‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 45 sur 129 · La Civette ou Ciboulette [AUium schœnoprasum L · texte numérisé non relu

La Civette ou Ciboulette [AUium schœnoprasum L

Dans nos parterres d'ornement on cultive fréquemment une belle espèce nommée vulgairement Ail doré : c'est Y AUium Moly h On la plante en bordure, et elle fleurit dès le premier printemps. (A. R.)

AILANTUS. BOT. PU. — Sous le nom A' Allante ou arbre du ciel, les habitants des Moluqucs désignaient, à ce que nous apprend Rumph, le grand arbre si répandu maintenant dans nos promenades et nos parcs, et nommé vulgairement Vernis de la Chine. On l'avait pris longtemps pour un Sumac. Desfontaines, en l'en distinguant génériquement, lui donna le nom qu'il porte, grécisé mal à propos par l'addition d'un h ; et, lorsque les familles naturelles furent établies, l'Ailante prit place auprès des Sumacs dans celle des Térébinthacées. Cette famille fut divisée plus tard, et plusieurs de ses g. durent quitter la classe des périgynes, pour prendre place parmi les hypogynes, où les appelait l'insertion de leurs étamines. L'Ailantusen fait partie et se classe maintenant à la suite des Zanthoxylées , ainsi que semblent l'indlqueï

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les caractères suivants : Fleurs polygames. Mâles : calices 5 fide ; 5 pétales plus longs, o-uverts; étamines 10; 5 alternes avec les pétales, et les égalant en longueur; 5 opposées plus courtes. Disque central, portant en dehors les pétales et les étamines, prolongés audessus de leur insertion en un rebord annulaire qui a 5 replis sinueux et cachant à l'intérieur 5 petits rudiments d'ovaires. Fleurs hermaphrodites (ou femelles): calice, pétales etdisque commedans les mâles. Etamines en moindre nombre par avortement ; ovaires 4-5, distincts, comprimés, portant chacun, inséré sur une échancrure de leur bord interne, un style que termine un stigmate réfléchi. Autant de samares oblongues, comprimées, membraneuses, diversement réticulées , renflées au milieu qui correspond à une loge 1-sperme. Graines comprimées , suspendues, continuant sous un tégument membraneux, doublé d'une couche mince de périsperme;un embryon droit, à radicule courte et supérieure , à cotylédons plans , foliacés.

Outre VAitantiis glandulosa Desf. ou Vernis de la Chine , on en connaît 3 autres espèces originaires de l'Inde et des Moluques, dont une est le Pongelion de Rheede. Ce sont de grands arbres, à feuilles composées de folioles disposées par paires avec ou sans impaire, inéquilatérales, entières ou dentées, sans points glanduleux. Leurs fleurs, d'un blanc verdàtre ou jaunâtre, forment de grandes panicules terminales. (Ad. J.)

AILE. Ala.uoLL. — Nom vulgaire donné:

l°àla lèvre de certaines coquilles lorsqu'elle se développe d'une manière remarquable (exemple : VAile d'aigle, synonyme de Sirom. bus gigas); 2" à diverses coquilles, à cause des couleurs dont elles sont ornées (exemples : Aile de papillon , synonyme de Coriu'i genuanus), ou de leur forme générale (exemple : Aile de corbeau, syn. dePiiiua nigrinu) ; 3» aux nageoires, ou membranes latérales de quelques Céphalopodes et Ptéropodes. Enfin, parmi les Zoophytes , on a nommé la Pennaixûe Aile de mer on Aile marine ,etc. (C. d'O.)

AILE. ^/a. BOT. PH.— Toutes les fois qu'un organe présente des appendices foliacés ou oiembraneux , plans ou raides qui s'en élèvent en formant des angles plus ou moins aigus, ces appendices sont appelés Ailes, et l'organe qui les porte est dit ailé. Ainsi la

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tige du Bouillon blanc, de laConsoude; le calice de quelques Regnnia , le fruit des Érables , des Malpighiacées; les graines des Quinquinas et de plusieurs autres Rubiacées sont ailées. (A. R.)

AILEES. Alatœ. moll. — Lamarckdonne ce nom à une famille de Mollusques dont les coquilles sont remarquables par la dilatation du bord droit. Cette famille renferme les g.: Rostellaire. Ptéroccre etStrombe. Voyez ces mots. (Desh.)

