‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 128 sur 170 · U9U PER · texte numérisé non relu

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•PÉRISPERME. Perispermum (««pf, autour; v«/pps, graine), bot. — Richard donne ce nom à l'enveloppe de la graine. Ce mot est aussi synonyme d'Endosperme. Voy. ce mot et gbaike.

•PERISPHjERA ( «ip<9f oTpa , eo forme de boule), ws. — Genre de Tordre des Orthoptères, tribu des Blatiiens, établi par Audinet-Serville (Hist. des Orthopt., Suites à Duffon, p. 132), mais que M. Blanchard n'a pas adopté dans son Hist. des Ins. (éd. Didot).

PÉRIS PORE. Perisporium («ipe, autour de; onéoat graine), bot. ci. — Quelques botanistes ont substitué ce terme à celui d'Epispcrme. Voy. ce mot et algues.

PERISPORIUM (n/pt, autour de ; <nrop«, spore ). bot. ch. — Genre de la Famille des Champignons, division desTbécasporés, sousdivision des Eodotbèques , tribu des Sphériacés, établi par Fries (Syst., t. I, p. 161). Ce sont de petits Champignons qui naissent sur les feuilles vivantes , principalement à leur surface inférieure, sous la forme de petits points noirs.

PERISTEDION. poiss .— Voy. euuieuT.

PÉRISTELLÉE9. moll.— Dénomination proposée autrefois par M. A. d'Orbigny pour une famille de Céphalopodes comprenant les genres Bélemnite et Ichtbyosarcolite. Voy. ces mots et cspbalofodes. (Du.)

PERISTERA , DC. (Prodr., I, 654).

BOT. PH. — Voy. PELARGONIER.

•PERISTERA («ipiaTipa, pigeon), bot.

n. — Genre de la famille des Orchidées , tribu des Vandées , établi par Hooker {Bot. mag., t. 3116 , 3479). Herbes de Panama.

Voy. ORCHIDÉES.

PÉRISTÈRE. Peristera. ois. — Genre établi par Swainsoo, dans la famille des Colombidées, sur le Col. etnerea Temm. Voy. bjceon. (Z. G.)

PÉRISTERES, Dumér. ois.— Synonyme de Colombidées , Leach , et Colombins, Vieillot. (Z. G.)

PÉRISTOME. Peristoma («/pi, autour de ; aTo'u* , bouche), bot. ce. — On donne généralement ce nom à l'ensemble des petites dents qui bordent circulairement l'urne des Mousses. Voy. ce mot.

PÉRISTOM1ENS. Peristomii. moll. — Famille de Gastéropodes proposée par Lamarck pour les trois genres Paludine, Valvée et Ampullaire, et devenue, par l'addition

des genres Liltorine et Planaie, Il famille des Paludinés (voy, ce mot et boucsqckI La treille, adoptant en partie la famille dw Péristomiens, en sépara le genre Ampullaire, et y réunit 1 tort, dans une section particulière, les genres Vermet, Daupbioule et Scalaire. (Du.)

•PERISTROPRE («cpfcTpo* o«, qui tour ne), bot. th. — Genre de la famille des Aeanthacées, tribu des Dicliptérées, établi par Nées (in Wailich Plant, as. rar., 111, 112). Herbes ou sous-arbrisseaux de l'Asie tropicale/Foy. acawthacJbj.

PERISTYLIS («pfertvioç, entouré de colonnes), bot. ph. — Genre de la fkmille des Orchidées, tribu des Ophrydées , établi par Blume (Bijdr., 404). Herbes dispersées dans toutes les régions de l'ancien continent.

Foy. ORCHIDEES.

PERITELUS. iks. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, delà famille des Curculionides gonatocères et de la division des Cyctomides, établi par Germar (Species hvctorum, p. 407), et adopté par Scbaoherr (Dtsp. methodiea, p. 193 ; Gen. et sp. Cerculkm. syn. t. 11, p. 511-7. 148). Sur 14 espèces rapportéesà ce genre, 1 1 sont européennes , 2 africaines, et une seule est origioaire de l'Australie. Parmi ces espèces, nous indiquerons les suivantes : P. griseus Lin., tascogratnmus Gr., noxrttf, Schœnherri Chv.t necessarius, famUiaris, famutaris, triviah*, setulifer, rvdis Scbr., et lateralis B. D. Ces Insectes sont très nuisibles à certains arbrri dont ils dévorent les jeunes pousses.

