‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 15 sur 123 · FA · texte numérisé non relu

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plus attentif, et surtout (Je meilleurs échantillons, les en excluront peut-être.

Caulerpites sphœricus y Munst. Beylr., u, p. 101, t. XIV, Cg. 2.

Caulerpites selaginoides, Brong.

Caulerpites Nilsonianus, Slerub. (Fucoides Nilfnnianus, Ad. Br., Hisl. Vég. foss.).

Caulerpites Preslianus (C. Preslianus et Merophyllus , Slernb.; Flor. de Vorw., 2, tab. 10, fig. 5, et tab. 24, fig. 4).

Caulerpites Agardhianus (Fucoides Agardkianus. Ad. Br.; Delesseriles Agardhianus, Sternb.).

Caulerpites pinnalifidus {Delesserites pinnalifidus, Sternb., t. II, tab. 10, fig. 4).

Les deux premières espèces sont des si'histes cuivreux du Zechstein ; la troisième dos ligniles de Hœganes, en Scanie; les trois dernières des terrains tertiaires du Véronais.

CoDiTEs, Sternb,

Ce genre présente une fronde épaisse , spongieuse, probablement cylindroïde, simple, ou plus souvent rameuse et irrégulièrement dichotome , inégalement contractée et renflée, dont la surface paraît avoir été hérissée ou veloutée.

M. de Slernberg en indique deux espèces du calcaire de Solenhofen ; mais elles ne me paraissent que des formes accidentelles d'une même espèce. Son ponre Encœlites ne paraît pas pouvoir s'en distinguer génériquemenf, le seul échantillon indiqué provient des mêmes calcaires.

CORALLINITES, Ung.

Ces plantes , analogues aux Corallines des mers actuelles , ont une fronde incrustée, dure, rameuse, articulée, tomentacée, à articles aplatis ou cylindroïdes.

M. Unger en a représenté deux espèces {Chlor. proiog'., t. XXXIX, fig. 6, 7) du calcaire jurassique d'Autriche. M. Pomel en a trouvé une espèce très élégante dans le calcaire grossier des environs de Paris , que je nommerai C. Pomelii.

AuANSiTES ( Fucoides, § Amansiles, Brong., Hist. Vég. foss.).

Je ne connais que deux espèces de ce genre, déjà signalé comme formant une section spéciale des Fucoides dans mon Hisl.

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des Vég. fossiles. On peut le définir ain.i : Fronde simple ou rameuse, à divisions linéaires planes, très régulièrement dentées des deux côtés ou d'un seul.

Ces plantes se rapprochent, par la régularité de leurs formes , des divers genres de la tribu des Amansiées; ainsi, VAmansites Serra ressemble, à quelque égard , à VAmandia semi-pennata , et VAmansites dentala au genre Epineuron , de Greville. Ces deux espèces sont du calcaire de transition du Canada.

CuosDRiTES, Sternb. (Fucoides, § Gigartinites, Brong., loc. cit.).

Je conserve à ce genre le nom de Chondrites, de M. de Sternberg, quniqiie le genre Chondrus de Lamouroux et des botanistes modernes , ayant pour type le Chondrus crispus , Lam. , ou Sphœrococcus crispus , Ag., diffère beaucoup par sa fronde plane, membraneuse, coriace, dichotome , des Algues fossiles de ce genre, dont le caractère essentiel est d'avoir les divisions de la fronde cylindriques ou peu aplaties ; mais quelques espèces vivantes cependant, telles que le Chondrus Griffitsiœ, se rapprochent davantagedes espèces fossiles, et l'on peut dire, en général, que c'est dans les genres Chondrus, Gelidium, Dumontia, Halymenia et Gigartina, que se trouvent les Algues vivantes dont la forme générale se rapproche le plus des espèces fossiles rapportées d'une manière positive à ce genre ; ils ressemblent surtout aux Chondrus, Dumontia et Halymenia, par leur surface lisse et sans tubercules. On peut, en effet, caractériser ainsi les Chondriles: fronde épaisse, rameuse, pinnflifide ou dichotome, à divisions cylindroïdes ou claviformes et renflées vers l'extrémité , grêles et filiformes ou épaisses et assez grosses, à surface lisse et sans tubercules

