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PÉLAMIDE. Pelamys. wn. — Les PéUmydcset les Hydrophis sont une catégorie d'Ophidiens aquatiques préférant les eaux marines, et dont les espèces sont plus nombreuses dans la mer des Indes qu'ailleurs. On les nomme, à cause de leur genre de vie, Serpents d'eau ou Hydrophides. Ils ont été divisés par les ërpétologistes en plusieurs sous-genres auxquels on a donné les noms àt Pelamys, Daudin; Hydrus, Schneider; Hydrophis, Latreille; Disteira, Lacépède; Leioselasma, Lacépède; Enhydris, Latreille; Apysurus, Lacépède. Ce sont des Ophidiens venimeux à la manière des Elaps et des Najas, c'est-à-dire pourvus de dents vénéneuses, cannelées, mais non canaliculées. Leur système squameux est à peu près uniforme sur tout le corps; aussi Linné avait-il réuni aux Anguis les espèces d'Hydrophides qu'il connaissait. La queue de ces Serpents est toujours plus ou moins comprimée; cette disposition les rend très propres pour la nage.
Le genre Pelamys repose plus particulièrement sur l' Hydrus bicolor de Schneider, qui est noir en dessus et jaune en dessous. Quoique ce Serpent soit venimeux, on en mange la chaire Haïti, comme on mange d'ailleurs celle des Crotales dans quelques parties de l'Amérique septentrionale, et celle des Vipères dans beaucoup de localités. 6. Cuvier rapproche aussi des Hydrophis et des Pelamides l'Oular-Limpé (Acrochordus fascialus de Shaw) qui vil dans les rivières de l'Ile de Java.
L'histoire des Serpents de celte petite famille a besoin d'être revue, car la diagnose de leurs espèces n'a été établie jusqu'ici que d'une manière fort imparfaite. Aucune espèce de ce groupe n'existe en Europe. (P. G.)
•PELAMIS, Megcrle. ixs. — Synonyme d'une division établie dans le genre Apion de Herbst, et se rapportant particulièrement aux Oxyoma de Stephens. (C.)
•PELARGODERL'S ( i»i>«proç, cigogne ; ttpv, cou), ms.— Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes , tribu des Lamiaires, créé par Serville {Annales de la Société enlomoUh gique de France, t. IV, p. 72) et comprenant les trois espèces suivantes: P. tigrinus Ol., vittatus Serv., et tesselatusQuér. Toutes sont originaires des Indes orientales. (C.)
PÉLARGOMLR Pcfargonium. BOT. PB.
— Très grand genre de plantes de la famille de» Géraniacées , de la monadelptue beptandrie, dans le système de Linné, formé par l'Héritier d'un simple démembrement des Géranium de Linné. Le nombre des espèces connues qu'il comprend aujourd'hui est d'environ 450; en effet, De Candolle, dans le Prodomus (t. I , p. 649), en a décrit 360 , parmi lesquelles 44 étaient imparfaitement connues de lui , et plus réaniment, M. Walpers en a relevé 63 nouvelles ( Repertorium , U I, p. 451). Toutes «s plantes sont des herbes acaules ou caulescentes, ou des sous-arbrisseaux, qui croissent pour la plupart à l'extrémité méridionale de l'Afrique , dont elles aident puissamment à caractériser la végétation; ud nombre beaucoup moindre se trouve daas les parties ex ira tropicales de la Nouvelle- Hollande et dans les lies des parages méridionaux de l'Atlantique ; leurs feuilles sont opposées ou alternes dans le haut de la tige, simples, péliolées, entières ou lobées, découpées de diverses manières, accompigoées à leur base de deux stipules foliacées ou scarieuses; leurs fleurs, souvent grande* et assez belles pour que plusieurs espèces figurent au nombre des plus communes ou des plus recherchées d'entre nos plantt? d'ornement , sont généralement réunies eo ombelles simples , oppositifoiiées ou axillaires, pourvues d'un involucre; elles prévoient les caractères suivants : Calice quioqueparti, à divisions légèrement inégales, dont la postérieure ou supérieure se prolonge a sa ba?e en un éperon creux , de longueur variable, soudé, dans toute son étendue, au pédicule; corolle à pétales au nombre de 5, rarement de 4 ou 2, par l'effet d uo avortement, généralement inégaux, les deux supérieurs différant alors de dimensions et de coloration générale ou partielle; lOétamine» insérées, comme les pétales, au bas du gyoephore, et parmi lesquelles celles opposées aux pétales sont plus courtes ou en parti* stériles ; un pistil formé de 5 ovaires a<ir»« à un gynopbore allongé en colonne, uoiloculaires et bi-ovulés, de 5 styles soudés d'abord au gynophore, puis entre eux, enfin libres à leur partie supérieure , et poruot les stigmates à leur extrémité, sur leur coté interne. A ces fleurs succèdent cinq capsules oblongues, suspendues aux style» persistants
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qui, à la maturité, se détachent de la base au sommet, et s'earoulent en spirale dans leur partie inférieure; chacune d'elles est monosperme, par suite de ravortemeot d'un ovule, et elle s'ouvre par sa suture ventrale.
