OMBELLIFÈRES
MOLOPS. ins. —Division du genre Feronia de Latreille. Voy. féroniens. (G.)
*MOLOPSIDA ( Molops , molops ; Itfa , forme), ins.— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Subulipalpes, créé par A. White (ZooJ. of the Voy. Erebusand Terror, 1846, p. 6, 1. 1, pi. 15). Ce genre a pour type une espèce de la Nouvelle-Zélande , nommée M. polita par l'auteur. (C.)
MOLORCHUS (p£>oç, guerre; oPXo?, jardin ). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, créé par Fabricius et adopté par Mulsant ( Histoire naturelle des Longicornes de France, 1839, p. 107), qui consacre ce nom aux petites espèces du genre Necydalis de Linné, qu'on réunissait au premier. Le genre Molorchus se compose
des espèces suivantes: M. minor (ccramboides Deg. , dimidiatus F. ), umbellatarum Linn., sanguinicollis 01., pygmœus et affinis Dejean. Les deux premières et les deux dernières se trouvent en Europe, et la troisième est indigène des Antilles. Leur forme générale rappelle certains Ichneumonides.
*MOLOSOMA, Say, ins. — Syn. d'Oso- Wws, Leach., Lat., Erichson. (C.)
MOLOSSE, mam. — Genre de Chéiroptères de la division des Vespertilionides, établi par Et. Geoff. St.-Hilaire(inn. mus., t. VI) sur le Vespertilio molossus de Linné, adopté par tous les zoologistes, et dont Illiger a fait son genre Dysopes , nom qui a été adopté par quelques naturalistes.
Les Molosses n'ont que deux incisives et deux canines à chaque mâchoire : les incisives sont de grandeur moyenne, bifides; les inférieures sont très petites, et leur tranchant est garni de deux très petites pointes ; les canines supérieures sont grandes, et les inférieures ont leur pointe déjetée du côté extérieur ; les molaires qui, d'après Et. Geoff. St.-Hilaire, ne sont qu'au nombre de quatre de chaque côté, et qui, selon Fr. Cuvier, sont au nombre de cinq, ont leur couronne large et hérissée de pointes; toutefois les fausses molaires n'ont qu'une ou deux pointes seulement. La tête est grosse, le museau très large et renflé ; la face, en partie dépourvue de poils, ne présente pas d'appendices membraneux en forme de fer à cheval ou de languette, comme cela se remarque dans plusieurs groupes de Chéiroptères. Les oreilles sont grandes , et les oreillons petits, ronds , épais et extérieurs. Les yeux sont très petits, les narines un peu saillantes et ouvertes en avant. La langue est douce, sans papilles cornées. Les membranes des ailes sont d'une étendue proportionnelle à celles des Chauves-Souris de nos pays; la membrane interfémorale est assez étroite, terminée carrément, et comprend la base de la queue ou la queue presque entière, dont l'extrémité reste libre.
Ces Chéiroptères, qui appartiennent tous à l'Amérique Méridionale, paraissent ne pas différer de nos Vespertilions ordinaires par leurs habitudes naturelles. Et. Geoff. St.-Hilaire indique neuf espèces comme devant entrer dans ce groupe; depuis, on en adécou-
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vert de nouvelles, et dans un ouvrage assez récent (Nouv. tabl. du règne animal, mamm., 1842) , M. Lesson en mentionne dix-huit espèces. Du reste, on est encore loin de connaître assez bien toutes les espèces indiquées par les auteurs, pour pouvoir affirmer que ce sont bien des espèces distinctes, et l'on doit croire que plusieurs seront un jour rayées du catalogue mammalogique. Nous nous bornerons ici à décrire quelques unes des principales espèces.
Le Molosse a ventre brun , Molossus fusciventer Et. GeofT.(toco cit. Desm., Mam.). Mdlot volant (Daubenton, Mém. del'acad.
des se. de Paris, 1779, et w Buffon, t. X, pî 19, fig. 3), Vespertilio molossus Linné. C'est le type du genre ; le corps et la tête ont deux pouces de longueur, et la queue dépasse 4e sept lignes la membrane interfémorale; le pelage est d'un cendré brun en dessus, excepté le ventre qui est brun à son milieu. Habite la Martinique.
Le Molosse a longue queue, Molossus Zowgicaudalus Et. Geoff. (idem), Second mulot volant (Daubenton, in Buffon, t. X, pi. 19, fig. 3), Vespertilio molossus Linné. Un peu plus petit que le précédent; son pelage est d'un cendré fauve, et Ton remarque un ruban de peau nue et relevée, étendu du bout du museau jusqu'au front. Se trouve également à la Martinique.
