‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 103 sur 170 · PCLAHGOMKft A FLEURS BU TETE, Ptlar · texte numérisé non relu

PCLAHGOMKft A FLEURS BU TETE, Ptlar

gonium capUatum Ait. Celui-ci est connu des jardiniers sous les noms de Géra»!** rose, Géranium à odeur de rose, qui rappellent l'odeur suave de ses feuilles froissées. Ses feuilles sont en cœur, lobées, wdulées, dentelées, couvertes de poils mous; ses stipules sont larges et en cœur; ses fleurs, purpurines, sont groupées en assfi grand nombre, de manière à former une ombelle serrée et presque capitée ou en tête; d'où lui est venu son nom spécifique; leur éperon est trois fois plus court que le calice; leurs deux pétales supérieurs sont marqués de lignes rouges.

Enfin , on trouve encore communément dans les parterres les Pelargonium cucuïlatum Ait. et cordifolium Ait., qui ont donné plusieurs variétés; le P. triste Ait., presque acaule, dont les fleurs exhalent, pendant la nuit, une odeur suave; le P. peltatum Ait., à feuilles charnues, peltées; le P. tricoter Curt., jolie petite plante à fleurs tricolore!, etc. (P. D.)

«PELASGIA, Isid. Geoffr. ots. — Synonyme deAcanthylis, Boié ;Cypselus, Temm.

Voy. HIRONDELLE. (Z. G.)

•PÉLATE. Pelâtes, Valenc. (nom tnvibologique), poiss. — Genre de Poissons osseus, de l'ordre des Acanlboptérygiene el de la

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famille des Percoldes. Les Poissons qui le forment n'ont que cioq rayons mous aux ventrales, moins de sept rayons aus branchies,et toutes leurs dents sont en velours , mais il n'y en a point ni au vomer, ni aux palatins; l'opercule se termine en deux pointes; le préopercule est dentelé; leur dorsale est peu échancrée. Ils ont le corps oblong, la télé médiocrement grosse, le museau un peu obtus, la boucbe peu fendue, les mâchoires égales, munies chacune de trots ou quatre rangs de dents très fines, pointues, en velours. Ces Poissons appartiennent tous aux mers del'Océanie, et ont de l'analogie avec nos Perches. Leur ebair est estimée par les babitanis des côtes où on les pèche. On en connaît trois espèces, savoir :

Le PÉLATE A QUATtB LIGNES, Pelotes quadri* lincatus Valenc, qui se trouve sur les côtes de la Nouvelle-Hollande, au port Jackson. Sa bouche n'est pas fendue jusqu'à l'œil et elle est peu protractile; ses lèvres sont un peu retroussées, et la maxillaire, qui est petite, se retire ordinairement sous le sous-orbitaire. La cinquième épine du rsa le est la plus grande, la douzième est plus courte , et le premier rayon mou la dépasse d'un tiers ; les pectorales sont médiocres; les ventrales sortent un peu plus en arrière qu'elles et les dépassent un peu; la caudale est coupée en croissant, et ses pointes sont assez aigués.

CePélate, long de 6 pouces, est d'une couleur argentée, teintée de gris plus foncé sur le dos et passantau verdàtre ou au bleuâtre. Il a quatre bandes droites, noirâtres, une depuis la nuque Jusque vers le milieu de la dorsale molle; une autre depuis le sourcil jusqu'à la fin de celte dorsale; une troisième depuis le bout du museau jusqu'à la base de la queue au-dessus de la ligne latérale qu'elle traverse à l'endroit de sa courbure ; enfin une quatrième, qui est la plus étroite, depuis l'angle de la boucbe jusqu'à la caudale, au-dessous de la ligne latérale. Toutes les nageoires sont grises.

Le Pélate a six lignes , Pelotes texlineatus Valenc, rapporté des Iles Sandwich etdu port Jackson , et qui pourrait bien n'être qu'une variété d'âge du précédent. On n'en connaît que de 8 à 10 centim. de longueur. Les dentelures du sous-orbitaire sont plus apparentes ; il e deux lignes noires de plus,

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une tout près de la base de la dorsale, et une autre vers le ventre partant de la base de la pectorale jusqu'à la fin de l'anale; la partie épineuse de la dorsale est liserée de noir.

