Isoodon, Ét. Geoffroy
Ce groupe ne comprend qu'une seule es- ) pèce :
Le Pérabèle obésule, Isoodon obesula Fr. Cuvier, Ét. Geoffroy, Perameles obesula Ét. Geoffroy , Didelphis obesula Sbaw, qui provient du Port-Jackson, et qui devrait très probablement rentrer dans la subdivision desPéramèles proprement dits, a été indiqué à l'article isoodon de ce Dictionnaire. Voy. ce mot. (E. D.)
•PERAMELID«, Waterh., et PERA- MELIKA, Gray. u\m. — On a désigné sous ces noms une petite famille de Mammifères marsupiaux comprenant les genres Perameles et Isoodon. Voy. ces mois. (E. D.)
PER kkl
• PERAMELISHXE. s?am. — M. Lesson (Nouveau Tableau du Règne animal, Mammifères, 1 842) indique ainsi une famille de Marsupiaux, caractérisée par les membres postérieurs plus longs que les antérieurs, et qui comprend les genres Chotropus, Echymipera et Perameles. Voy. ce dernier mot.
• PERAMYS ( «tfpa , poche ; PvÇ, rat ). ■av.— M. Lesson (NouveauTableau du Règne animal, Mammifères, 1842) a créé sous ce nom un groupe de Marsupiaux qui peut rentrer dans le genre Didelphe des auteurs. Les Peramys ont quarante-huit dents : à la mâchoire supérieure, cinq incisives de chaque côté, une canine saillante de chaque côté, quatre fausses molaires et six vraies ; à la mâchoire inférieure, les incisives sont au nombre de quatre de chaque côté ; il y a également deux canines saillantes ; les molaires , toutes à pointes acérées, sont au nombre de six pour les fausses, et de huit pour les vraies.
On place quatre espèces dans ce genre : deux de la Plata, les Peramys brachyurus et crassicaudata Lesson ; une du Brésil , P. trislriata, et une du Paraguay que M. Lesson nomme p. pusilla. (E. D.)
PERAIMEMA , Don (Népal., 12). bot. en.
— Syn. de Sphosropteris , R. Br.
PERAPHYLLUM («*>«, trou; yvtto».
feuille), bot. ra. — Genre de la famille de* Pomacées, établi par Nullall (m Torrey et A. Gray Flor. of Norlh. Amer., I, 474 ). Arbrisseaux de l'Amérique boréale. Voy. ro-
HACÉB8.
PERÇA, poiss. — Voy. pbbchb.
PERCE, roiss — Nom vulgaire du Cobitis fossilis.
PERCE, zool. bot. — On a donné ce nom avec quelque épithète a des animaux et à des plantes qui ont la propriété réelle ou imaginaire de percer les corps ou le sol qui les nourrit, ou quelque partie de la substance de ces corps divers. Ainsi l'on a appelé :
En kbthyologie :
Perce-pi ebbb , la Blennie baveuse; Perce-rat, les Raia pastinacatl aquila.
En Entomologie :
Pebce-obeili.es , les Forficules.
En Ornithologie :
Perce- pot, la Sittelle.
PER
En Botanique :
Perce-bosse, le Lytimachia vulgaris ; Perce-v etjille , les Buplèvres ; Perce- vocsse , le Polytrichum commune; Perce-ior aille , la Pariétaire officinale; Peacc-miGB, les Nivéoles, Galanthus, etc.; Perce-hed, VAphanes arvensis; Pesce-pierre, le Crithmum Perce-terre , le Nos toc commun.
PERCE BOIS. ira. — Voy. terédile».
