GRÉSIL
Le serein est une petite pluie fine qui tombe quelquefois pendant l'été , au coucher du soleil , sans qu'on aperçoive le
moindre nuage au ciel. Au premier abord, une pluie sans nuages paraît chose extraordinaire. Il suffit cependant de réfléchir un instant pour en découvrir la cause et la possibilité. En effet , pendant la chaleur de la journée, tous les corps humides fournissent une grande quantité de vapeur aqueuse qui se répand dans l'atmosphère. Or, il arrive que la température, qui était dans la journée à 20 ou 22°, baisse au coucher du soleil à 14 ou 15°. La température n'étant plus alors assez élevée pour maintenir à l'état de vapeur l'eau que contient l'atmosphère, une partie devra nécessairement se condenser et retomber sur le sol.
On donne le nom de Rosée à cette innombrable quantité de gouttelettes d'eau que l'on rencontre partout , surtout sur les plantes, avant le lever du soleil. Dans certains pays secs, la rosée est assez abondante pour suppléer à la pluie et entretenir la verdure. On doit au docteur Wells la théorie qui rend parfaitement compte de ce météore. Pendant les belles nuits d'été, la température des corps diminue beaucoup par le rayonnement du calorique qu'ils avaient accumulé durant le jour. La couche d'air qui repose sur ces corps refroidis se condense et dépose en gouttelettes une partie de l'eau qu'elle tenait en dissolution. Le pouvoir rayonnant n'étant pas le même pour tous les corps , le refroidissement doit être inégal , et tandis que les uns offrent à peine 1 ou 2 degrés au-dessous de l'air, il en est d'autres qui tombent à 8 et même à 10 degrés plus bas. C'est à cause de cela que l'on voit la rosée plus abondante sur tel corps que sur tel autre. Il est évident, en effet, que le corps le plus froid devra condenser une plus grande quantité d'humidité que celui qui le sera moins. Ce météore n'a point lieu s'il se trouve des corps interposés entre la terre et les parties supérieures de l'atmosphère , car alors la perte du calorique par voie de rayonnement étant à peu près nulle, la température n'en sera pas sensiblement altérée. C'est ainsi que les nuages empêchent la formation de la rosée. Le vent peut produire aussi le même résultat en apportant sur les corps refroidis de nouvelles couches aériennes plus chaudes et qui rétablissent la température.
Plusieurs expériences viennent confirmer
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cette explication de la rosée. On sait que les métaux ne jouissent pas au même degré que les autres corps de la propriété d'émettre leur calorique ; c'esten raison de leur grande conductibilité et de la faiblesse de leur rayonnement que l'or, l'argent, le cuivre se refroidissent peu, et consëquemment ne se chargent point de rosée. Les végétaux , au contraire, ont un pouvoir rayonnant très fort : aussi la rosée se dépose-telle plus abondamment sur les plantes. Ainsi , d'après ce qui précède , on est en droit de conclure que les corps qui se refroidissent davantage sontaussi ceux sur lesquels sedépose une plus grande quantité de rosée. Maintenant on conçoit facilement que si , après la condensation de l'humidité en gouttelettes , la température descend jusqu'à 0e, alors la rosée se congèle et devient gelée blanche. C'est ce qui a lieu durant ies belles nuits du printemps et de l'automne , quand le ciel est serein , circonstance nécessaire , comme nous avons vu, au rayonnement vers l'espace. Cette ingénieuse théorie explique complètement aussi l'utilité des abris que les jardiniers placent au-dessus ou au-devant des plantes délicates, et qui , quoique très légers, suffisent pour les garantir des gelées blanches en les préservant de la déperdition de leur calorique.
Météores électriques. Le premier de ces Météores qui s'offre à notre esprit est le tonnerre. Ce terrible phénomène, longtemps inexplicable , ne présente plus aujourd'hui de mystère. Le tonnerre n'est autre chose qu'une forte décharge d'électricité. Nous renvoyons le lecteur désireux d'en connaître les causes et les effets à l'article foudre , traité par le savant physicien M. Peltier ; nous dirons ici seulementquelques mots sur l'invention remarquable à laquelle ce phénomène a donné lieu , et que l'on doit à Franklin, le paratonnerre.
On sait que ces conducteurs métalliques convenablement disposés méritent un degré de confiance qui ne laisse presque aucune place à la crainte. Les paratonnerres se composent d'une tige métallique pointue qui 8' élève dans les airs et d'un conducteur de même matière qui descend de l'extrémité inférieure de la tige jusqu'au sol. Les conditions nécessaires pour qu'ils puissent produire leur effet sont : 1° que la pointe de la
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tige soit bien aiguë ; 2° que le conducteur communique parfaitement au sol ; 3° que depuis la pointe jusqu'à l'extrémité inférieure du conducteur il n'y ait aucune solution de continuité ; 4° enfin que toutes les parties de l'appareil aient des dimensions convenables.
