‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 127 sur 170 · S PER · texte numérisé non relu

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ridrotnidei , établi par M. Boisduval (Sp. génér. des Lépid.) qui y comprend cinq à six espèces, toutes propres à l'Amérique méridionale (Peridr. feronia, aretkusa, etc.).

*PÉRIDROMIDES. Peridromides. ws.— Tribu établie par M. Boisdural dans la famille des Diurnes, ordre des Lépidoptères , et dont les principaux caractères sont (Boisdur., Hist. des Lépid.) : Quatre pattes dans les deux seies ; chenilles munies de prolongements épineus. Bord abdominal des ailes inférieures très développé ; cellule discoïdale fermée; crochets des tarses un peu bi- Qdes; palpes cooligus ascendants.

Cette tribu ne renferme que le seul genre Peridromia, Boisduv. (L.)

•PERIEGES ( w.orty^ç , qui se meut en rond). Ins.— Genre de Tordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Cucurlionides gonatocères, et de la division des Byrsopsides, créé par Scboenberr (Gênera et sp. Curculion. tyn.t t. VI, II, p. 420), et qui ne renferme encore qu'une seule espèce , provenant du Caucase, le P. bardus Scbr. (C.)

•PERIGONA (ntpt, tout autour; ymvU, angle), irs. — Genre de Tordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Carabiques, de la tribu des Ditomites, créé par Laporte de Castelnau (Éludes enlomol. , p. 152. — Hist. nat. des An. art., t. I, p. 70). Ce genre est voisin des Morio. L'espèce type, la P. pailidaCasl., est originaire du Sénégal. /q\

PERIGOVE. Perigonium. bot. ph —Nom donné à l'en veloppe des organes sexuels dans les plantes. Voy. flbub.

PÉRIG1NE. Perigynus (»Pitf, autour; fv»»î, pistil), bot. m. — On donne celte épithète à la corolle ou aux pétales , quand ils prennent naissance sur la paroi interne du calice (Campanula), et aux étamines, lorsqu'elles s'attachent à la paroi interne du pcriantbe, au-dessus de l'insertion de l'ovaire, comme dans les Rosacées , etc.

PÉRIKLWE(wlp„Wç, très Incliné), «w — Espèce du groupe des Feldspaths , que la plupart des auteurs rapportent à l'Albite, mais que Breithaupten a distinguée par les caractères suivants : Ses cristaux peu transparents, et d'un blanc mat, sont très raccourcis entre les faces terminales, et ont pris leur plus grand accroissement dans le aens transversal , parallèlement à la grande |

I diagonale. Ils sont ordinairement groupés par hémilropie parallèlement i la base P, l'angle rentrant se montrant sur la face latérale M. Le clivage parallèle au troisième pan T est peaucoup plus net que celui qui est parallèle i 11 , contrairement i ce qui a lieu dans les autres espèces feldspatbiques. Ces cristaux , que la Cblorite accompagne ordinairement , se rencontrent au Saualpe en Carintbie, à Scbminertbal en Tyrol , as Saint-Gotbard en Suisse, etc. Leur composition est la même que celle de l'Albite, à cela près qu'ils renferment jusqu'à 2 ou 3 pour tOO de Potasse. Voy. feldspath. (Dix.)

PERIL AM PUS («tpJotpm;;, éclatant), lits. — Genre de la tribu des Cbalcidiens , groupe des Diplolépites , de Tordre des Hyménoptères, établi par Latreille et adopté par tous les entomologistes, arec de plus ou moins grandes restrictions. On reconnaît les Perilampus à leur abdomen cordiforme, et surtout à leurs antennes courtes , dont les deuiième et troisième articles sont très petits , et le quatrième long et large. Ces Hyménoptères sont de Jolis insectes d'an vert doré, dont la taille est fort eiiguê. Les plus répandus sont les p. viotaceus, italiens (ftptolepis violacca et Ualica Fa br .). (Bl )

PER1LITUS («ipf, autour; Lw^, uni).

ins. — Genre de la famille des Braeonides, tribu des Icbneumoniens , de Tordre des Hyménoptères, établi par M. Wesmad (Monog. des Broc, de Belg.), sur quelques espèces dont l'abdomen est très pédonculé, la tarière saillante et les ailes n'ayant que deux cellules cubitales. (Bt )

PERILLA. bot. ra. — Genre de la famille des Labiées , tribu des Menihoidées- Menthées, établi par Linné (Gen., n. 578). Herbes de l'Inde. Voy. labiées.

