe sous le menton; son pelage est long, brun, teinté deroussâtre, avec les parties inférieures et le dedans des membres d'un roux vif. Sa queue est touffue , à peu près de la longueur de son corps.

Cet animal est assez rare, même à la Guiane. Pvîoins leste et moins grimpeur que les Sapajous, il s'enfonce moins aussi dans l'épaisseur des forêts, et habile plus volontiers, en petites troupes de sept ou huit, ou solitairement selon d'autres auteurs, les bois bas et les broussailles. Il n'est pas positivement nocturne, mais crépusculaire, c'est-à-dire qu'il ne quitte sa retraite, où il passe le jour et la nuit à dormir, que quelques instants le soir, après le soleil couché, et le malin avant son lever. C'est probablement pour cette raison que ses mœurs sont peu connues. Il se nourrit de racines, de fruits et principalement de baies sucrées et d'Insectes. La femelle ne fait qu'un seul petit qu'elle aime beaucoup et qu'elle aime avec la plus grande tendresse. Le Saki, quoique d'un naturel doux et tranquille, s'apprivoise cependant difficilement. Sa taille est assez grande, car il atteint de dix-sept à dix-huit pouces de longueur non compris la queue. Il est très friand de miel , aussi passe-t-il la plus grande partie de son temps à la recherche d'Abeilles sauvages; mais les malins Sapajous qui les observent, les suivent dans leurs recherches pour s'emparer du miel qu'ils ont découvert, et si les malheureux Sakis font mine de vouloir s'op-

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j)o?er à ce brigandage, les Sajous les battent a outrance pour les forcer de détaler. Celte histoire est affirmée par tous les habitants des hautes terres de la Guiane.

CeSaki a plusieurs variétés qui ont fourni autant d'espèces aux naturalistes. Ainsi :

Lorsqu'il a le pelage d'un brun roussâtre, les poils encadrant le front et la face blancs, a gorge et le bas-ventre recouverts de poils blanchâtres, c'est le Saki de Buffon , le TFanacoe de Stedman. , le Simia pilhecia de Lin., le Callilrix pilhecia d'Erxleben.

Si son pelage est hoir, avec le tour de la tète d'un blanc sale , c'est le Pilhecia leucoccphalaàe Geoffroy.

Quand le pelage est d'un marron clair en dessus, d'un roux cendré jaunâtre en dessous et en dedans des membres; les poils encadrant la face et le front d'un jaune d'ocre, les mains et les pieds d'un brun noir, c'est le Pitfœcia ochrocephalade Desm., Kuhl , Less. ; \q Cebus leucocephalus junioi-, de Fischer; Pilhecia leucocephala leva.

A pelage d'un brun noir en dessus , roux pâle en dessous et en dedans des membres, et des taches rousses au-dessus des yeux , c'est le Pilhecia ruflbarba de Kuhl., Desm., Less. ; Pilhecia 7-ufivcnler Temm. ; Cebus pilhecia , Fischer.

Enfin , avec le pelage varié de grandes lâches brunes et d'un jaune doré, les poils bruns à leur base et d'un roux doré à leur pointe, la face brune semée de poils blancs, c'est le Pilhecia monachus de Geoff.; Stmia monachus Humb.; Cebus monachus Fischer.

2° Les Yarkea, ou Yarquc , Less.

Le Yarké a tète blanche , Pilhecia leucocephala Desm.; Yarkea leucocephala Less.; Cebus leucocephalus Fisch.; Simia pilhecia G. Cuv.; Cebus leucocephalus B\.; Callilrix leucocephala Geoff. ; Simia leucocephala Humb. Il habite la Guiane. Les poils de la tête et du cou sont épais, courts, presque ras, d'un blanc jaunâtre; ceux qui entourent le menton sont courts et laineux. Le tuur des yeux et les lèvres sont noirâtres; Sun pelage est long, touflu, noir, très court sur les extrémités. La queue est garnie de longs poils lâches, et elle ne dépasse pas la longueur du corps.

Ce que j'ai dit des mœurs du précédent s'applique parfaitemeDi à celui>ci , à cela

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près que l'on sait que le Yarké à tête blanche vit en troupe de 7 ou 8 ensemble, qu'il préfère les goyaves à tout autre fruit, et qu'il se contente de graines, faute de mieux.

