‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 43 sur 192 · LABIÉES · texte numérisé non relu

LABIÉES

*MESONEMA Q**<ros, médian ; »%«, filament), acal. — Genre de Méduses établi par Eschscholtz dans sa famille des Équorides y c'est-à-dire des Acalèphes discophores, qui ont une large cavité stomacale entourée de prolongements en forme de canaux, et une bouche grande non prolongée en tube. Les Mésonèmes sont caractérisés par les cils ou filaments qui bordent la bouche, en même temps que des tentacules nombreux occupent le bord de l'ombrelle, et que les canaux parlant de l'estomac sont étroits et linéaires. M. deBlainville n'adopte pas ce genre, t. vin.

et le confond avec les Équorées. Eschscholtz le formait d'abord de deux espèces seulement , savoir : YJEquorea cœlum-pensile de Lamarck ou M. mesonema de Péron , qui vit dans la Méditerranée, et la Mesonema abbreviata, qu'il avait observée lui-même dans le détroit de la Sonde. Depuis lors, M. Brandt en a décrit deux autres de l'Océan Pacifique : la M. macrodaclylum, large de 6 à 30 centimètres, et la M. cœrulescens, dont il fait le type d'un sous-genre Zygodactyla. Le même auteur indiquait aussi un M. dubium des côtes du Chili. M. Lesson, en adoptant le genre d'Eschscholtz et les sous-genres de M. Brandt, ajoute une sixième espèce, M. pileus. (Dlij.)

*MESONElJIiA (P./aoç, milieu; «vpoy, nervure), ins. — M.Hartigdésigneainsiparmi les Tenthrédiniens une division du genre Selandria. Voy. ce mot. (Bl.)

MESONEVRON , bot. ph. — Voy. me-

ZONEVRON.

MESONYCIinJM (fuVoç, divisé; ovu|, ongle), ins. — Genre de la famille des Nomadides, tribu des Apiens (Mellifères, Latr.), de l'ordre des Hyménoptères, établi par Lepeletier de Saint-Fargeau et Scrville ( Enc. méthod., t. X ), et distingué des genres voisins par un écusson court , sans prolongement et bidenté au milieu. Le type est le M. cœrulescens Lepeletier Saint-Fargeau et Serville. (Bl.)

*MESOPHALACRUS , Sturm. ins. — Synonyme de Mecynodera, Hope, Lat. (C.)

*MESOPITHECU$ Qw'croç, moyen ; *#«xoç, singe), mam. — M. A. Wagner (Abrinche. Gel. Aug., VIII, 1829) désigne sous ce nom un groupe encore peu connu de Quadrumanes catarrhiniens. (E. D.)

*MESOPLÎA. ins. — Genre de la famille des Nomadides, tribu des Apiens (Mellifères, Latr.), de l'ordre des Hyménoptères , établi par Lepeletier de Saint-Fargeau et Serville (Encyclop. méthod., t. X) sur une espèce de la Guadeloupe , Mesoplia azurca Lep. St.-Farg. et Serv. ( Bl.)

*M'ESOPOLl)BUS C"/"?, milieu; tcov*, pied; AoSo:, lobe), ins. — Genre de la tribu des Chalcidiens, groupe des Pléromalites, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Westwood, et caractérisé par des antennes de treize articles, des palpes maxillaires fourchus et des jambes intermédiaires pour-

MES

MES

vues d'un lobe interne. Le type du genre est le M. fuscivenlrisW estw. (Lond. and Edimb. philos. Mag., 3e série, t. II, p. 666). (Bl.)

MESOPRION. Mesoprion (p-eW, milieu ; 7rp'wv, scie), poiss. — Genre de Tordre des Acanthoptérygiens, famille des Percoïdes , établi par G. Cuvier {Règ. anim., tom. II, pag. 143). Ces Poissons ont pour caractère principal une dentelure en forme de scie sur le milieu de chaque côté de leur tête. Ils appartiennent à la famille des Percoïdes par leurs dents vomériennes et palatines , et se rapprochent plus particulièrement des Serrans, dont ils ont été démembrés, par les canines qui se mêlent à leurs dents , en velours, et qui arment le devant ou les côtés de leurs mâchoires.

