MÉSANGES PROPREMENT DITES
Parus, Linn.
Elles ont pour caractères distinctifs un bec épais, presque droit, pointu; des tarses courts et robustes ; une queue égale ou légèrement échancrée. Toutes ont pour habitude de vivre dans les bois et d'établir leur nid dans des trous.
Parmi elles, nous ferons d'abord connaître les espèces que l'on rencontre en Europe.
La Mésange charbonnière , Par. major Linn. (Buff., pi. enl. 3, fig. 1). Tête d'un noir profond; joues blanches; une bande
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longitudinale noire sur la poitrine; dessus du corps olive-verdàtre, dessous jaune. — Habite plus particulièrement les parties tempérées et froides que les contrées chaudes de l'Europe.
La Mes. petite charbonnière, Par. ater Linn. (Nilson, Skandinav. Faun., pi. 252, fig. 1). Parties supérieures cendrées ; dessous du corps blanc; deux bandes blanches sur l'aile ; le reste du plumage à peu près comme chez l'espèce précédente. — Habite le nord de l'Europe, l'Angleterre. De passage en France. On la trouve également au Japon.
La Mes. nonnette, Par. palustris Linn.
(Buff.,pL enl.y 3, fig. 3). Dessus de la tête et nuque d'un noir profond; gorge noirâtre dans une petite étendue; dos gris-brun; dessous du corps blanchâtre. — Habite très avant dans le Nord, est commune en Hollande et en France, et vit pareillement dans l'Amérique septentrionale.
La Mes. lugubre , Par. lugubris Natterer (Gould , Birds of Europe , part. 7). Même plumage que la précédente: seulement, le noir de la tête ne s'étend pas au-delà de l'occiput, et celui de la gorge occupe un plus grand espace. — Habite les parties orientales du midi de l'Europe; commune en Dalmatie.
La Mes. boréale, Par. borealis de Sel.
Lonch. Espèce nouvelle publiée en 1843 dans le Bulletin de l'Académie des sciences de Bruxelles par M. de Sel. Lonchamps.
Même système de coloration et mêmes couleurs que chez les deux espèces précédentes, mais différant de la palustris par une taille plus forte et par la tache d'un blanc pur qui occupe les côtés de la tête, et de la lugubris par une calotte plus large et d'un noir plus décidé. — Habite laNorwége et l'Islande, d'où l'expédition française du Nord a rapporté plusieurs individus.
M. de Seîys Lonchamps a encore proposé avec doute une deuxième espèce qu'il nomme Par. frigoris , et qui se distinguerait de la borealis par une taille moindre.
La Mes. a ceinture blanche, Par. sibiricus Gmel. (Buff., pi. enl. 708 , fig. 3). Tête et nuque brunes ; gorge, devant du cou et haut de la poitrine d'un noir profond; tempes, côtés du cou et bande sur la poitrine bleues. — Habite les parties les plus septentrionales de l'Europe et de l'Asie. En hiver,
elle se répand dans quelques provinces delà Russie.
La Mes. bleue, Par. cœruleus Lin. (Buff., pi. enl. 3, fig. 2 ; voy. aussi l'atlas de ce Dictionnaire, pi. 3 B, fig. 1). Une calotte azurée, bordée de blanc sur l'occiput; les joues blanches, avec un trait noir ou bleu; le dessus du corps cendré-olivâtre; le dessous jaune-citron. C'est l'espèce la plus commune que nous possédions. Elle se trouve aussi en Morée et au Japon.
La Mes. azurée, Par. cyanus Pall. (Vieil!., Gai. des Ois., pi. 68). Front, tempes, tache sur la nuque et toutes les parties inférieures d'un blanc pur ; tête entourée par une bande d'un bleu très foncé; dos, croupion, haut de l'aile et tache sur l'abdomen d'un bleu d'azur. — Habite le nord de l'Europe et de l'Asie. Vers la fin de l'automne, elle se répand dans le centre de la Russie; quelquefois elle s'avance en Pologne et jusque dans le nord de l'Allemagne.
La Mes. huppée, Par. cristalus Lin. (Buff., pi. enl. 502, fig. 2). Plumes de la huppe noires, bordées de blanchâtre; gorge, haut du cou , une raie sur les tempes , et collier d'un noir profond.
Cette espèce, rare partout, visite, durant les hivers rigoureux, le centre et le midi de l'Europe; mais elle ne se montre jamais en grand nombre.