Les forêts des rives du Solimoëns et du Rio-Negro , au Brésil , offrent une variété qui est le Saki gris de G. Cuvier et de Temminck, \e Pilhecia hirsuta de Spix. Son pelage est long et noir sur le corps , ras , laineux et d'un brun enfumé sur la tête; le devant du cou est nu; la face noirâtre , et les mains d'un jaune brunâtre.

Une autre variété, qui se trouve dans les forêts des rives du Tonantin, proche de Tabatinga au Brésil, a le pelage long et noir sur le corps, ras et couleur d'ocre sur la tête et les mains, ferrugineux dessous le cou; sa face est noire, avec quelques poils laineux ocracés. C'est le Pilhecia inusla de Spix et de Temminck; Cebus inuslus de Fischer; Stmia pilhecia de G. Cuvier,

3° Les Chiropoles, Chiropote, Less.

Le Couxio, Pilhecia salarias Geoff.; Cebus salarias Hoffm.; Chiropoles couxio Less.; Simia salarias Humb.; le Saki noir, G. Cuvier. Il habite le Para et les rives de l'Orénoque. Les poils de sa tête sont allongés, épai.>(, retombant en deux ailes très fournies sur les oreilles qu'ils recouvrent; ils sont d'un brun noir comme sur tout le reste du corps; la face est nue, brunâtre; il porte une barbe touffue et très grande; la queue, épaisse à sa base , est garnie de poils nombreux et serrés. La femelle a le pelage d'un brun noir mélangé de brun roux.

Les Sakis que nous avons décrits plus haut sont d'un caractère triste et peureux; la moindre chose les inquiète et les effraie: il n'en est pas de même de celui-ci. Son caractère est plus farouche que triste, plus mélancolique que timide, et c'est sans doute pour cela qu'il habite plus volontiers la pro' fondeur silencieuse des forêts que les espèces précédentes. Soit en liberté, soit en esclavage, si on l'attaque, ou seulement qu'on l'irrite, il ne fuit pas; il se dresse sur ses pieds de derrière, grince des dents, se frotte la barbe; puis tout à coup il s'élance sur son ennemi, quelle quesoit l'insuffisance de ses forces, combat, et ne cesse de lutter qu'en mourant. La mélancolie de son caractère le porte à fuir la sociétédeses sem».

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bînblcs; aussi, dans ses forêts vierges, vit-il solitairement dans la seule société de sa femelle à laquelle il est très attaché. 11 partage avec elle les soins qu'elle donne à son petit; il le porte dans ses bras quand elle est fatiguée; il lui apprend à grimper, à trouver les nids d'oiseaux pour en manger les œufs, à reconnaître les Goyaves et autres fruits dont ils se nourrissent, et particulièrement les amandes du Bertholelia ; mais lorsqu'il le juge assez fort pour pourvoir lui-même à ses besoins , il le chasse et le force à aller, avec une jeune femelle, fonder un autre établissement dans une partie éloignée de la forêt. Cet établissement consiste en un nid de foin , de feuilles sèches et de mousse, dans un trou de rocher, un tronc d'arbre , ou même un épais buisson.

Cet animal était autrefois assez commun à la Guiane; mais depuis que la population de cette partie de l'Amérique s'est augmentée, il est devenu fort rare, et on ne le trouve plus guère que dans l'Alto-Orenoco. Le cynique Diogène eût jeté plus tôt son écuelle de bois s'il eût connu cet animal, car lorsque le Couxio a soif, il s'agenouille auprès d'un ruisseau, puise de l'eau dans sa main , et la boit avec beaucoup de précaution pour ne pas mouiller sa barbe. C'est ce qui lui a valu le nom de Cluropotes que lui ont donné les savants.

Il offre quelques variétés que les auteurs ont souvent regardées comme étant autant d'espèces. Tels sont:

Le Capucin de l'Orénoque, Simia chiropotes Humb. ; PUhecia chiropotes Geoff. ; Brachyurus chiropotes Less. ; le Mono capuchino de la Guiane espagnole. Il est d'un roux marron, plus foncé sur la tète et les cuisses; sa barbe et sa queue sont d'un brun noirâtre, et ses testicules sont pourpres. Les Indiens lui font une chasse soutenue pour se nourrir de sa chair qu'ils trouvent délicieuse.

