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leur roi est entrecoupé, c'est-à-dire qu'ils battent des ailes huit i dit fois de suite, pais qu'ils planent, battent des ailes de nouveau et ainsi alternativement pendant la durée de leur vol. Ce mode de progression aérienne des Pélicans ne saurait mieux être comparé qu'à celui des Faucons et des Aigles, avec cette différence pourtant que le nombre des battements d'ailes efaez ces derniers est excessivement variable.
Le vol facile et soutenu d'Oiseaux dont quelques uns ont une taille qui surpasse celle du Cygne, et dont le poids, au dire de Gesner et d'AIdrovande, est de 24 à 26 livres, aurait lieu de surprendre, si une organisation particulière de leur système osseux n'eipliquak cette faculté. Les levier» et les puissances qui mettent les Oiseaux en mouvement sont presque portés, chez les Pélicans, à leur summum de développement. Chex eux, l'aile a de l'étendue, de l'étroitesse et est servie par des muscles pectoraux très larges et très volumineux. Mais, s'il est vrai qu'une cause d'allégement, par conséquent de légèreté dans le vol , dépende de la structure intime des os; s'il est vrai que , moins le tissu de ces organes est compacte, plus l'espèce est bonnevoilière, Pon pourrait, de la seule inspection du squelette des Pélicans , déduire que ces Oiseaux doivent être doués d une haute puissance de vol , car tons leurs os sont parcourus par de vastes lacunes aériennes. Ce Ta it, qui est commun à toutes les espèces de ce genre, mais dans des proportions plus ou moins grandes, n'avait point échappé aux anciens. Seulement ils voyaient en lui quelque chose de singulier. Aldrovande et le père Du tertre étaient surpris de trouver des os aussi forts avoir autant de transparence, être entièrement creux et complètement dépourvus de moelle. Toujours est-il que les Pélicans, d'après le témoignage de tous les observateurs, ont un vol très léger, eu égard à leur taille.
Malgré la conformation de leurs pieds qui parait peu propre à saisir, les Pélicans ont, romme les Anhingas, les Frégates et les Paille-en-Queoe, la faculté de pouvoir se percher sur les arbres.
Les Pélicans aiment à vivre en société. A l'époque de leurs migrations, on voit des bandes nombreuses de ces Oiseaux, composées souvent de deux à trois cents individus,
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volant tous à côté les uns des autres, et forment ainsi une ligne tantôt droite, tantôt plus ou moins tortueuse, qni traverse obliquement les régions de l'air. La distance i laquelle les individus se tiennent pendant te vol n'est pas grande, chaque Oiseau touchant presque avecls pointe de ses ailes celles de son voisin. Leur cou, long, est retiré et plié de manière que la tète repose sur le dos, tandis que le bec dépasse à peu près de moitié la partie antérieure du corps. Pendant leur voyage d'automne, ils voleatà une hauteur considérable, et ne font entendre aucun son; seulement leurs grandes ailes, en se mouvant lentement, produisent un bruit sourd qu'on entend de fort loin.
Aussi habiles nageurs qu'ils sont bons voiliers, les Pélicans se servent de ces deui moyens d'action pour faire la chasse aei Poissons dont ils se nourrissent; en effet, tantôt c'est en volant, tantôt c'est en nageant qu'ils chassent leur proie. M. Boulin [Journal de phynal. expér. , juin 1846) a vu le Pélican brun ( Pcletanus fuscus ) , lorsqu'il cherche sa nourriture, tourner i 15 on 20 pieds au-dessus de la surface de la mer. Lorsque de cette hauteur il aperçoit un Poisson , il te précipite et s'enfonce dans l'eau qu'il fait jaillir loin autour de lai. S'il manque son coup, il s'élève de nouveau pour recommencer la même manœuvre; mais il est plus fréquent de lui voir faire capture , et alors il va se poser i quelque distance , afin d'y savourer sa proie tout à son aise. Il se rend de préférence près des autres Oiseaux de son espèce, quand il s'en trouve dans le voisinage. M. Reulio a remarqué que la chute du Pélican qui s'est offert à son observation, s'opère dans l'instant même le plus rapide de son vol , et qu'il tombe avec la même raideur qu'an Oiseau frappé par le chasseur. M. Lesson a souvent vu, le long de la côte du Pérou, la même espèce employer les mêmes procédé». Mais là n'est pas le seul mode de pêche que les Pélicans mettent en usage pour s'emparer du Poisson. Beaucoup d'auteurs en ont signalé un autre qui leur est plus familier et qu'ils emploient de compagnie. M. Nordmann a suivi bien souvent ces pèches en commun du Pélican huppé (Pei. crapui), et en a donné , dans la partie ornitbologique du Voyage dan$ la Rutfk méridionale «le
