‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 69 sur 129 · SOS · texte numérisé non relu

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munies d'un disque plane ou convexe, concolorc , cl dépourvues de marge propre. — Ce g., qui avait déjà fait partie des Parméliacécs du même auteur, que HolTmann c: M. De Candollc avaient, de leur côté, rangé parmi les Usnées, a subi de nouvelles vicissitudes depuis celle époque. M. Fée, après l'avoir adopté dans sa Méiliode licliéiwrjrapliique , et considéré comme appartenant à sa tribu des Corniculaircs, l'a, plus lard (Suppl. à f Essai , etc.), rejeté parmi les Ramalines. Quand ce g. a été créé, l'on avait peu étudié ell'on connaissait mal la physiologie des Lichens. La fructification, dont les caract. sont d€ première importance dans toute mélh. naturelle, ue venait alors qu'après le thalle pour la classification. En conséquence, on élevait à la dignité d'esp. cl même de g., des plantes que leur habitai avait complètement métamorphosées. 3Ieyci et Wallrolh nous ont fait connaître les causes de ces transformations, et nous en oiil dévoilé le mode. Il est donc bien prouvé maintenant pour les botanistes, qui ont étudié les Lichens ailleurs que dans les herbiers, que les Alectcriées d'Acharius ne sont que desÉverniesou des P>amalines transformées et atypiques ; aussi , Pries s'esl-il servi du mol Alcctoria pour désigner, parmi les g. Usnea, Evcrnia, Ramalina et Cetraria, la sect. de chacun d'eux, où viennent se ranger les esp. ou les formes à thalle filamenteux, capillacé, pendant. (C. M.)

ALECTORIDES (â^/x-rwp, coq; tîio; , forme;, ois. — C'est, dans la méthode de Temminck, son 11'"* ordre, renfermant ks Échassiers à bec court, tels que les g. Agami, Cariama, Glaréole, Kamichi et Chavaria.

(Lafr.) ALECTOROLOPHUS (àXcxTopôJ.oyoç, qui a une crête de coq), bot. rn. — Celle dénominalion, après avoir été donnée par d'anciens botanistes à diverses plantes européennes , a été appliquée par Haller (Helv.) à un g de la famille des Serophularinées, tribu des Rhinanlées, qui est ainsi caractérisé: Cal. membraneux, comprimé-^ventru, de 4 dents inégales. Cor. hypogyne, ringente, lèvre super, en casque , comprimée, bidenlée au somme! ;rinfér.lrifide, presque égale. Étam. 4, insérées sur le tube de la corolle, didynames, cachées sous le casque; anth. horizontales, biloculaires, velues, muliques.

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Ovaire comprimé, hiloculaire, pourvu d'une glande à la base; placcnlas linéaires , pauci-ovsi!és, altacnés des deux côtés à la cloison. Style simple, subexsert; sligm. sub-capité. Caps, comprimée , loculicide-bivalve ; valves scplifêres au milieu. Graines rares, suborbicuiaires, comprimées, pourvues d'un iiord membraneux , appcndues par l'ombilic marginé au sommet. — Ce g. a pour type le Rhinnnthus cnsia-nalli L II comprend un polit nombre de plantes berbacées annuelles, propres à l'Europe centrale et australe, ainsi qu'à l'Asie limitrophe; elles sont à feuilles opposées, sessiles, lancéolées, dentées, à neurs axillaires , solitaires , sessiles , jaunes. (C. L.)

ALECTORS (àh'xTfop, coq), ois. — C'est dans Mcrrem et dans Cuvier IRhj. ayiim.), la 1" famille de l'ordre des Gallinacés, renfermant les Hoccos, les Pauxis, les Yacous, les Panaquas et l'Hoazin. C'est aussi dans Gmelin et Latham le nom du Hocco de la Guyane. (Lafr.)

•ALECTRA. BOT. i-ii.— G. établi parThunbcrg [nov. Gen.) dans la famille des Scrophularinées , et qui ne paraît pas être généralement adopté. Endlicher [Gen. PL) le réunit au Glosiostylis, Cham. et Schlecht. F". ce mot. (C. L.)

ALECTKIDES (contraction d'àAsxTpu-iîv, coq ; cl'jo; , forme), ois. — C'est dans la méthode de Vieillot sa OO' famille de l'ordre des Sylvains , composée du seul g. Yacou ou Pénélope. (Lafr.)