Les Peritelus ressemblent infiniment a quelques espèces d'Otiorhynckus ; cependant ils en diffèrent par des antennes proportionnellement plus épaisses et plus longues, moins fléchies, et surtout par le scapw qui est courbé. Leur taille est au-dessous de U moyenne; leur corps est couvert d'écaillés grises plus ou moins foncées. (C )

PERITnECIUM. bot. o. — Réceptacle clos dans lequel sont renfermés les organes de la fructification. Voy. mtcoiogie. (Lét.)

PÉRITOINE, au at. - Foy. nrrssm.

PERITOMA , DC. ( Prodr. , 1 , 237 ).

bot. pb. — Syn. de Pediccllaria, DC.

PERITRICHA («*pf, autour; rp'x»;» rte" veu ). iKFUS. — Genre proposé par Bory de Saint- Vincent pour des Infusoires de son ordre des Trichodés, caractérisés par la pré-

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te née de cils vibratiies enlourant circulairemeot tout le corps , «ans couvrir uniformément toute sa surface, comme chez les Leucopbres. Dans ce genre, l'auteur formait trois sections, dont la première, celle des Hélioïdes, correspond à peu près an genre Aclinophryt de M. Ebrenberg, en y réunissant ses Podophrya. Quant aux deux autres sections, elles comprennent des Infusoires ciliés, qui sont vraisemblablement des Oxytriquea,desTracbeliuset des Leucophres.(Dw.)

*PERITRICIHA («cpî, tout autour; Tpt- X'««. cbevelu). uts. — Genre de Tordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes , et de la tribu des Scarabéides anihobies, créé par Burmeister (Handbuch der Entomologie, t. IV, p. 46), qui le rapporte à ses Anisonycbides vrais et lui donne pour caractères : Ongles des tarses inégaui, joints, les quatres premiers fendus; cbaperon très long. L'auteur y range quatre espèces : les P. cinerea, proboscidea 01., capicola F. et dimidiata B.; toutes proviennent de l'Afrique australe. (C.)

•PERITTIUM , Vog. ( in Lmnaa , XI , 408). bot. ph.— Syn. deMelanoxylon, Scbott.

PERLA, ma.— Genre delà tribu des Perliens, de l'ordre des Névroptères, caractérisé par des mandibules et des màcboires membraneuses, un labre court et un abdomen terminé par deux longs flleti.,Ce genre est le plus nombreux en espèces du groupe des Perliens ; on en a décrit plus de 40 espèces, qui sont européennes pour la plupart. Quelques entomologistes, et notamment M. Newroann , ont voulu séparer les Perla en plusieurs genres : on a ainsi formé ceux d7*ogenus, de Chloroptera , de Pteronarys , qui oe me paraissent pas devoir être adoptes , si ce n'est comme divisions secondaires.

Une des espèces les plus répandues dans notre pays, et qu'on peut considérer comme le type du genre , est la Perla marginata Pans. , Fabr. On rencontre fréquemment aussi la Perla bicaudata (Phryganea bicaudata Lin., etc.). (Bl.)

PERLA IRES. irs. —Syn. de Perliens.

*PE RLAMORPHA (perla, genre d'insecte; pop^, forme), ins. — Genre de la tribu des Phasmiens, de l'ordre des Orthoptères, établi par M. Gray (Synops. ofPhasmida) sur une seule espèce de, l'Ile de Java P. hieroglyphica Gray ), très remarquable |

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par l'absence totale des élylres. Ce genre a été adopté par la plupart des entomologistes. (Bl.)

