‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 6 sur 192 · II. — Les PUTOIS {Putorius, G. Cuv · texte numérisé non relu

II. — Les PUTOIS {Putorius, G. Cuv

Ils n'ont que quatre fausses molaires à la mâchoire supérieure, six à l'inférieure et point de tubercule intérieur à la carnassière inférieure. Leur tête est un peu moins allongée que chez les Martes, et tous exhalent une odeur très désagréable.

1. Le Putois commun, Putorius communis Less., Mustela putorius Lin., le Putois, Buff., a un peu plus d'un pied de longueur (0m,335), non compris la queue , qui a environ 6 pouces (0m,162). Il est d'un brun noirâtre , assez foncé sur les membres , mais plus clair et prenant une teinte plus fauve sur les flancs ; il a le bout du museau , des oreilles et une tache derrière l'œil , blancs ; ses poils intérieurs, laineux, sont blanchâtres. Il en existe une variété blanche, assez rare, et une autre blanchâtre ou jaunâtre, qui se trouve assez communément en Lorraine. Le

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Putois (ou Puant) se trouve dans toute l'Europe, soit au Midi, soit au Nord, et ii est très commun dans la zone intermédiaire de cette partie du globe. Son nom vient de Todeur infecte qu'il exhale, surtout lorsqu'il est en colère : alors cette odeur devient tellement forte qu'elle dégoûte et éloigne les chiens les plus ardents à la chasse. Ses inœurs ont beaucoup d'analogie avec celles de la Fouine, et souvent, quand il s'agit de leurs méfaits, nos cultivateurs les confondent l'un avec l'autre. 11 habite la campagne pendant la belle saison; mais aussitôt que les froids se font sentir, il se rapproche d,s habitations, et se loge dans les vieux bâtiments , les granges et les greniers à foin. 11 dort pendant le jour et ne sort de sa retraite que la nuit, pour aller à la chasse des petits mammifères dont il se nourrit. Il a toute la cruauté, toute l'audace des Martes , mais il est plus rusé, plus défiant , et donne moins souvent dans les pièges qui lui sont tendus. « Il se glisse dans les bassescours , dit Buffort , monte aux volières , aux colombiers, où, sans faire autant de bruit que la Fouine, il fait plus de dégâts. Il coupe ou écrase la tète à toutes les volailles, et ensuite il les emporte une à une et en fait un magasin. Si, comme il arrive souvent, il ne peut les emporter entières, parce que le trou par où il est passé se trouve trop étroit, il leur mange la cervelle et emporte les têtes. Comme il aime beaucoup le miel, il sait profiter du temps où les abeilles sont engourdies pour attaquer les ruches et les piller. »

Rarement cet animal s'éloigne des lieux hr.bités; il entre en amour au printemps, et alors il n'est pas rare d'entendre les mâles se livrer des combats acharnés sur les toits, pour se disputer une femelle que le vainqueur ne tarde pas à abandonner pour aller passer l'été à la campagne ou dans les bois. La femelle, au contraire, reste dans son grenier jusqu'à ce qu'elle ait mis bas, et n'emmène ses petits que vers le milieu ou la fin de l'été. Elle en fait Jrois ou quatre , quelquefois cinq, qu'elle n'allaite pas longtemps et qu'elle accoutume de bonne heure à sucer du sang et des œufs.

Pendant qu'il habite la campagne , le Putois fixe son domicile dans un trou de rocher ou un tronc d'arbre. Mais , s'il y a une gat. vnr.

renne dans les environs, il s'empare d'un terrier de lapins , et, après en avoir mangé les habitants, il s'y établit commodément. Dans ces heureuses circonstances, il trouve chaque jour la facilité de satisfaire son goût pour lef carnage et sa soif pour le sang. Grâce à sa taille fluette , il se glisse aisément dans les terriers , et massacre tout ce qu'il y Louve. S'il n'y a pas de garenne dans les environs, il dort le jour et bat la campagne toute la nuit , pour chercher les nids d'alouettes , do cailles, de perdrix, etc., et le plus souvent il parvient à surprendre la mère sur ses œufs. Quoique très farouche , cet animal ne manque pas d'intelligence, et probablement on pourrait le dressera la chasse aux lapins si l'on n'avait pas le Furet.