Le Molosse amplexicaude, Molossus amplexicaudatus Et. Geoff. (ibid.), Chauve-souris de la Guyane (Buffon, suppl., t. VII, pi. 75), de la taille de la Nodule : le pelage est noirâtre, moins foncé en dessous qu'en dessus; la queue est entièrement enveloppée dans la membrane interfémorale ; les oreilles sont plissées et s'étendent sur les joues. On trouve cette espèce à Cayenne, où elle vole en grandes troupes.
Citons en terminant deux espèces décrites nouvellement dans le Voyage dans l'Ame' rique Méridionale de M. Alcide d'Orbigny ; ce sont les ilfotossws rugosus et Molossus moxensis. (E. D.)
MOLOSSE. Molossus ( nom d'un ancien peuple), moll. — Genre proposé par Montfort pour un corps fossile que Blumenbach avait déjà figuré sous le nom d'Orthoceratites gracilis. Ce serait, suivant l'auteur, unecoquille libre, univalve, cloisonnée, droite, conique, Gstuleuse et intersectées, avec un siphon la-
téral continu servant de bouche. Férussac et M. de Blainville ont classé ce corps auprès des Nodosaires. (Duj.)
MOLOSSE, rept. — Nom d'une espèce du genre Couleuvre. (E. D.)
MOLOSSUS. mam. — Le Dogue , race particulière des Chiens domestiques, porte le nom scientifique de Canis molossus.
MOLPADIA (nom propre), échin. — Genre établi par Cuvier dans son ordre des Échinodermes sans pieds , pour une seule espèce , Molpadia holothurioides , de la mer Adriatique, à laquelle M. Risso en a ajouté une autre de la Méditerranée, M. musculus. Les Molpadies sont censées différer des Holothuries par l'absence des pieds et tentacules à la bouche, et par une armure dentaire moins compliquée pourtant que celles «es Oursins ; leur extrémité postérieure finit en pointe.
M. de Blainville, dans le supplément de son Manuel d'actinologie, les place dans la sixième section de ses Holothuries, les Siponculiformes, et il leur attribue des tentacules simples , courts et cylindriques comme ceux des Actinies. (Duj.)
MOLPADIA, Cassini (in Bull. Soc. phil.9 1818, p. 168). bot. ph. — Syn. de Telckia, Baumg.
MOLTKiA. bot. ph.— Genre delà famille des Aspérifoliées-Anchusées, établi par Lehmann (in Act. nat. scrut. Maliens., II, 2, p. 3). Herbes orientales. Voy. aspérifoliacées.
MOLUCA, Endl. (Gen. plant., p. 629, n. 3668). bot. ph. — Voy. molucella.
MOLUCA, Tournef. (Inst., 88). bot. PB.
— Syn. de Molucella, Linn.
MOLUCELLA. bot. fh. — Genre de îa famille des Labiées-JStachydées, établi par Linné qui le place dans la didynamic-gymnospermie (Gen., n. 726), et dont les caractères sont: Calice campanule à la base, strié; limbe ample, dilaté, réticulé, à 5 ou 10 dents mucronées ou épineuses. Corolle à tube inclus; limbe à deux lèvres: la supérieure dressée, entière ou légèrement bifide sur les bordj; l'inférieure à 3 lobes, dont le médian plus large, cordiforme. Etamines4, ascendantes, les inférieures les plus longues; filets nus à la base; anthères pédicellées latéralement au sommet du filet, à 2 loges
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divariquées. Style bifide au sommet; stigmates 2. Le fruit est un akène sec, à 4 coques, tronqué au sommet.
Les Molucella sont des herbes annuelles, très glabres; à feuilles opposées, pétiolées, profondément dentées; à fleurs disposées en verticillastres axillaires, à bractées subulées, épineuses. Elles croissent sur les bords de la Méditerranée.
Ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'espèces réparties par Einllichev (G en. plant., p. 629, il. 3668) en deux sections qu'il nomme : Molucca: Limbe du calice très grand, membraneux, pentagone, a 5 dents très courtes et mucronées; Chasmone: Limbe du calice court, coriace , bilabié, à 8 ou 10 dents épineuses. (J.)
