LABIÉES
MONARRHENUS (^ovo«, seul; Zfrnv , mâle), bot. pu. — Genre de la famille des Composées-Astéroïdées, établi par Cassini (in Bullel. Soc. philom., 1817, p. 41 ; Dict. se. nat., XXXII, 453; LUI, 236). Arbrisseaux de la Mauritanie. Voy. composées.
MONAS. infus. — Voy. monade.
MONASE. Monasa. ois. — Nom donné pat Vieillot au Barbacou.
MONAUL. Monaulus, Vieill. ois. — Syn.
de Lophophore. Voy. ce mot.
MONAX. mam. — Espèce du genre Marmotte. Voy. ce mot. (E. D.)
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MONDAIN, ois. — Nom vulgaire d'une race de Pigeons. Voy. ce mot.
MONE. mam. — Nom vulgaire d'une espèce de Guenon. Voy. cercopithèque.
MONEDULA. ois. — Nom donné par Brehm au Choucas. Voy. corbeau.
MONEDULA. ins.— Genre de la famille des Bembécides, de l'ordre des Hyménoptères , établi par Latreille sur quelques espèces d'assez grande taille , propres à l'Amérique. Les Monédules se reconnaissent à leurs mâchoires et à leur labre allongés, formant une sorte de trompe , avec les palpes longs, les maxillaires ayant six articles et les labiaux quatre. On peut considérer comme type du genre la M. carolina (Bembex carolina Fabr. ), de la Caroline et de la Géorgie d'Amérique. (Bl.)
MONELLA, Herb. {App., 29). bot. ph.
— Syn. de Cyrlanthus, Ait.
* MONEMA (fxovoç, un seul; w^a«, filament), bot. cr. — (Phycées). Ce genre, de la tribu des Diatomées, établi par M. Greville avec ces caractères : Filaments simples ou rameux , renfermant une série de frustules oblongs ou elliptiques , ne peut être séparé du genre Sc/u'sonema d'Agardh. (Br.)
MONENTELES. bot. pu. — Genre de la famille des Composces-Astéroïdées, établi par Labillardière {Nov. Caled. , t. 43, 44). Herbes de l'Asie tropicale. Voy. comfosées.
MONETIA. bot. ph.— Genredela famille des Ilicinées?, établi par L'Héritier {Hisp., I, 1). Arbrisseaux du Cap. Voy. icinées.
MONGEZIA (Flor. fiumin., V, t. 105, 106). bot. ph. — Syn. de Samyda, Linn.
MONGOUS. mamm. — Espèce et subdivision du genre Maki. Voy. ce mot.
MONGUL. mamm. — Syn. d'Alogtaga , espèce du genre Gerboise. Voy. ce mot.
MONIElïA. bot. ph. — Genre de la famille des Diosrnées-Cuspariées, établi par Linné (Gen., n. 850). Herbes des mers de l'Amérique tropicale. Voy. diosmées.
MONILIA {Monile, collier, chapelet).
bot. ph. — Genre de Champignons appartenant aux Arthrosporés. Ce sont des Mucédinées qui vivent en groupes nombreux sur les végétaux en décomposition. Ils sont caractérisés par des filaments le plus ordinairement simples, tubuleux, cloisonnés , qui donnent naissance à leur extrémité supérieure , à peu près à une hauteur égale , à
des rameaux composés d'articles (spores) réunis bout à bout comme les grains d'un chapelet, et qui se séparent.
Ce genre ainsi caractérisé se distingue difficilement des Pénicillium ; mais dans celui-ci l'extrémité supérieure des filaments ou pédicelles se dilate sous forme de vésicule, et les spores disposées également en chapelet naissent et divergent de tous les points de cette vésicule.
LvMonilia penicillata de F. prend quelquefois un assez grand développement, et l'on peut presque distinguer à l'air ses rameaux longs et pendants, qui lui ont fait donner par Corda le nom de Driarea elegans. (Lév.)
MONILIFORME. Moniliformis {monde, collier; forma, forme), zool., bot. — On donne cette épithète, en zoologie, à toutes les parties divisées par des étranglements en petites masses arrondies placées à la suite les unes des autres, en manière de grains de chapelet, comme les antennes, les palpes de certains Insectes, les poils de quelques Phoques, etc. — En botanique, cette épithète a la même signification, et s'applique à tous les organes qui présentent cette disposition; ex.: la tige du Cactus moniliformis, les feuilles du Mesembryanthemum moniliforme, les fruits de l' Hedysarum moniliforme.