AI.ECTRUIIUS (à/EXTup, coq; oipâ queue ). ois. — C'est le nom latinisé du g. Gallilc de Vieillot, faisant partie de ses Myothcrcs, IS"'" famille de son ordre des 'Sylvains. ( f^. Gai.lite ). ( Lafr. )

ALECTtx\OTi.Alectrijon (à),£xTpu»v, co(!).

MOLL. — Démembrement inutile du g. Buccin, proposé par Monlfort [ConcUyl. stjstént., l. Il , p. 5GG). Le type de ce g. est le Buccinuin papillosum , dont les caract. s'accordent très bien avec ceux du g. 7\'rt.«se de Lamarck. Les caract. du g. de Monlfort étant insuffisants, il a été depuis long-temps abandonné, {r. Buccin.) (Dhsh.)

AJ.ECTRYOIV , Gœrtn. (à^txrpuu», coq), aor. pi[.~G. de la famille des Sapindacées , tribu des Dodonéacées, Camb.,dontlesfleurs sont inconimes. Le fruit est une baie coriace, glo!;uleus<;,unilocu!aire, monosperme; cou-

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ronnée d'une crête coriace, qui se prolonge d'un côté jusque vers le milieu; la graine est attachée au fond de la loge, et engaînée d'un arille basilaire. L'esp. sur laquelle se !onde ce g. est un arbre indigène dans la Nouv.- Zélande. ( Sp. )

* ALECTRYOIMA (àAExrpvo'viov, jeune coq). MOLL. — G. proposé par M. Fischer [Bull. Soc. nal. Mo.sc.) pour quelques esp. d'Huitres qui , telles que les Ostrea perraia et diluviana, ont le bord des valves profondément dentelé. Ce g. ne peut supporter le moindre examen, et ne doit pas être adopté. [r. Huître.) (Desii.)

• ALECTL'RA et Aleciurus. ois. — C'est dans la classif. de M. Swainson, un g. répondant à VAlecinirus de Vieillot {V. ce mol). Nous ignorons pourquoi cet auteur, adoptant ce g., a jugé convenable d'en altérer le nom : il écrit à la Ibis Aleclura et Aleciurus. (Lafr.)

' ALEGRIA , Moç. et Sess. ex D. C. bot. PH. — G. que M. De Candolle rapporte avec doute à la famille des Tiliacées, et dont il expose ainsi les caract. {Prodr. \ , p. 517): Involucelle de l2 folioles lancéolées, pointues, étalées. Sépales au nombre de 5 , valvaires en préfloraison, finalement révolulés au sommet. Pétales au nombre de 5, planes, obovalcs. Étam. nombreuses, libres ou légèrement soudées par la base ; les extér. ananlhères; anlh. suborbicuiaires. Ovaire ovoïde, monostyle; sligm. au nombre de 5, suborbicuiaires, rapprochés. Caps. 5-gone, 5-loculaire , loculicide, 5-valve. Graines ailées. Ce g. n'est fondé que sur une seule esp., indigène au Mexique; c'est un arbre à feuilles ovales, dentelées ; les fleurs, blanches et semblables à celles des Sparmannia , sont de la grandeur d'une rose. ( Sp. )

•ALEIODES. INS. —Genre de l'ordre des Hyméno|)tères, appartenant à la famille des Ichneiniwiiieiis, groupe des Braconiles, établi par M. Wesmael {I\Iono(jraphie des Bra-' con. de Belgique), qui le caractérise principalement par une 2""^ cellule cubitale, carrée ou rectangulaire aux ailes supérieures , et par un abdomen linéaire et non comprimé. Cet auteur en décrit IR espèces indigènes, pour lesquelles M. Westwood {Syii. of Gen.) et nous [Hisi. des An. art.) avons conservé le nom générique de llogas , qui leur avait été déjà appliqué par M. Nées von r.scnbcck. 'J^. ce mot.) .Bl.)

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ALÉME. poiss.— Nom vulg. d'une Raie à museau aigu. ( V. Raie ). ( Val.)

ALÈiVE. Snbula. moli..— En examinant les coquilles du g. Terebm de Lamarck, M. de Blainville reconnut dans le nombre quelques esp. qui réellement n'appartiennent pas à ce g. et qui sont de véritables Buccins. Il aurait sans doute suffi de retirer ces esp. du g. Teyebra , dont elles n'offrent pas les caract. , pour les remettre parmi les Buccins. M. de Blainville, néanmoins, dans son traité deJIalacologie, a cru devoir faire autrement; il a laissé aux 2 ou 3 esp. de Buccins le nom de Terehra , ct il a établi un nouveau g. , celui qui nous occupe, pour les \ra\sTcrebru de Lamarck. Ces changements de nomenclature ne pouvaient être adoptés ; aussi le g. Subida n*a-t-il été admis par personne, {f"'. Vis.) (Desii.)