MOLURIS (poJivpoç, triste), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Mé- Jasomes, tribu des Piméliaires, créé par Latreille ( Gênera Crustaceorum et Ins., t. II, p. 148). Ce genre ne se compose, jusqu'à ce jour, que d'espères de l'Afrique australe, et on en compte plus de 40. Quelques unes, d'une taille très grande, ont le corps bisphérique, d'autres l'ont allongé. Ces dernières sont plus étroites et moins gibbeuses. Nous citerons comme faisant partie de ce genre les Pimelia striata, globosa, scabra de F., gibbosa, lœvigata, brunnea d'Olivier, et M. cubica, discoidea, variolosa et luteipes Guér. Les pattes de la plupart de ces espèces sont cendrées et velues. (C.)
MOLY. bot. ph. — Genre de la famille des Liliacées-Asphodélées - Hyacinthées, établi par Mœnch (Meth., p. 286) aux dépens du genre Allium de Linné, et dans lequel il comprend toutes les espèces qui présentent pour caractères essentiels : les étamines égales, filiformes ou subulées; l'ovaire à 3 loges. Voy. ail.
MOLYBDÈNE (f*oAuWo»va, ftoAv&îoç).
chim. — Le Molybdène a été découvert en 1778, par Scheele, dans un minéral , où il se trouve à l'état de sulfure, et qui, jusqu'à cette époque, avait été confondu avec la Plombagine. Ce métal existe dans la nature, combiné , soit à l'Oxygène, soit au Soufre, et formant aussi un acide, un molybdate de Plomb et un sulfure. Ces minéraux sont rares, et en général disséminés dans les anciens terrains.
Le Molybdène s'obtient en traitant l'acide t. vin.
molybdique, soit par le charbon , soit par l'hydrogène. Ainsi obtenu, le métal se présente en masse grisâtre, poreuse, parsemée de grains d'un blanc mat; il est presque infusible ; sa densité === 8,615. Exposé à l'air, il se ternit peu à peu; chauffé au rouge , il brunit d'abord , puis devient bleuâtre , et brûle au feu avec fumée en se convertissant en acide molybdique. Il ne décompose pas l'eau; il forme avec l'Oxygène deux oxydes et un acide; il s'unit au Soufre, au Chlore, à l'Iode. L'équivalent du Molybdène est représenté par 598,420. Ce métal est sans usages. (A. D.)
*MOLYTES. ins. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Curculionides gonatocères, division des Molytides, créé par Schœnherr (Dispositio rnelh., p. 172; Gênera et sp. Curcul. syn. , t. II , p. 349 , 6, 2, p. 302). Ce genre renferme les espèces suivantes : M. coronalus Lat., Germanus Lin., Illyricus U1I., glabratus F., dirus H., lœvigatus Stev., et funestus 01. Les six premières sont propres à l'Europe, et la dernière est désignée comme se trouvant au cap de Bonne-Espérance. (C.)
♦MOLYTIDES. ins. — Division des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides gonatocères, établie par Schœnherr (Gênera et sp. Curculion. syn., t. VI, II, p. 295), et qui a pour caractères : Rostre long, courbé, cylindrique, un peu arqué et renflé. Elle se compose des genres suivants : Lepyrus, Tanysphyrus, llylobius, Cepurus, Molytes, Trysibius, Anisorhynchus, Leiosomus, Adexius, Plinthus, Scotasmus, Cyîindrorhinus, Macrotarsus, Phytonomus, Procas et Conialus. Chez les individus des quatre premiers genres, le corps est ailé; mais il est aptère dans les suivants. (C.)
MOMBIN, DC. (Prodr., II, 74). cor. pn.
— Voy. spondias, Linn.
MOMORDIQUE. Momordica. bot. pu.— Genre de plantes de la famille des Cucurbitacées, de la monœcie-monadelphie dans le système de Linné. Sa circonscription primitive a été restreinte dans ces derniers temps par L.-C. Richard qui en a détaché une espèce très curieuse, le Momordica clalerium, Lin., plante extrêmement abondante autour des lieux habités dans nos départements méridionaux, avec laquelle il a fait son genre Ecbalium, caractérisé particulièrement par
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son fruit qui, lorsqu'il est mûr, se détache de son pédicule, soit au moindre contact , soit spontanément, et projette ainsi au loin ses graines au milieu d'un jet de liquide (voy. ecbalium). Après cette suppression, il ne reste dans le genre Momordique que des espèces exotiques qui appartiennent à l'Asie et à l'Amérique tropicale; ce sont des plantes herbacées, grimpantes, à feuilles palmées 3-5-lobées, s'appuyant aux corps au moyen de vrilles simples, allongées, extra-axillaires. Leurs fleurs sont solitaires sur un pédoncule axillaire qui porte une bractée foliacée ; elles sont monoïques. Les mâles se composent d'un calice court, campanule, 5-fide, étalé; d'une corolle insérée sur le calice, 5-partite, à divisions étalées ; obtuses; de 5 étamines, également insérées sur le calice, réunies en trois faisceaux. Les femelles présentent un calice adhérent, à limbe 5 parti, étalé; une corolle semblable à celle des fleurs mâles; trois rudiments d'étamines ; un ovaireinfère, à trois loges muUi-ovulées, surmonté d'un style 3-fide ou 3-parti, auquel succède un fruit charnu, dont la surface extérieure porte des tubercules ou des pointes, et qui se rompt avec élasticité à sa maturité. Les graines sont comprimées, marginées, revêtues d'un tégument charnu qui les fait paraître rugueuses lorsqu'elles sont sèches.