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M. Demidoff , des détail* très curieux qai doivent naturellement trouver ki leur place. « Je fus plusieurs fois, dit-il, et notamment le 2 avril 1836, témoin de la pèche extraordinaire des Pélicans sur un des lacs Limans, éloigné de 40 werstes d'Odessa. C'est ordinairement dans la matinée ou le soir que ces Oiseaux se réunissent dans ce but, procédant d'après un plan systématique qui est apparemment le résultat d'une espèce de convention. Après avoir choisi un endroit convenable, une baie où l'eau soit basse et le fond lisse , ils se placent tout autour , en formant un grand croissant ou un fer à cheval ; la dislance d'un Oiseau à l'autre semble être mesurée : elle équivaut i son envergure. En battant fréquemment la surface de Peau avec leurs ailes déplorées , et en plongeant de temps en temps avec la moitié du corps , le cou tendu en avant , les Pélicans s'approchent lentement du rivage, jusqu'à ce que les Poissons réunis de la sorte se trouvent réduits à un espace étroit ; alors commence le repas commun. Outre les quarante-neuf Pélicans dont la compagnie se composait ce jour-là , il s'était rassemblé sardes tas d'Ulves, d'autres Confervcs et d'une masse de coquilles rejetées par les vagues et amoncelées sur le rivage, des centaines dt Larus minutus ridtbundus. Stcrna minuta et Corvuj monedula , qui se préparaient à happer les Poissons chassés hors de l'eau, et à partager entre eux les restes du repu. Enfin plusieurs Podkeps iubricollis et P. mmstftu nagèrent dans l'espace circonscrit par le demi-cercle tant que cet espace fut encore assez grand, et prirent, eux aussi, leur part du festin, en plongeant fréquemment après les Poissons effrayés et étourdis. Quand tous forent rassasiés, la compagnie entière se rassembla sur le rivage pour attendre le commencement de la digestion. Les Pélicans dressaient leur plumage, recourbaient leur cou pour le laisser reposer sur le dos. De temps en temps l'un ou l'autre de ces Oiseaux , vidant sa poche bien garnie, en étendait le contenu devant lui, et se plaisait à examiner et à contempler les Poissons; ceux qui se débattaient encore eurent la tête écrasée entre les mandibules. » Ces détails de mœurs chex le Pelecanus crispas avaient déjà été signalés en partie pour les autres espèces du genre : on
ne saurait donc émettre le moindre doute sur leur authenticité. Il est bien vrai que les Pélicans ont leurs heures de repos et leurs heures de chasse ou de pêche ; qu'ils pourvoient à leurs besoins le plus souvent en compagnie; qu'ils se repaissent jusqu'à satiété, et digèrent dans le repos jusqu'à ce que des besoins nouveaux viennent les avertir que le moment est venu de faire leur pèche habituelle; qu'enfin ils provoquent la régurgitation du contenu de leur poche en pressant cet organe contre la poitrine.
La poche oesophagienne des Pélicans joue un trop grand réle dans l'histoire naturelle de ces Oiseaux pour que nous négligions d'en parier. Cette poche, susceptible de se dilater au point de contenir vingt pintes d'eau, est composée de deux feuillets : l'interne est contigiié à la paroi de l'œsophage, l'externe appartient à la peau du cou. Les rides qui la plissent ne sont que l'expression de la rétraction de ces deux feuillets, lorsqu'ils ne sont pas distendus par quelque proie. Pour que l'Oiseau ne soit pas suffoqué lorsqu'il ouvre à l'eau ce sac tout entier, la trachée-artère quitte alors les vertèbres du cou , se projette en avant , et , s'attacbant sous celte poebe, y produit un gonflement très sensible ; en même temps deux muscles disposés en anneaux resserrent l'œsophage de manière à le fermer tout entier à l'eau. Il paraîtrait, d'après le rapport du Père Labat , que , dans quelques contrées de l'Amérique, on emploie la peau de la poche des Pélicans à différents usages. Quelques peuplades s'en font des sortes de bonnets; d'autres, en la laissant adhérente à la mandibule inférieure du bec, s'en servent pour rejeter l'eau qui pénètre dans leurs pirogues. Selon Taehard, les Siamois en filent des cordes d'instruments. C'est également avec cette peau que les matelots européens qui fréquentent les parages où ces Oiseaux sont communs, font des bourses» dans lesquelles ils enferment leur ubac a fumer.