Le Saki à gilet, Pithecia sagulata Less. ; Ccbiis sagulalus Fisch., est peu différent du précédent. Il a le corps et la barbe noirs; les poils du dos teintés de jaune d'ocre. On le trouve à Démérary, dans la Guiane Hollandaise.

L'Israélite, Brachyurus israelila Spîx ; Brachyurus salarias Less. a la face brune ;

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la barbe épaisse, noire, arrondie; la tête et les quatre extrémités noires; le dos brun et la queue d'un brun noirâtre. Il habite les forêts bordant les rives du Rio-Negro.

4° Les Cacajao, CacajaOf Less.

Le Carodiri ou Cacahao, PUhecia melanocephala Geoff. ; Cacajao melanocephalus Less. ; Simia melanocephala Humb. ; Cebus melanocephalus Fisch., a les poils de la tête presque ras; les oreilles et la face nues, noires ainsi que les mains; joues munies de favoris; queue très courte, à poils médiocres , jaunâtre , noire à son extrémité; pelage long, d'un brun jaunâtre luisant le long du corps, des bras et des cuisses; poitrine et ventre d'un jaune blanchâtre; cloison du nez épaisse; bouche grande, garnie de soies ; menton nu ou sans barbe ; ongles des doigts , le pouce excepté, un peu aigus. Il habite la Guiane et la Colombie.

Les missionnaires de San-Francisco Solano et du Cassiquiare connaissent cet animal peureux et malpropre, sous les noms de Mono fro (Singe hideux ), de Chacoulo , et de Mo7io rabon (Singe à courte queue). Il habite les forêts, oii il vit en troupes nombreuses, et se nourrit de toutes sortes de fruits, mais surtout de Bananes, de Goyaves, et de la pulpe contenue dans la gousse du Mimosa inga. Il est très vorace et peu difficile sur le choix des aliments. Du reste, son caractère est doux et paisible. 11 a une variété qui s'en dislingue à peine , et qui habite le Brésil , c'est :

L'Ouakary , Brachyurus ouakary Spix , Cebus ouakary Fischer. Il a la face nue, noire, avec des soies brunes; les oreilles nueset noires; les testicules bruns ; la queue très courte, ferrugineuse ainsi que les cuisses, et quelquefois brunâtre; le dos d'un brun jaunâtre; la tète et les quatre extrémités noires. (Boitard.)

SALABERRÏA , Neck. {Elem., n. 985).

BOT. PH. — Synonyme de Tapiria , Juss.

SALACIA ( nom mythologique), polyp.

— Genre de l'ordre des Serlulariens proposé par Lamouroux, qui le caractérise ainsi : C'est un Polypier phytoïde, articulé, à cellules cylindriques, longues , accolées au nombre de quatre avec leurs ouvertures sur la mémo ligne, et verticillées. Les ovaires sont ovoïdes, tronqués, La seule espèce indiquée car cet

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auteur est censée avoir une tige comprimée, légèrement flexueuse , peu rameuse , raide et cassante, supportant des rameaux formés de cellules longues et cylindriques, accolées quatre à quatre; mais M. Deslongchamps , qui a pu observer le même Polypier dans la collection de Lamouroux à Caen , n'y a vu que des cellules allongées, à ouvertures un peu saillantes opposées deux à deux , et séparées par un axe continu, creux. D'après cela, M. Deslongchamps pense que la Salacia est simplement une Sertulaire à cellules très allongées et opposées, ou l'une de celles dont Lamouroux avait fait son genre Dynamène. (Dcj.)

SALACIA. (nom mythologique), acal. — Nom donné par M. Brandt à certaines Physalies dont il fait un sous -genre , et dont M. Lesson , d'après cet auteur, forme une deuxième tribu du genre Physalie. Ce sont les espèces dont la vessie , surmontée d'un» crête , n'est pas munie d'un disque en dessous comme les Alophotes , et qui n'ont qu'un seul tentacule préhensile. Voy. physalie. (DuJ.)