Non seulement la foudre ne peut pas tomber sur un paratonnerre, mais elle ne peut pas non plus tomber autour de lui jusqu'à une certaine distance. Le fluide qui sort en abondance par la pointe du paratonnerre se répand dans l'air environnant, et, emporté par la force d'attraction que le nuage orageux exerce sur lui , il arrive au nuage lui-même et neutralise en partie l'électricité contraire dont il est chargé. Ainsi, dès qu'un nuage orageux se trouve assez près du paratonnerre pour agir, par influence , sur lui et sur les corps conducteurs qui en sont voisins, sa puissance est à l'instant diminuée par l'arrivée du fluide contraire qui sort en plus grande abondance de la tige. A mesure qu'il approche , sa puissance décomposante devient plus énergique, mais en même temps il reçoit de la tige une plus grande quantité d'électricité contraire. Un paratonnerre est donc une arme qui devient plus efficace à mesure que le danger devient plus pressant. L'expérience a fait connaître qu'une tige de 27 pieds protège tout ce qui est autour d'elle dans un cercle de 20 mètres de rayon.
Le Feu Sainl-Elme est une flamme de belle couleur violette; il se manifeste particulièrement sur mer, pendant les tempêtes, et parcourt , en voltigeant, les différentes extrémités des vergues et des mâts. Ce météore est dû au fluide électrique qui se dégage par les pointes. On sait que ces dernières ont la propriété d'attirer et de dégager le fluide : on assure que quand ce phéno-< mène a lieu , on entend la décrépitation de l'étincelle électrique.
Les Trombes sont beaucoup plus fréquentes sur mer que sur terre. Ce météore est encore incomplètement expliqué; tout ce qu'on sait, c'est qu'il est dû à une colonne d'air qui tourbillonne sur elle-même avec une grande rapidité. Il se présente sur mer sous la forme d'un nuage qui affecte celle d'un cône dont la base est attachée aux nuages. Une colonne d'eau s'élève dans ce
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cône renversé, et retombe quelquefois en assez grande abondance pour submerger un navire. Au moment où la colonne d'air s'agite pour former la trombe, si un navire se trouve au milieu du courant qu'elle produit, elle le fait pirouetter sur lui-même en tortillant ses voiles et quelquefois en brisant ses mâts. L'électricité paraît jouer un rôle important dans le développement de ce phénomène; on y observe quelquefois les sillons de la foudre, et au moment où la trombe se rompt elle produit une grêle abondante. Les effets de ce météore sont si violents, que lorsque les marins ne peuvent s'en écarter ils font tous leurs efforts pour la rompre à coups de canon.
Les trombes sur terre se développent avec tant de violence, qu'elles renversent les maisons, arrachent les arbres, et exercent un ravage épouvantable. Quelquefois elles communiquent l'incendie , comme il est arrivé, en 1845, à Montville (département de la Seine-Inférieure) , où de grands édifices ont été complètement détruits par le feu. De toutes les conjectures vagues et hasardées que l'on peut faire sur l'origine de ce redoutable météore , la moins invraisemblable est celle qui la regarde comme un tourbillon d'une excessive intensité, et auquel l'électricité ne paraît point étrangère.
Météores magnétiques. Le magnétisme terrestre donne naissance à un grand nombre de phénomènes étroitement liés avec la science qui nous occupe. On sait que la rîeclinaison de l'aiguille aimantée est l'angle formé par la ligne nord et sud de la boussole, avec la ligne nord et sud du monde. Elle varie selon les temps et les lieux ; elle éprouve aussi des variations journalières. Il existe toujours quelque part sur le globe des lignes sans déclinaisons. V inclinaison est donnée par un barreau aimanté suspendu par son centre de gravité. Elle n'est pas plus constante que la déclinaison ; il y a des lieux où elle est nulle, et ces lieux sont dans le voisinage de l'équateur , tantôt un peu au nord, tantôt un peu au sud de cette ligne; ils forment ce qu'on appelle l'équateur magnétique, dont la ligne irrégulière fait le tour de la terre en restant toujours dans la zone équatoriale. Voy. magnétisme.
Le principal phénomène magnétique ap-
partenant à la Météorologie est V Aurore boréale, phénomène qui a déjà été décrit avec développement, dans ce Dictionnaire, aux articles aurore boréale et lumière. Voy. ces mots.
Météore luminedx. Ces météores, comprenant la Réfraction, le Mirage, V Arc-en-ciel, ayant tous été traités d'une manière complète, par îe savant M. Becquerel, à l'article lumière , nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer encore à cet important article.
L'exposé succinct et rapide que nous venons de faire des principaux éléments de la Météorologie montre combien cette science est fertile en applications. Il montre aussi, dans bien des circonstances , l'incertitude de ses principes, non pas pour l'explication des phénomènes , mais pour la prévision des cas donnés dans lesquels ils doivent se reproduire. Cette partie de la science est encore presque entièrement empirique. Toutefois il est certain que les gens de la campagne, habitués à passer en plein air une grande partie de la journée, ont acquis un tact qui les trompe rarement dans la prédiction des variations atmosphériques. En effet, il leur suffit de voir la marche des nuages et des vents, d'examiner l'état des plantes , d'entendre le cri de quelques animaux, pour annoncer à l'avance, et souvent avec beaucoup de précision , le changement du temps.
