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Le glycol, soumis au niônic troitemcnt, donne le ghjcol monochlorhydrique.

CVH601 -f- HCl =

Glycol

Glycol monochlorhydrique

Puis, si les deu\ corps restent longtemps en présence, le glycol s'empare d'un second équivalent d'acide et se convertit en glycol ciichlor hydrique.

C4H601 + 2HC1 = CiHVCli + 4H0

Glycol

Glycol dichlorhy •

driquc (liqueur des

Hollandais)

Arrivée à ce point, l'action s'arrête, car le glycol n'a plus aucune tendance à s'emparer d'une nouvelle molécule d'acide, mais il est loisible à l'opérateur de changer les conditions dans lesquelles il s'est déjà placé et de produire un troisième élher. 11 peut, par exemple , faire réagir successivement deux acides monobasiques sur le glycol et former alors un élher mixte, c'est-à-dire un élher contenant deux acides différents. C'est ainsi qu'après avoir préparé le glycol monoacétique, on peut combiner cet éther avec l'acide chlorhydrique, avec l'acide butyrique, etc., et donner naissance aux glycols acétobutyiique et acélochlôrhydrique.

Sous l'influence des agents d'oxydation, l'alcool ordinaire se transforme en aldéhyde et en acide acétique ; il en est de même du glycol qui, après s'être changé en une sorte d'aldéhyde, \e,glyoxal, s'acidifie en donnant de l'acide glycolique et de l'acide oxalique.

Ainsi, tandis que l'alcool, qui est monoatomique, engendre un acide monoalomique, le glycol, qui est dialomique en fournit deux : l'acide glycolique et l'aride oxalique.

L'acide glycolique se produit ordinairement lorsqu'on verse goutte à goutte sur du noir de platine du glycol dissous dans de l'eau. Cet acide paraît donc prendre naissance dans les mêmes conditions que l'acide acéliquc. Les formules suivantes montrent, en effet, que, pour s'acidiGer, les deux alcools générateurs absorbent la même quantité d'oxygène :

Acide glycoIii|iie 04 = C4H'.0V + 2110

Acide acélique

ALC

D'un autre côté, si l'on chauffe au bain d'huile un mélange de glycol et de potasse caustique, il se forme de l'acide oxalique : \ C'HfîO'' + 2K0,H0 = 'j(KO,G203) - H^ Glycol Oxalnto de potasse

Comme la potasse change, au rouge, l'alcool en acide acétique, il en résulte que ce dernier acide correspond à l'acide oxalique préparé avec le glycol.

Nous avons déjà vu que l'acide acétique avait pour analogue l'acide glycolique, il correspond donc à la fois à deux dérivés acides du glycol, dont le caractère dialomique se trouve ainsi mis une fois de plus en évidence.

L'alcool, traité par l'acide sulfurique, se chani;e en acide sulfovinique ; le glycol, soumis au même traitement, fournit un acide sulfogly colique, encore peu connu.

Comme l'alcool ordinaire, le glycol a ses ammoniaques composées ; l'on est parvenu en effet à remplacer successivement les 6 équiv.aleuts d'hydrogène d'une double molécule d'ammoniaque par autant d'équivalents d'éthylène {radical du glycol ; Voy. au* dérivés de ce corps) et à obtenir ainsi :

La glycol aminé ou ùthylamine du glycol, La diglycolamine ou dicthylamine du glycol, La tri'glycolamine on triéthylarnine du glycol,

qui correspondent aux bases désignées sous les noms d'éthylaraine, de diéthylamine et de tricthylamine. Nul doute qu'avec le temps l'on ne parvienne à faire entrer dans l'ammoniaque l'éthylène et d'autres radicaux organiques, en donnant naissance à une foule d'alcalis artificiels, analogues à ceux que fournit l'alcool.

