‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 26 sur 192 · Î\1ÊL · texte numérisé non relu

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iicule. Leurs conduits propres ne confluent pas tous ensemble en un même point pour îa formation du canal déférent , mais ils s'abouchent entre eux de diverses manières. Le nombre des vésicules séminales est d'une ou trois paires ; le conduit éjaculateur se contourne et se renfle beaucoup avant de pénétrer dans l'appareil copulaieur (Ann. des se. nat.,l\ly 235; IV, 178).

Les larves vivent dans levieux bois pourri. On trouve l'insecte parfait sur les fleurs, et souvent aussi sur les troncs d'arbres d'où il suinte une liqueur qu'il suce.

Latreille dit que cette section est susceptible de se partager en trois divisions; Tri-

CUIIDES, GOLIATHIDES et CÉTONUDES.

Les Mélitophiles des deux premières divisions n'ont point de saillie sternale bien prononcée; la pièce latérale du mésosternum ou axillaire (épimère) ne se montre point généralementen dessous, ou n'occupequ'une portion de l'espace compris entre les angles postérieurs du corselet et la base extérieure des élytres. Le corselet ne s'élargit point de devant en arrière, ainsi que dans les Cétoniides. Le côté extérieur des élytres n'est point brusquement rétréci ou uni-sinué un peu au-dessous des angles huméraux , comme dans ces derniers insectes. Mais un caractère qui paraît à Latreille plus rigoureux, c'est qu'ici les palpes latéraux sont insérés dans des fossettes latérales de la face antérieure du menton, de sorte qu'ils sont entièrement à découvert, et que les côtés de ce menton les débordent même à la naissance et les protègent par derrière. Dans les deux premières divisions, ces palpes sont insérés sous les bords latéraux du menton ou dans les bords mêmes, de manière que les premiers articles ne paraissent point, vus par devant.

Latreille rapporte aux Mélitophiles les genres Trichius , Plalygenia , Crcmaslocheilus, Goliathus , Inca, Cetonia, Gymnelis et Macronota.

Dans ces derniers temps, divers auteurs se sont appliqués à l'étude de ces insectes : 1° MM. H. Gory et A. Percheron ont donné une monographie des Cétoines (1833, 2 vol. in-8 avec planches). Elle renferme les genres Osmoderma , Valgus , Trichius , Âgenius , Stripsipher , Gnorimus, Ynca, Platigcnia , Cremastochcilus , Diplognalha , Gnalhoccra,

Amphitoros , Macroma , Goliathus , Schizorhina , Cetonia , DicJieros , Ischnestoma , Tetragonos, Lomaptera, Macronota et Gymnetis ; 2° M. Burmeister , tout en adoptant ces genres, a créé un assez grand nombre de nouvelles coupes génériques; 3° enfin , M. Schaum {Ann. delà Soc. ent. de France, 1845, p. 37) donne le catalogue des espèces qui entrent dans la famille des Lamellicornes Mélitophiles. Là se trouve établie l'indication de la synonymie des genres et espèces, ainsi que l'antériorité des noms. Il résulte de ce travail que cette section renferme 135 genres et G50 espèces , dont 121 genres et 593 esp. pour les Cétoniades et 14 genres et 57 esp. pour les Trichiades.

On les trouve presque sur tous les points du globe. Cependant les pays chauds boisés et abondants en végétaux offrent un plus grand nombre d'espèces. Il est à remarquer que la plupart des Mélitophiles , bien qu'ayant leurs étuis en partie soudés, peuvent en soulever l'extrémité pour déployer leurs ailes. Ils volent avec rapidité en se tenant placés obliquement , et produisent un bruit qui est assez élevé et continu. (C.)

MELiïTIS. bot. ph. — Genre de la famille des Labiées-Stachydées , établi par Linné (Gcn., n. 731), et dont les principaux caractères sont : Calice campanule, membraneux, irrégulièrement veiné, biiabié , à lèvre supérieure large , arrondie , bilobée , ou brièvement 2-3-dentée; lèvre inférieure bifide, à lobes arrondis. Corolle à tube ample, saillant; limbe biiabié; lèvre supérieure orbiculée, entière, étalée; lèvre inférieure à 3 lobes. Étamines 4, ascendantes, les inférieures plus longues; anthères rapprochées par paires, à 2 loges distinctes. Style brièvement bifide au sommet. Stigmates terminaux. Akène sec, lisse ou très légèrement réticulé.

Les espèces de ce genre sont des herbes des régions de l'Europe centrale et australe, hirsutées , à feuilles brièvement pétiolées , ovales, crénelées, cordiformes ou arrondies à leur base, rugueuses; à fleurs grandes , rouges ou d'un blanc rosé , disposées en verticille axillaire 6-florc. L'odeur qu'exhalent ces plantes leur a fait donner les noms de Mélisse puante et de Mélisse punaise.

MÉLIZOPIÏ1LE. Mclizoplulus. ois. —

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