Dans l'e'tat actuel des sciences physiques, les nombreuses observations peuvent seules nous guider dans la recherche des résultats appliqués à l'agriculture. Tout porte à croire qu'une vaste correspondance météorologique , régulièrement suivie sur une grande partie du globe, nous conduirait à d'importants résultats, et permettrait de constituer la Météorologie sur des bases inébranlables.
*METEORUS. ins. —Genre de la tribu des Ichneumoniens, famille des Braconides, de l'ordre des Hyménoptères , établi par M. Haliday (Entom. Magazine), et adopté par nous (Histoire des Insectes). Ce genre est caractérisé par un abdomen dont le premier segment est rétréci en un long pédoncule; la tarière saillante, les ailes pourvues de trois cellules cubitales. Le type du genre est le M. pendulalor {Ichneurnon pendulator Latr.) (Bl.)
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METÏTOCA. ins. — Genre de la famille des Mutellides, tribu des Sphégiens, de l'ordre des Hyménoptères, établi parLatreille et adopté par tous les entomologistes. Les Méthoques ont des antennes filiformes, un peu épaissies à l'extrémité dans la femelle, des mandibules bidentées, etc. Le genre Melhoca fut établi sur la connaissance seule des femelles ; les mâles, qu'on n'avait pas su y rapporter, étaient placés dans un genre particulier désigné sous le nom de Tengyra. C'est seulement dans ces derniers temps que les entomologistes ont reconnu cette erreur. Le type de ce genre qui habite notre pays est la Methoca ichneumonoides Lat. Le nom de Tengyra sansitali, appliqué au mâle par Latreille, doit être considéré comme synonyme. Voy.
MUTELLIDES et Surtout SPHZGIENS. (Bl.)
MÉTHOCAMPE. ins. — Pour métrocampe. Voy. ce mot.
MÉTHODE, zool. , bot.— On a donné aux différentes classifications d'histoire naturelle les noms de systèmes et de méthodes. Il est difficile d'établir nettement la distinction entre les uns et les autres. On définit, il est vrai, ordinairement les premiers comme n'employant que des caractères très exclusivement d'un seul organe , les secondes comme se servant à la fois de plusieurs organes ; et, comme toute classification qui cherche à se rapprocher de la nature doit s'appuyer sur la comparaison de tous les organes à la fois, on a généralement accolé au mot de Méthode l'épithète de naturelle. Cependant l'étude de la plupart des systèmes nous les montre toujours fondés sur l'emploi de plusieurs organes, aussi bien que les Méthodes; et, d'une autre part, celles-ci en font généralement prévaloir un sur les autres. Si l'on recourait à l'étymologie, la distinction ne deviendrait pas plus claire ou plutôt le sens attaché aujourd'hui à ces deux mots sérail interverti, puisque système veut dire, en grec, arrangement; Méthode, route pour arriver à un but : or, en se rapportant à ces définitions, une classification artificielle qui, en général, se propose d'arriver par le plus court et le plus sûr chemin à la connaissance des noms des plantes et des animaux, serait une Méthode. Aussi voyons-nous les deux mots employés souvent dans un sens contraire à celui qu'on est accoutumé de leur donner ; la Méthode dichotomique de Lamarck, par exemple, est un
moyen artificiel de déterminer les noms des plantes , avancé et proposé comme tel par l'auteur; et, d'un autre côté, De Candolie, dans son grand ouvrage, présente les plantes comme rangées suivant le système naturel. Nous pensons donc ne pas devoir exposer ici les principes de la classification naturelle, et nous renvoyons à l'article taxonomif. , où nous chercherons à les présenter en faisant connaître les principaux essais tentés jusqu'ici, ainsi que les divers systèmes qui ont eu le plus d'influence sur la marche de la science et dont la connaissance est nécessaire pour l'intelligence du plus grand nombre des ouvrages de botanique et de zoologie. (Ad. J.) MÉTHODIQUE. Methonica, Hermann.
