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parties dans trois genres différents, quoique les caractère» «or lesquels reposent ces divisions n'aient peut-être pas une râleur suffisamment générique.
On a conservé le nom de Peintadcs proprement dites {Numida, Linn.) à celles de ces espèces qui ont la tête surmontée d'un casque osseux et des barbillons charnus à la commissure du bec. A cette section se rapportent :
La PEmTAK oanmAïKE, Numida meleagris Lion. (Buff,, pl. enl., 108), dont la protubérance frontale est d'un bleu rougeâire ; les barbillons larges, arrondis, bleuâtres et bordes de rouge vif dans le mâle; la partie dénudée du cou rouge&tre mêlée de bleuâtre; les plumes qui garnissent le bas du cou sont d'un cendré violet; le fond du plumage noir, mais finement strié de cendré, et entièrement couvert de tacbes blancbcs affectant une forme ronde.#
Outre les noms de Poule d'Afrique, de -Vumidie, que lui donnaient les Romains, celte espèce a encore reçu ceux de poule peinte (d'où a été tait Pcintade), de pharaon. Belon la nomme Perdrix des terres unies. Quelques auteurs moins anciens l'ont aussi appelée Poule perlée. Tous ces noms, comme on peut le voir , ou sont Teipression des traits caractéristiques de son plumage , ou iodiquent le lieu de son origine.
La Pëiktaob mitrik , Num. mitrata Pallas (Sm'ct'l., pl. 3, f. 1), est distincte de la précédente (avec laquelle elle a cependant de si grands rapports qu'on a pu les confondre), par son casque, qui est conique; ses barbillons qui sont minces et linéaires; son plumage, dont les tacbes blanches sont en dessus plus grandes , et dont les parties inférieures sont rayées en ondes; en outre, elle ai au-devant du cou une sorte de caroncule pendante, comme cbez la Dinde mâle.
On la trouve à Madagascar et dans la Cafrerie.
La PettrrADB rmoanTsonE , Nuro. ptylo-
rhyncha Lichtens. Celle-ci, dont le casque
forme une protubérance peu élevée, a des
barbillons arrondis et noirs, une touffe de
poils ou de vibrisses au-dessus des narines;
le cou garni çà et là de plumes noires; le
devant du cou d'un cendré rayé de noir, le
plumage bleu cendré, émaillé de blanc, et
la queue rousse. — Habite l'Afrique.
Wagler a séparé, sous le nom générique de Guttera, l'espèce à tête dépourvue de casque et garnie d'une huppe de plumes frisées. Celle-ci (la Pemtaoe huppée, Nam.
cristata Lath., Vieil). Gai. des Ois., pl. 209) a en outre la commissure du bec dépourvue de barbillons; le bas du cou garni de plumes d'un noir vif; tout le plumage d'un bleu cendré noir, mêlé de blanc bleuâtre sur la moitié postérieure du corps , et la queue coupée par quelques bandes blanchâtres. — Habile le cap de Bonne-Espérance , dans le pays des grands Namaquois et la Guiane.
Dne cinquième espèce nouvellement découverte, a été publiée par Hardwig sous le nom de Num. vulturina Hardw (Gould Icov. avium). G.-R. Gray a fait de celte Peinlade le type de son genre Acryllium. (Z. G.)
PKIVTADF.au. ois. — Nom donné aux Jeunes Peintades.
•PEIRESCIA , Spreng. (Syrt., H, 498).
bot. ph. — Synonyme de Pereskia, Plum.
•PEIXOTOA. bot. pb.— Genre de la famille des Malpighiacées-Diplostémones-Noloptérygiées, établi par M. Adr. de Jussieu (in Saint -HilaireFlor. brasil., III, 59, 1. 172). Arbrisseaux de l'Amérique australe, l'oy.
MALPIGB1ACÉES.
•PEIZORflYNCHUS. ots.— Genre établi par Gould dans la famille des Gobe -Mouches. Le type de ce genre porte le nom de P. nitidus Gould. (Z. G.)
PÉKAN, ■ai. — Espèce du genre Marte. Voy. ce mot.
PEKEA, Aubl. {Guian., II, 594, t. 238, 239). bot. pu. — Voy. carvocar, Linn.
PELAGE, zool. — Ce nom est donné & la peau des Mammifères, revêtue de poils. Le Pelage est doux , soyeux ou rude , selon la finesse des poils qui le composent : il varie de couleur â l'infini dans les diverses espèces. (E. D.)
