S0 PUA
2* Espèces à bec déprimé jusqu'au bout (G. : Cbymopbile, CrymophUus, Vieill.).
Le Phalaropk platyrbtkque , Ph. plaiyrhynchus Temm. Plumage d'hiver : toutes les parties supérieures cendrées, avec une légère teinte bleuâtre sur le dos, les scapulaires et le croupion ; une bande noir-bleuâtre derrière les yeux; toutes les parties inférieures, le front et les cotés du cou d'un blanc pur. Plumage d'été : noir flambé de fauve en dessus, roussi ire en dessous.
Ce Pbalarope vit communément dans les parties orientales du nord de l'Europe, en Sibérie et à la baie d'Hudson ; il est accidentellement de passage dans l'Europe tempérée.
3° Espèces à bec grêle , long et un peu fléchi à la pointe (G. : Holopode , Holopodius, Cb. Bonap.).
Le Pualarope bridé , Ph. frenatus Vieill. ( Gai. des Ois. , pl. 271 ). Tout le dessus du corps cendré , dessous d'un blanc pur ; une bande noire qui prend naissance à l'angle iulérieur de l'œil, s'étend en forme de bride jusqu'aux épaules en parcourant les cotes du cou.
Il habile le Sénégal. (Z. G.)
'PUALAROPOD1DÉES. Ptotaropodidœ.
ois. — Famille de l'ordre des Échassiers , fondée par le prince Cb. Bonaparte sur le genre Phalaropus de Brisson, et comprenant les trois divisions génériques que nous avons admises pour les Phalaropes. Voy. ce mot. (z. g.)
•PHALAROPODINÉES.PnatoropodtiuB.
ois. — Sous-famille établie par G.-R. Gray dans sa famille des Scolopac idées. Elle correspond entièrement à la famille des Pbalaropodidées du prince Ch. Bonaparte, et au genre Pbalarope tel que nous l'avons com- P"«- , (Z. G.)
PHALÈNE. Phalœna. ras. — Linné (Syslema natures) avait établi sous celte dénomination un genre de Lépidoptères qui comprenait tous les Nocturnes. Ce genre, de beaucoup restreint par Lalreille, Duponcbel, et par MM. TreiUcbke, Boisduval, Rambur, Curlis, etc., n'existe plus aujourd'hui dans la science, car il est devenu une tribu distincte sous le nom de Phaléniies. Voy. ce mot. (E. D.)
PHALÈNE A MIROIRS. ira.— Nom vul-
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gaire des espèces du genre Atlas. Voy. ce mot. PBALÈKE-TIPULE. ixs. — Voy. m-
ROPEORE.
PHALÉNITES. Phaléniies. m. - Trifco de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, créée par Lalreille et cents poodant presque entièrement au genre Phalana de Linné et de Fabricius. Les Phaléniies ont pour caractères, d'après Dupoocbel : Aatenues sétacées, tantôt simples dans les deux sexes , tantôt Déclinées ou ciliées dans la mâles seulement : palpes inférieurs couvrant toujours les supérieurs, de forme peu variée, souvent très velus, et avançant très peu au-delà du chaperon, lorsqu'ils le déposent; trompe généralement grêle, plus souvent membraneuse que cornée, plus <w moins saillante dans la majeure partie des espèces , et nulle ou presque nulle dans les autres; corselet plus souvent velu qoe squameux, et jamais buppé ni crèlé, abdomen généralement long et grêle, excepté dans certaines femelles; ailes généralement moins solides et plus grandes, relativemeot au corps, que dans les Nociuélites, Pjralnes. et autres tribus supérieures des Nocturnes; les ailes étendues horizontalement, ou en toit large et écrasé dans l'état de repos, les supérieures manquant des deux ucbei ordinaires (l'orbiculaire et la réoiforme) qui distinguent le genre Noclua des ancieos acteurs , et les inférieures étant peu plissées au bord interne , lorsqu'elles sont cachées par les supérieures. Chenilles nues, ou garnies seulement de poils rares el couru, cl toujours arpenleuses , quelque soil le nombre des pattes, qui varie de dix à quatone, y compris les anales , qui ne manquent jamais, parce que dans celles qui en ont plot de dix, et c'est le plus petit nombre, les six premières et les quatredernières serrent à la progression , les intermédiaires étant trop courtes pour cet usage.
Les Phalènes sont des Lépidoptères nocturnes qui n'atteignent en général que des tailles petites ou moyennes; ces insectes ressemblent à de petits Bombyx à corps plus grêle et plus allongé. Le plus grand nombre des espèces ne vole qu'après le coucher d» soleil ; on les voit voltiger dans les allées des bois surtout dans les endroits humides, où elles deviennent souvent la proie des Libellules. C'est le plus ordioairemaat peuawt
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le jour que les mâles vont à Ta recherche des femelles : on remarque cependant que ce n'est pas la vue qui les dirige, car ils heurtent indistinctement tous les objets qu'ils rencontrent; toutefois, ils arrivent assez directement à leurs femelles , probablement guidés par l'odorat, qui est si fln chez quelques Lépidoptères nocturnes, qu'ils viennent chercher les femelles à des distances considérables , guidés seulement par ce sens. Il parait aussi que les femelles des Pbalénites, ainsi que celles de plusieurs autres Nocturnes, font sortir de leur corps des émanations qui dirigent les mâles : ces émanations doivent cesser dès qu'elles sont fécondées; car on ne voit plus arriver de mâles après que l'accouplement a eu lieu. Les mâles de ce groupa ont, ainsi que nous l'avons déjà dit, les antennes tantôt pectinées et tantôt sétacées, et les entomologistes ont une manière d'indiquer cette particularité dans le nom qu'ils donnent à ces insectes; c'est ainsi que celui des premiers finit toujours en aria, tandis que celui des autres est terminé en ata.
Les chenilles des Phaténiles ont en général dix pattes; on remarque en avant six pattes écaiileuses, les autres sont membraneuses et placées vers l'extrémité du corps. Ces chenilles marchent d'une manière très différente de celles à seize pattes; lorsqu'elles veulent changer de place , elles approchent leurs pattes intermédiaires des pattes écailleuses , en élevant le milieu du corps , de aorte que cette partie forme en l'air une espèce de boucle; quand les pattes de derrière sont fixées, elles allongent leur corps, portent leur tête en avant et fixent leurs pattes antérieures pour rapprocher d'elles la partie postérieure de leur corps et faire un autre pas. Par ce mouvement , les chenilles de Phalénites semblent mesurer le terrain qu'elles parcourent; de là le nom d' Arpenteuses ou de Géomètres qu'on leur a donné. Ces chenilles se tiennent sur les branches des arbres d'une manière très singulière; quand elles ne mangent pas ou qu'elles ont peur, elles prennent diverses attitudes qui exigent une grande force musculaire. Celle qui leur est la plus familière est de se tenir debout sur une branche et d'avoir l'aspect I d'un petit bâton: pour cet effet, elles cramponnent leurs pattes postérieures sur une |
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petite branche, ayant le corps élevé verticalement, et restentainsi immobiles pendant des heures entières. Les arpenteuses filent continuellement une soie qui les tient attachées à la plante sur laquelle elles vivent: vienton à les effrayer en touchant la feuille sur laquelle elles sont, aussitôt elles se laissent tomber; mais elles ne descendent pas jusqu'à terre , ayant toujours une corde prête à les soutenir en l'air et qu'elles peuvent allonger à volonté. Cette corde est en fil de soie très fin qui a assex de force pour les porter ; elles ne marchent jamais sans laisser sur le terrain où elles passent, uu fil qu'elles attachent à chaque pas qu'elles font. Ce fil se dévide de la filière d'une longueur égale à celle des mouvements que fait la téte de la chenille en marchant ; il est toujours attaché près de l'endroit où elles se trouvent, et tient par l'autre bout à la filière. C'est au moyen de cette soie que les arpenteuses descendent des plus grands arbres jusqu'à terre, et qu'elles remontent sans marcher, manœuvre qu'elles exécutent assez promptement; elles saisissent ce brin de soie avec les pattes intermédiaires, entre lesquelles elles le rassemblent en paquet à mesure qu'elles avancent ; lorsqu'elles sont arrivées à l'endroit où elles voulaient aller, elles le cassent et en débarrassent leurs pattes; puis elles filent de nouveau quand elles se mettent en marche. Presque toutes les arpenteuses sont lisses et ont le corps allongé, mince et cylindrique. Plusieurs ont sur le dos, et quelquefois sur les côtés, des éminences ou tubérosités qui ressemblent aux nœuds des bourgeons d'une petite branche. Le mois de mai et le commencement de celui de juin sont l'époque de l'année où l'on trouve le plus de ces chenilles ; c'est principalement sur les chênes qu'on en rencontre en grand nombre, et ces arbres ont parfois leurs feuilles entièrement rongées par ces arpenteuses ; les autres arbres en ont souvent, et l'on en voit aussi, mais plus rarement , sur les plantes herbacées. Quelques arpenteuses, après s'être montrées au printemps, reparaissent en automne; mais le plus grand nombre n'a qu'une génération par an. On remarque parmi ces chenilles les différents modes de métamorphose qui sont disséminés dans les autres familles des Lépidoptères ; mais la majeure partie
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des arpenteuses entre dans la terre pour se changer en chrysalide; quelques unes restent sur les arbres où elles se filent un coron. Parmi ces chenilles, les unes subissent toutes leurs métamorphoses dans le courant de Tété, et c'est le plus grand nombre; les autres ne deviennent insectes parfaits qu'en automne ou au printemps suivant; quelques unes enfin ne donnent leurs papillons qu'en hiver , c'est-à-dire dans les mois de décembre à février ; telles sont les espèces dont les femelles sont aptères ou n'ont que des rudiments d'ailes.
La tribu des Pbalénites ou plutôt l'ancien genre Phalœna de Linné comprend un très grand nombre d'espèces; aussi y a-t-on formé, surtout dans ces derniers temps, un très grand nombre de divisions secondaires. Nous dirons quelques mots des principales divisions proposées par les auteurs.