bot. pu. — Genre de plantes de la famille des Liliacées, tribu des Tulipacées, de l'hexandrie monogynie, dans le système de Linné. Linné avaitchangé son nom en celui de Gloriosa , que les botanistes modernes ont abandonné, à l'exemple de Jussieu, pour reprendre celui de Methonica, plus ancien et d'ailleurs plus conforme aux règles de la glossologie botanique. Ce genre remarquable ne comprend encore que trois espèces indigènes des parties tropicales de l'Asie et de l'Afrique ; mais ces plantes , surtout la plus connue d'entre elles, sont si remarquables par leur beauté, que les botanistes ont épuisé pour elles toutes les formules de l'admiration. Ce sont des plantes à racine bulbeuse , à tige grimpante et rameuse , à feuilles éparses , ou opposées , verticillées par trois , se prolongeant à leur sommet en une véritable vrille, et qui s'enroule autour des corps voisins; leurs fleurs solitaires sont portées sur de larges pédoncules extra-axillaires et presque oppositifoliés. Elles se composent d'un périanthe à six parties distinctes, ondulées sur leurs bords, égales entre elles et réfléchies ; de six étamines à longs filaments très étalés et déjetés presque perpendiculairement à l'axe de la fleur ; d'un pistil à style droit , déjeté dès sa base , perpendiculairement à Taxe de l'ovaire , terminé par un stigmate trifide. A ces fleurs succède une capsule presque glo-w buleuse-turbinée, qui renferme des graines nombreuses, bisériées dans chaque loge , rouges, revêtues d'un tégument charnuspongieux.
L'espèce la plus anciennement connue do
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ce genre est la Méthonique superbe, Methonica superba Lamk. (Gloriosa superba Lin.), vulgairement connue dans les jardins sous \e nom de Superbe du Malabar. C'est une très belle plante qui croît spontanément dans le Malabar, à Ceylan et dans le Népaul. Sa racine est bulbeuse, grosse; sa tige, cylindrique et grêle, s'élève jusqu'à 2 mètres de hauteur, et donne vers sa partie supérieure un petit nombre de rameaux étalés ou pendants; ses feuilles sont sessiles , très ouvertes , les inférieures oblongues lancéolées, les supérieures proportionnellement plus courtes, marquées de nervures longitudinales; elles se prolongent au sommet en une vrille à l'aide de laquelle la plante s'attache aux objets voisins et se soutient malgré sa faiblesse. Ce prolongement de la lame même des feuilles en vrille est un fait très curieux et fort rare dans le règne végétal. Ses fleurs sont penchées et solitaires sur de longs pédoncules extra-axillaires, dans la partie supérieure de la plante; les folioles de leur périanthe sont lancéolées, élégamment ondulées, et relevées de manière à se toucher par leur extrémité; leur couleur passe par des modifications remarquables; d'abord jaunes dans le bas, d'un beau rouge vers le haut, elles finissent par prendre cette dernière couleur dans presque toute leur étendue. On cultive cette belle plante en serre chaude, et pour l'amener à fleurir, on enterre son pot dans la tannée au printemps. Ses fleurs se développent alors en été. Après la floraison, on retire ses racines de terre pour les replanter l'année suivante. On la multiplie par cayeux. (P. D.)
*M£THORlUM. bot. ph. —Genre de la famille des Sterculiacées-Ilélictérées , établi par Schott et Endlicher (Melet. bot., 29, t. ' V). Arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande ! tropicale. Voy. sterculiagées.
j *MÉTHYLÈNE ( ^Q-n , vin ; ZU , bois ). chim. — Ce Composé binaire d'hydrogène et de carbone, C'H4, dont nous avons eu occasion de parler au mot hydrogène , est le radical admis de VEsprit de bois, corps analogue à l' Alcool (voy. ce mot), et qui sera réellement le sujet de cet article.
Parmi les produits nombreux et remarquables de la distillation du bois, il en est un que l'on a successivement désigné sous les noms d'Élher pyroligneuxt d'Esprit py-
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roxylique et, enfin, d'Esprit debois, et auquel MM. les professeurs Dumas et Péligot ont reconnu tous les caractères d'un véritable alcool , isomorphe avec l'Alcool ordinaire.
L'Esprit de bois se trouve en dissolution dans la partie aqueuse du produit de la distillation du bois; c'est donc dans les premiers produits de cette distillation qu'il faut le chercher. Il fut découvert en 1812 par PhilippsTaylor, qui ne publia cependant ses observations qu'en 1822.
Obtenu pur par une série d'opérations que nous n'avons point à décrire ici, l'Esprit de bois est un liquide très fluide, incolore, d'une odeur particulière, tout à la fois alcoolique, aromatique et mêlée de celle d'Éther acétique; il brûle avec une flamme semblable à celle de l'Alcool; il bout à -{- 66° 5 sous la pression de0,761 ; sa tension estfortgrande; sa densité égale = 0,798 à la température de -}- 20°; elle est donc sensiblement la même que celle de l'Alcool pur; la densité de sa vapeur est égale à 1,120.
Il résulte des analyses faites par les savants cités plus haut que l'Esprit de bois est composé de 4 atomes de Carbone ou bien 37,97, 8 atomes d'Hydrogène ou 12,40, 2 atomes d'Oxygène ou 49,63, sa composition pouvant donc être représentée par CliH4-f-2 H2 0, c'est-à-dire 1 atome de Méthylène et 2 atomes d'eau. L'Esprit de bois peut être considéré comme un bi-hydrate de Méthylène, de même que l'Alcool est un bi-hydrate d'Hydrogène bicarborné CSH8 -|- 2 H2 0.