ALEOCHARA ( à/.c'a , abri ; x'-^P^'^'^<^ . je creuse). i?is. —G. de Coléoptères pentamères, établi par Gravenhorst ct placé par Latreille dans la grande famille des Brachétytres , Iribu des Aplatis. Ses caract. sont: Ant. inscrcc.s à nu entre les yeux et près de leur bord intér.; les liois («■■'^ articles sensiblement [dus longs que les suivants; ceuxci perfoliés, le dernier allongé et conique. Palpes terminés en alêne; les maxillaires avancées avec l'avant-dernier art. grand et le dernier très petit. Cors, presque ovale ou en carré arrondi a iixangles.Ély t. très courtes. Les Aléochares sont de petits Brachélytrcs très agiles, qu'on trouve ordinairement dans les Champignons ou bolets plus ou moins putréfiés; on en rencontre aussi sous les pierres et dans les débris de végétaux qui sont à terre , ainsi que dans les bouzes. M. Dejean dans son dernier catal. en men- !ionne2;i esp., dont 5 d'Amérique elles autres d'Europe. Parmi ces dernières nous citerons les ^. fuscipes, tristis , bipunclatn et nilidu de Gravenhorst, qui se trouvent toutes 4 aux environs de Paris. (D.)

• ALÉOCHARIDES ( Aleocham , F. cidessus ; eT^oç, forme), ins.— Tribu de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Brachélytrcs, établie par le comte Mannerheim et qui correspond à celle des Aplatis (Z>ep;'e««) de Latreille. /'. ce mot. 1 lie comprend iGg. dont voici les noms: Dinaydu , Lomediusa , Gyntnusa, Gyropitœiia , AltocUara, Oxypoda, Splienoma, Microura , Oligota , Trichopityc,

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Homalola , Ciilodera , Bolitochara , Druitilla, Fulagria et yluLalia. Les deux premiers g. ont les angles du prothorax fortement prolongés, tandis que les 14 autres les ont au contraire peu prolongés ou nuls. Du reste, cette tribu se compose d'esp. assez disparates, la tête étant chez les unes non rélrécie postérieurement, tandis que chez les autres oHe offre un col aussi distinct que dans les Slaphylinides. Les ant., souvent courtes, robustes et presque fusiformes , sont insérées tantôt dans des cavités latérales de la tête, au bord antér. des yeux , tantôt à nu , au mêmebord ou un peu plusavantsur le front; elles se trouvent alors situées presqueau bord interne de ces organes. Cette tribu se distingue par ce caract. de celle des Oxyiélides;des Tachinide>i\i!XT les jambes, qui sont toujours mutiques , excepté chez les Cymnusa, et des (hnalidcs , par la brièveté des élytres,,qal laissent la majeure partiede l'abdomen àdécouvert; celui-ci est constanmienl relevé, même pendant l'inaction, dans la plupart des es|). , et quelques unes le ramènent si complètement sur le dos qu'elles paraisse:it alors lout-à-fait globuleuses ou sphériqucs. Le corps des Aléockandes est en général assez allongé , et presque parallèle dans la majorité des espèces. Ce sont des insectes de très petite taille, de couleur uniforme, brunâtre , noirâtre ou ferrugineuse et d'une détermination extrêmement difficile. (D.)

*MukVE. yilepat,. Triton, L. (àpriv.;).£- Traç, sorte de coquille), moll. — G. delà classe des Cirrhipèdes, famille des Lépadiens, Blainv , formé par Rang [iMmi. d'Itisi. liai, des moll.) qui lui assigne les caract. suivants : Animal ovale , comprimé , fabilorme, arrondi près du pédicule; celui-ci médiocrement allongé; cirrhes un peu courts, se recourbant à peine à leur sommet , ct composés d'environ 10 à 12 art. hispides à leur base. Coquille remplacée par une enveloppe d'une seule piéee épaisse, subgélatineusc et un peu diaphane, sans autre ouverture que celle qui sert au passage des cirrhes, se continuant avec le pédicule et ne présenlaiil aucune trace de pièces teslacées. —Ce g. ne se compose que d'une espèce, trouvée sur l'ombrelle d'une méduse; ce qui indique suiri.samment qu'il est pélagien. (C. d'O.)

