‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 71 sur 129 · VII. Les Aliments composés tirés du régne animal sont · texte numérisé non relu

VII. Les Aliments composés tirés du régne animal sont

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I ° Les chairs des animaux. Elles présentent plus de variétés et moins de dilTérences essentielles que les aliments tirés du règne végétal. Les variétés y sont presque inCnies, parce que les espèces qui peuvent servir à notre nourriture y sont, pour ainsi dire, innombrables; ainsi, à quelques exceptions près, les Mammifères, soit herbivores, soit carnivores, les Oiseaux de tout plumage, les Poissons de tous genres, les Crustacés, les Mollusques, et même quelques Zoophyies, peuvent assouvir notre laimel sustenter notre corps. La plus grande différence dans les chairs consiste principalement dans l'arôme. Nous donnons la préférence aux animaux domestiques ; d'abord, parce que nous les avons sous la main ; en second lieu , parce qu'ils sont réellement plus sains par leur arôme qui est d'une foBce moyenne, et par la tendreté moyenne de leur chair.

2° Le sang est inférieur aux chairs ; d'abord, par la grande proportion d'eau qui s'y trouve ; ensuite, parce qu'il y manque deux principes: en premier lieu, la graisse, qui y est presque en quantité insensible ; en second lieu , la gélatine.

:5° Le laii est également inférieur à la chair; d'abord, par la grande proportion d'eau, puis parce qu'il n'a qu'une seule substance azotée ; aussi est-ce la nourriture des enfants et des petits des Mammifères, ainsi que des adultes dont les fonctions digestives sont très allaiblies.

L'homme peut se nourrir exclusivement des aliments composés tires soit du règne végétal, soit du règne animal ; mais il est bien plus rare qui! se nourrisse exclusivement des dernières. En général , un aliment en particulier est insuffisant pour sustenter l'homme ; c'est l'ensemble des cléments formant son réfibne qui est capable de le nourrir, f-^. Nutrition. (Edwards.)

AIjISE. bot. PII. — On nomme ainsi le fruTl de l'Alisier ( Craiœgus), que l'on mange dans quelques parties de la France. (C. L.)

ALISES (ViiNTs). 31i£TÉnR0L. — Dans les mers ouvcries, et au large des côtes, il existe des vents qui soufflent perpétuellement suivant la même direction, et que l'on nomme vents ytlisés , d'un vieux mot français qui expiime l'uniformité et la conetanee. Ces courants d'air s'étendent des

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deux côtés de l'équaleur et jusqu'au trentième degré de latitude environ; à ce dernier point, leur direction est inclinée sur l'équateur, comme celle des moussons; mais, à mesure qu'on se rapproche delà ligne équatoriale, leur direction devient de plus en plus E. ou bien O. En général, la tendance des vents alises est de l'E. à l'O. , c'est-à-dire dans le même sens que le mouvement diurne du soleil. Malgré l'origine du mot alise, il ne faudrait pas croire que ces vents soient réellement constants en force et en direction ; car leur vitesse est plus ou moins accélérée, et leur marche a quelquefois lieu en sens contraire de la direction principale. Ainsi , dans l'Océan Atlantique, le vent souffle habituellement de la mer vers le continent; il est, par conséquent, O. pour 1 Europe et le Sénégal , S. O. pour le golfe de Guinée, et N.-E. pour le golfe du Mexique. Dans l'Océan Indien, compris entre l'Afrique, l'Asie, la Nouvelle-Hollande, nous trouvons un vent alise qui ordinairement souffle du S.-E. Dans le Grand Océan , situé entre l'Asie et l'Amérique , on observe des vents dirigés du N.-E. vers les côtes orientales de l'Asie, et du S.-E. vers les côtes orientales de la Nouvelle- Hollande. Ces vents, à leur point de rencontre sous l'équateur, prennent la direction de l'E. à l'O. Ils s'afl'aiblissent lorsqu'on laisse l'Asie , pour aller vers l'Amérique; à une certaine distance de ce dernier continent on éprouve des calmes. Près des côtes occidentales du Nouveau- Monde, les vents sont dirigés d'une manière plus ou moins oblique vers l'intérieur des terres. Cette obliquité résulte probablement du voisinage de la Cordillière des Andes. Au reste, le vent est fréquemment parallèle à celle immense barrière que la nature oppose aux venls d"0., en les forçant à se replier, soit vers le N. , soit vers le S. Enfin, dans la zone tempérée septentrionale, les vents soufflent habituellement de l'O., c'està-dire en sens contraire des vents alises du Grand Océan. Ils deviennent N.-E. et S.-O. près de la zone glaciale; mais ils ofl'rcnt beaucoup d'irrégularités.

Si notre globe était entièrement recouvert d'eau, le soleil, agissant sur un corps parfaitement homogène, produirait partout, entre les tropiques, des vents alises; mais

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rOcéan est inleiiompii par de grandes masses de terre qui, susceptibles, par leur naiure, de s'échaulTcr plus que l'eau, et par leurs formes montagneuses d'interrompre les courants d'air et de les transformer, modilient singulièrement la direction principale de ces derniers, le long des côtes et sur la terre ferme. Tout ce que nous avons dit ne se rapporte donc qu'aux résultats de l'action du soleil sur l'Océan, à une assez grande distance des côtes. C'est ainsi que, sur la 'côte d'Afrique , le vent souffle toujours vers la terre , à cause de la raréfaction considérable qu'y subit l'air atmosphérique de ce continent, tandis qu'au contraivc dans le Grand Océan, qui ollVc la plus immense nappe d'eau du globe, les vents alises sont réguliers, et présentent les elTets dont nous avons parlé plus haut.

Les vents alises sont très favorables à la navigation, lorsqu'il s'agit d'aller de l'E. à l'O. ; mais les navires qui doivent se rendre de l'O. à l'E. sont obligés de sortir de la zone où régnent ces vents.

La plus ancienne explication de la tendance générale qu'ont les vents alises à se porter de l'E. a l'O. est la suivante : l'air froid des régions polaires va remplacer à l'équateur l'air chaud, qui s'élève et se déverse de droite et de gauche, vers les pôles de la terre. L'air froid arrive donc en des lieux où la vitesse de rotation du globe est de plus en plus grande ; et alors, il parait martlier en sens contraire, c'est-à-dire d'Orient en Occident, la terre le heurtant par l'effet de son mouvement d'Occident en Orient.

Ce raisonnement, s'il était juste, s'appliquerait à merveille, dit M. Saigey, à l'air de nos régions tempérées , où la chaleur et le mouvement de rotation croissent beaucoup plus rapidement que vers 1 équateur; en sorte que nous devrions éprouver un ouragan perpétuel , dirigé de l'E. à l'O. ; mais au contraire le vent dominant , marche de l'O. à l'E.

Pour résoudre cette difTiculté, on a prétendu que l'air qui, dans la zone torride, B'élé-ve et se déverse vers les pôles, produit, dans les hautes régions de l'atmosphère , un vent contraire à celui qui règne dans les Kouches inférieures; et que ce vent s'abaissant de proche en proche, finit par atteindre la surface de la terre , à peu prés vers le

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quarantième degré de latitude. Mais a égalité de chaleur du sol, le décroissement de température des couches d'air à l'équateur est six fois trop lent pour que les couehesinférieures puissent monter vers le ciel; d'ailleurs si ces couches montaient, elles se refroidiraient par leur expansion, et il n'y aurait pas de motif pour qu'elles se déversassent sur des couches demeurées plus chaudes. On donnait donc une très fausse idée de ces mouvements, lorsqu'on les assimilait à ceux de l'air dans une cheminée. Enfin, les molécules placées à l'équateur tournent plus vite que celles de nos régions, mais elles ne peuvent échanger leur place, sans échanger en même temps leur vitesse. Les vents ne varieraient ni en direction ni en intensité, si, toutes les autres circonstances demeurant invariables , la terre ne tournait pas sur son axe, ou bien changeait la rapidité et le sens de son mouvement diurne.

L'astronome Halley avait déjà rejeté l'explication précédente des vents alises. Il croyait que le soleil, échautîanl l'atmosphère d'Orient en Occident, produisait un vent dans cette direction; mais il oubliait que les actions qui se passent entre les molécules d'air sont nécessairement réciproques, en sorte qu'une molécule qui en repousse une autre vers l'O., doit être repoussée par celleci vers l'E. avec une égale force.

L'explication ordinaire des vents alités, des moussons et des brises, repose sur ce fait général , que l'air froid coule par le bas vers T'air chaud, et que celui-ci se déverse par le haut sur le premier. A l'appui de cette théorie, on cite l'exemple suivant: deux chambres contiguës étant inégalement échaufTées, si l'on vient à ouvrir une porte de communication, il s'y établit aussitôt deux courants d'air, l'un, inférieur, qui vit de la chambre froide à la chambre chaude , l'autre , supérieur , qui marche en sens con traire, et tous deux pouvant être rendus sensibles par les directions que prennent les flammes de deux bougies placées dans ces courants.

Il résulterait de là que, dans tous les lieux peu élevés au-dessus du niveau des mers, on ne devrait ressentir que des vents froids se dirigeant des pôles vers l'équateur, et, sur les hautes montagnes ou dans les cou-

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ches supérieures de l'almosphcre, des vents chauds march ml en sens contraire. Or , dans tous les pays, on éprouve indistinctement des venls chauds et des vents froids, non seulement d'une saison à l'autre , mais encore à des époques très rapprochées ; et ces vents peuvent être excessivement chauds, aussi bien qu'excessivement froids.

Les vents alises ont assurément pour cause principale, les températures si variées de la surface du globe j mais jusqu'à présent, on n'a pu faire un pas dans le développement de celle théorie, sans heurter quelques lois de la mécanique. (R.)

ALISIEll ou Aliziiii. Cmiœgus, L. Spach. cor. PII. — G. de la famille des Pomacées, offrant les caract. sui\aiils (Si)ach , 3/oiiogr. Pont. Suiles à BiiUf. Plant. Plian. 2. p. 98. ): Cal. urcéolé , scmi-infère, .S-denlé ; dénis marcescenlesi pétales 5, cuculliformcs, barbus au-dessus de l'onglel. Élani. divergentes ou conni ventes. Ovaire 2-loculaire; styles 2, laineux et cohérents inféricuremenl, divergents ou arqués en dehors; sligm. petits, tronqués. Péricarpe ombiliquc aux 2 bouts, •2-locu!aire ; loges I ou 2-spermes; endocarpe membraneux. Feuilles pennincrvées, simples, églanduleuses, souvent incisées ou pennatitides. Stipules sélacées, très petites. P»amules florifères, allongés. Fleurs odorantes , blanches ou rarement rosées, disposées en cimes corymbiformes; anthères jaunes; mésocarpe farineux. Ce g. est propre au nord de l'ancien continent; dans les limites que nous lui avons assignées, il renferme 8 ou 9 esp. qui se cuilivent comme arbres d'ornement; leurs fruits sont mangeables, mais insipides. (Sp. )

ALISMA ou flutca u. ^/j,v/na (à),'.(j,u.a, plantain d'eau ). BOT. PII. — Ce g., type de la famille des Alismacées, se compose d'environ 8 espèces. Ce sont des plantes herbacées, vivaces.qui croissent dans les lieux marécageux, sur le bord des étangs et des rivières. Leurs (leurs forment ordinairement une esp. de grappe ou de panicule terminale, au sommet d'une hampe nue. Chacune d'elles présente un calice de 6 sépales; 3 extér. verts et de nature foliacée, et o inlér. minces, roses et tout-à-fait semblables à des pétales. Les étam. sont au nombre de 6 ; les ovaires très nombreux, réunis en une sorte de léte, au centre de l«a fleur, deviennent autant

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d'akènes indéhiscents. On a relire de ce g, les esp. peu nombreuses qui contiennent I2élani. et plus, pour en former un g. que le prof. L. C. Piichard a désigné sous le nom à'Echinodoiu.s ( A^. ce mol). Presque toutes les esp. de ce g. sont européennes. VA. planiago L., vulgairement plantain d'eau, est l'esp. la plus commune et la plus généralement répandue. C'est une grande et belle plante, à feuilles ovales, aiguës, marquées de 3 à 9 nervures parallèles, portées sur de longs pétioles; ses fleurs assez petites forment une sorte de panicule allongée. La racine de cette plante a été considérée dans quelques pays el particulièrement en Russie, comme un remède efficace contre l'hydropholiie. 3 erp. sont exotiques, 2 sont origiiiairesd'Améri(iue, Vyl.parviflonm Pursb, et VA. lenelltiin Blartius; 1 du INépaul , VA. renifoime , Don.; VA. damusonium L., forme un g. à part. v. Damasonium. (A.R.)

ALIPEDES [ula , aile; pe*- , pedis , pied). MAM. — Nom des Ciieiroptoes ( /'. ce mot; dans la Zoologie unalijiiqae de M. Duméril. (C. D'O.)

ALISMACEES. AiiMnaccœ. bot. pu. — Famille naturelle de Plantes monocolylédoncs, à élain. périgyniques , établie par L. C. Richard, pour les g. Alisma, Damusonium t\. Sugiiiaria , placés primitivement par A. L. de Jussieu dans la famille polymorphe des Joncs. Voici les caract. qui la distinguent: Cal. de G sépales, à peine unis par leur base, el dont 3 inlcr. minces, colorés et pétaloïdcs, et 3 exlér. verts. Élam. G ou davantage, insérées tout-à-fait à la base des sé- [lales. Pistils en nombre lies variable, distincts cl quelquefois réunis en tête au centre de la fleur. Ovaire à une seule loge, contenant 1 ou 2 ovules dressét', altachcs à une suture interne ou pnriélalc. Les fruits sont autant de carpelles distincts, uniloculaires, indéhiscents, dont la graine, dépourvue d'endosperme, contient un embryon ordinairement recourbé en forme de fer-à-cheval. — Les Alismacées sont des plantes herbacées, dépourvues de tige, c.-à-d. n'ayant que des hampes florifères et rameuses. Elles croissent ordinairement sur le bord des eaux, et appartiennent généralement à l'Europe, quelques unes néanmoins ne croissent que S0U6 les Tropiques.

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Par leur port et l'aspect général de leurs fleurs, les Alismacées ont beaucoup de ressemblance avec les Renonculacées, qui appartiennent à la grande division des Dicotylédons polypélaies, à insertion hypogyne. Les Alismacées se trouvent rapprochées des Butomées par leur structure. Elles en diffèrent par leur calice, dont 3 sépales seulement sont pétaioïdes, et surtout par leur ovaire ne ïontenantqu'un ou deux ovules, tandis que, dans les Butomées, il en contient un grand nombre attachés à la face interne de l'ovaire.

Rob. Brown {Prodr, Fl. Nov.-HoU.) plaçait dans la famille des Alismacées le g. Triglochin, qui fait partie des Juncaginécs, elle g. Poiamogeion, type des Naïadées. F". ces différents mots.

Les g. suivants constituent la famille des Alismacées : Alisma, L.;Sayitlaria, \..;Damasoninm, Jass.; Ecliinodorus, Rich.; Hydromysiria, Meyer. (A. R.)

* ALISMÉES ( âlio-aa , plantain d'eau). BOT. PII. — Ce nom a été donné par Bartliîig à une tribu de la famille des Alismacées, ayant pour type le g. Alisma. (C. d'O.)

ALISMOIDES. Atismoideœ. bot. pu. — Ventenat [Tubl.da Règne Fégél., u, p. 157), éclairé par lesobservations de Gcertner, avait séparé de la famille des Joncs de Jussieu les g. dépourvus d'cndosperme, pour en former une famille qu'il nommait Alismoides; mais ces g., mieux étudiés par L. C. Richard , ont constitué 3 familles distinctes: les Alismacées, les Butomées et les Juncaginées. F. ces mots. (A. R.)

ALISMORCmS (a/icrp.a , plantain d'eau; ôpx'5. orchis). bit. pu. — La plante ainsi nommée par Du Petit-Thouars forme le type de notre g. Cenirosia, dans la famille des Orchidées. F. Centrosie. (A. R.) •ALIX. bot. Pii.-Commerson avait appliqué ce nom à des arbrisseaux de la famille des Composées , originaires des îles de l'Afrique australe et réunis aujourd'hui au g.P.ùadia. r. ce mot. (J. D.) , ALKALI. cniM. — F. alcali. (C d'O.) ! 'ALKAINIMA. — G. de la famille des Boraginacées, proposé par Tauscher( /•'/oc, 1S24), et réuni comme synon. à la div. {a. baphorhiza, Link) du g. Anchusa. {V. Endl. Gen, PL). (C. L.)

ALKOOL (mot arabe qui signifie subtil) CHIM. F. ALCOOL. (C. d'O.)

•ALKEKEl\iGI fnom arabe), bot. pu.— G.

établi parTournefortf/Hs7.) et réuni au PAz/sfiiisde Linné, qui en a fait la dénomination spécifique de l'espèce type. (C. L.)

•AIXAGOPAPPUS [àUoirn, changement, TrxiTiroç, aigrette), bot. pu.— G. de la famille des Composées, tribu des Asléroidécs, établi par Cassini, et réuni par M. De Candolleà soi» g.Jasioiie, où il constitue irne section que caractérisent ses capitules discoidcs, homogames, ses fruits à angles velus, son aigrette dont la rangée intérieure est formée de b-T soies filiformes, scabres , et l'extérieure desoies également peu nombreuses et courtes. VAllagopap-pus est originaire des Canaries j c'est un arbrisseau à feuilles glanduleuses. (J. D.)

•ALLAGOPTERA [ètl^ayn, différence; TT-tpov , penne), bot. pu. — Nées von Esenbeck a désigné sous ce nom, dans le voyage au Brésil du prince de Neuwied, un g. de Palmier dont il n'a pas fait connaître les caractères. (Ad. B.)

ALLAITEMEIXiT. mam. — Dépendante des organes qui caractérisent principalement les Mammifères, la fonction de l'Allaitement appartient exclusivement aux animaux de cette classe. Le lait, dont ces animaux ont .'euls le privilège de nourrir leurs petits pendant les premiers temps de leur existence, est sécrété par des glandes désignées sous le nom de mamelles, dont le nombre et la position relative diffèrent suivant les espèces; mais qui , envisagées d'une manière générale, présentent constamment la même structure anatomique (F. mamelles).

Les modifications que subissent ces organes, durant la gestation et après l'accouchement, constituent un phénomène remartiuable.

Presque aussitôt que le travail de la conception a commencé à s'effectuer dans l'utérus, uneexcitation sympathique se fait sentir aux glandes mammaires, qui ne tardent pas à devenir le centre d'une fluxion évidente. Leur volume augmente rapidement; une sensibilité insolite se développe dans leur parenchyme; le tissu cellulaire qui les environne et la peau qui les recouvre semblent s'oedématier un peu ; enfin, ces glandes , sur la fin de la gestation, sont devenues le siège d'une sécrétion particulière. Cependant, le liquide sécrété alors ne s'écoule, le plus souvent encore, que sous l'influence de près-

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«ions assez fortes ou de succions réitérées. Ce n'est encore qu'une sorte de sérosité transparente, incolore et dénuée de consistance; mais, immédiatement après le part, «elle sérosité s'opacifie rapidement, s'épaissit un peu, et se colore en blanc ou plutôt en blanc bleuâtre [colosirum). Plus tard enfin, ce nouveau produit se modifie à son tour, et acquiert définitivement les propriétés nutritives que réclame sa véritable destination [laii). — Une chose digne de remar- (jue, est l'art merveilleux avec lequel, dans c€s diverses transformations, la nature se subvient à elle-même. Le premier liquide , CH effet, prépare et lubrifie les voies d'écoulement; et, si le colostrum n'est point encore une véritable substance alimentaire, la légère action purgative dont il est doué a pour objet d'expulser de l'intestin du nouveau-né, le meconium , dont le lait proprement dit ne l'eût point débarrassé. Ajoutons enfin, que, pour s'approprier aux besoins croissants et à la puissance digestive du nouvel être dont il fait l'unique aliment , ce lait Ini-méme , au fur et à mesure qu'on s'éloignera de l'époque du part , va devenir de plus en plus nourrissant, c'est-à-dire de plus en plus riche en matière bniyreuse et en caseurn. — Ne pourrail-on pas déduire de ce fait d'observation vulgaire (puisque nos paysans le constatent journellement sur le lait de leurs chèvres et de leurs vaches), que nous faisons de véritables contre-sens en hygiène, lorsque nous confions nos enfants nouveaux-nés à des nourrices qui souvent allaitent déjà depuis un an et plus?

Très variable suivant les espèces, la durée de l'allaitement est ordinairement en rapport avec celle de la gestation , de la croissance et de la vie totale de l'individu ; mais, quel que soit le temps qu'elle se prolonge, cette fonction établit toujours dans l'organisme une sorte de dérivation , qui neutralise l'action physiologique de certains viscères , et s'oppose à l'accomplissement de plusieurs aulres fonctions. C'est ainsi que le phénomène de la menstruation est suspendu chez les femmes qui allaitent, tandis que les' femelles des animaux , placées dans la même conjoncture, échappent à la périodicité de «es sortes de congestions utérines, déterminant chez elles, en d'autre temps, la propension instinctive au coU . qu'on a dé-

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signée sous le nom de nu. — si pourtant, en raison de quelque circonstance particulière . une conception intempestive survient chez la femelle qui allaite , ce nouveau travail de f l'utérus trouble celui des mamelles , et le lait, en même temps qu'il s'appauvrit et s'altère dans sa composition chimique, diminue rapidement en quantité, si même il ne cesse complètement de se reproduire. Les moindres connaissances en physiologie suffisent pour expliquer comment , dans l'espèce humaine, des travaux forcés , une maladie accidentelle ou quelque affection morale à la fois vive et prolongée, sont susceptibles de donner lieu au même résultat.