On trouve aujourd'hui dans tous les jardins botaniques et dans plusieurs jardins d'agrément la Momordique balsamine, Momordica balsamina, Lin., plante annuelle de l'Inde, à feuilles palmées-lobées, glabres, dont les lobes sont bordés de grosses dents aiguës; à fleurs petites, jaunes, dont les femelles ont l'ovaire pubescent, hérissé de petits tubercules aigus, en rangées longitudinales. A ces fleurs succède un fruit oblong, de la grosseur d'une grosse prune, d'une belle couleur orangée ou rouge, ce qui lui fait donner dans les Indes le nom vulgaire de Pomme de merveille, qui s'ouvre à la maturité en trois valves irrégulières. Ce fruit est regardé comme vulnéraire. Aux Philippines, on emploie comme vomitif la décoction des feuilles de cette plante. (P. D.)
MOMOT. Momolus. ois. — Genre de Passereaux de la division des Syndactyles, créé par Brisson sous la dénomination de Momotns, tirée de Momot, nom sous lequel Fernandez avait désigné l'espèce type du
Houtou. Linné confondait les Momots avec les Toucans ; mais aujourd'hui ce groupe est adopté par tous les zoologistes , seulement on n'est généralement pas d'accord relativement à la dénomination latine qu'on doit lui appliquer, et l'on adopte indifféremment les noms de Momolus Brisson, Priorités Uliger, et Baryphonus Vieillot.
Les Momots ont pour caractères : un bec long, robuste, épais, un peu comprimé latéralement, infléchi vers la pointe, à bords mandibulaires crénelés ; une langue étroite, allongée et barbelée sur les bords; des narines arrondies, un peu obliques, situées à la base du bec, et en partie cachées par les plumes du front; la tête couverte de plumes lâches; les paupières nues et les cils remplacés par de petites plumes; les tarses de moyenne longueur, écussonnés, et formant par la réunion des doigts une plante de pied solide; les ailes, subobtuses, n'excèdent guère la naissance de la queue; cette dernière est longue , étagée , composée de dix ou douze pennes, celle du milieu s'ébarbant dans l'adulte sur un petit espace non loin du bord.
Ces oiseaux , qu'on rencontre presque toujours seuls, habitent dans l'intérieur des forêts; ils sont sauvages et déGants; leur vol est difficile et peu soutenu, aussi n'abandonnent-t-ils guère les lieux où ils sont nés. Leur plumage, très fourni à la tête, au cou et au-dessus du corps , est composé de plumes longues, faibles et décomposées comme celles que l'on voit sur la tête des Geais. Les Momots ne se posent que sur les branches basses des arbres ; ils nichent dans des trous creusés par les Tatous ou d'autres Mammifères, dans lesquels ils portent des herbes sèches pour y déposer leurs œufs. De leurs chants ou plutôt de leurs cris graves et désagréables sont venus les noms de Houtou et de Tutu, qu'ils portent dans les contrées dont ils sont originaires. Ces animaux sont en général carnivores; car ils se nourrissent d'insectes , devers de terre, de petits mammifères, etc.; toutefois ils prennent également parfois une nourriture végétale.