MONÏMÏA. bot. ph.— Genre de la famille des Monimiacées-Monimiées, établi par Dupetit-Thouars {Plant, a fric, 21, t. 7). Arbrisseaux de l'île Bourbon. Voy. monimiacées.
MONIMIACÉES. Monimiaceœ. bot. ph.
— ■ A. - L. de Jussieu, dans son Gênera (page 401) , rangeait parmi les Urticées , et à la suite des Ficus, les deux genres Ambora et Iledycaria, dont l'inflorescence, surtout ceile du premier, présente une ressemblance marquée avec celle de ces arbres. Plus tard , les matériaux plus nombreux et plus complets qu'il eut entre les mains le déterminèrent à faire entrer ces plantes dans une famille nouvelle, à laquelle il donna le nom de Monimiées, du nom du genre Monimia Thouars, qu'il regarda comme en formant le type (voy. A.-L. de Juss., Ann. du Mus., XIV, p. 132), et qui prit place parmi ses Dicotylédones diclines. Celte nouvelle famille fut généralement adoptée par les botanistes; et la plupart d'entre eux la conservent encore telle
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que l'a proposée notre célèbre botaniste; de ce nombre sont MM. Endlicher, A. Richard , etc. Cependant M. Robert Brown , se basant sur des différences dans le mode de débiscence des antbères, dans la direction de l'ovule, de la graine et de l'embryon, dans la consistance du péricarpe, etc., différences que M. Endlicher regarde comme indiquant seulement la nécessité d'établir deux sous ordres dans la famille établie paf A.-L. de Jussieu, a divisé les Monimiacées en deux familles distinctes, dont l'une, celle des Athérospermées , a été traitée par M. A. de Jussieu dans cet ouvrage (voy. athérospermées), dont l'autre, celle des Monimiées ou Monimiacées, est celle qui nous occupe en ce moment. Ces deux familles correspondent exactement aux deux sous-ordres des Monimiées et Athérospermées de M. Endlicher, des Amborées et Athérospermées de M. A. Richard (Élém., Ie édit., p. 665).
Telle qu'elle reste après la séparation des Athérospermées, la famille des Monimiacées secomposed'arbresoud'arbrisseauxà feuilles opposées, simples, entières ou dentées, à nervures pennées, persistantes, non accompagnées de stipules. Leurs fleurs sont umisexuées. Elles ont été considérées par les auteurs de deux manières différentes. Pour les uns, elles se composent d'un périanthe en forme de calice, étalé, ou resserré en tube ou en cloche, divisé à son bord en lobes qui forment fréquemment deux rangées, tapissé dans les mâles sur toute sa surface interne d'étamines en nombre indéGni, dont les anthères à deux loges opposées s'ouvrent par une simple fente longitudinale ; dans les femelles, ce périanthe porte à sa partie inférieure ou sur une grande portion de sa face interne des pistils nombreux, distincts, dont chacun présente un ovaire uniloculaire , avec un seul ovule anatrope , suspendu au sommet de la loge, et un style terminal. D'autres auteurs ont considéré ce périanthe comme un involucre, et chaque étamine ou pistil comme formant autant de fleurs distinctes, mâles ou femelles, opinion en faveur de laquelle on peut donner plusieurs arguments de grande valeur. Le fruit se compose de drupes monospermes entourés par l'involucre ou périanthe persistant et accru , ou même enfoncés dans sa sub-
stance qui est devenue épaisse et charnue. La graine est renversée, et renferme un embryon assez développé, à cotylédons elliptiques, plans, à radicule supère, placé dans l'axe d'un albumen charnu-oléagineux. — Les Monimiacées habitent l'hémisphère austral , et leurs divers genres sont disséminés en différentes parties de l'ancien et du Nouveau-Monde : les Ambora et Mohimia, à Madagascar et à l'île de France, les Kibara à Java, les Hedycaria à la Nouvelle-Zélande et à la Nouvelle-Hollande ; tandis que les Citrosma habitent en grand nombre le Pérou, rarement le Brésil, et que le genre Boldoa se trouve dans le Chili. — On ne sait rien de bien positif relativement aux propriétés de ces plantes, seulement celles de l'Amérique méridionale ont été remarquées pour l'odeur aromatique qu'exhalent toutes leurs parties; on sait aussi que l'écorce des Boldoa renferme assez de tannin pour qu'on l'emploie avec avantage au tannage des peaux. — Voici, d'après M. Endlicher, le tableau des genres de cette petite famille :
Ambora, Juss. (Tambourissa, Sonnerat; Mithridatea, Commer.) ; Monimiay Thouars ; Kibara, Endl. (Brongniartia, Blume); Citrosma, Ruiz. et Pav. ; Tetrapome, Poepp. ; Hedycaria, Forst. ; Boldoa, Juss. (Ruizia, Pav. ; Peumus , Pers. ) ; Mollinedia Ruiz. et Pav. (P. D.)