Les Mésoprions vivent dans les deux Océans ; dans nos colonies françaises des Indes occidentales , on les désigne sous les noms de Vivaneau ou Vivanet et Sarde. On en connaît 39 espèces ou variétés remarquables par l'éclat de leurs couleurs, et leur taille, qui, dans certaines espèces, atteint quelquefois 3 à 4 pieds. Parmi ces nombreuses espèces, nous citerons principalement :

Le Mesoprion Dondiava , Mesoprion unimaculaïus Cuv. Le bord montant du préopercuie a une fine dentelure, l'angle en a une plus forte et est arrondi; au-dessus de lui est une légère sinuosité rentrante. L'opercule se termine en deux pointes arrondies et plates. L'os surscapulaire est dentelé, mais non celui de l'épaule. Le museau, le sous-orbitaire et les os des mâchoires manquent d'écaillés. Les canines supérieures de devant et les latérales d'en bas sont fortes et pointues.

Cette espèce est d'un jaune plus ou moins bronzé, argenté vers le ventre, avec une tache noire sur la ligne latérale et vis-à-vis le milieu de la partie molle de la dorsale; des lignes noires régnent le long de chaque rang d'écaillés. Quelques individus présentent des reflets pourpres vers la tête et verdâtres vers le dos, avec des nageoires d'un jaune roussâtre.

Le Mesoprion doré , Mesoprion uninolatus Cuv. et Val. La nuque est plus élevée; son sous-orbitaire est d'un tiers plus haut à proportion ; son inter-opercule n'offre aucune apparence de tubérosité , et son préopercule présente à peine un léger arc rentrant ; sa

dorsale et son ovale finissent en pointe arrondie. Excepté les canines, ses dents sont très fines.

C'est une des plus belles espèces de Mésoprions. Le dos, le dessus de la tête et 1*. haut des joues sont d'un bleu d'acier bruni ; le bas des joues et les flancs d'un rose vif, avec reflets métalliques ; le ventre est argenté; sur le tout régnent sept ou huit bandes longitudinales d'une belle couleur d'or. La dorsale a trois bandes jaunes sur un fond rosé; l'anale et les ventrales sont d'un beau jaune jonquille; la caudale d'un bel aurore, avec un liseré noirâtre; la pectorale d'un aurore pâle; les lèvres roses; l'iris est rosé, glacé d'argent.

A Saint-Domingue, cette espèce porte les noms de Sarde dorée , Sarde rouleuse ou Sarde argentée, suivant le plus ou moins d'éclat de ses couleurs. C'est la même que celle qu'a décrite Desmarest {Dict. class. d'hist. nat. ) sous le nom de Lutjanus Aubrieli. Les plus grands individus ne dépassent pas 35 à 40 centimètres.

Le Mesoprion rouge, Mesoprion aya Cuv.

et Val., est aussi une espèce de Saint-Domingue, où elle porte le nom de Sarde rouge de haut fond. Sa couleur est entièrement d'un beau rouge carmin, avec des bords argentés aux écailles. Sa taille ordinaire est de 75 centimètres ; quelques individus atteignent cependant jusqu'à lro,00 de longueur. C'est un poisson très estimé au Portau-Prince; sa chair est bonne à manger et peut se conserver au moyen du sel.

Les autres espèces de ce genre diffèrent à peine des précédentes par quelques détails d'organisation, ou quelques variétés de couleurs que nous croyons inutile de mentionner. (J-)

*MESOFS (fA6<joç, médian; £f, œil), ins.

— M. Serville a détaché des Truxales dans la tribu des Acridiens, de l'ordre des Orthoptères, quelques espèces qui en diffèrent un peu par la position des yeux. Le type est le M. abbreviatus (Truxalis abbreviatus Pal. Beauv.). (Bl.)