Linné comprenait sous la dénomination de Phalœna tous les Lépidoptères nocturnes, et il subdivisait ainsi ce grand groupe générique : 1° Atlacus, chez lesquels les ailes sont écartées et les antennes pcctinicorncs ou sélicornes (Bombyx et Noclua, Fabr.) ; 2* Bombyx : ailes en recouvrement ; antennes pectinées ; 3"lVocJva;ailes en recouvrement; antennes sétacées ou pectinées {Hepiales, Cossus, Noctua, Fabr.); 4"Geom«tres : ailes écartées , horizontales dans le repos; antennes pectinicornes et sélicornes {Phalœna, Fabr.); 5' 7brtric«: ailes très obtuses, comme tronquées ; bord extérieur courbe (Pyralis, Fabr.); 6' Pyrales: ailes formant par leur réunion une figure deltoïde, fourchue ou en queue d'hirondelle ; 7" 7mea: ailes en rouleau presque cjlindrique; un toupet (7ïnea, Fabr., etc.) ; 8° Alucites : Ailes digitées. Tendues jusqu'à leur base Pterophora, Fabr., Geoffr.)
Geoffroy a donné le nom de Phalènes aux Bombyx, Bepiales, Cossus, Noctua, Phaana et Pyralis.
Degéer n'a fait que retrancher du genre TKalœna de Linné les Pterophora, qu'il nomme Phalènes lipules; il partage les Phalènes en cinq familles.
Fabricms "partage son genre Phalœna , qui ren Terme la division des Géomètres de Linné, en trois sections, Pectinicornes, Sélicornes et Forficatm ou Lépidoptères : ailes terminées en manière de queue d'hirondelle.
Dans le supplément de son Entomologie systématique , il restreint la dernière Motion , en réunissant plusieurs des espèces qu'etle contenait aui Crambus.
Dans le Catalogue des Lépidoptères ée Tienne, les Phalènes sont désignées, comme dans Linné, sous le nom de Geomelrœ ; elles y sont divisées en quinze petites familles et en un grand nombre de genres.
Selon Latreille (Règ. anim.) le genre Phalœna de Linné forme la famille entière des Nocturnes , qu'il divise en huit tribus, dont l'une d'elles , plus spécialement désignée sous la dénomination de PlialénUa , et qui doit être considérés comme le geure Phalène, est partagée seulement en trois groupes génériques distincts , ceux des Jfstrocamput, Phalœna et llibernia.
Enfin, depuis Latreille, un grand nombre de naturalistes ont étudié cette famille importante; nous nous bornerons à citer MM. Treitschke , Curtis, Stephens, Bouduval, Guénéc,Ranibur, Blanchard, etc.; mais c'est surtout Duponcbel (Catalogue mélodique des Lépidoptères d'Europe, 1941), qui, résumant d'une manière complète les travaux de ses devanciers , a publié à ce sujet une classification que nous allons donner ici en terminant cet article.
Avant de donner l'indication des diverses coupes génériques formées dans la tribu des Pbalénites, nous devons dire que nous n'indiquons que les genres européens, parce que les espèces exotiques connues sont en trrs petit nombre, et qu'elles rentrent presque toutes dans les divisions géoériques très nombreuses qui renferment les espèce» que l'on a observées en Europe.
Tribu des Piulésites, Lalr., Auct.; Ptslénides, Dup.; Phalenites, Latr.; Geometra, Linn. ; Phalena, Fabr.; Geometra, Boisd. ; Phalœnidœ, Dup. etc.
Sou s- tribu 1.— EcKomrres, D«p.; Eunowàu
Guettée.
Rumia, Dup.; Uetrocampa, Latr.; Tropteryx, Rirby ; Ennomos, Treits. ; Bimere, Dup. ; Augerona, Dup. ; Crocallis , Treiu.; Eurymene, Dup.; Avenlia, Dup.; PWM Dup.; Epione , Dup. ; Godonela , Boiid., et Timandra, Dup.
Sous -tribu 2. — Chlorocbromites , Dup. ; Geomelridi, Guénée.
CMoroehroma , Dup.; Bcmithea, Dup.; Phorodesma, Boisd., et Geometra, TreiU.
Sous- tribu 3. — Grophitks, Dup.; Gnophidi, Guénée.
Gnophos, TreiU.; Elopto*. Boisd.
Sous-tribu o.-Boamiites, Dup.; Boarmidi, Guéuée.
Tephrosia , Boisd. ; flourmio , TreiU., et Eenmx>phHat Sleph.
Sous-tribu 3. — Miuopbïlitbs, Dup.
Cleora, Curtis; Boletobia, Boisd.; et Mntophila, Boisd.
Sous-tribu 6. — Aumhdasites, Dup.
Amphidasis, Treitt. ;Nyssia, Dup., et P«- ^a/ia, Dup.
Sous -tribu 7. — Hiberkites, Dup.; Hitxrnidl, Guénée.
Htbemia , Utr. ; JnisopUryx , Stepb. , et Ctewerma, Boisd.
Sous-tribu S. — Fidohitm, Dup.; Fidonidi, Guénée.
Halia, Dup. ; Scodtona, Boisd.; Numeria, Dup. ; ptosaria, Boisd. ; Thetidia , Boisd. ; Ligia, Dup. ; Fidoma, Treiu. ; Eupisteria , Boisd.; Uyria, Sleph. iPhyllomelra, Ramb.; Heliolhea, Ramb. , et Speranjo , Curtis.
Sous-tribu 9. — Ascilatites, Dup.
Clcogene, Dup.; Pdlonia, Dup.; ilspflaUs, Treits.; Eoea.Dup.; Phasiant, Dup.; et Tethrina, Guénée.
Sous tribu 10. — Eoboutbs, Dup.
Anailis, Dup.; Eudolta, Dup.; Eusaôia, Dup.; et Cormia, Guénée.
SoUS-tribU 11. — ClDABITES, Dup.
(Maria, TreiU., CnetmatoWa, Stepb.; Tpstpffes, Stepb.; Phasyle, Dup.; Lobophora, Stepb.; Jcasts, Dup.; CorylÀsa, Dup. , et Chesias, TreiU.
Sous-tribu 12. — Larektitbs, Dup.
Larentia, Dup. ; Eupilhesia , Curtis.
Sous-tribu 13. — MéLAîiTHiTEâ, Dup.
iiclanthia, Dup. , et Marianippa , Dup.
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Sous-tribu 14. — Zèréhites, Dup.; Zerenidi, Guénée.
VenUia, Dup.; Zerene, TreiU., tlCorycia, Dup.
Sous-tribu 13. — Cabéritbs, Dup.; Caberidi, Guénée.
Ephyra, Dup. ; Cabera, TreiU.; Stegalia, Guénée, et Clela, Dup.
Sous- tribu 16. — AcœALiTEs, Dup.; Acidalidi, Guénée.
Dosilhea, Dup.; Acidalia, TreiU., et Sirsnia, Dup.
Sous-uibu 17. — Skwitbs , Dup. ; Sionidit Guénée.
Siona , Dup.; Acalia, Guénée ; Sthandia, Boisd.; Ifmoa, TreiU., et Anthomctra, Ramb.
Sous-tribu 18. — Dastdites , Dup.
Ode xia, Boisd.; Psodus, TreiU.; Dasydia, Guénée, et Pygmmna, Boisd.
(E. Desharest.)
PHALÉNOIDES. Phalenoiàes. nu. — Groupe établi par M. Macquart dans la famille des Tipulaires. Voy. ce mot.
PIMLEIUA. 11». — Genre de l'ordre des Coléoptères bétéromères, de la famille des Taiirornes et de la tribu des Diapériales , créé par Latreille {Règne animal, t. V, p. 29), et adopté par Dcjeao (Colotogua, 3* édition, p. 216 ). Ce genre renferme une quinzaine d'espèces réparties en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique; nous citerons, comme en faisant partie, les suivantes:
P. cadaverina F. , paUida Duf. , Capmsis, BrasUiensis , Cayennensis, Gayi ( bisignata, maculipennis Dej., Chilicnsis Buqt ). Ces Insectes se trouvent sur les plages maritimes du globe; leurs métamorphoses ne sont pas encore connues.
Latreille comprend, sous le même nom do phaleria , des espèces de mœurs bien différentes, qui naissent et vivent dans le bou en décomposition. Toutes exhalent une forte odeur analogue à celle des Diaperis. Dejean leur a appliqué le nom d'CNoma, sous lequel Mégerle, le premier, les a Tait connaître.
•PDALERIA. bot. ra.— Genre de la famille des Daphnoïdées?, établi par Jack
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(Malay. Miscell. ex Hooker Comp. Bot»
Mag.,l, 150). Arbrisseaux de Sumatra.
*PUALÉRID1NÉES. PhdUridinœ. ois.— Sous - famille établie par le prince Cb. Bonaparte dans la famille des Alcidées de Tordre des Palmipèdes, et principalement composée des éléments du genre Phaleris (Slarique) de M. Temminck. G.-R. Gray range dans cette sous -famille les genres Ceratorhina , Ombria , Phaleris, Ptychoramphus et Tylorhamphus. (Z. G.)
PHALERIS , Temm. ou. — Nom latin du genre Starique. (Z. G.)
•PHALIDLRA, Mac Leay, Hope. lus.— Synonyme tfAmyclerus, Dalmann. (C.)
*PHALLAniA. sot. pu. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées, tribu des Gueltardées, établi par Schumacher (in Act. Soc. h, n. Hafn., III, 132). Arbrisseaux de la Guinée. Voy. bobiacées.
•PHALLENE. cbost. — C'est un genre de CrusUcés parasites qui a été établi par M. Johnston, dans le t. II (1840) du Magasin de zoologie et de botanique. (H. L )
PHALLOIDÉES, PHALLOÏDES. Phalloideœ. bot. cb. — Famille de Champignons établie par Corda {Anleit. m. slud. der Myc.t p. 118), ayant pour caractères : Péridium aessile (volve)' en forme de volve, pourvu de fibres radiculaires, formé de deux membranes séparées par une couche gélatineuse et se déchirant au sommet. Réceptacle campanulé , le plus souvent recouvert d'un voile, et supporté par un pédicule distinct de la volve ; il se dilate et s'élance presque subitement. Sa surface est recouverte d'une pulpe charnue , colorée, qui tombe en déliquium et répand une odeur cadavéreuse; les spores mélangées avec cette pulpe sont simples et fixées à l'extrémité des basides tétraspores.