D'Azara a pu étudier au Paraguay les mœurs d'une espèce de ce genre, le Momot tutu, et nous rapporterons ici ce qu'il en dit : « Ces oiseaux, quoique assez farouches,
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vivaient en liberté ; ils étaient lourds dans leurs mouvements, leur démarche consistait en sauts brusques et obliques, pour lesquels ils ouvrent beaucoup les jambes; ils agitaient leur cou en divers sens ; ils dormaient sur le dos d'une chaise, et ne descendaient à terre que pour manger ; on leur jetait de petits morceaux de pain ou de viande crue, à laquelle ils donnaient la préférence : ils ont aussi mangé quelquefois des melons d'eau et des oranges; mais ils ne faisaient aucun cas du mais, entier ou concassé, et ne buvaient jamais : ils ne se servaient point de leurs pieds pour saisir les morceaux qu'on leur donnait, et qu'ils frappaient à plusieurs reprises contre terre avant de les avaler; ils en agissaient de même envers les Figuiers et autres petits oiseaux qu'on lâchait dans la chambre, lorsqu'après une poursuite acharnée ils s'en étaient emparés ; cette habitude ne paraissait pas avoir seulement pour motif de les tuer, mais de leur briser les os pour amincir leur corps, afin de les avaler ensuite avec plus de facilité, en commençant par la tête , ainsi qu'ils le pratiquaient pour les Souris, n
Ces Momots habitent le Brésil : on n'en connaît encore bien que trois espèces ; d'autres espèces ont cependant été décrites, nous ne citerons que :
1° Le MOMOT H0UT0U OU MoMOT A TÊTE
bleue, Momotus brasiliensis La th. , Baryphonus cyanocephalus Vieillot. De la grosseur de la Pie commune, il a environ dixbuit pouces de longueur du bout du bec à celui de la queue. Tout le dessus de son corps est vert; une tache d'un beau noir entoure les yeux, se termine en pointe vers les oreilles, et est bordée de bleu dans sa partie postérieure; un bleu de saphir changeant en violet est sur l'occiput, et un bleu d'aigue-marine sur le sinciput; ces deux couleurs sont séparées sur le sommet de la tête par une grande tache d'un noir de velours; la nuque est légèrement parsemée de quelques plumes d'une teinte marron ; tout le dessous du corps est d'un vert sombre; au milieu de la poitrine on voit un petit bouquet de plumes noires, bordées de bleu à l'extérieur; un vert changeant en bleu couvre une partie des grandes rectrices alaires, ainsi que les premières rémiges ; toutes les autres pennes et les petites rec- J
trices sont vertes ; le bec est noir , les pieds sont bruns. Les rectrices très étagées sont vertes à leur origine, puis d'un bleu changeant en violet; les deux du milieu, beaucoup plus longues , sont ébarbées à un pouce environ de leur origine, jusqu'à un pouce ou deux de leur extrémité; dans cet intervalle, les barbules paraissent avoir été usées par le frottement, car on observe que dans les jeunes les barbes sont entières dans presque toute la longueur des rectrices. Chez les jeunes, le plumage est mêlé de roux sur tout le dessus du corps, et le bouquet de plumes noires de la poitrine n'existe pas.
Le nom de Houtou provient du cri que fait entendre cet oiseau toutes les fois qu'il saute. Il habite le Brésil et la Guyane.
2° Le Momot d'Ombey, Momotus ruftcapillus Dumont de Sainte Croix , Baryphonus ruftcapiUus Vieillot. Cette espèce ne diffère de la précédente qu'en ce que le dessus de la tête est roux, qu'aucune des rectrices n'est ébarbée, qu'en outre la couleur verte du dos et des ailes et la couleur bleue des rémiges primaires et des rectrices ne sont plus pures, et enfin que les quatre pennes intermédiaires de la queue sont égales entre elles, tandis que chez le Houtou les deux du milieu sont plus longues.
A cette espèce on réunit généralement le Momot tutu, Baryphonus cyanogasler Vieillot, sur lequel d'Azara a donné des détails de mœurs, ainsi que nous l'avons dit au commencement de cet article, et qui ne semble différer du Momot d'Ombey, que parce que la moitié inférieure de sa poitrine et le reste des parties inférieures du corps sont d'un bleu assez vif. Le nom de Tutu a été appliqué à cet oiseau , parce qu'il fait entendre souvent les syllabes tu-tu-tutu-tu.
Le Momot d'Ombey se trouve au Brésil.
3° Le Momot oran-roux , Momotus Lcvaillanlii Temm., Lesson. Cette espèce, qui n'est pas encore bien connue, offre les caractères suivants: Le plumage est généralement vert en dessus ; la tête est rouge , les joues noires; une tache angulaire de même couleur se remarque au milieu de la poitrine; les rémiges sont bleuâtres; une ceinture orangée se voit sur le haut du ventre, celui-ci est gris de perle ; la queue est Ion-
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gue, étagée, à extrémité égale. Se trouve au Brésil, (E. Desmarest.)