Lorsqu'ils nagent, les Pélicans tiennent leurs ailes d'une façon particulière, la partie postérieure de leur long humérus dépassant le dos, comme cela se voit quelquefois chez le Cygne, et y formant comme une bosse. Leur cou est recourbé et leur tête repose sur le milieu du dos, ce qui fait que leur bec est
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encore plus reliré que pendant le vol , et n'avance que de 6 à 7 pouces. M. Nordmann, à qui nous empruntons ces détails, dit encore qu'une grande partie de leur corps est submergée , et que leur queue est tant toit peu élevée.
Buffon a pensé que Ton pourrait mettre à profit l'instinct des Pélicans pour la pêche, en dressant ces Oiseaux à la manière des Cormorans. Sans doute Ton retirerait des Pélicans des avantages d'autant plus grands, qu'ils pourraient, dans une seule pèche, faire une provision plus considérable de Poissons; mais la difficulté est dans l'exécution , et il est probable que la grande voracité de ces Oiseaux , qui engloutissent , dit-on, dans une seule pécbe, autant de poisson qu'il en faudrait pour le repas de six hommes, sera toujours un obstacle à la réussite d'une semblable tentative. Nous ne sachons pas que des essais en ce genre aient été faits. Les personnes qui ont prétendu que les Chinois et quelques peuplades sauvages de l'Amérique dressaient ces Oiseaux à la pèche ont été , sans nul doute, induites en erreur. Les Chinois, et les peuples dont on parle, tirent profit seulement du Cormoran.
Si, dans l'état de liberté, les Pélicans se nourrissent, à ce qu'on dit, exclusivement de poissons, on les voit, lorsqu'ils sont au pouvoir de l'homme , et forcés sans doute par la nécessité, quelquefois plus impérieuse que la nature, s'accommoder alors de mets bien différents. Cependant quelques auteurs ont avancé que, libres ou captifs, ces Oiseaux ne mangeaient que du poisson vivant et refusaient toute proie qui était morte. Or, Buffon dit bien positivement que le Pélican captif mange des Rats et d'autres petits Mammifères, ce qui, certes, est loin de ressembler à du poisson , et nous - même avons vu , à l'hôpital maritime de Toulon, un Pélican ordinaire (Pel. onocrotalus), que l'on nourrissait quelquefois, il est vrai, avec des poissons f mais auquel on donnait plus souvent encore une espèce de pâtée composée avec de la viande crue ou cuite, du pain , des herbes même , en un mot, avec tous les restes provenant des cuisines de l'hôpital. Ce Pélican s'accommodait fort bien de ce régime; ce qui ferait croire que, si quelques individus de cette espèce ou de
toute autre ont refusé une nourriture différente de celle dont ils se repaissent lorsqu'ils sont libres , il en est d'autres qui ont fini par se contenter de celle qu'on leur présentait.
En captivité, les Pélicans sont des Oiseaux redoutables pour les animaux avec lesquels ils ne sympathisent pas. Le Pélican huppé siffle toutes les fois qu'un objet nouveau frappe sa vue. D'après II. Nordmann, lorsqu'un chien ou quelque autre animal s'approche de cet Oiseau, il le poursuit, et cherche 1 le mordre ; s'il le manque , il relire immédiatement son bec, il se tient en face de son ennemi, la tête rejetée en arrière, la gueule largement ouverte. Le claquement de ses longues mandibules, qu'il accompagne d'un mouvement rapide en avant, produit un bruit semblable à relui de deut bâtons que l'on frapperait l'un contre l'autre. « Mes deux chiens, dit l'auteur que nom venons de citer, dont l'un de la race de Terre- Neuve et l'autre un chien d'arrêt, évitaient et craignaient un Pélican que j'avais, et se retiraient h son approche. Cet Oiseau devait, en effet, leur imposer; car, abstraction faite de sa posture singulièrement bizarre et menaçante, et de sa gueule béante, il poussait de temps en temps un cri terrible qui n'avait rien de la voix d'un Oiseau, mais ressemblait plutôt au rugissement d'un des grands Carnassiers, tel que l'Hyène, et pourrait être rendu approximativement par tes deux syllabes hoeuh-keur. » Le mâle Pélican , toujours plus fort que la femelle, e-i aussi bien plus courageui et plus hargne t qu'elle. Jamais un chien ne va dans l'eau chercher un de ces Oiseaui blessé, tant que celui-ci est capable de mordre. L'odeur huileuse qu'eibale leur chair est aussi pour les chiens une cause d'aversion ; à plus forte raison doit-elle causer de la répugnance à l'homme. Doit-on s'étonner dès lors que Moïse {Deutéronomc, ebap. XIV, v. 19) eo ait défendu l'usage à son peuple, et l ait rangée parmi les viandes impures?