PERILOMIA («tpf, autour; JS^, frange ). bot. ph. — Genre de la famille des Labiées, tribu des Scu tel lari nées, établi par H.-B. Kunlh {in Hwnb. et Bonpl., Sot.

gen.etsp.. H, 327, t. 157). Herbes ou arbrisseaux du Pérou. Voy. labiées.

*PERILYPLS(«<PrW{, très affligé), nu.

— Genre de Tordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Malacodermes , de la tribu des Clairon es, établi par Spioola (Essai sur les Clérites, 1. 1, p. 103 ; t. V, p. 4) qui le rapporte i ses Clérites cléroldes. Ses caractères sont : Fémurs postérieurs dépassant

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l'extrérailédesélytres; antennes aplaties, de onze articles dont huit sont terminés en scie ; le dernier ovalaire, obtus; labre écbancré. L'espèce type, le p. carbonarius Spin., est originaire du Mexique.

Ce genre, placé entre les Tillus et Calli- Iheres, a plus d'analogie, sous le rapport du faciès, avec le genre Colyphus, composé despèces du même pays qui ne paraissent en différer que par leurs antennes filiformes ou monitiformes. (C.)

M'ERIM ACHETES (w désirable), ihs. — Genre de l'ordre des Coléoptères télramères, de la famille des Curculionides gonatocères, de la division des Pachyrbynchides , établi par Schœnberr (Cw. et sp. Curculion. syn., t. V, p. 837), sur deux espèces de la Nouvelle-Hollande , les P. tenebricosus M.-L. et auslralis B.-D. (C.)

*PEMMECUS, Latreille, DiIlwin,Kirby.

no. — Synonyme de Cralonychus , Dej., Ericbs., ou Melanolus, Escb. (C.)

PERI ME LA (ir<p<, autour; ^1aî, noir), causr. — C'est un genre de l'ordre des Décapodes bracbyurcs, de la famille des Cyclométopes, établi par Leacb aux dépens des Cancer de Herbst, et rangé par M. Milne Edwards dans la famille des Cancériens. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre qui est le Perimcla denticulata Montag.

(Trans. Linn. toc, t. IX, pl. 2, fig. 2.) Elle est commune sur les rôles de la Manche et de la Vendée; elle habile aussi la Méditerranée , car elle n'est pas rare en Sicile et surtout sur les côtes de l'Algérie où je l'ai rencontrée assez abondamment. (H. L.)

*PERL\EERA. Ins. — M. Haliday indique sous ce nom une de ces divisions du genre Tenihrède. Voy. ce mot. (Bl.)

PEKIOLA. bot. ca. — Genre de Champignons établi par Frics ( Syst. , II , 26G ) , qui le caractérise ainsi : Tubercules sans racines , de forme arrondie ou irrégulicrc , homogènes, charnus ou gélatineux intérieurement, recouverts d'une écorce mince , se changeant en une villosité persistanle; sporules éparses vers la surface. Les espèces de ce genre, peu nombreuses, croissent sur les •vieux troncs d'arbres ou sur les végétaux renfermés dans les caves (Per. hirsuta, pubescens, tomenlosa).

PÉRIOPHTUALME. Periopkthalmus tntpl, autour ; o;0x>;ios, œil), pois», — Gcure

de l'ordre des Acanthopiérygiens, famille des Gobioldes, établi par Bloch (édit. de Schn,9 p. 63) et adopté par G. Cuvier {Itèg. anim., t. II, p. 245). Les principaux caractères de ce g. sont: Tête entièrement écailleuse; yeux tout-à-fait rapprochés l'un de l'autre , garnis à leur bord inférieur d'une paupière qui peut les recouvrir; nageoires pectorales couvertes d'écaillés sur plus de la moitié de leur longueur, et leur donne l'air d'être por tées sur une espèce de bras. Ces Poissons ont encore les ouïes plus étroites que celtes des autres Gobies , ce qui leur permet de vivre assez longtemps hors de Tcau ; aux Moluques leur pairie, on les voit ramper ou sauter sur la vase et sur les herbes du rivage pour se mettre à l'abri des attaques des grands Poissons ou poursuivre les Crevettes dont ils font leur principale nourriture.