2. Le Tuhcuri, Putorius lutreola Less., Mustela lutreola Pall., Mustela minorErx}., le Mink des naturalistes , le Tuhcuri des Finlandais , le Mœnch des Russes et le Nœrs ou Norek des Prussiens. Son pelage est d'un brun noirâtre, avec le dernier tiers de la queue tout-à-fait noir; la lèvre supérieure, le menton et le dessous du cou sont blancs; il a les pieds à demi palmés. Cet animal habite le nord de l'Europe et surtout la Finlande. Il se tient sur le bord des eaux, et se nourrit de grenouilles, d'écrevisses et de poissons, qu'il poursuit dans les ondes. Ses habitudes tiennent à la fois de celles des Putois et des Loutres. Il n'exhale qu'une légère odeur de musc, peu désagréable, d'où il résulte que sa fourrure, d'ailleurs fort belle, est plus recherchée que celle de la plupart des autres animaux de son genre.

3. Le Furet ou Nimse, Putorius furo Less., Mustela furo Linn., ne diffère de notre Putois que par son pelage, d'un blanc jaunâtre, et ses yeux roses, ce qui me semble être simplement un effet de l'albinisme. Ce qui le prouve, c'est qu'on en élève souvent dont le pelage est mêlé de blanc, de fauve et de noir, ainsi que celui du Putois, et ceux-là n'ont plus les yeux roses. J'en conclus que le Furet n'est qu'une variété albine du Putois, perpétuée par une longue domesticité. 11 nous a été apporté d'Espagne, et les Espagnols eux-mêmes l'ont reçu de Barbarie, dès la plus haute antiquité, si l'on s'en rapporte à Strabon. A l'état sauvage, il ne peut vivre en France, et, lorsqu'il a conquis sa liberté, les froids de nos hivers ne lardent

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guère à le faire périr : aussi n'a-t-on jamais revu un seul des nombreux individus qui s'échappent des mains des chasseurs. En Espagne, où il s'est parfaitement naturalisé, ses mœurs ne diffèrent en rien de celles du Putois. « En naissant, dit Buflbn , il apporte une telle haine pour les Lapins , qu'aussitôt qu'on en présente un, même mort, à un jeune Furet qui n'en a jamais vu, il se jette dessus et le mord avec fureur. S'il est vivant , il le prend par le cou , par le nez, et lui suce le sang. »

Les chasseurs ont profité de cette antipathie pour dresser le Furet à la chasse des Lapins, autant que le caractère farouche et indiscipliuable de cet animal le permettait. Lorsqu'on s'en sert , on a le soin de le museler avant de le présenter à l'entrée du terrier, car sans cela il en tuerait tous les habitants, leur mangerait la cervelle, se gorgerait de sang , puis il s'endormirait sur ses victimes, et rien ne serait capable de le réveiller, ou au moins de le déterminer à sortir du trou. Quand il est muselé, il les attaque seulement avec les ongles ; les pauvres Lapins épouvantés se hâtent de sortir, et, dans leur frayeur, vont donner tête baissée dans la bourse de filet que le chasseur a tendue à l'entrée du terrier. Quelquefois, malgré sa muselière, le Furet parvient à sucer le sang d'un jeune Lapin, après l'avoir déchiré avec les ongles. Dans ce cas on parvient souvent à le faire sortir du trou en tirant un ou deux coups de fusil à l'entrée du terrier, ou en le foimant comme un Renard. Mais quelquefois il s'enfonce davantage dans les différentes branches du terrier, et alors il est perdu pour le chasseur.

On voit que le Furet n'est jamais réellement bien apprivoisé, et que, dans sa prétendue éducation, tout se borne à tirer parti de l'instinct que lui a donné la nature; on est parvenu à en faire, non un domestique, mais un esclave toujours en révolte, et qu'on ne peut conduire qu'à la chaîne. 11 ne reconnaît pas son maître, n'obéit à la voix de personne, et ne manque guère démordre la main qui le nourrit. On élève les Furets dans des tonneaux ou des cages; on leur donne de la filasse dans laquelle ils aiment è s'enfoncer pour dormir, et on les nourrit avec du pain, du son, du lait, etc.; maison s'abstient de leur donner de la chair , afin