L'Esprit de bois se conserve sans altération au contact de l'air; mais, si on en met la vapeur en contact avec l'air et le noir de platine (platine très divisé), il se forme, avec beaucoup de chaleur , de l'acide formique. L'Alcool, dans les mêmes circonstances, produit de l'acide acétique.
L'Esprit de bois se comporte avec les différents corps simples et composés à la manière de l'Alcool; comme l'Alcool aussi, il donne lieu à une série de composés analogues aux Éthers du deuxième genre ; quand on le traite par les acides hydrogénés, il donne lieu à de véritables sels neutres correspondant aux Éthers de troisième genre; enfin , il produit des composés acides analogues à l'acide sulfovinique, quand il est soumis à la réaction des oxacides.
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On observe un phénomène remarquable lorsque Ton traite l'Esprit de bois par l'acide sulfurique; il se produit vers la fin de l'opération un gaz qui n'est point acide, qui se dissout complètement dans l'eau, qui possède une odeur éthérée et qui brûle avec une flamme semblable à celle de l'Alcool; ce gaz, que l'on a reconnu être un hydrate de Méthylène, et qui est à l'Esprit de bois ce que YÉther ordinaire est à l'Alcool, ce gaz présente un exemple d'isomérie des plus curieux, car il a exactement la même composition que l'Alcool, et il a la même densité que la vapeur alcoolique ; ainsi, dans l'un et l'autre corps, Hydrate de Méthylène et Alcool, le nombre et la condensation des atomes sont semblables, mais les propriétés sont toutes différentes; il faut donc nécessairement admettre que , dans les deux , l'arrangement de ces mêmes atomes n'est pas le même.
L'Esprit de bois agit comme dissolvant sur les sels, de même que l'alcool ; quand on Je traite à la manière de ce dernier pour préparer V Argent fulminant, on obtient ce produit, mais en moins grande quantité et avec moins de réaction.
L'Esprit de bois dissout parfaitement les résines, et, comme il est plus volatil que l'Alcool, son emploi dans la fabrication des vernis sera sans doute substitué avec avantage à ce dernier, qui, souvent, est d'un prix élevé.
Comme dissolvant, l'Esprit de bois est moins apte que l'Alcool à dissoudre les corps qui exigent des dissolvants très hydrogénés, mais il est plus propre à dissoudre les substances riches en Oxygène: ainsi, en disant Eau, Esprit de bois, Alcool, Éther, on peut avoir une idée précise du rang et de la tendance de chacun de ces corps. (A. D.)
♦METHYSCOPHYLLUM (uM*™, j'enivre; (pv)lov, feuille), bot. ph. — Genre de la famille des Burséracées (suivant Endlicher), établi parEcklon et Zeyher (Enumer., II , 152). Arbrisseaux résineux du Cap.
MÉTIS, zool. — On donne ce nom ou celui de Mulet aux individus qui naissent de l'union de deux espèces différentes. Voy. propagation, où l'on traitera de tout ce qui a rapport à la fécondation et à la génération. *METIUS. ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques , tribu
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des Troncatipennes, créé par Curtis {Voy. de King's tr. lin. soc. ofLond., vol. 4 7, pag. 182, pi. 15, fig. 16-18), et adopté par Guérin-Méncville (Revue zool., 1839, pag. 297 ) , qui le rapporte à la tribu des Harpalidcs. Deux espèces font partie de ce genre , les M. harpaloides Curt. et splendidus G. M.; l'une et l'autre proviennent du détroit de Magellan. (C.)
* METOCEttOS. rept. — Division des Stellions (voy. ce mot) d'après M. Gray (Syn. Brit. Mus., 1840). (E. D.)
*METOECUS.cuust.— M. Kroyer emploie ce nom pour désigner un genre de Crustacés qui appartient à l'ordre des Amphipodes, et que M. Milne Edwards range dans sa famille des Hypérines et dans sa tribu des Hypérines ordinaires. Cette petite coupe générique est extrêmement voisine des Hypéries, dont elle ne se distingue que par la structure des pattes des deux premières paires, ces organes étant beaucoup plus courts que les suivants et terminés par une petite pince didactyle très bien formée, dont le doigt mobile porte à son extrémité un petit ongle rudimentaire. La seule espèce connue est le Métoèque des Méduses, Metœcus medusarum Kroyer (Grœl.
Amf.t p. 60, pi. 3, fig. 15). Cette espèce habite les mers du Groenland. (H. L.)
*METOECUS (u.£toixoç, étranger), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Trachélydes, tribu des Mordellones, formé par Dejeân (Catalogue, 3e éd., p. 240) avec les Ripiphorus paradoxus de F., espèce qui se trouve quelquefois aux environs de Paris, et dont la larve est parasite de la Guêpe commune. L'insecte parfait a été pris assez abondamment, une fois vers la fin de l'automne , au centre d'un nid souterrain de ces Hyménoptères. (C.)