Enfin, tandis que l'action du sodium sur l'alcool engendre Valcool sodé C<Il502,Na, l'action du même métal sur le glycol donne :

Le glycol monosodc CiH-'O^Na Le glycol disodé . . CiH'*0''Na2

On voit par ces exemples, dont il nous paraît supt^rflu d'augmenter le nombre, que le glycol se comporte comme un alcool biatomique, ou même encore ( omme un alcool monoatomique dont 2 molécules entreraient en réaction, tout en restant unies l'une à l'autre.

Plusieurs procédés ont été proposés pour obtenir le glycol, mais nous ne ferons connaître ici que celui de M. Atkinson, qui nous paraît le plus avantageux

ALC

On commence par préparer de la liqueur des Hollandais bromée, ou bromure d'éthylène, en faisant arriver goutte à goutte du brome dans un llacon rempli de gaz olcfiant. Ce produit est purifié par un lavage à l'eau alcaline et par deux distillations successives, l'une sur de l'acide sulfurique, l'autre sur de la baryte anhydre.

Le bromure d'étiiylène, ainsi obtenu, est introduit dans un ballon de verre avec son poids d'acétate de potasse et 2 parties d'alcool à 85". Le ballon, mis en communication avec un réfrigérant de Liebig, pour éviter les pertes par volatilisation, est alors chauffé pendant plusieurs jours. Il se produit du bromure de potassium et du glycol monoacétique. On sépare ces deux corps par une simple distillation.

Le glycol monoacétique, qu'on amène par des rectifications successives à bouillir entre 180 et 182', est alors traité à une douce chaleur par l'hydrate de baryte, qui met le glycol en liberté. Lorsque la décomposition est achevée, ce qui a lieu environ au bout de deux heures, on fait passer dans la liqueur un courant d'acide carboni(|ue : une partie de la baryte employée se dépose à l'état de carbonate, l'autre partie reste à l'état d'acétate dans le glycol. On liltre, on évapore, au bain-raarie, jusqu'à formation d'une pellicule; enfin, on mélange la liqueur refroidie avec deux fois son volume d'ali ool, qui détermine la précipitation de la pn sque totalité de l'acétate de baryte. Le glycol encore impur qui surnage est transvasé dans un ballon, où on le maintient à la température de 100" pour chasser l'alcool. On l'introduit ensuite dans une cornue tubulée, munie d'un récipient, puis, après avoir fermé la tubulure de la cornue, à l'aide d'un bouchon que traverse un thermomètre, )n chauffe graduellement au bain d'huile. Les produits étrangers qui souillent le glycol passent à la distillation depuis la température de 60° degrés jusqu'à celle de 180". On change alors le récipient, et l'on continue la distillation jusqu'à ce que le thermomètre marque 300°.

Le glycol obtenu dans cette dernière partic de l'opération n'est pas encore chimiquement pur; il faut lui faire subir une nouvelle distillation, en ne recueillant que la partie qui bout à 191°.

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Principaux dérivés du glycol.

Les dérivés du glycol sont très-nombreux et ont été l'objet d'un examen attentif à la suite duquel on leur a assigné un rang important en chimie organique. Chacun d'eux a donné naissance à une série complète de corps nouveaux qui mériteraient un article spécial, mais le cadre de cet ouvrage s'oppose à un aussi long développement; aussi nous bornerons-nous à parler ici des corps les plus remarquables qui aient été signalés, savoir :

Le glycol monochlorhydrique;

L'oxyde d'éthylène;

Le glycol dichlorhydrique.

Glycol monochlorhydrique ou chlorhydrine du '.ilijcol r,iH3G102.

la chlorhydrine du glycoS est liquide,

incolore, insipide et très-soluble dans l'eau ;

elle prend feu au contact des corps en igni-

tion et brûle avec une flamme verte. Son

point d'ébullition est fixé à 128".