PERLE. MargarUa. mou.. — Concrétion de matière calcaire avec un peu de substance organique analogue à la nacre de certaines coquilles, et sécrétée de même par le manteau, mais isolément et dans une anfracluosité, dans une lacune ou dans un crypte de cet organe, ou adbérent encore i la coquille (voy. macss). Tous les Mollusques i coquille doivent donc pouvoir produire accidentellement de ces concrétions isolées, qui ne sont de vraies Perles que si le manteau est susceptible lui-même de produire une nacre brillante et vivement irisée. Voilà pourquoi les Huîtres, les Moules et beaucoup d'autres Bivalves sans nacre n'ont donné que des grains calcaires sans éclat, quand on a songé à les recueillir; voilà pourquoi aussi les Mulettes (t/nto), dont la nacre , quoique brillante , n'est pas aussi riebe en reflets que celle de la Pintadioe ou Mère-Perle, n'ont donné que des Perles d'une valeur médiocre, tandis que celles de la Pintadioe ont, par dessus toutes, ce reflet si vif et si suave , qu'on nomme orient , et qui n'est que le résultat de la combinaison de l'éclat de la nacre avec la courbure concentrique des lames infiniment minces dont cette substance est formée. On conçoit, d'après cela, pourquoi un morceau de nacre taillé en forme de Perle n'a pas d'orient : c'est que ses lamelles, toutes parallèles, n'ont pas cessé d'être planes , comme dans la coquille dont elles faisaient partie, au lieu d'être concentriques , comme dans une vraie Perle. Ces lames ne peuvent donc montrer leur reflet naturel que sur les deux pôles opposés et correspondant à la surface de la coquille. Le mode de formation des Perles dans des anfractuosités du manteau explique aussi pourquoi les Perles sont naturellement plus ou moins irrégulières ou bosselées. On leur laisse cette forme naturelle quand elle est agréable et qu'elle se rapproche de la forme de poire; mais pour les autres, on cherche avec la lime à les rapprocher de la forme globuleuse, surtout si ces Perles ont été soudées d'un côté à la coquille. En agissant avec précaution, et en rendant à une Perle son poli , on lui rend aussi son orient, car les lames dont elle est

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formée n'ont pas cessé d'être concentriques. Le nature calcaire des Perles explique comment, de même que le Corail , elles peuvent être ternies et corrodées lentement par la sueur et les sécrétions acides du corps humain; un acide un peu fort les dissout facilement avec effervescence ; mais il ne pouvait en être de même du vinaigre employé, dit-on , par Cléopatre pour dissoudre une des Perles fameuses qui valaientun royaume.

On fabrique des Perles artificielles avec des globules creux de verre soufflé, extrêmement mince , qu'on enduit a l'intérieur avec la substance argentée des écailles des poissons blancs et en particulier de l'Ablette (Leuciseus alburnus), si commun dans nos rivières. Cette substance argentée, qu'on nomme essence d'orient, est recueillie en écaillant les Ablettes dans l'eau pure; les écailles, frottées dans celte eau convenablement renouvelée, abandonnent toute cette substance, qui leur donnait leur éclat argenté. L'eau est ensuite passée à travers un tamis et laisse déposer l'essence d'orient, qu'on recueille et que l'on conserve dans l'ammoniaque. Il suffit ensuite d'introduire dans les globules de verre un peu du liquide tenant en suspension l'essence d'orient, de manière a enduire toute la surface intérieure; on les fait sécher promptement, et l'on y coule un peu de cire blanche fondue pour donner du poids et de la solidité. (Duj.)

•PERLEBIA, DC. {Menu, V, 67). noT.

tE. — Syn. de CoUadoma, DC.

PERL IDES et PERLAIRES. ins. — Synonymes de Perliens. (Bl.)

PERLIEXS. Perlii. ins. — Tribu de l'ordre des Névroptères , caractérisée par des ailes inégales , les postérieures étant larges et plissées à leur base, et les antérieures oblongues; des antennes sétacées; des organes de manducation de consistance solide. Les Perliens se font remarquer par le développement des pièces de leur bouche. Sous le rapport de ces appendices, ils ressemblent d'une manière remarquable aux Orthoptères, leurs mâchoires, comme celles de ces derniers , étant bilobées , caractère qui ne se retrouve pas chez les autres Névroptères.

Ces Insectes, d'après M. Léon Dufour, présentent des particularités d'organisation remarquables, qui les séparent de tous les

autres types du même ordre. Leur canal digestif est tout à-fait droit, et n'exeèdepas, par conséquent, la longueur du corps. L'ov sophage s'élargit bientôt en arrière de la tète en uue portion ovoïde cotres pondant au jabot et au gésier, mais où ces parties ne sont indiquées par aucun rétrécissement. Le ventricule cbyli6que est garni de boit bourses gastriques, dont deux plus grandes que les autres. L'intestin qui suit le veautcule s'élargit notablement en arrière. Les vaisseaux biliaires sont au nombre de plus de cinquante.