Celte famille, une des plus remarquables et des plus naturelles de la mycologie, n'est qu'un démembrement des Lytothèques de Pcrsoonet desAngiogastres de Frics. Je l'ai conservée; mais comme simple section de la tribu des Asérosmés. Voy. mycologie. Les genres Battarea, Lysurus. Clathrus. sont devenus les types d'autres familles. (Lév.)
PHALLL'S (fallii , pénis), bot. ca. — Genre de Champignons créé par Delechamp {llist. g en. plant.) , de la classe des Basidiosporés et de la tribu des Phalloïdes (voy.
Mycologie). Il présente les caractères suivants: Volve générale fibreuse, tenace, distendue par une matière mucilagineu* épaisse, consistante et se déchirant au sommet; volve partielle, membraneuse, mince, recouvrant le pédicule et le chapeau, se déchirant ordinairement i sa partie moyenne. Réceptacle conique ou campanulé , percé, libre dans toute son étendue, adhérent seulement au pédicule par son sommet; »a farr externe est creusée d'alvéoles polygone, remplies par une masse charnue fructifère, composée de basides quadrifides, appliqués les uns contre les autres, et se réduisant e» un liquide fétide; spores continues, très petites, colorées et fixées au sommet des stérigmates.
Ce Champignon croit en Juin et juillet, après les pluies, sous la latitude de Pans; rarement on le rencontre plus tard, quoique quelques auteurs disent l'avoir trouvé en septembre. Il est assez rare.
Michel!, Vaillant, Linné, et tous les auteurs, ont conservé le nom que Ddcchirap lut avait donné. Ce dernier , cependict . l'avait réuni aux Morilles, ce qui hit qu'an le désigne souvent par le nom de Morille impudique ou félide. Dans le jeune âge, quand il est encore renfermé dans sa volve , on l'appelle en Allemagne ctuf d% diable , des sorcières. Quelques personnes . effrayées , par puritanisme , de la justes* des noms générique et spécifique, n'osent pas les prononcer, et lui conservent celni de Morille félide.
Si le Phallus impudkus a fixé la curiosité des botanistes sous le rapport de sa forme et de sa fétidité, il n'est pas moins intéressant quand on considère toutes les parties qui entrent dans sa composition. Je crois devoir en donner une description complet, parce que c'est un Champignon dont la structure est des plus singulières. U prf* sente les parties suivantes à étudier.
1° Le mycélium a la forme de longues racines blanches , rameuses ; il est pw profondément en terre , ou dans les mousses , s'attache quelquefois à des rameaux , mais sans former d'expansions ; il est très ferme , élastique et formé de cellules allongées , rameuses , enchevêtrées les unes dm* les autres. Oschatx dit qu'il ressemble a 17/imon/ia candida Pers. On le distinguera
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toujours facilement de celui-ci à cause de m consistance tendineuse ; mais il serait bien possible qu'il eût été décrit par Persoon , sous le uom de Fibrillaria subterranea. C'est une erreur que j'ai commise bien soutenu Ce mycélium est le principal moyen de reproduction du Champignon ; il émet un plus ou moins grand nombre de rameaux qui, à uue certaine époque , se gonflent à leur extrémité comme une graine de Moutarde ou de Chénevi* , et persistent assez longtemps. Quelquefois on ▼oit deui rameaux se réunir et donner naissance à un seul de ces tubercules. On peu ic généralement qu'ils restent dans cet état pendant une année, et qu'ils prennent leur développement complet Tannée sui- Tanie. Alors ils augmentent de volume et se présentent comme des œufs plus ou moins enfoncés ea terre. On les trouve plus abondamment après les pluies accompagnées d'orages que dans tout autre moment; aussi les regarde -t- on comme météoriques.
2" La volve générale, blanche, enveloppe toutes les parties du Champignon ; elle est de la même nature que le mycélium; si on la coupe verticalement , on \ it qu'elle est composée de deux membranes fermes , résis Utiles , élastiques , l'une interne, l'autre externe, et séparées par une couche épaisse de mucilage très consistant , jaunâtre , transparent, et qui se termine en cul-desac à la circonférence d'une espèce de disque ou de plateau déprimé, qui résulte de l'expansion du mycélium. Cette partie est très consistante et conserve presque son volume dans le Champignon desséché. 11 existe donc, entre les deux membranes, une cavité qui serait complète sans l'existence de ce plateau. Micheli, Scheffer, Bulliard et Corda l'ont très bien figurée ; le mucilage qui la remplit n'a pas d'odeur ; examiné au microscope, il est formé d'un grand nombre de cellules filamenteuses , assez fines et rameuses. Les Insectes ne paraissent pas le rechercher.
Enfin, quand le Phallus est arrivé à un certain moment, la volve est tendue, résistante , élastique, et se rompt à sa partie supérieure. Elle se crève toujours, dit Bulliard , avec un certain effort, et quelquefois avec une explosion presque aussi forte qu'un
coup de pistolet. 11 arrive même que si on
a mis ce Champignon dans un vase de
verre ou de faïence, dont il remplisse toute la capacité, et au fond duquel il y ait un peu d'eau , il brise ce vase quand la volve se crève. Ceci se remarque principalement quand l'air atmosphérique est en mémo temps chaud et sec
3" La volve interne se trouve en contact avec la membrane interne de la volve, et recouvre immédiatement le chapeau et le pédicule; c'est une membrane très mince, simple, d'un blanc argenté; elle ne reste entière que très peu de temps, et se déchire.ordinairement à sa partie moyenne, même quand le Champignon est encore a l'état d'œuf. La partie supérieure reste sur le chapeau , et l'inférieure forme une espèce de godet au centre duquel se trouve le pédicule. Schaffcr , Michelt , Corda , l'ont bien représentée ; Greville ( Scot. fr. , pl. 21 4, fig. 1) la représente avec la volve externe rompue , taudis qu'elle existe dans toute son intégrité, sauf quelques gerçures. On n'en voit pas, le moindre vestige dans Bulliard. Dans le Phallus Hadriani , dont presque tous les auteurs ont reproduit la figure d'après Clustus, elle est aussi extrêmement visible. Quand le Phallus est nouvellement développé, on en trouve souvent des débris sur le pédicule et sur le chapeau. C'est elle qui recouvre, comme un opercule, l'ouverture qui existe au sommet du chapeau , et qui se prolonge dans l'intérieur du pédicule jusqu'à sa base; il est rare de la trouver entière , le plus souvent elle est divisée, et sa partie inférieure tombe dans la cavité du pédicule.
Quand on lit la description du Phallus impudicus dans les auteurs, on est étonné de voir que les uns lui donnent un chapeau percé à son sommet , et d'autres un chapeau entier. On peut dire qu'il se présente sous ces deux étals ; mais dans le premier cas , la volve interne dont je viens de parler, qui faisait office d'opercule , a été emportée par la volve générale, ou cniratnée dans la cavité du pédicule ; dans le second , au contraire, elle persiste, et se reconnaît facilement à sa couleur argentée. Celte couleur ne dure pas longtemps; elle prend bientôt celte du latex, dont elle s'imbibe, ou celle des insectes qui la recouvrent.
L'wistence de celte volve interne, qui a
échappé a l'attention d'un grand nombre d'observateurs, permet maintenant de comprendre la structure singulière du genre ' Sophronia de Persoon , dont nous devons
- la découverte à M. Gaudichaud (voy. Froyc, ' p. 178, tab. 1, flg. 2). Ce Champignon ap-
)artient également i la sectioo des Phalloldés; son chapeau est recouvert d'un réseau • en forme de cloche et qui descend jusqu'à la base du pédicule. Fries, Corda, Berkeley
- n'ont pas fait mention de ce genre, probablement parce que ces illustres savants ont cru, comme M. Endlicher, que c'était un Dtctyophora, dont le voile avait été déplacé par le vent ou par raégarde. Mais M. Gaudicbaud, frappé de son singulier aspect, l'avait desssiné sur les lieui. On ne peut donc plus le regarder comme un être imaginaire, et d'ailleurs il en eiisle encore des échantillons conservés à l'herbier du Muséum de Paris qui attestent celte disposition. Il me parait donc certain qu'il existe dans le Sophronia une volve interne, comme dans le Phallus; seulement, au lieu d'être formée par une membrane continue , elle représente un réseau; et, chose singulière, elle est de la même nature que dans les Dkiyophora, et n'en diffère que par le point d'attache, qui se trouve, dans ces derniers, sous le chapeau et au sommet du pédicule.
4* Le réceptacle ou chapeau a la forme d'un cône tronqué ou d'une cloche; il adhère, par son sommet, à l'extrémité supérieure du pédicule et est libre dans le reste de son étendue; en dedans, sa surface est lisse, d'un blanc brillant , et forme quelquefois un petit cordon a la marge. La face etterne est parsemée d'alvéoles polygonales semblables a celles que Ton observe dans les Morilles. Ces alvéoles ne sont visibles que dans les derniers temps du Champignon; dans le Jeune âge, elles sont remplies d'une couche charnue d'un vert foncé, qui est interrompue de temps en îemps par de petites veines blanches qui dépendent de la saillie que font quelques cloisons des alvéoles. Examinée de près, cette surface est couverte de petites ondulations dirigées dans tous les sens. On donne ordinairement à celte couche le nom de laletz; c'est elle qui renferme les organes de la reproduction.
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5* Les spores sont simples et elliptiques. M. Corda pense qu'elles sont mélangées arec la matière verte, et qu'elles s'écoulent avec elles quand arrive le Bernent de dissolution. M. le docteur A. Oschatz (Acl. Acad. Caet. Leop. Nal. C*r., vol. XIX, p. 2) a constaté qu'elles étaiest portées par des basides quadrillées sur un individu très jeune, et pas plus gros qu'use graine de Pisus sativus; elles sont d'abord rondes, puis elles deviennent elliptiques. Quelque temps auparavant, al. Berkeley (Ann. Se. Nat.t vol. XII; p. 160) avait fait connaître celte organisation. Mais ici, las spores ne sont plus, comme dans les Açan- Cinés, les Lycoperdacés, portées sur de* résides libres, exsertes; elles sont pressées les unes contre les autres, et forment une couche charnue plus ou moins épaisse. Sousre point de vue, les Pballoldés forment une division parfaitement distincte parmi les Basidiosporés, et qui a les plus graods rapports avec les Scleroderma , qui eux-mêmes diffèrent des autres Lycoperdacés par ua mode d'organisation semblable. Ce sont des points de ressemblance qui établissent des séries parallèles dans deux familles différentes, qui probablement fouroiroat plus tard des caractères précieux pour mir-ii limiter les groupes dans la distribution naturelle des genres.
