Ildmisphacc Benlh. (P. D
SAULE. Salix. eot. ph. — Grand genre de la famille des Salicinées, de la Diœcio iliandiie dans le système de Linné. Il est formé d'arbres et d'arbrisseaux qui croissent în grand nombre dans les parties tempérées et froides de l'hémisphère boréal, surtout le long des cours d'eau et dans les endroits frais des montagnes, en proportion beaucoup plus faible en Afrique, aux Indes et dans l'Amérique méridionale. Leurs feuilles al> ternes sont accompagnées de stipules persistantes ou tombantes. Leurs fleurs dioïques
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forment des clialons sessiles on pt'iiicuî(;S qui se développent, tantôt avant les fouilles, tantôt en même temps qu'elles, et dont les bractées sont indivises. Les fleurs mâles sont réduites à deux, trois ou cinq étamines don! les filets se soudent très rarement en un seul corps; les femelles présentent uniquement un pistil à ovaire uniloculaire, multi-ovulé, à style très court et à 2 stigmates bilobés. La fruit est une capsule uniloculaire , bivalve , qui renferme plusieurs graines chargées de longs poils semblables à du coton. Le genre Saule estcertainement l'un de ceux qui présentent le plus de difficultés pour la délimitation et la détermination des espèces. Ces difficultés n'ont pu être entièrement levées par la publication de plusieurs travaux spéciaux dont les plus importants sont ceux d'Hoffmann {Hisloria Salicum, 1785), de M. Seringe {Monographie des Saules, 1815), de Koch (de Sâlicibus europœis Commenlatio, 1828), etc. On sent que nous devons ici laisser de côté ces difficultés et nous borner à quelques détails sur les espèces bien connues, qui ont un intérêt immédiat par leur utilité.
1. Le Saule blanc, SalixalbaUn. Cette espèce, connue aussi sous le nom de Saule (onunun, se trouve naturelle.'nent le long des eaux, dans les prés humides, mais très souvent aussi on la plante dans ces mêmes lieux où elle réussit à merveille. Livrée a elle-même, elle forme un bel arbre de 10 à la mètres de hauteur; mais presque toujours sa forme naturelle est singulièrement altérée par la suppression périodique de ses branches qui détermine un fort épaississcnientdans le haut des troncs ainsi élêlés ou taillés en têtards, et presque toujours ensuite leurcreusement progressif sous l'action des agents extérieurs. Ses feuilles sont lancéolées-acuminées, légèrement pubescentes à Pétat adulte, presque sessiles, marquées sur leurs bords de dentelures dont les inférieures sont glanduleuses. Ses chatons se montrent en général en même temps que les feuilles ou un peu plus tard; ils sont pédicules ; ils donnent des capsules presque sessiles, glabres. Plusieurs botanistes réunissent à cette espèce le Saule iàune, Salix vitellina Linn., vulgairemç^nt nommé Osier jaune, Amarinicr, bois jaune, etc., remarquable surtout par la couleur jaune de l'é-
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corre de ses jeunes branches, et par la flcxihiliié de celles-ci qui détermine leur emploi journalier en forme de liens pour des ouvrages de vannerie, etc. Comme ses congénères, le Saule blanc se multiplie avec la •plus grande facilité par boutures, et il réussit très bien dans les terres fraîches et humides. On le plante souvent le long des chemins, au bord des champs, etc. Son bois, quoique mou et peu durable, est employé fréquemment pour la confection de cercles, même pour de la menuiserie grossière et pour divers objets de peu de valeur ; on l'utilise aussi comme bois de chauffage. Son écorce a une amertuine et une astringenco très prononcées. On Va préconisée comme produisant de bons eUets dans toutes les circonstances où l'on fait usage du quinquina, particulièrement dans le traitement des fièvres intermittentes, et plusieurs médecins ont assuré qu'on pouvait la substituer à ce dernier sans désavantage sensible. L'analyse y a montré de l'acide gallique, un peu de tannin, des matières résineuses, extradives, et surtout une substance particulière qui se retrouve chez les autres Salicinées, la Salici?!e (C''2,H22 o92j, dans laquelle paraît résider essentiellement sa propriété fébrifuge.
2, Le Saule de Baeylone, Salix Dahylonica Linn., si connu sous le nom vulgaire de Saule pleureur, est originaire de l'Orient. Nous n'en possédons, en Europe, que des individus femelles. Il forme un bel arbre de 12 à 15 mètres de hauteur, très remarquable par ses rameaux très allongés, flexibles et pendants vers la terre par suite de leur faiblesse; ses feuilles sont lancéolées, étroites, longuement acuminées, Onement dentées, glabres. Ses chatons se développent en même temps que les feuilles. Tout le monde connaît ce bel arbre dont l'effet est si pittoresque au bord des pièces d'eau, où on le |)lante d'ordinaire.
On emploie sous le nom d'Osier les longs rameaux grêles et très flexibles de divers Saules. Nous avons déjà cité la variété à écorce jaune du Saule commun. A cette espèce, il faut ajouter, comme usitée sous ce rapport, et plus habituellement encore, 1° le Saule OSIER, Salixviminalis Lin., qui porte Vulgairement les noms d'Osier blanc. Osier noir. Osier vert, selon ses variétés distinguées par la couleur de leur écorce, et que font