*MESOSA(a/<Toç, qui est au milieu), ins.

— Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille , famille des Longi- ! cornes , tribu des Lamiaires , proposé par Mégerle et adopté de préférence par Dejean {Catalogue, 3e édit., p. 371) à celui de A>

MES

îolribus de Serville , qui avait déjà étt employé dans un autre ordre. Ce genre renferme trois espèces européennes , les Lamia curculionoides , nebulosa de Fab., et myops de Schr. Cette dernière se retrouve en Sibérie. (C.) *MESOSTEIRUS, DC. {Prodr., VI, 92).

BOT. PH. — Voy. STILPNOPHYTUM , LeSS.

*MESOSTENA ((jl/<joç, milieu; ctïvoç , * étroit), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes , tribu des Tentyrites , établi par Eschscholtz (Zoological Atlas) et adopté par Solier ( Ann. de la Soc. en t. deFr., t.ïV, p. 396). Ce genre est composé de 7 espèces africaines : buprestoides F., 01. (Blaps), M. elegans, oblonga, brevicollis , punclipennis , Klugii et punclicollis Sol. Elles proviennent d'Egypte et du Sénégal. (C.)

*MES0STE1\US (p.e'aoç, milieu; azzvôç, étroit), ins. — Genre de la familledeslchneumonides, de Tordredes Hyménoptères, établi par G ravenhorst sur quelques espèces voisines des Cryptus. Le type est le M. transfuga Grav. (Bl.)

MÉSOTHORAX. ïns. — Voy. thorax au

mot IMSEGTES.

MÉSOTYPE ( ,A£'«j0; , milieu ; tu'tcoç , forme), min. — Syn. : OEdelite, Zéolite radiée , Zéolite en aiguille , Natrolite. — Espèce du groupe des Silicates alumineux, composée de 47 à 49 pour cent de silice , de 24 à 27 d'alumine, 15 à 17 de soude, 8 à 10 d'eau, avec une petite quantité d'oxyde de fer. C'est une substance ordinairement blanche, rayant le carbonate de chaux, ayant la cassure un peu vitreuse, se boursouflant ou se dilatant au feu , fusible en verre bulleux , donnant de l'eau par calcination. Elle est soluble en gelée dans les acides ; sa solution précipite peu ou pas par l'oxaiate d'ammoniaque ; elle cristalliseen prismes rhomboïdaux de 91°40' et possède deux axes de double réfraction.

Les principales variétés deMésotypessont : Mésolype cristallisée, M. aciculaire, M. mamelonnée et M. fibreuse. Ce minéral se trouve dans les roches d'origine ignée , telles que les Basaltes, Basanites, Wackcs , etc., d'Islande , des îles Féroë, etc. (C. d'O.)

* MESPILODAPIINE (Mespilus, Néflier; Daphne , Laurier), bot. pu. — Genre de la famille des Laurinées-Cryptocaryées ,

étaolï par Nées (m Linnœa , VIII, 45). Arbres du Brésil. Voy. laurinées.

MESPILOPHORA , Neck. (Elem. n.

724). bot. ph. — Synonyme de Mespilus, Lindl.

MESPILUS. bot. ph. — Voy. néflier.

*MESSA.ms. — Leachaindiquésous cette dénomination un petit genre du groupe des Tenthrédites, de la tribu des Tenthrédiniens, de l'ordre des Hyménoptères, dont on ne cite qu'une espèce européenne, le M. hortulana Klug. (Bl.)

MESSAGER. Serpentarius. ois. — Genre de l'ordre des Oiseaux de proie (section des Diurnes), caractérisé par un bec robuste, crochu , très fendu ; des narines latérales, obliques, oblongucs, percées dans une cire; des sourcils saillants; des ailes armées de trois éperons obtus, et des jambes fort longues, comme dans les Hérons, mais entièrement emplumées.