*MÉTOPAGE. Metopages (.urrawov, front ; naydç , uni ). térat. — Genre de Monstres composés de l'ordre des Autositaires et de la famille des Eusomphaliens. Voy. eusom-
PHALIENS.
METOPIA. ois.— Genre créé par Swainson aux dépens des Manakins, et ayant pour type le Pipra galeala Licht. (Z. G.)
METOPIA. ins. — Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athérkères, tribu des Muscides, établi par Meigen , et dont les caractères sont : Cuillerons grands, couvrant la majeure partie des balanciers ; ailes éle-
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vées ; antennes un peu plus longues que la moitié de la face antérieure de la tête, contiguës à leur naissance et terminées par une palette oblongue.
La principale espèce de ce genre est la Metopia labiata Meig., très commune aux environs de Paris. Elle vit dans les bois, sur les feuilles des arbres, où sa couleur argentée, très brillante, la fait aisément remarquer.
*METOPIAS (fWTomias, ayant un large front), rept.— M. HermanvonMeyer (Jabreb. f. Min., 1812) nomme ainsi un groupe de Sauriens. (E. D.)
*METOPIAS (guWtotç, large front), ras, — Genre de Coléoptères dimères, famille des Psélaphiens, créé par M. Gory {Magasin zoologique) et adopté par M. le docteur Aube (Monographia Pselaph., Mag. zool. , 1833, p. 13, tab. 79, f. 1). L'espèce type, le M. curculionoides , est originaire de Gayenne. (C.)
*METOPIDIA (peWov, front), infus., systol. — Genre de Brachionides proposé par M. Ehrenberg pour des Lépadelles, qui ont deux points rouges oculiformes, et qui sont dépourvus de l'écaillé frontale des Stephanops. Nous croyons que ces points rouges peuvent se montrer ou s'effacer dans les mêmes espèces suivant l'âge ou le degré du développement, et qu'ainsi la Metopidia lepadella et la Squamella bractea de M. Ehrenberg sont une seule et même espèce, que nous nommons Lepadella rolundata. Voy.
LÉPADELLE. (DlJJ.)
*MET0PIB1US, Wagl. ois.— Synon. de Parra, Cuv. Voy. jacajsa. (Z, G.)
METOPIUM, DG. bot. ph. — Voy. rhus, Linn.
METOPIUS,Steven. ras. — Synonyme de Platyprosopus de Mannerheim. (G.)
*METOPOCEROS (a/roTrov, front; x£'pac, corne), rept.— M. Wagler (Syst. Amph.) a créé sous le nom de Metopoceros un genre de Sauriens de la famille des Iguaniens, qui se distingue des Iguana par l'absence de fanon, par ses dents semblables à celles des Cyclures et par les deux rangées de poils que tl'on remarque au-dessous des cuisses. Une seule espèce, le Lézard cornu, Lacépède, Iguana cornuta Latr., Daud., entre dans ce genre et se fait remarquer particulièrement par son front surmonté d'un gros tubercule
en forme de corne. D'après Lacépède, cette espèce serait commune à Saint-Domingue.
*METOPOCERUS (prrrfinov, le front; xspaç, corne), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Blapsides, formé par Dejean (Catalogue, 3e éd., p. 211), avec une espèce du cap de Bonne-Espérance, le M. cornifrons de l'auteur. (C.)
*METOPOCOELUS (^««ov, le front; xodoç, creux), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Prioniens , proposé par Dejean (Catalogue , 3e édit., p. 344) et adopté par Serville (Annales de la soc. ent. de Fr., t. I , p. 130 , 194). Le type, le M. maculifrons Dej. Serv., est originaire du Brésil. (G.)
*METOPODUS, Am. et Sejv. ins. — Synonyme de Metapodius. (Bl.)
*METOPON. ins.— M. Walker désigne ainsi un de ces genres de la tribu des Chaicidiens, groupe des Pteromalites. Voy. pté-
R0MAL1TES. (Bl.)
*METOPONIA ((a/twwov, front), ins.— Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Agrophilides, établi par Duponchel (Catal. des Lép'ulopt. d'Europe, p. 187), qui n'y rapporte qu'une seule espèce, la Meloponia flavida , de la Russie méridionale et de la Hongrie.
*METOPTRIA. ins. — Genre de Tordre des Lépidoptères nocturnes , tribu des Goniatides, établi par M. Guénée (Duponchel, Catal. des Lépidopt. d'Europe, p. 191), qui n'y rapporte qu'une seule espèce, M. monogramma, que l'on trouve dans le midi de la France, au mois de mai.