*MONACANTHA (poVoç, seul; «xavGo; , épine), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins (Sténochorides), attribué par M. Hope à Kirby (Coleoptçrist's manual, 1840 , p. 44). L'espèce type , le Cer. caslaneus de Lin. est propre à l'Europe (C.)
MONACANTHE. Monacanthus (f*o'voç, seule; ax«v0«, épine), poiss. — Genre de l'ordre des Plectognathes, famille desSclérodermes, établi par G. Guvier (Règn. anim., t. II, p. 373) aux dépens des Balistes proprement dits, dont ils diffèrent par les caractères suivants : Ecailles très petites, hérissées de scabrosités raides et serrées comme du velours ; une seule épine dentelée à leur première dorsale.
Plusieurs sections ont été établies dans ce genre; la première comprend les espèces dont l'os du bassin, très mobile, tient à l'adomen par une sorte de fanon extensible, et dont la queue est garnie de fortes épines sur les côtés (Balisles chinensis, tomentosus Bl., Bal. japonicus Tiles, Bal. pelleon Quoy et Gaim., Bal. geographicusPév.).
La seconde section renferme les espèces qui diffèrent des précédentes par les soies rudes dont leur queue est hérissée {Bal. tomentosus Lin. , Scopas Commers.).
Une troisième section se compose des espèces qui ont le corps tout couvert de petits tubercules pédicules (Balistes papillo sus Schn.).
Dans la quatrième se rangent celles dont le corps est garni partout de cils grêles et souvent branchus (B. penicilligerus Pér., Cuv., Bal. villosus Ehrenb.).
Enfln la cinquième section comprend toutes les autres espèces qui manquent de ces divers caractères (Bal. hispidus L., longirostris Sehn., papillosus L., villosus Cuv., gutlatus Cuv.).
Les Monacanthes habitent les mers de la zone torride, près des rochers à fleur d'eau, lisse nourrissent principalement de Polypes et de Coraux. La couleur de ces Poissons est généralement d'un brun foncé.
MONACANTHUS, Lindl. (Bot. Mag., t.
3601, 3078). bot. pu. — Syn. de Catasetumf Rien.
* MONACHIDIÊJM ((*ov«Xo'ç, moine).
ins. — Genre delà tribu des Acridiens, établi par M. Serville ( Ess. d'une nouv. class. des Orlh.), et adopté par nous (Hist. des Ins.). Les Monachidies sont caractérisés par un prosternum muni d'un tubercule; par des mandibules dentées, un prothorax relevé en forme de crête; par des cuisses postérieures minces, inermes, etc. Le type est le M. flavipesServ., de la Guyane. (Bl.)
MONACHNE, Palis. -Beauv. (Agrost.> 168, t. 10, f. 10). bot. ph.— Syn. dePanicum, Linn.
*MONACHUS (monachus, moine), ins.
— Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille, famille des Cycliques (de nos Tubifères), tribu des Cryptocéphalides (Chrysomélines de La t.), créé par nous et adopté par Dejean (Catal., 3e éd., p. 449) qui en énumère 1 3 espèces, toutes d'Amérique. Les types : le Cryptocephalus saponotus F., et la Clylhra atra de Knock, sont originaires de la Caroline du Sud. L'Asie et l'Afrique offrent aussi des représentants du genre. (C.)
* MONACHUS (f/.ov«Xoç, moine), ois. — M. Kaup (Eatw. G. Eue. Thiew., 1839) indique ainsi une division des Sylvies. Voy. ce mot. (E. D.)
MONACITE. min. — Espèce du genre Phosphate. Voy. ce mot.
MONACTIS (jjio'voç, seul; àVn;, rayon).
bot. ph. —Genre de la famille desComposées- Sénécionidées, établi par H. B. Kunth (in Eumb. et Bonpl. Nov. gen. et sp., IV, 286, t. 403). Arbres de l'Amérique. Voy. composées.
MONADAIRES. infus. — Première famille de l'ordre des Gymnodés de M. Bory de Saint-Vincent , dans sa classiGcation des Microscopiques. Ce sont les plus simples des créatures vivantes, suivant cet auteur, qui comprend sous ce nom les g. Lamelline, Monade, Ophthalmoplanie et Cyclide. (Duj.)
MONADE, Monas (uova'ç, pova^oç, unité).
infus. — Genre d'Infusoires établi par 0. F. Millier, mais incomplètement caractérisé par lui, en raison de l'insufnsance de ses moyens d'observation. M. Bory de Saint-Vincent, en adoptant aussi ce genre , le caractérisa seulement aussi par l'extrême simplicité du corps parfaitement sphérique ; il exclut ainsi de ce genre, pour les reporter dans son genre Mélanelle, les espèces de Millier,.
