‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 90 sur 173 · iO · texte numérisé non relu

iO

SAT

ceiitcs, géiiciralement vertes, avec des r;iio8 loiigiliiiliiiales plus claires ou plus foncées, et la tête globuleuse; se suspendant par la queue pour se transformer. Chrysalides allongées, à angles arrondis et à lêle globuleuse, avec deux rangées de tubercules sur le dos.

Les espèces qui appartiennent à ce groupe n'ont également qu'un œil sur leurs premières ailes, mais elles en ont toujours de cinq à six aux ailes inférieures; d'ailleurs, leurs antennes, annelées de noir et de blanc, ne iieiirieilent pas de les confondre avec celles du groupe précédent. On les trouve piiiicipalenient le long des murs des liabiliilions.

On en a décrit plusieurs espèces, qui sont nboiid.uiles dans presque tous les bois de ri'^urope. Celle que nous citerons comme >y[)e, et qui est la plus commune de toutes, est le S. mœra Linné : le dessus des ailes i\st d'un brun obscur; les premières ont, vers le bout, une bande fauve et deux yeux noirs , dont l'exlérieur très petit , et les secondes ailes ont une bande fauve sur laquelle il y a trois ou quatre yeux; le dessous des ailes su[)érieiircs difleredu dessus en ce qu'il est ordinairement plus pâle; le dessous des infériLMues est d'un gris clair, avec une rangée courbe de six yeux noirs : ces yeux ont une prunelle blanche.

SaTYUES RAMICOLES.

Nervure costale jjIus dilatée que la médiane, qui l'est cependant d'une manière sensible; l'inférieure sans aucune dilatation ; antennes annelées de blanc, à massue allongée; yeux pubesccnts. Chenilles pubcscerites , grises ou vertes, avec des raies longitudinales plus claires ou plus foncées ; iiyant le corps assez ramassé, avec la tèle globuleuse; se transformant à la surface de la terre sans se suspendre. Chrysalides courtes, ventrues, arrondies antérieurement et Loniiiues postérieurement.

Les deux seules espèces de ce groupe {S. Vcjanira Linné, et hyperanllius Linné), nui sont communes dans presque toute 1 Europe, se distinguent de toutes les précédentes par une rangée de quatre ou cinq yeux g:ir leurs premières ailes. On ne les trouve sjiic dans les parties ombragées des bois, où elii's voltigent de branche en branche.

SAT

§ 6. — Satyp-es duucoi.es.

Les trois nervures très fortement rcndées, et d'une majiière égale à leur origine; antennes annelées de gris et de brun , à massue allongée, et fusiforme; yeux glabres. Chenilles assez courtes, lisses, rayées longiludinalement, avec la tête petite et globuleuse; s'attacha nt par la queue pour se transformer. Chrysalides courtes, arrondies, sans tubercules, avec la tête légèrement biGde.

Ce groupe comprend toutes les petites espèces en assez grand nombre, à taches oculaires plus ou moins nombreuses sur les quatre ailes , et dont la frange en dessous est précédée , dans presque toutes , d'une ligne argentée. La plupart ne se trouvent que dans les bois taillés , où elles voltigent sur les buissons.

L'espèce type est le S. arcanius Linn.

(leCiiPHALE Geoffroy), qui a de 16 à 18 lignes d'envergure; les ailes supérieures sont fauves, avec un petit œil noir à prunelle blanche et à iris jaunâtre placé vis-à-vis du sommet; le dessus des ailes inférieures est d'un brun obscur, avec une petite tache jaunâtre placée à l'angle de la partie anale ; le dessous est roussâtre avec une teinte verdàire, et présente deux lignes, l'une blanche, et l'autre argentée. Celle espèce se trouve communément dans les bois des environs de Paris ; sa chenille est verte , rayée d^ vert plus foncé : elle vit sur les Graminées. (E. D.)

SATYRES. Satyri. arachn. — WalcKenaër, dans le tome premier de son lliiluire iialurelle des Insectes aptères, donne ce nom à une famille du genre des Clubiona dont la seule espèce qui le représente est la Clubiona fallox de Walckenaër. (H. L.)