Pour bien constater l'existence des basides, il faut , comme MM. Berkeley et Oscbatx l'ont fait, analyser de jeunes individus, et avant que le latex tombe en décomposition, il faut, comme dans le Clatknu, enlever, avec la pointe d'une aiguille, us* petite portion, l'humecter très peu, et la soumettre à une légère pression. Trop forte, elle désorganise, sépare les parties; ua excès d'humidité emporte les spores, et «a ne voit plus les connexions qu'elles oat a>« les basides.
Peu de temps après son évolution, lePaaJlus impudicut se désorganise, le latex ttm&s en déliquium , répand une odeur cadavéreuse qui le décèle même i de grandes distances, quand le vent est favorable ; les Mouches et d'autres Insectes qui se nourrissent de cadavres se précipitent dessus, dévorent toute la couche verte qui rempiissait les cellules du réceptacle; celui -ci reste debout, se dessèche, ou bien le pedi-
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euleseplie, et la décomposition totale s'opère.
Cette dissolution du latex a donné lieu à une petite discussion. A mesure qu'elle a lieu, le liquide qui en résulte tombe- 1 -il par gouttes ou non? Micheli (Sov. plant. Ge*., tab. 83), Krombhotz (Myc. Heft., t. III, pl. 18, fig. 18), le figurent avec des gouttes qui s'écoulent du chapeau ; Battarra, Scbsiïer, Bulliard et d'autres auteurs ne les représentent pas. Scbaeffer pense que le liquide s'évapore et qu'il ne se convertit jamais en gouttes. Je l'ai rencontré dans l'un et dans l'autre cas. Si sa décomposition arrive dans un moment sec et que sa surface soit couverte de Mouches, de Boucliers et d'autres Insectes, il ne s'écoule pas la plus petite goutte de liquide; si, au contraire, le temps est humide et pluvieux, les Insectes sont moins nombreux, et on obeerve souvent un grand nombre de ces goutte», qui tombent et recouvrent les feuilles ou les mousses qui se trouvent sous le chapeau.
Nous avons ici un exemple frappant du service que nous rendent les Insectes en dévorant les Champignons; comme ils ne •e nourrissent uniquement que des spores et du liquide qui les accompagnent , et ne touchent pas aux autres parties, ils empêchent la reproduction du Phallus par les moyens les plus ordinaires. S'il se développait en raison du nombre de ses spores , il serait impossible d< rester dans les bois, tant son odeur est inrecte et désagréable.
Les spores du Phallus impudictt s germent, végètent comme celles des autres Champignons; M. le docteur Oschatx les a étudiées particulièrement. J'ai dit, d'après cet observateur, que dans le très jeune Champi gnon elles étaient rondes, et qu'elles devenaient elliptiques ensuite. Soumises à l'humidité et dans des circonstances favorables, on les Toit se cloisonner, augmenter de volume; il naît un filament de chacune de leurs extrémités, ou de chacune des cellules qui se sont formées. Ces faits, qui sont extrêmement curieux , sont dignes de la plus grande attention, et je crois qu'ils ont besoin d'être soumis (non pas que je doute de leur réalité) i de nouvelles observations, parce que , jusqu'à ce jour, on n'a pas
encore vu les spores des Champignons, quand elles sont simples, continues, se cloisonner et émettre des filaments par plusieurs points de leur surface , mais , bien au contraire, végéter par l'une ou par l'autre extrémité, et le plus souvent par les deux simultanément, puis se vider de ce qu'elles renfermaient à mesure que les prolongements nématoldes s'allongent.
6° Le pédicule naît au centre de la volve, sur la partie même que j'ai nommée plateau ; il représente une colonne renflée à sa partie moyenne et atténuée aux deux extrémités; en haut, il se termine au chapeau; en bas , il est placé au centre d'un godet , qui est formé par la partie inférieure de la volve interne. Quand le Champignon n'a pas encore déchiré ses enveloppes, il est blanc et couvert de petites sinuosités ; mais quand elles sont rompues et qu'il se trouve en contact avec l'air, comme une véritable éponge aérienne, il prend dans l'espace de très peu de temps des proportions étonnantes en volume et en longueur; sa surface est alors percée d'une infinité de trous qui permettent à l'air de pénétrer dans son intérieur; il est blanc, flexible , d'une consistance comme papy racée , fistuleux, et conserve le prolongement de la volve interne, mais le plus souvent il est cassé et retiré sur lui-même comme un cordon.
Si l'on coupe borixontalement et à sa partie moyenne un Phallus encore renfermé dons sa volve, on trouve, en allant du centre à la circonférence : 1° au centre, la partie de la volve interne qui pénètre dans le pédicule; 2* te pédicule; 3° un cercle d'un vert sale divisé par des lignes blanches, formé par le chapeau et le latex, qui en remplit les cellules; 4° la volve interne, qui est très difficile i apercevoir eu raison de sa ténuité; 5* la membrane interne de la volve; 6* le mucus placé entre les membranes de la volve; 7" la membrane externe de cette même volve. Toutes ces parties, qui sont concentriques, se reconnaissent parfaitement bien.
Quoique ce Champignon présente des différences frappantes d'aspect et de structure dans les parties qui le composent, il n'est cependant formé que de cellules allongées plus ou moins séparées, quelquefois feutrées et mélangées avec une quantité plus ou
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moins grande d'eau ou de mucilage. Il en est a peu près de même pour tontes les autres espèces; seulement dans quelques unes, les cellules affectent une forme globuleuse, et deviennent polyédriques par leur pression naturelle.
Soumis à l'analyse, le Phallus impudicus a fourni i Braconne* de l'eau , une buile épaisse , de la Céline , du sucre de Champignon, de la fongine, du mucus, de l'albumine, une matière animale , de l'acide acétique, de l'acétate d'ammoniaque etdu phosphate de potafse. Le professeur Pleischel dit que le mucilage de la volve se comporte comme un acide avec le papier de Tournesol ; qu'il le rougit et possède presque toutes les propriétés de la Bassorine; que le pédicule est formé en grande partie par de la fongine, et que, dans le latex , il existe du sucre de Champignon (voyez Krombh. Heft., t. 3, p. 18). On pourrait, d'après Krombboltz, le manger quand il est encore renfermé dans sa voire ; son goût et son odeur n'ayant rien de désagréable, il doit être très nourrissant, parce qu'il contient de la fongine et de la bassorine en grande quantité. Pourtant Krombboltz n'en a pris, à l'état cru et jeune, une tranche, qu'avec la plus grande répugnance, et il n'a pu en goûter préparé en sauce, comme le Ceps. Malgré cela , rien ne prouve qu'il soit vénéneux , comme le pensent Ctusius, Kolbasi, Plenk, Ellrotb, etc., puisqu'il a fait prendre le latex en décomposition à des Serins , à des Tortues, à un Cbien , et même i un jeune homme bien portant, sans qu'il soit survenu le plus léger accident.
Comme si toutes les substances pouvaient être de quelque utilité chez l'homme malade, les médecins ont attribué des propriétés médicinales à ce Champignon. On l'a regardé, probablement en raison de sa forme , comme aphrodisiaque , prolifique ; on l'a administré en poudre ou dans du vin. Il a été recommandé dans les affections goutteuses. Maintenant il n'est plus employé; les botanistes le regardent sur place, et bien rarement ils lui font l'honneur de le ramasser. (Lév.)
PB ALLUSIA (fcttto'ç, pénis), moll.— Genre de Tuniciers établi par M. Savigny aux dépens du grand genre Ascidie de Linné, j Ses caractères sont d'avoir te corps sessile, I
à enveloppe gélatineuse ou cartilagineu.*,
avec un orifice branchial i huit on neuf rayons et un orifice anal à six rayon». Le sac branchial non plissé arrive presque a* fond de la tunique, et il est surmonté par un cercle de filets tentaculaires toujours simplet; sur chaque angle, les mailles du tissu respiratoire portent une petite bourse en forme de papille; l'abdomen est plus ou niom* latéral ; le foie est nul ; une cote cylindrique s'étend du pylore i l'anus. Loisirs unique est situé dans l'abdomen. M. Savigny a formé trois sections de set Pballatie*,' savoir : i* les Ph. pyrence comprenant, aveu trois autres espèces de la mer Rouge, l'isodia fuse* de Cuvier et Lamarck , qu'il nomme Phallu$ia sulcata; elle est rouge, assez commune dans la Méditerranée et recherchée comme aliment; 2* les Pk. tmplices , telles que les P. mouachut ( Jscidis mentuia Lamk. ), P. mamdlala, etc; 3* les Ph. ciones, telles que la P. canina et la P. mlatmalis, qui forment des amas d'apparence gélatineuse sous les radeaux et les divers bâtiments stalionnaires dans les ports de l'Océan et de la Méditerranée. (Du.)
*PHALO€ALMS, Herb. (ta Bot. Jta;., I. 3710). bot. pb.— Syn.de Cypeiûa, Herb.
*PHALOE, Dumort. (F/or. Bdg. 110).
bot. ra.— Synonyme de Sagma, Lion.
«PHALOLEPIS (r^c, hrillant; écaille) . bot. m.— G. de la familledes Com^ sées-Tubuliflores, tribu des Cynarees, «ubii par De Candolle (Prodr., VI, 568) pour quelques espèces de Centaurées { C. suiew, mergarUacta, leucolepis, pergamaceo, alba, mcana, mucrotnfera , amara). Foy.ccrumc.
PUANvEL'Sfnom mythologique), us. — Genre de l'ordre des Coléoptères penumères, de la famille des Lamellicornes et de te tribu des Searabéides coprophages, établi par Mac-Leay (Hora Entomologicc^ p. 15*)» et adopté par La ire il le (Mo-»* animal, t IV, p. 537) et par Dejeaa (dialogue, V édition, p. 155). Les caractères du genre .<ooi: Premier article des palpes labiaux plus grand que les suivants, dilaté au cété interne; place scutellaire indiquée par un vide; miles se distinguant quelquefois des femelles par des proéminences en forme de cornes sur la tête et te corselet. Tarses antérieurs manquant souvent dans l'on des sexes, ma» chez certaines espèces seulement.