AILEROIVS ou CIJILLEROIVS. ins. —On nomme ainsi deux lamelles membraneuses, appliquées l'une sur l'autre en forme de valves et attachées de chaque côté du mésothorai à la base des ailes des Diptères. Ces lamelles varient pour la taille suivant les familles, sont d'autantplus grandes que les balanciers au-dessus desquels elles sont placées sont plus petits et vice versa. Ainsi, elles sont très développées dans les Muscides, dont les balanciers sont très courts , tandis qu'elles sont rudimentaires et même entièrement oblitérées dans les Culicides et les Tipulaires, dont les balanciers sont très longs; mais quelle que soit la taille des Ailerons, leur lamelle inférieure est toujours plus grande que la supérieure. Du reste ces 2 lamelles sont ovales, convexes extérieurement et concaves intérieurement ; elles sont plus ou moins translucides, ciliées dans leur contour et attachées ensemble par leurs bords antérieurs , comme les 2 valves d'une coquille. Nous avons dit qu'elles étaient appliquées l'une sur l'autre, miis c'est dans l'inaction; car lorsque l'insecte vole, elles s'ouvrent et se placent sur un même plan. Plusieurs naturalistes ont pensé que les -filerons des Diptères remplaçaient pour eux les secondes ailes des Hyménoptères ; mais c'est une erreur: car il faudrait pour cela qu'ils fussent insérés , comme elles, au métalhorax; or, il est aisé de s'assurer , ainsi que l'a fait observer le premier M. Audouin , que non seulement ils tiennent au mésothorax, mais qu'ils font corps avec les ailes, dont ils ont l'air d'être un organe distinct, n'en étant séparés que par une fissure plus ou moins profonde, qui disparaît même entièrement dans beau- ! coup d'espèces. Ce qui confirme encore la vérité de cette opinion , c'est la découverte faite parle même savant, ainsi que par Latreille, de l'existence des Ailerons dans cer-

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tains Coléoptères ; en effet , si l'on soulève les élytres dos grandes espèces de Dylisques el d'Hydrophiles, on apercevra facilement a lear base une membrane qui leur est adhérente, ayant la même forme et la même organisation que l'aileron des Diptères. A la vérité cette membrane est simple, mais elle l'est également dans les Taons , ce que nous avons oublié de dire au commencement de cet article.

Quant à l'usage des Ailerons chez les Diptères, des expériences ont prouvé qu'ils ne contribuent en rien à leur bourdonnement, comme plusieurs naturalistes l'ont avancé. Tout porte à croire qu'ils ne servent qu'à diriger ou à modifier le vol. f^. balanciers. (D.) AILES, ^la. zooL. — Ce sont des membres modifiés pour la locomotion aérienne. — Une analogie incomplète dans les fonctions a fait désigner sous le nom à' Ailes des appendices auxquels ce nom doit être refusé, tels que les parachutes de certains mammifères et de quelques petites esp. de reptiles sauriens, les nageoires élargies des Dactyloplères et des Exocets. Les premiers ne sont pas des membres; et les uns comme les autres sont des organes de soutien , mais non de locomotion aérienne. La formule que nous proposons les rejette donc tous également, en môme temps qu'elle nous paraît embrasser toutes les formes organiques auxquelles est dû véritablement le nom d'Ailes, à savoir, parmi les Vertébrés, les membres antérieurs des Chéiroptères, des Oiseaux et des Ptérodactyles , et deux paires de membres thoraciques chez les Insectes.

Le vol est de tous les modes de locomotion celui qui exige le déploiement de forces le plus considérable. Dans un milieu d'une densité aussi faible que l'air, l'animal qui vole a d'abord à supporter par une action musculaire tout le poids de son corps, comme celui qui marche à la surface de la terre ; mais il n'a pas , comme ce dernier, un point, un appui fixe. Il est perpétuellement placé dans la condition d'une masse qui tombe; et pour représenter la somme des forces qu'il lui a fallu dépenser dans un temps donné , seulement pour se soutenir, il faudrait y faire entrer comme élément la quantité de mouvement qu'il aurait acauise, d'après les lois de la chute des corps,

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en tombant dans le vide pendant le niéins espace de temps. Cette dépense de forces musculaires qui peut être exigée d'un animal pour qu'il obtienne l'immobilité relative dans le milieu où il se trouve plongé, est presque nulle chez les animaux aquatiques , qui ont à peu près le même poids spécifique que l'eau dans laquelle ils vivent. R en est de même dans plusieurs attitudes pour les animaux terrestres , et elle se réduit pour eux, dans les cas les plus défavorables, é l'effort musculaire nécessaire pour empêcher la flexion des pièces mobiles articulées dont se compose la charpente de leurs membres. Elle atteint son maximum chez les animaux aériens.