Les glandes salivaires sont très développées , et constituent deux groupes de chaque côté de l'œsophage.

Les organes de la génération affectent aussi dans les Perliens une disposition particulière. Les testicules, mais surtout les ovaires , se réunissent par leur portion su* périeure.

Ces Névroptères habitent les endroits marécageux , le bord des eaux , se teoant sur les pierres, sur les bois, les plantes, etc. Eo général ils font peu usage de leurs ailes, si ce n'est vers le soir. Les femelles portiel leurs œufs dans une sorte de petit sac nu* pendu à l'extrémité de leur abdomen.

Pendant longtemps on a cru qne les Perliens, dont l'aspect général, comme la couleur, rappelle un peu celui des Pbryganiew, subissaient, ainsi que ces derniers, des métamorphoses complètes. M. Pictet (de Genève), dont les savantes recherches sur les Névroptères ont le plus avancé nos connaissances relativement i cet ordre, a fait connaître la vérité en ce qui concerne les méumorphoses des Perliens. Leurs larves virent dans l'eau , et paraissent préférer les eaux courantes aux eaux dormantes. On les rencontre le plus souvent dans les rivières, particulièrement aux endroits où le courant est rapide et où l'eau se brise contre les pierres. Elles marchent fort lentement et laissent traîner leur ventre sur le sol. Très souvent on les voit se fixer sur des pierres à l'aï* de leurs pattes, et y demeurer longtemps ea se balançant sans que l'on connaisse le but de ce mouvement. Ces larves sont carnassières , et , comme tous les animaux qui «• vent de proie , elles peuvent être privées de nourriture pendant plusieurs jours sans périr. Elles passent tout l'hîrer au fond *

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l'eau ; e'eil seulement au printemps ou au commencement de l'été qu'elles acquièrent des rudiments d'ailes : on les dit alors à l'état de nymphe. Peu de temps après, elles quittent leur retraite aquatique pour aller se fixer, soit sur une pierre, soit sur une plante du rivage. Leur peau ne tarde pas à .«e dessécher sous l'influence de la chaleur. Elle se fend bientôt en dessus ; alors Tinsecte parfait, après quelques efforts pour se débarrasser de son enveloppe, abandonne tout-à-fait cette dépouille.

Quelques larves de Perliens offrent trois paires d'organes respiratoires externes, mais d'autres en sont dépourvues.

La tribu des Perliens est très limitée; la plupart des espèces connues qui la composent sont européennes , et appartiennent à deux genres principaux , les Perla et les Nemoura , parmi lesquels on a établi quelques divisions. Il faut 7 joindre aussi le genre Etuthenia de M. Wesiwood , établi sur une espèce de la Nouvelle-Hollande (S. spectabilis Westw.). Le travail le plus complet et le plus important publié sur les Perliens est la monographie de M. Pictet (ffis/. nat. gén. et par*, des Ins. névropt., V monographie). (Bl.)

PER LITE. gkol. — Syn. de Rétinite.

Voy. ce mot. (C. d'O.)

PERLON. wtss. — Nom vulgaire du Trigla hirundo Bl., qu'on nomme aussi Rouget c rondin. C'est aussi le nom d'une espèce de Squale, le Squalus einereus Gm.

PERLSTEIN (nom allemand), géol. — Syn. de Rétinite. Voy. ce mot. (C. o'O.)

PERIME. Perna. mou..— Genre de Conchifèrea monomyaires, de la famille des Margaritacés, confondu par Linné avec les Huîtres (Ostrea), mais distingué d'abord par Bru- Sjuière et définitivement établi par Lamarck ; il est voisin des Crénatules et caractérisé ainsi : La coquille est subéquivalve , aplatie , un peu difforme, à tissu lamelleux , avec la charnière linéaire, marginale, composée de dents transverses, parallèles comme autant de sillons, et entre lesquelles s'insère le ligament, sans qu'elles s'engrènent avec celles -de la valve opposée, tin sinus un peu bâillant, à parois calleuses, se trouve sous l'extrémité de la charnière, pour le passage du bysus rude et grossier qui est sécrété par un

pied coniqne; leslobesdu manteausont libres t. x.