PEL AGI A Un«}o;, mer), acal.— Genre de Méduses établi par Péron et Lesueur, pour des Méduses gastriques monostomes munies d'un Tort pédoncule terminé par quatre bras, et présentant aussi des tentacules au bord de l'ombelle; les Pélagies d'ailleurs diffèrent des Océanies par l'absence des organes , qui , cbez celles-ci, sont prolongés de la base de l'estomac vers le rebord de l'ombrelle. Lamarck n'adopia pas
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ce genre , nuis il réunit à ses Dianées les quatre espèces de Péron et Lesueur, savoir : les P. panopyra , unguiculala , cyanella et denticulata ; Cuvier, au contraire , conserva le genre Pélagie en confondant avec lui tes Callirboés et les Évagores, et en le caractérisant seulement par le prolongement de la bouche en forme de pédoncule divisé en plusieurs bras. Escbscboltz, qui vint ensuite, a mieux circonscrit ce genre en lui attribuant une cavité stomacale avec seiae prolongements sacciformes et huit tentacules marginaux. Ce genre se distingue d'ailleurs des Méduses ou Aurélies et des Cyanées, qui appartiennent a la même famille, parce que les prolongements sacciformes de l'estomac s'étendent jusqu'au bord de l'ombrelle, et ne donnent point naissance à des canaux ramifiés en forme de vaisseaux, et enGo parce que les tentacules partent du bord même de l'ombrelle. Sous l'ombrelle se trouvent, dans quatre cavités ouvertes, des cordons ovariens, étroits et repliés en manière de fraise, lesquels, sur le bord tourné vers la cavité stomacale, portent une rangée de tentacules allongés, minces, qui se meuvent sans cesse au moyen des cils vibratiles dont leur surface est couverte. Eschscholtz réduisait à deux les espèces de Péron et Lesueur; mais il en ajouta quatre autres, dont l'une, P. noctiluca, avait été décrite d'abord par Forskal, et dout l'autre, P. phosphorea, décrite sous le nom de Méduse par Spallanzani, est une Aurélie de Péron et Lesueur. M. de Blaiuville admet le genre Pélagie avec quelque restriction, parce que M. Lesueur regarde lui-même l'espèce type de ce genre comme étant une Cbrysaore. M. Lesson enfin conserva le genre Pélagie tel que l'a circonscrit Escbscboltz, et il le place parmi ses Médusidées ou Méduses monostomes dans son quatrième groupe de Méduses à pédoncule central ou Rbizostomées.
Les Pélagies sont presque toutes phosphorescentes à un degré très prononcé ; elles sont de taille moyenne : l'ombrelle des plus grandes dépasse 1 décimètre , celle des plus petites à 30 à 35 millimètres. (Duj.)
PELAGIA («rtayo;, mer.) polyp.— Genre de Polypiers ou Bryozoaires fossiles établi par Lamouroux , et placé par ce naturaliste dans la division des Polypiers sarcoldes, d'après la supposition erronée qu'à l'état vivant ce corps
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pierreux et totalement calcaire aurait été en partie mou et charnu. M. de Blaiuville, qui étudia le même fossile avec plus d'attenuoa, reconnut son affinité avec les Alvéolites, et le caractérisa par la disposition des loges ou cellules, à la face supérieure d'un Polypier calcaire , libre , fongiforme , lamellirère ea dessus , pédicellé et sillonné circulairemeot en dessous. Les cellules serrées, irrégulières, occupent donc le bord convexe des lames . ou crêtes verticales qui forment autant de rayons sur la face supérieure. Toutefois , la forme même du pédoncule, et la comparaison des espèces fossiles de la Craie, permet de douter que le Polypier ait jamais pu être libre. L'espèce type, P. bocclik* ( p. clypeata ), se rencontre dans les couches supérieures du calcaire jurassique aux environs de Caen. (Duj.)
PÉLAGIENS. Pelagii. ois. — Vieillot a établi sous ce nom, dans l'ordre des Palmipèdes, une famille à laquelle il donne pour caractères: Un bec entier, comprimé par les cotés , quelquefois en forme de lame, droit ou courbé; des jambes demi-nues; un pouce libre et des ailes longues. Il range dans celle famille les genres Stercoraire, Mouette, Sterne et Bec-en-Ciseaux.
D'autres auteurs, parmi lesquels nous citerons MM. Quoy et Gaimard, ont cru devoir donner le nom de Pélagie*! à ceui des Palmipèdes qui, doués d'une puissance de vol incroyable, ont pour habitudes constantes de tenir la haute mer, et qui, semblables à ces espèces que nous voyons voltiger sans relâche autour de nos habitations, ne s'abattent sur les ondes que pour y prendre uo repos très momentané.