Ce dernier caractère le distingue essentiellement des deux genres suivants. Les espèces de Chondrites sont au nombre d'environ dixliuit, et c'est à ce genre qu'appartiennent les Ch. Targionii, intricatus, etc., caractéristique du terrain à fucoides de la période crétacée. Quelques autres, moins bien connues, sont du calcaire jurassique de Solenhofen , ou de l'époque tertiaire ; enfin une espèce forl différente par sa fronde aplatie

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appartient aux terrains de transition. Une révision de toutes ces espèces serait très né- «fssaire pour les bien limiter et fixer leurs rapports avec les époques géologiques.

Phymatoderma.

Je distingue, sous ce nom, un genre qui me paraît différer essentiellement des Algues vivantes connues et des genres déjà établis parmi les fossiles. Ce genre est important, (wirce qu'il me paraît fournir un caractère distinctif de l'époque liasique, du moins par son espèce type, le Phijmaloderma granulalum {Algaciles granulatus, Schloth.), très abondante dans les schistes du lias de Boll. On peut le définir ainsi :

Fronde cylindrique ou aplatie, épaisse, charnue, rameuse, dichotome, à surface couverte d'éminences aplaties , contiguës , ovoïdes ou polygonales , séparées par des sillons étroits, réticulés, dirigés transversalement.

La forme de la surface de ces Algues les caractérise parfaitement. Pour la bien reconnaître, il faut, eu général , étudier le moule qu'elles laissent dans la roche qui les renferme, la plante elle-même étant presque toujours remplacée par une substance argileuse tendre, qui reste adhérente à la roche environnante des deux côtés, et qu'on doit enlever par des lavages ou par d'autres moyens mécaniques pour reconnaître la forme de la surface de la plante qu'elle remplace.

Le Chondrites crelaceus, de Sternberg, provenant de la niême localité, et le Chondriles Bollensis, de Kurr, me paraissent appartenir probablement à ce genre; cependant l'examen d'échantillons bien conservés est nécessaire pour pouvoir en avoir la certitude.

Une espèce, trouvée en France , dans le Gault du département de l'Aube, Ph. Leincrianum , offre au contraire parfaitement les caractères génériques décrits ci-dessus.

GiGARTINITES.

Ce genre est caractérisé par sa fronde rameuse, pinnatiGde ou dichotome, à rameaux grêles, cylindriques ou claviformes, portant des renflements ou tubercules fructifères, terminaux ou latéraux, épars , non contigus.

Il est destiné à renfermer les Algues

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dont la fronde, ayant une forme assez analogue à celle des Chondriles , porte des tu^ hercules saillants formés par la fructification, mais ne couvrant pas toute la surface comme dans les Phymatoderma , et qui se rapprochent par ces caractères des genres vivants Gigartina et Laurencia. Ce genre ne comprend jusqu'à présent qu'une espèce le Fucoides obtusa, de Monte-Bolca.

Sph^rococcites.

Ce genre, dans lequel je rangerais la plus grande partie des Sphœrococciles et des Halymeniles , de M. de Sternberg , est un des plus difficiles à caractériser; il me paraît cependant devoir renfermer les Algues à fronde membraneuse, en général d'apparence épaisse , coriace et souvent inégale, divisée en lobes pinnatifides ou digités , et dichotomes, larges ou étroits, souvent irréguliers et allongés, sans nervure , dont la surface est lisse ou porte des tubercules fructifères irréguliers et non contigus.

L'absence de nervures dans une fronde membraneuse, et la présence fréquente de tubercules irréguliers , sont les principaux caractères qui distinguent ce genre du suivant ; il comprend des plantes analogues aux Sphœrococcus et surtout aux Rhodomenia de Greville, et à certains /ndœa de Bory Saint-Vincent ; mais ils diffèrent des Halymenia, tels qu'ils sont actuellement circonscrits, par leur surface souvent tuberculeuse.