Traitée par la potasse, la chlorhydrine

du glycol se change en un corps nouveau,

l'oxyde d'éthylène C'^H^G^, qui paraît être

l'éther du glycol :

C'HSGlOi -f KO,HO = KCl + CiH^O^ + ilK)

Clilorliydi ine Oxyde d elliy-

du glycol Icno

Pour obtenir la chlorhydrine du glycol, il faut saturer ce dernier corps par le ga/ acide chlorhydrique, placer ensuite le produit dans un tube qu'on scelle à la lampe, et chauffer enfin pendant vingt-quatre heures au bain-marie. Au bout de ce temps, on ouvre le tube, on salure de nouve;iu son contenu par l'acide chlorhydrique, et, après avoir refermé l'extrémité ouverte, on chauffe encore pendant vingt-quatre heures. Cette opération ayant été répétée trois ou quatre fois de suite, le glycol se trouve converti en chlorhydrine.

Oxyde d\-lhylène C^H^O^. — Ce corps pré>ente l'aspect d'un liquide incolore; il bout à 13°; il se dissout en toutes proportions dans l'eau; il réduit les sels d'argent comme son isomère l'aldéhyde, et il absorbe l'oxygène de l'air en passant à l'état d'acide glycolique.

Sous l'influence de la chaleur, l'oxyde d'éthvlène s'unit aux éléments de l'eau et

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reproduit le glycol Aîtiique. La formation du glycol est ordinoircmcut accompagnée de celle de corps nouveaux, qu'on a nommés alcools polyclhyléniques.

Les alcools polyrthyléniqucs résultent de \a combinaison d'une molécule d'eau avec deux, trois, quatre, ou un plus grand nombre de molécules d'oxyde d'éthylène. C'est ainsi que se sont produits, par exemple, Vulcool déihyleniiiue et Valcool triclhylénique. En effet :

2(G1H105) + HO = C8H905 Oxyde d'éthylène

Oxyde d'clliylcne

Alcool diclhylcnique HO = C12H1307

Alcool triélhylcnique

L'oxyde d'éthylène se combine facilement avec les acilcs et reproduit les élliers du glycol : ainsi, il absorbe, à froid, l'acide chlorhydrique et se change ea chlorhydriue :

CMV'Oi + IICI =' CiH3CI02

Oxyde d'cthylèiic Chlorhydiine du glycol

Dans certaines circonstances , l'oxyde d'éthylène paraît jouer le râle de base, il est en effet déplacé de ses combinaisons par les alcalis fixes, absolument comme le j sont les oxydes métalliques. C'est sur cette ' propriété qu'est fondée sa préparation, puis- j qu'on l'obtient en traitant le glycol chlorhydrique par la potasse.

Le caractère basique de l'oxyde d'éthylène se manifeste dans plusieurs circonstances. Ainsi, il suffit de chaulTer doucement un mélange de chlorure de magnésium et d'oxyde d'éthylène pour qu'il se forme du glyi ol chlorhydrique et un dépôt de magnésie. L'oxyde d éthylène déplace donc la magnésie, comme le feraient la potasse ou la soude.

L'ammoniaque et l'oxyde d'éthylène réagissent l'un sur l'autre et donnent naissance à une série de bases oxygénées fort curieuses. Quand on mélange, par exemple, j de l'oxyde d'éthylène avec deux ou trois fois son volume dammouiaquc, la masse s'échauffe beaucoup et se convertit en un liquide sirupeux contenant, outre l'excès d'ammoniaque employé, deux bases nou- •vellcs, la clioxyéthylénamine et la trioxyéthylénamine.

ALC

Ces deux alcalis présentent une constitution toute autre que celle des hases organiques artificielles dérivées de l'ammoniaque, car elles renferment de l'oxygène. On les connaît à peine ; cependant, d'après les caractères qu'elles ont déjà montré, on pense quelles serviront un jour de lien entre les alcaloïdes végétaux et les bases orgaiiques artificielles obtenues dans ces dernières années par MM. Wurtz, Caliours, Hoffman, Cloëz et Zinin.

