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reconnaître SCS feuilles lancéolées acuminées, très allongées; 2° le Saule pourpre, Salix purpurea Linn., vulgairement nommé Osier rouge, Osier franc , à écorce généralement pourpre foncé, à feuilles oblongues, élargies dans le haut, acuminées, épaisses, glauques à leur face inférieure. Les rameaux de celuici constituent un Osier estimé des vanniers, à cause de la facilité avec laquelle ils se fendent longitudinalement. (P. D.)
SAULE M.IIIIIV. poLYP.— Nom vulgaire de plusieurs espèces de Gorgones.
SAUMON. Salmo. poiss. — Un des Poissons qui donne les produit*! les plus importants à cause de sa grandeur, de l'excellence de sa chair et de l'abondance des individus réunis en troupes nombreuses , et donnant lieu, par conséquent, à des pêches très productives , est le Poisson connu de tout le monde sous le nom de Saumon. Cette expression, dérivée du latin Salmo, qu'Ausone a , sans contredit, appliqué à notre espèce , s'est conservée dans la plupart des langues dérivées du latin ; elle s'est conservée sans subir presque aucune altération en anglais, langue dans laquelle on le désigne sous le nom de Salm. Toutes les langues d'origine germanique l'appellent Lac/is ou Lax. Pour en rappeler les principaux traits caractéristiques, je dirai en peu de mots que le Saumon a le corps allongé , le dos épais et arrondi, la tète petite, le museau pointu, les deux mâchoires presque égales : cependant la supérieure recouvre l'inférieure. Des dents aiguës hérissent les inlermaxillaires , les maxillaires, la mandibule inférieure, les palatins, le chevron du vomer et la langue. Mais ce qui dislingue ce poisson des autres espèces de Truites de mer qui paraissent lui ressembler par les formes extérieures , et souvent aussi par la grandeur, c'est que le corps du vomer n'a aucune dent. Derrière la dorsale et sur le dos de la queue, on voit une petite nageoire adipeuse, ainsi que cela a lieu dans tous les Poissons de la famille des Salmonoïdes. La caudale est courte et échancrée. Les autres nageoires n'offrent rien de remarquable. La couleur est un bleu ardoisé au-dessus de la ligne latérale, fondu dans le blanc argenté de toutes les parties inférieures. Des nuances irisées se reflètent sur tout le corps. Quelques taches noires et rares sont semées sur le dos et sur 22*
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les côtés de la lête. Les nageoires supérieures, plus ou moins foncées, n'ont ni taches iiii points. La pectorale est un peu salie de ïioirâtre; les ventrales et l'anale sont blanches, plus ou moins grisâtres.
L'œsophage et l'estomac forment un sac assez grand , replié sur lui-même, de manière que le pylore est peu éloigné du diaphragme. On lui compte plus de soixante cœcums , dont un grand nombre s'insère, comme on le conçoit bien, sur le duodénum. L'intestin se rend d'ailleurs à l'anus, sans faire aucun repli ni circonvolution. Le foie est volumineux, la vésicule du Gel assez grande. La vessie aérienne est longue, simple. Les organes génitaux , au moment du frai, sont très développés , et occupent près des deux tiers de la cavité abdominale. Les ovaires sont constitués par des replis nombreux de la membrane oviducale sur lesquels sont attachés les œufs. Ces replis flottent librement dans la cavité du ventre, de manière que les œufs tombent , après leur développement, dans l'abdomen avant d'être pondus.
La longueur ordinaire des Saumons est de 80 à 90 centimètres. On en voit de plus petits, mais il est rare d'en trouver sur nos marchés qui n'aient que 30 centimètres.
Ceux de 1 mètre 60 à 80 centimètres sont rares. On reconnaît le mâle de cette espèce à un petit tubercule relevé sur la symphyse de la mâchoire inférieure; mais il ne devient jamais assez saillant pouravoir la forme d'un crochet charnu que l'on observe dans l'espèce du Bécard.
Le Saumon est extrêmement abondant dans tout l'océan Septentrional, jusque sous les glaces des mers arctiques. Il remonte dans toutes les eaux douces qui s'y versent, pour y frayer. Les femelles précèdent toujours les mâles ; elles font, en entrant dans les fleuves, des espèces de trous ou sortes de nids dans lesquels elles abandonnent leurs œufs, que les mâles viennent ensuite arroser de leur laitance. C'est au moment où ces animaux essaient de vaincre tous les obstacles pour remonter dans les rivières , qu'on en fait une pêche abondante. Cette migration instinctive des Saumons leur fait franchir des chutes d'eau très élevées. On cite le saut du Saumon, dan^ !e comté de Pem~ broke, où l'on s'arrête pour admirer la force