*METRIDIUM (pfrpoc, vulve; l§e'<x, forme), polyp. — Genre d'Entozoaires établi par M. Oken pour quelques espèces d'Actinies, caractérisées par des tentacules de deux sortes, dont les plus longs sont pinnés ou plumeux. Cet auteur prenait pour type VActinia plumosa de Muller, qui cependant doit être reportée dans le genre Cribrine. Mais d'autres espèces ayant bien réellement ce caractère ont été observées par M. Ehrenberg, dans la Mer Rouge (M. rhodostomum ) , et par MM. Quoy et Gaimard pendant le voyage de l'Astrolabe ; mais ces naturalistes ont cru devoir en faire
le type d'un genre nouveau sous le nom d'Actineria. (Duj.)
*METRIOPUS ((a/tp:oç, médiocre; ttovç, pied), ins. — Genre de Coléoptères hétéro- [mères, famille des Mélasomes, tribu "des Macropodites , établi par Solier (Ànn. de la soc. ent. de Fr., t. IV, p. 571, pi. 15, fig. 12, 14 ), qui le comprend dans sesCoIlaptérides. Le type , le M. Hoffmanseggii Sol., est originaire du cap de Bonne-Espérance. (C.)
* METRIORIIYNCRUS (pfrptoç, médiocre; pvyj£oç, bec), rept. — Groupe de Sauriens fossiles indiqué par M. Herman von Meyer (Palœogr., 1833). (E. D.)
*METRIORHYNCHUS Cf«V8«» médiocre ; pvVx.oç , bec ). ins» — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, tribu des Lycusites, créé par Guérin- Méneville (Voyage de la Coquille, pag. 72). Ce genre est formé de trois espèces de la Nouvelle-Guinée (terre des Papous) , M. parallelus, cphippiger et funestus , de l'auteur. (C.)
*METRÏUS(^e'rptoç, modeste), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Carabiques, tribu des Simplicipèdes, formé par EschschoUz , et adopté par M. Hope et par Dejean {Species général des Coléoptères, t. V, p. 590). Le type, le M. confracius Eschs., est originaire de la Californie. Ce genre sort de la forme ordinaire des Carabiques et rappelle celle d'un Hétéromère. (C.)
WtnSOCSMPE. Metrocampa. ins. — Nom donné par Latreille au g. Ellopia de Treitschke, et qui doit être préféré, à cause de sa priorité. Voy. ellopia.
METROCYNIA. bot. ph.— Genre de la famille des Légumineuses -Papilionacées- Caesalpiniées , établi par Dupetit-Thouars (Gen. Madagasc, n. 76'). Arbrisseaux de Madagascar. Voy. légumineuses.
METRODOREA. bot. ph. — Genre de la famille des Diosmées-Pilocarpées, établi par Saint-Hilaire (Flor. Brasil., I, 81, t. 16). Arbrisseaux du Brésil. Voy. diosmées.
METROSIDEROS. Metrosideros. I bot.
ph. — Genre de plantes de la famille des Myrtacées , de l'icosandrie monogynie dans le système de Linné. Banks, Dryander, et Gœrtner après eux, ayant appliqué le nom de Metrosideros, créé par Rumphius, à des
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Myrtacées, pour la plupart" indigènes de l'Australie, les botanistes firent entrer successivement dans le genre désigné sous ce nom un grand nombre de végétaux qui ont dû plus tard en être retirés; c'est ainsi qu'ont été formés aux dépens des Metrosideros de Banks et Dryander les genres Angophora, Cuv.; Callistemon, R. Brown ; Eremœa, Lindl. Ces suppressions ont beaucoup réduit le genre primitif, et il en est résulté que les Metrosideros R. Brown, ne sont plus aujourd'hui qu'au nombre de 25 espèces, en comptant même celles qui ont été décrites dans les ouvrages les plus récents. Ces plantes sont des arbres ou des arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande et de la Nouvelle-Zélande, plus rarement du cap de Bonne-Espérance, des Moluques, de Taïti et des Sandwich. Leurs feuilles sont opposées ou al ternes, sans stipules, très entières; leurs fleurs sont axillaires ou terminales, pédonculées , ce qui distingue du premier coup ces plantes des Callistemon. Ces fleurs se composent : d'un calice à tube campanule, adhérent inférieurement à l'ovaire, à limbe 5- -fide ; d'une corolle à 5 pétales insérés à la gorge du calice, d'où partent aussi 20-30 étamines à filets grêles, très longs et saillants, libres et distincts ; d'un pistil à ovaire demi-infère, 2-3 loculaire, à loges multi-ovulées, surmonté d'un style cylindrique que termine un stigmate simple ou capité. A ce pistil succède une capsule également 3-loculaire, à déhiscenceloculicide, polysperme. Une seule espèce a la capsule biloculaire (Metrosideros liera Rumph. ), et ce caractère, joint à une différence dans le port, fait dire à De Candoîlc que, dans une nouvelle révision du genre elle pourrait bien y rester seule, à l'exclusion de toutes les autres. Néanmoins M. Endlicher s'est borné à établir pour elle un sous- genre distinct, sous le nom d'Eumetrosideros. Cette même espèce, originaire des Moluques et de Java, a été récemment introduite dans les jardins d'Europe, comme plante d'ornement. C'est un bel arbre à feuilles opposées, ovaleslancéolées, acuminées, très glabres, munies d'un court pétiole; ses fleurs jaunâtres sont réunies à l'aisselle des feuilles en cymes pédonculées, multiflores.