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Ce genre se compote d'une cinquantaine de grandes et belles espèces brillamment colorées ou métalliques, vivant de ReptUes morts, et n'apparaissant qu'à la plus forte ardeur du jour.
Nous citerons, parmi celles qu'on y rapporte, les suivantes : P. camifex Lion., lanifer, Faunus, Mimas, splendidulus Y.,hasltfer M., Jasius (Dard an us M.-L.) De llicosus, Belzébul 01., Pegasus, palliai us, lœvipennisSi., migrocyaneus M.-L. , tkalassin%u,plaaicollis, thryserythrus et svblricornis Pty. Toutes appartiennent i l'Amérique équinoxiale.
Kleg a publié une monographie de ces Insectes que nous n'avons pu encore nous procurer. On a dû rejeter le nom de Lotigophorus, que Germar leur avait donné, comme étant postérieur de publication. (C.)
•PHANÉROBAANCHE8. Pnonerodron.
chiata. sept — Nom que AI. Fitziuger donne aux Proléides ou Batraciens i branchies persistâmes. (P. G.)
PHANÉROGAMES. Phanerogama. bot.
— On donne ce nom aui végétaux pourvus d'organes sexuels apparents, et qui se reproduisent par suite de la fécondation des ©tu les. I/ensemblede ces végétaux comprend deux grandes classes désignées sous les noms de Monocotylédons et de Dicotylédons. Voy.
PHANÉROGAME. Phanerogamia »cp^(, apparent; 7»poç, nore). dot. — Division du règne végétal à laquelle appartiennent toutes les plantes pourvues d'organes sexuels bien manifestes. Yoy. mokocotylb-
DONS et DlCOTYUKDONS.
* PHANÉROGLOSSES. Phaneroglossa [<px*tpit, évident; yi5*aa, langue), iett. — Nom donné par Wagler aux Batraciens anoures qui sont pourvus d'une langue, c'est-à-dire à tous ces Batraciens, sauf le Pipa et le Dactylèthre. MM. Dumézil et Bibron, dans leur Erpétologie générale, emploient aussi celte dénomination. Voy. cbà-
PADB , GRC3I0CU.LS, RAINETTE, CtC. (P. G.)
•PHANÉROGLOSSES. Phaneroglotta.
irs. — Deuxième division établie parSolier {Ann. de la Société cntomologique de France, 4. 111, p. 501) dans l'ordre des Coléoptères, «ection des Hétéromères , et rapportée aux Colaptérides de cet auteur. Elle a pour caractères : Menton ne couvrant pas la base des mâchoires et laissant un intervalle no-
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table entre ses côtes et ceux de l'écbancrure progéniale, presque toujours rétréci et articulé sur un pédoncule ordinairement tronqué en avant; languette souvent découverte ou, au moins i son extrémité, laissant apercevoir les trois articles des palpes. Cette division se compose des Tagénites , Scaurites, Procites, Zopnériies, Molurites, Dlapsites et Pédioites. (C.)
•PRANEROPDLEBIA (jwcpc'ç, apparent; <p>cSio», petite veine), bot. cb, — Genre de la famille des Fougères, tribu des Aspidia cées, établi par Presl [Pterid., 84, t. 2, f. 19) aux dépens des Aspidium. L'espèce type est VAspidium nobile Schlecbt. Voy. aspidiiu.
• PHANÉROPNEUMONES. Pltaneropneumona ( fwpiç , visible , découvert ; irotvjiMv, poumon ). siOLL. — Nom proposé par M. Gray, pour un ordre de Gastéropodes operculés respirant l'air , tels que les Cydostomes. (Duj.)
*PHAKEROPTERA (»««Po« , apparent; nxtpow, aile), ma. — Genre de l'ordre des Orthoptères , tribu des Locustiens , groupe des Locustitca, établi par M. Serville, et caractérisé principalement, selon M. Blanchard {Histoire des Insecte*, édition Didot), par un sternum très creusé au milieu et mutique ; par un corselet nullement prolongé ; par des ailes plus longues que les élytres, et par des antennes grêles.
M. Serville {Orthoptères, Suites à Buffon) rapporte i ce genre treize espèces, toutes étrangères à l'Europe; la plupart habitent l'Amérique méridionale ; quelques autres se trouvent aux Indes orientales. Leur couleur la plus ordinaire est le vert tendre. (L.)
•PBANEROTOMA, Wesm. ma. —Voy.
ascogasteb, Wesm.
•PHANIA brillant), bot. ra. —
G. de la famille des Composees-Tubuliflores, tribu des Eupatoriacées, établi par De Candolle {Prodr., V, 114). Sous arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. composées.
Deux sections on té lé établies dans ce genre:
a. Euphania, DC. (loc. ctt.) : sous-arbrisseaux à feuilles trifides; b. Ozylobut, Moc. (F/or. Mex.) : arbrisseaux à feuilles entières.
•PHA1MA brillant), ws. — G . de
Tordre des Diptères bracbocèree , famille des Atbéricères, tribu des Muscides, sous-tribu des Ocjptérées, établi par Meigen (Fur. Zw., t. IV). Il comprend 7 espèces, qui se trouvent
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en France et en Allemagne. Ce sont les Ph. obscuripennis, vittaia, laleritia, thoracica, curvicauda, flavipalpis et appendiculata. (L.)
•PHANOGLENE (*«*o'«, brillant; yl**, oeil), belm. — H. Nordmann (2* édit. dei Anim. sans vertèbres de Lamarck) a donné ce nom à un genre d'Anguillules ou Vibrions qu'il caractérise ainsi : Corps filiforme , grêle, aminci en arrière, tronqué en avant; boucbe bi labiée, ciliée; des yeux de couleur rouge vif, sur la région cervicale; organe mâle simple.
Tels sont les Ph. nigricans, trouvé dans une larve de Névroptère, et Ph. barbiger,de$ eaux stagnantes des environs de Berlin. (P. G.)
•PIIAOPS, Sahlberg. un. — Synonyme à'Eustalis, Germar, ou Eustales, Schoenherr, mais qui devait sans doute être préféré comme antérieur de publication. (C.)
•PIIAPS, Selby. ois. — Synonyme de Peristera Swains., genre de la famille des Colombidées. Voy. pigeon. (Z. G.)
PII AH AME. Pharamum. moll? foras. — Genre proposé par Monlfort pour une Coquille microscopique de Rbfzopode ou Foraminifère, décrite sous le nom de Nautile, par Fichtel et Motl, et rapportée, par M. de Blainville, au genre Lenticuline de Lamarck. Elle se rapproche beaucoup des Cristellaires et a reçu de M. Al. d'Orbigny le nom de bobcline. Voy. ce mot. (Duj.)
• PIIARBITIS. bot. m. — Genre de la famille des Convolvulacées, tribu ou sousordre des Convolvulées, établi par Choisy (in Mem. Soc. hist. nat. Genev., VI, 438, t. 1 , f. 3), et dont la principale espèce est le Pharbitis hispida , le volubilis des jardiniers.
Les plantes herbacées que ce genre renferme croissent toutes dans les régions tropicales du globe. Voy. convolvulacées.
•PU ARUM, W. Herb. (in Bot. Reg., t.
1546). bot. ph. — Synonyme de Bessera, Schult.
PHARMACOL1TE. ua. — Arséniate de Chaux hydratée à bases d'oxydes terreui.
Voy. ARSÉ3IATES.
PH ARM ACOSIDÉ RITE. ma. — Espèce de Fer arséniaté. Voy. fer.
PIIARX ACEUM. bot. ph. — Genre de la famille des Porlulacacées, tribu des Molluginées, établi par Linné {Gen., n. 106). Herbes ou sous-arbrisseaux du Cap. Voy.
fORTCLACACEE».
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PHARUS. bot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Oryrées, établi par P. Brown (Jam., 344). Gramens de l'Amérique tropicale. Voy. gbabïkxes.
PHARYNX. Pharynx {fipnl, arrièreboucbe , gosier), ahat. — Canal museulomembraneui, irrégulièrement infoodiboliforme , situé , chez tous les Vertébrés , audevant de la colonne vertébrale, et lirait en avant par le voile du palais, en arrière par l'œsophage. Dans l'Homme et dans la autres Mammifères, le Pharynx aboutit sut ouvertures postérieures des narines, à tel'» des trompes d'Eus tache , qui eondoiseot dans l'oreille moyenne, à l'orifice !
à celui du larynx. Trois mui< teurs et un releveur entrent dans la position de cette première partie do nul alimentaire. Ils sont plus ou moins développés et diversement disposés, pour pouvoir s'approprier aux fonctions qu'ils ont a remplir chez les diverses espèces de Mammifères. C'est ainsi, par exemple, que ci*i les Cétacés, où le laryni s'élève en pjramife au-devant de l'ouverture pharyngienoe jusqu'à ta hauteur des arrière-narines, et rbes lesquels il existe aussi un conduit particulier, qui , du Pharynx, aboutit dans les cavités nasales, il y a des modifications notables dans la disposition et l'arraneetneot des fibres musculaires qui constituent les eoostricteurs surtout.
Dans les Oiseaux, les constricteurs do Pharynx ne sont plus distincts et n'ont p'us les mêmes attaches. L'arrangement des fibres musculaires de ce tube ne diffère pas sensiblement de celui des autres parties do canal alimentaire. Dans les Reptiles , H n'j a pas non plus de muscle intrinsèque destiné à le mouvoir, et dans les Poissons . le Pharynx ne peut plus être distingué de l'<rsophage, partie du tube alimentaire qoi conduit à l'estomac, que par un sphincter qui l'entoure, et qui semble même appartenir autant au commencement de ceeana!
qu'à la fin du Pharynx.
Toute la face interne de cette première portion du canal alimentaire est tapissée par une membrane muqueuse continue avec celle de la bouche et des fosses nasales, et dans laquelle on trouve un grand nombre de follicules muqueux. Les artères du P rynx sont fournies par les carotides ( "
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la tjroldienne supérieure, la labiale, la linguale et la maxillaire interne. Les veines, dont le trajet est analogue aux artères , se rendent dans la jugulaire interne. Les vaisseaux lymphatiques aboutissent dans les ganglions placés près de la bifurcation de la veine jugulaire interne. Les nerfs proviennent du glosso-pbaryngien, du pneumogastrique et du trifacial.
