‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 52 sur 192 · IVI1M · texte numérisé non relu

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grands, granuleux; le tube pharyngien est très dilaté; les stylets sont très petits; le bulbe pharyngien est allongé , pyriforme , sans charpente intérieure. (Duj.)

*MILOTHRYS. ms. —Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, formé par Dejean (Catalogue , 3e éd., p. 374) avec la Saperda irrorata de Fab. {Lynx Dalmann, Marmorea Schœnherr), espèce originaire de Java. (G.)

MILOUINS. Fuligula. ois. — Division de la famille des Canards. Voy. canard. (Z. G.)

*MïLTOGRAMMA (>1tos, vermillon'; ypafAuac, ligne), ins. — Genre de Tordre des Diptères brachocères , tribu des Muscides , établi par Meigen (Eur. Zw., t. IV, p. 227), et adopté par Latreilleet M. Macquart dans leurs ouvrages respectifs. L'espèce type , le Miltogramma fasciata, habite la France.

♦MILTONIA (nom propre), bot. pu. — Genre de la famille des Orchidées, établi par Lindley (in Bot. reg., n. 1976, 1. 1992). Herbes parasites du Brésil.

MILTUS, Lour. (Flor. cochinch., I, 369). bot. ph. — Syn. de Giesekia, Linn.

*MILVAGO. ois.— Genre établi par Spix sur une espèce que Vieillot a placée parmi les Caracaras (Polyborus) sous le nom de P. chimachima. (Z. G.)

*MILVINÉES. Milvinœ. ois. — Famille ou sous- famille de Tordre des Oiseaux de proie (section des Diurnes ), renfermant les espèces de cet ordre, qui ont un bec faible incliné dès la base ; des tarses courts , peu robustes, et surtout des ailes et une queue fort longue : celle-ci le plus souvent échancrée.

Pour M. Lesson, cette famille, qui est la quatrième de ses Accipitres diurnes, ne comprend que les genres Elanus , Naucierus et Milvus.

G.-R. Gray, au contraire, en agrandit les limites jusqu'à y comprendre, indépendamment des trois genres que nous venons de citer, les genres Avicida, Baza, Vernis , Gampsonyx , Rostramus, Cymindis et îctinîa. (Z. G.)

MILVULUS, Swains. ois. — Division de !a famille des Tyrans. Voy. tyran. (Z. G.)

MÏLVUS, Bechst. ois. — Syn. latin de Milan.

*MIMELA(u-t4u.Y>Asc, imitation), ins. -Genre

de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides phyllophages , créé par Kirby ( Transaction Lin. Soc. , vol. XIV , pag. 101 ) , et adopté parj MM. Hope et Burmeister. Ce dernier auteur en décrit (Handbuchder Entomologie, 1844, pag. 285) 11 espèces, qui toutes appartiennent aux Indes orientales. Nous citerons comme en faisant partie les M. LeeiSwed., splendens Schr., lucidula, Lathami, Blurnei, cyanipes , Horsfieldi de Hope. Une dizaine d'autres espèces , publiées par ce dernier auteur, seraient encore comprises dans ce genre. Toutes sont de couleurs très éclatantes, et paraissent devoir remplacer en Europe les Anomala. (C.)

*MIMESA (ai'^Ttç, imitation), ms. — Genrede la famille desCrabonides, de Tordre des Hyménoptères, établi par M. Schuckard (Fossor. Hymenopt.) aux dépens du genre Psen, dont il ne diffère guère que par les nervures des ailes. Le type de cette division est le M.equestris ( Trypoxylon equeslris Fab. ) . (Bl.)

*MIMETA, Vig. et Horsf. ois.— Division de la famille des Loriots, établie sur le Granula viridis de Latham. (Z. G.)

MïMETES,King. ois.— Syn. de Mimeta, Vig. et Horsf.

MIMETES. bot. ph. — Genre de la famille des Protéacées-Nucamentacées-Protéinées, établi par Salisbury (Parad., 67). Arbrisseaux du Cap. Voy. protéacées.

*MIMÉTÈSE. min.— Arséniate de Plomb.

Voy. PLOMB.

MIMEUSE. Mimosa (de mimus , mime, comédien , à cause de la diversité de forme des plantes primitivement réunies sous cette dénomination), bot. ph. — Sous le nom de Mimosa , Linné avait établi un groupe générique pour des plantes qui rentrent aujourd'hui dans la famille des Mimosées (Légumineuses), que lui-même rapportait d'abord (Gênera) à la polyandrie-monogynie, dans son système sexuel, et qui ont été rangées ensuite dans la monadelphie-polyandrie par les uns, dans la polygamie-monotcie par les autres. Ce groupe réunissait les vrais Mimosa de Tournefort aux Acacia du même botaniste et aux Inga de Plumier, c'est-à-dire qu'il correspondait à toute ia famille des Mimosées , moins les genres Prosopis et Adenanthera. Il comprenait alors seulement 50 espèces. Mais, après Linné,