C'est sur les rochers voisins de l'eau que les Pélicans vont faire leurs pontes. H paraîtrait qu'ils ne prennent pas toujours la peine de faire un nid; car le pins souvent, ils se contentent de déposer leurs œufs, qui sont au nombre de deux à cinq et d'un blanc parfait, à plate terre, ou dans une légère
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excavation naturelle, qu'ils garnissent grossièrement de quelques brins de Fucus ou d'Ulves; c'est ce qui a été constaté par Sonnerai et le Père Labat. Ce dernier, dans le huitième roi urne de son nouveau Voyage aut lies de l'Amérique, rapporte qu'il a trouvé jusqu'à vingt œufs sous une femelle de Pélican, ce qui prouverait, si ce fait est vrai, qu'à l'exemple de beaucoup d'autres Oiseaui aquatiques, plusieurs femelles de Pélicans se réunissent pour faire leurs ponte* dans un nid commun. Le même auteur ajoute que, lorsqu'il passait près d'une couveose, celle-ci ne bougeait pas de dessus ses onifs, et qu'elle se contentait de lui lancer dans les jambes quelques coups de bec, comme pour l'avertir de se détourner. Enfin, il raconte qu'ayant pris deux jeunes dans une couvée, il les attacha ensemble avec uoe ficelle, par le pied, à an piquet, et qu'ainsi il pouvait chaque jour se procurer le plaisir d'examiner la tendresse que la mère leur témoignait, et l'empressement qu'elle mettait à leur apporter une ample provision de nourriture dans son vaste sac, qu'elle dégorgeait près d'eux. A la fin, ces deux individus étaient devenus si familiers avec lui, que, non-seulement ils permettaient qu'il les touchât, mais qu'ils prenaient même de sa main quelques petits poissons qu'il leur présentait. Ces Oiseaux étaient si malpropres, que, malgré leur grande familiarité et le vif désir qu'il avait de les garder, il ne put jamais se déterminer à les emporter avec lui.
11 n'est pas un Oiseau qui ne montre, à l'égard de ses petits, autant d'attachement que les espèces du genre Pélicau, et cependant c'est l'une d'elles, c'est le Pélican ordinaire que l'on cite comme offrant l'exemple le plus admirable de l'amour maternel. Il est devenu l'emblème d'un dévouement sans bornes et a été représenté, dans les siècles de barbarie, «'immolant volontairement pour sa famille languissante. Il n'est pas rare de trouver encore dans les cathédrales de nos villes de France des peintures anciennes reproduisant le sacrifice du Pélican. Le sens allégorique de ces peintures est trop clair pour qu'il soit nécessaire de l'expliquer. Il est probable que c'est l'habitude qu'a le Pélican de presser son sac cesophagien contre sa poitrine pour en faire
sortir les aliments qu'il contient, qui aura donné lieu à cette fable si généralement répandue, que cet Oiseau s'ouvre la poitrine pour nourrir ses petits de sa propre substance.
D'après les faits cités par les auteurs , H paraîtrait que les Pélicans sont susceptibles d'une certaine éducation : ils s'habituent facilement à vivre à côté de l'homme. Rxaczynski dit qu'un de ces Oiseaux, nourri pendant quarante ans a la cour de Bavière, se plaisait beaucoup en compagnie et semblait prendre un plaisir singulier à entendre de la musique; Belon en vit un dans l'Ile de Rhodes, qui se promenait familièrement dans la ville, et Getner raconte, d'après Culmann, l'histoire d'un Pélican qui suivait l'empereur Maximilien, en marche avec son armée.
La mue . cbei les Pélicans , se fait très lentement; ce n'est qu'à la troisième année qu'ils revêtent le plumage de l'oiseau adulte. Us vivent, dit-on , fort longtemps, même en captivité. Turner en cite un qui vécut cinquante ans, et celui dont Gesner a écrit l'histoire, d'après Culmann , fut conservé pendant quatre-vingts ans. Dans sa vieillesse, celui-ci était nourri par ordre de l'empereur, à quatre écus par jour.
Les Pélicans appartiennent à l'ancien et au nouveau continent. Les différences que présente leur plumage , selon l'âge des individus , avaient donné lieu à beaucoup de doubles emplois qui ont disparu avec les progrès de la science. On connaît aujourd'hui cinq espèces bien déterminées , pour lesquelles on a établi deux divisions.