Deux subdivisions ont été établies dans le genre Périopbthalme : la première comprend les espèces chez lesquelles le disque des ventrales est séparé presque jusqu'à la base (Poriophl. Kœheuteri Bl. , tredecim-radiatus Cuv. et Val. , Papilio Bl. Schn., argenli Uneatus Cuv. et Val.). La seconde section so compose de toutes les espèces qui ont Icj ventrales réunies jusqu'au bord ( Periophl. Schlosseri BL Schn. , septem radialus , novem-radiatus, Freycineli Cuv. et Val ). (M.)

•PEUIOPS («ipt', autour; <S|,œil). bept.

— Waglcr, dans son Syslema amphibiotum, a distingué génériquetnent sous ce nom le Coluber hippocrepis, jolie espèce d'Opbidien du midi de l'Europe (Morée, Italie et Espagne), ainsi que du nord de l'Afrique (Égypte et Barbarie). Les yeux de cette Couleuvre sont entourés d'un cercle de scu telles, qui lui ont valu son nom. (P. G.)

PEKIOUGES (Tripette, qui est en colère), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères télramères, de la famille des Curculionides gonatocères, et de la division des Brachydérides, créé par Schœnberr {Gen. et sp. Cucurlio. syn., t. VIII, p. 186), auc une espèce de l'intérieur du Brésil , le P. subsignalus Scbr. (C.)

PERIOROMYS, Laiz. etParr. ma*, fu.s.

— Voy. HOSUEURS FOSSILES. (E. D.)

*PÉRIPATE. Peripalus («cpiwaTi» , je marche), annél. — Le genre fort curieux de Vers auquel on donne le nom de Péripaie n'est lias couuu depuis très longtemps des natura-

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listes; il a été décrit, en 1826, dans le Zoolog ical journal, par Lansdown Guildiog. Sa . description fait partie d'un travail relatif aux Mollusque* des Iles Caraïbes . el il a été considéré , on ne sait trop pourquoi , comme apparieoant lui-même au type desMollusques. Guildiog le regarde néanmoins comme devant former une classe particulière dans ce type, classe qu'il nomme Polypodes.

Les caractères des Péripates sont assez singuliers, et, comme ils paraissent tenir à )a fois de ceux de deui groupes d'animaux que beaucoup de naturalistes placent asses loin l'un del'autredansla méthode (les Annélides et les Myriapodes), ils méritent d'être exposés avec quelque détail. Plusieurs de ces caractères sont d'ailleurs exclusivement propres aux Péripates, et c'est à cause de rela que l'on a Tait quelquefois du genre qui va nous occuper le type d'une classe à part. L'opinion de Guilding, qui ne voit dans les Péripates qu'un groupe de Mollusques, ne pouiait être soutenue, el elle n'a été acceptée par personne. Les Péripates appartiennent bien aux animaux articulés, quoique leur système nerveux ne soit pas, ainsi que l'a fait voir M. Milne Edwards, disposé d'après la forme habituelle aux animaux de ce type. Leur corps est couvert d'une peau peu résistante, plus ou moins granuleuse, et un peu limaciforme , c'est-à-dire subcyliodrique, aplatie en dessus et un peu atténuée a ses deux extrémités. Il est annelé circulairement, dans toute son étendue, de rides peu prononcées et rapprochées les unes des autres. Il est contractile, et il imite assez bien, dans ses mouvements, celui des Vers. Sa saillie antérieure, un peu plus séparée du reste, constitue la tète, qui est médiocrement distincte, porte l'ouverture buccale in ferieurement et, supérieurement, deux antennes subantérieures , annelées, à la base postérieure desquelles est une petite saillie bilatérale qu'on a prise pour l'œil , mais qui n'a pas été assez bien étudiée pour que l'on puisse affirmer qu'elle sert, en effet, à la vision. Wiegmann considérait ces organes comme des pattes atrophiées; elles en oui, en effet, l'apparence et nous paraissent être plutôt des tentacules rudiminlaircs, dans l'espèce du Chili, que des yeux véritables. M. de Blainville dit néanmoins que, dans l'espèce du Cap, qu'il a étudiée,