au bord, dans tout le contour, excepté sur le dos.Oo dislingue parmi les Pernes celles dont la coquille est ronde ou ovale, telles que la P. ephippium, grande coquille plate, à bords minces et tranchants, formée d'une nacre violette en dehors et plus blanche à l'intérieur, vers le centre , mais lamelleuse ou écailleuse à sa face interne; elle est large de 120 à 150 milliro., et vit dans les mers de la Nouvelle-Hollande. D'autres Pernes sont allongées, sans oreillettes, comme la P. vulsella de la mer Rouge, longue de 50 à 53 million. ; d'autres enfin sont allongées et auriculées, telles que la Perne bigorne (P. itogonum) , coquille à charnière longue, transverse, blanchâtre, prolongée en une longue oreillette postérieure , avee la partie moyenne de la valve dilatée en une aile aplatie, violette, plus ou moins courbée. Cette même espèce, dans le Jeune âge , est dépourvue d'oreillette postérieure, ou n'en a qu'une très peu développée. Ces variations de forme ont été prises pour des espèces distinctes et nommées par Lamarck P. femoralit et P. canina. (Duj.)

PER1METTIA. bot. ré. — Genre de la famille des Éricacées , tribu des Andromédées , établi par Gaudichaud (in Annal, se. nat.tl, 102). Arbrisseaux de l'Amérique australe. Voy. éricacées.

•PERIMETTYA, Scop. (Inlroduct.t 156).

bot. ra. — Syn. de Canarina , Juss.

PERNIS. ois.— Nom générique latin des Bondrées, dans le Règneanimal de G . Cuvier.

PEROA, Pers. {Ench., 1 , 174). bot. ra.

— Syn. de Leucopogon , R. Br.

•PEROBACHNE. bot. pb.— Genre de la famille des Graminées, tribu des Andropogonées, établi parPresl (in Reliq. Hœnfe., I , 348, t. 48). Gramens originaires des Iles âloluques et Philippines. Voy. gbabmbes.

• PERODICTICUS. «au. — M. Beiinett (Proc. zool. soc. London, 1830) a créé sous ce nom un genre de Quadrumanes de la famille des Makis. La seule espèce placée dans ce groupe, et que M. Bennett nomme Perodicticus Geoffroyi, était connue anciennement sous les noms de Lcmur potto Gm. , Galago guineensis A.-G. Desm. , Nycticebus potto Geoffr. (E. D.)

* PEROGNATOUS (wyiP«, poche; y»*- 0„ç, mâchoire), au». — M. le prince Maxi-

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nilien de Wied {Aet. nat. Cur., t. XIX, 1839) a indiqué sous la dénomination de Pffrognathus un genre de Rongeurs de la famille des Rat», caractérisé principalement par son système dentaire; son nez obtus; ses pieds i cinq doigts bien marqués , à plante dénudée de callosités; ses ongles courts, comprimés, pointus; sa queue allongée , amincie, couferte de petites écailles à sa base, etc.

La seule espèce qui entre dans ce groupe est le PerognaUms fasciatus Wied {loco ci- UUo ) ; elle est blancbe en dessus avec des reflets roui - cendré , et une ligne d'un roui clair sur les côtés. Cet animal provient de l'Amérique boréale. (E. D.)

PEROJOA, Cavan. (Je, IV, 29, t. 349).

bot. ru. — Syn. de Leucopogon , B. Brown.

•PEROMATUS (OTÎpMpa, moignon), nts.

— MM. Amyot et Servi Ile ont indiqué sous ce nom un de leurs genres dans la tribu des Seutellériens, groupe des Pentatomites,qui se distinguerait des Edessa par le nombre des articles aux antennes , seulement de quatre dans l'espèce type de cette division , le P. notatus {Edessa notala Burm.). Cet insecte se trouve au Brésil. (Bt.)

*PEROMELES estropié; K<2»c,

membre), sept. — Wiegmann a nommé ainsi, dans son Erpétologie mexicaine, un genre de Scincoldea à pieds rudimentatres, qui n'a pas été adopté. (P. G.)

+PEROMELES. rut. — MM. Duméril et Bibron [Erpétologie générale , t. VII , p. 259) appellent ainsi le sous-ordre de Batraciens dans lequel ils placent leurs Opbiosomes ou Cécilies. (P. G.)

