i,6 d'acide stéarique, 8,0 de glycérine
Total, . . 102,6
M. Chevreul a démontré que cette augmentation de poids provient de la Oxation des éléments de l'eau sur la stéarine, au moment ou son dédoublement s'opère. Ce fait n'est pas particulier à la stéarine, car, tout corps gras neutre, qui se saponifie, s'empare inévitablement d'une certaine quantité d'eau. (Voyez généralités sur la constitution des corps gras neutres, — glycérine.)
Les propriétés de la stf^arine sont encore imparfaitement connues. Si nous l'avons vu se comporter, dans la plupart des cas, comme un corps neutre, il peut arriver qu'elle joue le rôle d'un acide faible. Ainsi, traitée par le carbonate de potasse, elle donne naissance à un véritable sel, le stéaroglycérate de potasse.
La stéarine se rencontre dans la plupart des graisses solides; on l'extrait ordinairement du suif de mouton. Dans ce but, on chauffe le suif avec huit ou dix fois son volume d'éther. La stéarine se dissout et cristallise ensuite, en paillettes nacrées, par le refroidissement de la solution éthérée. On exprime ces paillettes, puis on les fait cristalliser à deux ou trois reprises successives dans l'éther.
La stéarine ainsi obtenue parait être pure.
Acide stéarique, C36lI3sov.
L'acide stéarique cristallise en aiguilles
ALC
brillantes, qui sont inodores, insipides, insolubles lians l'eau, très-solubles dans l'alcool et dans l'éther. Cet acide fond à 70°; il se décompose vers 300° en dégageant de l'acide carbonique, de l'hydrogène carboné et un corps gras particulier, la stéarone, C56H5602, qui présente beaucoup d'analogie avec la margarone.
L'acide azotique transforme l'acide stéarique en une série d'acides, parmi lesquels figurent les acides acétique, formique, butyrique, succinique, subérique, etc.
Pour préparer l'acide stéarique on dissout du savon de suif dans 8 ou 10 parties d'eau chaude, puis on ajoute à cette dissolution 40 à 50 parties d'eau froide. Il se précipite bientôt un mélange de stéarate et de marg;irate alcalins. Le précipité lavé et séché est repris par l'alcool bouillant, qui laisse déposer le stéarate de potasse par le refroidissement ; ce stéarate, purifié par plusieurs cristallisations successives dans l'alcool, est alors décomposé par un acide, qui met l'acide stéarique pur en liberté.
L'acide stéarique, brûlant avec une flamme éclairante et sans répandre d'odeur appréciable, a été employé avec succès pour fabriquer des bougies, que l'on a nommées, pour cette raison, tnugies stéariques.
Dans le but d'abaisser le prix de revient, le suif qui doit servir à la confection des bougies stéariques est saponifié au moyen delà chaux, au lieu de l'être par la potasse. Le savon calcaire qui se forme est traité par l'acide sulfurique, qui le décompose en sulfate de chaux et en acide gras. On soumet ces arides à l'action de la presse hydraulique, l'acide oléique étant liquide, s'écoule, tandis que l'acide stéarique, mélangé d'un peu d'acide margarique. reste sur la presse. On fond alors cet acide stéarique, puis on l'introduit, pendant qu'il est encore liquide, dans des moules de fer- blanc à doubles parois chauffées par la vapeur.
Lorsqu'on fait réagir en vase elos, à la température de 200" environ, la glycérine sur la stéarine, on obtient trois composés, qui ont reçu les noms de monostéarine, de distéiirine et de tristéarine. Ce dernier corps est identique avec la stéarine naturel.
ALC Gi.ircoi:.s. — AZ.C001.S diato-