de leur faire oublier, autant que possible, ce goût pour le sang, qui les fait rester le plus souvent dans les terriers. Us dorment continuellement , et ne se réveillent guère que pour manger, ce qu'ils fontavec voracité. La femelle estun peu plus petite que le maie; elle le recherche avec ardeur dans le temps des amours, et ii serait dangereux de les séparer à cette époque, puisque le plus ordinairement elle mourrait de chagrin. Elle porte six semaines, et fait des petits deux fois par an. Il arrive assez fréquemment à cette bonne mère de manger ses enfants, non par voracité, mais simplement pour avoir le plaisir de faire de nouvelles avances à son mâle; dans ce cas , elle fait trois portées au lieu de deux. Chaque portée est ordinairement de cinq ou six petits, rarement de huit ou neuf. Ces animaux exhalent, surtout quand ils sont en colère , une odeur fétide tout-à-fait analogue à celle du Putois.

4. Le Perouasc a, Putorius sarmalica Less., Mustela sarmatica Pall., Muslela prœcincta Rzacz., le Putois de Pologne des voyageurs, est un peu plus petit que notre Furet, étale poil très court, d'un beau fauve clair, parsemé de nombreuses taches brunes en dessus ; le dessous , les membres et le bout de la queue sont d'un brun foncé; l'oreille, le bout du museau et le dessous de la mâchoire inférieure sont blancs; il a sur le front une bande blanche en fer à cheval , naissant sous les oreilles et passant sous les yeux. Du reste, son pelage varie. Cet animal est vorace, cruel, et a toutes les habitudes de notre Putois. Quand il est irrité, il exhale une odeur tout aussi fétide. Il habite la Pologne méridionale, entre le Volga et le Tanais.

5. L'Hermine, Putorius erminea Less., Mustela erminea Lin. , Mustela alba Gesn., Putorius hermellanus Boit., V Hermine ou le Roselet, BulT. Cet animal atteint ordinairement une taille un peu plus grande que la Belette, à laquelle, du reste, il ressemble beaucoup. Il a jusqu'à 9 pouces 6 lignes (0m,258) du bout du museau à l'origine de la queue, et celle-ci a un peu plus de 3 pouces et demi (Om,095). En pelage d'été il porte le nom de Roselet: alors il est généralement d'un beau marron, plus ou moins pâle en dessus , et d'un blanc quelquefois un peu

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jaunâtre en dessous, avec la mâchoire inférieure blanche; sa queue est brune, avec l'extrémité noire. En hiver le Roselet devient une Hermine , c'est-à-dire que le pelage devient entièrement blanc, si ce n'est le bout de la queue , qui reste noir. Cet animal est d'autant plus commun que l'on remonte davantage vers le Nord jusqu'aux dernières limites des terres ; il est rare dans les pays tempérés, et il n'existe plus audessous du 44e degré, si ce n'est quelquefois et accidentellement dans les Alpes. Les pays où il abonde sont : la Russie, la Sibérie, le Kamtschatka, l'Amérique tout-à-fait septentrionale, la Laponie et la Norwége. On a cru aussi qu'il se rencontrait en France, dans Ja Normandie et la Bretagne; mais ce fait, qui me paraît fort douteux, doit résulter de ce qu'on l'aura confondu avec VHerminette , qui ne me paraît rien autre chose qu'une variété de Belette.

A propos de la Zibeline, j'ai dit comment on lui faisait la diasse, et j'ai montré combien le luxe futile des riches coûte de larmes et de misères aux pauvres ; je n'y reviendrai pas. L'Hermine a 'es mêmes mœurs que la Belette, à cela près qu'elle est d'un caractère plus farouche , qu'elle ne se plaît que dans les forêts les plus sauvages , et que jamais elle ne s'approche de l'habitation des hommes. Elle se nourrit d'Écureuils , de Petits-Gris, de Rats et autres petits mammifères; elle se hasarde quelquefois dans les prairies et les roseaux, pour chercher les œuf» d'oiseaux aquatiques, dont elle est très friande tomme la Belette, elle s'élève très bien en captivité, et elle s'apprivoise même beaucoup mieux; mais, au lieu de blanchir pendant; l'hiver, comme lorsqu'elle est en liberté , son pelage reste d'un brun sale et terne. Sa fourrure, en possession depuis longtemps d'orner la robe de nos docteurs , et, ce qui est beaucoup moins ridicule, les robes de nos dames, est, comme tout le monde le sait, l'objet d'un commence considérable. Elle est extrêmement estimée parmi les plus précieuses, surtout quand elle a ce blanc éclatant, qu'elle perd toujours plus ou moins en vieillissant, pour prendre une teinte un peu jaunâtre.