La Mes. bicolore, Par. bicolor Lin. (Wils., Americ. birds, V, 1, pi. 8, fig. 5). Une tache noire au front; la huppe et toutes les parties supérieures couleur de plomb ; gorge, devant du cou et parties inférieures d'un blancroussâtre. — Habitel'AmériqueduNord et le Groenland. Elle est accidentellement de passage en Suède, et a été vue plusieurs fois en Danemark.
Parmi les espèces étrangères, nous décrirons la Mes. montagnarde , Par. monticolus Vig. (Proc, I, 22). Tête, cou, poitrine, milieu du ventre, ailes et queue noirs; nuque et joues blanches; flancs jaunes. — Habite les montagnes de l'Himalaya , où elle paraît remplacer la Charbonnière d'Europe.
La Mes. de Boukhara , Par. bokharnesi Meyendorff. Elle ressemble par sa coloration à notre Par. ater; mais elle en diffère par une taille plus forte; le noir de la poitrine est en outre moins étendu sur les côtés. — Habite les environs de Boukhara.
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La Mes. de Ténériffe , P. Teneriffœ Less. Cet oiseau a jusqu'ici été considéré comme une variété du Par. cœruleus; cependant elle a une couronne et les joues d'un blanc pur; la tête et le cou d'un noir bleu indigo; le dos bleu clair, et le dessous du corps jaune. — Habite l'île de Ténériffe.
La Mes. a quatre taches, Par. quadrivittatus de La Fres. {Revue zool., mai 1840). Espèce remarquable par les nombreuses taches blanches qui forment, sur l'aile et la queue, quatre bandes de cette couleur. — Habite Manille ou l'Inde?
MM. Lesson et Swainson ont, chacun de leur côté, fait du Par. furcatus de M. Temminck (P. indiens Gmel.) un genre particulier, l'un sous le nom de Furcaria, et l'autre sous celui de Leiolhrix. Mais cet Oiseau , de l'avis de plusieurs auteurs, ne serait point une Mésange; G. Cuvier le considère plutôt comme un Traquet ou un Gobe-Mouche, et G.-R. Gray le place dans la famille des Co~ tingas.
Enfin, nous nous bornerons à citer comme appartenant encore à cette division : La Mes. étrangère, P. peregrinus Sparman (Caris., pi. 48 et 49) ; la Mes. élégante , P. elegans Less.; la Mes. noire, P. afer Lath.(Levaill., Ois. d'Afr., pi. 137, fig. 1), du Gap; la Mes. indienne, P. indiens Sparm. ( Caris, pi. 50); la Mes. a tète noire , P. atriceps Horsf.(Temm.,pZ. col. 287, fig. 2), de Java; la Mes. a tète rouge , P. erythrocephalus Vig. (Procecd., 1, 23), de l'Himalaya ; la Mes. a huppe noire, P. melanocephalus Vig. (loc. cit.), de l'Himalaya ; la Mes. a joues jaunes, P. œanthogenys Vig. (loc. cit.), de l'Himalaya; la Mes. a grosse tète, P. macrocephalus Lath., de la Nouvelle-Zélande ; la Mes. de la Nouvelle-Zélande , P. Novœ-Zelandiœ Lath.; la Mes. momo, P. zelandicus Quoy et Gaim. (Voyage de l'Astrolabe, pi. 11, fig. 3), de la Nouvelle-Zélande ; la Mes. a scapulaire, P. dorsatus Riipp. (Vogël nord-est Afrika, pi. 17), de l'Abyssinie.
La province de Bone (Afrique) nourrit plusieurs espèces de Mésanges parmi lesquelles deux se sont trouvées nouvelles.
M. Al. Malherbe, dans un Catalogue raisonné d'Oiseaux de l'Algérie, les décrit, l'une sous le nom de Mes. Ledoux , P. Ledouci Malh., et l'autre sous celui de Mes. a dos bleu, P. cœruleanus Malh.; la première est
voisine du P. ater, et la seconde du P. cœruleus.
MÉCISTURES. Mecistura, Leach (Paroïdes, Brehm).
Cette division ne renferme qu'une espèce qui se distingue par un bec fort court, un plumage comme décomposé, une queue très longue et très étagée, et par son mode de nidification à découvert.
La Mes. a longue queue , Mec. caudatus Leach , P . caudatus Linn. (Buff., pi. enl. 502, fig. 3). Côtés de la tête, milieu du dos, rémiges, rectrices intermédiaires et croupion noirs; dessus de la tête, cou, gorge et poitrine blancs. — Habite presque tous les pays de l'Europe; elle vit aussi au Japon.