*SAT1K1DES. Salyridœ. ins.— Tribu de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, créée par RI. Boisduval , adoptée par tous les entomologistes et correspondant au genre Salyrus de Latreille. Cette tribu, suivant Duponchel , a pour caractères : Antennes terminées tantôt par un bouton pyriforme , tantôt par une massue grêle cl presque fusiforme; palpes s'élevant notablement au-delà du chaperon , hérissés de poils en avant; tête petite; yeux tantôt glabres, tantôt pubcscents; corselet peu robuste ; ailes supérieures ayant presque

SAU

i.iiijoiirs la nciviiie costale, surtout !a médiane , et quelquefois la sous-médiane ou riiifcricure, dilatées et un peu vésiculeiiscs à leur base; cellule discoïdale des ailes inférieures fcrince; gouttière anale peu prononcée, et laissant re\trénnlé de l'abdomen à découvert lorsque les ailes sont relevées dans l'étal de repos ; vol sautillant et peu soutenu. Chenilles atténuées parliculièrenienl, et dont le dernier anneau se terniine eu queue bifide ; étant tantôt lisses, lanlôt rugueuses , lanlôt pubestentes , et vivant cxcliisivenient de graminées. Chrysaliiles tantôt oblotigues ou un peu anguleuses, avec la tête en croissant ou bifide, et deux r.ingées de petits tubercules sur le dos, t.iutôl courtes et arrondies, avec la lêto obtuse cl le dos uni ; toutes sans taches métalliques.

I.cs Salyrides fréquentent les lieux secs el arides; ils volent assez vite et par saccal'cs , ne s'élèvent jamais à la hauteur des arbres, et se tiennent ordinairement sur les buissons et dans les prairies. On en connaît près «le trois cents espèces qui sont répanliucs dans picscjuc toutes les contrées du glclie.

On a fiiriné un assez grand nombre de g'jnres dans la tribu des Salyrides, et ceux .(ui sont adoptés par tous les entomologistes sont les suivants : ArgeY.^^c^, Erehia Boisiluval, Chionokas Boisduval [AnUicolcs Duponchel ) , et i'a^iynjs Lalreille. {Voy. ces divers mots. ) (E. D.)

*SATVr.lDIUM. TOT. PU. — Genre de la f.imillc (les Orchiilées, tribu des Ophrydées, élahii par Lindley [Orclùd. 345). Herbes du

Ca[). \'oy. OIICHIDKES.

SAI'VIIILM. BOT. PII. — Genre de la famille des Orchidées, iribu des Ophrydées, (•i.ilili par S\varlz(iJi Act. acad. llolm., 1800, 2li). Herbes originaires de l'Afrique aus- Ir.ile. Vay. or.ciiiDÉES.

SATVRUS («jaTvpo;, satyre), mam. — L'Orang-Outang {voy. ce mot) a reçu de î.inné la dénomination spécifique de Salyriis ; mais, suivant M. Agassiz(M)me)!c/afor 'oologicus ) , ce nom lui avait été appliqué beaucoup plus anciennement par Tulpius lOhseroaliones medicœ, 1612). (E. D.)

SAUCB,ET. poiss. — Nom vulgaire, sur !(N côtes de Provence, des espèces du genre .Mhérine. l'oy, ce mot.

SAUGE. Salvia{dG salvare, sauver), bot.