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à corps allongé, qui sont pour nous des Vibrioniens des genres Bacterium et Vibrio de M. Ehrenberg. Ce dernier zoologiste, ayant voulu caractériser les Infusoires proprement dits par la multiplicité des estomacs, attribua faussement aux Monades une vaste bouche entourée de cils vibratiles, et du fond de laquelle partent des estomacs pédoncules comme autantde cœcums. Mais aujourd'hui on sait que les Monades n'ont pas de bouche, que leur corps gélatineux de forme variable et susceptible de s'étirer plus ou moins quand il s'est agglutiné quelque part , est pourvu d'un long filament flagelîiforme qui leur sert d'organe locomoteur, et que M. Ehrenberg a voulu aussi nommer une trompe.
Les Monades se montrent promptement dans les infusions animales ou végétales sous la forme de petits corps presque globuleux, incolores, presque transparents, larges d'un demi-millième à un et deux centièmes de millimètre, et se reconnaissent à leur mouvement irrégulier vacillant.
L'espèce qu'on peut citer comme type est le Monas lens , qui fut ainsi nommé par Mtiller, à cause de sa forme un peu discoïde ou lenticulaire. Il est irrégulièrement bosselé à la surface , sa largeur est de 5 à 14 dix-millièmes de millimètres. Son filament locomoteur est très difficile à voir, même avec les meilleurs microscopes ; grossi 460 fois, il ne paraît pas plus gros qu'un cheveu, qui n'a lui-même qu'une épaisseur de cinq centièmes ou un vingtième de millimètre. Ainsi, l'épaisseur réelle de ce filament locomoteur est la 460e partie de l'épaisseur d'un cheveu ou la dix-millième partie d'un millimètre environ. Au reste, les Monades des diverses infusions ne diffèrent guère que par leur grosseur et par la mollesse de leur corps; on ne peut donc les distinguer suffisamment comme espèces. (Duj.)
MONADELPITIE. Monadelphia (p.o'vog, seul ; à'hïyoç, frère), bot. ph. — Seizième classe du système sexuel de Linné, comprenant les plantes dont toutes les étamines sont réunies en un seul faisceau par leur filet (Malvacécs) . Cette classe se compose de cinq ordres distincts les uns des autres par le nombre des étamines: Monadelphie pentandrie, Monadelphie decandn'e,Monadelphie ennean-
drie, Monadelphie dodécandrie et Monadelphie polyandrie.
*îllONADENIA(povo;, seul ; à^v, glande).
bot. ph.— Genre de la famille des Orchidées, établi par Lindley {Orchid., 456). Herbes du Cap. Voy. orchidées.
MONADIENS. infus. — Famille d'Infusoires. Voy. ce mot.
MONADÏNES. infus. — Sous ce nom , M. Ehrenberg désigne la première famille de ses Polygastriques anentérés , compris dans la première section , celle des Gymniques , c'est-à-dire des Infusoires dont le corps n'est pas cilié, ni pourvu d'appendices. Mettant à part le genre Rodo, caractérisé par la présence d'une queue, il distingue parmi les Monadines sans queue le genre Chilomonas, dont la bouche doit être pourvue de lèvres ; puis il sépare le genre Doxococcum, comprenant ceux qui se meuvent en roulant, et tous les autres qui se meuvent en nageant, sont ou ne sont pas pourvus d'yeux. Les genres Monas, Uvella et Polytoma sont privés d'yeux, et diffèrent parce que les Monas sont toujours isolés, et les autres sont agrégés. Les genres Microglena , Phacelomonas et Glenomorum ont des yeux, mais les derniers seuls vivent agrégés; les Microglena qui sont isolés n'ont qu'une ou deux trompes, et les Phacelomonas en ont davantage. Si l'on se reporte à notre art. Infusoires, on comprendra ce que ces caractères ont d'artificiel. (Duj.)
MONANDREE. Monandria (jjlovo;, seul; àv<îpo'ç, étamine). bot. ph. — Première classe du système sexuel de Linné, comprenant les plantes qui n'ont qu'uneseule étamine (ex. : Halogetum, Halimocnemis, etc.). Elle a été, en outre, subdivisée en deux ordres nommés Monandrie monogynie et Monandric digynie.
MONANTHES, DC. {Prodr., III, 411).
BOT. PH. — Voy. SEMPEKV1VUM, LÎM1.