Le grand genre Pélargonier a été subdivisé en douze sous- genres , dont quelques uns ont été, à leur tour, partagés en sections; mais comme les espèces dont nous devons nous occuper ici appartiennent à peu près toutes à un seul de ces sous-genres , le Pelargium, DC, nous passerons sous silence les caractères de ces divisions, et nous nous bornerons a indiquer leurs noms : a. lloareo, SweeL ; b. Dimaeria, Liudl. ; c. Cynosbata, DC; d.PerisUra, DC; t.OUdia, Lindl.; t. Polyaclium, DC. ; g. Isopctalum , Sweet ; b. Campylia, Sweet (a Campylia , Lindl. ; C PhymaJanthus, Lindl.); i.Myrrhidtum,DC.', k. Jeukwsonia, Sweet; I. Charisma, Lindl.; m. Pelargium, DC. (« Ciconia, DC. ; fi Jsopetaloidea, DC. ; 7 Anisopelala, DC).
Dans ces derniers temps , les efforts des horticulteurs se sont portés principalement sur deux espèces qui leur ont donné un nombre très considérable de magnifiques variétés. Ces nouvelles acquisitions horticuiturales se multipliant même tous les jours, il en résulte que les variétés ancienne* sont peu à peu abandonnées, et que les catalogues des jardiniers spécialement occupes de celte culture varient, par suite, d'une année à l'autre. On sent qu'il nous est impossible d'indiquer même ces variétés, dont les noms sont dus aux particularités les plus insignifiantes, et ont été empruntés, sous l'inspiration d'un esprit d'à» dulation trop habituel aux horticulteurs, à toutes nos sommités sociales et politiques. Ces nombreuses variétés, qui alimentent aujourd'hui à elles seules de grands établissements d'horticulture , appartiennent aux deux espèces suivantes :
I. Pklaxconisji a grandis FLXcaa, Peiargontum gramdifiorum Willd. Plante glabre, glauque, à feuilles quinqué-lobées-palmatiûdea, en cœur à leur base, ayant leurs lobes dentés vers leur extrémité; à pédoncules triflores; à grandes Ûeura blanches ou roses, dont les deux pétales supérieure obovés, en coin à leur partie infësieure, sur laquelle se dessinent des stries
rouge de sang ; leur tube nectarifere ou leur éperon adhérent est beaucoup plus long que le calice; celui-ci est aussi trois fois plus court que les pétales, légèrement velu, de même que le pédicule.
2. PÉLABGoNixe noble, Pdargonium nobile Dietr. Légèrement velu et un peu glauque; feuilles en cœur, quinqué-lobées-pelinatiûdes, à lobes obtus présentant de grandes dénia vers leur extrémité; pédoncule portant trois ou quatre grandes fleurs d'un rose pale, dans lesquelles les deux pétales supérieurs sont marqués de lignes pourpres; leur tube nectarifère ou leur éperon adhérent est de la longueur du calice; celui-ci est deux fois plus court que les pétales. Dans une variété à fleur plus grande, l'éperon atteint une longueur à peu près double de celle du calice.
La limite entre les deux espèces est très vague par suite des nombreuses formes intermédiaires qu'on en a obtenues; ce sont même plutôt deux grands groupes de variétés que deux espèces distinctes. La culture de ces variétés exige des soins nombreux dont on devra chercher les détails dans les ouvrages spéciaux, et dont nous nous contenterons de donner ici une idée générale. Elle se fait, depuis le commencement de l'aulomoe jusque vers la fin du mois de mai, dans une serre tempérée, très bien éclairée et peu profonde, dont la température est maintenue constamment entre 5° et 12 ' C; les plantes y sont disposées près des vitres, d'autant plus espacées entre elles qu'elles ont pris plus de développement, et rangées soit sur des gradins, soit sur des tables horizontales; on a le soin de leur enlever toutes les feuilles à mesure qu'elles jaunissent, et les parties que gagne la moisissure. On renouvelle l'air toutes les fois que les circonstances extérieures le permettent. Ainsi traités, les Pélargoniers fleurissent du milieu d'avril jusque vers la fin de juin ; la plupart même refleurissent lorsqu'on a le soin d'enlever leurs fleura dès qu'elles se flétrissent. Pendant l'été, ou dès que la floraison commence à tirer vers sa fin, on retire les plantes de la serre et on les met en plein air, a une demi-ombre, avec la précaution d'enfoncer leurs pots en terre; par là, leur bois se forme et durcit. Au mois d août, ou les rempote et on les taille, en