Le PÉLATE A CINQ LIGNES , PtlaUS ÙUtnquC-

lineatus Valenc, qui habite également les côtes du port Jackson. Il est plus grand que les précédents, et atteint 20 à 22 centim. de longueur. 11 a les quatre lignes noirâtres du Pélate à quatre lignes , et une cinquième , faible, allant du bas de la pectorale à la fin de l'anale. Les moeurs de tous ces Poissons sont absolument inconnues. (Boitabo.)

•PÉLÉCAN IDÉES. Pelecanidœ. ois. — Famille de l'ordre des Palmipèdes composée d'espèces, qui ont pour principal caractère , l'intervalle des branches de la mandibule inférieure rempli par une peau membraneuse susceptible de se dilater. Cette famille comprend trois sous-familles dans le Catalogue des genres orniibologiques de G.-R. Gray ; celle des Plotinées représentant le genre Plolus de Linné; celte des Pbaétoninées correspondant à son genre phaeton ; et celle des Pélécaninées , qui doit en être considérée comme le type, comprenant tous les éléments du genre Pelecanus du Systema naturœ. (Z. G.)

•PÉLÉCANINÉES. Pdccaninœ. ois. — Sous-famille de l'ordre des Palmipèdes et de la famille des Pélécanidées, correspondant au genre Pelecanus de Linné, et comprenant pour les méthodistes modernes les genres Sula, Onocrolalut, Pelccanus, Graucalus et Attagen. (Z. G.)

PELECANOIDES, Lacépède. ois. — Synonyme de Haladroma , lllig. î Pufftnuria, Lesson, division de la famille des Pétrels. Voy. PETE EL. . (Z. G.)

«PELECANOPUS, Wagler. ois.— Syn o nyme de Storna.King., division de la famil le des Sternes. Voy. sterne. (Z. G.)

PELECANUS. ces. — Nom donné par les anciens au Pélican , et adopté comme nom générique par Linné et la plupart des ornithologistes. (Z. G.)

♦PELECINA, Illiger. «s. — Synonyme à'OEdemera, Olivier. (C)

• PELECINlUS.Boié. ois. — Synonyme de Laniarius, Vieillot. (Z. G.)

PELECINUS, Tourn. (/nsf., 234 ). bot.

re.— Synonyme de Bitcrula, Linné.

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PELECINLS (w/iwî, hache), ws. — Genre de Tordre des Hyménoptères, tribu des Iihneumoniens, famille des Evaniides, établi par Latreille (Bullet. de la Soc. phtiom. , n. 44 ; Histoire naturelle des Crustacés et des Insectes). L'espèce principale, le Pelecinus po~ lycerator Let., se trouve au Brésil. (L.)

• PÉLÉCIPODES. Pelecipoda. mou..— Dénomination employée par quelques auteurs pour les Conchiféres dimyaires dont le pied a la forme d'un fer de barbe. (Duj.)

PELECIUM fwi)t»v;, hache). iks. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Harpaliens de Dejean, des Simplicipèdes de Latreille, établi par Kirby (Trans. Linn. soc. Lond., t. XII, édition Leqoten, 3, pl. 1, f. 1), et qui se compose des quatre espèces suivantes : p. cyanipes Kirby , refulgens, sulcalumti Icevigatum Gucrin. Les deux premières sont originaires du Brésil, et les deux dernières de l'ancienne Colombie. (C.)

PELE€JOCERA(nt)cxv<, hache; **'p«ç, an* tennes). ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Tanystomes, tribu des Syrpbides, établi par Hoffmansegg et Weigen, et adopté par M. Macquart(//is/oi're des Diptères, Suites à Buffon, édition Roret, t. I, 531). L'espèce type et unique, le Pclec. tricincta Hoffm., se trouve en France et en Allemagne. (L.)