MONITOR. rept. — Cette dénomination signiGe qui avertit ; on l'a donnée à des Sauriens de taille moyenne, dont les uns vivent en Afrique et dans l'Inde, passent pour prévenir l'homme de l'approche des Crocodiles, ce sont les Varans ; tandis que les autres, qui sont les Sauvegardes ou Tupinambis, habitent l'Amérique chaude. Cuvier et plusieurs naturalistes encore, ont employé génériquement le mot Monilor; mais MM. Dumeril et Bibron, dont nous suivons la méthode, ne laissent pas dans la même famille les Varans et les Sauvegardes, et pour évi- j ter toute équivoque, ils abandonnent l'ex-'i pression même de Monitor. Voy. les articles
SAUVEGARDE et VARAN. (P. G.)
*MOMTORES. rept. — M. Wiegmann (Herp. men., 1834) donne ce nom à un groupe de Sauriens, dont le genre principal est celui des Monitors. Voy. ce mot. (E. D.)
*MONIUS (p.vio; , qui va seul ). las. —
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Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division desÉrirhinides, cité au Synopsis du tom. VIII, 2, p. 341, Gênera et sp. Curculion. de Schœnherr. L'auteur a publié les caractères du genre sous le nom de Stenopelmus , qu'il a changé ensuite en Panscopus , le précédent ayant été employé avant lui; mais Schœnherr n'a pas fait connaître le motif qui l'a déterminé à adopter le nouveau nom de Monius. (C.)
MONNINA. bot. ph. — Genre de la famille des Polygalées, établi par Ruizet Pavon {Syst., I, 160). Herbes ou arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. polygalées.
MONOCARPIQUE. bot. — Voy. apo-
GYNE.
MOKOCARYUM (f*ovoç, seul; xa'pvov, noix), bot. ph. — Genre de la famille des Mélanthacées-Colchicées, établi par R.Brown (Append. to Denham et Clappert., p. 241). Herbes orientales. Voy. mélanthacées.
*MONOCELIS (p.ovoç, unique; xvi)>tç, tache, œil), helm. — Division établie parmi les Planaires {voy. ce mot) par M. Ehrenberg.
MONOCENTRA, DG. {Prodr., III, 131).
BOT. PH. — Voy. CH.ETOGASTRA, DG.
MONOCENTIiïS, Schneid. poiss.— Syn.
deLépisacanthe.
*M0rV0CÉPIIALÏENS. Monocephalii {u.lvo:, seul; x£-a/7j, tête), tékat. — Famille de Monstres doubles, de l'ordre des Autositaires, caractérisée principalement {Tératologie, Isid. GcolTr.) par la présence, chez les individus de cette famille, d'une double tête, n'offrant aucune trace extérieure de duplicité, et surmontant deux corps confondus d'une manière plus ou moins intime et sur une étendue plus ou moins grande.
L'unké apparente de la tête est le caractère qui distingue essentiellement les Monocéphaliens des autres Monstres doubles Autositaires; le second caractère, la fusion des corps, est celui dont les diverses modifications ont servi de base à l'établissement des trois genres Déradelphe, Thoradelphe et Synadelphc, admis par M. Isidore Geoffroy- Saint-Ililaire {loco cilato) , et dont nous allons donner la description.
1. Déradelpue. Deradelphus (Stp-n , cou ; àdi/tpoç, frère). Troncs séparés au-dessous de l'ombilic, réunis au-dessus; trois ou quatre
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membres thoraciques ; une seule tête, sans aucune partie surnuméraire à l'extérieur.
Cette anomalie, rare chez l'homme, est, au contraire, fréquente chez les animaux, et l'a» natomie des Déradelphes présente certaines particularités dignes de remarque. «Il existe, au moins dans les cas les mieux connus, non seulement deux moelles épinières distinctes jusqu'à leur extrémité supérieure, mais aussi deux moelles allongées; non seulement deux rachis et deux canaux vertébraux , mais un trou occipital très large et manifestement double, ou même deux trous occipitaux très rapprochés, dont chacun donne séparément passage à l'une des moelles allongées, et entre lesquels sont interposés quelques osselets plus ou moins rudimentaires. Quant aux viscères, leur organisation et leur disposition sont généralement les mêmes que chez les Synotes. Ceux de la région sousombilicale sont doubles et normaux; mais la portion sus-ombilicale de l'abdomen , le thorax et le col, renferment un grand nombre de parties uniques, symétriquement disposées par rapport à l'axe d'union, et résultantde la fusion médiane d'éléments appartenant par moitié à chacun des deux sujets composants. » {Traité de Tératologie , par M. Isid. Geoff.St-lliiaire.)
beaucoup de Mammifères ont déjà présenté des cas authentiques de Déradelphie; nous citerons surtout le Chat, le Chien, la Chèvre, le Bœuf, le Cochon; et parmi les Reptiles, le Lézard gris a présenté quelques exemples de cette monstruosité.