SALACIA, Cambess. (m Sl-Hil. Flor.

Rrasil., II, 194). bot. ph.— Syn, de Tontelea, Aubl.

SALACIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Hippocratéacées, établi par Linné (liant., 293), et dont les principaux caractères sont: Calice à 5 divisions. Corolle à 5 pétales étalés. Disque urcéolaire, charnu. Étamines 3; filets connivents inférieurement ; anthères adnées, didymes. Ovaire à 3 loges multiovulées. Style épais, très court. Baie subglobuleuse, à 2 ou 3 loges monospermes.

Les Salacia sont des arbrisseaux à feuilles opposées, pétiolées, très entières ou dentées en scie; à pétioles articulés à la base; à stipules caduques ; à fleurs axillaires, disposées en corymbes, en panicules ou en ombelles, à ramules et pédicelles bibractéés à la base.

Ces plantes croissent dans la zone équatoriale, soit de l'ancien, soit du nouveau continent. On en connaît une vingtaine d'espèces, parmi lesquelles nous citerons les Salacia pri)ioideSf macrophylla B\ume, Cochinchinensis Lour.

Ces espèces produisent des fruits que mangent les habitants des contrées où elles croissent. (J.)

"^SALACIA. GRCST.— M. Milne Edwards et

moi nous désignons sous ce nom , dans lo Voyage de l'Amérique méridionale par M. Al. d'Orbigny, un nouveau genre de Crustacés excessivement remarquable. Ce genre, qui appartient à l'ordre des Décapodes brachyures et à la famille des Oxyrhynques, peut être ainsi caractérisé : Carapace plus large que longue, très déprimée sur les côtés latéropostérieurs, présentant en dessus de profonds sillons qui indiquent les limites des diverses régions, lesquelles sont plus ou moins granuleuses et hérissées de tubercules verruqueux. Le rostre est trianguliforme , très court et étroit. Les orbites sontovalaires, dirigées directementen avant et en haut, et très sensiblement échancrées en dessus. Les yeux sont courts et rétractiles. Les antennes externes ont leur article basilaire carré qui est aussi large que long; quant au second article, il est très court et s'insère entre ce luberculeet le rostre. Les fossettes antennaires, situées sous le front, sont étroites et longitudinales. Les régions ptérygostomiennes sont très saillantes, avec l'épistome rudimentaire, et le cadre buccal beaucoup plus large que long. Le second article des piedsmâchoires externes est très grand, avec son côté interne finement denticulé. Le plastron sternal est beaucoup plus large que long. Les pattes de la première paire, quoique très courtes, dépassent cependanten longueur la carapace; les divers articles qui les composent sont courts et granuleux. Les pattes qui suivent sont très grandes, épineuses, avec le troisième article sensiblement renflé. Enfin le cinquième article est comprimé, terminé par un tarse très allongé, également comprimé et légèrement courbé.

Ce genre remarquable appartient bien évidemment à la famille des Oxyrhynques, mais s'éloigne beaucoup de tous les types connus jusqu'ici, et semble établir le passage entre les Inachoïdiens et les Grapsoïdieng, Nous l'avons établi sur trois individus en très mauvais état , rapportés de l'Amérique méridionale par M. Al. d'Orbigny. La seule espèce connue est la Salacie tcberculeuse , Salacia tuberculosa Edw, «r' ^uc. {Crustacés de l'Amérique méridionale da <Joyage de d'Orbigny, p. 13, pi. 2, fig. 1). (H. L.)

SALAMANDRE. Salamandra ( aallaf,.»»- Spa). REPT. — Arislote parle déjà, sous cette dénomination, d'animaux ayant quelque

