‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 13 sur 170 · DRE · texte numérisé non relu

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4* De ï Oreille chez tes Po usons. Tous les Poissons à branchies libres ont uo organe auditif renfermé en grande partie dans la même cavilé que le cerveau, moins tourné en dehors que les autres appareils des sens. Les Poisson» à branchies cachées, comme les Raies elles Squales, forment une catégorie à part, et ont un labjriatbe membraneux entouré d'un cartilage qui s'isole de la cavité crânienne.

Tous les Poissons, excepté ceux qui appartiennent au dernier ordre, offrent les du positions suivantes : 1° trois «anaux demicirculaires, outre un sac membraneux simple, que nous retrouvons seul dans les animaux inférieurs; 2° un noyau solide, souvent même osseux, un ou plusieurs corps pierreux, composes de carbonate de chaux et d'un peu de matière animale, dans une portion du labyrinthe membraneux.

On distingue ordinairement, dans le sac membraneux rempli de liquide, deux parlies, dont la première s'appelle vestibule, parce que les canaux demi •circulaires y aboutissent ; l'autre se nomme le sac , parce qu'elle contient le noyau osseux le plus considérable; celle-ci n'a point de communication appréciable, avec la première.

Quelquefois, par exemple, dans la Baudroie, on peut distinguer, au dire de Scarpa, deux portions distinctes dans celte dernière. Chez plusieurs Poissons, comme la Carpe, le Brochet , le Silu» Ui glams et lé Cobitis fotsilis, le vestibule membraneux, de chaque coté, se prolonge postérieurement en un long canal, qui, d'une part, communique avec lui du côté opposé, par un conduit transversal impair, et d'autre part, offre, à son extrémité postérieure ou inférieure, dea dilatation* qui communiquent, de diverses manières , avec la vessie natatoire , d'après Weber.

Les noyaux osseux fragiles des Poissons osseux, ont des formes très variées. Le plus petit se trouve ordinairement dans le vestibule, le plus gros dans la grande portion du sac, et le second dans U plus étroite. Par exception, le vestibule ne contient pas d'os chez le Hareng. Les canaux demi-circulaires tantôt sont parfaitement libres, et tantôt, comme dans le Brochet et la Baudroie, tournent aulour d'une petite columelle osseuse.

ble à l'endroit où ils s'ouvrent en arrière et en avant du vestibule. Les branches moyennes du postérieur et de l'antérieur communiquent avec le vestibule par un conduit commun. 11 est difficile de déterminer la disposition de l'expansion nerveuse; ce qui est certain, c'est que les nerfs qui se reudent à l'appareil auditif sont fort gros.

11 est un Poisson osseux , le Lepidoleprxu trachyrhynchus, qui, par une anomalie bien singulière, signalée par Otto, présente une sorte de conduit auditif externe.

Chez les Poissons cartilagineux supérieurs, le labyrinthe n'est pas encore libre, mata plongé dans les parois latérales du crâne et contenant trois germes osseux. On trouve un analogue de la fenêtre ronde et de la fenêtre ovale, chez le Requin; il n'y a de chaque côté qu'une ouverture bouchée par la peau, et qui conduit dans la cavilé cartilagineuse du vestibule. Ce que l'on appelle les évents, chez les Raies et les Squales, rappelle un conduit auditif externe réuni à la trompe d'Eus tache; ils forment un canal qui commence à la surface de la téle, qui n'a point de communication immédiate avec les organes auditifs, et sert à rejeter l'eau, mais il offre les traces d'un premier pas vers ce conduit auditif.

L'appareil de l'ouïe est très faiblement développé chez les Cycloslomes; il est logé dans les boules cartilagineuses qui se trouvent eutre la première ei la seconde vertèbre crânienne. Chacune de ces boules est creuse et ne communique avec la cavilé crânienne que par deux, petits trous. L'un de ces trous donne passage au nerf auditif, l'autre a de petits vaisseaux destinés à la poche vestibulaire. Celle-ci est cousliluée par une membrane mince qui renferme une substance animale liquide, mais point de pierres, et qui offre trois petits-plis qui seraient, suivant Weber, les vestiges de trois canaux demicirculaires qui n'existent plus.

5. iTe l'Oreille chez les animaux articulés. On ne connaît point les organes de l'ouïe des Insectes, bien que ces animaux soient très certainement doués de ce sens ; les observations de Campa retli sur ce sujet ne sont point suffisamment confirmées pour être admises définitivement. Nous ne nous arrêterons pas aux descriptions de ces organes, un peu hypothétiques chez quelques gros

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Coléoptères, cbex l'Abeille, les Papilloot diurnes, la Cigale, et nous laisserons à Treviranus la responsabilité de rassimilation qu'il établit entre ces organes et une vésicule qu'il décrit cbes quelques Hyménoptères , quelques Diptères et quelques Névroptères.

Quant aux derniers ordres, les travaux de Fabricius , Biimasi , Scarpa et autres, n'ont démontré positivement l'existence du sens de l'ouïe que chex les Décapodes. Dansl'Écrevisse commune, cet organe apparaît en dessous de la tète de l'animal, sous la forme d'une papille conique très dure, qui appartient aux grandes antennes et qui renferme la partie la plus essentielle, le sac du vestibule. Cette papille n'est point séparée de la cavité de la tête par des os , elle n'est pas non plus close en dehors, où elle se termine par une ouverture ronde, sur laquelle une forte membrane est tendue, et que l'on peut comparer peut-être à la fenêtre ronde de l'Oreille humaine. Le nerf qui se rend au petit sac, logé dans la cavité de cet organe, n'est plus isolé, il n'est plus qu'une branche de celui qui appartient à la grande antenne et naît du ganglion cérébral. Le sac lui-même ne contient plus de petite pierre, comme il en contenait chex les Poissons.

Quant aux Annélides et aux Enthelminthes, ils n'ont absolument aucun vestige d'Oreille.

6. De l'Oreille chez les Mollusques. Tous les Mollusques, excepté les Céphalopodes supérieurs, sont dépourvus du sens auditif.

Quant à ces Céphalopodes supérieurs (Seiches, Calmars et Poulpes), ils offrent deux organes auditifs bien développés, sous la forme la plus simple. On voit, chez ces animaux, dans la portion du cartilage céphalique située au-devant du pharynx, deux petites cavités closes en dehors, dont chacune est tapissée d'une membrane mince, et remplie de matière animale à l'état liquide, au milieu de laquelle nage un petit corps plus dense, ayant à peu près la consistance de l'empois, mais plus Terme chez la Seiche ordinaire. A ces deux petits sacs se rendent quelques courts filets provenant de l'arc antérieur de l'anse nerveuse primaire, et qui naissent entre ceux des pieds et ceux des viscères. Ci» sac peut être comparé au vestibule de l'Homme; il est plus petit que la cavité du

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cartilage qui le loge et fixé 1 ce dernier pat an tissu cellulaire entouré d'eau.

Owen a -vainement cherché un organe auditif chex le Nautile.

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