‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 12 sur 192 · MA · texte numérisé non relu

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d'être mentionnées ici; ce sont les suivantes :

1. Massette a larges feuilles, Typha latifolia Lin. — Cette espèce, vulgairement connue sous les noms de Masse d'eau, Roseau des élangs, se trouve non seulement dans toute l'Europe, mais encore dans le Caucase, l'Altaï et dans l'Amérique septentrionale. Elle croît dans les étangs, les fossés, les ruisseaux dont le cours est peu rapide, sur les bords des rivières et des lacs. De son rhizome et de son chaume, haut d'environ 2 mètres, partent des feuilles très longues et larges de 2 à 3 centimètres, planes et lisses , qui dépassent le sommet de la tige fleurie. Les deui épis, mâle et femelle, sont cylindriques , très serrés, et se continuent sans interruption l'un avec l'autre. D'après l'observation de M. Delile (Archives de botan.y II, p. 403), les grains du pollen de cette plante sont constamment groupés par quatre, conservant ainsi dans l'état adulte leur manière d'être à l'état jeune et dans l'utricule pollinique.

2. Massette a feuilles étroites, Typha angustifulia Lin. — Celle-ci est répandue sur une portion plus considérable encore de la surface du globe; on la trouve en effet dans les étangs, les fossés, au bord des lacs et des rivières de l'Europe, du Caucase, de l'Altaï, de l'Amérique septentrionale, du Chili (Bertero), et même dans des pays très chauds, tels que l'Egypte, l'Arabie, les Indes et Timor. Elle s'élève moins que la précédente, à laquelle elle ressemble par la longueur de ses feuilles, qui sont cependant plus étroites proportionnellement, mais dont elle se distingue surtout par l'intervalle très appréciable qui existe entre son épi femelle et l'épi mâle qui le surmonte. Une autre différence signalée par M. Delile, et qui serait constante d'après ce botaniste, est que les grains de son pollen sont globuleux, isolés, et non groupés par quatre. D'après la remarque de De Candolle ( Flore franc., III, p. 148), son chaume se bifurque quelquefois au sommet, et ses deux branches se terminent alors par deux inflorescences distinctes.

Les deux espèces de Massettes qui viennent de nous occuper sont si répandues , et abondent tellement dans toutes les contrées marécageuses et le long de la plupart des

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eaux douces , qu'on a cherché à les utiliser de diverses manières. Malheureusement leurs feuilles sont tellement sèches et dures , que les bestiaux refusent de les manger ; mais on les emploie pour la confection des nattes et des paillassons et pour couvrir des habitations rustiques. Leurs rhizomes volumineux, d'un tissu charnu et féculent, servent de nourriture aux Kalmouks;en certaines parties de l'Europe, on les recueille, lorsqu'ils sont encore jeunes , pour les confire au vinaigre ; on les mange ensuite en salade : leur pollen est tellement abondant, que, dans les départements méridionaux, on le recueille pour l'employer en place de la poudre de Lycopode; mais c'est surtout l'aigrette qui accompagne les fleurs, particulièrement les fleurs femelles, qui semble pouvoir acquérir de l'importance. En Perse , on mêle ces poils à de la cendre et de la chaux , et l'on obtient ainsi un mortier qui acquiert une très grande dureté; dans certains pays on les emploie pour garnir des matelas et des coussins ; on les mêle à de la poix pour calfater les bateaux. On a essayé aussi de les mêler aux poils de Lièvre et de Lapin pour les incorporer au feutre; enGn , on a réussi à les filer et à confectionner des tissus avec les fils qui en avaient été obtenus. Quant aux usages médicinaux de ce duvet de Massette, ils se bornent à leur application sur les engelures excoriées; et, dans ce cas, il paraît qu'ils produisent d'assez bons effets; on a , de plus , proposé de les employer pour le traitement des brûlures. (P. D.)