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ils constituent une paire de stemmates on points pseudo - oculaires , formées par un petit disque corné , un peu convexe et impie. La bouche présente une paire de mâchoires cornées placées sous une lèvre circulaire et pa pilleuse. On voit dans toute la longueur du corps une série bilatérale de mamelons dont la peau est granuleuse et parait aunelée. Ces mamelons rappellent, Jusqu'à un certain point, les fausses pattes de* Chenilles; d'ordinaire il 7 en a une trentaine de chaque côté; ils serveot à la marche, et sont terminés par un aupendicr tarsifbrme , grêle et court , qui supporte quelques petites soies unguiformes. L'anus s'ouvre à la partie postérieure du corps, entre deux petits appendices pédifonnes; il représente une fente vulviforme.

L'organisation interne a été étudiée fur MM. de Blainville et Milne Edwards. M. de Blainville a vu, dans le Peripatui breva, que le canal intestinal est complet et libre dans la cavité formée par Peoveloppe cutanée et sa doublure musculaire; qu'il ic forme aucune circonvolution , et qu'on ce peut 7 distinguer nettement les uoes des autres les parties désignées, chez lesaoinuut supérieurs, par les noms d œsopbage, d'estomac, d'intestin grêle, de rectum, etc.

« Tout est véritablement, dit M. de Biaisville, estomac ou rectum ; les parois eo sont extrêmement minces; elles sont boursouflées , et je n'ai pu y dulinger ni orgace hépatique libre, ni adhérent. •

D'après le même auteur , les sexes sont séparés , et dans la femelle qu'il a étudiée, on voyait un orifice médian situé eo avaoi de l'anus.

Plus récemment, M. Milne Edwards a eu l'occasion de disséquer un Péripate dAmerique. Voici quelques uns des faits qu'il a constatés.

a Le système nerveux est parfaitement symétrique, et ne ressemble nullement a celui des Myriapodes. On remarque d'aboN deux ganglions très gros qui occupent la tête et qui sont a.iosscs l'un à l'autre de focon a reposer sur l'œsophage. Cette espèce de cerveau donne naissance: 1* à une paire de nerfs optiques qui sont très couru et qui vont se terminer par un renflement sou* les points oculiformes ; 2» à une paire de oerh très gros , qui pénètrent dans les antennes ;

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3° à une paire de nerfs labiaux ; 4* & une paire Je nerfs gastriques très grêles qui se dirigent en arrière; 5" i deux cordons fort gros qui représentent le collier oesophagien des animaux annelés ordinaires , et qui , en effet, descendent sur les côtés du tube digestif, mais qui ne se réunissent pas sur la ligne médio ventrale, restent éloignés l'un de l'autre, et ne présentent que des renflements ganglionnaires peu distincts. Les cordons nerveux se logent sous les muscles près la base des pattes sur les côtés de la face ventrale du corps, et se dirigent en arrière. Au niveau de chaque patte, ils donnent naissance du coté externe à des branches destinées aux muscles de ces organes , et du coté interne on en voit naître un grand nombre de Ûlaments , dont un , plus long que les autres, m'a paru être un cordon anastomosique servant de commissure entre les deux moitiés du système ainsi éloignés l'un de l'autre. Ce mode de conformation m'a semblé très remarquable et établir, pour ainsi dire, le passage entre ceux propres aux Nemertes et aux Chloés. «

M. Milne Edwards a publié ce'.le note dans les Annales des sciences naturelles, 2* série, tom. XVIII, pag. 126. D'après ses observations, le tube digestif est garni d'un grand nombre de petits appendices filiformes et caecaux, qui ne peuvent guère être comparés qu'aux cœcums grêles et nombreux , dont une portion de l'intestin est couverte chez l'Arénicole. On voit aussi des appendices tubulaires de même nature naître des parois de la cavité viscérale, et il est à présumer qu'ils sont en connexion avec la peau. Il n'existe pointde système trachéen, mais il a semblé à M. Milne Edwards que le vaisseau dorsal donnait naissance à des branches latérales.