L'une d'elles se compose de celles qui ont les bords des mandibules lisses (Pélicans proprement dits, PeUcanus). Elle comprend :
Le Pélican ordinaise, Pel. onocrotalus Lin. ( Buff., Pl. enl. 87 ). Le plumage de cette espèce est d'un beau blanc nuancé de rose clair sur toutes les parties; les rémiges seules sont noires. Sa tête est ornée, en arrière, d'un bouquet de plumes longues et effilées ; la peau nue de la face, qui est d'un blanc rose, devient, à l'époque des amours, d'un rouge de brique, et celle qui pend sous la gorge en forme de poche est jaunâtre veinée de rougeàtre. Les jeunes , jusqu'à l'âge de deux ans, ont un plumage sali par
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une couleur cendrée, et leurs parties nues
ont des teintes livides.
Cet Oiseau, que les anciens nommaient
Onocrotalus, parce qu'ils avaient trouvé dans ses cris quelque chose qui ressemble au braiment de l'Ane, vit habituellement dans les contrées orientales de l'Europe. Il est très commun sur les rivières et sur les lacs de la Hongrie et de la Russie, où il porte le non de Baba ptUxa (femme oiseau) ; on le trouve aussi en assez grand nombre sur le Danube. Quoique rare en France, on l'y rencontre pourtant quelquefois , mais ce n'est jamais que très accidentellement. Il habite également l'Afrique et l'Amérique.
Le Pélican boppk ou vais* , Pel. criipus Burch. (Ûgurédans l'atlas de ce Dictionnaire, oisfurjx, pl. 12, fig. 1). Plumage blanc, nuancé de roux sur la poitrine; les tiges des plumes du dos et des ailes noires; l'espace nu qui entoure l'œil et qui s'étend sur le bec beaucoup plus étroit que dans les autres espèces; les plumes de la tête et do la partie supérieure du cou crispées et croisées entre elles, de façon à former une touffe assez volumineuse, qui lui a valu le nom qu'il porte.
Cette espèce habite les parages de la mer Noire, sur les Iles voisines de l'embouchure du Danube. On l'a aussi rencontrée au Sénégal.
Le Pélican aie», Pel. fuscus Gmel. (Vieil. Gai. des Ois., pl. 276). D'une taille moin* dre que le Pélican ordinaire, avec lequel quelques auteurs le confondent. Téte, occiput et trait circonscrivant la poche gutturale blancs; cou marron; dos et ailes flammés de brun; thorax et abdomen marron, flammés de blanc.
On le trouve aux Antilles, sur les côtes du Pérou, au Bengale et à la Caroline du Sud.
Le Pélican a lunettes, Pel. conspicUlatus Temm. (Pl. col., 276). Le nom donné i cet Oiseau vient de ce que la peau nue qui embrasse l'œil dans une assex grande étendue rappelle, par sa forme pins ou moins circulaire, l'instrument auquel ce nom appartient. Tout son plumage est blanc, légèrement teint de roussàtre sur la poitrine, seulement les tectrices moyennes , les seapulailes, les rémiges et les rectrices sont noires.
Cette espèce habite les terres australes.
La seconde division du genre Pélican est fondée sur une espèce dont les bords des
mandibules sont découpée en scie. Wagler en a fait nne division générique sous le nom de Onocrotaliu.
Cette espèce, dont le plumage est blanc et noir, comme celui du Pélican ordinaire, ne diffère bien de celui-ci que par les caractères da son bec dentelé. Lalbam loi avait donné le nom de Pel, thagus; Wagler la nomme Onocrotalus Hernandaii.
Elle habile le Mexique et le Chili. (Z.G.)
PÉLICANS, ois. — Famille fondée pu M. Lesson, et correspondant i celle des Péléeanidées. Voy. ce mot. (Z. G.)
PELIDNE. Peltdna. ois.— Nom générique donné par 6. Cuvier aux Oiseaux valgaire-
Voy. cocorli. (Z. G.)
PELIDJVOTA (««li&rôx, lividité), us.