Vieillot, eu égard à l'étendue démesurée des tarses qu'offre l'espèce qui compose ce genre, avait cru devoir le ranger avec le Cariama, dans une famille à part de l'ordre des Échassiers. Mais le caractère qui distingue ceux-ci est d'avoir le dessus de la tête dénudé de plumes : or, le Messager ayant cette partie de la jambe emplumée comme tous les autres oiseaux de proie, et offrant, en outre, des caractères qui lui sont communs avec ceux-ci, il était bien plus naturel, ainsi que l'ont fait Latham, Gmelin, Illiger, G. Cuvier, etc., de le ranger parmi les Rapaces. Mais quelle place doit-il occuper parmi ceux-ci? C'est un point sur lequel les auteurs ne sont pas tous d'accord. G. Cuvier le met tout-à-fait à la fin des Oiseaux de proie diurnes, après les Busards. Cette manière de voir a été, en partie, adoptée par G.-R. Gray, dans son catalogue des genres ornithologiques , car le genre Messager, pour lui, fait partie de sa dernière sous-famille des Rapaces diurnes, sous-famille qui tire son nom du genre Busard (Circinœ) qui y est également compris. M. Temminck, au contraire, semble vouloir le rapprocher des Vautours plus que de tout autre genre, et M. Lesson le met à la tête des Oiseaux de proie diurnes, immédiatement avant les Vautours, dans sa famille des Serpentariés. Quoi qu'il en soit, le genre Messager, sans présenter une organisation

anormale, a cependant des caractères qui contribueront toujours à rendre sa place douteuse. D'après le genre de vie, on serait pourtant tenté de le ranger dans le voisinage des Busards.

Une seule espèce appartient à ce genre, c'est le Messager serpentaire, Serp . reptilivorus Daud. (Bufi\, pi. enl., 721.) Cet oiseau, que l'on a également nommé Secrétaire, parce que la longue huppe raide qu'il porte à l'occiput lui donne une grossière ressemblance avec ces hommes de bureau qui ont la manie de faire un porte-plume de leur oreille, a, dans son état parfait, la tête, le cou et tout le manteau d'un gris bleuâtre; les ailes noires, nuancées de roussâtre; la gorge et la poitrine mélangées de blanc; les plumes des cuisses noires liserées de blanc, et les tarses jaunâtres.

Levaillant, qui a pu suivre les habitudes du Messager dans les lieux de l'Afrique où. la nature l'a confiné, nous a laissé de sa manière de vivre, de ses combats avec les serpents, de son mode de reproduction, etc., des détails fort curieux. C'est un oiseau très méfiant et singulièrement rusé ; on l'approche difficilement à portée pour le tirer avec succès, et comme on ne le rencontre guère que dans les plaines les plus arides et les plus découvertes, lieux que fréquentent de préférence les animaux dont il fait sa proie, il y est en sûreté, étant à même de découvrir l'ennemi qui cherche à le surprendre.

Le Messager, sans autre arme que ses ailes, pourvues, comme nous l'avons dit, de tubercules osseux, attaque et dompte les Serpents. Le reptile attaqué, s'il est loin de son trou, s'arrête, se redresse et cherche à intimider son ennemi par le gonflement de sa gorge et par ses sifflements aigus. « C'est dans cet instant, dit Levaillant, que l'oiseau de proie, développant l'une de ses ailes, la ramène devant lui, et en couvre, comme d'une égide, ses jambes, ainsi que la partie inférieure de son corps. Le Serpent attaqué s'élance; l'oiseau bondit, frappe, recule, se jette en arrière, saute en tous sens d'une manière vraiment comique pour le spectateur, et revient au combat en présentant toujours à la dent venimeuse de son adversaire le bout de son aile défensive; et pendant que celui-ci épuise, sans succès, son