ALEPIDEA, Laroch. (à priv.; ).s-c;, t'^'o;, écaille), eût. pu. — G. de la famille des Ori-

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bellifères , tribu des Saniculées , de M. De Gandolle , qui en donne lescaract. suivants {Prodr. 4, p. 87) : Tube calicinal légèrement tuberculeux. Pétales inflécliis. Péricarpe ovoïde-cylindracé, tuberculeux; méricarpe sans côtes ni bandelettes; carpophoreadné. L'unique esp. sur laquelle se fonde le g. est une plante herbacée, du cap de Bonne- Espérance, dont les feuilles radicales sont pétiolées, oblongues, ciliées de soies spinescentes; les tiges presque nues ,ombeHiféres au sommet ; les ombelles semblables à celles i^S Astranliii. (Sp. )

ALÉPIDOTE [àài-KiSa^ot; , non écailleux).

poiss. — Nom donné par Linné à un poisson qu'il classait parmi les Cbétodons, et dont la peau est sans écailles. Lacépède a fait de ce Ch. Alepidoias L., un g. où il ne plaçait que cette seule esp., son Rhombe Alépidoie. Depuis, nous en avons plusieurs autres qui viennent tontes, comme la première, des mers d'Amérique. (Val.)

* ALEPISAURUS (à priv.; It-^k, écaille ; (TaSpoç, g. (!e poissons ). poiss. — Nom composé par le Révérend R.T. Lowe de Madère, pour exprimer un Sawus sans écailles , ou à peau nue. Ce nouveau g., découvert à Madère en 1833, décritet figurédans les Trans. de la Soc. Zool. de Londres , a le museau avancé, la gueule très ouverte, fendue audelà des yeux, ornée de dents très longues, rangées sur les mâchoires et sur le palais. Deux dorsales, l'une trèshaute; l'autre petite et adipeuse; de petites ventrales; une anale courte, pointue en avant; la caudale grande et fourchue. J'ajoute encore à ce caract. fourni par M. Lowe, l'observation faite sur le dessin que m'a communiqué feu mon ami M. Bennett , que les pectorales et les ventrales ont les rayons internes plus longs que les externes. Ce caract. est décisif , quoique paraissant artificiel, pour déterminer le rapport saisi par M. Lowe entre ce g. et les SaiirtLs. Il a comme eux une adipeuse, des ventrales abdominales , forme de nageoires que je ne connais jusqu'à présent que chez les Saunis , la gueule très fendue. Nous connaissons déjà un g. voisin des ii'a«riw, qui a la peau nue et sans écailles. Ajoutez à cela que le canal intestinal est simple, sans cœcum.

Je crois donc que c'est à la famille des Salmoides qu'appartient ce g., et non à celle

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des Tajnioides, avec lesquelles cependant il a quelque analogie par la disposition des dents. On n'en connaît encore qu'une seule esp. nommée A. ferox; elle est argentée avec des nageoires bleues ; la dorsale est très haute. Elle devient très grande, on en a vu de 5 pieds de Ion?. (Val.)

'ALÉPOCÉPHALE [à priv.; )./-7rt;, écaille, xi<f><x\-^ , tête). POISS. — G. de Poissons à tête sans écailles, établi par M. Risso [iMém. de l'Acad, de Turin), qui le caractérise par: Un corps ovale, oblong, dontle tronc est couvert d'écaillés ovales et caduques ; à gueule bien fendue ; à mâchoires et palais garnis de dents fines et aiguës ; à ouïes très larges; 8 rayons branchioslèges; la dorsale opposée à l'anale, et toutes deux uéticulées sur le tronçon de la queue, — M. Risso a placé ce g. dans la famille des Clupéoïdes; mais il est facile de se convaincre, par le plus simple examen, que c'est dans le groupe des Ésoces , près des Microstomes, qu'il faut ranger ce g. curieux, dont on n'a décrit jusqu'à présent qu'une seule esp., l'A. rostre (^^. rostratus), d'un bleu violacé, à nageoires noires. Ce Poisson, selon M. Risso, sort des plus grandes profondeurs de la Méditerranée (2,000 pieds). Ses yeu'i. sont très grands. La femelle pond des œufs brunâtres, et s'approche des rivages en juillet ou août. {Val.)