Suivant leur conformation et la position de leurs mamelles, les diverses esp. de mammifères ont une manière différente de procédera l'allaitement de leurs petits ; ainsi , les Singes , comme la femme , se servent de leurs membres antérieurs pour élever leurs petits à la hauteur de leurs mamelles, qui ont leur siège à la poitrine, tandis que d'autres animaux s'accroupissent simplement sur les leurs, pour leur donner à téler. Enfin , il est d'autres espèces ( tous les g. de Ruminants , par exemple) chez lesquelles, le petit naît avec assez de forces pour se tenir tout d'abord sur ses membres, et vient de lui-même saisir le mamelon. — On trouvera à l'article Marsupiaux les particularités relatives à l'allaitement des ytnimaux à bourse. Quant à l'allaitement des Cétacés qui fut , pendant ces dernières années , un des points les plus controversés de l'histoire naturelle, nous nous abstenons d'émettre notre opinion dans une question que nous ne regardons point comme jugée , et qui, pour recevoir une solution définitive, nous parait exiger de nouvelles observations. Tout ce que l'on sait de positif là- dessus, c'est que ces animaux sont réellement pourvus d'une glande mammaire ; que cette glande est située au devant de l'anus; que, ae plus, enfin, elle est munie d'un muscle particulier qui , en se contractant , aurait pour objet d'en déterminer la compression , et par suite, l'écoulement du lait : sorte de disposition que présentent d'ailleurs plusieurs autres animaux , chez lesquels l'absence de lèvres rend la succion impossible. /^. Cétacés. (A. Teste,}

ALLAMAIVDA, Schreb., L.; Orelia,Auh\.

fAUamand. orofesseur d'hist. nat. à Leyde).

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— G. de la famille des Aporynacces, sousordre des Carissées, l'onde par Linné {Man- /(M. 214), et adopté par tous les botanistes poster. En voici les caract. essentiels: Cal. S-fide. Cor. hypogyne, infundibuliforme , à tube cylindrique, .i gorge pourvue de 6 squames ciliées, à limbe campanule , ample, dont les 5 div. sont obtuses et inégales. Etam. 5, incluses, insérées à la gorge de la corolle; anth. sagittées, subsessiles , conniventes. Ovaire uniloculaire, comprimé. Ovules nombreux, enveloppés par le placenta marginal, auquel ils sontappendus par des funicules assez longs. Capsule coriace, subarrondic , elliptique, comprimée-lenticulaire, hérissée de pointes, uniloculaire et longiludinalement bivalve. Graines nombreuses , suspendues aux bords valvulaires par un funiculc qui part d'un ombilic ventral, imbriquées inférieurement , un peu comprimées et ceintes d'une large aile membraneuse. Embryon dressé dans un albumen cartilagineux, peu abondant, à cotyl. foliacés, ovales-cordes, à radicule linéaire-acuminée, centrifuge. — Les ylllamanda sont des arbrisseaux ou sous-arbrisseaux dressés ou grimpants, appartenant à l'Amérique tropicale; leurs feuilles sont verlicillées; leurs pédoncules multiflores, terminaux et inteipétiolaires; leurs fleurs belles, jaunes. On en cultive plusieurs esp. dans les serres d'Europe. La plus commune et l'une des plus remarquables est VA. Linnœi Don {A. callmriicd L., non A. calliarlica Aubl.). (C. L.) •ALLANIA, Benth. ( Allan Cunningham , botaniste anglais), bot. pit. — G. de la famille des Légumineuses, sous-ordre des Swartziées. L'auteur de ce genre en expose ainsi les caractères ( Hook. Jouru. of Bol. 2, page 91 ; mars iS'iO) : Cal. cupuliforme , coriace , valvaire , irrégulièrement i-ou 5-lobé. Cor. de 5 pétales amples, irrégulièrement imbriqués en préfloraison. Etamines très nombreuses, conformes, périgyncs de même que la corolle.

Antlièresoblongues-linéaires. Ovaire stipilé, pluri-ovulé. Style épaissi à la base, flliforme , pointu. Stigmate petit. Péricarpe inconnu. L'csp. sur laquelle est fondé ce g. est un grand arbre , trouvé récemment par Scliomburg, en Guyane; les feuilles en sont imi)ari-peimées, à pétiole aptère, long d'un lyi pied et plus; les folioles grandes, co-

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riaccs , cotonneuses en dessous; les (leurs sont disposées en longues grappes; la corolle est grande, blanche, étalée. (Sp.)

ALLAl^ITE , Cerin d'Hisinger. min. — Esp. minérale dédiée par Thompson au minéralogiste anglais R. Allan. Ce minéral , encore rare dans les collections, a été découvert, parGiesecke, au Groenland, dans des roches micacées ; on l'a retrouvé, depuis, dans une roche fcidspalhique à Riddaryttan, en Westermanie. 11 a d'abord été pris pour une variété de la Gadoliiiite, à laquelle il ressemble beaucoup par son aspect; mais il en diffère en ce que sa poussière, mise dans l'acide nitrique légèrement chaude, conserve sa couleur et ne s'y résout pas en gelée. L'Allanite est une substance noire et vitreuse qui fond difficilement au chalumeau, est assez dure pour rayer le verre, et pèse spéciGquement 3,4. D'après l'analyse j qu'en a faite Thompson , on doit la considérer comme un Silicate de Cerium , de chaui et de fer. L'Orthite et le Pyrorthile de Berzélius n'en sont probablement que de simples variétés, provenant du mélange de quelques principes accidentels. Beudanl place l'Allanite dans un appendice, à la suite de l'esp. Cérine (ou Cérium silicate noir). Ce minéral est cristallisé en prismes quadrangulaires, dont la coupe transversale parait être un rhombe, très peu différent du carré. (Dei..) ALLANTITES (allusion synon. àànà;,

àvro;, saucisson. F. AlLANTUS). INS. —

M. Newinan(jE'w. Mag.; Auempc. Dir. nf Brii. Ins. int. nat. ord.) forme sous ce nom un groupe appelé par lui )ialural order, et renfermant h&g.IVeviutus, Ctudius, Crœsus, JEmpliyliti, Dolerus, Dosylhœus, Fe>iusa,Sclandria, Aïkalia, qui appartiennent à la famille des Teiithiédiniens (Porte-Scie, Lat.). r. ce mol. (El.)

ALLA!\TODIA ( àUàç , àvroç , saucisson; uSoc, , apparence; allusion à la forme (les indusies). bot. cr. — R. Brown a établi ce g. dans son Prodromu de la Flore de la Nouvelle -Hollande. Il y comprenait alors deux esp. de ce pays et \' As-pidium umbrosum. Ce g. , très voisin des Asplenium et surtout de VAihyrinm , en diffère, suivant cet illustre botaniste, par son tégument recourbé en forme de voûte (indusium fornlcalum) , adhérent d'abord par ses 2 bords à la

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nervure, le long de laquelle les capsules sont Insérées en un groupe ou sore allongé, et s'ou vrant ensuite par son bord intér. L'esp. qui a servi de type à ce g., est \'yl. au.stralis. Kaulfuss y a plus tard ajouté les Aspidium scandicitiiim Willd. et nxillarc Sw.-Kunze et Wallich y en ont encore ajouté deux autres. Plus récemment , Presl a cru devoir supprimer ce g., en réunissant les esp. que P«. Brown et Kaulfuss y avaient placées, au g. Alhi/i-ium, celle de Runzc aux Diplazium , et plaçant YAllaniodia Brnnonis de Wallich dans son nouveau g. Hemidyciium. Il est certain que les Allamodia sont très voisins des Aihijrium, tant par leurs caract. que par leur port; mais leur identité ne paraît pas encore bien prouvée. (Ad. B.)

ALLAIVTOIDE (i)i).à; , avroç , boyau ; tf- <îoç, forme), aiam. — Sorte de sac membraneux, faisant partie de l'arrière-faix des Mammifères , et ayant son siège entre le Chorion et l'Amnios. On croit généralement que cet organe, dont la cavité communique avec la vessie du fœtus, au moyen d'un canal nommé Ouraque , a pour objet de recevoir l'urine que sécrètent les reins , pendant la vie intra-utérine. Très évidente chez les animaux où , suivant les esp., elle affecte des formes différentes, l'Allantoide n'existe chez l'homme qu'à l'état rudimentaire. Cette membrane , en effet, est si peu apparente dans l'œuf humain , que, malgré les ingénieuses démonstrations de M. Velpeau et le savant mémoire présenté par ce médecin à l'Académie des sciences sur ce sujet (1835) , plusieurs anatomisles doutent encore de son existence. Il n'est d'ailleurs pas de physiologiste qui n'ait constaté l'imperforation de l'ouraque sur des fœtus non à terme. (A. Teste.)

ALLAIVTUS ( à)i/àî , ôivTo; , saucisson ; forme de l'Insecte), ins. — G. de la famille des Tenthrédiniens, de l'ordre des Hyménoptères , établi par Jurine [Noitv. Méthode de danser les Hijm.), qui le distingue des Temhredo, auxquelles l'ont réuni Latreille {Regn. anim.) et Lepelelier de St- Fargeau Monog.Tenifi.), par des antennes composées d'au moins 9 articles , et par des ailes super, présentant 'i cellules cubitales. Ce g. renferme un très grand nombre d'esp. généralement indigènes, dont les plus répandues en lluropc sont les A. Scrophulariœ [Ten- 7. 1.

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thredo Scrophulariœ Fab.), lividus [Tenth. Uvida Fab,), nassntus {Tenth. riassata Lin., Fab.). (r.L.)

ALLASIA, Loureir. ( àW.à; , saucisson; forme du fruit), bot. Pif. — G. incomplètement connu . et qui parait appartenir à la famille des Cucurbilacées. Loureiro {Flor. cochinch.) en donne les caract. suivants: Fleurs hermaphrodites. Cal. 5-fide; lanières pointues, poilues. Pétales au nombre de 4, poilus. Étam. 4. Style subulé. Baie grosse, charnue, oblongue, obtuse, pendante, l-loculaire. Graines ovales, comprimées, nidulantes. — L'unique esp. sur laquelle se fonde ce g., est un arbre de la côte de Mozambique, dont les feuilles sont digitées, les pédoncules terminaux, multiflores. (Sp.)

ALLECUL A. ins. — G. de Coléoptères hétéromères, famille des Hélopiens, établi par Fabricius et aiiopté par Latreille dans son ouvrage intitulé : Familles naturelles, où il le place dans sa tribu des Cistélides. Les caract. de ce g. , suivant M. Solier, sont : Pénultième art. du tarse ayant en dessous, au moins aux antérieurs, une pelote membraneuse plus ou moins prolongée sous le dernier. Yeux ne convergeant pas entièrement en dessous. Dernier art. des palpes maxillaires notablement transverse et tronqué carrément au bout. Premier art. des tarses antér. étroit, filiforme, notablement plus long que les 2 suivants réunis; S"""- art. des 4 tarses antér, sublronqué. M. Dejean , dans son dernier Catalogue, mentionne 35 esp. A'Allécules, dont 2 seulement sont d'Europe. Nous ne citerons que VAllecula morio Fabr., qui a servi de type au g. , et qui est de Suède. (D.)

"ALLEIVDEA. BOT. ph.— G.dela famille des Composées, encore très mal défini. Il a pour caract. : Des capitules multiflores, dont les fleurs du disque , en petit nombre, sont hermaphrodites, tubuleuses , à 5 dents révolutées; celles du rayon, femelles, filiformes, ligulées, et disposées sur plusieurs rangs; l'involucre est composé d'écaillés aiguës, imbriquées; le réceptacle convexe porte des petites paillettes (fimbrilles) presque aristées au sommet; fruit...; aigrette par uniforme, poilue.— L',/^//c»rfea , décrit par Lallavc et Lexarca, est une herbe du Mexique, couverte d'un duvet lomonteux, soyeux, à rameaux droits, couverts de feuilles op-

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■posées , connées , largement lancéolées , trinervées en dessous , et présentant 1-2 dents glanduleuses. Les capitules, disposés en coryrnbp, sont longuement pédicellés. (J. D.) •ALLIACÉES. Alliaceœ {allium,s.\\). bot.

pn. — Tribu indiquée par Link [Handb.) dans la famille des Liliacées, et qu'on réunit assez généralement à la tribu des Scillées, Eartl. (ou des Hyacintbées, selon d'autres), de la même famille. Elle ne contenait que le g. Allium, divisé en 5 sous-genres , Mohj , Mœnch. ; Ophioscordon,yNd\\T.; Codonopmsum , Reich. ; Sclienoprasnm, Kunth, ou Porrum, Tourn. /^. ces mots et allium. Peut-être mériterail-clle d'être distinguée. (C. L.)

ALLIAGE. MIN. cniM. et métall. — On nomme ainsi le résultat de la combinaison , opérée par la fusion, de 2 ou plusieurs métaux. Par exception cependant, les produits «dont le mercure fait partie se nomment Amalgames.

Les alliages ne sont souvent que de simples ■mélanges, pouvant se faire en toutes proportions; mais, dans certains cas, ce sont des combinaisons en proportions déterminées, et susceptibles de cristalliser autrement que ne le feraient leurs composants. Tous les alliages sont solides, à l'exception ■de ceux dans lesquels le mercure prédomine. Ils sont opaques, ont l'éclat métallique, et une couleur qui leur est propre. Ils sont moins bons conducteurs de la chaleur et de l'électricité, que les métaux qui en font partie. Leur densité diffère en général , tantôt en plus , tantôt en moins , de la densité moyenne des métaux qui les constituent. Ilssont, la plupart du temps, plus durs et moins ductiles que leurs composants , «ouvent aussi plus oxydables , généralement plus fusibles.

Les métaux que l'on allie le plus fréquemment sont : 1° le cuivre et le zinc , qui constituent le laiton , alliage dont on obtient plusieurs variétés distinctes par la couleur et la densité , suivant que l'on varie la proportion de ses éléments; 2° l'élain et le cuivre , qui forment le bronze , employé si souvent pour les cloches , les statues, les médailles, et une multitude d'autres objets; •3° le plomb et l'antimoine (5 parties du premier et une du second) avec lesquels on fond ies caractères d'imprimerie. L'antimoine sert <ians ce cas à donner au plomb assez de du-

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reté pour résister à une forte pression. On emploie aussi dans les arts plusieurs autres alliages, tels que ceux de mercure et d'étain, de mercure et d'or, d'étain et de plomb , d'étain et de cuivre, de fer, de cuivre et d'or, de plombet d'antimoine, et l'alliage fusible de d'Arcet, composé de bismuth , de plomb et d'étain. (C. d'O.)

ALLIAIRE. Alliaria, Adans. {Allium, ail, à cause de l'odeur de cette plante), bot. pk. — G. de la famille des Crucifères, tribu des Siliqueuses , offrant les caractères suivants {Spach , Suites à Buff., Plant. ph.,i), p. 413) : Sépales 4, très caducs, subnaviculaires ; les 2 latéraux plus larges. Pétales 4, onguiculés; glandules 4 (opposées aux 4 sépales) , inégales ; les 2 latérales plus grosses, en forme de fer-à-cheval , entourant la base des filets impairs ; les 2 autres petites , dentiformes, obtuses, insérées une à une derrière chaque paire de filets. Élam. 6; filets filiformes, rectilignes, un peu divergents; anth. sagittiformes-oblongues. Ovaire grêle, 4-gone, 2-loculaire, muUi-ovulé; style très court, columnairc; stigm. pelté, orbiculaire. Silique columnaire , apiculée, tétraèdre, 2-loculaire, 2-valve, polysperme; valves tantôt 1-nervées, tantôt sub-3-nervées , émarginées; nervures placentairiennes subcarénées, très saillantes. Graines suspendues, 1-sériées dans chaque loge, cylindriques , gibbeuses antérieurement , striées longitudinalement, immarginées ; cotylédons rectilignes ou plies transversalement en carène, semi-cylindriques ou concaves; radicule flexueuse ou géniculée, obliquement dorsale. — Herbe bisannuelle ; pubescence nulle ou simple ; feuilles crénelées ou dentées, pétiolées; grappes terminales, feuillées à la base, nues supérieurement, multiflores, lâches après la floraison; pédicellés fructifères horizontaux ou divergents, courts, très gros ; fleurs blanches.

VEryiimum alliaria L. constitue à lui seul le g.; toutes les parties de cette plante ont une forte odeur d'ail et des propriétés dépuratives; les graines peuvent servir en ! guise de moutarde. (Sp.) t

ALLIGATOR, rept.— /'. Caïman. (G. B.^ ALLÎbiVIE. Allionia { Ch. Allioni, botaniste piémontais). bot. ph. — G. de la famille des Nyctaginées, fondé par Linné d'après Lœffling et auquel on a réuni . comme

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s. g., le Tf^edclia du second de ces auteurs. Ce g. a été adopte ainsi par tousles botanistes postérieurs. En voici les caract. : Invol. caliciforme, campanule, 5-dentc ou 3-phylle, 3- (lore, persistant. Périgone corolloide, infundibuliforme, à tube court, dont la base est ventrue, persistante, à limbe 4-lobé, fendu d'un côté. F,tam.4 , incluses , libres , hypogynes. Ovaire uni-loculaire; ovule unique , dressé, à micropyle infère. Style simple; sligni. capité. Le fruit est un akène libre , entre les bases périgoniales épaissies, un peu épineuses par derrière, comme planes par devant , jointes entre elles et contenues dans l'invol. immuté. Semence dressée, à test conné avec l'endocarpe. Embryon condupliqué; cotyl. entourant un albumen amylacé; radicule extraire, infère. Ce g., particulier à l'Amérique tropicale , ne renferme guère que 2 esp. , séparées en 2 s.-g., dont l'un, VAllionia, LœfT. [A. violacea L.), est caractérisé par un invol. S-denté, campanule; l'autre, Jf^edelia , Lœfll. {A. incarnala L.), |)arun invol. Iriphylle. (G. L.)

ALLIUM [Allhim, ail, chez les Latins).

BOT. PU. — Synon. latin d'AiL. (G. L.)

'ALLMAÎVMA, R. Br. (nom d'homme).

BOT. PII. — G. de la famille des Amarantacées, indiqué parWallich dans son Catal. des Plantes de l'Herbier de l'Inde. Les caract. n'ont pas été publiés. (Sp.)

•ALLOBROGIA, Tratt. [Allobroga, habitant du Dauphiné, de la Savoie), bot. ph. — G. de la famille des Liliacées, synon. du g. Czarhia, Audrz (C. L.)

ALLOCARPUS (âAXoç, autre; xap^o'ç , fruit). BOT. PII. — Ce nom a été donné par M. Kunlh à une plante originaire de l'Amérique équinoxiale, appartenant à la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, et dont les caract. sont: Capitule multiflore, radié; les fleurs du rayon , au nombre de 5 environ, sont ligulées et femelles; celles du disque, hermaphrodites, tubuleuses, 5-dentées. Involucre hémisphérique, formé par environ 10 squames faiblement imbriquées , scarioso-membraneuses; réceptacle presque plan, couvert de paillettes lancéolées , persistantes , scarieuses ; les rameaux des styles appartenant aux fleurs hermaphrodites, dépourvus d'appendices. Les fruits du rayon sont cunéiformes, comprimés, et manquent d'aigrette, tandis que ceux oui appartiennent

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aux (leurs du disque sont cunéiformes-cylindracés, couronnés d'une aigrette 1 -sériée, et composés de plusieurs paillettes subulées, de la longueur de la corolle, comprimées inférieurement, barbellulées ou peclinées , comme j'ai pu m'en assurer par une analyse faite sur l'échantillon décrit par M. Kunlb et conservé dans l'Herbier du Muséum.

On connaît aujourd'hui 3 esp. d'Allocarpus; ce sont des herbes rameuses, à feuilles opposées, 3-7-nervées , entières, velues; les capitules sont jaunes, et peut-être blancs, d'après M. De Candolle. (J. D.)

' ALLOCERUS (a^o;, dissemblable; x/potç, corne), ins. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes , établi par M. Serville, qui le place dans sa tribu des Prioniens, et lui assigne pour principaux caract. : Ant. de 12 articles cylindriques et allongés dans les mâles, courts et en dent de scie dans les femelles. Cors, mutique; corps étroit et très allongé. — Ce g., adopté par M. Dejean dans son Catalogue , ne renferme qu'une esp., A. Spencii, ou Prionns, id., de Kirby , rapporté du Brésil par M. Lacordaire. (D.)

ALLOCimOITE (aUo;, difi"érent; xpo»'»

couleur), min.— Variété deGrenatcompacte, d'un gris verdâtre, découverte par d'Andrada dans une mine de fer, près de Drammen, eu Norwège. Sa composition est à peu près la même que celle du Grenat niélanite.