MES

venin à mordre ses pennes insensibles, il lui détache, avec l'autre aile, des coups vigoureux. Enfin, le reptile étourdi, chancelle, roule dans la poussière, où il est saisi avec adresse et lancé en l'air à plusieurs reprises, jusqu'au moment où , épuisé et sans force, l'oiseau lui brise le crâne à coups de bec, et l'avale tout entier, à moins qu'il ne soit trop gros, dans lequel cas il le dépèce en l'assujétissant sous ses doigts. »

Mais le Messager ne se nourrit pas seulement de Serpents; les Lézards, les petites Tortues, les Insectes et surtout les Sauterelles , servent encore à apaiser son appétit. La voracité de cet oiseau paraît extrême, si l'on en juge par le fait que rapporte Levaillant. Un Messager mâle, qu'il tua, avait dans son jabot vingt et une petites Tortues entières, dont plusieurs avaient près de 2 pouces de diamètre; onze Lézards de 7 à 8 pouces de long ; et trois Serpents de la longueur du bras et d'un pouce d'épaisseur. Tortues, Lézards, Serpents, avaient tous chacun un trou dans la tête. Il se trouvait encore mêlés à ces animaux une multitude de Sauterelles et d'autres Insectes. Ce fait serait difficile à accepter, si i'on ne savait combien le jabot des grands oiseaux de proie jouit de la faculté de se dilater. Dans l'état de domesticité, le Messager se nourrit de toute espèce de viandes crues ou cuites ; il mange même des Poissons, et attaque quelquefois les poussins des oiseaux de bassecour avec lesquels il vit.

C'est vers le mois de juillet que les Messagers se livrent à l'acte de la reproduction. A cette époque , l'amour excite entre les mâles des combats longs et opiniâtres; ils se frappent mutuellement de leurs ailes pour se disputer une femelle, qui s'abandonne toujours au vainqueur. Leur nid, construit en forme d'aire, plat comme celui de l'aigle, est ordinairement placé dans le buisson le plus haut et le plus touffu du canton qu'ils se sont choisis pour domaine, et est garni à l'intérieur de laine et de plumes. D'autres fois ils l'établissent sur les grands arbres. Le même nid sert pendant plusieurs années au même couple. La ponte est de deux et souvent de trois œufs, de la grosseur de ceux de l'oie, entièrement blancs et tachés de roussâtre. Les petits sont très longtemps hors d'état de prendre leur essor. lac»-

MES

MET

pabîes de se soutenir durant les premiers mois sur leurs pieds longs et grêles, ils ne pourraient impunément abandonner le nid, avant d'avoir acquis tout le développement et toute la grandeur propres à leur espèce. Levaillanta constaté qu'ils ne peuvent bien courir qu'à l'âge de quatre mois ; jusqu'à ce moment ils marchent sur le tarse en s'appuyant sur le talon.

Les adultes ont un port noble, une démarche aisée, des mouvements pleins de dignité, ressemblent fort, en un mot, sous tous ces rapports, aux grands Échassiers; comme eux ils courent d'une vitesse extrême, et comme la plupart d'entre eux aussi, ils emploient, pour fuir , plutôt la course que le vol. Le mâle et la femelle se séparent rarement, et à quelque époque de l'année que ce soit on les trouve presque toujours ensemble.

« Pris jeune, le Messager, dit Levaillant, s'apprivoise facilement, et se nourrit aisément. Il s'habitue avec la volaille, et si on a soin de le bien nourrir, il ne leur fait aucun mal. Il n'est pas de son naturel d'être méchant; au contraire, il semble aimer la paix; car s'il voit quelque bataille parmi les animaux de basse-cour, on le voit aussitôt accourir pour séparer les combattants. Beaucoup de personnes au cap de Bonne-Espérance élèvent de ces oiseaux dans leurs basses-cours, autant pour maintenir la paix que pour détruire les Lézards, les Serpents et les Rats qui souvent s'y introduisent pour dévorer la volaille et les œufs. » C'est parce qu'il a été bien constaté qu'il purge les lieux qu'il habite des reptiles venimeux , qu'on a introduit cet oiseau dans plusieurs des Antilles françaises, pour l'opposer au redoutable Serpent trigonocéphale qui les infeste.