2. Thoradelphe. Thoradelphus (Owpa£, tronc; â&Àyoç, frère). Troncs séparés audessous de l'ombilic, réunis au-dessus, et confondus même en un tronc en apparence simple dans sa portion supérieure ; deux membres thoraciques seulement; une seule tête sans aucune partie surnuméraire.
Dans ce genre, ce n'est plus à partir du cou, mais seulement du thorax, que la duplicité de l'être commence à se révéler. A l'intérieur, il n'existe plus qu'une seule série de vertèbres cervicales et une seule moelle épinière cervicale, comme un seul crâne et un seul encéphale; et la bifurcation des deux rachis ne commence que vers le milieu de la partie dorsale ou même plus bas encore.
L'homme n'a encore présenté aucun cas
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bien authentique de Thoradelphie, et les exemples de cette monstruosité sont aussi très rares chez les animaux; le Chien et le Veau sont peut-être les seuls qu'on puisse citer avec certitude.
5. Synadelphe. Synadelphus (ovv, avec; cc&Ayoç, fière). Un tronc unique, mais double dans toutes ses régions; huit membres, parmi lesquels quatre paraissent être dorsaux et dirigés supérieurement.
Ici, comme chez les Déradelphes, la tête est unique et extérieurement normale ; mais à l'intérieur, l'élargissement de la portion postérieure, la forme allongée et le grand diamètre du trou occipital, peut-être même, dans quelques cas, sa duplicité plus ou moins complète, sont encore des vestiges de la fusion des deux têtes en une seule. La duplicité du cou, rendue sensible à l'extérieur par son volume, l'est à l'intérieur par l'existence de deux rachis, et par conséquent de deux moelles. La poitrine a quatre parois : deux costo-verlébrales opposées l'une à l'autre; deux costo-sternales, également opposées entre elles, interposées entre les costovertébrales , et par conséquent latérales. Enfin les Synadelphes réunissent tout à la fois les caractères des Déradelphes et des Ischiopages (voy. ce mot), avec l'existence de deux ombilics bien conformés. Cette duplicité de l'ombilic est la conséquence nécessaire de la duplicité de toute la paroi sterno-ventrale du corps, et elle en complète l'aspect régulier ; c'est là un des caractères les plus remarquables de l'organisation des Synadelphes.
La Synadelphie est extrêmement rare, et connue seulement chez les animaux. Un des cas les plus authentiques a pour sujet un chevreau mort peu de minutes après sa naissance, et dont Délie Chiaje a donné la description dans un ouvrage intitulé : Descrizione di un coprelto moslruoso disomo. (J.)
MONOCERA, Elliot. (Carol., I, 176).
bot. ph. — Syn. de Ctenium, Panz.
MOIMOCERA (piovoç, seul; x/paç, corne).
bot. ph. — Genre de la famille des Tiliacées- Elaeocarpées, établi par 3ack{Malag. Miscell. ex Hooker Bot. Miscell., II, 85). Arbres de l'Asie tropicale et de la Nouvelle-Hollande.
Voy. TILIACÉES.
MONOCERCA (^o'voç , seul ; x/pXOç , queue), infus. — Genre proposé par M. Eh-
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renberg, pour un Trichode de Muller (Trichoda rallus) dont Lamarck avait fait le genre Ratule , que nous adoptons comme ayant la priorité. M. Ehrenberg place son genre Monocerca dans sa famille des Hydatinées , parmi les Polytroques nus, et quoiqu'il ait une cuirasse bien distincte, il le caractérise par un seul œil dorsal et une queue simple en forme de soie. Cet auteur, en outre de la Monocerca rattus, a décrit, sous le nom de M. bicornis , une nouvelle espèce, qui paraît être bien distincte, en raison des pointes ou cornes dont elle est armée en avant. (Duj.)
MONOCEROS. mam. — Syn. de Narval et de Licorne. Voy. ces mots. (E. D.)
MONOCEROS. moll. — Voy. licorne et