(Del.)

•ALLODAPE (àno(îa7roç, -n, étranger, ère). INS. — G. de la famille des Mellifères, de l'ordre des Hyménoptères, établi parMM.LepeletierdeSt.-Fargeauet Ser\\\\e {Ennjclop.

méih.) sur 3 esp. du Cap de Bonne-Espérance , qui se rapprochent extrêmement des g. Stelis et Ammobates , Lat. L'esp. citée par les auteurs comme type de leur g., est: VA. rufngasira , Lep. et Serv. (Bl.)

'ALLODAPE [àn.êoLTzi;, •/,', étranger, ère). BOT. PII. — G. de la famille des Épacridées, tribu des Épacrées, créé par Endiicher {Cen, pi.) , d'après une plante figurée [Azalea bullata, Forst.) par Labillardière, rapportée parHookerau g. Prionmes. L'auteur en établit ainsi les caract. : Cal. 5-parti, bractéolé. Cor. hypogyne, campanulée; limbe 5-parti, à segments un peu étalés , imberbes. Etam. 5,hypogyncs, incluses; filaments subclaviformes , dilatés au sommet postérieur des

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anthères adnées. Disque hypopyne, tyathiforme, 5-sinué. Ovaire 5-loculaire , à loges multi-ovulées. Slylesimple; sligm. rendé^conique. Capsule 5-locu!airc; placentas adnés à une colonne centrale? Graines nomhreuses. — C'est un petit arbrissea* de l'Ainérique-antarclique , à Teuilles éparses, sessiles, ovales-aiguës, dentées; à pédoncules axillaires, solitaires, uniflores. multibractéolés , penchés; à fleurs petites.

■ ALLCKA {à.''\o~o;, différent). i.\s.— Sousg. de la famille des Ichneumoniens, groupe des Bracoiiiies, ordre des Hyménoptères, établi par Haliday lEnt. Mac].), dans son tableau générique des Ichneumoiies adxciti. Il lui donnepourcaract. : Mandibules écartées, avec leur dent intermédiaire allongée et aiguë; 3 cellules cubitales aux ailes antérieures.— Haliday regarde comme le type de son g. V^lijsia couirucia Curt. , trouvée en Angleterre. (Bl.) "ALLOGRAPHE. Allogmpha (aUoç, étranger, divers; >p.t<j>o , écriture , caractère), bot. CR. — M. Chevalier, dans son Hisioire des Hijpoxijlous , ouyrage qui n'a pas été achevé, a réuni, sous ce nom générique, toutes les esp. du g. Graphis à lirelles recouvertes dans leur jeunesse d'une croûte farineuse , souvent colorée , dont leur bord se dégage à peine , même après leur complète évolution. Le Graphie Afzelii est le type de ce g., dont le nom n'a pas été adopté.

Plus tard, Persoon {Bol. du Voy. de l'Uranie, publiée par M. Gaudichaud) a tenté de ressusciter ce g., en lui imposant le nom de Cteiitim , et M. Fée [Stippl. Ess. sur lei Crypt. des écorc. ojjic.) a lui-même donné le nom générique d'/i<;///,iHf//oca)7)on, à une esp. de Graphidée qu'on peut encore y rapporter; mais ces 3 genres ne différant que fort peu des vrais Graphis tels que Fries les a définis, nous renvoyons à ce dernier g., où l'on en trouvera les caract. diagnostiques.

(C. M.) •ALLOlATHEROS(ànoro;, dilTérent; àG/ip, /po; , épij. BOT. PII. — ( Famille des Graminées.) Vyindropogon ambiguus de Michaux , qui appartient au g. Gymnopogon de Beauvois.availélé désigné par Elliol sous le nom d'Alloiatheros ambiguus. /^. Gvmnopogon.

(A. R.) * ALLOISPERMDM ((i>.)oro;, dififérent;

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a7r£p(j.a, semence). BOT. pu. — Synonyme d'AL-

LOCARPUS. (J- D.)

•ALLOMORPHIA, Blume (â>Àoç, différent; fj-op'f-n, forme), bot. ph. — G. de la famille des Mélastomacées , auquel Blume ( But.

Zeii., 1831, p. 522) assigne les caract. suivants : Cal. oblong-lubuleux , courlement 4-(lenté; pétales 4. Étam. S, toules fertiles, alternativement plus longues cl pluscourtes; anlh. linéaires, droites, pointues, inappendiculées, échancréesà !a base, s'ouvrant par un seul pore apicilairc. Style flliformc; sligm. simple. Péricarpe sec, ovale-oblong, 4-loculaire. — Arbrisseau à feuilles ô-nervées, glabres, très entières; fleurs en panicules terminales. — Le g. n'est fondé que sur une seule esp., indigène dans les îles du détroit de Malacca. (Sp.)

* ALLONGÉS. Elomjati. araciin. — Ce nom est employé par M. Walckenaër [Ilisi. des Lis. aptères ) pour désigner certains petits groupes de divers g. d'Aranéides. (H. L.) ALLOPIIAIME («^05 , autre ; yacvu, je parais ;parccque ce minéral terreux ressemble souvent à un minerai de cuivre), min. — Nommée aussi lUemawiiie ei Alumine hydratée silicifère, et érigée en esp. par Slromeyer sous le nom d'Allophane , cette substance a été découverte par Riemann à Grafenlhal, près de Saaifeld , en Thuringe. Elle est opaline , demi-transparenlc , à cassure conchoidale , d'un éclat vitreux passant à l'éclat de la cire tendre, et pesant spécifiquement de 1,8 à 1,9; sa couleur est d'un bleu céladon passant au verl el au brunâtre. Cette coloration est due à un peu de carbonate de cuivre dont elle est accidentellement mélangée. L'Allophaiie est infusible ; elle donne de l'eau par la calcination, et se dissout en gelée dans les acides. Elle est composée sur 100 parties, de ?2 de silice, 32 d'alumine, 41 d'eau, 3 de carbonate de cuivre, et iU quelques traces de chaux el d'oxyde de fcr.j On la trouve en petites concrétions ou ciil nids irréguliers, dans une rocheargilo-ferrugineuse à Grafenlhal, à Schneebergen Saxe, à Tanne, au Harz, à Friesdorf près de Bonn, et dans les houillères de Firmi (Aveyron). Ce minéral a de grands rapports avec celui que l'on nomme Collyrite. f^ . ce mot.

(Del.) ALLOPIIYLLE. Allophyllus, L. («Àioç, différent- yvÀ/ov, feuille), bot. ph. — Syn. du

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f.. Sclimideliu L., de la famille des Sapindacces. (Sp.)

•ALLOPLECTlJS(aAXû>ç, autrement :7r):x- TÔç, eotrelac»^.). bot. pu. — G. de la lamille des Gésuéracées , tribu dos Épisciées, établi par Marlius ( JYov. Ceii. ei A)). ), qui lui assigne les caracl. suivants : Cal. libre, coloré, 5-phylle , à div. inégales, iuibriquéesconniventes. Cor. hypogyne, tubuleuse, inlundibulil'ormeoucla\iforme,àtubegibbeux à la partie postérieure de la base, souvent ventru supérieurement à la partie antérieure, à limbe 5 denté ou court ementS-fide. Ëlam. 4 , insérées à la base du tube , didynames, incluses; une 6'"" rudiinenlaire; filaments embrassants. Anth. rapprochées par paires, bilucuiaires, ovales - oblongues. Ovaire libre, uniloculaire , ceint d'un disque annuliire et muni en arrière d'une glandule; placentas 2, pariétaux, biiobés. Ovules nombreux, anatropes; funicules assez allongés. Style simple; sligm. hémisphéri- ((ue, indivisé, concave au milieu. Caps, coriace, subpulpcuse, uniloculaire, bivalve, à valves placentifères au milieu. Graines nombreuses, oblongues ou fusiformes; embryon cylindrique, ortholrape, dans l'axe d'unalbumencbarnu;colylédonstrés courts, obtus; radie, centrifuge, dirigée vers 1 ombilic. — Le g. ALloplecius comprend un petit nombre d'esp. propres à l'Amer, tropicale où elles grimpent sur les arbres ; ce sont des arbrisseaux à rameaux subquadrangulaires, un peu renflés aux articulations; remplis d'une moelle abondante, à épiderme brillant, caduc {secedens), garnis de feuilles opposées , souvent inégales , pétiolées, quelquefois rouges en dessous, subcharnucs, coriaces; à fleurs axillaires , jaunes, tantôt solitaires et pédonculées, tantôt agrégées, sessiles ou en grappes , munies de bractées séi)arées, cramoisies ou couleur de sang, ainsi que les calices. Il a poursynon. : Cranizia, Scop.; Datbergia ou Dalbergaria, Tuss.; Tusiaciu, heich. ; et comprend quelques esp. des g. Besicna et Orobanchia. (C. L.) •ALLOPORE. Alloponi { ^Woi , différent; TTopoç , pore, conduit), zooph. — G. de Polypes entozoaires , considéré comme douteux par M. Ehrenberg lui-même, qui l'a établi et pris pour type de la famille des AUoporlnes , également douteuse; laquelle serait caractérisée par la structure du poly-

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pier rameux, roide, fixé, composé d'une matière calcaire sécrétée à la manière des Oculines et sans axe central ; ce (jui le dislingue des Gorgones et des Isis, composant la famille des Isidées. Les Polypes des Allopores iiuraient, suiv.inl M. Elirenberg, les rayons du corps en nombre Viriable , mais peu nombreux, d'oii vient le nom de Phylocorauxoligactiniés. par leq'ici cet auteur désigne la tnbu qui comprend la seule famille des Alloporines. (UuJ.)

ALLOPTÈRES ycLlltaç,, tantôt d'une façon, ta.ilol d'une autie; nzipav , nageoire), poiss. — Nom donné par M. Diiméril aux nageoires paires inférieures des Poissons, pour exprimer la variation de leur position, tantôt jugulaires, tantôt thoratiques, tan tôt abiiominales, et quelquefois manquant toul-à-fait. (VAf..)

ALLOSOIiUSianoç, différent; acop^'ç, tas), DOT. CR.-Lernhurdi avait séparé sous ce nom en un g. distinct, la plan te européen ne si comn>une dans les montagnes de l'Europe et désignée sous le nom de Pleris crùpa Smith, â'Osmunda crispa L. — Kaulfuss, en le conscrvanldans les mêmes limites, formaauprès de ce g., sous le nom d'Ouychium , un autre g. comprenant quelques esp. très voisines de celle-ci parleur pon. D pui?l(jr.--, Presl a considéré le g. Allowrus d une manière très difléiente,et y a réuni une infinité de plantes que tous lesauieurs piécédentsavaienl laissées parmi les vrais Piciis, et en particulier notre Pieris aquiiina. Le caract. qui distingue ces planesdcs \ia.\s Pieris, c'est que les groupes de capsules ou sores , au lieu de former une ligne continue sous le tégument marginal , y forment, dans leur jeunesse du moins , des groupes arrondis , distincts , qui deviennent plus tard confluents, et sont recouverts par le bord enroulé de la fronde et paruntégumenl marginal .-carieux, continu. Presl iiivise les Alloaorus en 3 sections fort naturelles, qui devien iront peut-être autant de g. distimts, plus naturels encore que ne l'est le g. tout entier, tel qu'il est maintenant limité. La 1", ou les vrais AUosorus, correSf.orid au g. établi [lar Bernhardi, et comprend, en outre, V Onycliium de Raulluss , et quelques esp. de Ciieiluniliei. La 2""^ section comprend un grand nombre d'esp. rapportées précédemment aux Pétris et aux Cheilanthes, tels qne\ts Pteri$ argenlea.

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sulfurea, hatlata, cordata, esp. à btipe dressé, corné, à folioles distinctes, souvent cordiformes, et qui diffèrent beaucoup par leur aspect des vrais Pieris. Enfin, la -i"" section comprend le Pieris aquilina et les esp. voisines, assez nombreuses , qui représentent, pour ainsi dire , celle plante dans les autres parties du monde. On voit que le g. Atlusorus, ainsi défini, est devenu très considérable mais il sera probablement subdivisé de nouveau. (A.D. B.) •ALLOTERRHOPSIS et non AUoierropsh (à).).o'T£ppo;, étranger; oie;, forme), bot. ph. — G. de la fam. des Graminées, établi par Presl {Rel. Haenk. i , 34i, t. A7), pour une plante originaire de la Californie, ayant un chaume simple, à nœuds velus, portant à sa base des feuilles linéaires et planes, et terminé par 2 épis courts. Ceux-ci se composent de 4 épillets, 2 hermaphrodites et sessiies, 2 neutres et pédicellés, enveloppés par 4 bractées en forme de glumes. Ces bradées sont inégales, concaves, distiques et imbriquées; l'infér. est arislée à son sommet et trinervée; les intermédiaires sont plus grandes et à 6 nervures. — Ce g. , qui ne se compose que d'une seule esp. ( A. disiachya Presl, 1. c. ), paraît avoir des rapports avec les g. Apluda et Anlhisiiria. (A. R.)

"ALLOTRIA fànorpco;, disparate', ns.

—G. de notre famille des Cyniphiens fGallicoles, Lat.), de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, établi parWestwood ( Symp.of Bril. Gênera) , qui le dislingue de ses congénères : 1° par des anl. filiformes, plus longues que le corps, et composées de 13 articles au moins dans les femelles; 2° par un écusson déprimé transversalement à la base; 3" par la 2'"= cellule cubitale des ailes super., oblitérée; 4° par un abd. presque sessile. — Il ne rapporte à son g. qu'une seule esp., trouvée en Angleterre et à laquelle il donne le nom d'A. vicirix.

(Bl.) *ALLOTRIE.^//oO'i«s(ànoTpto5, étranger, différent), ois. — G. récemment formé par M.Temminck sur 2 esp. indiennes de l'ordre des passereaux, et dont les caract. sont: Bec court, glabre, plus haut que large , trigone partout; mandib. super, légèrement fléchie, sans arête vive; pointe faiblement carénée; mandib. infér. d'égale force à la super., et faisant à peu près contre-épreuve.

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Narines basales, latérales, nues, couvcrtP,> d'une membrane percée vers son extrémité antér., qui est totalement nue. Pieds à tarse assez long; le doigt externe soudé jusqu'à la 2"" articulition; l'interne soudé à sa base; doiglspostér.et externes égaux. Ailes courtes, arrondies; la I" penne très courte; la 2"" moins longue que les 3 suivantes, qui sont égales; queue courte. — Ce sont, d'après M. Temminck, des oiseaux insectivores, faisant à peu près le passage des Pies-grièches, proprement dites, aux Fourmiliers, et dont le bec, court, large, ressemble plus ou moins à celui des Pardaloles. Ils diffèrent des Piesgrièches par leur bec déprimé, peu croclit» et seulement très faiblement échancré; p;ir leurs narines ouvertes et glabres, non cachées par des poils raides, par leurs tarses longs et leur queue courte, arrondie. Des 2 esp. nouvelles composant ce petit groupe, et envoyées de l'Inde au Musée de Leyde par les naturalistes voyageurs de cet établissement, l'une ^iiV AUotrie à aile jaune {A.paviscapis Tem.Co/., 589), et l'autre l'^Z/of/jc œuobarbe [A. œnobarbus id. , ibid. 2) de Java et de Sumatra. (Lafr.)

ALLOUCHIER. bot. piî.— Nom vulgaire de.]' Alisier commun [Cruiœgus Aria L.)(Si'.) "ALLUAUDITE, Bernbardi. MiN.-S.-phosphate de fer manganésifère, qui accompagne rHureaulile,et qui a été IrouvéparAlluaud, avec celte dernière esp., à Anglaretdansles carrières du Bureau, près de Limoges. Il est fibreux, de couleur verdâtrc et bleuâtre, très iacilement fusible, même à la flamme d'une bougie, et se compose, d'après Vanquelin, de 28 d'acide phosphorique, 5(5 de proloxyde de fer, 6 d'oxyde de manganèse et 9 d'eau. ^Dkl.)

"ALLUVIAL et ALLUVIEN. Alluvins {alluo, baigner, couler sur), géol. — Expressions adjectives désignant l'action qui produit les Alluvions ou VAlluvium. V. ces mots. On dit une forntalion alluviale ou allinienne , pourindiquer l'effetmatériel de l'action ainsi dénommée. /^. Formation. (C. P.)

ALLLVIOiXS. AUuvies, alluvio [allno , baigner, couler sur). chOL. — Accumulation successive de particules tenues d'abord en suspension ou entraînées par les eaux des rivières et des fleuves, et rejetées par elles sur les rivages ou à l'embouchure de cc> cours d'eau. Les Alluvions sont les dépôt*

ALM

meubles de vase, de sable , de graviers et de blocs plus ou moins volumineux, qui, en élevant peu à peu les portions du sol inondé jusqu'au niveau des eaux et même au-dessus, contribuent à augmenter l'étendue du sol exondc, à changer la forme des rivages, à modifier le cours des eaux et à déplacer les embouchures. On confond assez généralement les Alluvioiis avec les Auérissements, qui pourraient cependant en être distingués si l'on voulait indiquer par ceux-ci les accumulations produi tes sur les rivages marins par l'action des eaux marines, tandis que l'on réserverait le nom d'Alluvions aux effets analogues produits par les eaux douces courantes.

On a long-temps nommé les terrains tertiaires, terrains d'Alluvion ; mais il s'est formé des Alluvions à toutes les époques ; il ne peut donc pas y avoir des terrains, mais des formations d'A.\]uy ion. F. Formation, Terrain, Attérissement, (C. p.)

*ALLUVIUM {alluo, couler sur), géol. — Terme général employé, pour ainsi dire, comme personnification de l'ensemble des effets alluviens, en opposition à celui de Diluvinm, créé pour représenter les résultats matériels du Déluge. Cette distinction entre YAlluvium et le Diluvinm étant fondée sur une hypothèse plutôt que sur les faits , il est impossible de donner des caract. différents à chacun d'eux. On a bien dit que YAlluvium étant le résultat de causes lentes et successives, les dépôts formés par celles-ci devaient étrestralifiés, tandis que le D//«i'n(m ne pouvait se présenter que comme une accumulation de débris irrégulièrement disposés; mais il a été bien difficile de faire l'application de ces principes établis à priori. [F'. Di-

lUVIUM et DÉLUGE.) (C. P.)

•ALLUX {Allux, orteil), ins.— Nom donné par Kirbyà l'avant-dernierart. du tarse des Insectes, quand il offre quelque chose de remarquable. Ex.: g. Carculio. (D.)

ALMAGR A ou ALM AGRO. min. — Sorte d'argile ocreuse-rougeâtre , que l'on réduit en poudre fine, ef. dont on se sert dans l'Inde en guise de fard , et en Espagne pour colorer le tabac. On l'emploîe aussi sous le nom de Ilowie indien pour polir les glaces et nettoyer l'argenterie. (Del.) •ALMAIMDI^'. MIN.— Lesancicnsont donné ce nom à une pierre rouge, que l'on croit

ALN

être le grenat oriental ou le rubis-spinelle. M. Beudant s'est servi de la dénomination d'Almandine pour désigner une des esp. du g. Grenat, savoir: celle qui est à base d'alumine et d'oxyde de fer, et dont les principales variétés sont d'un rouge violet. (Del.) ALMAIVDIIVE. min. — F". Alabandine.

(C. D'O.) * ALMEIDEA. bot. ph. — G. appartenant aux Diosmées d'Amérique, dédié par M. Aug. de St.Hilaire, à Don J. P». Pereira de Almeida, noble portugais dont le crédit et l'amitié favorisèrent ses recherches scientifiques au Brésil. Il a les caract. suivants: Cal. court, 5 parti-fide ou denté. Pétales 5, beaucoup plus longs , libres dans toute leur étendue, égaux, spatules. Filets 5, plus courts que les pétales , libres , aplatis, hérissés antérieurement, au-dessus de leur milieu, d'une touffe de poils; portant chacun une anthère en forme de cœur étroit et allongé. Ovaires 5, entourés à leur base d'un disque cupuliCorme, soudés inférieurement entre eux, glabres; autant de styles parlant de leurs sommets, se rapprochant aussitôt et se soudant en un seul, que termine un stigmate en tête à 5 lobes. Le fruit est réduit à 2 coques, ordinairement 1-spermes. L'embryon offre de grands cotylédons incombants, plies dans leur longueur, sans compter de nombreuses et profondes rides transversales, et cachant la radicule qui naît d'une échancrurede leur sommet et se dirige obliquement vers lepoint d'attache. — On connaît de ce g. 5 esp., toutes brésiliennes. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux, à feuilles alternes, quelquefois opposées vers lesommet des rameaux, simples, très entières, portées sur un pétiole noueux supérieurement. Les inflorescences terminent les rameaux qui sont simples et nus au-dessous d'elles, puisdivisésen paniculesouen Ihyrses avec des bractées à la naissance des pédoncules et deux bractéoles sur chaque pédicelle. Les fleurs sont blanches, rouges, lilas ou bleues. (Ad. J.)

"ALniTES [Alnus, nom latin de l'Aune).