PELECOPHOnUSOD PEI.ECOPI10RA («t')(xv{ , bâche; fipt», je porte), ins.— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, tribu des Mélyrides, formé par Dejean (Catalogue, I, p. 115; III, 125) et adopté par Latreille, Servillc et Hope. Cinq espèces des Iles Maurice et de Bourbon y sont rapportées, savoir: P. Illigeri Schr., pallipes Lat., Caloirei, confluons et lincaius Dejean.

■PELECOPSEPH ALUS („«li«v;, hache; £*lsyta, lètonncment). ms. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes , tribu des Buprestides, établi par Solier (Annales de la Société entomologique de France , t. II, p. 286) avec les trois espèces suivantes: P. depressus F. (angularis Schr.), ambiguus Pej., gymnopleurus Pty. (brasiliensis Dej.), et que ce dernier auteur a classé parmi les ChrysesUies de Serville. Elles sont originaires du Brésil.

Castelnau et Gory (Histoire naturelle des

insectes Coléoptères, t. II, p. 152; IV, 122), dans une monographie faite en commun sur les Buprestides, forment de ce g. la douzième division de leur grand genre Bupreste, et y rapportent six espèces parmi lesquelles, indépendamment des précédentes, sont les :

P. tripunctata F., Lanieri Chvt., et <jtogans C. et G. (C.)

PELECOTOMA (*»'.ixw;, hache ; refit) , partie), ms. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Trachélydes, tribu des Mordellones, créé par Fischer (Afernoirej de la Soc. impér. des nat. de Moscou, t. II, p. 293) et qui n'est formé que d'une espèce : le P. fennica Pk. (Latreillii et mosquense Fischer). Elle se trouve eu Finlande et dans le nord de la Russie. (C.)

•PELECYNTH» U,')«,v;, hache), bot.

ph. — Genre de la famille des Légumineuses- Papilionacées , tribu des Lotées , établi par E. Meyer (Comment., 13). Arbrisseaux du

Cap. Voy. LÉGUMIJIXUSE8.

* PELECYPHORUS («»VwÇ, bâche; i?ipw, je porte), iks. — Genre de Coléoptèrw hétéromères , famille des Mélasomes, tribu des Asidites, créé par Solier (Annales de lu Soc. en t. de Fr., t. V, p. 467), et se rapportant aux Collaptérides de l'auteur. Il «e compose de 10 espèces, la plupart originaires du Mexique. Nous désignerons 1« 3 suivantes comme en faisant partie, savoir: P. Mcxtcanus, foveolatus, asidioides Sol. La dernière seulement est indigène du Chili.

On doit considérer le P. capemis Sol., rapportée avec doute à ce genre, comme formant un type générique particulier. (C)

•PELECYPHORUS, Nordmann (Symb.

Phys. 13, t. I, f. 5). «s. — Synonyme d'£uryporuj, Erichson. (C )

•PELECYSTOMA («fit*v>, hache; fis, bouche), ins. — Genre de la famille des Bracomides, tribu des lchueumoniens, de l'ordre des Hyménoptères , établi par M. Wcsmael (Monog. des Bracon. de Betg ) sur des espèces dont les palpes maxillaires ont le troisième article dilaté et sécuriforme.

Les types sont les P. lutcum et tricolor We<m. (Bl.)

PELEOPSIS, Lam. «ou,. — Syn. de Cabochon.

PÈLERIN. Selache. Potss. — Genre <!e l'ordre des Cbondroptérygiens à branchies

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fixes, famille des Sélaciens, éUbli par G. Cutter ( Règ. anim., t. II, p. 390 ). Cet Potssons ont la forme des Requins et les évents des MilaDdres; les branchies ont dos ouvertures assez grandes pour leur entourer presque tout le cou; leurs dents sont petites , coniques et sans dentelures.

La seule espèce connue, Selache maximus Cus. {Squalus id. Blainv.), habite les mers du Nord. Ce Poisson atteint quelquefois 1 0 mètres de longueur. ( M. )

PELERINES, holl. — Dénomination employée, comme synonyme de Peigne, par Cuvier, et pour une subdivision du même genre par quelques autres zoologistes. Ce nom, ainsi que celui de Coquilles Saint- Jacques , provient de ce que les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle ornaient leur caroail de cuir avec quelques valves d'une grande espèce de Peigne (P. Jacobeus). (Doj.)