Glycol dicfilnrhydriqjie, dichlorure d'éthylène, Vijueui- des Hollandais, CiH*C12.

Lorsqu'on fait arriver dans un balioii uir courant de chlore sec et un courant d'hydrogène bicarboné; les deux gaz se combinent et engendrent un corps huileux qui a été nommé liqueur des Hollandais, parce qu'il a été découvert en 1775 par Deimann, Troostwyk, Bondt et Lauweremburgh , chimistes de ce pays.

la liqueur des Hollandais s été considérée longtemps comme un chlorhydrate d'hydrogène bicarboné monochloré; la poiasse lui enlève eîTectivement une partie de son chlore et le fait passer à l'état de C^H^Cl, composé représentant de l'hydrogène bicarboné monochloré :

G4H''C12 ou mieux CiHSCl.HGl

Liqueur des Holiundais on chlorhydrate d'hydnij^ciic bicaiboné monocliloré

KO

égale

Hydrogène bicarboné monochloré

Mais les travaux récents de M. Wurtz sur le glycol parassent établir que, dans cette réaction, l'éditice moléculaire se détruit, et qu'il est plus rationnel d admettre que la liqueur des Hollandais est l'éther dichlorhydrique du glycol. Voici quelques-unes des expériences cité.'S par M. Wurtz à iappui de cette manière de voir.

Lorsqu'on traite l'alcool ordinaire par du perchlorure de phosphore, il se produit de l'éther chlorhydrique :

C4H602 + PhClS = PhC1302 + HCl -|- C4H5C1

Alcool Éthorchlor-

hydiique

Ce nouveau composé, chauffé en présence

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inlcrvenir le temps, la rïialcur et l'hiimidité. Sous cetlc triple influence, la reproduction s'effectue aussi complélemeni que possible : on obtient, d'un côté, la glycérine, et, de l'autre, l'acide gras qui lui était combiné.

M. Berthelot ajoute : « Ces propriétés, ces phénomènes, ces prodoits, accompagnent également la décomposition «les corps gras naturels et celle des corps gras artificiels, et concourent à identifier ces deux groupes de composés. Ils établissent un rapprochement entre les corps gras naturels ei les éthers : CCS derniers, en effet, jouissent des mêmes propriétés. Formés, d'une part, par l'union directe d'un alcool avec un acide avec séparation des éléments de l'eau, ces corps sont neutres, et les propriéti's de l'acide sont masquées ; d'autre part, ils sont aptes à reproduire l'acide et l'alcool en fixant les éléments de l'eau. «

De plus, si l'on rappelle que « l'action de l'ammoniaque change en amides ces deux classes de corps, « et que « des réactions directes et céciproques établissent l'équivalent de la glycérine et de l'alcool visà-vis «les acides, car on peut, à volonté,, soit décomposer certains éthers par la glycérine, soit décomposer un corps gras neutre par l'alcool et former un élhcr, » on est amené à conclure « qu'il existe une analogie trèsgnmde entre la coastitution des éthers eb celle des corps gras, tant naturels qu'artificiels. »

Toutefois, fait remarquer M. Berthelot, « si la glycérine se rapproche de l'alcool' ordinaire par la nat^ure des combinaisons auxquelles elle donne naissance avec les acides, la formule de ces mêmes composés, l'existence de plusieurs combinaison.^ neutres entre la glycérine et un même acide établissent entre la glycérine et l'alcool une différence profonde. En effet, la glycérine présente vis-à-vis de l'alcool précisément les mètnes relations que l'acide pliosphorique vis-à-vis de l'acide nitrique. Tandis que l'acide nitrique ne produit qu'une seule série de sels neutres, l'acide phos|)horiqiie donne naissance à trois séries de sels neutres (phosphates ordinaires, pyrophos|)hates, métaphosi)hates), et ces trois séries de sels, décomposées par les acides énergiques, en présence de l'eau, ne reproduisent qu'un

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seul et môme acide, l'acide phosphorique.