Le Pharynx sert de passage à Pair et aux •liment* ; ceux-ci sont poussés vers l'estomac par la contraction des muscles pharyngés. Voyez hutbitioh. (M. S. A.)
•PHASCLES. Phasceœ. bot. ch.— Tribu de la famille des Mousses, ayant pour type le genre Phascum. Voy. ce mot.
P11ASCOGALE. mu. — Voy. l'article dastdib.
PO ASCOL ABCTIDiE . sum. — M. R.
Owen ( Proceed. zool. Soc. London, 1839) a élevé au rang de famille le genre Phascolarctos. Il nous a paru, ainsi qu'à M. Waterhouse et à la plupart des 'naturalistes, qu'on ne devait pas séparer ce genre de la famille des Phalangers. (P. G.)
PIIASCOLARCT09 (finmlov, bourse; cêp*To;,ours). sua. — Nom d'un genre curieux de Marsupiaux, propre à la Nouvelle-Hollande, caractérisé par M. de Blainville en 1816, dans le Bulletin de la Société philomatique de Paris. 11 est question de ce genre aux articles koala et phalanges, de ce Dictionnaire. (P. G.)
•PHASCOLOGALE. su».— M. Wagner (in Wiegmann Arch., II, 1844 ) indique sous celte dénomination le genre Phascogale. Voy. ce mot. (E. D.)
PUASCOLOME PAosco/oroys (f An»!.,, bourse; rat), sua. — Bass, chirurgien de l'expédition aux terres australes , commandée par l'Anglais Fiinders, a le premier signalé un Mammifère marsupial assez commun sur les côtes ou dans les Iles du détroit, qui porte son nom, détroit qui sépare la Nouvelle-Hollande de la Tasmanie; c'est ce mammifère qui est devenu le type du genre curieux que E. Geoffroy Saint-Hilaire a d'abord appelé Vombalus, etdontila bientôt après remplacé le nom par celui de Phascolomys {Annales du muséum d' histoire naturelle, t. H, 1802). Les individus observés par Geoffroy Saint-Hilaire avaient été rapportés vivants par Péron et Lesueur. Hliger , en
1811, remplaça le nom générique de ces animaux par celui d'Ambloln (à^Slvç, avorté).
Les Phascolomes présentent une réunion fort curieuse de caractères. Ce sont des Marsupiaux, et ils ont dans le squelette aussi bien que dans leurs organes de la génération, les particularités distinctives des animaux de ce groupe : des clavicules, des os Marsupiaux, une poche mammaire, etc. ; leur corps est trapu, sans queue, et pourvu de quatre pattes assez courtes, plantigrades, et a cinq doigts armés d'ongles fouisseurs; leurs deuxième et troisième doigts de derrière ne sont pas plus couru que les autres, et ils ne sont pas réunis comme ceux des Phalangers et des Kanguroos ; leur pouce n'est pas non plus opposable comme celui des Phalangers. Ils ont la téle large et aplatie; les oreilles courtes , les yeux médiocrement ouverts et très écartés , les narines percées dans un petit mufle et le pelage épais. Leurs dents sont au nombre de vingt-quatre , et distribuées selon la formule suivante : ? intis., £ can., ~ molaires de chaque côté.
Malgré cette analogie dans leur formule dentaire avec les Rongeurs, les Phascolomes ont, comme la plupart des autres Marsupiaux, la mâchoire inférieure articulée avec la supérieure par un condyle transverse. Leurs dents elles-mêmes ne sont pas comparables pour la forme à celles des Rongeurs. Ainsi leurs incisives ressemblent plutôt, les supérieures à la paire médiane de certains Phalangers, et les inférieures à leurs correspondantes chez les mêmes animaux. Leurs molaires sont séparées des incisives par une barre; elles sont entourées d'émail et partagées en deux parties égales par un pli de leur face externe , et un autre de leur faco interne , sauf la première qui est simple. L'estomac des Phascolomes présente i son orifice cardiaque une appareil succen tu riforme comme celui des Castors, et leur cœcum est court et pourvu d'un appendice vermiforme.
L'espèce type de ce genre est le Phascolomc * o*bat, appelé Phascolomys wombat, Wombaïus fostor, fusca, Basset ou Ursinus, suivant les auteurs. Les colons anglais de l'Australie le nomment Badger, ce qui signifie Blaireau. Il a, en effet, les allures de ce carnassier, mais il devient souvent plus fort, il a la tête plus grosse, et ses habitudes
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sont fort différentes. II est herMrore on frugivore; son naturel est timide et inintelligent; sa couleur est brun-grisâtre.
La fourrure de cet animai est susceptible d'être utilisée, et sa chair est bonne à manger; particularités qui devraient engager les Européeos à l'acclimater dans nos contrées.
Les Pbascolomes ont été rapportés plusieurs fois vivants en Europe. On les a figurés dans beaucoup d'ouvrages.
M. R. Owen a été conduit par l'inspection d'un crâne de Phascolome à supposer l'existence d'une seconde espèce vivante de ce genre; il la nomme Ph. Lalifrons (Proceed. tool. Soc. London, 1845).
On doit aussi a M. Owen d'avoir reconnu pour ceux d'une espèce de Pbascolome {Ph. ilitchcllii) des ossements fossiles trouvés dans les cavernes de la vallée de Wellington, à la Nouvelle-Hollande.
Les Pbascolomes ont (comme les Cheiromys, parmi les Lémuriens de Madagascar, et comme les Damans, qui sont de petits Pachydermes africains, très voisins des Rhinocéros) une formule dentaire analogue i celle des Rongeurs, par l'absence de canines. On les a considérés, aussi bien que ces deux genres d'animaux, comme établissant un passage entre le groupe auquel ils appartiennent, celui des Marsupiaux, et Tordre des Rongeurs. On a même émis la proposition de les placer, comme on l'avait fait pour les Damans et les Cbeiromys , parmi les Rongeurs. Mais le système dentaire, envisagé de cette façon et d'une manière exclusive, conduit le plus souvent à des erreurs de classification , puisqu'on le suit alors en négligeant les données que fournissent les autres parties de l'organisation. Les Pbascolomes ne sont pas plus des Rongeurs que les Damans ou les Cheiromys. Ils ne sont pas plus la véritable transition des Marsupiaux aux Rongeurs, queceux-ci la jonction entre les Lémuriens ou les Pachydermes et les Rongeurs. Ce sont des Marsupiaux d'une organisation inférieure; ils doivent prendre rangé la fln de la série à laquelle ils appartiennent , et ils reproduisent, pour ainsi dire, parallèlement dans celle série la fonction des Cheiromys, des Damans et celle des Rongeurs euxmêmes.
Nous avons déjà en l'occasion d'en parler
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aux articles cbeuomts et dasub («oy. m mots). Noos y reviendrons à propos des un-
6 eu as. (p. 6.)
* PHASCOLOHINA. aux. — M. J. L Gray n établi sous ce nom , en IS35, uw famille de Marsupiaux pour le genre uniqu« des Phascolomes. AIN. H. Owen et Wstexhouse remplacent ce nom par celui de ftar colomyidat. Voyes pbiscoloxb.. (P. G.)
PllASCOLOMllD.C habl - rtf»
Ptwcolomma. (P. G.)
PI1ASCOLOMYS. aux. — Non lala»
des Pbascolomes. Voy. ce mot. (E. D.)
PHASCOLOSOMA. nui. — Voyes H- Potnt.ES. (P. G.)
PHASCOLOTHERIUM. BUS. foss. - Voy. ■ARSoriAtJX fossiles.
PI1ASCU1I. bot. cr. — Genre dt to famille des Mousses, tribu des Pbascées, établi par Linné (Gen., n. 19) et revu par Heat* {Fund., Il, 85). Il renferme de petites Moo ses terrestres , remarquables par leur nifr campanulée, entière à la base, et leurassaK indéhiscente. Voy. aoussis.
PHASÉOLÉES. Phaseoleœ. bot.
Une des tribus des Légumineuses ( wj. <* mot) -Papilionacées qui comprend le gen» Phaseolus, auquel elle doit son nom. (A* J.)
PHASEOLL'S. bot. n. — Nom sneuiiûquedu genre Haricot. Voy. ce mot.
PHASGANON, Walk. (apmd GrayBri).
dot. a.— Synonyme de Laminant, Lamx.
'PI1ASIA. tus. — Genre de l'ordre des Diptères brachorères, famille des Albencèe», tribu des Muscides, sous-tribu des Pbasieanes, établi par Latreille et adopté dit M. Macquart (Diptères , Suites à Bu,f«* . t. Il , p. 196 ) qui y rapporte cinq espèce (P. crassipennis , nigra, oblonga, terniauti brachyptera), qui habitent la France et r» lemagne. (M
•PHASIANE (nom mythologique), rss.- Genre de l'ordre des Lépidoptères, fsauto des Nocturnes, tribu des Pbalémdes, éuaù par Dupoochel {Catalogue des Lépideftèm d'Europe, p. 245), qui y rapporte neuf espèces dont la plupart habitent la Frase» méridionale (p.palimbaria, petraria, b*n laria, pellario, etc.). (*•.)
