PEP
méril et Bibron pour deux espèces d'Afrique. En voici les caractères :
Téle large , déprimée , couverte de plaques ; museau arroodi ; mâchoires légèrement arquées, tranchantes; deux barbillons sous le menton; point de plaque nuchale; sternum non mobile, cinq ongles à tous les pieds; queue médiocre inonguiculée.
Une de ces espèces est la Routsdtre de Lacé pède ( Tesludo subrufa et galeata de Daudin ); l'autre est VEmys Adansonii de Schweigger. La première est du cap de Bonne- Espérance ; celle-ci vient du Cap- Vert.
•PENTREMITES cinq ;
trou), échuc. — Genre de Crinoïdes établi par II. Say pour quelques corps fossiles imparfaitement connus, qui semblent être intermédiaires entre les Crinoïdes a corps ovolde ou pyriforroe , et les Oursins. Le tét, de forme subglobuleuse, déprimée, presque pentagonale, est composé de trois petites pièces dorsales , inégaies , enfoncées, au-dessus desquelles se trouvent deux rangées coronaires de cinq pièces chacune, les supérieures étant pétaloïdes, percées d'un trou à l'extrémité libre, et présentant, en outre, extérieurement, une sorte d'anibulacre limité par une série de pores. Le corps est porté par une tige cylindrique composée d'articles percés d'un trou rond et radiés à leur surrace articulaire.
(Du.)
PEXTSTEMON (*«Vtc, cinq; ot^u», filament), bot. pu.— Genre de la famille des Scrophularinécs, tribu des Digilalées, établi par L'Héritier (Use.), et assez généralement «dopté. Les plantes qu'il renferme sont des herbes des régions boréales et tropicales de l'Amérique. Voy. scbopbclamsées.
PE\TZ!A. bot. ph. — Genre de la famille des Composées-TubuliQores, tribu des Sénécionidées, établi par Tbunberg (Prodr. ,145), et dont voici les principaux caractères : Capitule multiflore, bomogame. Involucre ovale, formé d'écaillés imbriquées, scarieuses sur les bords. Réceptacle étroit, plan, puis convexe, et chargé de quelques poils épars. Corolle à tube cylindrique, a limbe 5-fide. Anthères sessiles. Akènes sessiles, étroits, dépourvus d'ailes. Aigrette membraneuse, lubuleuse, irrégulièrement découpée.
Les Pentzia sont des arbrisseaux très fameux, plus ou moins blanchâtres, à feuilles alternes, ramassées, variablement incisées, ou dentées; à capitules terminaux jaunes, solitaires ou réunis en corymbe.
Ces plantes croissent principalement an cap de Bonne Espérance.
De Candolle (Prodr. , VI, 1 36) décrit doure espèces de ce genre réparties en deux sections, qu'il nomme et caractérise ainsi: a. Oomorphœa : Capitules ovales, réunis en un corymbe; toutes les écailles de l'involucre transparentes; b. Sremocephala : Capitules campanulés ou globuleux, solitaires au somme i des rameaux ; involucre à écailles intérieures seulement scarieuscs. (J.)
•PEPEIUDIA, Reich. (Consp., 212). sot.
PB. — Syn. de CMoranthus, Swartz.
•PEPERIDIUM, Lindl. (Introduct., édit.
H, 446 ). bot. po. — Sjn. de Reneaîmia, Linn.
PEPEMXO ou PÉPÉIIIXE (nom italien), géol. — Roche formée de matières basaltiques passées à l'état de wacke et réunies par un ciment de trass. Cette roche, ordinairement friable, est quelquefois assez dure pour servir de pierre de construction. On l'emploie, en effet, à Kome à cetosige. La variété connue sous le nom de Pouzzolane sert aussi à faire des mortiers remarquables par leur solidité, et très recherches pour les constructions hydrauliques.
Le Peperino a pu se former à diverses époques géologiques, mais il appartient surtout aux terrains volcaniques de la période paléotuérienne. (C. d'O.)