» De même, tandis que l'ahool no produit qu'une seule série d'étliers neutres avec chaque acide, la glycérine donne nais.-ance à trois séries principales de combinaisons neutres. Ces trois séries, par leur décomposition totale en présence de l'eau, rcpr iduisent un seul et même corps, la glycérine. »

Donc, comme nous l'avons dit dans les généralités sur les alcools, la glycérine est un alcool triatomique.

Principaux dérivés de la glycérine.

L'examen des corps gras dérivés de la glycérine offre un intérêt particulier, mais le cadre de cet ouvrage nous impose des limites que nous ne voulons pas dépasser; aussi nous bornerons-nous à décrire les corps gras naturels les plus importants de la troisième série. Ce sont :

La margarine ou trimargarine, L'oléine ou triolcine, La stéarine ou tristéiirino.

Ces trois principes immédiats entrent dans la composition de la plupart des graisses animales et des huiles végétales; leur étude sera suivie de celle des acides qui en dérivent.

Margarine, C10SH10-'»012.

La margarine est solide; elle cristallise en paillettes blanches, d'un aspect micacé. Son point de fusion varie entre 47° et 49°.

L'éther froid dissout facilement la n;argarine; l'alcool bouillant n'en dissout que des traces, qu'il dépose ensuite par le refroidissement.

Traitée par le gaz ammoniac, la margarine, en dissolution dans l'alcool, donne de la plycérine et de la marguramide,

C31H3302AzH2.

Les alcalis hydratés opèrent la saponification de la marg.irine, c'est-à-dire son dédoublement en margarate alcalin et eu glycérine.

La margarine existe dans l'huile d'olive et dans beaucoup de graisses, particuliciement dans la graisse humaine.

Pour l'obtenir, on peut traiter la graisse humaine par l'alcool bouillant et laisser ensuite refroidir lu liqueur. Il se dépose alors des cristaux de margarine, qu'on purifie par des cristallisations répétées dans l'alcool.

ALC

L'huîle d'olive, exposée au froid, se con- | gèle facilement. Si, arrivée à cet état, on la soumet à l'action de la presse, elle se dédouble en oléine qui s'écoule, et en margarine qui forme le ré.-idu exprimé. Cette margarine ainsi obtenue peut être alors purifiée comme celle qui provient de la graisse j humaine. |

M. Bcrthelot a reproduit artificiellerarnt . la margarine en chauffant à 270°, pendant j quelques heures, dans des tubes de verre scellés à la lampe, un mélange de glycérine et d'acide margarique.

Acide margarique, C34H340i.

L'aciile margarique se présente en cristaux incolores, qui fondent vers 60°, sont insolubles dans l'eau , peu solubles dans l'alcool froid, et trèssolubles au contraire dans l'alcool bouillant.

Soumis à la distillation, l'acide margarique se volatilise en presque totalité; la faible portion qui s'altère donne un corps particulier, nommé margarone, et auquel on assigne pour formule, C^^H^eo^.

ChaniTé à 270", en présence de la glycérine, l'acide margarique donne naissance à la monomargarinc et à la irhnargarine. Ce dernier composé paraît identique avec la margarine naturelle.

L'acide margarique forme, avec les bases, des sels bien définis, qui sont représentés d'une manière générale par la formule MO,C3<H3303. [.es margaraips alcalins sont solubles dans l'eau, et s'obtiennent par l'union directe de la base avec la margarine; les autres margarates sont insolubles et .«e produisent par double décomposition.

L'ether rthylmargarique e»t solide et cristallisable; on le prépare en faisant passer un courant de gaz acide clilorhydrique dans de l'alcool qui lient de l'acide margarique en dissolution.