SAU

PH. — Grand genre de la famille des Labiées, de la Diandrie monogynie dans le système de Linné. Le nombre des espèces dont il se compose s'élève à environ 300; car M. Bentham en décrivait 266 dans sa monographie datée déjà de plusieurs années, et depuis celle époque , il en a été décrit un assez grand nombfe de nouvelles. Or, parmi ces espèces il en est plusieurs qui ont un intérêt réel, soit pour leurs propriétés médicinales, soit pour le rôle brillant qu'elles jouent dans nos jardins. Les Sauges sont des herbes ou des sous-arbrisseaux , rarement des arbustes, disséminés sur toute la surface du globe , mais plus particulièrement dans l'Amérique interlropicale ; elles diffèrent beaucoup de portetd'inllorescence, mais elles forment un groupe générique des jjlus naturels, grâce à l'uniformité de leurs principaux caractères. Leur calice est ovale, lubuleux ou campanule, bilabié, à lèvre supérieure entière ou Iridenlée, à lèvre inférieure bifide ; leur corolle bilabiée a la lèvre supérieure entière ou légèrement échancrée, et l'inférieure trilobée, le lobe médian de celle-ci étant d'ordinaire plus large que les autres et échancré; leurs étamines sont au nombre de deux seulement, les deux supérieures restant rudimentaires, et elles sont formées chacune de deux loges, l'une fertile, l'autre stérile et plus ou moins déformée , portées aux extrémités d'un très long conneclif allongé en filament, implanté par un point plus ou moins médian à l'eitrémilé du filet proprement dit; le disque sur lequel repose l'ovaire se développe antérieurement en une sorte de glande presque aussi haute que celui-ci; le style se divise au sommet en deux branches égales ou inégales. M. Benlham a subdivisé les Salvia en plusieurs sous-genres que nous ne pouvons nous dispenser d'indiquer; seulement, en les rapportant, nous nous bornerons, faute d'espace , à indiquer les caractères de ceux auxquels appartiennent des espèces sur lesquelles nous devrons nous arrêter.

a. Eusphace Benth. ( de atpaxoç , sauge). Calice campanule, à lèvre supérieure tridentée, l'inférieure bifide, toutes les dents aiguës ; corolle à tube large, garni intérieurement d'un anneau de poils , à lèvre supérieure dressée , l'inférieure ayant ses lobe« latéraux élalés-réfléchis, et le médian large,

SAU

pie«que bifide; conneclifs étendus en arrière, portant une loge stérile , défoniicc, presque soudés entre eux par leur extrémité. Herbes ou plus souvent sous-arbrisseaux de la région méditerranéenne, à feuilles entières ou pinnatiséquées. — Ici se range l'espèce la plus connue de tout le genre, la Sauge officinale, Salviao/ficinalis Lin. C'est une plante spontanée dans les lieux secs de l'Europe méridionale. Sa tige ligneuse est couverte de poils qui la rendent laineuse; ses feuilles sont entières, pétiolées, obion- Rues, rugueuses, les inférieures blancheslaineuses en dessous , les florales sessiles , ovales , acuminées, membraneuses à leur base. Ses fleurs sont purpurines, bleues ou blanches, plus ou moins grandes, selon les variétés; elles forment des faux-verticillcs multiflores, distincts; leur calice membraneux, coloré, strié, est dépassé deux ou trois fois par la corolle. Cette Sauge est très répandue dans les jardins, soit comme plante d'ornement, soit comme plante médicinale. Elle s'est même naturalisée dars certains de nos départements où elle ne croissait pas primitivement. On en possède plusieurs variétés , dont l'une, plus petite dans toutes ses parties, porte le nom de Petite Sauge; d'autres se distinguent par leurs feuilles panachées de jaune, ou de jaune et de rouge, gaufrées, frisées, etc. On dispose ordinairement ces plantes en bordures, et on les multiplie par division des pieds , quelques unes par graines. On les place à une exposition méridionale et dans une terre légère. La Sauge officinale a été de tout temps fort renommée et fort estimée pour ses propriélés médicinales. Son odeur est aromatique, mais forte et peu agréable; sa saveur est nmère. Elle est, à un degré prononcé, excitante et stimulante. Par son action sur le système nerveux elle se range parmi les antispasmodiques chauds les plus puissants. On l'a aussi recommandée comme fébrifuge. Au total, cependant, elle est aujourd'hui moins habituellement employée que dans l'ancienne médecine. On fait usage de ses feuilles et de ses sommités fleuries, en infusion théiforme. On s'en sert encore pour des fomentations sur les tumeurs froides, etc. b. Hymenosphace Benth. Calice campanule, à lèvre supérieure bi-trifide, l'inférieure bifide, ayant tous ses lobes à peu près

éAt)