PHASIAftELLE. phasianell* ( P**«nus, Faisan ). «ou.. — Genre de Mollusque» gastéropodes, de la famille des Tuibisw.*». ayant , comme tous les autres Mullusqoei
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de ce groupe, un pédoncule oculifère au côté externe de la base des tentacules de la tète , et également orné de tentacules accessoires au nombre de six sur les côtés du pied , mais , en outre , caractérisé par l'étroitesse du pied, par la longueur relative des tentacules , par l'épaisseur et le poli de l'opercule calcaire, et, enfin, par la coquille toujours lisse et vivement colorée, en spirale ovale, conique, solide, ayant le dernier tour beaucoup plus grand que les autres , l'ouverture entière , ovale, plus longue que large, avec le bord droit tranchant non réfléchi, et la columelle lisse , comprimée, atténuée à l'extrémité. C'est Lamarck qui institua ce genre en prenant pour type le Burcinum australe de Gmelin , belle coquille longue de 80 à 75 millim., remarquable par sa vive coloration en fauve pâle ou gris pourpré , avec un grand nombre de bandes plus ou moins étroites, diversement tachetées : on la nommait autrefois le Faisan, et Lamarck , dérivant de là son nom générique, en fit la Phasianello bulimoides; mais en même temps le célèbre zoologiste classait dans le genre des Coquilles précédemment confondues avec les Turbos, et qui doivent désormais faire partie du genre Littorine; de sorte que des dix espèces de Lamarck, quatre seulement sont de véritables Pbasianelles; si l'on y ajoute les espèces décrites depuis lors ou encore inédites dans les collections, on arrive à compter environ douze ou quatorze Phasianelles vivantes et trois ou quatre espèces fossiles du terrain tertiaire. Toutes les grandes espèces vivantes se trouvent près du rivage des mers tropicales, mais nous avons, dans notre *one tempérée , quelques petites espèces , telles que la P. Vieux ii de la Méditerranée, longue de 10 à 13 millim., et la P. pulla, longue seulement de 5 à 8 millim. et d'un tiers moins large, très commune dans la Méditerranée et dans l'Océan , et nommée par Lamarck Turbo pullus, ou par d'Acosta, T. pictus, à cause de sa vive coloration en pourpre avec des taches blanches. Lamarck, en établissant le genre Pbasianelle, l'avait placé en tête de la famille des Turbinacés, avec les Turbos et les Monodon tes; plus tard il le plaça entre les Turritelles et les Turbos , et , enfin , il le sépara 4e ces derniers par son genre Planaxe, formé |
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de quelques coquilles précédemment rangées mal à propos avec les Buccins. Cuvier, qui pourtant avait fait l'anatomie de la l'hasianelle , méconnut ses véritables rapports et en fit un sous-genre de ses Conchylies en la groupant avec les Mêlantes , les Ampullaires et les Janlhines; Férussae reporta ce genre dans la famille desTrocboldes, et avec lui les Ampullaires et les Janthines; M. de Blainville, de son côté, l'a rapproché des Mélanies et des Ampullaires dans la famille des Ellipsostomes , à cdlé de celle des Cricostomes qui contient les Turbos. Enfin , M; Deshayes a nettement caractérisé la famille des Turbinacés et y a compris le genre .Pbasianelle débarrassé de toutes les espèces qui lui sont véritablement étrangères. (Dcj.)
PUASIANUS. ois.— Nom latin des Faisans. Voy. ce mot.
PHASMA (<pat<7p* , spectre), nis. — Genre de la tribu des Pbasmiens , de l'ordre des Orthoptères, établi par Latreille et adopté par tous les entomologistes, avec de grandes restrictions. Tel qu'on l'admet aujourd'hui, il est surtout caractérisé par des ailes longues dans les deux sexes , et des antennes sé tacées plus longues que le corps. Les espèces qui le composent sont assez nombreuses, la plupart de l'Amérique méridionale, et quelques unes des Indes orientales. Les plus répandues et les plus connues sont les P. bioctstatum Stoll., P. laleralis Fabr., du Brésil , etc. (Bl.)
PHASMIENS. Phasmii. ms. — Tribu de l'ordre des Orthoptères, caractérisée par une tète libre; un prothorax plus court que les deux autres parties du thorax; des pattes seulement propres à la marche; des tarses de cinq articles; des ailes antérieures extrêmement courtes , et un corps long , étroit et généralement linéaire.
Dans un précédent article (siartibhs)', nous avons dit comment les anciens entomologistes confondaient ensemble les Pbasmiens et les Mantiens ; nous n'y reviendrons donc pas ici. Il nous suffira de rappeler que des différences très considérables séparent nettement ces deux groupes. Au lieu de pattes préhensiles, d'ailes antérieures bien développées , de filets annelés a l'extrémité de l'abdomen , comme chez tous les Mantiens, on ne trouve jamais que des pattes ambu-
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latoires; des ailes antérieures ou élylres chez toutes les espèces ailées, extrêmement courtes «t presque eu forme de euiilerons ; et de simples folioles à l'extrémité de l'abdomen ctiei les Phasmiens. Ajoutons encore que ceui-ei sont toujours phytophages. Ou ne sait presque rien de l'organisation intérieure des Phasmiens , ces animaux étant fort peu répandus dans notre pays. Cependant, sur quelques individus con>ervés dans l'alcool, que nota avons disséqués , nous avons observé an tube digestil presque droit, dont l'œsophage est très long et le jabot généralement très dilaté. Les vaisseaux biliaires sont constamment très nombreux et capillaires, comme dans beaucoup d'Insectes de l'ordre des Orthoptères. Les ovaires consistent en plusieurs graines multiloculaires contenant les œufs logés bout à bout. Ces œufs sont pondus chacun isolément. Il n'y a, chez les Phasmiens, rien d'analogue à la capsule ovigère des Mantiens et des Blattiens. Le système nerveux des Phasmiens consiste en une longue chaîne, dont les ganglions thoraciques et abdominaux sont notablement espacés. Dans plusieurs types de ee groupe d'Orthoptères , nous avons compté huit centres nerveux abdominaux distincts. Le système nerveux viseéral est très développé chez ces Insectes, et notamment la portion dépendant du canal intestinal. Chezplusieurs(Pnylli»TO, Eurycantha, Baallus), le ganglion gastrique est plus gros que dans la plupart des autres Insectes, ainsi que les nerfo auxquels il donne naissance. Les Phasmiens se font remarquer souvent par leur grande taille et très généralement par leurs formes singulières. Leur corps, ordinairement cylindrique, mince et d'une grande longueur, leur a valu la dénomination de Spectres, sous laquelle on les connaît, et surtout comme on les désigne aussi dans beaucoup d'ouvrages de zoologie.
Les espèces dépourvues d'ailes ont toutà-fait l'aspect de liges de bois desséché on de petites branches d'arbres. A la Guyane et au Brésil, on donne à celles-là les noms de Bâton ambulant, de Grand Soldat de Cayenne, de Cheval du Diable , etc. On appelle Feuille ambulante des espèces à abdomen dilaté, comme les Phijllium, etc.
Les Phasmiens se tiennent sur les arbris-
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seaux et les taillis, où on tes rencontre près* que toujours isolément , mangeant »oru>at les jeunes pousses. On assure qu'en As* rique et dans les Iles de l'Océanie, les feuille» de certains arbres sont rapidement muges par les Phasmiens. Les habitudes de ca Orthoptères sont peu connues en ce qui e*»cerne leur accouplement, la poule ta œufs , etc. Ces Insectes étant pour ls pispart exotiques, on n'a pas eu beaucoup IVcasioo de les observer. Deux espèces »p«em seulement se rencontrent dans l'Europe séridionale : l'une d'elles, le Bacillvs Rci».* trouve répandue dans le midi de la Franct . et on le trouve même quelquefois josqu Mt environs d'Orléans. Les Phasmiens hibiteit surtout l'Amérique méridionale , l'Oœw*.
l'Afrique et le sud de l'Asie. A ls Ta»na«n et à la Nouvelle-Hollande on en iroote u» nombre d'espèces très considérable. Q«lques unes d'entre elles, appartenant «ru* aux genres Cyphocrane, Platycrine , efc , atteignent une longueur de 30 à 40 eeuumètres. Bien que les différences de fora* soient en apparence très prononcée» cbei Itf Phasmiens , bien que l'absence on U P*" sence d'ailes semble indiquer une tép"* tion facile, tous ces caractères ont cepeoduî au fond si peu de valeur, que la arwssmplion des genres est très difficile dan» tête tribu des Orthoptères.
Aussi , malgré ces grandes diffères* d'aspect que présentent entre eux w» to Phasmiens, il nous a été impossible « <» trouver de propres à les répartir en plusieurs groupes. Dans notre Hutotr* ta * sectes ( Paris , 1 845 , Firrain - Didot ). «** avons adopté dix-sept genres de Plu*»*»»' ce sont les genres Cypnoci <mo, Pia:^9^ Haplopus, Diapherodes, Podaeantha.
tesoma, Tropidoderus, Prisapns, Ph****- Bactllus , Bacteria, Eurycantha, Ants*-*' pha, CUxdoxerus, Phasma et Pcrioo*pha.
M. Gray ( Synopsis of the PHas»& * tke Entomologie of Auslralia Mo«ofrafk* the genus Phasma) en a établi un besoewp plus grand nombre ; mais il est vrai ds d* que , dans plusieurs cas , le» divers éun « les seies des mêmes espèce» ont servi de r pes pour des di» isions nouvelles. Nêins**1** les deux mémoires de M. Grsj **nl u utilité incontestable pour la
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des espèces de Pbasmiens, et notamment de celles de l'Australie.
M. Serville, dans son Histoire des Orthoptères ( Suites à Buffon, Roret ) , a adopté plusieurs genres que nous avons rangés dans les divisions secondaires. Il en a admis vingt-cinq. (Bt.)
ou plutôt celui de Phalagcn, sert à désigner une espèce du groupe naturel des Pangolins.
Yoy. ce net. (E. D.)
•PII ALLA (f«5îoç,chëUf). ws.— Genre de Tordre des Coléoptères subpen la mères , tëtra mères de Latreille, de la famille des Longteornes et de la tribu des Lamiaires, formé par Dcjean ( CotuloQue , 3 édition , p. 374) avec les deux c «pères suivantes: P. mcianchoHca et brevicornis Dej. Elles sont originaires du Brésil. Ce genre a le corps subcylindrique; le corselet est un peu renflé en avant, et atténué en arrière; la tête est tronquée obliquement en dessous, ainsi que les élyircs à lextrémité. (C.)
|Mjpc»0eç , funicule). lits. — Genre de l'ordre des Coléoptères lé ira mères, de la famille des Curculionides gonatoeères et de la division des Cydomides, établi parSchcenberr {Gmera et species Curculionidum synon., t. VII , p. 191) sur une espèce de la Cafrerie, le P. eirtneus Bcbr., qui a quelque ressemblance i un Trachypklœus , mais qui s'en distingue par ses antennes composées seulement de dix articles. (C.)
PHAYLOPSIS, Willd. (Syn., III, 42).