La constitution de l'acide margarique n'est pas encore parfaitement connue, et certains doutes se sont même élevés sur l'existence de cet acide, .\insi, on a publié dans ces derniers temps un travail tendant à prouver que l'acide margarique est un mélange ou une combinaison d'acide ylèai-iqiœ, C^SR^W, et d'acide palmitique, C^^H^'O^ Celte opinion se fonde sur deux faits principaux que nous consignons ici :

1° L'acide margarique, soumis à des

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cristallisations répétées dans l'alcool, cède à ce dissolvant de lacide palmitique pur, fusible à 62°.

2° On obtient de l'acide margarique fondant à 60° et parfaitement cristallisable, en opérant simplement la fusion d'un mélange formé de 9 à 10 parties d'acide palmitique et de 1 partie d'acide stéarique.

Plusieurs procédés ont été proposés pour préparer l'acide margarique. Voici celui qui nous paraît le plus avantageux : On saponifie la graisse humaine ou Ihuile d'olive par la potasse, puis on verse dans la liqueur de l'acétate de plomb dissous; il se précipite du margarate et de loléate de plomb. Ce mélange est traité à plusieurs reprises par l'élher, qui dissout l'oléute de plomb et une portion du margarate. La partie restée insoluble est décomposée alors par l'acide azotique, qui met l'acide margarique en liberté. Cet acide, ainsi obtenu, est purifié par plusieurs cristallisations dans l'alcool.

Oléine.

L'oléine est liquide; elle présente une teinte jaune que la lumière solaire affaiblit en peu de temps.

Elle est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool froid et très-soluble dans l'éther.

Les alcalis saponifient à chaud l'olrine et la dédoublent en glycérine et en acide oléique.

L'oléine se décompose par la distillation en donnant naissance à de Vacide sébacique, C20H'8C8.

L'acide sulfurique la transforme en acides sulfoglycérique et sulfolé'ique. Elle se convertit en un corps solide nommé élaidine, au contact de l'acide nitreux.

Celte réaction, indiquée pour la première fois par M. Pontet, sert aujourd'hui à <onstatcr non-seulement la pureté de l'oléine, mais encore celle de l'huile d'olive et de plusieurs autres huiles non siccatives : toute oléine ou toute huile d'olive qui se soli'iifie au bout de peu de temps par l'agitation avec l'acide nitreux doit être considérée comme pure. Si la iolidificalion tarde plus de deux heures, il faut admettre que la substance soumise à l'essai contient des impuretés.

L'oléine fait partie de la plupart des

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graisses animales; les huiles extraites des végétaux en contiennent aussi de grandes quantités. Pour l'obtenir à l'état de pureté, il faut traiter à rébullilion la graisse par ralcool. La liqueur dépose p.ir le refroidissement la margarine et la stéarine qu'elle a dissoute, tandis qu'elle garde l'oléine pure. La solution alcoolique d'oléine est ensiiite évaporée au bain-marie jusqu'à ce que les dernières traces d'alcool aient disparu.

On préparc encore l'oléine en faisant bouillir pendant vingt-quaire beures de l'huile d'olive avec une dissolution de carbonate de soude : la stéarine et la margarine disparaissent en se saponifiant; l'oléine seule résiste et se rend alors à la surface de la liqueur, où elle forme une couche huileuse parfaitement distincte.

L'oléine a été reproduite artificiellement, en combinant à chaud l'acide oléique avec la glycérine.

Acide oléique, C36H3i04.

L'aride oléique est un liquide huileux, incolore, sans odeur et sans saveur; il ne rougit pas le tournesol. 11 est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, dans l'éther el dans les essences.

Sa dissolution alcoolique, soumise à l'action du froid, laisse déposer de belles aiguilles blanches d'acide oléique.

L'acide oléique, exposé à l'air, rancit en absorbant l'oxygène atmosphérique; il paraît se convertir, dans cette occasion, en un nouvel acide formant avec la baryte un sel soluble dans l'alcool.