BOT. Foss.— M. Gœppert a décrit, sous le nom d'Alniles Keffrsteinii , un des fossiles les plus intéressants des terrains tertiaires, par la conservation des parties de la fructification. En effet, dans les lignites bruns de Salzhauscn, près Midda en Wettéravie , on a trouvé plusieurs rameaux, les uns avec des

A LU

chatons garnis d'élamines avec leur pollen encore bien conserve ; d'aulrcs portant des chatons t'emelles avec leurs écailles et les fruits qui sont entre ces écailles. La comparaison de ces organes avec ceux de 1 Aune commun , prouve évidemment que cette plante appartient au même g., et à une esp. voisine de notre ylbtm ghuinosa , quoiqu'il soil impossible de décider si l'esp. fossile difTcre spécifiquement des esp. vivantes en Europe; car on n'a pas trouvé jusqu'à ce jour, dans la môme localité, de feuilles analogues à celles de ce g. , surtout à celles de YAlnus (jlutlnosa.

La forme des anthères et celle du pollen qu'elles renferment, est parfaitement identique avec celle de ces organes dans les y/l- 7IUS ; et c'est sans doute un des faits les plus curieux de la botanique fossile, que la parfaite conservation de parties aussi délicates que les grains du pollen. M. Gœppert , auquel celte observation est due, l'a publiée en 1837, dans une dissertation spéciale sur les fleurs fossiles, avec tous les détails convenables et d'excellentes figures. [Nov. Ad. Nul. Cur.). Cette plante confirme du reste ce qu'on savait déjà de la présence fréquente , dans les terrains tertiaires , de plusieurs plantes appartenant aux mêmes g. que nos arbres forestiers actuels; ainsi , parmi les Amcntacccs, outre le g. Alitas, M. Gœppert cite une esp. de Beiula, etnousmême nous en avons décrit une des environs de Narbonne. La même localité a présenté uneesp. dug. C(/)'p/«((s. D'après les feuilles, les peupliers et les saules paraissent fréquents ; l'Orme et le Compionia y existent certainement , et les Érables et les Noyers sont les plus abondants. (Ad. B.)

ALIMLS (nom de l'aune chez les Latins). BOT. PII. — Synon. latin de I'aune. (G. L.)

• ALOCASIA (altération synonymique de Colocasid. F. ce mot), bot. ini. — Sous-g. ou div. du g. Colocasin, Ray, de la fam. des Aroidées , Juss. ( Aracées , Sch. ) , tribu des Caladiées, Sch. ( Melcih), s.-tribu des Colocasiées, Sch., etaipsi caractérisée: Spathe cucullée, repliée sur elle-même (incia-vaia). Organes génitaux rudimentaires situés audessus etau-dessous desétamines. Appendice du spndice renflé, plissé, veiné, obtus. Conneclifs sessiles. Ovaires uni-loculaires; ovules aunombredeGc.iviron. — Cette division

ALO

comprend des plantes indiennes , à rhizome caulescent, garni de feuilles peltées. simultanées , dont les nervures saillantes sur les 2 faces; à pédonculescourts, vaginés, presque solitaires; à spathe glaucescente. Elle a pour type Y Arum macroliiziim L., qui , joint au Caladium ciicitUalum Pers. sont les 2 seules espèces qu'elle renferme jusqu'ici. (CL.)

ALOES. Aloë (àlo'yj, probablement l'Aloès des modernes ). bot. vu. — G. de la famille des Liliacées, tribu des Aloinécs, fondé par Tournefort [Iiisi. t. 190 ) et adopté ensuite par tous les botanistes. En voici les caract. essentiels, tels que nous croyons devoir les établir aujourd'hui : Périgonc corollacé , régulier, tubulé, ou irrégulier, bilabié, droit ou courbé, charnu, cylindrique ou subtriangulaire, sexfide, sécrétant à sa base interne uneliqueursucréetrès abondante; formé de 6 divisions dont 3 externes, charnues, soudées en tube, et 3 internes ténues, soudées avec les premières par le dos, dans presque toute leur longueur; ou toutes entièrement libres, réunies en forme de tube, ou distinctes et révolutées;segmcnts du limbe ovales, à peu près égaux, imbriqués, alternes, un peu réfléchis en dehors, ou linéaires rcvolutés,canaliculésf//«u'oî7/2ia), ou arrondis, lénus {Apicra). Étam. 6, hypogynes, oppositives; filaments filiformes, légèrement courbes, libres; ou 3 seulement libres (ceux qui répondent aux divisions corollaires externes) et 3 enveloppés , dans presque toute leur longueur, par les bords enroulés des 3 pétales adhérents ( Gnateria ) ; tous inclus ou exserts; anlh. biloculaires , fixées par la base au moyen d'une fossette où s'insère le sommet du filament. Ovaire trigone , triloculaire, charnu; ovules nombreux, ovales, bisériés, anatropes , presque horizontaux, alternes, insérés sur la paroi interne. Style obscurément trigone, allongé, courbe, moin.» long ou aussi long que les étamines. Stigm. peu apparent, triparti, papilleux. Caps, trigone, scarieuse-membranacéc, triloculaire, loculicide- bivalve. Graines comprimées, planes ou anguleuses, à test membraneux , lâche, ailé sur les bords. Embryon axilc, un peu plus court que l'endosperme à radicule très rapprochée du bile.

Les nombreuses espèces qui forment ce beau g., appartiennent presque exclusivement à l'Afrique et surtout à la partie aus-

ALO

traie de ce continent. Les exceptions à cette règle, citées par quelques auteurs sont en fort petit nombre; et plusieurs espèces qu'on réunissait à ce g., en ont été retirées, par les botanistes modernes, pour devenir le type de g. nouveaux, ou pour être réunies à des g. voisins. [V.Triioma, f^elllieimin, Lomalnphiillum,Aletris, Sanseviera, Kiiipliojia, etc. Doués de formes à la fois belles et étranges , les Aloès arborescents se plaisent dans les sables les plus chauds des déserts , et les espèces naines recherchent l'ombre des taillis, où elles croissent en touffes. Les Aloès prospèrent dans tous les terrains secs et pierreux. Ce sont, comme on le voit, des Sous-arbrisseaux , ou des Herbes caulescenlesou acaules persistantes , munies de feuil- )es charnues, distantes, sessiles, amplicaules, planes ou anguleuses , ou disposées en rosace alterne-imbriquée, serrée, ou en angles définis; souvent dentées- épineuses et toujours membranacées sur les bords , ou souvent encore couvertes, sur et sous les 2 faces, de papilles verruqueuses, transparentes, très rarement d'épines ; à fleurs souvent grandes et belles , disposées en grappes ou en épis ombclloides , terminaux ou axillaires , simples ou rameux. On en cultive un grand nombre d'espèces dans les jardins où la multiplicité des variétés menace d'en effacer les types. Le plus bel ouvrage iconographique dont les Aloès aient été l'objet, est une monographie du g. en cours de publication, et due à M. le prince de Salm-Dyck, qui depuis long-temps s'occupe de cette matière avec succès. Ce botaniste y réunit commesous-genres, les genres que quelques auteurs précédents avaient cherché à en distraire comme distincts, et dont quelques uns, selon nous, mériteraient en effet d'être reconnus comme tels. Ces g. sont : Apicra , Haw. ; Haivonliia , Duv. ; Bowiea , Haw. ; Aloë , Haw. ( proprement dit); Pacliydendron, Haw.; Rhipidodendron, "Willd.; et Gasteria, Duv.; auxquels nous joindrons le g. Lomalophyllum séparé à tort, selon nous, des vrais Aloès. L'auteur les subdivise en 29 sections, basées sur l'habiius des diverses plantes qu'elles renferment. Nous examinerons la caractéristique de chacun de ces s.-g. , à son ordre alphabétique.

Le suc gommo-résineux qu'on retire de plusieurs espèces, a été préconisé en mé

ALO

decine, et ne sert guère plus aujourd'hui que dans la pharmacie vétérinaire; maisnous devons signaler ici les vertus que possède en particulier VA. soccotrina, vertus qu'on ne connaissait peut-être pas sous le rapport que nous allons indiquer, et que nous avoni expérimentées nous-même. La pulpe des feuilles de cette espèce, appliquée sur les brûlures les plus (jraves , en neutralise la douleur presque sur-le-champ , et , renouvelée 2 ou 3 fois en 24 h., prévient les accidents morbides qu'elles entraînent ordinairement. Il est probable que d'autres esp. congénères doivent partager avec celle-ci cette précieuse qualité. (CL.)

ALOEXYLOIV , Loureir. [cài-r, , Aloès ; ÇuXov, bois; parce que Loureiro croyait que ce végétal Ko\iïn\[,\^bnisd'Alois ou agalloche). BOT. PII. — G. de la famille des Légumineuses , sous-ordre des Césalpiniées , tribu des Cassiées , DC. (Césalpiniées vraies, Baril.). Loureiro {Flor. Cochin.) attribue à ce g. les caract. suivants : Cal. à 4 sépales pointus, caducs : le sépale iofér. falci forme, 2 fois plus court que les autres sépales. Pétales 5, inégaux. Étam. 10, libres. Style filiforme. Légume falciforme , ligneux, monosperme; graine oblongue, courbée, arillée. — Arbre; feuilles simples; pédoncules terminaux, muUiflorcs. Ce g. n'est fondé que sur une seule esp., indigène en Cochinchine. ■ (Sp.)

ALOIDE. Atoidis (â/.uî , aire , disque d'un bouclier ; uSo^, forme; lisez Haloïde). MOLL. — Ce g. a été institué par M. Megerle de Muhlfeld , pour une coquille bivalve, figurée depuis long- temps dans Chcmnilz {Concli. cab. t. 10. pi. 172. f. 1C70 , 1G71). Nous comprenons difficilemefit le motif qui a pu porter M. Megerle à la création de ce g. , puisque la coquille dont il s'agit est une véritable Corbule, et probablement la Corbula rugosa Lam. C'est dans le Magasin de Berlin. pour l'année 1811, que l'on Irouvf pour la 1'^ fois le g. Aloidis. {V. coiibule.) (Desii.)

•ALOIIVÉES. Aloineœ (à^o'-/î, aloès). bot. PH. —Tribu établie par le professeur Link. dans la famille des Asphodélées (Liliacées). et qui a pour type le g. Aloes. (A- P>-)

ALOMATIUM (à >a,f^airiov, petite

bordure), bot. ph. - M. De Candolie donne ce nom à une section (artificielle) de ses 21*

ALO

trahis, caractérisée par des graines inimarginées. Les esp., comprises dans cette section , appartiennent pour la plupart au g. ou s.-g. Abasicarpon, Andrz. (Sp.)

ALOMIA (à priv.; )«ïfAa, frange), bot. pu. — G. delà famille des Synanthérées , établi par M. Kunth [Humb. et Bonap. A^or. Gen. IV.) qui le définit ainsi : Capitule multiflore , homogame. Involucre campanule, à squames imbriquées, étroites, aiguës. Réceptacle nu , convexe. Tube de la corolle grêle, glabre, à limbe 5-denté. Anthères se terminant en appendices obtus, ovalesoblongs. Akènes glabres, 6-angulaires; aigrette nulle. — Ce g. ne renferme qu'une esp., VA. a(jeratoides,ï{. B. et K. [Mthiilia ageratoides Spr. ) trouvée près de Mescala au Mexique. C'est une plante herbacée, glabriuscule, très rameuse, à fleurs blanches , très semblable pour le port aux Piqueria.

• ALOMIEES. Alomiece, Less. f à priv.; ),wf/a, frange), bot. ph. — C'e>t une division de la sous-tribu des Eupatoriées, famille des Synanthérées, caractérisée par l'absence de l'aigrette, et renfermant les g. Orsinia , Berth.; Piqueria, Caw; Alomia, II. B. et K., type; Phalucrœa, BC; Gymnocoroiiis, DC, et hocarpha, R. B.; etc. — M. De Candolle regarde cette division comme trop artificielle, en raison de la grande analogie des g. qu'elle renferme avec ceux de certaines autres tribus. K. Eupatoriées. (C. L.)

ALOMYA. INS.— G. de la famille des Ichneumoniens, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Panzer(Faî<?2. germ.)^l adopté par Latreilie, Gravenhorst, et tous les entomologistes modernes. Lescaract. qu'il présente le rapprochent du g. Trogus; mais il en diffère notablement par une tète plus étroite et globuleuse; des ant. plus épaisses; des ailes ayant leur 2"" cellule cubitale, triangulaire ; un abd. comprimé et plus élargi vers son extrémité. — On ne connaît que quelques esp. indigènes de ce g., et celle que l'on en considère comme le type, est VAlomya ovairix Panz. Grav. [Ichneimon ovatoi- Fab., ellchnetimon debellaior e'iusd). Elle est noire avec les!"' segments del'abd. roux. On la trouve dans la plus grande partie de l'Europe. (Bl.)

ALOXSOA, R. et P.; Hemimeris, Kunth; iïew27o»nMs,I,héri t. (ZanoniAlonso, espagnol). BOT. pn. — G. de la famille des Scrophula-

ALO

rinées , tribu des Verbascées , fondé par Rui^ et Pavon {Si/st. F\. Per.), et dont voici les caract. dislinctifs : Cal. 5-parti , presque égal. Cor. hypogyne, inclinée, à tube très^ court, à limbe subrotacé, 5-fide, dont le iobe super, plus grand, dirigé en avant; tous arrondis. Étam.4, didynames, exsertcs , déclinées, ascendantes, insérées sur le tube de la corolle; anth. biloculaires, à logettes divariquées. Ovaire biloculaire, à placentas muUi-ovulés,soudésdes 2 côtés à la cloison. Style simple, filiforme; stigm. capité. Caps, ovale-oblongue , aiguë, biloculaire , septicide-bivalve au sommet ; valves indivises; graines nombreuses, ridéesverruqueuses.— Ce sont des plantes herbacées ou frutiqueuses , indigènes au Chili et dans les Andes péruviennes, à feuilles opposées ou ternées, dentées en scie, quelquefois très entières; à fleurs axillaires, disposées en une sorte d'épis, d'un rouge très éclatant , et penchées en raison de la torsion des pédicelles. On n'en connaît qu'un très petit nombre desp. ( 5 ou 6 ) parmi lesquelles on cultive assez souvent dans les serres d'Europe, les !^. incisifoUa, acuiifolia, lincari<; , elC. (CL.)

*ALOPÉCIE. Alopecias{à\év:fi^, renard), poiss. — Nom générique, selon MiW. Muller et Henle, d'un g. de la famille des Squales, comprenant le Squalu'! vulpe-i L. Ce nom , plus conforme au génie de la langue dont il est tiré, a été contracté par Rafinesque en celui d'^/op/as, adopté par le prince Ch. Bonaparte, pourdésignerle même g. etle même poisson. Ce Cartilagineux , commun sur nos côtes et principalement dans la Méditerranée, est remarquable par le prolongement considérable du lobe super, de la caudale; la forme de cette nageoire a souvent fait donner à ce poisson le nom de Faulx; dénomination qui en exprime très bien le caract. le plus saillant. Il est d'ailleurs voisin des Carcharias , par l'absence des évents , la forme générale des dents, et la position des nageoires.

Le nom de Poulpes ou de Vulpecula, que les naturalistes modernes ont appliqué à cette espèce, vient de ce que les auteurs de la Renaissance, Rondelet et Salviani , ont cru y retrouver Y àCkw-rni, des Grecs. Or, rien n'est moins certain que ce rapprochement: car en comparant les différents passages-

ALO

des Anciens , on arrive à conclure que ràiwTTviÇ était un poisson Toisin desTa^/oç; c'est-à-ilire de nos Squales, et que, dans un seul passage d'Athénée, il est dit que l'àiwTTExt'a; est uu poisson semblable à l'animal terrestre dont il a reçu le nom. Il faut avouer que cette phrase laisse encore bien à désirer , pour établir une synonymie avec quelque certitude. Toutefois, comme il est établi ailleurs que Vàltônr,?, était voisin des Tah'o;, il est certain que ces noms étaient donnés à un poisson de la famille des Squales. ^ ^ (Val.)

* ALOPÉCÎÉES. Alopeciœ (àXaîrr/)?, renard).poiss. — Nom donné, par MM. MuUer et Hcnle,2^. 74 , à la 3'' famille de la section des Squales. [Hisi. nat. des Carlilngincux.) (Val.) » 7\L0PECUR0IDES («).«-7rr,?, -/ixo;, renard; oùpa, queue; tî5o<;., aspect), bot. pu. — On a donné ce nom à l'une des sect. du g. Siœbe , tel qu'il a été circonscrit par M. Lessing. La seule esp. qui caractérise cette section est le SlœOe {Seriphium) alopecuroides, originaire du Cap. (J. D.)

*ALOPECllRUS(à>o;7T-/)?,y)xo;, renard; ovp,a, queue), bot. ph. — Ce g., de la famille des Graminées, est souvent désigné en français sous le nom de Vidpin. )1 se compose d'un assez grand nombre d'esp. (environ 20), pourla plupart originaires des diverses contrées de l'Europe ou de l'Amérique septentrionale. Les caract. de ce genre sont assez tranchés : Fleurs en épi dense., composé d'épîUets nombreux , sessiles et uniflorcs ; giumes au nombre de 2, allongées et carénées, mutiques, égales, et un peu soudées ensemble par leur partie infér. , tantôt plus longues, tantôt plus courtes que la fleur qu'elles contiennent. Paillette infér. membraneuse, comprimée, carénée, portant une arête qui naît ordinairement un peu audessous de sa partie moyenne. Paillette super, manquant. Étam. 3 ; styles quelquefois soudés entre eux par la base et portant chacun un stigm. très long, plumeux et velu. Écailles hypogynes (glumelles) nulles. Fruit ordinairement glabre et lenticulaire, nu ou recouvert par les giumes endurcies. — Les esp. de ce g. sont assez insignifiantes; ce sont des plantes annuelles ou vivaces, qui «roissent dans les champs ou dans les lieux humides: tels sont les A. agrestts, geniculatus, bulbosus , pralensis , etc. (A. R.)

ALO

•ASiOÏ'HE. Alophus (âXocpoç, sans crête). INS. — G. de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionites , division des Cléonides, établi par Schœnherr, qui lui donne les caract. suivants: Ant. médiocres, minces; les deux 1'" art. du funicule peu longs, obconiques; les autres plus courts, lenticulaires, s'élargissant graduellement jusqu'au dernier; massue en ovale-oblong. Rostre allongé, s'épaississant vers le sommet, canaliculé en dessus. Yeux sub-ovales, déprimés. Prothorax presque oblong, tronqué à la base, s'arrondissant un peu latéralement avant le milieu, un peu plus étroit postérieurement, lobé derrière les yeux. Écusson distinct, arrondi au sommet. Élytres subovales, convexes ; les épaules arrondies. — Ce g. figure dans le dernier Catal. de M. Dejean. qui y rapporte 3 esp., dont 2 de la Sibérie, et une qui se trouve en Autriche, en lUyrie et dans les environs de Paris. Nous ne citerons que cette dernière , qui est le type du g. : c'est le Curculio irigiainlus Fab. (D.)

• ALOPHIUM (âpriv.; Xo'tpoç, crête), bot. PU. — Cassini a donné^ce nom à une plante que M. DeCandoUeréunit au g. Cenuinrea, pour en former la 31""' sect., qu'il considère même comme devant faire partie de celle qu'il désigne sous le nom de Séridées. Les caract. de YAlophium sont : Invol. comi)Osé de squames ovales, Imbriquées; les extér. terminées par une pointe simnie ; les moyennes par 3 petites épines; enfin les intér. oblongues, obtuses , mutiques et scarieuses au sommet. Les ovaires du disque glabres, couronnées par une aigrette courte, à 3 rangées de paillettes dont les extér. oblongues, les moyennes linéaires, denticulées, et les intér. filiformes et plus courtes que les autres. Les cor. du rayon, à peu près de même forme que celles du disque, sont stériles. (J. D.)

''ALOPHOCHLOA (àlo-^oç, non aigrette; xXo'yj, herbe), bot. ph.— G. de la famille des Graminées , proposé par Reichenbach [Flor. excurs. 12) et réuni comme synon. au genre Rœleria, Pers. (C. L.)

*ALOPHORA (a^uç, aire, enfoncement en forme de disque; oopoi, porteur; il faudrait écrire Hnlophora). ins. — Genre de l'ordre des Diptères, division des Brachocères, subdivision des Dichœtes, famille des Alhéricères. tribu des Muscides, sec-

ALO

lion (les Creophiles, sous-tribu des Phasiennes. Ce g., établi parM.Robineau-Desvoidy aux dépens des g. Conops de Linné , Thereva de Fabricius, Pfiasia de Latreille et de Meigen, a été adopté par M. Macquart, et offre les caractères suivants: Corps large, déprimé; jambes postérieures arquées; première cellule postérieure des ailes fermée, terminée presque en pointe; pétiole assez long. — Parmi les espèces qu'il renferme , nous n'en citerons que deux, qui se trouvent dans toute l'Europe, savoir : les A. subcoleoplrata et hemiptera Rob. Dcsv., qui sont des Thereva pour Fabricius. (D.)

*ALOPHUS. INS. — Syn. latin d'ALOPHE.

ALOPIAS. l'oiss. — Synon. d'ALOPÉciE.

(Val.) •ALOPOIVOTE. REPT. — /^. Akaloponote.