PEPËllOMIA, Gaudich. (adFreyc, 313 ). bot. pb. — Voy. poivbx.
PEPIN, bot. — Nom vulgaire donné aux graines de certains fruits ( Raisins , Groseilles, etc.).
PEPITES, ma. — Une des formes de l'Or natif. Voy. o*.
PEPL1DIUM. bot. PB. — Genre de la famille des Scrophularinées , tribu des Gratiolées, établi par Delille ( Flor. Agypt., 148, t. 4, f. 2). Herbe de l'Asie et de l'Afrique. Voy. scsophulabimées.
PEPLIS. bot. pu. — Genre de la famille des Lythrariées, tribu des Eulythrariées , établi par Linné (Gen., n. 446). Herbes des régions marécageuses de l'Europe et de l'Asie. Voy. lytbrarièej.
PER
PER uh5
PEPO, Toorner. (but. t. 33, 34). bot.
m. — Voy. cocbge.
PEPOAZA, Axara. ois. — Synonyme de Tœnioptera, Bonap. Voy. mm.
•PÉPONIFÈRES. Peponiferœ. bot.ph. — M . Endlicber a établi sous ce nom une classe de plantes qui correspond presque entière» ment eux Cucurbiucées(voye* ce mot). Seulement il y joint les Bégoniacées; mais on doit faire remarquer que les caractères, notamment cent de le graine, ne répondent paa à ceux qu'il assigne i le classe en question. (Ad. J.)
•PE PRILTJ9. roiss.—G . Cuvier avait é tabli ce genre (Règne animal, t. Il, p. 213) pour deux espèces de Stromatées que plus tard (Histoire des Poissons, t. IX, p. 408) il a réunies au genre Rbombe. Voy. buobbk. (M.)
PfcPïilS. icis. — Genre de Tordre des Hyménoptères, tribu des Sphégiens, famille des Spbégides, établi par Fabrkius ( Sysl. Pie:., p. 213), et caractérisé principalement par des mandibules longues, courbées, faiblement unidentées ; par les palpe» maxillaires à peine plus longs que les labiaux ; par le labre grand.
Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces ornées de brillantes couleurs, et d'une taille considérable. Nous citerons principalement les Pep. héros, ruflcornis et dimidiala, qui habitent l'Amérique méridionale, principalement le Brésil. (L.)
PER A. bot. ra. — Genre de la famille des Euphorbiacées?, établi par Mutis ( in Ad. Academ. Holm., 1784, p. 299, t. 8). Arbres de l'Amérique tropicale.
* PERACÏON . haï. — M. Gray ( Ann.
of PMI., XXVI, 1825) a proposé de former sous ce nom un groupe particulier de Mammifères marsupiaux dont il sera question à l'article Sarigue. Voy. ce mol. (E. D.)
PEUALTEA. bot. pfl. — Genre de la famille des Légumineuses -Papilionacées, tribu des Lotées-Galégées , établi par H. B. Kuntk (m Humb. et Bonpl. Nov. gen. et sp., VI, 469, t. 389). Arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. Liconiiteuses.
PfiRAMA. bot. ro. — Genre de la famille des Rubiacées-CofTéacées, tribu des Spermacocées, établi par Aublct (Quian., I, 54, k 18). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy. BUBIACÉK*.