6. Liens d'Aristolc, Putorius boccamcla Cctti, qui se trouve en Sardaigne, ne me paraît être qu'une simple variété de la Be-

lette faisant le passage de celle-ci à l'Hermine. Elle est brune en été et roussâtre en hiver.

7. La Belette, Putcrlus muslela Boit., Mustelavulgaris Linn., le Gâte des Lapons, a 6 pouces de longueur (0m,162), non compris la queue, qui a environ 2 pouces (0m,054). Son corps est extrêmement effilé, d'un brun roux en dessus, blanc en dessous; l'extrémité de sa queue n'est jamais noire, si ce n'est dans ses variétés.

Elle se trouve dans toutes les parties tempérées de l'Europe, et ne s'écarte guère des habitations, si ce n'est dans la belle saison : alors elle part pour îa campagne , suit le bord des ruisseaux et des petites rivières, se plaît dans les haies et les broussailles des prairies sèches et des petites vallées, se loge dans un trou de rocher ou dans un tas de pierre, plus souvent dans un terrier creusé par les Taupes ou les Mulots, quelquefois dans un trou d'arbre ou même dans la carcasse d'un animal mort et à demi putréfié, comme l'a observé Buffon. Son œil vif et sa marche dégagée lui donnent un air d'effronterie remarquable quand, se croyant hors de danger sur les branches d'un arbre, elle regarde le chasseur. Elle est d'une agilité surprenante , et ses mouvements sont si aisés, si gracieux, qu'on croirait que les sauts les plus prodigieux ne lui coûtent aucun effort. Sa vivacité ne lui permet pas de marcher, elle bondit; si elle grimpe à un arbre, du premier élan elle parvient à 5 ou 6 pieds de hauteur , et elle s'élance ensuite de branche en branche avec la même agilité que l'Écureuil. Dans la campagne, elle fait la chasse aux Taupes , aux Mulots , aux oiseaux, aux Rats d'eau , aux Lézards et aux Serpents. On a raconté à ce sujet que, lorsqu'en se battant contre une Vipère elle était mordue, elle allait aussitôt se rouler sur une certaine herbe {Echiumvulgarc, ou Vipérine), en mâchait quelques feuilles et revenait guérie au combat. De tels contes n'ont pas besoin délie réfutés.

Le courage de ce joli petit animal est extraordinaire; il combat le Surmulot, deux fois plus gros que lui , l'enlace de son corps flexible, l'étrcint de ses griffes et finit par le tuer : il ose même attaquer un Lièvre de 6 à 7 livres, et j'ai été témoin de ce fait. Buffon dit que la Belette ne chasse que la nuit,

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et ceci est une erreur : il n'est pas un chasseur qui n'en ait rencontré le jour, en plein soleil, et qui n'ait admiré l'adresse qu'elle met pour surprendre les petits oiseaux dans les haies et les buissons où elle se met en embuscade. Si un Moineau l'aperçoit, il appelle aussitôt ses compagnons, qui l'entourent et la harcèlent de leurs cris; mais loin de s'en laisser étourdir, et de fuir, comme la Marte ou la Fouine, elle profite de la circonstance pour saisir et emporter le plus hardi ou le plus imprudent. C'est au printemps qu'elle met bas, dans un nid qu'elle s'est préparé à l'avance avec de la paiile , du foin, des feuilles sèches et de la mousse, dans un tronc d'arbre ou un terrier. Elle fait ordinairement de 3 à 5 petits, qui grandissent vite , et qui ne tardent guère à suivre la mère à la chasse. Lorsque vient la mauvaise saison, toute la famille se retire dans les greniers à fourrage d'une grange ou d'une ferme , et c'est alors qu'elle est dangereuse par les dégâts qu'elle fait. Sa taille lui permet de se glisser par les plus petits trous, et si elle parvient à pénétrer dans un colombier ou un poulailler elle y fait les mêmes déprédations que la Fouine et le Putois. Si le hasard la fait tomber sur une couvée de jeunes poussins , elle les tue tous et les emporte les uns après les autres. Quant aux vieilles volailles, elle se borne à leur sucer la cervelle par un très petit trou qu'elle leur fait au crâne, et elle abandonne le cadavre sans y toucher autrement.