ALEPYUtlM (à priv.; Ii7zvp6v , cosse , enveloppe de fruit), bot. pu.— G. de la famille des Restiacées, établi par Rob. Bro wn ; Pr<}di'. FI. Nov. HolL, I, p. 253), voisin des g. Devaujciaal Erioeanlon, dont il se distingue par les caract. suivants : Spathe bivalve, contenant une ou plusieurs fleurs. Glumes nulles, Heurs nionandres, à anthère simple, de 6 à. IS pistils unilatéraux, attachés à un axe commun. Styles soudés par leur base, dis^ lincls dans leur partie supérieure. Fruits secs s'ouvrant par une suture longitudinale. — Les 3 esp. que M. Rob. Brown a décrilei sont toutes originaires de la Nouvelle-Hollande. Ce sont de petites plantes grêles et touffues, très semblables aux esp. du g. Devauxia, dont elles diffèrent surtout par l'absence des glumes et leur spalbe généra^ lement unidore. (A. R )

ALETRIS tàXtrpe'ç, qui prépare de la farine; allusion à l'une des espèces, dont les feuilles sont comme saupoudrées de farine)-

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BOT. PII. — G. de la famille des Liliaeées , qui peut être caraclérisé de la manière suivante : Cal. pétaloide tubuleux, formé de 6 sépales égaux, soudés presque en totalité, rudes a l'exlér. Étam. 6, insérées au haut du tube calicinal et incluses; filets très courts, anlh. sagittécs. Ovaire semi-infére, aminci insensiblement à son sommet en un style triangulaire assez long, terminé par un stigmate obtus et à 3 angles. Le fruit est une capsule en partie adhérente au calice, qui est persistant et la recouvre ; elle est pyramidale, à Sangles, terminée en pointe à son sommet, à ;j loges , et s'ouvre en 3 valves adhérentes par leur partie inférieure. Les graines sont très petiles, nombreuses, oblongues , arquées et striées. — Linné, en établissant ce g., y avait rapporté 4 esp. : A. farinosa, capensis , Injacinllwides el fragraiis. La 1"^^ seule en fait réellement partie; la 2""" est devenue le type du g. Keliheimia ; la 3"" celui du g. Sanseviera; et enfin la dernière fait partie du g. Dracœna. .\ l'esp. primitive [A. farinosn L.) on doit joindre VA. aurea de Waltcr et de Michaux. Ces 2 esp. constituent à elles seules le g. Elles sont originaires de l'Amérique septentrionale.

Willdenow a substitué à tort le nom de Jf^iirmbea à celui d'Aletris donné par Linné. (A. R.) ALEIJRISMA, Link (àlevpov, farine; T<Tp.a construction, parext.amas; il faudrait écrire Aleurhisma). BOT. CK. — Petits Champignons qui ressemblent à des amas de farine. Ils ne différent du g. Sporoirichum , auquel on les rapporte maintenant, que par la finesse de leurs filaments et le grand nombre des pores qui les recouvrent. ^/^.Nces d'Esenb., Syst, dcrHhp, V- .25, éd. 1837.) (LÉv.)

'AS.tLIlITKS (àAîuptTnç, farineux; plante couverte d'un duvet farineux), bot. pu. — Le g. de la famille des EupLorbiacées, ainsi nom<mé par Forsler, a reçu aussi diflérenis autres noms : celui de Camirium deRumph, celui d' .-imbiniix de Commerson. Sescaract. sont : Fleurs monoïques, cal. 2-3-parti, à préfloraison valvaire; 5 pétales colorés, à préfloraison imbriquée ; un disque à 5 lobes squamiformcs Dans les mâles, des filets nombreux, courts, soudés inférieurement en une seule masse conique, libres supérieurement, et terminés par des anthères adnées et inlrorses. Dans les femelles, un ovaire

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à 2 loges 1-ovuIées , caché dsns une eaveloppe distincte, tomenteuse, fendue supérieurement pour laisser passer 2 styles courti et bi-partis; fruit charnu, contenant à l'intérieur 2 noyaux percés d'une ouverture vers le haut de leur face interne, et finissant par se séparer chacun en 2 valves. On connaît de ce g. 2 ou 3 esp. répandues dans les îles des mers tropicales, depuis Ceylan jusqu'à l'Océan Pacifique.Ce sont des arbresà feuilles alternes, entières ou lobées, longuement pétiolées et munies de 2 glandes à leur base. Les fleurs forment de grandes panicules composées, dans lesquelles les femelles, rares et portées sur des pédoncules épais, occupent le bas des panicules partielles; tandis que les mâles, très nombreuses, sont supérieures. Presque toutes les parties du végétal sont comme poudrées d'une farine dans laquelle la loupe fait reconnaître de très petits ptjils en étoile. (Ad. J.)