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■nalogie de forme avec les Lézards ordinaires, mais plus lents dans leurs mouvements. Il rapporte, à leur égard, des fables bizarres qui ont continué à être crues jusqu'à présent, quoiqu'elles aient été souvent démenties. Une des plus accréditées est que « le feu » ne fait pas périr la Salamandre, puisqu'elle » marche à travers et Téteiiit sur son pas- » sage. » Une autre suppose « que la Sala- » mandre n'a pas de sexe , qu'elle ne se re- )> produit pas, qu'elle était horriblement ve- » nimeuse, etc. » A l'époque de la renaissance, Gcsner a réuni et commenté toutes ces assertions et, depuis lors, beaucoup d'auteurs ont cherchée les vérifier. Il n'est pas nécessaire d'ajouter ici que la plupart sunt complètement dénuées de fondement, et que les autres ne reposent que sur des exagérations pour ainsi dire monstrueuses. Ce qui a pu faire penser que les Salamandres éteignent le feu, c'est que leur peau est abondamment pourvue de glandules produisant une liqueur acre et blanchâtre, et que la sécrétion de celte liqueur est plus abondante lorsque ces animaux sont irrités. Il peut donc arriver que, placés sur un feu peu ardent, ils diminuent l'activité de celui-ci pendant un temps assez court, comme le font d'ailleurs toutes les substances humides; mais combien il y a loin de là aux propriétés extravagantes qui ont été attribuées aux Salamandres. Ces animaux, malgré leur apparence lacerliforme, sont des Amphibies et non des Sauriens. Ils appartiennentà l'ordre des Batraciens urodèles, et nous avons exposé, dans l'article reptiles, la plupart des différences par lesquelles ils se distinguent des Lézards.

Les Salamandres sont terrestres ou fluviatiles, et elles vivent dans les endroits humides, dans les lacs, dans les étangs et même dans les moindres flaques. Elles aiment les eaux dormantes et les endroits retirés ou sombres. Leur régime est animal, et consiste principalement en Insectes, Vers de terre, petites Sangsues, Mollusques, Planaires, etc. Elles sont quadrupèdes et, suivant que leur vie doit se passer à terre ou dans l'eau, elles ont la queue ronde ou, au contraire, comprimée. Leur taille est, en général, petite et varie entre 5 ou 6 centimètres et 2 décimètres. Une seule, dans la nature actuelle, est signalée comme beaucoup plus grande que

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les autres: c'est la Salamandre du .lapon; mais nous verrons plus loin qu'elle n'appartient réellement pas à la famille qui nous occupe. L'Amérique méridionale, l'Australie, l'Inde, Madagascar et l'Afrique centrale et méridionale n'ont encore fourni aucune espèce de celte famille. 11 y en a en Barbarie, dans les îles de la Méditerranée et dans presque toutes les parties de l'Europe continentale, dans plusieurs contrées asiatiques, au Japon et dans l'Amérique septentrionale. Des caractères distinctifs, empruntés au système glandulaire cutané, aux dents palatines, à la langue, à la queue et aux doigts, ont servi à les partager en plusieurs groupesauxquelsonadonnédes noms comme à autant de genres distinctifs.

Plusieurs erpétologistes actuels s'en sont occupés sous ce rapport. Nous citerons de préférence MM. Bibron, Tschudi et Ch. Bonaparte. Le dernier de ces savants a publié dans sa Faune italique et dans ses Amphibies d'Europe une nouvelle caractéristique des genres déjà établis par ses prédécesseurs, et celle des genres qu'il a lui-même distingués. Il admet, sous les noms de Pleurodelina , Salamandrina et Andriodina, trois tribus dans la famille des Salamandrides.

La première, ou celle des Pleurodelina, comprend les genres Pleur odeles, Brady bâtes etG/ossoiiâfa. Elle comprend les espèces pourvues d'yeux ayant la grandeur ordinaire et à paupières distinctes; ces espèces manquent d'appendices cutanés sur le tronc ; elles ont la queue grêle et sont pourvues de vraies côtes.

La seconde tribu, ou les Salamandrina du même auteur, renferme un plus grand nombre de genres qui ont les yeux et les paupières conformés comme chez les précédents, qui manquent également de côtes cutanées sur les côtés du tronc, mais qui ont la queue ronde ou comprimée et manquent de vraies côtes.

Tels sont les genres Seiranota, Salamandra, Molge, Ambystoma, Onychodactylus , Pletkodon, Cylindrosoma, OEdipus, Batrachoseps, Hemidaclylium, Cynops, Hynobius, Mycetoglossus, Geotriton, Euproctus, Triton, Xiphonura.