• Le Messager se trouve dans toutes les plaines arides des environs du Cap, dans l'intérieur des terres, et jusque dans le pays desCafres. (Z. G.)

MESSERSCRMIDIA , Asso {Aragon., 162 , t. I, f. 2). bot. ph.— Syn. de Rochelia , Reichenb.

MESSERSCHMIDTIA (nom propre).

bot. pu. — Genre de la famille des Aspérifoliécs-Tournefortiées, établi par Rœmcret Schultes {Syst., VI , 541 ). Arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. aspérifoliées. — j

Linné avait créé aussi sous le même nom un genre dont les espèces ont été rapportées au genre Toumefortia , R. Brown. Voy. tour-

NEFORTIA.

MESSIRE-JEAN. bot. ph. —Nom d'une variété de Poires.

*MESTORUS ( nom mythologique), ins.

- — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Brachydérides, créé par Schœnherr (Gen. et sp. Curculion. synon., t. V, 2 part., p. 910). L'espèce type et unique, le M. adumbratus deSchr., est originaire du Mexique. (C.)

MESTOTES , Soland. (Msc). bot. ph.— Syn. de Chailletia, DC.

MESUA. bot. ph. — Genre de la famille desClusiacées-Calophyllées, établi par Linné ( Gen. n., 665 ). Arbrisseaux de l'Asie tropicale. Voy. CLUSIACÉFS.

*METABAS1S. bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Cichoracées , établi par De Candolle (Prodr., VII, 97). Herbes du mont Hymète. Voy. composées.

*METABOMJS (f«T«goAoç, variable).

bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cinchonacées-Haméliées , établi par Blume(Bydr., 990). Herbes de Java et de Manille. Voy. rubiacées.

*METACHILUM (^d, arrière; yjTloç, lèvre), bot. pu. — Genre de la famille des Oichidées-Dendrobiées, établi par Lindley ( Orchid., 74). Herbes de l'Inde. Voy. orchidées.

*METACHROMA ( peTcc , différente ; xpwaa, couleur), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribudesChrysoméiines, de nos Colaspides, créé par nous et adopté par Dejean ( Catalogue, oe édit., pag. 436), qui en mentionne quinze espèces. Quatorze sont originaires d'Amérique, et la dernière est de Madagascar. Nous citerons, parmi les premières, les M. quercata, canellaF. et aterrima 01. (Eumolpus). (C.)

*METADUPUS (ptToiSoxjTzos, intermédiaire), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocèies, division des Apostasimérides cryptorhynchides, établi par Schœnherr (Gen. et sp. Curculion, syn., t. IV, 1 p. 468 ; VIII, 2 p. 553). Deux espèces font partie du genre: les M. nudalus et apicatus Chv., Schr. ; elles sont originaires du Mexique. (C.)

MET

MET

*METAGNANTHUS ( ^wyvrfvGoç, fleur différente), bot. ph. — Genre de la famille des Composées -Sénécionidées , établi par Endlicher ( Gen. plant., p. 438, n. 2689 ). De Candolle, qui a adopté ce genre (Prodr., VI, 85), y a établi trois sections, qu'il nomme Microrhachis , Planorhachis et Cœnorhachis. Voy. composées.

MÉTAL, chim. — Voy. métaux.

METALASIA (<*««', derrière; }*'<noç, velu), bot. ph. — Genre de la famille des Composées - Sénécionidées , établi par R. Brown (in Linn. Transact., XII, 124). Arbrisseaux du Cap. Voy. composées.

METALASIOÏDES, DC. bot. m.— Voy.

relhania , L'Hérit.

*METALLEUTICA. ins. — Genre de la tribu des Mantiens, de Tordre des Orthoptères , établi par M. Westwood sur quelques espèces des Indes orientales parées de couleurs éclatantes.