— Genre de Coléoptères peu ta m cru, famille des Lamellicornes , tribu des Scarabéides pbyllopbages , créé par Mac Ltay (Hora Entomologie*, I, 157), et adopié par Burmeiater (Handbuch dtr Enlomologte, p. 392). Ce dernier auteur en énumère 26 espèces, originaires d'Amérique, et paroi lesquelles nous citerons les suivantes : punctata Lin., glauca, ignita 01. , C*e> melcon Hst., pulcheila, Itturclla , roguiûM Ky., xanthospila, sordida Gr., nitesems . cyanipes , sumptuous Wieg., cupripes , chaicothorax Pty., purpuras Burm., etc. Ce genre fait partie des Pelidnotides de M. Burmeiater, qui lui assigne pour caractère principal : mésosternum élevé , avancé , pointu.
♦PELINIIS («iflUroc , fangeux), m. — Genre de Coléoptères subiélramcres , trimères de La treille, famille des Foogieoles, formé par Dejean (Catalogne, 3* éd., p. 4«3), avec une espèce de Cayenne, la P. lagriàr des de l'auteur. IC>)
♦PELIONETTA, Kaup. ois.— Synonyme de (Hdemia, Flemming, genre fondé sur VAnas perspicUlata (Canard Marchand oui large bec) de Linné. 11 a été question de cette espèce a l'article maceecse. (Z. G.)
PELIOSAKTHES(«iA(0{, livide; «kti fleur). bot. pb. -Genre de la famille des Opb»pogonées, établi par Andrews (Bot. repos*., t. 605, 634), et dont les principaux caractères sont : Périantbe eorollin , adhèrent à la base de l'ovaire; limbe rotacé, 6-flde, serré à la gorge par ui
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Étamines six; filets presque nuls; anthères situées au-dessous de l'anneau de la gorge. Ovaire soudé è-sa base avec le périanthe, libre au sommet, i trois loges bi-ovulées. Style trigoue, épais, continu à l'ovaire; stigmate trifide. Les graines, au nombre de une à trois, sont nues à leur maturité, par suite de la rupture de l'ovaire.
Les Pdiotonthn sont des herbes glabres; à rhizome rampant ; à feuilles radicales longuement péliolées, engainantes, oblongueslancéolées, plissées-nerviées ; à scapes simples, dressés; à fleurs verdàtres, disposées en grappes, et garnies de petites bractées. Ces plantes sont originaires de l'Inde.
One des principales espèces de ce ganre est la Pelhnanthes Teta Andrews, vulgairement appelée Teta par les habitants du Bengale, d'où cette plante est originaire. On la cultive en serre chaude dans les Jardins, où elle n'a pas encore fructifié. (J.)
PELIOSTOMUM (wsli** livide; «T<p«, bouche), bot. ra. — Genre de la famille des Scrophularinées , tribu des Salprglossidées , établi par Bentbam (in Bot. Beg., n. 1822). Herbes ou arbustes du Cap. Voy. scbophd-
LàBtîftKS.
•PELIL'SA (wilt^î, livide) .m. - Genre de Coléoptères bétérotarses, famille des Braetaélytres, tribu des Aléochariniens , établi par Erichson (Gênera et sp. Staphylinorum , p. 129. L'espèce type et unique, la P. lafjiata Et., est originaire de Madagascar. (C.)
PELLA, Dillwyn. iss. — Synonyme de hîyrrtxedonia , Erichson. (C.)
•PELLACALYX vase; calice).bot. ra. —Genre de la famille des Sexifragacées, établi par BortbaIi(m Hoovcn et VrkteTijdsckrifl, III, 20, t. 2). Arbustes de Java Voy. saite* agacées.
PELLEROV BasUus.voLL. — Genre proposé par Schumacher pour le Turbo conulus.
(Dm.)
PELLETIEtlA (nom propre), bot. ra.— Genre de la famille des Primulacées, établi par M. Aug. Sainl-Btiaire (tu Jfem. Mus.,
> IX, 195; ATouo. Ann. se. not., XI, S, t. 4).
| Herbes du Brésil. Voy. pkivolacees.
PELLIA limon), bot. ca.— Genre
de la famille des Hépatiques, tribu des Jongermanniées, sous-tribu des Frondosées, établi par M Raddi (in Mem. soc. t£ol., XVIII, 49, t. 7, f. 5). L'espèce type est le M* ent-
phylla (Jwgermanma iâ. Llnn. Hedw. ), est une petite herbe qui croit sur la terre dans les endroits marécageux.
♦PE 1 1 IONIA. bot. ra.— Genre de la famille desOrlieacées, établi par Gaudichaud (ad Fnyc, 494, t. 119). Herbes des Moluques. Voy. mmcAcess.
*PELLONIA (nom mythologique), iiw. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Phalénites , établi par Duponchel {Catalogue des Lépidoptères d'Europe), qui y rapporte qaatre espèces. Le Pdlonia calabraria, espèce type du genre, est assex commun, au printemps, dans les contrées méridionales de la France. (L.)