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les limites de son genre Mimosa s'élendant de plus en plus, et son hétérogénéité devenant de plus en plus frappante, il parut indispensable de le subdiviser. Wildenow reprit les trois genres Mimosa, Acacia, Tourn., Inga, Plum., et y ajouta les genres Schrankia et Desmanthus ; M. Kunth, d'après les vues et les idées de L.-C. Richard, rétablit les Entada d'Adanson; De Candolle , dans ses beaux travaux sur les Légumineuses, ajouta à ces genres le Gagnel ina , proposé déjà par Necker, et le Darlingtonia. Enfin, tout récemment, M. Bentham a fait de toutes les Mimosées une révision générale qu'il a publiée en une série de mémoires , dans le journal botanique de M. Hooker (Journal ofbotany, vol. IV, 1837, p. 323- 418; London Journal of botany , vol. I, p. 318-392 ; 494-528 ; vol. III, p. 82-112 ; 195-228 ; vol. IV, p. 577-622 ; vol. V, p. 75-108), et qui l'a conduit à admettre dans la famille des Mimosées 29 genres distincts, dans lesquels rentrent aujourd'hui plus de 900 espèces. Quoique restreint , par suite de ces travaux, dans des limites beaucoup plus étroites que celles qui lui avaient été d'abord assignées, legenreMimeuse n'en renferme pas moins encore environ 220 espèces que réunissent les caractères suivants. Ce sont des plantes herbacées, des arbrisseaux, quelquefois même, mais plus rarement, des arbres. Leurs feuilles sont composées , Jiipinnées, ou quelquefois réduites, par l'avortement de leurs pinnules, à leur pétiole élargi en lame foliacée, c'est-à-dire sous forme de phyllode. Leurs fleurs , petites et sessiles, sont agglomérées en petites têtes ou en épis à l'extrémité de pédoncules tantôt axillaires , tantôt disposés eux-mêmes en grappe ou en panicule à l'extrémité des rameaux ; ces petites inflorescences ressemblent à des houppes soyeuses, à cause du grand nombre de longues étamines qui les hérissent de tous côtés; leur couleur est rosée ou blanche ; dans chacune d'elles , les fleurs supérieures au moins sont hermaphrodites , tandis que les inférieures sont souvent mâles ; toutes sont 4-5-mères, rarement 3 6-mères. Leur calice est tantôt très petit , presque imperceptible ou semblable à une aigrette, tantôt campanule, marqué à son bord de dents en même nombre que les pétales. Ces derniers sont plus

ou moins soudés entre eux; les étamines, en nombre égal à celui des pétales ou double, se composent d'un long filet terminé par de petites anthères presque arrondies. Le fruit est un légume comprimé, sans pulpe intérieure, se divisant ordinairement à la maturité en autant d'articles distincts qu'il y a de graines, ou dont les valves se détachent des deux sutures qui restent comme une sorte de cadre vide.

De Candolle répartissait les nombreuses espèces de Mimeuses en trois sections ou sous-genres : les Eumimosa ou Mimeuses proprement dites, les Habbasia et les Batocaulon; M. Bentham a conservé la première de ces sections ; il a réuni les deux autres en une seule sous le nom commun àTIabbasia, et il a de plus établi une nouvelle section sous le nom d'Ameria. Voici le tableau de cette division et quelques mots sur les plus intéressantes et les plus connues des espèces qui s'y rapportent.

I. Mimeuses proprement dites , Eumimosa, DC. Fleurs presque toujours tétramères ; étamines en nombre égal à celui des pétales; légume à graines peu nombreuses ( le plus souvent 2-4 ), dont les valvules se divisent en articles à la maturité, ou restent indivises. Plantes presque toutes américaines. Cette section est la plus nombreuse du genre; c'est à elle que se rapportent les seules espèces sur lesquelles nous nous prosions de nous arrêter.

Les jardiniers cultivent fréquemment sous les noms de Minmuse sensitive , Mimosa sensitiva Lin., de Sensitive en arbre , des Mimeuses frutescentes dont les feuilles présentent jusqu'à un certain degré les curieux phénomènes d'irritabilité dont nous nous occuperons avec détail dans la suite de cet article. Or, la phrase de Linné , qu'on applique à ces plantes , et par laquelle il a voulu caractériser sa Mimosa sensiliva , est tellement vague qu'elle convient également à sept ou huit espèces différentes , et que , par suite , la dénomination de M. sensiliva ne peut être qu'une source d'erreurs ; aussi M. Bentham a-t-il cru devoir la supprimer. Ce botaniste a reconnu de plus que les végétaux auxquels on l'applique vulgairement dans les jardins constituent les deux premières espèces suivantes :

1° Mimeuse blanchâtre, Mimosa albida

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