MOUSTACHES. Calamophilus , Leach ( Panurus, Koch ; OEgithalus, Boié ; Mystacinus, Brehm).
Cette section se caractérise par un bec dont la mandibule supérieure, plus longue que l'inférieure, est légèrement convexe et recourbée à sa pointe; par des ailes courtes, des jambes grêles et une nidification à découvert, le nid étant fixé à des roseaux.
Le type de cette section est la Mésange moustache , Cal. biarmicus Leach , P. biarmicus Linn. (Buff., pi. enl. 618, fig. 1 et 2). Le caractère le plus tranché de cet Oiseau, celui qui lui a fait donner le nom qu'il porte, consiste dans deux bandes d'un noir de velours, situées de chaque côté du cou, à partir de la base du bec; la femelle n'a pas ces moustaches. Elle diffère encore du mâle en ce que celui-ci a le dessus de la tête et la nuque d'un gris bleuâtre, tandis que chez elle ces parties sont roussâtres comme le reste du plumage. — Habite le nord de l'Europe, l'Angleterre, la Suède; elle vit également en Asie, sur les bords de la mer Caspienne. Quoi qu'en dise M. Temminck, elle est assez commune dans le midi de la France, et niche dans la Camargue.
M. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire pense que c'est à cette division qu'il faudrait rapporter l'espèce dont MM. Lesson etSwainsou ont fait leurs genres Furcaria et Leiothrix.
REM1Z. OEgithalus, Vigors (Pendulinus, Brehm; Paroïdes, Koch.) Ces Mésanges se distinguent radicalement
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des autres par leur bec fin, taillé en alènc; par leurs tarses très courts, et surtout par leur mode de nidification, dont nous avons parlé plus haut.
Trois espèces appartiennent à cette division générique :
La Mésange Rémiz , OEgit. pendulinus Vig., Par. pendulinus Linn. (Buff. . pi. enl. 618, fig. 3). Sommet de la tête et nuque d'un cendré pur; front et côtés de la tête d'un noir profond; gorge blanche; croupion cendré. — Habite la Pologne, la Russie, la Hongrie, quelques contrées de l'Allemagne, l'Italie et tout le midi de la France.
La Rémiz d'Afrique, OEgit. capensis, Par. capensis Gmel. (Levaill., Ois. d'Afr., pi. 138, fig. 1 et 2). Tête, cou, thorax et ventre d'un noir intense; côtés du cou et flancs blancs ; le reste du plumage cendré. — Habite le cap de Bonne-Espérance.
La Rémiz a tête couleur de feu, OEgit. flammiceps Bar ton {Proceed. V, 153), Tête et gorge couleur de feu; dos et scapulaires d'un jaune verdâtre; le croupion vert-jaunâtre; ailes variées de jaune, de vert, de brun et de blanchâtre. — Habite les montagnes de l'Himalaya. (Z. Gerbe.)
MÉSANGES, Less. ois. — Syn. d'^Egithales. Voy. ce mot. (Z. G.)
MESANTHUS, Nées. — Voy. willde-
KOWIA.
MESAPUS. crust. — Ce nom est employé par Rafinesque pour désigner dans l'ordre des Décapodes brachyures une nouvelle coupe générique qui est excessivement voisine de celle des Égéons, et qui n'a pas été adoptée par les carcinologistes. (H. L.)
MÉSEMBRYANTHEMÉES. Mesembryanthemeœ. bot. ph. — La famille qui a reçu ce nom ou celui de Ficoïdées est envisagée différemment par divers auteurs. Les uns, avec M. Fenzl, la limitent aux nombreuses espèces du seul genre Mesembryanthemum ou Ficoïde, qui lui donne son nom; et, si nous adoptons cette opinion, nous n'avons qu'à renvoyer ici à l'article de ce genre dont la description devient celle delà famille. Les autres y ajoutent d'autres genres, dont le nombre varie suivant les botanistes. Ces mêmes genres sont rejetés par M. Fenzl dans la famille des Portulacacées, où ils se distribuent en plusieurs tribus. Nous pensons donc que cette discussion doit être renvoyée
à l'article des Portulacacées, et que nous serons mieux compris en exposant comparativement les caractères sur lesquels s'appuient ces diverses classifications. (Ad. J.)
MESEMRRYANTHEMUM. bot. pu. — Voy. FICOÏDE.
MESEMBRYANTHUS, Neck. {Elem. n.