ég.iux, et finalement membraneux-dilatés, veinés; corolle à tube large, pourvu intérieurement d'un anneau de poils , à lèvre supérieure un peu arquée, comprimée; étamines semblables aux précédentes. Arbrisseaux, sous -arbrisseaux, quelquefois herbes, le plus souvent couverts de poils blancs, propres à la région méditerranéenne et au cap de Bonne-Espérance. — Ici se rangent: la Sauge des Canaries , Salvia Canariensis Lin. , espèce frutescente , dont le nom indique l'origine, arbrisseau d'orangerie dans nos climats, dont la tige frutescente, laineuse , s'élève d'un à deux mètres; elle se distingue par ses feuilles hastées, rugueuses, presque glabres; par ses fleurs purpurines disposées en sortes de grappes rameuses ; par ses feuilles florales et son calice membraneux-colorés. On la cultive fréquemment dans les jardins. — La Sauge pouifère, Salvia pomifera Lin. , espèce également ligneuse, originaire de Crète, est cultivée comme la précédente dans nos jardins. Elle est aussi d'orangerie.

c. Drymcosphace Benth. Calice tubuleux ou ciimpanulé, à lèvre supérieure presque entière, tronquée, très rarement tridentée; corolle à tube saillant, portant intérieurement un anneau de poils, à lèvres analogues à celles de la section précédente, de même que les élamines. Plantes herbacées, d'Europe et d'Asie, vertes, plus ou moins glutineuses ; généralement à grandes feuilles en cœur hastées ; la plupart à fleurs jaunes. — Nous nous bornerons à citer comme exemple de ce sous-genre la Sauge glctinp.use, Salvia glutinosa Lin., belle espèce, qui croit spontanément dans les forêts et les lieux ombragés de l'Asie moyenne et de l'Europe, et qui se trouve dans plusieurs de nos déparlements de l'est et du midi.

d. //orniinttm Benth. Calice tubuleux, à lèvre supérieure tronquée, légèrement tridentée ; corolle à tube élargi ou ventru audessous de la gorge , dépourvue d'anneau pileux à l'intérieur, à lèvre supérieure comprimée, droite, concave ou arquée, l'inférieure ayant ses lobes latéraux oblongs , dressés, le médian arrondi , étalé; conneclifs défléihis en arrière, dilatés brusquement, cohérents entre eux par leur extrémité, qui est calleuse. Herbes de la région méditerranéenne. — Le type de ce sous genre est la

SAr

Sauce Ormin, Salvia Honninum Lin. , espère •niuiclle qui croît dans les parties de l'Afrique , de l'Asie et de l'Europe voisines de la ML'diterranée, le long des champs, dans les lieux un peu couverts. C'est une plante linule de cinq ou si\ décimètres, légèrement velue, à feuilles oblongues , obtuses , crénelées; remarquable surtout par ses feuilles florales supérieures stériles, colorées eu bleuviolacé ou en rouge, selon les variétés, plus grandes que les autres, et formant ainsi au sommet de l'inflorescence une touffe (coma) terminale. Cette Sauge, usitée autrefois en médecine, a disparu à peu près entièrement aujourd'hui des catalogues de plantes médicinales. On la cultive comme espèce d'ornement.

e. ^Uiiopi.i Benlh. Calice campanule ou tubuleux, à lèvre supérieure divisée en trois dents dressées, dont la médiane est généralement plus courte. Corolle assez semblable à celle du sous-genre précédent, mais à lobe moyen de la lèvre inférieure le plus souvent concave , échancré, légèrement crénelé; conneclif des étamines semblable à celui de la section précédente. Herbes généralement laineuses , propres à l'Europe méridionale, orientaleet aux parties moyennes de l'Asie ; à feuilles florales persistantes , dressées, embrassant les fauxverticilles de fleurs. — Le type de cette division est la Sauge éthiopienne, Salvia jEthiopis Lin. Espèce qui croît dans les lieux stériles , dans les champs argileux et secs de la région méditerranéenne, et qui appartient aussi à la flore de nos déparlements les plus méridionaux. — Elle comprend également la Sauge ScLARÉE, Salvia Sclarea Lin., plante très connue sous les noms d'Orvale, Toule-honne. Celle-ci croît le long des chemins et dans les lieux secs et arides de l'Europe méridionale. C'est une grande plante bisannuelle, dont la tige épaisse, droite et rameuse, s'élève à huit ou neuf décimètres de hauteur ; ses feuilles sont grandes , ovales en cœur, pétiolées, très rugueuses, velues; ses fleurs violacées ou bleuâtres, sont accompagnées de feuilles florales concaves, colorées ; les dents du calice sont mucronées. La Sauge sclarée a une odeur forte, pénétrante et peu agréable. On la regarde comme antispasmodique , cordiale , résolutive, etc. Kn Allemagne on l'emploie comme condi-