L'appareil femelle occupe les deux tiers postérieurs du corps et se compose de deux tubes membraneux qui sont d'abord filiformes et adhérents aux parois de la cavité viscérale, près de l'anus, mais qui ne lardent pas à devenir libres , se dirigent vers l'intestin, se recourbent et viennent déboucher près de l'anus. On y voyait des embryons vermiformes , ce qui doit faire admettre une reproduction ovovipare. Enfin, il existe, à l'extrémité opposée du corps, un appareil sécréteur qui ressemble beaucoup

| k celui des Sabelles. Il débouche en dehors par deux pores situés du côté ventral près la base des pattes de la première partie. M. Edwards croit que c'est l'appareil mâle.

Les espèces connues de Péripates sont encore fort peu nombreuses. La plus anciennement décrite est le :

Pkmpaye iULiFOAHB , Peripalus iuliformis Guilding (loolog. journ., tom. II, pag. 444, pl. 14) , Audouin et Milne Edwards {Litt. delà France, tom. II, pag. 276, pl. 8, fig. 5-7), Wiegmann {Archio. fur nalurg, 1837, p. 195).

D'après Guilding , il est brun-noir, annelé de jaune , à ventre brun rosé , et pourvu d'une ligne dorsale noire. Sa longueur est de trois pouces et sa largeur de trois lignes. Il marche quelquefois en rétrogradant , et lorsqu'il est irrité une liqueur glutineuse suinte de sa bouche. Il a été pris par Guilding dans l'Ile Saint-Vincent , aux Antilles. Mac Leay l'a retrouvé à Cuba. M. Claude Gay a recueilli au Chili des animaux du même genre. M. Justin Goudot en a pris en Colombie, et l'individu observé par MM. Audouin etMilneEdwards, provenait de Cayenne, d'où l'avait rapporté le professeur Lacordaire. Tous ces Péripates sud américains sont-ils de la même espèce? C'est ce qui n'est pas démontré. M. Gay, qui ignorait que le genre eût été nommé quand il a pris des Péripates au Chili , avait proposé la dénomination de Venilia Blainvillii. M. J.-E. Gray a publié que le Péripate des Antilles avait été découvert à la Jamaïque par Sloane, et par conséquent longtemps avant le voyage de Guilding. D'après M. Gray un exemplaire des collections de Sloane avait reçu du naturaliste Sbaw le nom de Nereis pédala, et de Leacb celui de Hunara Shavianum , l'un et l'autre inscrits dans les collections du British Muséum à Londres, mais restés inédits.

M. de Blainville a observé , ainsi que nous l'avons dit, un Péripate du Cap de Bonne-Espérance, c'est le Péripate court , Peripalus brevis Blaiov. (m Gerv., Ann.

se. nat., 1837, et Ann. d'anal, et de physiol., tom. II, pag. 315).

Celui-ci avait le corps subfusiforme , chagriné, pourvu de quatorze paires de pattes seulement , noir velouté en dcs»u< , blanc jaunâtre en dessous, et loug de

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0",0i3, les antennes comprises. Il a été recueilli par M. Jules Goadot, pendant une excursion à la montagne de la Table , au cap de Bonne-Espérance. Le seul individu qui ait été pris a été rencontré en décembre sous une pierre dans une localité ombragée. Son corps n'était pas muqueux à la surface, comme celui des Limaces, dont il a un peu l'aspect; ses pattes étaient blanchâtres. Lorsque ce petit animal est irrité, il éja* cule assez loin, par la bouebe, une liqueur transparente , incolore , qui se solidifie presque instantanément, et prend les caractères du Caoutchouc ; cette substance n'a aucun mauvais goût. Quand on prend l'animal lui-même , il se met en boule comme un Lampyre femelle.