"ALEUROSTICTUS (xhvpov, farine ; «jtix- Toç , poudrée), ins. — G. de Coléoptères pentamèrcs, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides mélitophiles , Latr. , établi par Westwood (Syn. oflhe gen. oflirlt. Ins.), et qui le caractérise ainsi : Corps glabre. Métasternum non avancé. Tibias antér. bidentés. Anus échancré. — Ce g., qui a pour type le Scarabœus variabilis L. , répond au g.Gnorimii.s de MM. Le Peleticr et Serville, adopté par M. Dejean, dans son dernier Catalogue. (D.)

•ALEXIA [àh'^ay, je chasse, j'écarte), ins. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Agalhidides de Westwood, et de celle des Anisotoniides de Stéphens, établi par ce dernier auteur aux dépens du g.Triiomu, Fabr., etauquelil donne les caract. suivants: Corps très convexe. Dernier art. des palpes épais, obtus. Massue des ant. de trois articles. Tète large, défléchie. Corselet court, sans rebords. Il a pour tvpe le Triioma pilifera de Germer. (D.)

ALEYRODES (akvpov, farine; ado,-, apparence ; allusion à la matière farineuse dont ces insectes sont couverts), ins. — G. de l'ordre des Hémiptères, section des Homop* tères, appartenant à notre famille des Corrinicns, aux Gallinsectes de Lalreille, établi par ce dernier et adopté par tous les entomologistes modernes , confondu avec le»

Tinea par Linné, avec les Plialœna par

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Geoffroy, et principalement caractérisé par : Des antennes filiformes, composées de six articles , des yeux échancrés , des ailes ovalaires, n'ayant qu'une seule nervure et les tarses formés de deux articles.

Les mâles et les femelles sont ailés ; les larves sont très différentes des insectes parfaits, et les nymphes demeurent immobiles après s'élre formé une couverture de leur peau de larve. — La seule esp. connue est X'Aleijrodes Chelidonii Lalr., répandue dans toute l'Europe, où elle vit sur la Grande- Éclairc {Chclidoniiim majiis). (Bl.)

ALFOXSIA (Alphonse d'Est, duc de Ferraré). bot. ph. — G. de Palmiers, établi par MM. Kunthet Humboldl dans les Nova Gênera, 1, p. 307. Ce g. a été reconnu par M. Marlius comme identique avec YELaU de Jacquin et la seule esp. qu'il comprenait, \'u4fonsia oleijera Humb. et Kunth LC. ne paraît pas différer de YElais melanococca de Gîertner. Il est connu sous le nom vulgaire de Coyozo, et fournit une huile désignée dans les parties basses de la Colombie, où il croit, sous le nom de Manleca del Corozo. f'.V.L'E.xs. (Ad. Br.)

ALFKF.DIA (nom d'homme), bot. ph. — Nom donné par Cassini à un g. de Composées de la tribu des Cynarées. Ses caractères sont : Capitules homogames, multi et équaliflores; involucre hémisphérique, composé d'écaillés scarieu^es, oblongues, appendiculées; les extérieures lacérées, spinescentes au sommet; les intérieuresorbiculaires, concaves. Le réceptacle couvert de fibrilles libres. Corolles 6-fides, presque régulières, à limbe du double plus long que le tube ; filets des étamines libres , légèrement scabres; anlhères terminées au sommet par un appendice long et aigu, à la base par des queues plumeuses. Les branches du style presque soudées et réunies au sommet. Les fruits obovés, comprimés, slriés, couronn'par une aigrette longue, bisériée, à soic> extérieures plus courtes, barbellulées. — VAlfredia est une plante vivace, dressée, à feuilles blanches en dessous, épineuses sui les bords; les inférieures cordées, à pétiole légèrement ailé; les supérieures se^^iles, semi-embrassantes. Capitules penche: , à corolles jaunâtres. La seule espèce conut.^ est originaire de Sibérie. (J. l).}

•ALGAROBL\,DC. cot. ni.— M.DeCii!-

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dolle [Prodr. 11, p. 446) donne ce nom à uufc sect. du g. Prosopus, caractérisée par des anth. non glanduleuses. (Sp.)

ALGAZELLE (nom arabe de la Gazelle), MAM. — Espèce du groupe des antilopes.

;>-. cemoL (l.-G.S.-H.)

ALGÉRIEXAE. moll. — On donne vulgairement ce nom à une grande esp. de Moule édule que l'on trouve particulièrement sur les côtes d'Alger, et qui probablement est une variété du 3Iijiilus gallo-prcvinciulis. (Desh.)