•PELLORNEUM.ois — Genre de l'ordre des Passereaux et de la sous-famille des Timalinées , fondé par Swainson sur une espèce qui a de grands rapports avec les Cinclosomes et les Moqueurs. Le type de ce genre est le Pet. ruficeps Swainson (Cinclidia smno Uda Gould). (Z. G.)
PELMATOOES. Pelmalodes. ois. —Famille de l'ordre des Oiseaux sylvains et de la tribu des Anisodactyles dans Vieillot. Elle est composée des genres Guêpier et Martin Pêcheur, et correspond i l'ordre des Alcyons de Meyer, Wolff et Temminck, aux Alcyonées de M. Lesson et aux Halcyonidées deVigors. (Z. G.)
PELNATOPUS, Fischer, nw. — Synon.
de Scotodes, Escbscholtz. (C.)
•PELOBATE9(W*î, marais; Ç«t/«, je marche), beit. — Les Péloba^s ont été distingués comme genre par wagler, en 1830 , dans son Systtma amphibiontm. Ils comprennent deux de nos espèces les plus remarquables de Batraciens anoures et présentent des caractères assez distincts :
Leur tête est protégée par un bouclier oiseux couvert de petites aspérités, et qui représente la voûte temporale des Tortues de mer ; ils ont, comme tous les Anoures raniformes , des dents à la mâchoire supérieure, ce qui ne permet pas de les ranger avec les Crapauds, dont ils ont cependant la forme; '. ils ont aussi des dents vomériennes situées entre les arrière-narines. On ne leur voit 1 pas de tympan à l'extérieur, et leur oreille j moyenne, ainsi que l'a constaté Windiscb- mann , est plus simple que celle des autres Anoures ; les ouvertures de leurs trompes d-Eustacbe sont très petites; leur pupille
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est verticale, et ils manquent de vessies vocales. Leur talon porte uo éperon corné. Les deui espèces européennes de Pélobates sont les seules que Ton connaisse; la plus répandue et la plus anciennement connue a été décrite comme un Crapaud, c'est le Bufo fuscus des auteurs, à tête rugueuse sur le ver tel et le chanfrein seulement, à éperons bruns ou jaunâtres. Ses œufs sont pondus sous forme de loogs cordons. Le mâle fait entendre un coassement qui a quelque rapport avec celui de la Grenouille et de la Rainette. La femelle produit une sorte de grognement, mais, si on lui pince la cuisse, elle pousse un miaulement semblable i celui d'un petit Chat; le mâle est dans le même cas.
L'autre espèce a été signalée par Cuvier comme une Grenouille, sous le nom de Rana cuUripes. On la trouve en Provence et en Languedoc. Elle n'est pas rare auprès de Montpellier, mais elle est asseï difficile à prendre. Le dessus et les côtés de sa tète sont entièrement recouverts, et ses éperons sont noirs. Sou têtard devient fort gros; elle-même est presque double de la précédente, qui a tout au plus la grosseur de la Grenouille. Elle existe aussi en Espagne; on en a fait le genre Cultripes. (P. G.)
•PELOBATUS (WJç, vase; je marche). ihs. — Genre de Coléoptères penlamères, famille des Carabiques, tribu des Sirnplicimanes de Latreille ou de la deuxième subdivision des Féroniens de Dejean , créé par Fischer {Mémoires des nat. de Moscou , t.V,p.467) et adopté par Faldermann (Fauna Transcaucaska , I, 69, 73). Il se compose des huit espèces suivantes • P. aurichalceus Ad., congener Zimm., mourus Er., héros, costipennis, chalceus, auroolus, lugubris Fald., qui, toutes, sont originaires des provinces méridionales de la Russie. Dejean les a confondues avec les Labrus, et Zimmermann leur don ne le nom de Eustocles. (C.)
•PELODES. ois. — Division générique établie par Kaup aux dépens du genre Sternia, et dont le type est le St. leucopareia Natt. Voy. areaiiB. (Z. G.)
•PELODISCUS, FiUioger. iBPT.-Genre d'Émydes. (P. G.)
*PELODYTES( , marais ; ti^ , qui nage), bept. — Genre de Batraciens de la famille des Raniformej, établi
par M. Fitzinger pour une espèce européenne, dont la distinction est due à Daudin.