PÉR AMÈLE. Perameles («»?p«, poche ;
mêles, blaireau), un. — Genre de Mammifères de l'ordre des Marsupiaux , créé par Ét. Geoffroy Saint-Hilaire ( Ann. du Mus. , t. IV, 1804), et qui, i son origine, ne comprenait que deux espèces : l'une, le Didelphis obesula Sbaw, et l'autre, nouvelle à cette époque, et qui avait été rapportée des terres australes par Péron et Lesueur. Illiger (Prodr. Mam. et Av., 1811) adopta ce genre, mais il en changea le nom en celui de Thylacis (9v)o{ , bourse), qu'il ne faut pas confondre avec le groupe des Thylacinus , créé depuis par M. Temminck aux dépens desDasyures. En 1817, Ét. Geoffroy Saint-Hilaire partagea en deux groupes distincts les deux espèces qu'il avait placées dans le genre Péramèle; il fit du Perameles obesula le type du genre Isoodon {voy. ce mot), et il ne conserva dans le genre Péramcle que l'espèce décrite par Péron et Lesueur sous le nom de P. nasuta. Plus récemment plusieurs toologiites, et principalement MM. Quoy et Gaimard , firent connaître de nouvelles espèces de ce groupe ; de sorte qu'aujourd'hui le genre Péramèle comprend cinq espèces. On doit, en outre, en rapprocher comme en étant au moins très voisins les trois genres Isoodon , Chœropus et Echymipera , qui ne comprennent chacun qu'une seule espèce. Les découvertes des naturalistes augmenteront le nombre et les espèces de ce groupe, et alors les coupes secondaires pourront devenir véritablement utiles.
Les caractères des Péramèles sont principalement tirés de leur système dentaire, qui e été étudié avec soin par Fr. Cuvier dans l'espèce type du groupe, le Perameles nasuta. Leurs dents sont au nombre de quarantehuit : dix incisives , deux canines , six fausses molaires et huit vraies à la mâchoire supérieure ; la mâchoire inférieure n'a que six incisives, mais le même nombre de canines et de molaires. Les incisives d'en haut sont disposées à ^extrémité d'une ellipse très allongée dont la convexité est en dehors : elles sont au nombre de cinq de chaque coté ; la première est petite , tranchante et couchée en dedans ; les trois suivantes, semblables l'une à l'autre, et un peu plus grandes que la première, sont aussi tranchantes, mais à tranc hant un peu plus oblique d'arrière en avant : ces quatre dents se touchent , et après elles existe un
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espace vide qui les sépare de la cinquième incisive, qui est petite, pointue, comprimée de dedans en dehors , et un peu crochue. Un espace vide isole cette dernière de la canine, qui est très pointue, très crochue, comprimée de dedans en dehors , et à bords arrondis. Les deux premières fausses molaires se ressemblent et ne diffèrent pas de la forme des vraies molaires ; celles-ci ont de l'analogie avec les dents correspondantes des Desmans , et sont composées de deux prismes posés sur une base qui s'étend en portion de cercle dans l'intérieur de la mâchoire. La dernière molaire est tronquée obliquement à sa partie postérieure. A la mâchoire inférieure, les trois incisives de chaque côté sont couchées, disposées sur une ligne oblique par rapport 1 celles du côté opposé: les deux premières sont simples, petites et tranchantes ; la troisième , un peu plus grande , est bilobée. La canine est déjetée en dehors, plus épaisse et plus courte, quoique de même forme que celle d'en haut ; les molaires inférieures ressemblent aux supérieures. Dans les vieux individus les prismes des molaires s'usent en grande partie. La tête des Péramèles est longue ; le museau pointu ; les oreilles médiocres ; les membres à cinq doigts robustes, garnis d'ongles grands, presque droits, bien séparés aux pieds de devant ; le pouce et le petit doigt rudimentaire sont sous la forme de simples tubercules; les pieds de derrière sont une fois plus longs que ceux de devant , à quatre doigts seulement, dont les deux plus internes sont très petits, réunis et enveloppés par la peau jusqu'aux ongles ; le troisième est robuste, et le quatrième externe est très petit; la queue est non prenante , mais velue et làcbe, peu épaisse a sa base, médiocrement longue, pointue et un peu dégarnie de poils en dessous. Les femelles ont une poche abdominale. Le pelage est composé de deux sortes de poils.