ALOSE. Alosa {Alosa, l'Alose), poiss.

— Poisson que Linné et Lacépède ont classé dans le genre des Clupées, sous le nom de Clupea Alosa. L'Alose véritable a la bouche sans dents; la tête large et veinée, le dos large, épais et arrondi; le ventre mince et tranchant ; une petite dorsale; une assez longue anale; la caudale fourchue; les nageoires paires petites;lesventralessontabdominaies. — C'est un excellent poisson qui remonte dans nos fleuves pour y frayer vers la fln d'avril et pendant le mois de mai (ce qui l'a fait nommer sur quelques points du littoral de l'Allemagne 7naij fisc h ; les Anglais le nomment shad], A cette époque les poissons ont les lailances ou les ovaires remplis, et le ventre est tellement distendu que la hauteur du corps fait près du quart de la longueur totale. Elles remontent assez haut dans les fleuves; car, dans la Seine, on en prend jusqu'à Provins. Elles entrent aussi, mais plus rarement, dans les affluents deces fleuves. Quand elles ont frayé, les Aloses deviennent comme malades; elles maigrissent considérablement, et ont si peu de force, qu'elles se laissent aller au fil de l'eau qui les rapporte vers la mer. Un petit nombre peuvent y arriver, la plupart mourant en route. Les petites Aloses nées dans les eaux douces, y croissent jusqu'à la taille d'un décimètre. Parvenues à cette force, on les voit toutes descendre le fleuve et gagner la

ALO

mer, vers le mois d'août. Les petits y restent, pour s'y développer, jusqu'à ce qu'ils aient atteint la taille de 3 décimètres environ ; alors les Aloses deviennent aptes à reproduire leur espèce; et, dès le printemps, les deux sexes remontent les fleuves.

L'Alose se pêche au tramail , sorte de grande nappe de filet, tendue verticalement contre le courant de l'eau ; une petite ficelle que tient le pêcheur, l'avertit de la secousse donnée par le poisson au fllet. L'Alose meurl aussitôt qu'on l'a tirée de l'eau.

Il ne faut pas confondre l'Alose avec la Finte (f^. ce mot ) , qui est moins délicate , et qui se reconnaît aux petites dents dont sa bouche est garnie. (Val.)

ALOSE. ^/oia(^/oM, Alose des modernes), poiss. — 31. Cuvier a établi, sous ce nom , un genre de la famille des Clupéides , dont l'Alose ordinaire est l'espèce autour de laquelle il a groupé toutes les esp. rangées dans le g. Clupea , et qui ont, comme elle, une échancrure entre les deux branches de la mâchoire supérieure. Ce g. est naturel, quoiqu'il repose sur un caractère (]ui eu apparence est peu important. On trouve des esp. d'Aloses dans les eaux de l'Amérique septentrionale [A. menhadot , cesiivulls, vemalis , etc. de Mitchill), et dans celles de l'Inde. Rupel en figure plusieurs esp. Il ne paraît pas que toutes aient, comme notre Alose, l'habitude de remonter les fleuves pour frayer. (Val.)

ALOUATE. MAM. — Synon. du g. Hurleur, dans plusieurs méthodes. C'est aussi le nom de l'esp. type de ce g. (Hurleur Alouate). (I. G.-S.-H.)

ALOUE. OIS. — Nom vulg. de l'Alouette des champs. (C.d'O.)

ALOUETTE. Alauda. ois. — G. de l'ordre des Passereaux, de la famille des Dentirostrcs de Cuvier, faisant partie de notre famille Alaudidées et de notre sous-famille Alnudinécs. Quoique, à l'article de cette sous-famille, nous ayons annoncé que, des difTérents g. et s.-g. établis aujourd'hui par les auteurs anglais aux dépens du g. Alauda, nous croyions ne devoir adopter que les 3 qui répondent aux 3 div. établies par MM. Cuvier, Vieillot et Temminck, nous devons avouer ici que tous nos cITorts pour trouver des caract. distinctil's et de quelque importance à ces trois groupes, basés uni-

ALO

quemenl sur la forme du bec, ont été infructueux, et nous ont convaincu que, dans ce g. plus encore que dans tout autre, cet organe donnait lieu à des rapprocliemcnls d'esp. dont l'analogie entre elles disparaissait complètement sous d'autres points de vue. Effectivement, si quelques unesoffrcnt, dans la conformité du bec, un motif de réunion, la différence dans la forme de leurs ailes et de leurs pattes porte , au contraire , à les séparer. C'est ainsi qu'en prenant pour un des types ou g., l'Alouette des champs (A. arvcnsis L.), au bec cylindrico-conique, aux rémiges primaires fort allongées, avec les trois !■" seulement d'égale longueur et sans penne bâtarde, l'Alouette lulu, l'Alouette cochevis, qui, d'après leur bec, devraient lui être réunies, nous présenteront, au contraire, une coupe d'ailes fort différente, à pennes primaires de longueur moyenne, avec les 4 et non les trois 1"' égales et une penne bâtarde; tandis que la Calandre, la Calandrelle, dont les ailes ont entièrement la forme de celles de l'Alouette des champs, en diffèrent par leur bec remarquablement fort, arqué supérieurement et comprimé chez l'une, brévicône etobtus chez l'autre. Quant aux pattes, on les verra également subir, chez des espèces conformes dans leurs autres parties, de fortes modiGcalions dans la longueur des doigts et des ongles, tandis qu'on les trouvera semblables chez d'autres qui différeront entre elles sous d'autres rapports.

Ces 3 divisions, adoptées par les auteurs précités et indiquées par M. Swainson, dans sa dernière classification, comme g., sous le» noms A'Alauda, Calendula et Certhilauda, sont, ainsi que leurs s. -g., caractérisées par cet auteur, de telle sorte qu'une partie de nos esp. européennes n'y peuvent trouver place ; ce sont les Alouettes Calandre, Calandrelle, Cochevis et Lulu.

Persuadé depuis long-temps, d'après nos propres observations, du grand nombre de modifications qu'éprouve la forme du bec dans la plupart des g. un peu nombreux en esp., et, par suite, du peu d'importance de cet organe comme caracl. générique, et, ayant reconnu , après une comparaison minutieuse des 28 esp. que nous possédons, que , chez les Alouettes , où l'on voit la forme du bec passer par gradations insensibles de la forme particulière aux Gros-becs jusqu'à

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celle des Ténuiroslres , les ailes étaient conformées en général d'après deux types bien prononcés et distincts , c'est-à-dire ailes aiguës ou sur-aiguës, à primaires allongées , sans penne bâtarde dans l'un, sub-obtuses ou sub-aiguës, à primaires courtes ou médiocres avec une penne bâtarde dans l'autre, nous avons cru devoir renoncer à la division en 3 principaux groupes d'après le bec, admise généralement par les auteurs, parce qu'elle rapprochait un grand nombre d'esp. différant totalement entre elles par les ailes et les pattes. Convaincu que les modifications dans l'appareil du vol sont, en général, beaucoup plus importantes que celles du bec , comme divisions naturelles chez les esp. d'un même g., et chez les Alouettes en particulier (où elles coïncident d'une manière sensible avec des habitudes différentes}, nous avons cru qu'il était plus naturel de sectionner le g. Alouette en deux groupes principaux, basés sur la forme des ailes. Un de ces groupes , d'ailleurs , est particulier à ri:uroi;e, et son type alairene se rencontre chez aucune esp. exotique; c'est le type aigu ou sur-aigu ; tandis que l'autre, qui ne se rencontre à son maximum que sous les zones chaudes de l'Afrique et de l'Asie, renferme cependant quelques esp.

européennes, à type moins prononcé et faisant transition entre les deux groupes.

Nous allons indiquer, dans le tableau suivant, les caract. de ces deux groupes et une séried'esp. qui se rapportcntà chacun d'eux, en commençant par celles chez lesquelles li; type aigu et sur-a'.gu est à son maximum , et finissant par celles oui présentent le caract. opposé.

Genre Alouette. Alauda. {F. pour les caract. ceux indiqués pour la sous-famille Alaudinées.)

U^ SECTION. — «Ailes aiguës ou sur-aiguës, sans penne bâtarde, à rémiges primaires longues ou très longues; les trois l"» pennes seulement à peu près de la même longueur ; la 4"" et les suivantes décroissant brusquement ; les tertiaires n'atteignant jamais l'extrémité des primaires; queue légèrement fourchue ; bec et pattes variant de forme suivant les esp.

Toutes les esp. de celte 1" section sont exclusivement européennes ; une seule se retrouve aussi dans l'Amérique du nord. Elles

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se font remarquer par leur vol facile et soutenu, s'élevanl au plus haut des airs, et y faisant entendre leur chant sonore à des hauteurs où l'œil peut à peine les distinguer. Elles ne se posent jamais qu'à terre dans les plaines et nichent à la surface du sol; ce sont:

Alouelles grandes voili'cres et non percheuscs (type européen).

A. Bec très fort, élevé, très arqué supérieurement, comprimé ; ailes sur-aiguës, atteignantl'extrémité delà queue;picds grands et robustes ; ongle postérieur fort , plus long (jue le pouce d'un tiers environ, et légèrement arqué; ex. : l'A. calandre, A. calundra L., type du g. Londra, Sykes. {Procced. 1838, p. 112.)

B. Bec assez grêle, cylindrico-conique; ailes aiguës, n'atteignant que les 2/3 de la queue; doigts allongés, mais moins robustes que chez l'espèce précédente; l'ongle postérieur moins gros, mais plus long et presfiue droit ; ex. : l'A. des champs, Al. arvcnns , type du g. Alauda, Swainson.

C. Bec et ailes comme chez l'esp. précédente; pattes noires à doigts courts, avec les angles antérieur et postérieur allongés, conformés comme dans le g. Piectrophanedc Meyer (le Bruant de neige de ïem.) , queue carrée à son extrémité; ex. : l'A. hausse-col noir, A. alpeUris, type du s. -g. Pliileremos, Bonap.

D. Bec plus gros, plus court, plus obtus que chez les deux esp. précédentes; ailes semblables; doigts et ongles faibles et très courts; ex.: l'A. calandrelle, A. brachydactyla.

2""" SECTION. — « Ailes sub-aiguës ou subobtuses, à penne bâtarde, à rémiges primaires courtes ou moyennes; les 4 ou les 5 premières d'égale longueur à peu près ; la â"'" ou seulement la G'"^, décroissant d'une manière sensible; les tertiaires aussi longues ou presque aussi longues que les primaires ; queue le plus souvent terminée carrément; bec et pattes variant suivant les espèces. »

Les espèces qui appartiennent à cette 2'"= section sont beaucoup plus nombreuses que dans la 1"^% dont nous ne connaissons que les 4 précitées; 3 ou 4 esp. européennes en font partie; mais la presque totalité appartiennent à l'Afrique ou aux Indes. Elles s'élèvent beaucoup moins dans les airs que

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celles de la 1"^' section; leur chant est moins étendu et moins prolongé, et elles le font souvent entendre étant posées. Elles se perchent souvent sur les tertres élevés , sur les murs , les maisons des villages , et même les arbres et les buissons, et placent quelquefois leurs nids au pied ou au centre de ces buissons.

Alouette!; petites voilières et percheuses (lyye indien , africain et européen).

l"^" s.-sECTioN. — « Point de penne bâtarde; les 4 premières rémiges à peu près égales; les tertiaires aussi longue^ qu'elles; bec médiocre, semblable à celui de l'A. hausse-col noir; doigts et ongles courts et faibles comme chez la Calandrelle. » Une seule esp. africaine, et qui semble, par l'absence de penne bâlarde, faire exception à toutes les esp. étrangères à l'Europe , compose cette s. -section : c'est l'A. cendrille de Buffon , ou petite Alouette à tète rousse de Levaillant [pi. 199).

2""= s.-sECTiOxN.— t Penne bâtarde fort petite, n'ayant guère que le quart de la longueur de la penne suivante. »

A. Bec et pattes semblables à ceux de l'A. des champs, mais plus faibles et plus grêles ; rémiges tertiaires n'atteignant pas l'extrémité des primaires ; ex. : l'A. lulu. A, arborea.

B. Bec plus long et [Jus grêle que chez l'A. des champs; pattes semblables, mais l'ongle du pouce n'étant pas plus long que ce doigt; tertiaires n'atteignant pas l'extrémité des primaires ; ex. : l'A. huppée, A. crialaïa.

C. Bec fort, dans le genre de celui de la Calandre, mais plus allongé et moins haut; primaires courtes , les tertiaires en atteignant presque la pointe; queue échancrée, pattes robustes, à peu près semblaj)les aussi, mais l'ongle du pouce fort , allongé et presque droit; ex. : l'Alouette à gros bec Vailj., pi. 193, type du g. Ccdendula de Swainson.

D. Bec gros, court très arqué en dessus, approchant de celui des Fringilles ; tertiaires atteignant presque les primaires; doigts et ongles fort courts, comme chez la Calandrelle ; ex. : les Gros-becs croisés et Oreillon blanc Tem. (Col. 2G9}. Type du g. , Pyrrhu- LAUDA,Smith.,ouMe5(«/o»i, Swain.del'Inde et d'Afrique. Ces esp., que tous les auteurs, excepté Lichtenstein, mettent dans les Fringilles, ont tous les caract. extér. et les habi-

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tudes des vraies Alouettes. D'après Sykes {Proceed., 1832, p. 94), elles se tiennent toujours à terre et ne se perchent jamais. Elles se rapprochent de la Calandrelie par les pattes et même par le bec.

3""^ s.-sECTio>i. — « Penne bâtarde, atteignant la moitié en plus du tiers de la longueur de la penne suivante. »

E. Bec fort, intermédiaire à ceux delà Calandre et de la Calandrelie, ailes à primaires assez allongées , à tertiaires courtes ; doigts et ongles courts, comme chez la Calandrelie j ex. : l'A. Isabdline (Tem.Co/.'244- 2) , l'A. à dos roux (Vaill., pi. ICTj.

F. Bec et pattes à peu près semblables, mais ongle poster, plus court que le pouce ; primaires courtes; tertiaires s'étendant jusque prés de leur extrémité; ex. : l'A. ferrugineuse, A. ferniginea de Lafr. [in Mus. nosiro), Afr. austr.

G. Bec, pattes et huppe conformés comme chez l'A. huppée, mais l'ongle poster, plus arqué; primaires courtes, les tertiaires en atteignant l'extrémité; ex. : Mirafra africana Smith. ,1a Calotte ronsse, Vaill. (pi. 198).

H. Bec de la Calandre, mais moins haut ; doigts et ongles de l'A. des champs; penne bâtarde atteignant la moitié de la longueur delà suivante; primaires courtes, les tertiaires en atteignant l'extrémité; ex. : l'A. mirafre (Tem. Col. :5n5-2), type du g. Mirafra, Horsf. de l'Inde.

J. Bec médiocre, un peu plus fort et plus long que chez l'A. des champs ; doigts et ongles très courts, comme chez la Calandrelie ; les primaires très courtes ; les 5 premières à peu jf)rès de même longueur, entièrement recouvertes par les tertiaires; ex. : l'A. bateleuse (Vaill., pi. 194), type du g. Braconyx , Swains.

4"" s. -SECTION. — « Ailes conformées comme dans la s.-section précédente; mais bec grêle, allongé, arqué dans toute sa longueur ; la mandibule infér. recourbée en dessous parallèlement à la super, (g. Cerihilaitda, Swains. , ou Sirly, Lesson , Traité d'Orn.).

K. Doigts assez allongés ; l'ongle du pouce fort, allongé, subulé et parfaitement rectiligne; ex. : l'A. Sirly, Buff., pi. 712; Vaill., p!. 192 (toute l'Afrique).

L. Doigts courts et robustes; l'ongle du pouce semblable à l'esp. précédente mais

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légèrement recourbé vers le haut; ailes et queue beaucoup plus courtes que chez elle; ex. : le Sirly à queue barrée de blanc, Lesson {Tr. d'Orn.) , Cerlhilauda albo-fascialu de Lafr. (Mag. Zool. 1S3G, pi. 58) ; c'est le Ccrtliilauda garrula de Spix (Afr. austr.). M. Doigts semblables à ceux de l'esp. précédente, mais l'ongle du pouce court et courbé légèrementdans le sens ordinaire; primaires allongées, atteignant les 3/4 de la longueur de la queue; ex. : l'A. bifasciée, A. bifasciata Tem., Col. 393 (Egypte , Nubie)

N. Doigts robustes et beaucoup plus longs que chez l'esp. précédente; l'ongle du pouce à pc*a près semblable au sien ; ailes à primaires moins longues, médiocres, n'atteignant que la moitié de la queue ; ex. : l'A. a manteau roux, A. nifo-palliaia de Lafr.

[Mag. ZooL, 1836, pi. 69). (Afr. austr.).

O. Point de penne bâtarde; doigts de longueur moyenne, mais faibles et minces; tarses médiocres ou courts; ongle du pouce court et légèrement arqué (type américain); ex. : l'A. mineuse Azara, n° 148, Alauda cuniculariaWe,\\\. [Dicl., vol. i , p. 369) ; Cerlhilauda cunicularia de Lafr. et d'Orb. [Synopsis, p. 71); le Sirly à bec grêle , Cerih. tenuirostris , d'Orb. et Laf. [Syn. p. 72) ; le Sirly manUme, Ce rth. mariiima, iid., ibid.p. 72; d'Orb., Foy. en Amer., pi. 44,1. La I^-^ est du Paraguay et de la RépubliqueBolivienne; les 2 suivantes sontde celte dernière contrée.

En indiquant celte nombreuse suite de petites subdivisions, nous sommes loin de prétendre les donner comme sections à suivre dans la classification. Notre but élaitde prouver ce que nous avons avancé d'abord: que, chez les Alouettes, la forme du bec cl des pattes varie, chez presque toutes les espèces, à tel point, qu'il est impossible de les subdiviser d'après eux , tandis qu'elles peuvent se fractionner naturellement en 2 groupes basés sur la forme de leurs ailes autant que sur la différence de leurs habitudes.

Le seul s.-g. Sirly nous parait avoir quelque importance d'après ce que nous a communiqué, sur les mœurs des esp. africaines qui en font partie, M. J. Verreaux, qui les a observées en Afrique. Selon lui, ces esp. se tiennent habituellement sur les terrains élevés et arides, courent rapidement et grattent la terre de leurs pattes et de leur

ALP

bcr à la manière des Gallinacées. (Lafr.)

ALOUETTES DE MER. Pdidna, Cuv.

OIS. C'est, dans le Règne animal de Cuvier, une pelile subdiv. de ses Échassiers longiroslres, répondant en partie au g. Bécasseau ou "J'riiirja de Temminck. r. Bécasseau. (Lafr.)

ALOLETTIIVE. ois.— Synon. vulgaire du ï'ipitFarlouse dans quelques cantons de la France. ^ (C. d'O.)

"ALOLMÈr.ES , oujahuquère.BOT. cr. — On nomme ainsi, dans les environs de Dax , l'AgaricpailietdeThore [yi. albo-nifusVers.). C'est une csp. très recherchée. Son chapeau, laigc de trois pouces ou plus, est mamelonné, lisse, d'un blanc roux ; ses feuillets sont décurrcnls, blancs dans le jeune âge et roussissent ensuite; le pédicule est nu, grêle, blanc et cylindrique.— Il croit au printemps et en automne, par groupes nombreux, aux pieds des sureaux. Son odeur est très agréable et sa saveur douceâtre. (LÉv.)

ALOYSIA, Ortega ( Maria-Louisa, mère de Ferdinand YII , roi d'Espagne), bot. ph. — G. de la famille desVerbénacées, réuni comme synon. au g. Lippia, dont il forme une des 2 divisions. /^. Lippia. (CL.)

ALPACA. MAM. — Espèce du g. Lama.

r. ce mot. (L G.-S.-H.)

ALPÉE. Alpœus. ins. — G. de Coléoptères pentamères, famille des Carabiqucs, établi par Bonelli et non adopté par M. Dejean, qui en place les esp. dai.s le g. IVéOrie. (D.)

ALPES, yllpefi. cÉoL. — Ensemble des hautes montagnes de r il! ropequi, des bords de la Méditerranée en France, s'étendent jusqu'en Hongrie, séparant l'Italie des autres contrées. Les limites des chaînes, que l'on peut considérer comme des rameaux des Alpes , sont difficiles à tracer d'une manière précïse. Le radical alp ou ail) paraît être d'origine celtique, et avoir été emprunté par ies Latins au langage des Gaulois, ou, selon les lexicographes, ce serait un mot sabin [Alpus) ayant la signification à'Albus.

On désigne souvent aussi , sous le nom d'Alpes, les chaînes de montagnes de toutes les parties du monde, qui sontassez élevées pour que leurs sommets restent constamment couverts de neige ; et quelques étymologisles font même venir alp ou alb û'albus , blanc.

Le point le plus élevé des Alpes d'Europe

ALP

est le Mont-Blanc, qui atteint 4,810 mètres au-dessus du niveau de l'Océan, f^. Montagnes. (C. P.)

