‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 102 sur 170 · U\U PEL · texte numérisé non relu

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supprimant leurs branches trop grêles el en réduisant les fortes à 2 ou 3 centimètres de longueur. La multiplication des variétés se fait principalement par bouturage, en été; trois ou quatre semaines sufGsent pour que les boutures soient bien enracinées et puissent être traitées comme des pieds fait*. Les semis sont impossibles pour plusieurs d'entre elles, qui ne donnent pas de bonnes graines; mais ils constituent pour les autres un excellent moyen de multiplication, d'autant plus précieux , qu'on leur doit les nouvelles acquisitions dont s'enrichissent journellement les cultures.

Quoique les brillantes variétés des deux espèces précédentesabsorbentaujourd'hui presque exclusivement l'attention de nos horticulteurs commerçants, on trouve encore très communément dans les jardins plusieurs autres espèces de ce genre, dont nous devons rappeler au moins les plus répandues.

3. Pelargonieb a zones , Pelargonium zonale Willd. Cette espèce est extrêmement commune dans les jardins, où elle fleurit tout l'été et jusqu'à l'hiver, sans exiger presque aucun soin. Sa tige, rameuse, assex épaisse, velue, s'élève, en moyenne, à 5 ou 6 décimètres , et quelquefois à plus d'un mètre, lorsqu'elle est soutenue; ses feuilles, orbirulaires, en cœur à leur base, obscurément lobées, dentées, sont marquées à leur face supérieure de zones brunâtres, souvent panachées de blanc et de jaune clair, quelquefois bordées de blanc : ses fleurs varient de couleur; le plus souvent elles sont d'un rouge vif, mais leur teinte pâlit parfois et devient même blanche; leurs pédoncules sont multiflores; leurs pétales en coin. Cette plante se multiplie aisément de bouture , comme ses congénères. Les fleurs ont une couleur rouge encore plus vive dans le Pelargonium inquinans Ait., voisin du précédent, mais dont les feuilles, orbiculaires- Téniformes, presque indivises, crénelées, sont revêtues de poils glutineux, et laissent aux doigts une tache ferrugineuse, d'où est venu le nom de l'espèce. La plante entière exhale une odeur forte et désagréable, qui existe aussi , mais à un degré plus faible , chez la précédente.

4. Pklargorick parfuïb , Pelargonium nioratissimum Ait. Cette plante doit son nom à l'odeur aromatique qu'exhalent ses

feuilles , surtout lorsqu'on la froisse entre les doigts. Sa lige est rameuse, épaisse et charnue, courte; elle donne de loogi rameaux herbacés, diffus; ses feuillet sont presque arrondies en coeur, très molles; ses fleurs, petites, à pétales lavés de rote, presque égaux entre eux, sont réunies su nombre de quatre ou cinq sur un même pédoncule. Il ne faut pas confondre avec cette espèce le Pelargonium fragrans Willd. (P. odoratissimum erectum Andr.), qui «légalement répandu dans nos jardins, et dont les feuilles ont aussi une odeur agréable. Celui-ci est sous-frutescent i sa base, et si tige rameuse émet des rameaux divariqués, couverts de poils très mous ; ses feuilles sont presque arrondies en coeur , à trois lobes peu profonds, marquées de dents obtuse*, très molles; ses pédoncules portent un nombre assez grand de fleurs petites, à pétalei blancs , deux fois plus longs que le calice, dont les deux supérieurs sont marqués de lignes rouges rameuses.

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