Toutes les espèces qui méritent d'être comprises sous cette dénomination, presque toutes celles que G. Cuvier fait entrer dans sa famille des Palmipèdes longipeonts ou Grands- Voiliers, telles, par exemple, que les Pétrels, les Albatros, les Mouettes, les Stercoraires, les Sternes, lesBecs-en-Ciseaui et une partie de celles que le même auteur classe dans les Palmipèdes lolipalmes, comme les Frégates, les Fous, les Pbaétons, toutes ces espèces, disons-nous, ne sont pourtant pas pélagiennes au même degré; les unes s'éloignent des eûtes à plus de deux cents lieues; les autres ne se rencontrent déjà plus à quinze ou vingt lieues au large; celles-
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ci font des poses fréquentes sur les eaus , celles-là paraissent être ennemies du repos; mais toutes ont cela de commun , qu'après avoir erré durant le jour sur l'immensité des mers, elles gagnent une côte qui leur est connue pour y passer la nuit. Nous citerons le fait suivant pour démontrer combien sont étendues et indéterminées les limites dans lesquelles un Oiseau pélagien peut exercer son industrie. Un de nos amis a constaté qu'un Damier (espèce du genre Pétrel) a suivi pendant une quinsaine de jours le navire sur lequel il était embarqué. Ce Damier a commencé à être vu à peu près au travers de la Trinité, et n'a été perdu qu'après que le Cap fut doublé. Tous les soirs il quittait les alentours du bord pour retenir tous les malins. Ce qui le rendait reconnaissable au point de ne pouvoir être confondu avec aucun autre individu de la même espèce, c'est qu'il avait une jambe pendante; il était donc eitrémement facile de constater tous les jours sa présence ou son absence. Cet Oiseau a donc fait avec le navire, qu'il n'abandonnait qu'au crépuscule et qu'il savait retrouver au point du jour, tout le trajet qui sépare la Trinité du Cap. Un autre fait dont nous avons pu nous convaincre, c'est que les Oiseaux pélagiens, en général, n'abandonnent un navire qu'ils suivent que quelque temps après te coucher du soleil. Leur vue alors parait être aussi perçante qu'auparavant; car ils fondent avec la même célérité sur l'appât qu'on leur jette, ou sur les animaux marins que la vague soulève.
On est loin encore de pouvoir donner de tous les Oiseaux pélagiens une histoire naturel le complète, leurs habitudes ne pouvant être saisies qu'en passant et dans des conditions qui sont toujours les mêmes. Les circonstances dans lesquelles se fait la reproduction du plus grand nombre sont encore à peu près inconnues; or personne n'ignore que la reproduction dans l'histoire des mœurs d'une espèce n'est ni la moins essentielle à connaître, ni la moins intéressante. Soit que l'occasion n'ait point été offerte aux voyageurs de faire des observations à cet égard, soit que les écueilsiur lesquels ces Oiseaux se retirent soient un obstacle à cette étude, il n'en est pas moins vrai que l'on ne connaît bien des espèces pélagiennes que leur vie errante. MM. Quoy et Gaimard, dans la
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I partie zoologique du Voyage de V Astrolabe, et M. Lesson, dans le Voyage autour du monde de la corvette la Coquille, ont donné sur les Oiseaux dont nous parlons des observations fort étendues et fort curieuses. Mais, comme la plupart de ces observations se rapportent surtout aux Pétrels, nous nous réservons de les faire connaître à l'article qui concerne ces Oiseaux. (Z. G.)
♦PELAGIfJS. VAX.— Cette dénomination a été appliquée à l'une des subdivisions formées aux dépens du genre naturel des Phoques. Voy. ce mot. (E. D.)
PELAGOSAURUS. palbort. — Voy . cao-
C0DU.1EHS FOSSILES.
PÉLAGUSE, Montf. boll. — Syn. du genre Orbulites, Uni k. (Dw.)
PÉLAMIDE. Pelamys. poiss. — Genre de l'ordre des Acanihoptérygiens, famille des ScombéroTdes, établi par MM. G. Cuvier et Valenciennes(//is*o<r«desPoi«ons, t. VIII, p. 149) aux dépens des Thons, dont il diffère par le corps plus allongé, l'œil plus petit, le museau plus long, plus pointu, et la gueule plus fendue. Les dents, au nombre de vingtcinq de chaque côté à la mâchoire supérieure, et de vingt à l'inférieure, sont coniques, grêles, un peu comprimées, un peu arquées vers le dedans de la bouche, très pointues et bien séparées les unes des autres. Le palatin porte aussi une rangée de dents très petites le long de son bord externe, mais le vomer n'en a point.
La principale espèce de ce genre est la Pélamide cobmcnb ou Bohite a nos raté, Pelamys tarda Cuv. et Valenc. (Scomber id. Bl., Scombre sarde Lacép., Scomber pelamys Brûnn., Amia Rond.). Cette espèce habite non seulement la Méditerranée , mais aussi les lies du cap Vert et les côtes du Brésil. La taille de ce Poisson est d'environ 70 centimètres; sa couleur est argentée et teintée sur le dos de bleu clair. Huit à dis lignes noirâtres se dessinent sur ce fond, en descendant très obliquement d'arrière en avant.
Une seconde espèce a été découverte par M. Alcide d'Orbigny dans les mers du Chili ; c'est la Pélamidb do Cbjli, Pel. Chiliensis Cuv. et Valenc. Elle ressemble beaucoup a celle des mers d'Europe; mais on ne compte que cinq ou six raies sur le dos et moius obliques. (M.)