*PERO*I!\IUM,Schweg (Suppl., t. 230).

bot. ca. — Syn. é'Aulacomnion, Schw.

PERONA , Pers. {Myc. europ., II, 3).

t. ra. — Syn. de Helotium, Tode.

PEROXÉ. ANAT. — Voy. SQUELETTE.

*PERO\EA. lits. — Genre de Tordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes , tribu des Platyomides, établi par Curtis, Stephens et Duponchel. Ce dernier auteur lui donne pour caractères principaus (Carat, des Lépid. d'Eur. ): Antennes simples dans les deui sexes; palpes assez longs , très garnis d'écailles, et sans articles distincts. Trompe nulle ou invisible. Corps mince. Ailes supérieures terminées carrément ou un peu obliquement, et offrant pour la plupart un fais-

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ceau de poils ou d'écaillé* relevées su milieu de leur surface.

Ce genre comprend 20 espèces, qui, pur la plupart, habitent le nord de la Fraaeeet l'Allemagne. Leurs premiers étais ne tout pas connus. (M

PÉRONÉE. PeroiMW. ■ou. - Nom jénérique donné par Poli i l'animal des Tri- Unes et des Donaces, considéré iodépendsroment de sa coquille. (Du-)

PEROXEMA (w.oo'yDfic, robe), sor.n.

PB. — Genre de la famille des Verbéoacte», tribu des Lippiées, établi par Jack («s M* lag. MiscelL, t. H, n. 7, p. 46). Artradt Sumatra. Voy. yeiséjucées.

PEROMA,DC. (Redout. Mise., t. Wl).

bot. fh. — Syn. de Tkalia , Linn.

PÉROXIE. Peronia (nom propre), seu.

— Genre de Gastéropodes nudibrarich«,fo mille des Doridiens , confondu d abord pr Cuvier avec lesOncbidies, maisdbtinfoé «« raison parM.deBlainvillequi le plaeeàedtc des Doris, daus sa famille des Cyclobnncbf? Ainsi le genre Oncbidie doit renfermer seolemeot l'O. typhœ de Bucbanan, espèce d'en douce; et le genre Péronie a pour type rev pèce marine rapportée par Péroo de 11»* Maurice, et décrite par Cuvier sous le w° d'Oncbidie. Elle est longue de tOà iSceotimètres, grise, à peau rude, épaisse et ouverte de tubercules. Depuis lors, MM. (M elGairoard ont recueilli, pendant letojat* de circumnavigation de l'Astrolabe,»*^"* espèces marines qu'ils rapportent au ge«« Oncbidie de Cuvier, et qui paraissent de»*' prendre le nom de Péronie, comme celle** Péron. L'une d'elles, 0. tonganvm, \* H" belle du genre, habite sur les cotes de* Un des Amis. Elle est longue de 16 à 19 tesomètres, d'un jaune verdàtre, couverte sarie dos de tubercules pédonculéset mam«t< :>nnN jaunâtres ou brunâtres, avee deui tentai d'un jaune vif, et un voile de cette me* couleur formé par le prolongement do n»1' teau au-dessus de la tete. Les Peroniesoci la forme générale des Doris, et rasspet' comme ces Mollusques; mais, en œ<ai* temps, elles ont les bords du manteau W- Unis et assez larges pour qu'on puisse »P poser qu'elles peuvent nager en asiu»» « organe. Elles ont seulement deui tentiez inférieurs déprimés, peu contractiles, et deui appendices labiaux. L'organe respirât*'

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est rétiforme à la paroi d'une cavité située à la région postérieure du dos, et ('ouvrant an dehors par un orifice arrondi, médian, percé à la partie postérieure et inférieure du rebord du manteau. Cette disposition a Tait ', penser que la cavité respiratoire est une véritable cavité pulmonaire comparable à celle /des Limaces et des Ljmnées; cependant on Va pu savoir jusqu'à présent si les Péronies •viennent, comme les Pulmonés aquatiques, respirer l'air à la surface des eaui, et il est bien plus probable que ces Mollusques marins reçoivent seulement dans leur cavité respiratoire l'eau aérée dont ils enraient l'oxygène de même que les Actéons. L'anus est situé en avant de l'orifice respiratoire, également sur la ligne médiane. Les orifices génitaux sont situés au côté droit, mais très éloignés l'un de l'autre; l'orifice mile, très grand, presque médian, est situé à la partie antérieure delà base du tentacule droit ; l'orifice de l'oviducte, au contraire, est à l'extrémité postérieure, et, de là, un sillon se prolonge jusqu'à la base de l'appendice labial du même côté. Ferussac, sentant aussi la nécessité de séparer de t'Onchidie de Buebanan les espèces marines ou Péronies, avait proposé de donner le nom d'Oncbide (Onchis) à celles-ci. Cuvier, au contraire, a persisté à donner le nom d'Oncbidie aux espèces marines, et il a formé le genre Vaginule pour la seule espèce <f eau douce décrite primitivement par Bucbanan sous le nom d'Oncbidie. (Du.)