ALGIRE. REPT. — Nom donné à tort par Cuvier à un g. de Lacertiens, déjà établi sous celui de Tropido^aure. y. ce mot.

•ALGOLOGIE {Alga, algue; XcVoj, discours). BOT, CR. — Mot hybride qui ne doit pas plus être conservé que celui d'Algologue.

/'. PlIYCOLOGlE. (CM.)

ALGUE, AUjues. bot. ckypt. — Les anciens n'étaient pas bien d'accord sur le sens à attacher au molAlija. Ils comprenaient en effet sous ce nom, non seulement la plupart des végétaux qui croissent dans la mer, mais encore quelques Lichens, entre autres rOrseiUe ( /?oce//a ) , qu'ils nommaient ^/gr^ tinctoria; mais Pline, qui a introduit ce nom dans l'histoire naturelle, désignait les lllvcs par le nom de jSpvov. Les modernes ne s'entendent guère mieux sur la signification précise de ce mot. Tournefort plaçait des Phanérogames et des Polypiers parmi ses Algues, qui forment une section de sa '.T™' classe. Linné vint ensuite, qui réunit sous le nom d'Alyce une foule d'êtres hétérogènes , tels quelcs Hépatiques, les Lichens, les Phycées, le Chara, les Trémelles et les Bys- .<us.

Dans son immortel Gênera, Jussieu a bien sé;iaré de cafurrugo, les Hépatiques, dont il a fait une famille , et le Oiaru; mais il a con?ervé parmi les Lichens , les Hypoxylées d'une part, et de l'autre les Byssus, auxquels I il assimile les Conferves, sans doute à cause de leur texture filamenteuse, rapprochement, au reste, pardonnable à cette époque, où l'on connaissait mal les uns et les autres. Depuis la science a fait d'immenses progrès. Quoique négligées dans beaucoup de pays , dédaignées même dans quelques uns, et regardées comme indignes d'occuper un instant l'esprit d'un homme raisonnal.lc. les

éiudos cryplogarniqiics n'ont heureusement pas L'ié partout frappées de la même réprobation. A l'exemple de Fries , nous considérons maintenant les Algues comme une *ous-classe, qui se subdivise en 3 familles que nous examinerons en leur lieu. Ce sont les Pliycécs ou Algues submergées , les Lichens ou Algues émergées, et les Bijssacées ou Algues amphibies (qu'il ne faut pas confondre avec les Byssinées de la famille des Champignons), qui tiennent le milieu entre les 1"% dentelles ontlethalle, elles 2", dont elles ont la fructification.

Les Algaes sont donc pour nous des plantes agames, vivant dans l'air, au fond des eaux douces ou salées ou à leur surface , le plus souvent vivaces , remarquables par une texture cellulaire ou filamenteuse dans laquelle il n'entre jam;iis de vaisseaux; en général libres , vivant isolément ou en société , nues ou enveloppées dans une sorte de substance gélatiniforme; à végétation continue ou interrompue par intervalles , puisant dans l'humidité ou le liquide ambiant les matériaux propres à leur accroissement, et dans l'air et la lumière les principes de leur coloration, susceptibles enfin de se reproduire, soit par des gemmes prolifiques développées à leur surface [gonidia), soit par des sporules ou des séminules résultant, autant du moins que nous en pouvons juger, du seul acte de la nutrition (germes non fécondés), soit enfin par des sporidies que contient un nucleus renfermé lui-même dans des réceptacles ou apotJiécies diversement conformés.

Cet ordre, tel que nous venons de le définir, est, indépendamment de VhaùUus, fort distinct decelui desFonginées qui comprend les vrais Champignons et les Hypoxylées. Le caractère essentiel et tranché sur lequel est fondée la distinction, consiste dans la prébcnce d'organes gemmacés que Wallroth a nommés Gonnliu [F. ce mot) et qu'on ne vencontre dans aucun Champignon. Il y a encore d'autres diirérences qui dérivent de celle-là, comme de n'oflfrir jamais même un simulacre de vraies racines, de tiges ni de feuilles, etc., qu'il serait hors de propos d'exposer ici. ( C. M.)

ALGUES SUBMERGÉES, bot. cr. — Avec Correa de Serra et plusieurs botanistes modernes , nous comorenons sous ce nom

al;

toutes les plantes agames \ivantdans l'eau douce ou salée, et nous lui donnons pour synonyme le mot Pliycées, auquel nous renvoyons pour de plus amples détails. (C. M.)