ALPESTRES [Alpes, Alpes), bot. — On donne ce nom à toutes les esp, de plantes qui croissent sur les montagnes peu élevées, celles , par exemple , sur lesquelles la neige ne séjourne pas. comme les Cévennes, les montagnes de l'Auvergne, etc., etc. Tandis qu'on appelle Plantes alpines, celles qui viennent à des hauteurs plus considérables, et qui appartiennent à la végétation caractéristique des hautes chaînes de montagnes. (A. R.)

•ALPHiEA, DC. (à)<poç ')■ V . bot. pu.— G. ou s.-g. de la famille des Malvacées, différant des Alihœa par un involucclle 5-lide et par des coques rugueuses. Les 2 esp. qui le constituent croissent, l'une à Bourbon, l'autre au Cap de B.-E. (Sp.)

*ALPHÉE. Alphœwi (nom myth.). crust.

— G. de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, établi par Fabricius, et ainsi caractérisé : Carapace s'avançant au-dessus des yeux, et formant un petit bouclier voûté. Rostre très petit, quelquefois nul. Ant. super, petites, ayant leur 1" art. court et armé en dehors d'une lame ordinairement spiniformc, les suivants cylindriques. Ant. intér. placées en dessous des précédentes, pourvues d'un palpe lamelleux.Mandib. munies d'un appendice palpiforme , court.

Pattes-mâchoires quelquefois grêles et allongées , d'autres fois de longueur médiocre, et pourvues d'un article élargi et presque foliacé. Pattes des deux r" paires didac.yles; les antér. fortes, armées d'une grosse main renflée; les suivantes monodactyles et de longueur médiocre. Abd. grand , pourvu de fausses pattes allongées. — Ce g. renferme 12 esp., dont quelques unes habitent la Méditerranée; mais la plupart les mers des Antilles et de-l'Océan Indien. (H. L.)

-ALPIIÉEXS. Alptiœi (Alphée, Alphœm, nom myth}. cntiST. — Tribu de l'ordre de»' Décapodes, famille des Macroures, créée par M. Milne-EdAvards , et ainsi caractérisée: Piostre très court , n'ayant jamais la forme d'une grande lame placée de champ, comme chez les Palérnoniens. Ant. internes, placées au-dessus des externes , ordinairement très courtes. Une des paires de pattes très grosse . et en général terminée par une forte main

ALP

didactyle. Les deux paires de pâlies anlér. presque toujours didaclyles; celles de la 2' paire ne l'élant jamais ; enfin celles des 3 dernières assez robustes et servant pour la marche aussi bien que pour la natation. Cette tribu renferme les g. suivants : ^/p//rt?i<.ç, ^ihanos , Ponlonia , y4uUimnœa , Nika , Aiija, Caridiiia, Hytnenocera. (H. L.)

ALPHESTES ( à^tpyiaT/,'; , nom chez les Grecs d'un poisson aujourd'hui inconnu), poiss. — Nom grec tiré d'Athénée, attribué tantôt à une esp. de labre, et tantôt employé par Bloch, dans son édition posthume, pour un g. qui n'a pu être conservé, caries deux esp. que cet auteur y rapportait sont évidemment des Serrans. (Val.)

• ALPIIITOBirS (iltfXTov , farine ; <SiZ, je vis). INS. — G. de Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes, établi par Stephens dans son Catal. des Fns. d'Angleterre, mais sans indication de caractères. Il le place dans sa tribu des Ténébrionides, à côté du g. Phaleria de Latreille. Ce g. ne renferme qu'une seule esp. qu'il nomme ^. picipes, et qu'il rapporte avec doute au TenebriofagidePànzer.Westwood {Sijn. o/Ge??.) caractérise ainsi le g. dont il s'agit : Corps oblong, ovale; ant. terminées en massue ; •3'^ art. aussi long que le 4^ (D.)

ALPHITOMORPHA (à>cTov, farine; popif-n, forme). BOT. CR. — Wallroth {P^ei-liand.naturf. Berl. ISid) , désigne sous ce nom le g. Eryaiphe [K. ce mot), parce que les Champignons qui le composent ressemblent à de la farine répandue sur des feuilles.

(LÉv.) •ALPHITOPOLA (i>iToy , farine; ■nohiz, â, blanc, che). ins. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, établi par M. Dejean [CatuL, 3= édii.), et dont les caract. n'ont pas été publiés. D'après la place qu'il lui donne, à côté du g. Gemnia de M. Serville, il appartiendrait à la tribu des Lamiaires de ce dernier. Il n'y rapporte qu'une seule esp. nommée par lui, yl. laciea; elle est du Sénégal. (D.)

I *ALPHUS (àîicpoç, blanc), ins.— G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, établi par M. Dejean [Caial., 3' édit.), qui n'en a pas publié les caractères. Il y rapporte 7 esp. toutes nommées par lui, dont 5 du Brésil et 2 de Cayenne. Ce g., par la place qu'il occupe dans le Calai., paraît

ALQ

appartenir à la tribu des Lamiaires de M. Se^ ville. (D.)

ALPIîMES CPlanles). bot — F. Alpestres.

(A.R.) \\JV\m\,'L.;Geihijrat\.Elhanum, Salisb.; Zcrnmbct, Wendl., etc. (Prosper Alpin, ancien botaniste), bot. pu. — G. de la famille des Amomées de Jussieu, formé par Linné {Gen. PL), et dont les caract. sont ainsi circonscrits: Cal. tubuleux, lâche, se déchirant au sommet. Cor. à tube court; div. exlér. du limbe égales , un peu dressées ; les intér. latérales, denticulées ou nulles; labelle ample, étalé, entier ou 2-3-lobé. Filament linéaire non prolongé au-delà des loges de l'anth., qui est mutique et échancrée. Ovaire infère, triloculaire. Ovules nombreux, horizontaux, anatropes, fixés dans l'angle central des loges. Style filiforme, passant entre les loges des anth. ; sligm. capité-trigone. Caps, bacciforme, 3-loculaire, indéhiscente. Graines arillées,très ou peu nombreuses par avortement. — Le g. Alpinia , tel qu'il a été limité, renferme encore une vingtaine d'espèces qui, presque toutes, sont cultivées pour l'ornement des serres chaudes; ce sont de magnifiques herbes vivaces , appartenant toutes à l'Asie tropicale. Les racines ( rhizomes) en sont épaisses, tubéreuses, aromatiques, horizontales; il en sort plusieurs tiges à feuilles bifariées, lancéolées; à gaine fendue, ligulée. L'inflorescence en est terminale, paniculée, ou en épi ou en grappe lâche. ^ (C. L.)

*ALPI\IÉES. Alpinieœ. bot. pu. — Troisième tribu établie par M. Blume [Enum.

Plant. Javœ) dans la famille des Amomées, et qui comprend les g. Alpinia , Hellenia et Cenoloplwn. r. Amomées. (A. R.)

ALPISTE. bot. PII. — Nom vulgaire du g. Ptialuris , de la famille des Graminées. r. Phalaris. (A. R.)

ALQUE. OIS. — Nom donné par Linné a un g. renfermant les Pingouins elles Macareux, et qui n'a pas été adopté. M. Lesson a rétabli ce nom pour une petite famille comprenant les g. Cérorhynque, Macareux et Pingouin. (C. d'O.)

ALQUIFOUX. MIN. —Nom sous lequel on désigne dans le commerce et dans plusieurs ateliers , la galène réduite en poudre , qu'on emploie pour la couverte de la poterie grossière. En Orient, elle entre, avec le noir de

ALS

lumée, dans la composition de la poudre avec laquelle les lernraes se teignent les cils et les sourcils. (Del.)

*ALSEIS (aÀuoç, Eoç, bois), bot. pu. — G. de la famille des Rubiacées , établi par M. Schott {in Sprcngel. Car. Post., p. -iOi), et classé par M. Endlicher (Geii. Plant. 1, p. 555) dans la tribu des Cinchonées , entre les g. Danaïs et Exosiemma. Les auteurs cités lui assignent les caract. suivants : Fleurs monoïques par avortemcnt. Tube calicinal obconifiue, adhérent ; limbe supère, 5-parli; lanières lancéolées. Corolle courte, subcampanulée, ô-denlée. Éiam. 5, insérées à la base du tube de la corolle, saillantes dans les fleurs hermaphrodites, incluses dans les femelles; eiets subulés, poilus à la base. Anth. ovales, dressées. Ovaire 2-loculaire; placentaires mulli-ovulés, adnésàla cloison; ovules suspendus , imbriqués , marginés.

Style indivisé, saillant, poilu à la base. Stigmate bifide; lanières linéaires, étalées. (Péricarpe inconnu .-L'A.Jlurihimda Schott (Endl. .-{lala. l. c. tab. 38), constitueseul le g. — C'est un arbrisseau du Brésil, à feuilles opposées, à stipules triangulaires, très courtes, à épis terminaux et alaires. Les fleurs sont petites, jaunâtres, très rapprochées. (Sp.)

*ALSEODAPniVE (aAc7oç , «o; , bois ; Si^-m , laurier), dot. ru. — G. delà famille des Laurinées, tribu des Pcrsées, Nées, formé par Nées von Esenbeck ( in J^Full. PL asiat. rar. 11-61 , avec la diagnostique suivante : Fleurs hermaphrodites. Périgone C-fidc, chartacé, à limbe décidu. Étam. 12, quadrisériées , dont 9 ester, fertiles, 3 intér. stériles; celles du 3"^ rang interne des fertiles, munies à la base de glandules binées, stipitées, comprimées; leurs filaments le plus souvent dilatés. Anth. des I"et 2'^ rang introrses ; celles du 3' extrorses; toutes oblongues, 4-locellées, déhiscentes par autant de valvules ascendantes. Étam. stériles, stipitées, églandulées dorsalement, à sommet introrsc, sagitté-lancéolé. Ovaire uniioculaire, uniovulé. Sligm. discoïde. Baie monosperme, placée sur la base périgoniale, entière, orbiculaire et étalée. — Ce g. renferme quelques arbres de l'Inde, à feuilles alternes, penniner\ ces, dont les nervures primaires, costées; a ;cmmes compactes et couvertes d'un petit nombre d'écaillcs entrebaillées: à fleurs

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disposées en panicules subcorymbiformes, naissant dans les aisselles d'une gemme terminale. (C. L.)

'ALSEUOSMIA, Cunningh. (olUoç, bois; £Ùo(7fjt!'a , bonne odeur), bot. ph. — G. que Cunningham rapporte avec doute à la famille dos Cornées ou à celle des Caprifoliacées, et dont il expose ainsi les caract. {Flor. IVov.-Zeeland. in Hook. Ann. of Nat. Hist., II, p. 209; 1859): Tube calicinal adhérent; limbe supère, 4-ou 5-fide, non persistant, àestivation valvaire. Cor.infundibuliforme; tube beaucoup plus long que le calice ; gorge imberbe ; limbe 5-parti , à lanières ovales , égales, pointues, sinuées-dentées, valvaires en préfloraison. Étam. 5, courtes, égales, insérées à la gorge deJa corolle, entre les segments du limbe; anth. saillantes, dithèques, longitudinalement déhiscentes. Disque épigyne. Ovaire 2-loculaire , adhérent; loges 2-5-ou pluri-ovulées ; style filiforme, glabre ; stigmate disciforme, indivisé. Baie turbinée, obovée, infère, 1-loculaire, polysperme ou, par avortement, oligosperme. Graines obovales , courbées , obtuses , convexes au dos, anguleuses du côté antér., médifixes; test épais, réticulé; embryon petit, rectiligne , niché à l'extrémité infér. du périsperme; cotyl. subfoliacés, conligus; radicule courte, obtuse, éloignée du bile. — Arbrisseaux dressés, hauts de 2 à 3 pieds ; feuilles coriaces, persistantes, alternes, non stipulées , pétiolées , très entières ou lobées; pétiole dilaté à la base; fleurs latérales ou terminales , pédicellées , bractéolces , très odorantes, solitaires ou fasciculées ou en grappe. — Ce g. est propre à la Nouv.-Zélande ; Cunningham en a décrit S esp. (Sp.

* ALSIDIE. Alsidium (de àlco; , bois , forêt; la plante ressemble à un arbre), bot. CR. (Phycées). — Ce g. monotype , appartenant à la sous-famille des Floridées, a été établi par Agardh [Icou. Alg.cnynp., t. 9) sur une algue trouvée dans l'Adriaticiue. Elle est ainsi caractérisée : Fronde cartilagineuse, raide, cylindrique, filiforme, atténuée, dressée, irrégulièrement rameuse. Plusieurs tiges naissent d'une même base crustacée, convexe , plate en dessous. C'est par là qu'elles se fixent aux rochers sous-marins. Cette Thalassiophy te n'est pas particulière à l'Adriatique; M. de Notaris l'a retrouvée dans la Méditerranée , à l'ile de Capraja, et

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M. Roussel à Alger. On n'en connaît pas la fructification. (C. M.)

*ALSI1VACÉES. Alsinaceœ, Lindl. bot.

m.—T^. Ai.siNÉES, (C. L.)

*ALSTOE (à),cri'v/) m chez les Grecs d'une plante indéterminée). L, Wahlenb., Koch.; Spcrgularid, Y'm.,H.alianthus, Mœnch; ^o«(,kcniia, Ehrli.; T.epicjonum, Friesj Aisinc&iSahuliua, Reichb. bot. i'h. — G. ou s.-g. pris pour type de la famille des Alsinées; toutefois il mérite à peine d'être séparé des Arenaria, dont il ne diffère absolument que par une capsule 3-valve. Linné fondait le caract. distinctif des Alsine sur le nombre des étamines ; caract. moins valable encore que l'autre, parce que, dans les Alsine comme dans les Arenaria , le nombre des étamines varie de 3 à 10. Dans les limites que lui assignent aujourd'hui la plupart des auteurs, le g. Alsine renferme environ 20 esp. , dont la plupart appartiennent à la flore européenne. LAlsine média L., nommé vulgairement Morgeline , Mouron des oiseaux , est un Stellaria. (Sp.)

ALSIiVÉES. Alsineœ. bot. pn. — Une des 2 grandes tribus dans lesquelles se séparent naturellement les Caryophyllées. V. ce mot. (Ad. J.)

*ALSI!VELLA , Ben th. bot. pu.— G. de la famille des Alsinacées , dont le nom est indiqué dans le Catal. de Wallich, et reproduit depuis par Reichenbach et Lindley; les caractères n'en ont pas été publiés. (Sp.)

^ILSODÉE. Alsodeia, Pelit-Thou. (àÀo-w- S-n; , qui aime l'ombre des bois), bot. pu. — G. de la famille des Violariées, tribu des Alsodinées. AubertDu Petit-Thoiiars {Hist. des V^égét. des îles de l'Afr. ausir., ii, p. 55; Wov. Gen. madag., n» (55 ) en donne les caract. suivants : Cal. de 5 sépales pointus, imbriqués; 3 extér., 2 intér. Cor. régulière, à 5 pétales plus longs que le calice, contournés en estivation. Étam. 5, monadclpbes; androphore urcéolaire, souvent appendiculé; anth. conliguës, mais libres, sessiles , liguliformes , barbues au sommet. Style claviforme. Capsule subturbinée, obscurément Irigonc, oligosperme, recouverte parle calice et la corolle. Cotyl. orbiculair^s. — Arbres ou arbrisseaux. Teuilles en général éparscs. Stipules petites, caduques. Fleurs petites, disposées en grappes axillaircs et terminales; pédicclles articulés, bractéolés.

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On en connaît 6 esp. , dont 5 de Madagascar etl de Timor. M. A. de Saint-Ililaire (^m/. des Plantes rem. du Brés.) réunit ce g. aux Conoria. (Sp.)

* ALSODINÉES. bot. pu. — F. Violariées. (Sp.)

*ALSOMITRA, Blume (a),cro;, bois ; fx?- Tpa , ceinture), bot. pu. — G. de la famille des Cucurbitacées , tribu des Nandhirobées, Aug. St-Hil. Ce g. paraît ne différer du Zanonia (auquel M, De CandoUe le réunit) que par son ovaire à loges multi-ovulées, et par son fruit hémisphérique, tronqué au sommet. Il est fondé sur une seule esp., qui croît à Java. (Sp.)

ALSOPHILA, Brown (a).<7oç, foret; 9^0;, ami), bot. cr. — R. Brown a donné ce nom à un des g. qu'il a formés aux dépens des Cijaihca de Smith, et qui comprend, comme les vrais Cyaihea et les Hemiielia, des fougères arborescentes, la plupart américaines et quelques unes de l'ancien continent. Une seule esp. est herbacée : c'est VA. pruinaia du Chili. Comme toutes les fougères de la tribu des Cyathéacées , ces plantes présentent des groupes arrondis de capsules sessiles, portées sur un tubercule saillant. Ce tubercule, dans les Alsophila, tels que R. Brown les avait définis, correspond à la bifurcation des nervures secondaires , et les groupes de capsules, au lieu d'être enveloppés dans un tégument clos, sont environnes à leur base par des écailles lacérées formant un tégument incomplet qui manque quelquefois.

Suivant Presl , ce tégument incomplet manque même généralement, et son absence distingue ces plantes des vrais Cijailiea, des Hemiielia et de quelques autres g. voisins. Il est certain, du moins, qu'il n'enveloppe jamais complètement les groupes de capsules, et qu'on doit plutôt le considérer comme formé par des écailles analogues à celles qui naissent sur les nervures de la plupart de ces plantes, que comme un vrai tégument membraneux, continu. — Les g. ('hnoophora de Kaulfuss, Trichopieris et Meiaxya de Presl , en diffèrent à peine , si ce n'est par la transformation de ce tégument membraneux, scarieux et lacinié en poils nombreux, plus ou moins allongés, insérés à la base du tubercule qui porte les capsules, et le« entourant de toutes parts. — Presl divise le* Alsopliila en 2 sections : les unes ont les njv»

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▼ures secondaires bifurquées , et portent les capsules à leur bifurcation; les autres ont des nervures secondaires simples qui portent les groupes de capsules vers leur milieu. — On connaît maintenant près de 40 esp. de ce g., toutes arborescentes, à l'exception d'une seule, et dont peu s'étendent au-delà des régions intertropicales. (Ad. B.)

ALSTOIVIA (Alston, professeur de bot.

à Edimbourg), bot. ph. — G. delà famille des Ebénacées (Symplocées) , fondé par 3Iutis, et regardé comme synon. du g. Symplocos, L. /-^. ce mot. (C. L. ).

•ALSTOïVIA (Alston, professeur de bot. à Edimbourg). BOT. ph. — G. de la famille des Apocynacées, tribu des Alstoniées , fondé par R. Brown {Mem. Wern. Soc. 1 ; Labill., JVov. Cal., t. 12), qui en circonscrit ainsi les caractères: Cal. 5-fide. Cor. hypogyne, hypocratérimorphe, à gorge et à tube non squameux; limbe 5-fide; segments obliques. Étam. 5, incluses, insérées au tube médian de la corolle; anth. subsessiles, lancéolées, libres; ovaires 2; ovules nombreux, fixés à la suture ventrale. Style unique, filiforme, dilaté au sommet; stigm. subconique. Squimules hypogynes nulles. Follicules cylindriques , allongés. Graines nombreuses, peltées , linéaires -comprimées , ciliées (cils de chaque extrémité chevelusallongés). Embryon non décrit?— Ce g. , encore peu connu , renferme un petit nombre d'espèces, dont quelques unes sont cultivées dans nos serres. Ce sont des arbres ordinairement élevés , lactescents, à feuilles opposées ou verticillées, glabres, costées; à fleurs le plus souvent blanches , disposées en cymes terminales paniculées. On les trouve dans l'Asie tropicale et dans les îles de l'Océanie. (C. L.)

*ALSTONIÉES, Alslonieœ (l^'. ci-dessus).

BOT. PH. — Tribu de la famille des Apocynacées, qui ne contient que le g. Alstonia. (CL.).

ALSTROEMERIA [Alsirœmer. naturaliste suédois), bot. ph. — Linné a donné ce nom à un g. delà famille des Amaryllidées, qui aujourd'hui se compose d'une cinquantaine d'esp., toutes originaires de l'Amérique méridionale. Ce sont des plantes à racine fibreuse el fasciculée, ayant leur tige tantôt dressée, tantôt volubile et grimpante, et des feuilles alternes, ovales ou lancéolées. Les fleurs,

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quelquefois très grandes , sont souvent dis ' posées en serlule ou ombelle simple. Leur calice, pétaloide et adhérent par sa base à l'ovaire infère, est presque campanule, à G divisions inégales ; 2 intér. étant tubuleuses et roulées à leur base. Les étam., au nombre de G , insérées aux div. calicinales , sont déclinées. Le style, triangulaire, se termine par un stigm. trifurqué. Le fruit est une capsule triloculaire, trivalve, à loges polyspermes. — Plusieurs des esp. de ce g. sont cultivées dans les jardins. La plus commune est celle qu'on désigne vulgairement sous le nom de Lis des Incas. C'est VA. pelegrina L., originaire du Pérou, et qu'on doit soigneusement garantir du froid en l'abritant pendant l'hiverdans la serre tempérée. (A.R.) *ALSTR^MÉRIÉES. AUrœmeriœ. bot.

PH. — Nom d'une des tribus de la famille des Amaryllidées. (A.R.)