MASSICOT, min. — Voy. plomk.

MASS0N1E. Massonia (nom d'homme).

rot. ph. — Genre de plantes de la famille des Asphodélées, de Thexandrie monogynie dans le système sexuel de Linné. Il se compose d'espèces bulbeuses d'un port remarquable, leur hampe courte sortant du milieu de deux feuilles quelquefois très grandes, déjetées horizontalement et le plus souvent appliquées à la surface du sol. La hampe ellemême est courte, terminée par des fleurs nombreuses, en grappe raccourcie, et commo fasciculées, accompagnées de bractées dont les inférieures, beaucoup plus grandes, forment une sorte d'involucre autour de l'inflorescence. Les fleurs présentent: un périanthe corollin à six divisions égales, très étalées ou réfléchies, plus courtes que le tube,

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qui est cylindracé, droit et rempli d'une humeur mielleuse; six étamines égales entre elles, insérées à l'orifice du tube, dont les filaments, s'élargissant et se soudant entre eux à leur base, forment une sorte de couronne dont les anthères, bifides à leur base, sont fixées par le milieu de leur face dorsale. Le pistil est formé d'un ovaire libre, sessile, à trois loges renfermant ordinairement des ovules nombreux, surmonté d'un style filiforme, très long, que termine un stigmate obtus. Le fruit qui succède à ces fleurs est une capsule membraneuse, à trois angles saillants. Les caractères de ce genre se rapprochent beaucoup des Jacinthes, desquelles il diffère surtout par l'insertion des étamines à l'orifice du tube et non à sa partie inférieure, comme chez ce dernier. Plusieurs espèces de Massonies sont cultivées dans les serres ; cependantaucune d'elles n'estencore bien répandue: aussi nous bornerons-nous à mentionner simplement la Massonie a larges feuilles, Massonia lalifolia Lin., originaire du cap de Bonne-Espérance , remarquable par ses deux grandes feuilles presque arrondies , qui s'étalent à la surface du sol , et d'entre lesquelles sortent des fleurs blanches, à couronne, filets et style rouges; et la Massonie tuberculeuse , Massonia puslulata Jacq. , également originaire du cap de Bonne-Espérance , espèce singulière à cause de ses feuilles arrondies, aiguës à leur sommet , dont la surface est parsemée de sortes de petits tubercules dispersés absolument sans ordre. (P. D.)

MASSUE D'HERCULE (petite), moll.

— Nom vulgaire de Murex brandaris Linn.

MASSUE ÉPINEUSE ou GRANDE MASSUE, bot. ph. — On désigne ainsi vulgairement le Murex cornulus.

*MASTACA1XTHUS fcaWÇ, moustache ; «vGoç, fleur), bot. ph. — Genre de la famille des Verbénacées?, établi par Endlicher (Gen. plant., n. 3720, p. 638). Arbrisseaux de Canton.

MASTACEMBLE. poiss. — Voy. rhîn-

CnOBDELLE.

MASTIC, bot., chim. — Substance résineuse formée par le Lentisque (Pislecia lenliscus L), arbrisseau commun dans tout le bassin méditerranéen {voy. pistecia). Quoique le Lentisque se rencontre dans tout

l'archipel, pour récolter le Mastic Chio, avait seule le privilège de le cultiver, et cette culture, avant les dévastations des Turcs, était pour les habitants de l'île une source de richesses et d'immunités.

Pour obtenir le Mastic, on fait au Lentisque de légères incisions, desquelles découle peu à peu un suc poisseux, qui, s'épaississant, reste attaché à l'arbre en larmes plus ou moins grosses, ou tombe à terre quand il est par trop abondant.

Dans le premier cas l'on obtient le Mastic en larmes, qui, ainsi que l'indique son nom, est en larmes sphériques ou un peu allongées, d'un jaune pâle, couvertes d'une poussière blanchâtre, ayant une odeur résineuse aromatique, une cassure vitreuse, une transparence un peu opaline et se ramollissant sous la dent. Le Mastic commun, mêlé d'impuretés, est celui qui se rassemble au pied de l'arbre en masses irréguhèrcs.