Cet erpétologiste a décrit, en effet, sous le nom de Rana punclata , une petite espèce douée de couleurs asses gracieuses , et que l'on trouve asses communément aux envi- i rons de Parts, dans la Seine, dans les marais ou dans les petites mares de plusieurs localités. La A. punctala existe aussi aux en* virons de Montpellier, principalement dan» les ruisseaux, et dans beaucoup d'autres localités de France. Sa peau est un peu granuleuse ; sa couleur est d'un vert cendré en dessous avec de* ponctuations noires ; ses pieds sont barrés ; en dessous , le corps est vert couleur de chair , avec quatre taches brachiales violacées. Les caractères génériques sont les suivants :
Langue disco-ovalaire à peine échancrée, mais libre i son bord postérieur ; un groupe de denU vomériennes à l'angle aotéro-ioterne de chaque arrière -narine; tympan distinct ; trompes d'Eustache de grandeur moyenne ; quatre doigts libres aux pieds de devant; ceux de derrière réunis par une membrane, tantôt excessivement courte, tantôt assex développée; premier os cunéiforme faisant une saillie arrondie ; apophyses transverses de la vertèbre sacrée dilatées en palettes triangulaires.
Les Pelodytes ont, comme tous les Batraciens raniformes, la mâchoire supérieure garnie de dents, caractère qui les distingue des Crapauds. (P. G.)
•PELOGONUSCim^, limon ; y»i*, **■ tre ). nu. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, tribu des Népiens, famille des Galgulides, établi par Latreille {Gênera Cru* taceorumetlnsectorum, t. III, p. 143). L'espèce type et unique, Pelogonus mormnai*, Lalr., habite le voisinage des eaux, principalement dans la France méridionale. (L.)
•PELOMEDUSA. nwr.— Geored Êraydes distingué par M. Fitxinger. (P. G.)
•PELONECTES. aerr.— Genre deSjUmandres aquatiques distingué par M. Fitlinger. Poy. tsitons. (P- G )
*PELOMUM (anagramme du mot e*iplium, genre voisin), ws. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, tribu des Clairones, établi par Spinola (Essai monographique sur les Cléntes, 1. 1 , p. 347), et rappporté aux Clérites cle-
PEL
roTdd de l'auteur. Il se compose de 50 espèces américaines ; 27 ont été décrites par Spinola, et les autres l'on tété par Klug, dans une rnooograpfaie des Insectes de la même tribu, 1 publiée peu de temps avant. Parmi ces nom- ; breuses espèces, nous citerons principalement : les P.pilosum, marginalum, oculatum Say, nfueuro, seminigrum (prœustum Sp. ) CbTt. , tricolor (collare Sp.). trifasciatum, helopioides (pulchellum Sp. ) Lap., viridipenne et liluratum Kirby.
Ces insectes ont pour caractères principaux : Massue antennaire, aussi longue ou plus longue que les articles 2-8 réunis; pénultième article des tarses aussi grand ou plus grand que l'antépénultième. (C.)
PÉLOPÉE. Pelopœus (nom mythologique), ms. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Spbégiens, famille des Sphégides, établi par La treille (Gênera Crustaceorum et fnsectorum, t. IV, p. 60) aux dépens des Sphex, dont il diffère principalement par des mandibules arquées et faiblement unidentées.
Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces qui habitent toutes dans les parties chaudes du globe. Parmi elles, nous citerons le Pelopmts spirifex (Sphex id. Lion.), la plus commune du genre et très abondante dans le midi de la France, l'Asie mineure et le nord de l'Afrique ; le Pelopœus hcmipterus Fabricius, commune à l'Ue-de France. Voy. l'article sphégieks où il sera question des mœurs de ces Insectes. (L.)
PELOPBILA (W*î , vase; ffto< , qui aime), ms. — Genre de Coléoptères pen ta mères, famille des Carabiques, tribu des Simplicipèdes ou Féroniens, créé par Dejean {Spécies général des Coléoptères, t. Il, p. 262), qui lui donne pour type le Car. borealis Def., et les variétés indiquées par cet auteur ont été considérées, par les entomologistes russes, comme esp. distinctes; telles sont les P. Dejeanii, marginala, Eschscholtzii , elongala Mann, et Ochotica Sablberg. Elles proviennent soit de Sibérie, soit du Kamtschatka.(C)
*PÉLOPiHLE.Pe<op/iitus marais; 4>fto; , qui aime), bept. — Genre de Pythons établi par MM. Duméril et Bibron ( Erpét. gén., t. VI, p. 523) pour une espèce découverte à Madagascar par M. Dernier, et qu'ils ont les premiers fait connaître. Voy. py- THU5. (p. G.)