Voisins des Sarigues par leurs formes générales, les Péramèles s'en éloignent par leurs mœurs. Leur nez allongé indique que le sens de l'odoratest très développé chez eux, qu'ils doivent habiter des galeries souterraines qu'ils se creusent avec leurs ongles robustes, et dans lesquelles ils y vivent de chairs mortes, de petits Reptiles ou plutôt d'Insectes. La forme de leurs pieds rapproche ces ani-
maux des Kanguroos ; toutefois ces derniers n'ont pas l'espèce de pouce qu'on remarque dans les autres. Leurs jambes postérieures , plus longues que les antérieures, leur permettent de s'élancer par bonds, ou deseteoirsur teur derrière a la manière des Kanguroos. Ils courent en sautillant. Leur cri est aigu et assez semblable à celui que font entendre les Rats lorsqu'ils sont inquiétés. Du reste, leurs moeurs nous sont encore bien peu connues.
Ces animaux paraissent habiter de préférence le littoral de la Nouvelle-Hollande et les cantons sablonneux et plats; ils sont propres exclusivement a l'Australie, ainsi que tous les autres Marsupiaux.
Nous allons maintenant indiquer les diverses espèces de Péramèles, en suiraot les divisions qui ont été formées dans ce genre.
t. Cbobbotos, Ogilbj.
Une seule espèce, désignée par M. Ogilby sous la dénomination de Chœroput ecmdalus, et trouvée sur les bords de la rivière de Murray à la Nouvelle-Hollande, forme ce groupe. Voy. chobbopos.
2. Pebameles, Ét. Geoffr., Auct. i° Le Péramèle nez kmhtu, Péramèles nasuta Ét. Geoffr.,, Cuv., A.-G. De»m.,Fr. Cuv. D'une longueur de 50 centira. environ, avec une queue longue de 15 à 10 ceotim. Le museau est très effilé, et tenez prolongé au-delà de la mâchoire. Le pelage est médiocrement fourni, plus abondant et plus raide sur le garrot , mélangé d'un peu de feutre et de beaucoup de soies, cendré à son origine, et fauve ou noir à la pointe; la teinte générale est, en dessus, d'un brun clair, et blanchâtre en dessous ; les ongles sont jaunâtres; la queue est brune, tirant sur le marron en dessus, et châtain en dessous. Cette espèce a été trouvée an port Jackson.
2<> Le Fera mêle ob Bocgaihviub, Péramèles Bougainviliei Quoy et Gsimard (Zoologie de VUremi»), Peramelet nesuia junior Temminck. Les oreilles sont plus développées que dans l'espèce précédente. Pelsge médiocrement dru, plus abondant sur le garrot, mêlé d'un peu de feutre, cendré à l'origine et roux-brun à la pointe ; ce pelage est d'uo roux marqué en dessus, d'one teinte plus pèle en dessous; la queue est d'un roux
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brun en dessus, et roux cendré en dessous; les ongles sont jaunâtres. On n'a encore observé qu'un jeune individu de celle espèce, et son système dentaire différait beaucoup de celui du Perameles nasula. Cet animal a été tué dans des touffes de Mimosa, au bas des dunes de la presqu'île Péroa, à la baie des Chiens-Marins.
3* Le Pérambie db Ludwsow, Perameles Ludwsonii Quojet Gaimard (toc. cit.). Cette espèce, de grande taille, dont le pelage est roux brun en dessus et comme fauve en dessous, n'est pas bien authentique. Un seul individu, provenant de Bathurst au-delà des montagnes Bleues, en avait été donné à MM. Quoy et Gaimard , mais ces voyageurs le perdirent dans le naufrage de VUranie aux Iles Malouines.
Les deux autres espèces de ce groupe, que nous nous bornerons à indiquer, sont :
4* Le Peramcles Gunnii Gray , trouvé à Van-Diémen.
5° Le Perameles lagotis Owen , qui provient des bords de la rivière des Cygnes.
S. Echyhipsba, Lesson.
Une seule espèce entre dans ce groupe,
c'est :
Le Pébahèlb kalcbu, Echymipera kaîubu Lesson, Perameles doreyanus Quoy et Gai* mard (Voyage de l'Astrolabe). Cet animal, de petite taille , car on dit qu'il est de la grandeur d'un Mulot, a son pelage d'un «ris fauve; la queue est presque nue. lia été trouvé d'abord aux lies Waigiou, et depuis à la Nouvelle-Guinée.