SAU

ment et on la cultive dans ce pays pour ce motif.

f. Pkthiosphace Benth. Calice ovale, à lèvresupérieure concave en-dessus, marquée de deux sillons, à trois dents fort courtes, conniventes, l'inférieure divisée en dem lobes aigus. Corolle peu différente de celle de la section précédente , de même que le( étamines. Herbes indigènes de la région méditerranéenne, de l'Europe orientale, de l'Asie septentrionale et du cap de Bonne- Espérance. — Nous en citerons pour exemple la Saugr des prés, Salvia pratensis Lin., espèce très commune dans les prés secs et le long des chemins, dans toute l'Europe moyenne et méridionale , fort variable pour sa taille, pour son degré de pubescence, mais toujours facile à distinguer des espèces voisines à ses feuilles très rugueuses, oblongues en cœur, crénelées, un peu incisées, dont les supérieures sont embrassantes; à ses grandes fleurs presque toujours bleues un peu violacées, dont les faux-verticilles sont presque nus et dont la réunion forme une sorte de grappe simple ou presque simple. Cette plante est très aromatique et à peu près aussi excitante que la Sauge officinale, à laquelle on peut la substituer sans inconvénient notable, g. Microsphace Benth.

h. Calosphace Benth. Calice ovale, tubuleux ou campanule, à lèvre supérieure entière ou présentant trois dents courtes; corolle à tube saillant ou inclus, à lèvre supérieure droite, concave, entière ou peu profondément échancrée ; connectifs déjetés en arrière , linéaires , connés longitudinalement ; lobe inférieur du style subulé. Herbes, sous-arbrisseaux et arbrisseaux propres à l'Amérique tropicale. C'est à ce sous-genre qu'appartiennent toutes ces magniûques espèces de Sauges qui , dans ces derniers temps, ont pris un rang important dans nos jardins dont elles sont l'un de^î plus brillants ornements. Parmi elles nous nous bornerons à en citer deux.— La Sauge ÉCLATANTE , Salvia splcndens Sello, très be! arbuste originaire du Brésil et «ujourd'hui l'un des plus répandus dans les jardins d'Europe. Ses feuilles sont ovales-acuminées, dentées, en coin ou arrondies ou presque en cœur à leur base ; sa beauté consiste dans ses feuilles florales, ses calices

Zkk

et ses corolles d'un rouge ponccau très vif, ce'.les-ci sont glabres et n'ont pas moins de 6 ou 6 centimètres de long ; leur lèvre suliérieure est longue, entière, l'inférieure restant beaucoup plus courte. On multiplie cette belle plante par boutures et par éclats. L'hiver on la tient en serre; mais, pendant l'été, il est bon de la mettre en pleine terre, à une exposition chaude, et de l'arroser abondamment si l'on veut qu'elle prenne tout le développement dont elle est susceptible. — La Sacce étalée, Salvia païens Cav., originaire des montagnes du Mexique, est une acquisition encore assez récente, niais qui commence à occuper dans les jardins la place distinguée à laquelle sa beauté lui donne des droits incontestables. C'est nue plante vivace dont la tige, presque simple, et pourvue de poils étalés, s'élève à 5-7 décimètres; ses feuilles inférieures sont péiiolées, en cœur, hastées, les supérieures presque sessiles, toutes crénelées, rugueuses. Ses fleurs sont très grandes, d'un beau bleu azuré, portées sur des pédicelles plus courts que le calice, et leur réunion forme une sorte de longue grappe terminale; elles se succèdent pendant tout l'été. On multiplie cette Sauge par semis et par boutures. L'hiver on la conserve en sene tempérée, pour la mettre en pleine terre pendant l'été. — A côté des deux espèces précédentes, on peut citer encore, comme plus ou moins remarquables par leur élégance et comme répandues dans les jardins, les Salvia Grahami Denlh., S. falgens Cav., etc.

i. Echinospliace Benlh.

k. fi/c/iosjj/wce Benlh.

Page 1