Mais si les plantes qui sont restées dans le genre Metrosideros réformé sont encore
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peu répandues dans les jardins, il n'en est pas de même de celles qui ont été détachées pour former le nouveau genre Callistemon. Celles-ci occupent un rang très distingué parmi nos plantes d'ornement : aussi croyonsnous ne pouvoir pas nous dispenser de parler ici des principales d'entre elles, en les considérant comme appartenant à l'ancien groupe des Metrosideros.
Les Callistemon R. Brown sont tous des arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande, intermédiaires jusqu'à un certain point entre les Melaleuca, dont ils ont l'inflorescence, et les Metrosideros, dont ils ont les étamines. En effet, leurs fleurs sont sessilcs le long des rameaux, en épis généralement denses ; le tube de leur calice , hémisphérique dans la fleur, acquiert ensuite plus d'épaisseur, et sa base est adnée à la branche qui forme J'axe de l'inflorescence. D'un autre côté, les longs filaments de leurs étamines sont libres et distincts, et dépassent fortement les pétales. Ce sont même ces nombreux filaments jaunes ou d'un rouge vif qui donnent aux fleurs toute leur beauté.
La plus répandue des espèces de ce genre est le Callistemon lancéolé, Callistemon lanceolatum DC, Metrosideros lophanta Vent., plus connu des jardiniers sous ce dernier nom , et sous celui de Metrosideros à panaches, qui en est la traduction. C'est un bel arbrisseau de 2-3 ou même 4 mètres de hauteur, dont les branches sont longues et minces, quelquefois pendantes; dont les feuilles dures et coriaces sont alternes, lancéolées, mucronées, rétrécies à leurs deux extrémités, marquées en dessous d'une côte médiane saillante, et de deux nervures latérales qui longent tout leur bord , à une très petite distance; dans l'état jeune elles sont rougeâtres et pubescentes à leur face inférieure. Les fleurs sont réunies le long et vers l'extrémité des rameaux en beaux épis tout hérissés de longs filaments d'un rouge vif; leur calice et leurs pétales sont pubescents. Le rameau qui forme l'axe de cette sorte de goupillon, s'allongeant après la floraison, finit par dépasser beaucoup les fruits. On possède une variété de cette belle plante, que sa taille moins baute, sa précocité et l'abondance de ses fleurs, font préférer par les horticulteurs au type luimême.
Une autre espèce plus remarquable encore par sa beauté est le Callistemon élégant, Callistemon speciosum DC. ( Metrosideros speciosa Si ms., Bot.Mag., tabl. 1761). C'est de même un arbrisseau à longs rameaux flexibles, rougeâtres dans leur jeunesse, plus grand dans toutes ses parties que le précédent ; ses feuilles sont également lancéolées, à 3 nervures, dont les 2 latérales presque marginales ; elles prennent une teinte glauque assez prononcée, dans une variété queBonpland avait décrite sous le nom de Metrosideros glauca; dans leur jeunesse elles sont rougeâtres et couvertes d'un duvet qui tombe plus tard ; elles se terminent par une glande rougeâtre. Ses fleurs forment un gros épi dense, plus long et plus épais que chez le précédent; leur calice est velu, à 5 dents obtuses; elles doivent aussi toute leur beauté à leurs longs filaments d'un beau rouge, dont la vivacité est un peu déguisée par l'abondance du pollen. La capsule est à 4 loges et cotonneuse au sommet.
Parmi les autres espèces de Callistémons à filaments rouges, on cultive encore les Callistemon linéaire et à feuilles raides (C. lincare DC, et C. rigidumR. Brown), qui se ressemblent par leurs feuilles raides, linéaires ; mais ces feuilles sont planes, et parfois un peu moins étroites dans le premier, tandis que, chez le second, elles sont canaliculées en dessus, carénées en dessous,
Dans le nombre des espèces à filaments et à fleurs jaunes, nous mentionnerons le Callistemon a feuilles de pin, C. pinifolium DC. ( Metrosideros pinifolia Wendl.), que distinguent ses feuilles linéaires-filiformes, raides, mucronées au sommet, rudes au toucher, canaliculées en dessus, et ses calices glabres. Ses pétales sont ovales, verdâtres , trois fois plus courts que les filaments.
Enfin on cultive encore quelques autres espèces du même genre, et surtout le Callistemon a feuilles de saule, C. salignum DC, joli arbuste d'environ 2 mètres de hauteur, à feuilles lancéolées, acuminées à leurs deux extrémités, marquées de 3 nervures, dont 2 presque marginales, et des veines pennées qui partent de la nervure ou côte médiane. Ses fleurs sont d'un jaune pâle; leur calice et leurs pétales sont éga-
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