Disons maintenant un mot des affinités des Péripates. Ces animaux ne sont pas des Mollusques, ceci ne fait aucun doute. Ce sont bien des Animaux articulés , et ils ressemblent bien plus aux Annélides qu'aux Myriapodes , dont ils ont cependant les allures et le genre de vie aérien. M. Strauss, supposait, lorsqu'il publia son beau ira' vail sur YAnatomie comparée du Hanneton et des animaux articulés, que les Pollyxènes, insectes de la classe des Myriapodes, conduisent directement aux Annélides, et particulièrement à celles que l'on nomme Léodices; il admettait aussi l'existence d'un genre inconnu , intermédiaire aux Myriapodes et aux Annélides, et qui devait les joindre plus intimement encore. On pourrait dire, en suivant cette manière de voir, que les Péripates fournissent ce genre, pour ainsi dire, prédit par la science ; et, dans un travail sur les Myriapodes, publié en 1 837 , nous avons déjà exposé cette opinion. Mais les passages d'un groupe à l'autre existent ils partout où Ton en a admis? Certainement non. Une étude plus approfondie des animaux démontre même que l'on doit être fort sobre de pareilles suppositions, et, contrairement à l'opinion que nous avions alors adoptée, nous croyons aujourd'hui que les Myriapodes et les Vert doivent être plus éloignés les uns des autres dans la méthode, et que les Péripates ne sont pas le point de jonction des uns avec les autres, mais un groupe représentant les Myriapodes dans la série des Vers a laquelle ils appartiennent.

M. de Blainville , qui s'était occupé de Péripates bien avant nous , et auquel nous devions d'ailleurs une grande parue de ce que nous avons publié sur ces animaux, les regarde comme devant former à eut seuls une classe. 11 assignait d'abord a cette classe un rang intermédiaire anx Myriapodes et aux Chétopodes , qui sont les Vers sétigères , et c'est ainsi que MM. Rolland et Pouchet , dans leurs Traités tléme* laires de zoologie, placent les Péripates. Ces naturalistes acceptent aussi le nom de Malacopodes , proposé par M. de Blainville pooi| la nouvelle classe dont ces animaux sont l'objet. Cependant, M. de Blainville a depuis lors ( Supplément au Dict. des se. nai , t. I, p. 237) descendu ses Malacopodei au-dessous des Chétopodes et des Malentomopodes (les Oscabrtons), c'est-à-dire qu'il les place maintenant avant les Vers «M« seulement. Sous certains rapports, cette manière de voir nous parait préférable à la première , car il est évident, ainsi qos MM. Lesson, Aodouin, Milne Edwards, etc., l'avaient fait remarquer, que lesPéripjif* forment réellement un groupe de Vers.

M. Edward* les avait même, dans son livre sur les Annélides , placés parmi les Annélides errantes, en n'en faisant qu'une simple famille de l'ordre qui comprend les Apbrodites, les Amphinomes, les Eanices, les Néréides, les Anciens, les Chétoptères ei les Arénicoles. Mais M. Edwards a fait depuis lors la découverte fort curieuse de la disposition tout-à fait anomale du système nerveux des Péripates, et ce caractère inconnu parmi les Annélides errantes, tubicotes ou terricoles , ne permet plus de laisser avec elles le genre qui nous occupe. Le» Péripates constituent donc un groupe de Vers lout-à fait distinct, et ce groupe pourrait devoir former à lui seul une classe dans le sous-type des Entomozoaires vermiformes. L'opinion récemment émise par un antre anatomiste, que les Péripates sont de la même classe que les Malaeobdelles , parce que cellea-d ont également le système nerveux bilatéral, ne nous parait pas susceptible d'être admise. ®*)

•PEMPAT/E. A5niu — Nom de la famille des Péripates pour M. OErsted (Krkhson's archiv., 1M4). U le» considère comme formant un sous- ordre. 6-)

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•PKRIPATIEXS. Peripalii. ahwéL. — M. Miioe Edwards {Ânnél. du tilt, de la France) a donné ce nom à la famille que comprend le genre Péripate. (P. G.)

PERI PAT L'S. AiwiL. — Voy. PÉaiPATK.

PÉRIPRORAIVTHE. Periphoranthium (n*pi , autour; ftp*», porter; 5*00;, fleur). bot. pb. — Nom donné par L.-C. Richard à l'involucre des Composées.

PERIPHRAGMOS, Ruiz etPav. (Flor.

Peruv. , H t 17, t. 131 , 133). bot. ph. — Syn. de Cantua, Juss.