Dans le Levant, cette résine est surtout employée comme masticatoire ; elle blanchit les dents, fortifie les gencives , et procure une haleine suave. Dans nos pays, elle fait partie de quelques préparations pharmaceutiques, et entre aussi dans la composition de certains vernis très brillants.

M. Guibourt considère le Mastic comme une résine unie à une certaine quantité d'huile essentielle, et à un principe particulier insoluble à froid dans l'alcool. (A. D.) *MASTICHONEMA (^t^, fouet; v7r f*a, filament), bot. cr. — (Phycées.) Genre établi par Schwabe, et appartenant à la tribu des Scytonémées. On en connaît deux espèces, dont l'une habite les eaux thermales et l'autre les eaux douces. (Breb.)

*MASTICHOTHRLY (pa^c-, fouet; OplÇ, cheveu), bot. eu. — (Phycées.) Genre établi par M. Kutzing (Phycol. gêner., p. 232) dans sa tribu des Maslichotrichées , qui se rapproche des Scytonémées. Deux espèces sont décrites; elles croissent sur les Chétophores , enveloppées dans le mucus propre à ces algues. (Bréb.)

MASTIGOCERA (pa<mÇ , fouet; xépuç, antenne), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille , famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, créé par Delean (Catalog ue, 3eédit.,p. 371) avec une espèce de Guinée , la Lamia bar" bicornis de F. Une seconde espèce de Port-

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Nata!, découverte depuis peu, est très rapprochée du type. (C.)

*MASTIGOCERCA (/uxerriÇ, p.a.?ûycq , fouet; x('py.oç , queue), infus. — Genre proposé par M. Ehrenberg, pour un systolide que nous croyons encore être simplement un état de développement plus avancé du llatulus carinatus de Lamarck, que Miller avait décrit le premier, sous le nom de Trichoda rastus, et dont M. Ehrenberg fait aujourd'hui son Monocerca ratus. Le genre Mastigocerca , de la famille des EuchlanidotOy serait caractérisé par une cuirasse gonflée, anguleuse, et par une queue en forme de soie simple. (Dm.)

MASTIGODES. helm. — Dénomination proposée par Zeder, pour des Nématoïdcs que Ton nommait déjà Trichocéphales. Voy. ce mot. (Duj.)

*MASTIGOPHORA , Nées. bot. pu. — Syn. de Sendtnera> Endl.

*MASTIGURA (.«cttiÇ, évantail; oùpoc', queue), rept. — Groupe de Reptiles formé aux dépens du genre Stellion. (E. D.)

*MÀSTIGUS(fA3t<TTsÇ, fouet), ins. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Palpeurs de Latreille , des Scydmœnites de Spinola , proposé par Hoffmansegg, et adopté par llliger etKlug. Ce dernier auteur (Entomologische monographicn , 1824, p. 163) rapporte 6 espèces à ce genre ; une 7e doit y être comprise, savoir : M. palpalis Hoff., III., Lat. , prolong alus G . , spinicornisY. (Ptinus)y glabralus , fuscus , Klug, deustus et flavus Th. Sch. Les deux premières habitent le Portugal ; la troisième a été trouvée aux îles Sandwich, et les suivantes sont indigènes du cap de Bonne-Espérance. (C.)

*MASTIXIA. bot. pu. — Genre de la famille des Cornées ?, établi par Blume (Btjdr., 634). Arbres de Java. Voy. cornées.

*MASTODONSAUR;US (,ano'?, maxillaires; ISovi;, dent; ciavpsç, lézard), rept. — M. Jrcger (FiirJ. foss. rept., 1838) a décrit sous ce nom un groupe de Batraciens fossiles. (E. D.)