Quoi qu'en ait dit Buffon, c'est, de tous les animaux de ce genre, celui qui s'apprivoise le plus facilement, pourvu qu'il soit pris jeune et traité avec beaucoup de douceur. J'ai vu une Belette qui, à la voix de son maître, venait prendre dans sa main la viande et le pain trempé dans le lait dont on la nourrissait.

On rencontre assez fréquemment en France des Belettes entièrement jaunâtres, d'autres parfaitement blanches, surtout en hiver. Je regarde encore comme de simples variétés de notre Belette, l'Herminette, la Belette alpine, et La Belette de l'Altaï, que je vais décrire.

8. L'Herminette ou Belette des neiges, Mustella nivalis Lin., Mustela hyemalis Pallas, Musteîa vulgaris var., Gmel.; Mustela herminea var., Bodd., ressemble absolument

à la variété blanche de notre Belette , avec la seule différence qu'elle a constamment le bout de la queue noir. Elle habite le nord do l'Europe, et se trouve quelquefois en France.

9. La Belette altaïque , Mustela altaica Pall., ne m'est connue que par cette phrase de Pallas : « Queue deux fois pius longue que la tête, et d'une seule couleur. » Elle est du nord de l'Asie et de l'Europe.

10. La Belette des Alpes, Mustela alpina Gebl., ne me paraît différer de notre Belette que par sa taille légèrement plus grande. Elle est jaunâtre ou brunâtre en dessus, d'un jaune pâle en dessous, avec le menton blanc, ainsi qu'une partie de la bouche. Elle habite les Alpes, se loge dans des trous de rochers ou dans des terriers, et se nourrit de petits Mammifères et d'oiseaux.

11. Le Chorock, Putorius sibiricus Less., Mustela sibirica Pall., est une espèce bien distincte, à peu près de la taille du Furet, dont il a les formes générales ; mais son pejage esta poils plus longs , d'un fauve doré en dessus, et d'un jaune fauve -pâle en dessous ; le tour du mufle est blanc, et la partie du museau comprise entre les yeux et cette partie blanche est brune. Quelques individus ont le dessous1* de la mâchoire inférieure blanc, d'autres de la couleur du corps, mais un peu plus clair. Le Chorock habite les forêts de la Sibérie, et, ainsi que Je Putois, dont il a les mœurs , il se rapproche des habitations rurales pendant Phiver, et dévaste les basses-cours.

12. Le Putois a gorge dorée, Putorius Hardivickii Ho rs t., Mustela flavigula Bod<i., Mustela quadricolor Shaw. Cet animal varie assez de couleur , d'où il résulte que les auteurs en ont fait quatre espèces, trois sous les noms que je viens de citer, et la quatrième sous celui de Mustela leucotis Tenim. Il a environ 22 pouces de longueur (0m,595), non compris la queue, qui est presque de !a même dimension. Il est généralement noir, avec la gorge , le ventre et le dos jaunes. 11 a les joues blanches. 11 se trouve au Népaul.

13. Le Putois d'Eversmann, Putorius Eversmannii Less., ressemble beaucoup au Putois ordinaire, dont il n'est peut-être qu'une variété. Son pelage est d'un jaune clair, à pointe des poils brune seulement sur les lombes ; la poitrine et les pieds sont bruns;

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là queue est partout d'une égale teinte. Il habite entre Orembourg etBukkara.

44. Le Furet de Java, Putorius nudipes Boit., Muslela nudipes Fr. Cuv., est un peu plus petit que le Putois commun ; son pelage est d'un beau roux doré très brillant; la tête et l'extrémité de sa queue sont blanches ou d'un blanc jaunâtre; le dessous de ses pieds est entièrement nu. Il a été trouvé à Java, et l'on pense que ses mœurs sont les mêmes que celles de notre Putois commun.

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