735). bot. ph. — Syn. de Mesambryanthernum, Linn.
MESEMBRYON, Adans. (Fam., II, 563). eot. ph. — Syn. de Mesembryanthemum, Linn.
MÉSEÎVGÈRE. ois. — Nom vulgaire de la Mésange charbonnière.
MÉSENTÈRE, anat. — Voy. péritoine.
MESENTERICA (p/<roç , milieu; tvzépov , intestin), bot. cr. — Ce genre de Tode (Fung. meckl. , p. 7, tab. 2, fig. 12) , ainsi nommé à cause de sa grande ressemblance avec un Mésentère , n'est pas un Champignon parfait, mais bien le mycélium stérile de plusieurs espèces de Trichiacées. Voy. mycélium. (Lév.)
*MÉSENTÉRÏPORE (mésentère, membrane qui réunit les intestins), polyp. — Genre de Polypiers établi par M. de Blainville pour plusieurs fossiles du calcaire jurassique des environs de Caen , qu'il place dans la première famille (les Operculifères) de ses Polypiers membraneux , entre les Adéones et les Rétépores. Ce genre est caractérisé ainsi : ses cellules ovales obliques, un peu saillantes , à ouverture presque terminale, sont disposées en quinconce de manière à former un Polypier calcaire, fixé, subglobuleux, et composé d'expansions contournées dans tous les sens, divergentes du point d'attache. M. de Blainville rapporte à ce genre VEschara scobinula de Lamarck, qui est une espèce vivante. (Duj.)
MESENTERIUM , Endl. (Gen. plant*, p. 35, n. 403 d ). bot. cr. — Voy. tremella , Dill.
*MESIA. ois.— Genre établi en 1838 par Hodgson, dans la famille des Cotingas, pour une espèce qu'il nomme M. argentaurus.
MÉSITE. Mesites. ois. — Genre dont la place dans la série ornithologique n'est pas encore parfaitement déterminée. M. Isid, Geoff. St.-Hilaire, à qui on en doit la création, en a donné communication à l'Académie des Sciences , dans sa séance du
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9 avril 1838 , et l'a publié plus tard avec de bonnes figures de détails dans le Magasin de zoologie.
On assigne pour caractères à ce genre : un bec presque aussi long que le reste de la tête, à peu près droit, comprimé, à mandibule supérieure entière, mousse à son extrémité, à mandibule inférieure présentant un angle vers le milieu ; des narines linéaires ouvertes dans un espace membraneux , qui se prolonge jusqu'au milieu du bec; des tarses médiocres, écussonnés ; quatre doigts libres, et bordés seulement près de leur origine, celui du milieu le plus long de tous, l'interne dépassant un peu l'externe; des ongles assez petits, comprimés, très peu recourbés; une queue à pennes larges, et des ailes courtes, dépassant à peine l'origine de la queue.
M. Isid. Geoff.-St.-Hilaire, dans le travail que nous signalons plus haut, travail qu'il nous est impossible de suivre dans tous ses détails, a fait observer que l'oiseau, type du genre Mésite, d'après l'ensemble de ses caractères génériques et même de ses caractères spécifiques, se rapproche des Héliornes par sa tête, des Pénélopes et Catracas par son corps, notamment par ses ailes, des Pigeons par ses pieds. « Ces dernières analogies, dit-il, sont évidemment celles auxquelles doit être attribué le plus de valeur, au moins jusqu'à ce que l'étude du squelette permette de prononcer à cet égard avec une entière certitude; et s'il est incontestable que le genre Mésite doit être considéré comme le type d'une famille nouvelle, cette famille paraît devoir se placer parmi les Gallinacés passéripèdes, près des Colombidés. » G.-R. Gray , en enregistrant ce genre dans son List of the gênera, ne lui a point tout-à-fait conservé la place que lui assigne M. Isid. Geoff.-St.-Hilaire : aussi le range-t-il dans l'ordre des Gallinacés et dans la famille des Mégapodidées, entre les genres Megapodius et Alccthelia.
L'espèce décrite par M. Isid. Geoff. St.-Hilaire est la Mésite variée, Mesites variegaia 0. Desmurs (Iconog.ornithol, pi. XI) : Tête, dessus du corps, ailes et queue d'un roux feuille morte; ventre roux, avec des raies irrégulières noires; plastron jaune clair, avec des taches noires; gorge blanche; sourcil jaune clair; espace nu entourant l'œil.