Aussi est-ce à ces derniers que la plus grande puissance musculaire a été départie; et ne devons-nouspasnousétonner qu'ils appartiennent tous aux deux seuls embranchements qui aient été bien partagés sous le rapport de la solidité de la charpente et de la puissance des mécanismes , l'embranchement des Vertébrés et celui des Articulés. Si, au lieu déconsidérer l'ensemble des êtres , nous entrionsdans les détails , si nous examinions chaque être qui vole en particulier, en le comparant à ceux qui ne volent point, nous verrions que cette fonction si laborieuse est une sorte de centre vers lequel tend à se porter toute l'énergie musculaire, au détriment des autres fonctions qui ont pour principe l'action des muscles. Les Chéiroptères comme les Oiseaux, et ces derniers comme les Insectes qui volent bien, sont des animaux faibles partout ailleurs que dans leurs ailes, dans les muscles qui meuvent celles-ci, et dans les autres organes qui se rapportent à la fonction du vol. Lorsque dans un groupe créé en général pour le vol nous rencontrons des individus propres à quelque autre laborieuse fonction , ce sont des êtres détournés, en quelque sorte, de \» destination générale ; car chez eux la locomotion aérienne est nulle ou réduite à de faibles proportions. Les Gallinacés, les Échassiers coureurs, les Palmipèdes plongeurs parmi les Oiseaux; les Fourmis travailleuses, et les Insectes fouisseurs , nageurs , ou sauteurs, mettent dans toute son évidence ce fait, qui n'est qu'un cas particulier de la loi beaucoup plus vaste du balancement de$ organes, établie par ftl. Geoffroy St-Hilaire.

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Nous n'avons pas à nous occuper ici de l'élude des ailes considérées dans chaque groupe d'élres en particulier, ce qui nous entraînerait en des détails pour lesquelsnous devons renvoyer aux différents articles spéciaux de ce Dictionnaire; nous nous contenterons d'envisager actuellement ces organes sous leur point de vue le plus général. Or, ils présentent à étudier un premier élément constant, leur charpente solide, qui n'est autre chose que celle diversement modifiée des membres mêmes qu'ils représentent, puis un sccondélément destiné à compléter le premier, et dont toutes les formes se réduisent à deux.

Tantôt , en effet , cet élémentest fourni par une portion de l'enveloppe générale du corps, par la peau élendueenune membrane à double feuillet, nue ou couverte d'appendices de nature diverse. Telles sont ou ont été les ailes des Chéiroptères , des Ptérodactyles , et de la presque totalité des Insectes. Le rapport des ailes de ce type avec les palmures qu'offrent les pattes de la plupart des Vertébrés nageurs est fort remarquable.

Tantôt ce sont les appendices tégumentaires qui sont appelés à fournir cet élément important. Les ailes des Oiseaux, et celles de certains petits Lépidoptères qui portent le nom de Ptérophores , sonldans ce cas, et ce second type ne se montre pas moins fidèlement représenté que le premier dans la conversion des nnembres en appareils spéciaux de locomotion aquatique; car l'agrandissement des membres en surface, pour la natation, par l'emploi des appendices tégu mentaires, dont on trouve déjà des traces bien manifestes dans la classe des P»epliles, est, avec l'élargissement des pièces squeletliques des articles eux-mêmes , le seul , que nous sachions, qui se manifeste chez les Articulés proprement dits, ou Articulés a membres articulés.

Maisjusqu'àquel point pouvons-nousdire, comme nous l'avons fait, que les ailes sont toujours des membres modifiés ? C'est là ce qu'il importe que nous établissions , si nous voulons donner quelque valeur à la formule que nous avons proposée. Mais c'est là aussi, nous ne devons pas le taire, ce qu'il y a de plus difiicile dans l'histoire philosophique des Ailes, et nous n'espérons pas faire partager à tous nos lecteurs la conviction que