PEROPHORUS, Spinola. nu.— Nom mal orthographié. Voy. raoronus, Cbevrolat. (C.)

PEROPUS. iept. — Nom employé par Wîegmann [Uandb. der xool. 1832) pour on genre de Geckos. (P. 6.)

PEROSCEL1S, Fischer, un. — Synonyme de Gronops. (C.)

•PEROTUOPS. un. — Genre de l'ordre des Coléoptères penlamères , de la famille des Sternoies, de la tribu des Élatérides, formé par Eschscboltz, adopté par Dcjean (Catalogue, y édition, p. 99) et par Erichson [Zeitschrift fUr die Entomol. von Germar, t. III, p. 116). Le type, le P. mucidu Knoch {mmeidus Say, cervinus, Dej.), est originaire des Étals-Unis. (C.)

•PEROTIS, Dejean, Spinola. nrs. — Synonyme de Latipalpis Solier, et d'Aurigena Cas tel n., Gory. Voy. ces mois. (C.)

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n. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Andropogonées, établi par Aiton ( Hort, A'eio., 2,1, 136). Gramens croissant principalement dans les régions tropicales de l'ancien continent. Voy. GRAMINÉES.

PEROTRICHE («*>>«, trou; 6ptg, cheveu). »OT. n. — Genre de la famille des

nidées, établi par Caasini {in Bulle t. Soc. philom., 1818, p. 73). Arbrisseaux du Cap.

KOJ/. COMPOSÉES.

PEROU ASC A. sam. — Nom d'une espèce de Putois , le Putorius sarmatka Lest.

Voy. MARTK.

PERPERUS(«<fmfp*c, arrogant), ma. — Genre de l'ordre des Coléoptères télraaères, delà famille des Cureulionides gonatoeèree, de la division des Cléonides, établi par Schœnherr (Gen. et sp. Curculkmid. tyn. , tom. VI , II, pag. 262) sur des espèces de la Nouvelle- Hollande asset semblables aux Otiorhynchu$ , mais qui diffèrent de ce genre par une trompe allongée, assez forte, subcylindrique, s'élargissant insensiblement vera le sommet, et qui est échancrée triangolairement sur l'extrémité ; la fossette est oblique, et disparaît avant les yeux. L'auteur 7 introduit trois espèces : les P. innocuus, obscurus Schr., et msularis Hope. (C.)

PERniCOES. ow.— Nom par lequel Buffon désigne les Perruches à longue queue du nouveau continent. Voy. perroquet. (Z. G.)

PERROQUET. Psittaevj. ois. — Avec let modifications introduites dans la méthode et la nomenclature linnéenne, le nom de Perroquet a, pour la plupart des ornithologistes, perdu sa valeur générique pour en prendre une plus élevée. Il sert donc généralement aujourd'hui, ainsi que ses divers synonymes de Psiltacins, Psiltacmi, Psittacidées, etc., à désigner une famille de l'ordre des Grimpeurs dans laquelle sont comprises toutes tes espèces de eet ordre qui ont pour earaetères particuliers : Un bec gros , dur, solide, arrondi de toutes parts, incliné dès la base qui est garnie d'une membrane oh sont percées les narines ; à mandibule supérieure crochue et aiguf au bout ; à mandibule inférieure le plus souvent éebancrée i son extrémité. Une langue épaisse, charnue, arrondie et quelquefois terminée par ua faisceau de papilles cornées, ou simplement

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formée par un petit gland cartilagineux.