ALTEINIA. BOT. PH. r. Althema. (C. L.) ALTEIVSTEIîVIA (AUenstein , nom propre). BOT. PH. — G. de la famille des Orchidées, tribu des Ophrydées, établi par Kunth {in Humb. Nov. Gen., et Sp. 1, p. 322). Il se compose de 3 ou 4 esp., toutes originaires de l'Amer, mérid., ayant pour caract. : Cal. à 5 div. lancéolées et réfléchies; les 3 extér. un peu plus larges. Labelle plus grand que les autres, dressé. Gynostème court, dressé; anth. à 2 loges écartées, attachées sur les côtés du gynostème. Masses polliniques au nombre de 2, portées sur un pédicule court, attaché à l'opercule de chacune des loges. Stigm. opposé à l'anthère, tourné du côté du labelle. — Les esp. de ce g. ont la racine formée de tubercules allongés, la tige simple, les Heurs sessiles, disposées en épis denses, et munies de bradées. (A. R.)

• ALTERIVAIVCE ( loi d'). bot. — On a donné ce nom à un principe admis dans ces derniers temps par plusieurs botanistes et qui leur a servi de guide dans les recherches auxquelles ils se sont livrés relativement à la structure des fleurs en général , ou au plan normal d'après lequel les fleurs de certaines familles paraissent être disposées. Cette loi, sans avoir encore été formulée complètement dans aucun ouvrage général, est néanmoins fréquemment invoquée dans une foule de mémoires particuliers ; ce qui nous met dans la nécessité d'examiner successivement, son origine, sa va-

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ti\n el l'application qu'on peut en faire. En vcrlu de la loi d'ylllernancc, on admet que toute fleur est formée d'un certain /lombre de verticilles ou anneaux, d'organes appendiculaires, et que les pièces qui composent chaque verlicille sont insérées entre celles du verticille qui précède ou succède immédiatement, et par conséquent alternent avec elles. On aurait mieux fait d'employer \ç. mol interposé; l'adjectif alterne ayant reçu dans la science une acception un peu différente, lorsqu'on s'en sert pour caractériser un certain mode de disposition des feuilles sur la tige. La position alternative des pièces dans les verticilles qui se succèdent immédiatement entraîne comme conséquence que, lorsque 2 verticilles sont séparés par un intermédiaire, ils ont leurs parties superposées; dans ce cas on a dit souvent et d'une manière abusive qu'elles sont opposées; ce qui ne doit être dit que des organes dont les faces de même nom se regardent mutuellement. Quoi qu'il en soit, il résulte de ces conditions que tous les verticilles de même nombre (pairs ou impairs) ont leurs parties superposées.

C'est par l'observation et par l'analogie qu'on est arrivé à ces principes. On en trouve déjà des traces dans la philosophie botanique de Linné, lorsqu'il donne pour caractère dislinctif à la corolle d'avoir ses pièces placées entre les étamines , tandis que celles du calice sont placées au-dessous de celles-ci. Plus récemment M. De Candolle entrevit réellement cette loi , en énumérant, dans sa Tliéoi-ic élémeniaire, les diverses combinaisons qu'on peut trouver dans l'arrangement des organes de la fleur. Cet habile botanisleremarquaquela disposition la plus fréquente est celle où les pièces de chaque verlicille sont placées entre celles du verticille précédent; mais il se contenta de cet aperçu, sans paraître avoir prévu qu'un jour il acquerrait la valeur d'une loi générale; ce qu'il eût été bien diflicile en effet d'imaginer, dans l'état où se trouvait alors la Botanique.

En 1825, M. Raspail, dans ses Mémoires relatifs aux Graminées, formula positivement la loi d'ylllernancc, (\\i'\\ regarda comme une règle fixe pour toute cette famille. Il pensa même au'elle devait être appliquée à toutes

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les Monocotylédoncs. Ccpendam nous devons dire que, par suite de son opinion sur l'origine des verticilles floraux, il n'a pas compris cette loi lout-à-fait de la même manière que nous. Peu après, M. Rœper [Observ. sur la nat. des Fleurs el des Injlor. ; Seringe Mel. Bol, et en latin dans le tom. 1" du Linnœa ) l'affirma également pour les verticilles extérieurs de la fleur, savoir : le calice, la corolle et l'androcée. Environ 3 ans plus tard, parut la thèse de M.Dunal {Consid. sur la JYat. et les Bapp. de quelques organes de la fleur, Montpellier 1829). La science de V^nilioyénie ayOiH fait de grands progrès. L'auteur, après avoir démontré que l'androcée renferme souvent ainsi que le nectaire, plusieurs verticilles , fit connaître le nombre et la position relative des parties qui, suivant lui, doivent constituer la fleur la plus complète. Dans la description qu'il donne de cette fleur idéale, on voit qu'il adopte complètement le précepte de VAliernance, et peut-être doit-il être considéré comme en étant le véritable fondateur, ou au moins comme le premier qui lui ait donné tout à la fois une grande extension et une forme régulière. Depuis ce temps , M. Aug. de St-Hilaire a, dans ses mémoires sur dilTérentcs familles, constaté fréquemment la rigueur du précepte, en en faisant de lumineuses applications. Nous citerons principalement à cet égard son second mémoire sur les Résédacées et son mémoire sur les Myrsinées et les Sapotées. Cependant on rencontre de sérieuses exceptions toutes les fois qu'on essaie de vérifier cette loi par l'observation ; exceptions qui peuvent être expliquées, il est vrai, par des considérations particulières. Néanmoins, il se présente plusieurs questions à résoudre préalablement; car ces exceptions résultent d'observations qui paraissent être en contradiction avec celles sur lesquelles la loi est basée. On se demande si les unes plutôt que les autres doivent être prises comme point de départ.^ si les divergences qu'elles présentent n'indiquent pas que la loi générale est tout autre ? s'il existe réellement une loi générale ou des lois partielles , de sorte que celle qu'on a proposée convienne seulement à un certain nombre de végétaux.^

Si , pour répondre à ces questions, on s'en rapporte à l'observation pure et simple, on

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remarquera que la loi d'Alicmancc s'applique conslammenl au calice et à la corolle, c'est-à-dire aux verlicilles les plus extérieurs de la fleur, et dans lesquels la situation des parties est le plus facile à constaterj en outre qu'elle fournit la formule de position relative qui se réalise généralement , ainsi que l'avait déjà remarque M. De Candolle. On verra, en outre , que, dans beaucoup de cas , l'analogie réclame l'existence de parties avortées, et qu'en les rétablissant par la pensée, on fait rentrer dans la loi générale plusieurs faits qui semblaient la contredire. Cependant de nombreuses exceptions existent encore, et l'observation seule ne peut jamais suflîre contre l'observation. Il y a donc au fond de cela une question plus générale à débattre ; il s'agit de savoir sur quels fondements on s'appuie pour considérer comme universelle une loi qui n'est admissible qu'en expliquant , par des phénomènes secondaires, des épiphénomènes, si l'on peut s'exprimer ainsi , toutes les contradictions que la nature présente à chaque pas.

Les fondements de cette loi sont les théorèmes dont nous allons faire mention. Ils sont plus ou moins généralement admis, quoique quelques uns soient encore un objet de contestation dans la science. Ce n'est pas ici le lieu d'en démontrer l'exactitude; nous croyons devoir les rapporter, parce que sans eux la loi d'Alternance ne serait encore long-temps peut-être qu'une hypothèse un peu arbitraire; et cependant personne, que nous sachions, n'a essayé de faire voir qu'elle n'est qu'une conséquence directe de ces théorèmes:

" 1 ° Toute plante phanérogame n'est for- » mée que par l'addition d'un nombre indé- » fini d'individus ayant tous la même valeur »primilive;maiselle peut se trouver modifiée » par l'époque relative du développement.

» 20 Chaque individu est formé d'un mé- » rithalle qui se prolonge inférieurement, et » se termine à son extrémité supérieure par » un nombre quelconque d'appendices symé- » triques constituant un verticille.

1) 3° Les pièces qui font partie d'un verli- » cille sont placées entre celles du verticillc » précédent, sur un plan plus élevé.

» 4° Cette disposition, qui est générale, 5 résulte de la manière dont les faisceaux li-

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» gneux se combinent pour se rendre dana « les appendices.

» 5" Sur la tige ou les rameaux , les indi- » vidus se développent successivement et à » l'infini , jusqu'à ce que des causes acciden- » telles arrêtent ce développement. Us sont » exposés à un grand nombre de déviations » provenant de l'influence des agents exté- » rieurs ou de celle qu'exercent les uns.sur » les autres les organes qui se développent.

» G" La fleur, dont les organes ne sont » que des feuilles modifiées d'une manière » spéciale, naît à un moment donné, lors- » que la plante s'y est préparée par des dé- » veloppementsanlérieurs. Elle naît, déplus, » à une place déterminée ; et, comme les par- » ties qui la composent se développent dans » un espace de temps très court, elles n'ont » pas le temps d'être modifiées diversement » par les agents extérieurs , ou par le déve- » loppemcnt ultérieur de la plante; il en ré- » suite que chatiue fleur, dans une espèce, est « toujours formée du même nombre de ver- » licilles , que ces verticilles ont toujours le » même nombre de parties et présentent » toujours les mêmes déviations du type sy- » métrique, lorsqu'il en existe de cette sorte.

» 7° Les déviations sont dues à des sou- » dures, à des avortemetits, à des inégalités » de développements et à des dédoublements, » qui peuvent avoir lieu dans les deux sens » de l'épaisseur et de la largeur.

» 8° L'avortcment n'est que le non-déve- » loppemcnt d'un organe ; celui-ci doit donc » toujours exister virtuellement; c'est pour » quoi l'avortcment d'un verticillc est sans » influence sur la position de ceux qui vien- » nent ensuite. »

Il est donc évident que le nombre des verticilles pourra bien varier suivant les familles; que le nombre des parties qui les composent peut varier également, ainsi que leur régularité, mais que toujours les fleurs d'une même espèce sont construites sur le même plan ; que toujours , surtout, la loi d'Alternance devra trouver son application; et que, par conséquent, elle peut devenir un Critérium à l'aide duquel nous remonterons de l'état habituel d'une fleur à son étal normal. Elle pourra donc nous servir à déterminer les rapports qui existent entre les végétaux au point de vue du plan normal de leurs fleurs; elle nous apprendra si réel-

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lenient ce plan est constant dans chaque lâmille. etsi vraiment, comme quelques uns le supposent, il est le même pour toutes les fleurs. Quoiqu'il en soit à cet égard, le plan se trouvant déterminé, soit unique et général, soit particulier pour chaque division du règne végétal (divisions qui prendraient rang très probablement entre les grandes sections et les classes proprement dites, ou entre celles-ci et les familles) ; le précepte nous aidera encore à reconnaître quelles sont les modifications que le type a subies dans telle ou telle famille, ou dans tel groupe de g. moins étendu. Il a déjà conduit plusieurs botanistes à reconnaître que, dans un grand nombre déplantes, le disque ou phycostème est formé par 2 verticilles d'étamines avortées, et non pas par un seul, comme on l'avait cru d'abord ; M. Aug. de St-Hiiaire a pu faire voir que l'écaillé irrégulière des Résédacées représente les étamines ordinaires des plantes, tandis que leurs étamines sont formées par le développement du phycostéme.

Dans tous les cas, le calice, dans lequel la position des parties est facile à apprécier, peut servir de point de départ, et l'argumentation se réduit aux 2 formules suivantes :

Les pièces de tel verlicille sont superposées aux divisions du calice ; donc elles en soin séparées par un nombre impair de verticilles ; ou bien, elles sont placées entre les divisions du calice ; donc elles en sont séparées par un nombrepair de verticilles, ou elles lui succèdent immédiatement.

On doit bien se rappeler que les superfétations et l'avortement complet d'un ou de plusieurs verticilles ne modifient point la position de ceux qui persistent, mais que les organes de la fleur sont susceptibles de se transformer les uns dans les autres.

Il est logique d'admettre que, si parce procédé on arrive à des résultats satisfaisants, l'hypothèse de la loi d'alternance, que l'on doit à celte sorte de sagacité qui résulte de la comparaison d'un grand nombre de faits, et à laquelle nous avons essayé de donnerci-dessus un fondement plus rationnel se trouvera vérifiée par l'observation j car la meilleure démonstration d'une théorie se trouve dans les conséquences que l'on en peut déduire.

Il n'est malheureusement nas toujours fa-

cile d'opérer comme nous venons de l'indiquer, parce que tous les verticilles de la fleur ne présentent pas le même nombre de parties. Dans ce cas, la science ne nous a fourni encore aucun précepte général qui puisse servir de guide; et c'est à la sagacité particulière des botanistes de résoudre ces diOicultés, paraissant résulter, le plus souvent, de ce qu'il existe des avortements ou des dédoublements d'organes. Nous avons dit qu'on rencontre dans les fleurs de fréquentes exceptions à la loi d'^'ilternance : c'est ici le lieu de les indiquer succinctement, en montrant comment elles peuvent être interprétées. Quelquefois ces exceptions ne sont que partielles; ainsi, dans les Labiées à corolle quadrilobée, la division supérieure de cet organe est placée devant une dent du calice, tandis que les trois divisions inférieures sont situées entre les quatre autres dents calicinales; l'analogie nous fait voir que , dans ce cas , la division supérieure de la corolle résulte de la soudure de deux divisions primitives; mais, dans un grand nombre de plantes, l'exception est générale. On trouve, par exemple, qu'il n'y a pas de corolle , et que les étamines sont superposées aux divisions du calice : il faut admettre que la corolle est avortée. D'autres fois, ce sont les étamines qui sont superposées aux divisions de la corolle ; alors on peut admettre que, dans certaines plantcsily a une rangée d'étamines avortées. Des explications difl'érentes sont encore susceptiblesd'être présentées dans des cas particuliers : ainsi, dans la fleur des Berbens, on trouve six sépales, six pétales et six étamines ; toutes pièces superposées les unes aux auties sur six rangées longitudinales; mais à l'aide d'une observation attentive, on reconnaît qu'il y a deux verticilles de sépales, deux verticilles de pétales, et naturellement deux verticilles d'étamines. Ces fleurs présentent donc six rangées horizontales de trois pièces chacune, pièces toujours placées entre celles de la rangée qui précède et celles de la rangée qui suit.

Dans ces deux genres d'explication , on suppose que toutes les pièces existant sur l'axe raccourci de la fleur sont du même ordre de développement, ainsi que les feuilles qui se trouvent sur un scion non ramifié- mais il peut arriver que, sur I«

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même scion, existent des branches latérales garnies de feuilles; celles-là naissent à l'aisselle des feuilles même et se développent plus tard. De même, on a vu, quoique très rarement, et seulement dans quelques monstruosités , un bourgeon se développer à l'aisselle d'une partie de la fleur ; cependant il arrive très souvent qu'on trouve des pièces superposées aux parties d'un verticille floral, sans qu'il soit possible de supposer un verticille avorté, entre ces deux rangées d'organes; fait manifeste chez les Crassulées décandres, où les étamines les plus extérieures sont précisément celles qui sont placées devant les pétales; et chez les Résédacées, où chaque pétale porte un appendice sur sa face interne, etc., etc.

Ces productions nous paraissent être des formations de second ordre comme les branches latérales sur un scion , de véritables productions axillaires; ce sont elles que M. Dunal semble avoir cherché à reconnaître, peut-être un peu trop souvent, sous le nom de Lépales. Plusieurs botanistes ont exprimé à leur égard une opinion qui nous paraît ne pas différer essentiellement de la nôtre, en disant qu'elles sont le produit d'un dédoublement dans le sens de l'épaisseur. Lorsqu'elles arrivent à un développement complet, c'est-à-dire lorsqu'elles constituent un organe aussi parfait que les productions de premier ordre qui entrent dans la composition de la fleur, il est souvent très difficile d'en déterminer l'origine; cependant nous pensons que l'on peut y parvenir assez souvent, à l'aide des considérations suivantes , lorsque ce sont des étamines , ce qui paraît être le cas le plus fréquent.

1° Quoique superposées aux pétales, elles sont [ilus extérieures que les étamines de premier ordre; néanmoins, elles sont plus petites dans le bouton, et l'explosion de leurs anthères a lieu un peu plus tard.

'2^" Elles avortent plus fréquemment que les autres , par la même raison que, sur une branche, les feuilles du bourgeon axillaire se développent plus tard que les autres ou jamais.

3» Lorsque les fleurs viennent à se doubler, on trouve souvent que les étamines intérieures et même les carpelles se changent en pétales, tandis que les étamines e\Ké- !

rieures.quisont axillaires, gardent leur forme primitive. D'autres fois il y a entre tous les pétales de la fleur double des étamines situées devant eux (sur leur côté intérieur ). Toutes les fois que ces faits se présentent, nous regardons comme extrêmement probable qu'une portion des étamines de la fleur normale est une production axillaire des pétales; et, sous ce rapport , l'étude des fleurs doublées n'est pas à négliger dans la recherche de la structure primitive des fleurs.

Ainsi qu'on vient de le dire, les exceptions à la loi d'^^lternance peuvent être expliquées par différentes suppositions.Comme celles-ci ne présentent rien qui soit en contradiction avec ce que l'on sait sur l'organogénic des plantes, les faits sont loin de nous conduire à abandonner cette loi. Cependant, la facilité qu'on trouve à les expliquer, à l'aide des suppositions, doit mettre en garde contre les résultats; et, de leur multiplicité, il résulte que l'état habituel d'une fleurpeut encore fournir à l'imagination des interprétations très différentes. Il faut donc, dans ce genre de recherches, tout en se laissant guider par le précepte de l'alternance, vérifier encore les résultats auxquels on arrive par l'analogie, dont la valeur comme moyen de démonstration est généralement reconnue et repose sur deux hypothèses fondamentale' en histoire naturelle, savoir: une parenté réelle entre les genres voisins, et l'existence de lois générales qui ne peuvent subir que des exceptions apparentes. (Ad. Steinheil.)

Le morceau posthume qu'on vient de lire devait servir d'introduction à une série d'articles ( sur la disposition des organes de la fleur\ distincts à ce recueil, mais seulement ébauchés par Steinheil. Celui qui précède, le seul qui sera publié et qui ne l'eût peut-être pas été si son auteur eût vécu, est propre à bien peindre, à mettre en saillie, mieux que tout ce que j'essaierais d'en dire, la direction des études et l'importance attachée par notre ami , dans les recherches et le perfectionnement delà méthode naturelle. En lisant les divers mémoires publiés par Steinheil, mémoires si abondants en pensées ingénieuses et enchaînées par celesprit logique qui le caractérisait si éminemment, on comprendra que la science aurait eu â s'enorgueillir d'une vie qui lui était consa-

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crée, mais qui malheureusement a été tranchée à son début. (J. D.)

•ALTERXANCE {alterna, poser l'un après l'autre), géol. — Disposition que présentent les dépôts stratifiés, lorsqu'ils sont composés de plusieurs sortes de roches qui se succèdent plusieurs fois entre elles sur une certaine épaisseur. L'Alternance annonce des causes périodiques, successives, alternes, ou une cause continue , interrompue momentanément par des circonstances particulières. La composition des terrains houillers est un exemple remarquable de l'Alternance de grès, de schistes et de charbon, dont on voit les diverse? couches se présenter un grand nombre de fois dans le même ordre. (C. P.)

ALTERIVA]\THERA Forsk {allemus , alterne; anthera, anthère, parce que les filets sont alternativement anthérifères et ananlhères\ bot. ph. — G. de la famille des Amarantacées , tribu des Gomphrénées, Endl. — Endlicber ( Gen. Plant., 1 , p. 301 ) en donne les caract. suivants : Fleurs hermaphrodites , 3-bractéolées. Pérlgone pentaphylle. Étamines 5 ; androphore cupuliforme; filets filiformes, alternes; chacun avec un staminode dentiforme, soit entier, soit trifide; anthères monothèques. Ovaire l-loculaire, 1 -ovulé. Style court; sligm. capitellé. Utricule évalve, 1sperme ; graine réniforme-lenticulaire ; test crustacé; embryon arqué ou annulaire, périphérique; radicule supère. — Herbes décombantes; tiges subgéniculées,radicantes; feuilles opposées , subsessiles ; fleurs en capitules axillaires. Ce g. renferme environ 20 esp., la plupart indigènes dans la zone équatoriale. (Sp.)

ALTERNARIA [Ailernus , alterne), bot.

CR. — Nées [Sijsl. der Pilze. 2. pag. 19. ■tab. 5. fig. 63 ) a décrit sous ce nom un petit g. de Champignons, appartenant aux Hypomijcetes, et qui est caractérisé par des filaments {flocci) droits, simples, qui présentent alternativement dans leur longueur des renflements transparents en forme de nœuds et des rétrécissements opaques etfiliformes. On ne connaît pas encore les organes de la fructification des 2 esp. que renferme ce g. ; dont l'une, A. tennis , se développe sur les tiges des plantes sèches et les couvre de petits roussins noirs, qui ressemblent à un léger duvet ; l'autre-, A. rudis, que M. Ehrcnberg a

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trouvée en Allemagne sur l'écorce des pins, aies filaments plus courts et plus fermes. Je n'ai pas eu occasion d'étudier ce g. ; mais j'ai rencontré bien souvent sur les liges des plantes sèches, des petits coussins qui présentaient les caract. queje viens d'énoncer. En cherchant d'où ils pouvaient provenir, j'ai constaté qu'ils étaient formés par des filaments de Boinjiis en partie détruits, et dont les cellules sont alternativement renflées et filiformes. Je ne serais pas étonné que le g. Allemaria dût son origine à ce singulier mode de dessiccation. (Lkv.)