"ALHAGI, Tourn. Mcawa, Dci\. [Som arabe de ces plantes), bot. pu. — G. de lafamille des Légumineuses, sous-ordre des fapilionacées, tribu des Hédysarécs , D.C., s.-lribudes Alhagées, D.C. Ses caract. différentiels sont les suivants : Cal. à 5 dents courtes, presque égales. Pétales subisomèlres; étendard obovale; carène obtuse.

Étam. diadelpbes. Ovaire pluri-ovulé; légume stipité, coriace, oiigosperme, à plusieurs étranglements inarticulés. Herbes sulfrulcscentes ou sous-arbrisseaux; feuillessimplcs, stipules minimes; pédoncules axiliaires, spinescents ; fleurs rouges, disposées en grafq)e. On ne connaît que 3 esp. de ce g.; elles croissent dans les déserts de IF-gyple et de l'Orient. V Alliagi Mauronnu, Tourn. {Iledijsarinn Alliagi L.) produit une substance gommeuse et sucrée qui suinte de l'écorce sous forme de petits grains jaunâtres, et qui, à ce qu'il paraît, est la manne dont se nourrissaient les Hébreux, pendant leur séjour dans les déserts del'Arabie-Pétrée.(Sp.)

*ALIBERTIE, Aliberùa. r,0T. pii.— Noui, avons établi ce g. qui rappelle la mémoire du professeur Alibert , pour une plante de la famille des Rubiacées, connue àlaGuyane française sous le nom de goyave noire. Ce g. qui a beaucoup de rapports avec les 6'enipa , en diffère surtout par des fleurs unisexuées par avortement; par ses 5 stigmates et par son fruit à 6 loges. Il ne comprend qu'une esp. yl. ulilis A. r.ich. [méin. linb. p. 164, (. Il, /■. l), arbrisseau originaire de la Guyane, portant des feuilles opposées, oblongues, acuniinées, et des fleurs terminales solitaires ou réunies en petit nonil)re et presque sessiles. (A. R.)

*AL!BUM (anagramme de Liabum). bot.

PII. — Ce g. diffère du Liabum parles fleurs du disque, dont l'aigrette est bisériée, a rangées extérieures en forme de couronne de^ltée, l'intérieur garni de nombreuses denticules sétacécs, tandis que les fleurs du rayon sont pourvues d'une aigrette 1-sériée et dentée. h'AHbum est une herbe à rameaux trichotomes cylindriques, velus, garnis de feuilles opposées, presque connées et auriculées entières ou pinnatifides, couvertes en

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dessous d'un duvet blanc lomenteux; les capitules sont solitaires et réfléchis. La seule espèce connue appartient à l'Amérique Australe. (J. D.)

*ALICTÈRE. Alicleres, Neck, , Scholt et Endl. (Le nom fait allusion à l'affinité de ce g. avec les Hélicieres). bot. ph. — G. de la famille des Sterculiacées, tribu des Hélictérées. — Endl.SchottetEndlicher(Me/e//iem.

bol.) lui assignent les caract. suivants : Cal. oblong-campanulé, renflé, irrégulièrement 5-dentéj pétales au nombre de 5, ligulifor- ^nes, à onglet nu ou appendiculéj androphore tubuleux; filets anthérifères très nombreux; filets stériles soudés en forme de cupule semi-5-ride, engainant la base de l'ovaire. Ovaire longuement slipilé. Styles 5, allongés, soudés. Péricarpe de 6 follicules reclilignes, [lOl} spermes, d'abord soudés, finalement disjoints. Ce g., propre à l'Amérique équatoriale , est fondé sur VHelicieres carihagineusisL. et quelques autres espèces. (Sp.)

• ALICULAIRE. AUculavia, bot. cr. — Genre de la famille des Hépatiques, tribu des Jongermanniées , établi par M. Corda, [Sturm. Flor. germ. IL XIX et XX p. ;]2) et admis par M. Nées d'Esenbcck, qui le caractérise ainsi dans ses Earopaïsclier Lebermoose , IIL p. 44S: Périanthe terminal inclus dans un involucre urcéolé, auquel il est adhérent parla base. Orifice du périanthe régulièrement denticulé.Calyptre incluse membraneuse. Capsule divisée jusqu'à la base en 4 valves. Élatères nues, dispires. Anthère comme dans le g. Jongermanne. Feuilles décombantes. Amphigaslres simples, étalés, entiers. Tiges ascendantes, flexueuses, garnies de radicules et se ramifiant par innovations. Une seule esp. européenne , le Juwjermannia scalaris Schrad. compose ce genre.

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