MASTODONTE. Mastodon ( ^«xoç , pointe, mamelon; ISov;, dent), mam. foss. — Genre fossile de l'ordre des Pachydermes et de la famille des Proboscidiens , établi par M. Cuvier (1er vol. de ses Recherches sur les ossements fossiles) , pour des débris d'animaux voisins des Éléphants,

pourvus comme eux d'une trompe et de ' longues défenses implantées dans l'os incisif, ayant leur taille et des pieds de même structure, et qui n'en différaient que par des dents molaires hérissées de tubercules ou mamelons coniques disposés en collines transversales, séparées par des vallées, tandis que, chez les Éléphants, elles sont formées de lames transversales dont les intervalles sont comblés par un cément. La ressemblance des Éléphants et des Mastodontes est assez grande pour que M. Tilesius, qui n'accordait pas au système dentaire des animaux la même valeur générique que M. Cuvier, n'en fit qu'un genre. Dans son Ostéographie des Gravigrades , M. de Blainville adopte la même opinion , mais il divise à la vérité ce genre en deux sections , c'està-dire en Éléphants lamellidontes et en Éléphants mastodontes.

Les ossements de Mastodontes, aussi bien que ceux des Éléphants, ont été longtemps considérés comme des os de géants et propres à confirmer ce que dit la Genèse d'anciennes races humaines gigantesques.

On les trouve généralement dans les terrains tertiaires supérieurs dits pliocènes, non mélangés avec les ossements d'Éléphants, à l'exception de quelques localités où il y a eu remaniement du terrain. Les races de ces animaux paraissent avoir habité presque toutes les contrées du globe, car on en trouve dans les deux Amériques, dans une grande partie de l'Europe, dans les Indes et jusqu'en Australasie ; l'Afrique n'en a pas encore fourni, mais on sait que ce continent est bien peu connu géologiquement.

Les dents de Mastodontes ont un collet renflé; l'émail en est très épais, et lorsqu'il est coloré par un sel métallique, il fournit cette substance que l'on appelle turquoise. Comme chez les Eléphants, les dents des Mastodontes n'existaient pas toutes à la fois; elles se succédaient de telle sorte qu'à mesure que l'une tombait en avant il en poussait une autre en arrière , et qu'il s'en trouvait rarement plus de deux en usage , de chaque côté des deux mâchoires ; enfin il n'en restait plus qu'une dans la vieillesse. Cuvier n'a pas connu le nombre des dents qui se manifestaient ainsi ; il ne le croyait que de quatre, mais de nombreuses mâchoires inférieures de jeunes, d'adultes

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et de vieux individus , découvertes aux États-Unis d'Amérique et à Eppelsheim (uoy.Kaup, Oss. foss. de Darmstadt) ont montré qu'elles étaient au nombre de six, dont on peut considérer les trois premières comme des dents de lait. Les deux premières de ces dents de lait étaient remplacées, du moins à la mâchoire supérieure , par une dent verticale, qui, dans quelques espèces, selon M. Owen, avortait souvent. Sur les individus chez lesquels elle se développait, il paraissait donc sept dents de chaque côté dont cinq dites permanentes. Comme il est très rare de trouver cette dent en place , nous n'en parlerons que là où elle sera manifestée , et nous ne la compterons pas dans la série.

Les molaires supérieures étaientsemblables aux inférieures, à l'excepîiondela dernière, qui était plus courte. Chaque colline des dents de Mastodontes fournit une racine divisée en deux parties par un sillon longitudinal, indice des deux cônes qui forment les collines. La racine de la colline antérieure est généralement séparée des autres, qui toutes, plus ou moins soudées, forment une grande masse dirigée en arrière ; ces racines sont toutes sillonnées en travers.

Les trois premières dents sont plus larges en arrière qu'en avant, les deux suivantes sont carrées ou en parallélogramme ; mais la dernière se rétrécit graduellement , de sorte qu'elle se termine en pointe mousse. Les dents supérieures sont un peu plus larges que les inférieures.