ALTERNE. Ailernus {aliemo, je pose l'un après l'autre). BOT. — Cette épithète s'em? ploie dans des sens un peu différents ; ainsv,^ elle exprime la superposition alternative des mêmes organes sur un axe commun. C'est dans ce sens qu'on dit des feuilles qu'elles sont alternes, par opposition aux feuilles opposées ou verticilles ; mais on l'emploie aussi pour désigner la position alternante de deux organes de nature différente, par exemple : les pétales sont alternes aux sépales, dans le plus grand nombre des cas; les étamines, quand elles sont en même nombre que les pétales ou que les divisions de la corolle gamopétale, allernenl avec ces mèincs pétales, c'est-à-direqu'elles correspondent aux intervalles qui les séparent. Un cas très rare, au contraire, est celui où les étamines correspondent exactement au milieu de chaque pétale ou de chaque division de la corolle gamopétale , comme dans les familles des Berbéridées, des Vinifères, des Primulacées. On dit alors que les étamines sont opposées aux pétales, f^. au mot Feuille , la théorie de l'arrangement des feuilles et des autres organes foliacés. (A. Pi.)

ALTH^A, L. {àlSxla, guimauve), bot.

PH. — Nom grec des Guimauves. (C. L.) *AIjTHM\STRE.A lUiœastmm, D.C. (augmentatif d'^/t/iœa. J^. ce mot). BOT. Fil. — M. De Candolle donne ce nom à la i" sect, de son g. Alihœa ; section ou s.-g. qui comprend les véritables Guimauves ou Alihœa L. (Sp.)

•ALTOEMA, F. P.,Bellevalia, Delil.

(R. Althen, 1^' cultivateur de la Garance en France), bot. pu. — G. créé par F. Petit {Ann.Sc.ohs. p. 451) pour une petite plante de la famille des Naïadées , que M. Delile avait rapportée au g. Zannicliellia , L. sous 22*

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le nom de Z. setacea. On la reconnaît à des tiges articulées, noueuses, rampantes, garnies, à chaque nœud, de feuilles alternes, embrassantes et réunies en glomérules. Elle croît dans les lacs salés du midi de la Fmnce, et principalement aux environs de Montpellier, dans les étangs de Grammont. I.n voici les principaux caractères distiiictiTs : Plante d'une grande ténuité, à fleurs monoïques, terminales dans l'aisselle des feuilles. Les mâles rares, solitaires au-dessous des feuilles; cupule calicinale, cyalhiforme, tridenlée; anthère unique, sessile, uniloculaire, longitudinalement déhiscente. Les femelles pédicellées-ten ces, chacune munie à la base d'une bractée foliacée; périgone nul. Ovaire subfusiforme, uniloculaire, ovale unique, appendu, ortholrope. Style filiforme, continu avec l'ovaire; stigm.pelté. Capsule comprimée, ailée sur les bords, à 2 valves inégales, réunies par un épicarpe membranac graine oblongue, comprimée, à test membraneux. Embryon exalbumineux, antitrope, à radicule infère, épaisse. (C. F,.) • ALTIIKRIA Thonars (allusion synonymique à l'afTinité du g. avec les Jf^attheria). BOT. pir. — G. de la famille des Sterculiacées, tribu des Byltnériées, Endl.— Du Pelit- Thouars (/\^c!'. Gen. Madag.,nO 64) lui at tribue les caract. suivants : Cal. 5fi(ic, accompagné d'un involuceile Iriphylle.Pélales 5. Élam. 5; filets complètement soudés en androphore tubuleux ; anlh. adnées, cxlrorses. Ovaire 5-gone. Styles 5, soudés. Caps, à 5 coques monospermes; graines médifixcs. — Le g. ne se fonde que sur une seule csp., indigène à Madagascar. (J D.) ALTIC4. INS. — ^. Altise.

ALTICOPUS â>Tixo';, sauteur; -rroC;, pied; il faudrait écrire Hatticopus). ins. —G. de Coléo|jlères tétramères, famille des Curculionites, établi par villa, et qui rentre dans celui de> Choragus de Kirby. f^. ce mot. M. Schœnherr, qui l'a adopté [Monoq. des CnrciiL), le place dans sa division des An- Ihribides et lui assigne les caract. suivants : Ant. de 11 articles, posées sous les yeux ; les deux 1^" plus grands, coniques; les 0 suivants, minces, allongés, subconiques; les .3 derniers plus épais, ovales, un peu aplatis. Rostre courbe, plan, court, élargi au sommet, sublronqué. Yeux grands, laté-

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raux, subovales. Corselet convexe, large, beaucoup plus étroit antérieurement, légèrement sinué postérieurement. Écusson extrêmement petit. Élytres de la largeur du corselet à leur base, presque cylindriques , courbées à l'extrémité et couvrant presque, l'anus. Corps oblong, convexe. Pieds courts ; les poster, propres au saut ; cuisses en massue ; tibias à peine courbes ; tarses allongés; — Ce g. a pour typel'.^. Qaleazii Villa , qui se trouve en Lombardie et dans d'autres parties de l'Europe. (D.)

ALTICUS. INS. — r. Altique.

ALTI\'GIA (nom d'homme), bot. ph.— G. créé par Noronha [Baiav. Ferh. K. \.) non adopté par les auteurs, et qui resle réuni au g. Liquidambar de la famille des Balsamacées. f^. Liquidambar, L. (C. L.)

ALTIQUE. Aliicus (à).Tixo';, sauteur), poiss. — Nom tiré des manuscrits de Commerson , et que ce savant voyageur se proposait de donner à l'un des poissons que M. Cuvier a nommé Salarias. ( Val. )

* ALTIROSTRES. Alliroslres ( allas , élevé; rosiruin , bec), ois. — M. de Blainville a donné ce nom à une section de la famille des Hétérodactyles, comprenant des Oiseaux grimpeurs à bec plus hnul que large. (C. d'O.)

ALTISE. Atiica (à)Ttxôç, sauteur; il faudrait écrire Haliica). ins. — G. de Coléoptères tétramères , établi par Geoffroy aux dépens du grand g. Chrysomèle de Linné, et adopté par presque tous les auteurs. M. Duméril le place dans sa famille des Herbivores ou Phytophages, et Latreille dans celle des Cycliques, tribu des Galérucites. M. Dejean, après l'avoir adopté dans ses deux l'" Catalogues , où il le faisait figurer parmi les Chrysomélines, l'a rayé du S""» , san» faire connaître dans quels autres g. il en a réparti les nombreuses espèces. Voici les caractères que lui assigne Latreille : Ant. insérées entre les yeux, très rapprochées à leur base. Cuisses poster, très renflées, propres au saut. Le renflement des cuisses suffit pour les distinguer des Lupères, des Criocèrc.s et des (inléruques, avec lesquels elles ont beaucoup de rapports. Leurs ant. sont filiformes, plus longues que le prothorax. Leur tète est petite. Les mandibules sont bi-dentées, et les palpes maxillaires apparentes La forme générale de leur corps

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est hémisphérique ou ovale. Ces Insectes sont, en général, très petits. Les plus grandes esp. d'Europe n'excèdent pas 2 Tgnes de long , et celles des pays les plus chauds en atteignent à peine 3. Lcursély très sont lisses, luisantes, et souvent ornées de couleurs métalliques très brillantes. On les rencontre plus communément au printemps dans les lieux frais et humides, et répandues souvent en grande quantité sur les plantes potagères, dont elles rongent et criblent les feuilles. Leurs larves, qui se nourrissent de Id même manière, et font encore plus de dégâts, ont beaucoup d'analogie asec celles des Chrysomèles et desCriocères; quelques unes sécrètent, dusommctdcplusieurspelils tubercules, placés sur leur dos, une liqueur odorante et acide. Leurs nymphes ressemblent beaucoup à celles des Coccinelles, et restent ï5 à 20 jours avant d'arriver à l'état d'insecte parfait. On désigne vulgairement les Altises sous le nom de Puces de jardin ou Sauteurs de lene. On en connaît un grand nombre; M. Dejean en mentionnait 149 dans son Catalogue de 1821. Parmi ce grand nombre, nous citerons seulement tl'Altise potagère ou bleue de Geoffroy , ^. oleracea L., qui sert de tyjie au genre; l'Allise rubis, ^4. helxines Fabr. ; et l'Altise à pattes fauves, A. fulvipes Fabr.; trois esp. très communes aux environs de Paris. (D.)

ALTORA. BOT. PH. — Adanson nomme ainsi le g. d'Euphorbiacées, qui est reçu sous le nom de Clutia ou mieux Cluyiia. K. ce mot. (Ad. J.)

• ALUCITADES. ins. — Nom donné par Leach à une famille de Lépidoptères, ayant pour type le g. Alucile, Aluciia. V. ce mot. (D.) ALUCITE.^/MC!7a {Allucita ou Aluciln, ■sorte de moucheron), uns. — C'est le nom que Linné donne à la dernière div. de son grand f. Plialœnu, div. qui comprend ces petits Lépidoptères à ailes étroites et divisées en plusieurs phalanges, garnies de poils ou de barbules des deux côtés, de manière à les faire paraître comme un assemblage de plumes; mais Geoffroy ayant appelé ces mêmes Lépidoptères Piérophores, ce dernier nom a prévalu, et a été adopté par tous les entomologistes qui sont venus ensuite: de sorte que le nom d'Atucite de Linné serait resté

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sans application, si Fabric'us ne l'avait employé d'abord à désigner génériquement une réunion assez hétérogène de ïinéiles, qu'il restreignit ensuite aux seuls fidèles de Latreille, en formant avec les autres son g. Fpsnloplie. Latreille, toutefois, ayant la priorité dans cette occasion , conserva le nom à' Alucile à ces dernières, auxquelles il assigne les caract suivants : Ailes super, longues , étroites, très inclinées, relevées en queue de coq à leur extrémité postérieure; langue distincte ; palpes inférieursou labiaux avancés, avec un faisceau d'écaillés allongées sur le second article ; d'autres écailles sur le dessus de la tête, formant une sorte de toupet. — Nous avons adopté ce g. avec quelques modiQcalions dans notre Coniinmlion de L'Hf^loire nalurelle des Lépidoptères de France, commencée par Godan, et nous l'avons réuni, comme Latreille, dans son dernier ouvrage, à la tribu des Tinéites. Nous y comprenons G espèces, dont les plus remarquables sont : 10 1'.^/. xijlostella L. Sa chenille vit à la fois sur différents arbrisseaux et sur un grand nombre de plantes potagères, parmi lesquelles elle attaque de préférence les choux et les navets ; 2° l'A. de la Julienne {Tin. porreclellaL.,Fpsolophus viiiatus Fabr.), dont la chenille vit principalement sur la julienne (Hesperis matrona- /îi). Elle se tient ordinairement dans les feuilles du centre, qu'elle réunit ensemble par des fils, et s'y transforme en chrysalide vers la fin d'avril , après s'être fabriqué une jolie coque ovoïde à claire-voie , dont les mailles en losange sont aussi régulières que celles d'un filet, et à travers lesquelles il est aisé de voir la chrysalide se former. Ces 2 esp. sont très communes dans les jardins potagers.

L'Alucite des grains , qui Ol tant de ravages dans l'Angoumois en 1770, appartient, suivant Latreille , à son g. Mcophore. V. ce mot. (D.).

ALUIIVE ou ALU VIVE. bot. ph. — Vieux nom de l'Absinthe. fC. d'O.)

•ALUMÏIVATES {Alumen, inis , alun).

WIN. — G. minéralogique composé des esp. dans lesquelles l'Alumine joue le rôle d'acide à l'égard de certaines bases, telles que la jMagnésic, l'Oxydule de fer, et les oxyde» de plomb. Ce g. ne comprend encore que 4 esp., qui sont le Spiuelle, le Pléonaste, la

sus

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Gahnite, et le Plomb-gomme (K ces mots). Tous ces corps sont solides. Leur caract. commue est de n'être attaquables par les acides qu'après avoir été fondus avec un alcali , et de donner alors une solution qui , traitée par l'ammoniaque, abandonne l'Alumine sous forme d'un précipité gélatineux , que dissoudrait la Soude ou la Potasse caustique. (Del.)

ALUMIIVE. ( Alumen , iuis , Alun ).

CHiM. — Cette substance signalée pour la première fois en 1754, par MargrafT, comme un corps particulier, est un véritable oxyde métallique dont le radical, V Aluminium, n'a pu être isolé que depuis un petit nombre d'années. Son nom lui vient du mot lalin Alumen qui signifie^/«r<, sel dont on l'extrait souvent. L'Alumine est blanche, légère, sans saveur ou d'une odeur terreuse à peine sensible, douce au toucher, happant à la langue, mais insipide, infusible au plus violent feu de forge, sans action sur l'oxygène et sur l'air, et sur la plupart des corps combustibles; elle est insoluble dans l'eau, très soluble au contraire dans la potasse et dans la soude caustiques. Elle joue le rôle de base relativement aux acides sulfurique, nitrique, hydrochlorique, elc. , et le rôle d'acide avec certains oxydes métalliques, tels que l'oxyde de zinc, l'oxyde de cobalt et avec les alcalis eux-mêmes. Il a été impossible jusqu'ici de la combiner avec l'acide carbonique. Verse-t-on un carbonate alcalin dans la dissolution d'un sel d'alumine, on remarque aussitôt un dégagement d'acide carbonique et une précipitation d'alumine.

On prépare l'alumine anhydre en calcinant au rouge l'alun ammoniacal , sulfate double d'alumine et d'ammoniaque. L'alumine pure reste dans le vase opératoire sous la forme d'une masse blanche , spongieuse, peu cohérente. Pourl'obtenir en gelée, à l'état d'hydrate, on Uv précipite d'un de ses sels par un grand excès d'ammoniaque caustique. On choisit encore pour cela l'alun, qui est de tous les sels d'alumine celui que la cristallisation dépouille le plus facilement des matières étrangères qui peuvent accompagner cet oxyde.

La plupart des chimistes considèrent l'alumine comme formée de 2 équivalents d'^luminium et de 3 équivalents d'oxygène, ou eu

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poids de 100 d' Aluminium et de 87, 7 d'oxygène. L'alumine est très répandue dans la nature; c'est la base des argiles. A l'état de pureté , elle est au contraire très rare. Elle constitue le saphir et le rubis ou corindon des minéralogistes. La Gibsiie est une combinaison naturelle d'alumine et d'eau.

L'alumine pure n'est employée que dan»

les laboratoires des chimistes pour la préparation des sels alumineux. Son mélange avec la silice , tel que la nature le présente dans l'argile, sert pour faire toutes les poteries , pour le foulage des draps , pour la fabrication de l'alun et des poteries. Ajoutons que l'alumine se rencontre dans la gangue de certains minerais , dans les scories des forges , etc. , et que la plupart des terrains propres à la culture contiennent de l'alumine mêlée avec d'autres matières et particulièrement avec la silice, l'oxyde de fer et le carbonate calcaire. Enfin le véritable Emcri a pour base l'alumine à l'état de corindon. (Pel.)

ALUMIÎVE ( Alumen , inis , alun ). min. — Oxyde d'Aluminium , composé, d'après les chimistes, de 2 atomes de ce métal et de 3 atomes d'oxygène. Son nom est dérivé de celui de l'alun , sel dont on extrait communément cet oxyde. On l'appelait anciennement terre argileuse , parce qu'il est une des bases des argiles et de la plupart des terres arables. L'Alumine préparée artificiellement est en poudre blanche , douce et ônctueuseau toucher, infusible etinsoluble dans l'eau. Elle est principalement caractérisée par la propriété d'être éminemment réfractaire , et de former avec l'eau une pâte liante, qui sert de base aux poteries. Elle est facilement attaquable par la potasse et par la soude caustiques, et donne par la calcinalion, après avoir été humectée de nitrate de cobalt, une masse non fondue d'un beau bleu. L'Alumine est isomorphe avec le peroxyde de fer, l'oxyde chromique et le sesquioxyde de manganèse.

L'alumine joue différents rôles dans la nature. 1° A l'état libre ou sans combinaison définie avec d'autres éléments , elle constitue une esp. minérale très remarquable par ses propriétés physiques , le Corindon {F. ce mol). '2° A l'état d'hydrate et mélangée avec la Silice, elle forme les Argiles, substances d'un haut intérêt pour les arts,

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et qui lui doivent la propriété de faire pâte avec l'eau iV. Argiles). 3» Combinée avec certaines bases , à l'égard desquelles elle se comporte comme un acide, elle constitue un genre particulier de composés salins, auquel on donne le nom d'ALUMiNAXES. 4° Dans le plus grand nombre des cas, l'Alumine joue le rôle de base relativement à différents acides et à la silice; c'est ainsi qu'elle se comporte à l'égard de l'acide sulfurique, dans l'alun, l'alunite, la webstérite, et par rapport à la Silice dans un grand nombre de composés, tels que les Feldspalhs, les Micas , les Grenats , les Tourmalines, l'Émeraude, la Topaze, etc. (F". Silicates alu- MiNEux.) Les quatre genres Aldmine et Silice, Aluminates et Silicates ont cela de remarquable, qu'ils comprennent toutes les pierres dures et transparentes auxquelles on donne les noms de Gemmes ou de Pierres précieuses, le diamant toutefois excepté. Au l'^'^ genre appartiennent les Rubis, Saphirs et Topazes d'Orient ; au 2«, le Cristal de roche et ses variétés de couleur ; au 3*^, le Rubis Spinelle, le Rubis balais, et la Cymophane ou Chrysolite orientale; au 4", enfin le Zircou, l'Émeraude verte, l'Algue marine , la Topaze du Brésil et les Grenats nobles ou communs. (Del.)

ALUMINE ou ALUMiryEUX. cuim.— Se dit de tout corps dans lequel il entre de l'alumine , sous forme de mélange ou de combinaison. On donne ces mêmes noms aux substances qui, sans renfermer de l'alumine, en présentent les caractères et les propriétés. Nous citerons : les pâtes, pyrites et terres alumineuses. Eu médecine, on emploie comme astringents à rintérieur^elà l'extérieur, l'eau, la liqueur, la teinture alumineuses.

Suivant le professeur Brongniart, la plupart des terres nommées argiles pourraient être placées parmi les pierres alumineuses.

Les deux sels à base d'alumine les plus importants mjus tous les rapports sont : 1° le Sulfate, 2° l'Acétate d'alumine. Les anatomistes emploient le premier avec beaucoup de succès pour préserver de la putiéfaction leurs pièces de dissection; il présente seulement l'inconvénient d'altérer l'acier des bistouris et scalpels. M. Sucquet ne se sert plus aujourd'hui, pour ses belles préparations, que d'une solution concentrée d'hyposulfite de soude. Gannal, dans ses

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procédés d'embaumement, employait le sulfate d'alumine; aujourd'hui on se sert surtout du chlorure de zinc en solution dans la glycérine avec addition de substances aromatiques; 3 à i litres de ce liquide injectés par l'artère carotide constituent un excellent moyen. Le second, l'acétate d'alumine, s'obtient par double décomposition, en traitant l'acétate de baryte par le sulfate d'alumine; ce sel est très soluble. L'industrie en consoname de grandes quantités dans la fabrication des toiles peintes.

*ALUMIIVJDES {Alumen, inis). min.— Nom donné par M. Beudant à l'une des familles de sa méthode miuéralogique, celle qui comprend toutes les esp. formées d'Alumine, soit seule, soit combinée avec différentes bases, à l'égard desquelles elle joue le rôle d'acide. Cette famille se subdivise eu 2 g. : le g. Alumine, et le g. Alvminule. (Del.)

ALUMINITE [Alumen, inis, alun), min.

— Nom sous lequel on a confondu différents minéraux aluminçox, quise rapportent aux esp. de l'Alunite, de la Collyrite, et de la Webstérite(l''. CCS mots). (Del.)

ALUMIMIUM. CHiM. — L'aluminium a été découvert en 1827 par Woehier.

Le célèbre chimiste allemand obtint i'aluminium en très-petite quantité et à l'état de poudre grise, prenant l'éclat métallique par le brunissoir. L'aluminium isolé par Woehier s'altérait au contact de l'air chaud ou de l'eau bouillante ; aussi ne pouvait-on I prévoir toute l'importance que ce métal acquérerait lorsque les progrès de la chimie auraient permis de l'obtenir, non plus dans un creuset de [)laline, miisdansun fourneau industriel. L'aluminium resta donc pendant vingt-sept ans un produit de laboratoire, car ce ne fut qu'en 18.54 que M. H. Deville, modifiant les conditions dans lesquelles s'était placé son devancier, parvint à préparer des quantités considérables d'aluminium.

L'aluminium de M. H. Deville est solide et d'un blanc légèrement bleuâtre. Ce métal, traité successivement par la soude caustique et par l'acide azotique concentré, prend un beau mat qu'il conserve indéfiniment à l'air. L'aluminium se brunit ou se polit avec la plus grande facilité ; sa couleur devient alors

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