Presque toutes les Algues de ce genre ont été trouvées dans le calcaire jurassique de Soleuhofen.

Delesserites , Sternb. {Fucoides, § 6 ; Delesserites, Brong )

Ce genre est caractérisé par ses frondes membraneuses, minces, planes ou ondulées, ordinairement traversées par une nervure moyenne, et souvent par des nervures secondaires peu marquées et mal limitées.

Ce genre comprend ( inq à six espèces du terrain tertiaire de Monte-Bolca , et une espèce du Keuper ( Laminariies crispalus , Siernb.).

Halyserites, Sternb.

La plante à laquelle M. de Sternberg a donné ce nom est une des plus remarquables de la famille des Algues. Elle présente

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une fronde plane, membraneuse, régulièrement dicholonie , traversée par une tôle mojenne très marquée, sans nervures secondaires.

L'ab.-eiice de nervures secondaires, malpré la largeur de l'expansion membraneuse qui borde la côte moyenne , setnble bien ranger celle piaule dans la famille des Algues et la rapprocher des HaU/seris. La seule espèce connue a été trouvée dans les couches du grès vert de Niederschoena, en Saxe, par M. Reich, auquel elle est dédiée, H. Reicliii, Sternb., FI. der Vorw, 2, lab. 24, f. 7. Elle paraît y être assez abondante et atteindre une plus grande dimensicn que ne l'indique la figure citée.

ZoNABiTKS, Sternb. (Fucoides,% 7; Dwtyoliles , Brong.).

Ces Algues fossiles ont , comme les Dictyota et ZoHa/io, une fronde plane, membraneuse , flabelliforme , divisée en lobes dichotomes,sans nervures, quelquefois marquées de zones transversales produites par les fructifications.

On en connaît trois espèces : une des schistes cuivreux du Zechslein les deux autres des terrains tertiaires d'Italie,

RuoDOMELiTEs, Sternb. {Fucoides, § Fuciles , Brong.).

Le seul Fucus rangé dans ce genre a une forme très particulière. Sa fronde est plane , dicholome , à divisions étroites, linéaires, très régulières , traversées par une forte côte moyenne.

Ces caractères sembleraient le rapprocher des Halyserites, mais la texture solide de la plante, l'épaisseur de l'étroite expansion membraneuse qui borde la côte médiane font plutôt ressembler cette Algue au Rliodomela oblusaia de la Nouvelle-Hollande , plante du reste fort mal connue. 11 serait à désirer qu'on pût observer le mode de terminaison des rameaux de celle espèce fossile qui établirait peut être d'une manière plus positive ses rapports avec les Algues vivantes. Elle vient des lignites inférieurs à la craie de l'île d'Aix, près la Rochelli .

M. Eichwald indique un Rhodumula bijugala dans les schistes houillersdu Donetz; mais cette pLinie, qui n'est pas fiuurce j»ar

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ce savant, se rapprocherait d'une section très dilTérente du genre Rhodomela.

Laminarites , Sternb.

Ce nom indiquerait, entre l'unique espèce de ce genre et les Laminaria , des rapports qui ne me paraissent pas probables; car sa fronde simple, entière, membraneuse, mais coriace , et traversée par une forte nervure médiane , porte des tubercules fructifères, mamelonnés , analogues à ceux des vraies Fucacées, et très différens des plaques de sporanges des Laminariées. Il me paraît probable que celte plante est le type d'un genre détruit ou inconnu jusqu'à présent dans le monde actuel.

La seule espèce qui lui appartienne ( Fucoides tuberculatus, Brong., Hist. vég. foss..^ t. VII, f. 5.) a été trouvée dans les lignites inférieurs à la craie de l'île d'Aix.

MuNSTERiA , Sternb.