Ce genre comprend plusieurs espèces :

1 . Le grand Mastodonte, Mast. giganteum Cuv. (voy. l'atlas de ce Dict., mammifères fossiles, pi. 6), dont les collines des dents sont formées de deux grosses pointes obtuses ou pyramides réunies, et dont la coupe ou l'usure représente un losange à la pointe externe et un quadrilatère allongé à la pointe interne pour la mâchoire in férieure, et en sens opposé pour la mâchoire supérieure. Dans les germes de ces dents on voit que chaque pointe est elle-même composée de deux mamelons soudés ensemble. Le nombre des collines transversales est pour les lrC3 de deux, pour les 2e" de deux avec un bourrelet ; pour les 3% 4e et 5% de trois, et pour les

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6" de quatre supérieurement avec un tubercule, et de cinq inférieurement avec un tubercule.

Outre leurs défenses ou grandes incisives supérieures, quelques individus , qui étaient probablement des mâles, portaient jusqu'à un certain âge une paire d'incisives caduques ou des défenses courtes à la mâchoire inférieure. Selon M. Owen, celle du côté droit persistait plus longtemps que celle du côté gauche.

Cette espèce est la première qui ait été connue, d'abord sous le nom de Mammouth ou Éléphant de Sibérie, puis sous celui d'animal de l'Ohio, parce que les premiers os qui en furent rapportés en France avaient été trouvés sur les bords de cette rivière. William Hunter la croyait un Éléphant carnivore. Dans ces derniers temps , M. Godman a proposé le nom générique de Telracaulodon pour les mâchoires inférieures qui portaient des défenses, et qu'il croyait d'espèce différente que celles qui n'en ont point. M.Fischer l'a nommé Harpugmotherium.

Il existe plusieurs fables relatives à cet animal. Les Indiens Chawanais croient qu'avec ces Mastodontes vivaient des hommes d'une taille proportionnée à la leur, et que le grand Être foudroya les uns et les autres. Ceux de Virginie disent que le grand homme d'en haut foudroya cette espèce, de peur qu'elle ne détruisît les animaux nécessaires à la nourriture del'homme, et qu'il n'en réchappa que le plus gros mâle, qui, ayant été blessé, s'enfuit vers les grands lacs, où il se tient jusqu'à ce jour. Ceux du Canada et de la Louisiane le désignent sous le nom de Père aux bœufs, probablement à cause des ossements de bœufs qu'on déterre avec les siens.

On rencontre des os de ce Mastodonte dans toutes les parties tempérées de l'Amérique septentrionale, et le plus souvent dans les lieux salés et humides; ces os ne sont pas roulés et gisent à peu de profondeur; quelquefois on les trouve dans une situation verticale, comme si les animaux s'étaient simplement enfoncés dans la vase; ils sont généralement teints et pénétrés de substance ferrugineuse, et accompagnés, diton, d'ossements d'animaux encore existants. Cette dernière circonstance aurait besoin de

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preuves; car il ne suffit pas de dire que des os d'espèces différentes ont été trouvés aux mêmes lieux, il faut s'assurer s'ils gisent dans les mêmes couches. Ce sont les dents du grand Mastodonte, du moins les grosses dents postérieures, car Daubenton et Buffon prenaient les dents moyennes à trois collines pour des dents d'Hippopotame qui ont fait naître l'idée qu'il pourrait bien avoir existé des animaux dont les races sont éteintes. Buffon (Époques de la nature, note 9) dit en parlant de ces grosses dents : « Tout porte à croire que cette ancienne es- » pèce, qu'on doit regarder comme la prej> mière et la plus grande de tous les ani- » maux terrestres, n'a subsisté que dans les » premiers temps et n'est point parvenue ■» jusqu'à nous. »

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