Les Metalleutica se font remarquer par leur prothorax court, à peine plus long que le mésothorax, parleurs yeux arrondis, etc.

(Bl.) METALLIQUES. Metallici. ins. — Latreille désignait ainsi une division de la famille des Carabiques, composée des genres Cychrus, Calosoma, Carabus et Panagœus. Cette division est aujourd'hui abandonnée. (C.)

METALLITES (^Ta)}.:V/,ç, métallique).

ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Brachydérides , créé par Schœnherr (Dispos, meth., 140; Gen. etsp. Curcul. syn., II, 154; VI, p. 457). Huit espèces, toutes d'Europe, font partie du genre, et nous citerons les suivantes, comme se trouvant en France : les M. mollis G., marginatus Murh. (ambiguus Schr.), murinus Dej., Schr., globosus Chv., Schr. Ces Insectes causent un tort considérable à la végétation en attaquant les bourgeons des arbres lors de leur épanouissement. (C.)

métalloïdes (^'ranov, métal;

tiSoç , apparence), chim. — On a donné le nom de Métalloïdes aux corps simples non Métalliques, ne jouissant pas des propriétés distinctives des Métaux, c'est-à-dire non doués de l'éclat Métallique, et de plus, mauvais conducteurs de la chaleur et par conséquent de l'électricité, la faculté de conduire

Tune étant liée par des rapports intimes à celle de conduire l'autre. Cependant cette distinction n'offre rien de bien absolu ; le fait qui établit le plus nettement la différence entre les Métalloïdes et les Métaux est que les premiers, en se combinant, soit entre eux, soit avec les Métaux, ne donnent lieu qu'à des composés non basiques, l'Ammoniaque exceptée, tandis que les Métaux forment ordinairement des bases ens'unissant avec l'Oxygène.

L'on compte treize Métalloïdes, et mêm* quinze, si l'on y joint l'Arsenic et le Tellurf qui, dans un grand nombre de cas, se com« portent comme de véritables Métalloïdes, et ne forment pas de composés basiques avec l'Oxygène.

Voici l'ordre dans lequel se présente chacun d'eux, selon qu'il joue le rôle d'élément électro-négatif par rapport au corps qui le suit, et celui d'élément électro-positif par rapport au corps qui le précède : Oxygène, Fluor, Chlore, Brome, Iode, Soufre, Sélénium, Azote, Phosphore, Arsenic, Bore, Carbone, Tellure , Silicium , Hydrogène.

Les Métalloïdes laissent donc dégager de l'électricité positive dans leurs combinaisons avec les Métaux, et se comportent avec eux comme des corps électro-négatifs (1) ; ils agissent tout différemment avec l'Oxygène, et dégagent de l'électricité négative en se combinant avec ce corps, vis-à-vis duquel ils sont tous électrisés positivement.

Voici maintenant les Métalloïdes rangés d'après leur ordre d'afGnité pour l'Oxygène: Hydrogène, Bore, Silicium, Carbone, Phosphore, Arsenic, Soufre, Sélénium, Tellure, Fluor, Chlore, Brome, Iode, Azote.

Des quinze Métalloïdes que nous avons admis, quatre sont gazeux à la température et sous la pression atmosphérique ordinaires: ce sont l'Oxygène, le Chlore, l'Azote et l'Hydrogène ; à l'aide d'une forte pression et d'une basse température, M. Faraday est parvenu à liquéfier le Chlore. Le Brome est liquide à la température ordinaire. Le Fluor l n'a pu être encore isolé. Les autres Métalloïdes sont solides, mais d'une dureté qui

(i) Il y a cependant quelques exceptions à cette règle; le Chrome , le Vanadium , le Molybdène , le Tungstène, sont électro-négatifs relativement au Bore , au Carbone , au Tellure, au Silicium, à l'Hydrogène. Le Colombium etlcTitane le sont également relativement au Silicium et à l'Hydrogène (voyez Mt taux).