La troisième tribu ou les Andriadina e>t celle des Salamandrides pourvues d'yeux très petits, sans paupières, à queue déprimée et

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dont le corps est garni bilatéralement d'une membrane natatoire. Il n'y en a que deux genres, celui des Andrias (voy. protonopsis) qui repose sur la Salamandre fossile d'OEningen, et celui des Sieboldia dont l'unique espèce est la grande Salamandre qui vit au Japon, et dont les colleclions européennes lie possèdent encore qu'un petit nombre d'exemplaires rapportés parle célèbre voyageur hollandais Siebold. Celte espèce, décrite par MM. Temminck et Schlegel, sous le nom de Salamandra maxima, a reçu aussi de M. Tschudi le nom générique de Megalobatrachus.

Les trois tribus des Salamandrides dont on vient de lire la caractéristique, ne paraissent pas avoir une égale valeur. Celle des Pleurodélines est incontestablement bien plus voisine des Salamandrines que les Andriadines ne le sont des unes et des autres. Celles-ci ont, en effet, les vertèbres biconcaves, ce qui indique une organisation bien plus voisine de celle des Amphiumes que des Salamandres et des Protées. Il en sera question à l'article sieboldia.

Les autres genres, c'est-à-dire les Pleurodélines et les Salamandrines doivent, au contraire, nous occuper ici, quoiqu'il existe entre eux de grandes différences, quant au mode de développement, ainsi que nous le montrent les Salamandres terrestres et les Tritons de l'autre; mais les phénomènes génériques des Salamandres n'ont pas encore été observés dans un assez grand nombre d'espèces pour qu'il soit possible de rien établir de général sous ce rapport.

Nous exposerons aussi brièvement que possible les principaux caractères de ces diiférents genres, en même temps que nous dirons quelles espèces servent de type à chacun d'eux.

l. Pleurodeles (iT),£upo'v, flanc; <îyj)l>î'£iç, nuisible), Michaelles {Isis, t. XXIII). — Langue petite, subcirculaire, fixée par la ligne médiane; deux séries longitudinales de dents palatines ; queue longue, grêle, un peu comprimée à sa base ; côtes aiguës, faisant saillie à travers la peau , au nombre de quatorze paires; membres longs; doigts libres; un arc osseux suborbitaire.

Pleurodeles Waltli Michœlles ( Isis , t. SXIII. pi. 2). Celte espèce est du midi de rEspaga«.

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II. Bradybates (ffpa<îû?, lent; ffat'v», je marche), Tschudi {Classification des Batraciens, 1838). — Langue très petite, papilleuse, complètement fixée ; peu de dents palatines; queue courte, cylindrique, renflée à sa base; membres courts; doigts libres.

Br. ventricosus Tschudi. D'Espagne.

ni. Glossoliga {y'^ùasa, langue; liyiç, petitbruit),Cb. Bonaparte (Fautî. i/aL, 1839).

— Langue comme chez le genre précédent; forme svelte, allongée, ainsi que les pieds ; queue longue.

Triton Poireli P. Gervais {Bull. Soc. se. nat. Fr., 1835, p. 113; Ann. se. nat., novembre 1837); Glossoliga Poireli Bonaparte { loco cilato); Lacerla palustris Poiret {Voyage en Barbarie, p. 290 , non auctorum) . Cette Salamandre est aquatique; ellevitdans les marais de l'Algérie.

IV. Seiranota ((Tïtpoc, corde; vwtoç, dos), Barnes, Ch. Bonaparte ( Fauna ilal., 1839). Salamandrina , Fitzinger (/V. class., 1826).

— Langue oblongue, cordiforme , libre en arrière et sur les côtés; dents très petites, deux séries palatines de ces dents formant les deux branches semblables d'un triangle isocèle; point de parotides; peau épaisse, verruqueuse ; queue longue, grêle; côtes à peine mobiles quoique très distinctes ; qua- . tre doigts courts, épais, aux membres antérieurs et aux postérieurs.

Seiranota perspicillala Bonap. ( Fauna ilal.; Amph. europ., p. 66), de l'Italie centrale et méridionale. Le genre Seiranota commence la série des Salamandrina dans la classification du prince Bonaparte.

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