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nous avons acquise à cet égard ; ce serait l'affaire d'un travail bien plus développé que ne peut l'être un article de la nature de celui-ci. Entre les ailes de ceux des Vertébrés qui en possèdent et les membres antérieurs, il y a sans doute une analogie de nature à frapper les yeux les moins exercés ; mais il n'en est plus de même des ailes des Insectes. Cependant, l'opinion qu'on doit les regarder comme des membres modifiés n'est pas à beaucoup prés nouvelle dans la science. Déjà Jurine avait comparé les ailes des Hyménoptères aux ailes des Oiseaux , mais Lalrciile était allé beaucoup plus loin, et en s'appuyanl sur des analogies extérieures, dans un mémoire plein de cette sagacité d'observation extérieure qui n'appartenait guère qu'à lui, il avait réfuté l'opinion de M. de Blainville, qui voulait que ce ne fussent que des trachées renversées , et il y avait fait ressortir une foule d'analogies frappantes qui existent entre certaines ailes et les membres de certains insectes; mais il s'en est tenu là. Bien plus, craignant d'avoir émis des doctrines trop audacieuses , il était revenu depuis sur ses premières assertions pour les abandonner en partie. M. Audouin, tout en faisant ressortir les nombreuses ressemblances qu'il y a entre ces deux ordres d'organes, coni battit fortemenU'idée que l'un fût l'analogue de l'autre ; mais on voit assez combien cette opinion avait d'attraits pour un esprit généralisateur comme le sien , car il va jusqu'à dire:

« Si nous ne partageons pas sur l'origine » des ailes l'opinion de Latreille, c'est parce » que leur position sur le dos et sur un seg- » ment pourvu déjà d'une paire de pattes, » ne nous permettait pas de les considérer » comme les analogues de celles-ci, le fait » de la ressemblance sous lous les aunes rap- » port,' n'en existait pas moins, etc. »

Une soûle objection a donc arrêté M. Audouin, et l'a conduit à proposer une autre théorie des ailes des insectes. D'après lui , les ailes seraient des appendices bien distincts des pattes partons leurs rapports analogiques, et appartenant en propre à l'arceau supérieur des 2"" et 3">' anneaux du thorax; chaque anneau devrait donc être considéré analogiquement comme possédant deux paires d'appendices.

Les nombreuses dissections d'insectes qug

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nous avons faites depuis quelques années , et qui avaient surtout pour but d'obtenir de l'investigation du système nerveux de nouvelles données pour l'étude philosophique de ces animaux , nous ont conduità une conviction dilTérente , que nous nous contenterons de formuler ici , mais que nous désirons vivement pouvoir publier plus tard avec tous les développements nécessaires.

Le thorax des Insectes s'ofifre à noire esprit comme représentant 5 anneaux et non 3 seulement. — Le l'^'^ est le prothorax , qui ne porte jamais d'appendices à son arceau supérieur, ctdonl M. Audouina fait ressortirtoute lasimplicitéde composition relativementaux autres. — Le2"'"' serait l'anneau des l^^alles; celles-ci en seraient les membres.— Le 3"'' serait l'anneau des 2-"« pattes. Ces deux anneaux , en se soudant intimement et en se portant, le !«' en haut, le 2"'= en bas, pour obéir à des nécessités de fonction, constitueraient cet anneau si compliqué que ai. Audouin a désigné sous le nom de mésoihorax. — L'anneau des 2""^'' ailes et celui des 3°'" pattes constitueraient, par une soudure toute pareille, le ntéiaihorax , et les ailes, d'après cette manière de voir, seraient les membres des 2^ et 4^ anneaux du thorax. (L. D. y. r.)

AILES. Alœ. ois.— Bien qu'à l'article précédent on ait annoncé que le mot Aiie , considéré dans ses rapports avec les différentes classes, ne serait traité qu'aux généralités de chacune d'elles , il acquiert tant d'importance dans l'étude comparée des familles diverses des Oiseaux , que nous nous sommes décidé à présenter dés ce moment nos observations sur ce sujet.

Les Oiseaux ne pourraient se soutenir et se diriger dans le fluide aérien, si les rames qu'ils ont reçues de la nature n'avaient été douées d'une étendue et d'une vigueur considérables. L'aile à forme allongée , mue par 12 muscles d'une incroyable énergie, arquée antérieurement et d'une légère concavité, produit, à l'aide des pennes élastiques qui la terminent, un vol puissant, une force capable de résister aux vents les plus impétueux. Elle se compose , comme le bras de l'homme, et le membre antérieur des autres mammifères, de 3 parties analogues, à l'humérus ou bras (pZ. C,ftg. \,a.),k l'avant-bras, formé de 2 os , le radius {b) et le cubitus (c), et à la raaÏEOUcaroe (<0»"cduite,

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