La chaleur altère l'acide oléique. Parmi les produits de la décomposition de cet acide se trouvent les acides sébacique, ca~ prylique et caproïque.

L'action de l'acide azotique sur l'acide oléique fournit plusieurs acides, appartenant, les uns à la série acétique, et les autres à la série oxalique.

L'acide oléique est transformé, par l'acide azoteux, en un corps cristallin, fusible à 4 4 degrés, et qu'on a nommé acide élaidigue. Ce nouvel acide est isoinérique avec l'acide oléique.

La potasse caustique convertit, à chaud, ra:ide oléique en un mélange d'acélate et de palmitote de pola>se

L'acide oléique produit, avec les bases, des sels parfaitement dcGnis, el dont la compo-

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sition correspond à la formiile générale MO,C36H3303. Il donne, avec l'alcool, un cther huileux et insoluble dans l'eau. Il s'unit enfin, en plusieurs proportions, avec la glycérine. La combinaison qui a été nommée trioléine paraît identique avec l'oléine naturelle.

Pour préparer l'acide oléique pur, il fuit saponifier l'huile d'olive ou plutôt l'huile d'amandes douces par la potasse, décomposer ensuite par l'acide tartrique le savon obtenu, et mélanger les acides gras, mis en liberté, avec la moitié de leur poids d'oxyde de plomb très-finement pulvérisé. Ce mélange, chaulTé pendant quelques heures au bain-marie, donne de l'oléate et du margarate de plomb, qu'on laisse digérer ensemble pendant vingt-quatre heures dans deux fois leur volume d'éther. Au bout de ce temps, loléate de plomb ét;mt dissous, ou év;ipore l'éther, puis on traite le résidu de l'évaporation par l'acide chlorhydrique affaibli, il se produit du chlorure de plomb insoluble, tandis que l'acide oléique, mis pour la seconde fois en liberté, se rassemble à l'état de couche huileuse. L'acide oléique ainsi obtenu n'est pas encore parfaitement pur; on achève de le purifier en le dissolvant dans l'ammoniaque, en ajoutant ensuite du chlorure de baryum à cette liqueur, et en faisant enfin cristalliser,à plusieurs reprises, l'oléate de baryte obtenu. Ce sel, décomposé alors par l'aciiie nitrique, donne l'acide oléique dans un état de complète pureté. Cette dernière opération doit être exécutée dans des vases entièrement pleins et bien fermés, pour éviter le contact de l'air, qui altère toujours l'acide oléique.

Les fabriques de bougies livrent au commerce un acide oléique impur, qui se forme lorsqu'on décompose par l'acide sulfurique le savon calcaire provenant de l'action de la chaux sur le suif. Cet acide oléique, pour servir à préparer soit des oléates, soit les oléines artificielles, exige qu'on le soumette au mode de purification que nous venons d'indiquer.

Sléari'ie, CUiHuouia.

La stéarine pure olTre l'aspect de lamelles blanches, qui sont douées d'un éclat nacré. Ce corps est insipide, inodore, fusible entre 60 et 62 degrés, complètement insoluble

ALG

dans l'eau, et peu soluble dans l'alcool froid ; ralcool bouillant en dissout euviroti un huitième de son poids. Il se dissout aussi en grande quantité dans Téther bouillant, mais ce liquide le dépose en presque totalité par le refroidissement.

La stéarine, soumise à l'action de la chaleur, se décompose en dégageant de l'acide margarique, de la margarone et différents carbures dhydrogène.

Traitée à l'ébullition par une eau chargée de potasse, de soude ou de chaux caustiques, la stéarine se dédouble en glycérine et en acide stéarique. Cette réaction, à laquelle on a donné le nom de sapomficalion, fournît un poids de glycérine et d'acide stéarique notablement plus élevé que celui de la stéarine qui a été mise eu expérience. Ainsi :

100 parties de stéarine donnent en effet . . .

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