Cet oiseau a été envoyé de Madagascar par M. Bernier, officier de santé de la marine. Il paraît fort rare, au moins dans les localités jusqu'à ce jour visitées par les Européens. On ne connaît absolument rien de ses mœurs.
Vers ces derniers temps , M. 0. Desmurs a ajouté une dernière espèce à ce genre. Il décrit, en effet, sous le nom de Mésite unicolore, Mesites unicolor (Iconog . ornithol, pi. XII), un oiseau qui a la plus grande analogie avec le précédent , mais qui cependant paraît en différer par son plumage, à peu près uniformément coloré ; par un bec et une taille moindres; par des tarses et des pieds un peu plus forts.
Cette dernière espèce provient également de Madagascar, d'où elle a été envoyée au Muséum d'histoire naturelle de Paris, par M. Goudot. (Z. G.)
*MESITES Ojuattyjç , qui est au milieu). ins. — Genre de Coléoptères tétramères, familledesCurculionides gonatocères, division des Cossonides, créé par Schœnherr (Gen. et sp. Curcul. syn.y t. IV, 2, p. 103; VIII, 2, p. 276). Ce genre renferme les espèces suivantes, qui toutes appartiennent à l'Europe : M. pallidipennis Schr., Tardii Steph., cuneipes Sol., et rarus Chvt. La première est originaire du Caucase, la deuxième d'Angleterre, et les deux dernières se trouvent dans les contrées méridionales de la France.
MÉSITINITE. min.— Carbonate de Magnésie et de Fer. Voy. carbonates.
MESLIER. bot. ph. — Nom vulgaire du Néflier et d'une variété de Vigne.
*MES0CA1\THICUS (p/<roS, qui est au milieu; à'xavQos, épineux), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Palpicornes, tribu des Philhydrides, proposé par M .Hove(Coleopterist's Manual,l83S,vA26).
L'auteur y rapporte trois espèces de l'Afrique tropicale, qui toutes ont quatre épines à l'extrémité des élytres. Il suppose aussi que l'Asie offre des représentants de ce genre. (C.)
* MÉSOCÈNE. Mesoccna (ft.taou milieu; xtv&s, vide), bot. cr.— (Phycées.) M. Ehrenberg a formé ce genre de formes très remarquables qu'il regarde comme appartenant aux Cacillariées , et que M. Kutzing a nécessairement placé dans sa monographie
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des Diatomées. Voici les caractères assignés à ce genre: Corpuscules libres, solitaires, en anneau arrondi ou anguleux, souvent épineux. Cinq espèces sont connues: trois sont fossiles et on t été trouvées en Grèce ; les deux autres sont du Pérou. (Bréb.)
*MESOCENTRON ( f«'<roç , au milieu; x/vrpov , aiguillon), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Cynarées , établi par De Candolle (Prodr., VI, 592), et dans lequel il a réuni 22 espèces de Centaurées.
MESOCHEIRA (ft/aoç, divisé; xeTPt jambe), ins. — Genre de la famille des Nomadides, tribu des Apiens (Mellifères, Latr.), de l'ordre des Hyménoptères, établi par Lepeletier de Saint- Fargeau et Serville, et caractérisé principalement par un écusson prolongé postérieurement en deux longues pointes. Le type du genre est le M. bicolor {Melecta bicolor Fabr.), belle espèce de la Guiane. (Bl.)
*MESOCLASTUS. ins.— Gistl a établi ce genre (Faunus), qui fait l'objet d'une nouvelle famille pour l'auteur: celle des Xynomorphes, Xynomorphœ . Mais Desmarest père avait formé antérieurement, avec le même Insecte, le genre Hypocephalus , qui a été adopté de préférence. (C.)
*MÉSÛDESME. Mesodesma(^<joç, médian; <?£<rp.oç lien, ligament), moll. — Genre de Mollusques bivalves de la famille des Mactracées, établi parM.Deshayesauxdépensdes genres Mactre , Crassatelle et Amphidesme de Lamarck, avec des espèces qui devaient en être distraites. La coquille est ovale, transverse ou triangulaire , épaisse et ordinairement close. La charnière a une fossette en cuiller, étroite et médiane pour le ligament , et de chaque côté une dent oblongue et simple. L'animal a les lobes du manteau réunis dans les deux tiers postérieurs de leur longueur, et formant en arrière deux siphons courts. Le pied est très aplati , quadrangulaire , en partie caché par les branchies , qui sont courtes , tronquées et soudées postérieurement, la partie externe étant plus petite et sub-auriculée.