MET

MET

varie depuis celle du Phosphore, qui se laisse rayer par l'ongle et pétrir comme de la cire, jusqu'à celle du Carbone à l'état de diamant.

Les Métalloïdes sont fort inégalement répartis sur notre planète. Les uns se trouvent partout; d'autres, c'est le plus petit nombre il est vrai, se rencontrent à peine. En tête des premiers , nous citerons l'Oxygène , qui entre pour l/5c dans la composition de l'air atmosphérique, dont l'Azote forme les quatre autres cinquièmes, que l'eau contient dans la proportion d'un atome pour deux d'Hydrogène, et sans lequel il n'y a ni oxyde ni oxacide. L'Azote, dont nous avons signalé la présence dans l'air, est le radical de l'Acide azotique ou nitrique, et entre par conséquent dans la composition de tous les Nitrates. Le Carbone, pur dans le Diamant, presque pur dans la Houille, le Lignite, l'Anthracite, etc., est le radical de l'Acide carbonique; et l'on sait combien sont nombreuses et abondantes les combinaisons de cet Acide avec les bases , ne fût-ce que le Carbonate de Cbaux. L'Hydrogène concourt pour deux atomes à la formation de l'eau; on le retrouve, en outre, dans une foule de substances minérales. Enfin, avons-nous besoin de dire que les corps organisés sont constamment composés, comme chacun sait, d'Oxygène, d'Hydrogène et de Carbone ; éléments auxquels vient souvent s'ajouter l'Azote? Le Silicium uni à l'Oxygène ou acide Silicique, constitue seul le Cristal de roche , le Quartz, etc.; combiné aux bases, il contribuée la formation de nombreux et abondants Silicates. Le Chlore entre, comme élément, dans la composition du Sel marin, l'un des Sels les plus répandus et de beaucoup d'autres composés. Le Soufre, souvent natif, se rencontre plus fréquemment encore à l'état de Sulfure et de Sulfate. Le Fluor, moins commun, existe néanmoins dans les Fluorures et dans les Fluates; il en est de même de l'Arsenic et du Phosphore; ce dernier se trouve de plus à l'état de Phosphate dans les os des animaux vertébrés. Quant au Tellure, au Sélénium, au Bore, à l'Iode et au Brome, ils sont très peu répandus dans la nature.

Les différents Métalloïdes font le sujet d'articles spéciaux auxquels nous renvoyons

le lecteur , ainsi qu'aux articles généraui

CHIMIE et ÉLÉMENTS. (A. D.)

*METALLONOTUS ( p.fr*k\ov , métallique; vwtoç, dos), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Ténébrionites , créé par Gray et adopté par M. Hope {ColeopterisC s Manual, 1840, p. 126). L'espèce type, le M. denticollis Gray, est originaire de la côte de Guinée. (C.)

*METALLOPHILUS ( p/raMov , métal; yc'Aoç, qui aime), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Féroniens, établi par de Chaudoir (Tableau d'une nouvelle subdivision du genre Ferunia de Dejean, extrait, p. 15), et ayant pour type VAbas interrupta de Geb. , qui est originaire de Sibérie. (C.)

^MÉTAMORPHISME, min. — Mot créé en 1825 parM. Lyell pour exprimer les changements qu'auraient éprouvés, suivant la théorie de J. Hutton, les roches ou les terrains d'origine sédimentaire par l'action du feu central. Comme la signification du mot Métamorphisme a été beaucoup trop étendue depuis quelques années, et qu'il est aujourd'hui de la plus haute importance de discuter les différentes théories qui s'y rattachent plus ou moins, nous croyons utile de renvoyer l'exposé des principaux faits et des doctrines à l'article Transformation des minéraux , des roches et des terrains. Dans cet article, nous ferons voir avec les développements nécessaires ce qu'i! y a de vrai ou d'exagéré dans les faits, et ce qu'il y a de bon ou de mauvais dans les théories qui constituent les principales doctrines desMétamorphiles tant anciens que modernes. Voy,

Page 1