MONARCHA. ois.— Genre établi par Vigors et Horsfield, et dont l'espèce type est le Moucherolle caréné. Voy. gobe-mouche.
MONARDE. Monarda. bot. ph. —Genre peu nombreux mais très naturel de la famille des Labiées, de la diandrie monogynie dans le système de Linné. Il ne renferme qu'un petit nombre d'espèces, mais toutes sont assez remarquables par la beauté de leurs fleurs pour servir à l'ornement des
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jardins, où deui surtout sont très répandues. Ses limites sont assez nettement prononcées pour être restées presque les mêmes que celles qui lui avaient été assignées par Linné; cependant M. Rafinesque a trouvé que deux de ses espèces (M. ciliata et hirsuta Pursh ) présentaient des différences assez grandes pour pouvoir en être détachées et pour constituer un genre nouveau, le Blephilia, Rafln., qui a été adopté par M. Bentham dans sa Monographie des Laliées. Après cette légère modification, le genre Monarde comprend des plantes herbacées vivaces, toutes de l'Amérique du nord, dont les fleurs sont réunies en grande quantité, en faux verticilles peu nombreux, mais très serrés , et dont le supérieur a l'aspect d'un capitule; elles sont accompagnées de bractées ; leur couleur est purpurine ou rouge vif. Elles se composent : d'un calice tubuleux, allongé, à 15 nervures, terminé par 5 dents, le plus souvent velu intérieurement à la gorge; d'une corolle un peu renflée à la gorge, dont le limbe est divisé en deux lèvres linéaires allongées, la supérieure dressée, entière ou écbancrée au sommet, l'inférieure étalée, fendue en trois lobes courts; de deux étamines allongées et saillantes, les deux supérieures restant rudimentaires.
1. Monarde didyme , Monarda didyma Lin. (M. coccinea Mich. , M. purpurea Lam.). Cette espèce, commune dans lesjardins, est connue sous le nom vulgaire de Thé d'Oswego ou de Pensylvanie, qui lui vient de ce que ses feuilles aromatiques sont usitées en guise de Thé dans les parties de l'Amérique septentrionale où elle croît spontanément. Sa tige s'élève à 6-7 décimètres, et se distingue par quatre angles aigus longitudinaux ; ses feuilles sont pétiolées, ovales-lancéolées, acuminées, arrondies et presque en cœur à leur base, légèrement hérissées à leurs deux surfaces; les feuilles florales sont sessiles, et les bractées extérieures , longuement rétréeies à leur base, sont colorées. Ses fleurs sont belles et grandes, d'un rouge vif, longues de 4 ou 5 centimètres; leur calice est courbe, strié, coloré, glabre, presque nu à la gorge; leur corolle est très glabre; leurs organes sexuels sont longs et saillants. C'est une plante de pleine terre pour laquelle les précautions
se bornent à la couvrir pendant l'hiver , et à lui donner de nouvelle terre tous les deux ans; on la renouvelle par la division des pieds, opération qui se fait en automne.
2. Monade fistuleuse, Monarda pZstulosa Lin. M. Bentham rattache à cette espèce comme synonymes les M. purpurea Pursh , M. rugosa Ait. , M. glabra Lam., M. violacea Desf. , et diverses plantes que les horticulteurs regardent comme distinctes, et qu'ils désignent sous les noms de M. cœrulea, cristata, dubia. Cette synonymie compliquée tient à ce que la Monarde fistuleuse varie beaucoup sous le rapport de la taille, de la villosité, de la grandeur et de la couleur des fleurs, de la forme des bractées, etc. Voici cependant les caractères qui permettent de la distinguer de la précédente. Elle s'élève plus haut; son calice est à peine courbé, moins coloré , ainsi que ses bractées, hérissé intérieurement à la gorge; sa corolle plus pâle, le plus souvent purpurine ou violacée, et non d'un rouge vif, est plus petite et pubescente. Cette plante croît très communément dans les endroits frais et montueux des États-Unis ; elle y est employée pour le traitement des fièvres intermittentes à cause de son amertume. Elle est très répandue dans nos jardins; sa culture est analogue à celle de l'espèce précédente.
(P- D.) MOTCARDÉES. Monardeœ. bot. pu. — Tribu de la famille des Labiées (voy. ce mot), qui a reçu ce nom du genre Monarde qui lui sert de type. (Ad. J.)
*IMONARDELLA (diminutif de Monarda).
bot. ph. — Genre de la famille des Labiées- Saturéinées, établi par Bentham (Labiat.^ 351). Herbes de l'Amérique boréale. Voy.