‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 8 sur 192 · I\JAR · texte numérisé non relu

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des Martins, à plus forte raison doit-il être difficile de trouver chez ces derniers des caractères différentiels suffisants pour autoriser des démembrements. Tout au plus pourrait-on , avec M. Lesson et quelques autres auteurs, établir des groupes secondaires dans lesquels se trouveraient réunies des espèces que quelque attribut particulier distinguerait des autres.

Nous nous bornerons à citer quelques unes des espèces connues , et, parmi elles, celles surtout qui sont devenues types de genres.

1. Le Martin triste, Ac. tristis Vieil!., Past. trislis Wagl. (Buff., pi. enl, 219). Tête et cou noirâtres , dessus du corps d'un brun marron, poitrine et gorge grises. — Habite le Bengale , lTIe de France et Java.

Cette espèce type du g. Martin est celle dont on s'était servi à Bourbon pour détruire les Sauterelles.

2. Le Martin roselin, Ac. roseus Vieill., P. roseus Temm. (représenté dans l'atlas de ce Dictionnaire, oiseaux, pi. 25). Le mâle de cette espèce a la tête, le cou, les pennes des ailes et de la queue noirs, avec des reflets verts et pourpres ; la poitrine, le ventre, le dos, le croupion et les petites couvertures des ailes roses. — Habite l'Asie et l'Afrique. Elle est accidentellement de passage dans l'Europe méridionale, et visite irrégulièrement la France et surtout les contrées situées au midi. En 1838, plusieurs bandes considérables se répandirent dans la Provence à leur passage au printemps, et y séjournèrent plus d'un mois.

3. Le Martin huppé, Ac. cristalellus Vieill., P. cristalellus Wagler (Buff., pi. enl., 507). D'un noir bleuâtre sombre; couvertures des ;iiles blanches à leur extrémité. — Habite Java.

4. Le Martin Brame, Ac. pagodarum Vieill. , P. pagodarum Wagl. ( Levai!!., Ois. d'Afr., pi. 95). Plumes de la tête noires, à reflets violets; dessus du corps gris , dessous jaune-roussâtre. — Habite au Malabar, au Goromandel, en Chine et dans l'Afrique méridionale.

VAc. malabaricus de Vieillot serait, d'après Wagler, la femelle de cette espèce.

5. Le Martin porte-lambeaux, P. carunculatus Wagl. (Levaill., Ois. d'Af., pi. 93). Tête nue, pourvue de caroncules ; ailes et

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queue noires ; tout le reste du plumage d'un gris roussâtre. — Habite le cap de Bonne- Espérance.

Vieillot, ayant égard aux caroncules qui distinguent cette espèce, en avait fait le type d'un genre sous le nom de Dilophus ; plus tard il l'a rapportée aux Martins, comme l'avait fait G. Cuvier.

6. Le Martin gracieux, P. turdiformis Wagl. (Buff.,p£. enl., 617, sous le nom de Kink de la Chine). Joues et gorge d'un blond orangé, haut de l'aile d'un blanc pur, queue rousse, rayée de noir. — Habite la Cochinchine.

Cette espèce est pour M. Lesson le type de son g. Sturnia.

Quelques ornithologistes ont encore rang parmi les Martins quelques espèces qui avaient avec eux des rapports assez éloignés, et qui en ont été distraites. Telles sont le Past. capensis Temm., dont M. Lesson a fait le type de son g. Fregilupus ; le P. Traillii Vig., dont la place n'est pas encore bien déterminée , puisque les uns en font un Langrayen , les autres un Pie-grièche, d'autres un Loriot, etc., et le P. calvus, dont G. Cuvier a fait le représentant de son g. Goulin {Gymnops). ( Z. G.)

MARTIN-CHASSEUR. Dacelo, Leach.

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