Les Mésodesmes diffèrent des Mactres par l'épaisseur beaucoup plus forte de leur coquille, par leur ligament et par l'absence de la dent en forme de V à la charnière. Elles diffèrent des Crassatelles dont la coquille est également épaisse, parce que, chez celles ci,
le ligament est toujours à côté des dents cardinales, et que ces dents sont toujours à la partie antérieure de la charnière. D'ailleurs l'impression palléale est différente dans ces deux genres ; elle offre, chez les Mésodesmes, une sinuosité plus ou moins prononcée qui n'existe jamais chez les Crassatelles. Quant aux Amphidesmes , elles se distinguent des Mésodesmes par leur coquille mince plus arrondie, avec un pli irrégulier en arrière, comme celui des Tellines ; chez elles aussi la charnière est totalement différente et munie de dents latérales; la fossette du ligament est étroite, fort longue, très oblique, couchée le long du bord postérieur et supérieur, avec deux dents cardinales à l'extrémité antérieure sur la valve droite, et une seule sur la gauche.
M. Desbayes range dans ce genre dix espèces vivantes, dont la première est la Mactra donaeia de Lamarck; les Crassatellapolita, cuneata, cycladea, striata, erycinœa, et les Amphidesma donacilla , cornea et glabrella, ainsi que la Mya australis Gmelin, ou Maclra australis de Dilhvyn. Une onzième espèce, M. Jauresii, a été décrite par M. de Joannis. (Duj.)
MESOGLOIA. bot. cr.— Genre d'Algues- Phycées, de la tribu des Chordariées, établi par Agardh (Synops. alg. scandinav., 126). Algues marines. Voy. algues.
*MESOG01\A ( p.Esoyovov , espace entre deux nœuds), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes , tribu des Orthosides , établi par M. Boisduval , qui y rapporte 2 espèces : les M. Acetellosœ et oxalina, qui habitent la France et l'Allemagne.
*MESOGRAMMA (*«wç, au milieu; ypappa, ligne), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Sénécionidées , établi par De Candolle (Prodr., VI, 304). Herbes du Cap. Voy. composées.
MÉSOLE. min. — Berzélius donne ce nom (Joum. philos. d'Edimbourg, t. VII, p. 7) à une substance de couleur blanche, légèrement transparente. Elle se trouve sous l'aspect de masses globulaires, dans les îles Féroé, accompagnée de Stilbite et d'Apopbyllite. Sa pesanteur spécifique = 2,37. Sa composition est: Silice, 42,60; alumine, 28; chaux, 11,43; soude, 5,63; eau, 12,70. Le Mésole fait partie de la famille des Zéolithes.
MESOLINE. min. — Nom d'une variété de la Chabasie.
MÉSOLITE ou MÉSOLITHE. min. —
Nom donné par Berzélius à un minéral de l'ordre des Silicates alumineux, que M. Beudant place en appendice à la suite de son espèce Scolézite. Voy. ce mot. (C. d'O.)
*MESOMPHALÏA (p/aoç, milieu; o^a- >c,- , nombril), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Cassidaires , proposé par M. Hope (Coleopterist's Manual, '1840, p. 160), et qui appartient à la tribu de ses Mésomphalides. L'espèce type, le C. gibbosa de F., originaire de l'Amérique méridionale, nous a servi à établir trois ans auparavant le genre Cyrtonota (Dej., Cat., 3eédit., 1837, p. 392). (C.)
* MÉSOMPHALIDES. Mesomphalidœ .
ins. — Tribu de Coléoptères subpentamères, famille des Cycliques, proposée par M. Hope (Coleopterist's Manual , 1840 , p. 160), et que l'auteur compose des genres suivants : Tauroma, Desmonota, Mesomphalia, Oxynodera, Dolicotoma, Calaspis, Selenis, Batonota, Cyphoptera , Pœcilaspîs et Cyphomorpha ; la plupart des types avaient reçu antérieurement de nous des noms génériques qui tous ont été adoptés par Dejean , et depuis par d'autres entomologistes. (G.)
MÉSOMYONES, Latr.(Fa??i. nat.). moll.
— Syn. de Monomyaires, Lamk.
*MESOMY'S (ft£«ç, moyen; p.uç, rat).
mam. — Groupe de Rongeurs indiqué par M. Wagner (in Wiegmann, Archiv., 1815).
*MESONA. bot. pu. — Genre de la famille des Labiées-Ocimoïdées , établi par Blumc(Bijdr., 838). Herbes de Java. Voy.