Indépendamment de ces caractères dis- Une tifs, les Perroquets possèdent au plus haut degré tous ceux de Tordre dans lequel on les range. Leurs doigts , au nombre de quatre, armés d'ongles fort* et robustes , sont opposés deux à deux; les antérieurs sont réunis à leur base par une membrane étroite, les postérieurs étant entièrement libres. Leurs tarses, ordinairement revêtus d'une peau épaisse et écailleuse, sont généralement fort courts, fait qui se trouve en rapport avec l'habitude qu'ont ces Oiseaux de grimper. Dans quelques espèces, cependant, ils s'allongent d'une manière sensible, comme cela a surtout lieu chez la Perruche ingambe. Leurs ailes offrent en général le type obtus ou sur-obtus, et leur queue, plus ou moins longue, affecte des formes différentes. Nous verrons que c'est d'après les différences tirées de la longueur et de la disposition des rectrices , qu'ont été établies les subdivisions que l'on a introduites dans les sections principales de la famille des Perroquets.

Une particularité assez remarquable chez les Oiseaux dont il est question, est celle qui a trait à la mobilité de la mandibule supérieure. Elle est articulée sur le front de telle sorte qu'on peut, lorsqu'ils bâillent ou qu'ils saisissent avec leur bec un corps un peu volumineux , la voir s'élever de manière i former avecle frontal presque un angle rentrant. Ce n'est pas que chez les Oiseaux, en général, le même fait ne se présente; mais les Perroquets en offrent l'exemple le plus saillant. Cette mobilité de la mâchoire supérieure rend plus facile, on ne saurait le nier, l'articulation des sons.

Mais les organes, qui, chez les Perroquets, jouent surtout un grand rôle dans le mécanisme de la voix, sont la langue et le larynx. La langue, en général, est plus épaisse, plus charnue, plus molle et plus mobile que dans aucun autre Oiseau. Cependant son organisation n'est pas la même chez toutes les espèces: ainsi, chez les Perroquets des lies de la mer du Sud et de la Nouvelle-Hollande, la langue est terminée par un faisceau en couronne formé par des sortes de poils ou filaments cartilagineux dans lesquels se rendent de gros fileta nerveux. Celle du Microglosse offre une particularité des plus remar-

quables: elle est excessivement petit*, et consiste en une espèce de gland creusé i u pointe et porté sur une sorte de pédicule mobile qui lui est fourni par l'appareil hyoïdien ; aussi cet Oiseau est-il incapable d'articuler le moindre son.

Quant au larjnx, sa structure, asses peu différente de celle du plus grand nombre des Oiseaux, se présente cependant, cnei quelques espèces telles que t'Amatooei téie jaune, par exemple, dans des conditions que G. Cuvier a signalées fort au long. Nous n'entrerons point dans tous les détails «ra il a donnés à cet égard ; nous nous borneroosà dire que des trois paires de muscles dont il a constaté la présence, l'une a non seulement pour usage de relâcher Couverture de II glotte, et les deux autres de la fermer, roi* de tendre en même temps, par un mécanisât particulier, la membrane tym pa ni forme, « qui, suivant lui, contribue i rendre tesoo plus aigu.

Sous le rapport des formes extérieures, les Perroquets ont, en général, un port lourd, leur tête, que rend encore plus volumineuse un bec quelquefois énorme, est portée par un cou très court et assez épais ; c'est ce qui, joinlà un corps plus ou moins robuste, donne â ces espèces une apparence peu svelte. Cependant il en est quelques unes, telles que la Perruche à collier et ses congéoères à queue longue, dont les formes ne manquent ni d'élégance, ni de finesse.

ConOnésdans les contrées les plus chaudes du globe, les Perroquets, uns avoir un plumage à éclats métalliques , sont pouruot parés de couleurs presque toujours pures et brillantes, les mâles adultes principalement; car les femelles et surtout les Jeunes, quelquefois jusqu'à la seconde ou la troisième mue, diffèrent considérablement des rka\ mâles ; ce qui a beaucoup contribué à faire des espèces purement nominales. Les teintes dominantes dans le plumage des Oiseau»

dont il est question sont d'abord le vert, puis le rouge, ensuite le bleu , et enfin l< jaune.

Après ces considérations rapides concernant quelques caractères loologiques et organiques des Perroquets, n nous reste* parler des habitudes naturelles de ces singuliers Oiseaux, de leur distribution '* phique dans les différentes contrées du gto*.

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