PERCHE. Perea, Un. — Genre de Poissons de l'ordre des Acantfaoptérygien* , formant le type de la famille des Percofdes. Linné caractérisait ainsi son genre Perche : « Mandibules inégales, armées de dents aiguës et recourbées; un opercule de trois lames écailleusts, dont la supérieure cet dentée sur les bords; sis rayons à la membrane branchiostége; la ligne latérale suivant la courbure du dos; les écailles dures; les nageoires épineuses ; l'anus plus prés de la queue que de la tête. • Ces caractères, insuffisants pour déterminer aujourd'hui rigoureusement la famille des Percoïdes, conviennent néanmoins au genre Perça, en observant que les Perches proprement dites ont les opercules épineux, les préopercules dentés, et les nageoires ventrales exactement situées aous les pectorales. M. Valenciennes ( Hist. des poiss. , t. II ) assigne aux véritables Perches les caractères suivants : « Sept rayons aux ouïes , cinq aux ventrales ; des dents en velours aux mâchoires, au-devant du vomeretaux palatins; deux dorsales peu éloignées, ou même contigués; un opercule osseux, finissant en pointe plate et aiguë; un préopercule dentelé; un premier sousorbilaire offrant quelques petites dentelures a sa partie postérieure ; des écailles rudes à leur bord. » Ces Poissons vivent généralement dans l'eau douce.
i. La Perche coamms, Perça fluvtatttis Lm., a le corps un peu comprimé, rétréci vers In tête et vers la queue, ce qui la fait paraître comme bossue; son museau se termine en pointe mousse , et sa queue est presque cylindrique ; ses mâchoires sont à peu près égales, ses lèvres simples, peu charnues, surtout celles d'en haut; la mâchoire supérieure est peu protractile; les yeux sont placés au-dessus de la commissure des lèvres, presque à la hauteur du front, un peu plus près du museau que des
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ouïes. Ces dernières sont bien fendues, et leurs deux membranes sont très découvertes; leurs extrémités antérieures se croisent l'une sur l'autre; il y a dans chacune sept rayons forts et arqués. La ligne latérale des flancs est a peu près parallèle à la ligne du dos. La première nageoire dorsale commence sur le dos, vis-à-vis la pointe ds l'opercule; ses rayons, au nombre detrei» ou quinze, sont tous forts et pointus, Il cinquième le plus élevé, et le quinzième U plus court. La deuxième nageoire dorsale, d'un tiers moins longue que la première, a treixe rayons , dont le premier épineux et grêle; l'anale répond au milieu de la deuxième dorsale, et se compose de deux rayons épineux en avant, et de buit moui; la pectorale, assez faible, a quatorze rayon». Enfin, la ventrale se compose de cinq rayons mous et d'un épineux à sa partie externe.
Les couleurs de la Perche varient beaucoup, en raison de la nature des eaux qu'elle habite. Dans les courants limpides , sur on fond sablonneux , elles sont généralement plus vives et d'une teinte plus foncée. Le fond est d'un jaune plus ou moins doré ou verdâtre, passant au jaune plus vif sur les flancs, et au blanc presque mat sur le ventre. Le dos est d'un vert noirâtre, donnant naissance â cinq bandes également noirâtres qui vont se perdre sur les cotés. Quelquefois ces bandes sont au nombre de six à boit; d'autres fois elles disparaissent et ne laissent à leur place que des macules nuageuses plus ou moins grandes sur une partie des flancs. La tête a le dessus d'un noir plus prononcé que le dos. La première nageoire dorsale est grise ou violâtre, tachée de noir; la deuxième d'un jaune verdâtre ou à membrane noirâtre et rayons jaunes; la pectorale est d'un jaune rougeâtre ; les ventrales, l'anale et le bord postérieur et inférieur de la caudale sont d'un beau rouge vermillonné. Le reste de la caudale est d'un rouge foncé, teint de noirâtre vers sa base.
La Perche, un de nos plus beauz et de nos meilleurs Poissons d'eau douce, est extrêmement commune dans nos rivières, nos lacs et nos étangs, ainsi que dans toute l'Europe tempérée et dans une grande partie de l'Asie. Si je l'ai décrite ici un peu longuement, c'est moins pour la faire reconnaître que pour appeler l'attention sur plusieurs