PELEXIA. bot. ro.— Genre de la famille des Orchidées, sous-ordre des Néottiées, établi par Poiteau (ex Richard Orchid, europ., 37). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy,

•PELIA (<«fXi'a, noirâtre), caosr.— C'est un genre de Tordre des Décapodes brachyures, de la famille des Oiyrbynques, établi par M. Bell sur un petit Crustacé trouvé aux Iles Gallapagos. La seule esp. connue de ce genre est la Pelia puichella Bell (Trans. ofthe xool. Soc. ofLond., t. Il, 1836 à 1841, p. 45, pl.9, fig. 2). Cette espèce dont on ne connaît que le mâle habite les Iles Gallapagos. (H. L.)

•PELIAS(fils de Neptune). crust.— Roux, dans son Mémoire sur Us classification de la tribu des Crustacés salicoques, donne ce nom à une nouvelle coupe générique qui vient se placer dans l'ordre des Décapodes macroures, dans la tribu des Alpbéens, et qui a été établie aui dépens des Alphtus des auteurs. Les caractères de cette nouvelle coupe générique peuvent être ainsi exprimés : Deuxième paire de pattes guère plus grosse que la première, plus renflée. Rostre finement denté; corps transparent. Tète lisse. Pieds mâchoires extérieurs allonges. Carpe simplement conformé. L'espèce type de ce genre est le Pelia amethystea Risso (op. cit., p. 22). Cette espèce habite la Méditerranée, particulièrement les côtes de Nice. (H. L.)

PELIAS. asPT.—Merrem a employé, en

1820. ce nom pour un genre de Vipères t. x.

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ayant pour type le Vtperu bonis d'Europe. Voy. l'article viritaE*. (P. G.)

PÉLICAN. Pelecanus et Onocrotalus.

ois. — Genre de l'ordre des Palmipèdes, appartenant à la famille des Totipalmées de G. Cuvier, à celle des Pélican idées de Swainson. On lui donne pour caractères : un bec long, droit, large, très déprimé, à mandibule supérieure très aplatie, terminée par un onglet fort, comprimé et très crochu, à mandibule inférieure, formée par deux branches osseuses, très déprimées, fleiibles, réunies à la pointe; une membrane large, dilatable, en forme de sac, occupant l'espace compris entre les deus branches de la mandibule inférieure; la face et la gorge nues; des narines longitudinales, linéaires, très étroites, creusées dans un sillon de la base du bec ; des tarses courts, forts, réticulés ; des doigts au nombre de quatre, trois antérieurs et un pouce qui se porte un peu en avant, réunis par une seule membrane fort large; tous ces doigts, a. l'exception du médian, armés d'ongles dentelés; des ailes allongées, aiguës, et une queue de moyenne grandeur, ample, éebancrée.

Pour Linné, tous les Palmipèdes qui, avec les quatre doigts réunis par une seule membrane, offraient encore pour principal caractère une partie de la face dénudée, composaient le genre Pelecanus. Brisson décomposa ce genre en Pélicans proprement dits, en Cormorans et en Fous. G. Cuvier, dans son Règne animal, tout en conservant la grande division linnéenne, a cru cependant devoir admettre les coupes proposées par Brisson, et en introduire une nouvelle pour les Frégates que Vieillot avait déjà distinguées sous le nom générique de Tachypetes. Les Cormorans, les Fous et les Frégates, ayant fait l'objet d'articles particuliers, nous n'aurons à examiner ici que les Pélicans proprement dits.

Ces Oiseaux, dont on n'entend jamais prononcer le nom, sans aussitôt avoir présente a l'esprit la fable à laquelle ils ont donné lieu, devaient, par leur grande taille et par leur organisation particulière, attirer l'attention des observateurs; aussi connaîton leurs mœurs dans leurs plus minulieui détails. Sonnini,daos son Voyage en Égyple, a même poussé l'observation Jusqu'à constater leur manière de voler. Il a remarqué que

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