•PERIPLANETA («ipiicAmnt . errer autour), iiu. — M. Rurmeister désigne ainsi {Ifandb. der ent.) un genre de la tribu des Blaitiens correspondant i celui AeKakerlac. Voy. ce mot. (Rl.)

PERIPLES. aoLu — Genre proposé par Monifort pour des coquilles microscopiques de Rhizopodcs ou Foraminifères qui doivent être réunies aux Cristallaires. Voy. ce mou (Doj.)

PERIPLOCA(iripmioxir),embrassement).

bot. ph. — Genre de la famille des Asclépiadées , tribu des Périplocées, établi par Linné ( C«., n. 390), et qui, malgré tous les retranchements successifs qu'il a subis, renferme encore 1 5 ou 1 6 espèces , dont les principaux caractères sont: Calice 5-parti. Corolle rotacée, 5-fide, dont la gorge est garnie de 5 tubercules opposés aux étamines, «t munis d'arêtes charnues , dressées. Etamines S, insérées à la gorge de la corolle, saillantes; filets distincts; anthères barbues sur le dos, ei terminées par un appendice aigu. Masses polliniques solitaires , granuleuses, appliquées contre le stigmate pentagone, mutique. Follicules cy liod racées , divariquées , lisses et polyspermes.

Les Periploca sont des arbrisseaux souvent volubiles, glabres; à feuilles opposées, brillantes; à fleurs disposées en corjmbcs interpétiolaires.

Ces plantes croissent principalement dans les régions qui avoisinent la Méditerranée et dans l'Afrique tropicale. Parmi les espèces les plus remarquables , nous citerons le Periploca graca L. , qui croit abondamment dans les haies , en Grèce. Sa tige atteint une hauteur de 8 à 12 mètres; ses rameaux sont garnis de feuilles ovales-lancéolées ; ses fleurs, jaunâtres en dehors, purpurines en dedans , sont disposées au som-

met des rameaux sur un pédoncule dichotome; elles s'épanouissent dans les premiers jours de juin. Dans quelques Jardins de la France méridionale , on admet cette espèce comme plante d'ornement : elle demande une exposition très chaude. (J.)

PÉRIPLOCÉES. Periplocea. bot. ph. — Tribu de la famille des Asclépiadées. Voy, ce mot.

•PÉRIPLOME. boll. — Genre de Conchifères dimyaires, de la famille des Ostéodesmés, établi par M. Schumacher pour une seule espèce vivante, prise d'abord pour une Corbule , et que Lamarck avait nommée Anatina trapezoideî. M. Desbayes , en adoptant ce genre, le caractérise ainsi : La coquille est ovalaire, très inéquivalve et très inéquilatérale, courte et presque tronquée en arrière, où elle est à peine bâillante ; la charnière a sur chaque valve une dent en cuilleron étroit, oblique, formant, avec le bord supérieur, une profonde échaocrure, dans laquelle est enclavé un petit osselet triangulaire qui adhère par une partie du ligament; l'impression musculaire antérieure est très étroite, submarginale; la postérieure est très petite et arrondie. Depuis lors , M. G.-R. Sowerby a fait connaître deux autres espèces de Périplomes recueillies par M. Cuming: Tune, P. lenticularis, longue de 18 million., vient de Plie Muerte ; l'autre, P. planiuscula, longue de 64 millim., vient de Sainte-Hélène. L'espèce type, nommée P. inaquivalvis par M. Schumacher, a dû reprendre son nom spécifique de P. trapezoides. (Doj.)

PERIPTERA, DC. (Prodr., I, 459).

bot. pb. — Syn. de Sida, Kuntb.

•PERISCAPTA («rpf, à l'entour; axa'*™, creuser), ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, létramères de Latreille, de la famille des Cycliques et de la tribu des Chrysomélioes, formé par nous et adopté par Dejean (Catalogue, 3" éd., p. 429), qui n'en mentionne qu'une espèce , la P. natta Dejean. Elle est originaire du cap de Ronne-Espérance. (C.)

•PERISCOPLS (mp«jxow«V, je regarde autour), bept. — Genre d'Ophidiens colubriformes établi par M. Fitzanger. (P. G.)

PERISOREUS, Ronaparte. ots. — Synonyme de Corvus, Linné ;Pica,Wagler. Voy.

pib. (Z. G.)

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