Les plantes dont M. deSternberga formé ce genre paraissent, en effet, constituer un groupe assez distinct, se rapprochant cependant spécialement du genre vivant Splachnidium {Ulva rugosa , Linn.) des mers de l'Afrique australe. Ce sont des Algues à frondes cylindroides, épaisses, coriaces, simples ou dichotomes , croissant en touffe , marquées de plis transversaux, formant des stries peu régulières, rapprochées, et portant des fructifications sous forme de tubercules hémisphériques épars entre les stries.

La principale différence entre ces fossiles et les Splachnidium, quant à la forme générale, consiste en ce que ces derniers ont des rameaux naissant latéralement de la fronde principale , par une base conlractée, tandis que la plante fossile , lorsqu'elle n'est pas simple, se divise en ramcaun dichotomes qui ne sont ni contractés ni articulés.

M. de Slernberg a distingué six espèces dans ce genre ; mais il a, je crois, attribué trop de valeur à des formes individuelles , et ces espèces doivent probablement se réduire à trois ou quatre, dont il serait fort à désirer que la structure fût mieux étudiée. Elles proviennent du calcaire jurassique de Solenhofen et des calcaires marneux gris des environs de Vienne.

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CvsTosEiBiTES, Stcrub.

Le genre Cystoseira est un des plus remarquables et (les plus variés dans les mers <ies régions tempérées chaudes; il présente évidemment plusieurs analogues dans les terrains tertiaires, et peut-être sous crétacés de TAIIeniagne orientale. M. Unger en a figuré trois espèces dans le Chloris prologœa et M. de Slernherg deui, autres; ces plantes sont caractérisées par des frondes très rameuses , à rameaux filiformes , renflés vers leur base ou leur partie moyenne en vésicules fusifornies ou moniliformes, et se terminant en rainules filiTormes ressemblant souvent à des feuilles étroites.

Sargassites , Sternb. ( Fucoides , § 1 ; Sargassites , Brong.).

Les espèces analogues au grand genre Sargassum, si abondant dans les mers équatoriales, sont beaucoup plus douteuses. J'ai cité quelques formes qui s'en rapprochent un peu, mais leur analogie est fort vague. Le S. seplentrionalis , de Hœganes, en Scanie, est celui dont la ressemblance est la plus frappante , et a été également admise par Agardh. Ces Algues se distinguent par une tige filiforme, rameuse, portant des appendices foliacés, réguliers, souvent pétioles, et tout à fait semblables à des feuilles et des vésicules globuleuses péditellées.

Outre ces Algues, classées par genres fondés sur des caractères assez positifs et qui permettent de les comparer aux genres d'Algues vivantes, il en reste plusieurs qui, pur leurs formes mal caractérisées, ne peuvent être classées avec précision, et que des échantillons plus parfaits ou une comparaison plus attentive feront peut-être sortir de cette famille. Tels sont les Fucoides de Monle-Boica , que j'ai nommés turbinatus et discophorus, ceux que M. Harlan a désignés sous les noms de Alleghaniensis et de Brongniarlii ; telles sont enfin les tiges très singulières, indiquées par M. Gœppert, sous les noms de Cylindrites, dont il a distingué plusieurs espèces trouvées dans le Quadersandstein de Silésie, qu'il est difOcile de ne pas considérer comme des corps organisés, et que leur irrégularité ne permet guère de comparer qu'à des Algues. Des corps analogues ont été observés dans les calcaires jurassiques et crétacés , mais leurs grandes

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dimensions et l'irrégularité de leurs formes n'ont jamais permis de les bien décrire , ni de leur trouver d'analogues dans le monde actuel.

Classe IIL — LICHENÉES.

L'absence de toute plante de la famille des Lichens à l'état fossile est encore un des faits singuliers de la géologie botanique; doit-on l'attribuer à leur absence à ces diverses époques, ou à quelque difâculté dans leur conservation dont on ne se rend pas bien compte. M. Gœppert indique un Ferrucariies geanihracis sur les écorces du lignite de Maskau en Silésie; mais cette espèce fossile n'est ni décrite ni figurée.

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