■ot. pu. — Synonyme <1' Hypœstes, Soland.
PHE. uam. — On désigne sous la dénomination de Pné, Mus phetus, une espèce de Rongeurs que Ton rapporte au genre des Hamsters. Foy. ce mot. (E. D.)
PflEBAMLM. dot. te. — Genre de la famille des Diosmécs, tribu des Boroniées, établi par Ventenat (aValm., 102), et dont lea principaux caractères sont : Calice court, presque entier ou à 5 divisions. Corolle i 5 pétales bypogynes , beaucoup plus longs <iue le caliee, lancéolés. É lamines 10, bypogynes, plus longues que les pétales, dont 5 plus courtes, opuostfes aux pétales ; filets filiformes ou subulés, glabres; anthères introrses , ovales, musiques, à 2 loges s'ou- ▼rant longitudinalement. Ovaires 5 , situés «ur un gjnopbore court, épais, glabres,
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écailleux ou couverts de poils épais , à une seule loge bi-ovulée. Styles 5, réunis en un faisceau cylindrique, glabre ; stigmates copités, à 5 sUlons. Capsule à 5 coques bivalves, monosperme par avortement.
Les Phebalium sont des arbri>>seaui revêtus d'une pubesccncc éloilée , ou d'écaillés argentées ou rougeâtres; à feuilles alternes, linéaires ou lancéolées, rarement ovales, couvertes de points glanduleux ; à fleurs petites, pédonculéea, bractéées, et présentant divers modes d'inflorescence.
Ces plantes croissent principalement dans les contrées extralropicalcs de la Nouvelle- Hollande. M. Endiieber ( G en. plant. , p. 1156, n. 6009 ) en a réparti les espèces en deux sections, qu'il nomme et caractérise ainsi : a. Correoxdes: Calice très petit, à peine visible; corolle valvée à lestivatioo; stigmate plus large que le style, verruqueux, 5-lobé; — b. Ertoslemoidcs : Calice apparent; corolle imbriquée a l'estivation ; stigmate aussi étroit que le sommet du style.
Ces deux sections répondent à celles que M. de Jussieu avait déjà établies dans ce genre (tn M cm. soc. h. n. Paris, H, 130), et qui renferment, la première, les espèces ionien t eu ses , à feuilles ovales , à préfloraison valvaire; la seconde, tes espères couvertes d'écaillés et à feuilles linéaires. (J.)
PHEUPJSA. bot. pu.— Genre de la fa.
mille des Orobancbées , établi par Desfontaines {Flor. allant., II, 60), et dont les principaux caractères sont : 1- leurs herma-
à 4 ou 5 divisions. Corolle hypogyne, rugueuse, à lèvre supérieure dressée, bifide; l'inlérieure trifide, éulée. Ëtamioesé, insérées au tube de la corolle , did y naines , incluses; filets aplanis à la base; antbères à 2 loges divariquées à la base , mutiques , à «onnectif mutique ou mucroné. Ovaire uanloculaire, à 4 placentas pariétaux, groupés par paires, et contenant de nombreux ovules. Style simple; stigmate capité-bilobé. Capsule uniloculaire, bivalve au sommet et
Les phelipœa sont des berbes qui ont le port des Orobancbes, et vivent en parasites sur les troncs dautres végétaux. On les
1 traies et
les de I
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unes croissent aussi dans les pays limitrophes de l'Asie.
Les espèces de ce genre, peu nombreuses (sept ou huit), ont été réparties en deux sections, savoir: a. Trionychion, Wall r. (Orob.t 58 ) : Calice à 4 ou 5 divisions, allongées , inégales, acuminées; anthères glabres; — b. Ci$tanche, Link et Hoffm. (Flor. portug., ! , 319 ) : Calice semi- 5-flde , à divisions égales, obtuses; anthères tomenteuses. (J.)
PtlELLAlMDRIUM, Linn. (Gen., n. 352).
bot. pb. — Voy. oehanthe, Lam.
PHELLINE ( «piliivoç , spongieui ). bot. pu. — Genre de la famille des Zanthoxylées?, établi par Labillardière (JVov.-Coied. , 35, t. 38 ). Arbrisseaux de la Nouvelle-Calédonie. Voy. Z A NTHOX Y LÉ ES .
* PHEIXOCARPUS (fttimtiK, spongieux ; xSpnoi , fruit), bot. pb.— Genre de la famille des Légumineuses- Papilionacées , tribu desDalbergiées, établi par Bentbam (in Annal. Wiener. Mus., II, 106). Arbres de l'Amérique tropicale. Voy. legcbirkuses.
•PHELOMTIS (probablement de v« liège , parce que l'individu qui a servi de type pour ce genre a été trouvé sur du liège), bot. cr. — C'est un petit Champignon rangé par Chevallier (Fl. Par., t. III, p. 345, tab. 9, fig. 21 ) dans l'ordre des Licées. Son péridium est mou , libre , arrondi, presque ponclifurme, sessile, plat en dessous; la partie supérieure est déprimée, et présente une marge plissée, un peu resserrée sur elle-même; les spores sont petites, globuleuses, et sans mélange de filaments. Le PMonitis suberca, la seule espèce du genre, a été trouvée sur des bouchons de liège, et ressemble à des points noirs tirant ' sur le violet ; le péridium qui offre les caractères indiqués a l'apparence d'une bourse dont l'entrée serait à demi froncée : les spores qu'il renferme sont d'un beau jaune soufré. Fries, en adoptant ce genre avec doute , le place dans la troisième tribu des Licées, et ajoute à la description de Chevallier que le péridium se déchire circulaire ment et se détache comme un opercule.
N'ayant pas eu l'occasion de l'étudier, je l'ai maintenu dans la tribu où il a été placé primitivement. (Lév.)
•PIIELSLMA. sept. — Genre de Sauriens de la famille des Geckos, dédié par M. J.-E. Gray au naturaliste van Phelsura. (P. G.)
PHEMERAMIllS , Rar. ( Sptcck., I, 86 ). bot. pb. — Voy. TALUtca, Allant
•PDENAX (<pi*o|, menteur), acrr.~6.de Lacer lien s distingué par M. Fiuinger. (P. G .)
PDÈKE. ois. — Nom donné par Satigoj et Vieillot au genre Gypaète. Voy. ce mot.
PHEKGODES (f tn^>î , lamineur), as.
—G. de l'ordre des Coléoptères peaUmèm, de la famille des Malacodermes et de la trias des Lampyrtdes , proposé par Hoffmaojtff , publié pirLimi\\t(VoyagedeMM.B\mboi)i et Bompland, Zoologie, p. 232, pl. 14, fig. 4'. et adopté par Leacb, Delà porte, Dejean.etc. Ce genre renferme à notre connaisunre h quatre espèces suivantes: P. plvmm F., flavicoUis Latr., pulchella et Routmii Goér • Men. La première se trouve aux États-Dais, la deuxième au Pérou, et les deux dernière ont été rapportées de l'ancienne Colomb* par J. Goudot. (C.)
PHÉNICOPTÈRE. ois. — Foy. n»
COPTERE.
* PHE NOM A. ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères penU mères, de la famille des Clavicornes et de la tribu des Nitidelaires, créé par Erichsoo ( Zeitschrtft fv i* Entomologie von Gertnar, 1843), a»ec If Nilidula grosso Fabr., espèce de la CaroJiae et à laquelle l'auteur assigne les caractères suivants : Sillons logeant les antennes nutournés près des yeux; mandibules buta* tées à l'extrémité; palpes labiaux renaVs; tarses antérieurs légèrement dilatés. (O
PHENOMERLS. ws. - Voy. wmm-
MERUS
•PHEROMAOPS, Cbe»rolat.i».-$!* nonyme de Stigmalotracheltu, Schr. (C-)
• PHEROPSOPHUS (?«>•, produirr; |t>8î , bruit), ws. — Genre de l'ordre df» Coléoptères pentamères , de la famille de* Carabiques et de la tribu des Braebiniw (Troncatipennes de Dejean), créé par Soi* {Ann. de la Société cnlomobgique ieFroMct, t. II, p. 461), qui lui donne pour caraeur» Dernier article des palpes labiaux séennforme ; point de dent au milieu de ïéeH»crure du menton; labre transverse, araaw» rétréci antérieurement.
L'auteur a formé ce genre des grand»
espèces de Brachinus de Dejean, à é\jw couvertes de côtes, et portant une livré» Jaune et noire. Il se compose d'une quarantaine d'espèces réparties en Europe, Afrique»
Asie, Amérique et Australie. Nous indiquerons, comme s'y rapportant, les P. comptanatus Lin., ¥.tO\.,bimaculatus?.,Jurineit disckoUis, Calorei, a f finis, verticalis, Africanut, Senegalensis, liligiosus, marginatus Dej., Hispankus Koll., et Debauvei Guérin. Ces Insectes sont de taille élevée. Les femelles ont souvent l'abdomen excessivement gonflé. (C.)
IMIERLSA (nom mythologique) poltp., brtoz. — Genre de Polypes ou plutôt de Bryozoaires établi par Lamouroux pour un Polypier des mers d'Amérique et de la Chine (P. tubulosa) , qui avait été décrit par Ellis et Solander, sous le nom de Flustra tubulosa. Ce Polypier, frondescent, membraneux et très flexible, est formé de cellules ovales, terminées par une ouverture irrégulière, saillante et lubuleuse , lesquelles cellules sont réunies, par séries obliques, sur un seul plan ; la face dorsale du Polypier est plane, luisante et marquée de nervures correspondant aux cloisons qui séparent les cellules. Les Pbéruses sont donc très voisins des Rustres. Onleslrouvesurlesfucus. (Doi.)
PUE II USA. akmél. — VAmphitriteplumosa de Mûller a servi à M. Oken pour rétablissement de ce genre. M. de Blainville accepte cette manière de voir, et caractérise les Phéruses dans son article Vers du Dictionnaire des sciences naturelles , p. 440.
Ces Annélides sont tubicoles et dans des tubes d'argile. (P. G.)
PIIÉBL'SE. Pherusa. caust. — Voy.AMreiTHOB. (H. L.)
PBÉTORMNEES ou. — Foy. rn«-
THORNI5ÉES.
PllIAElXE (phiala , fiole), iwcs. — Genre d'Infusoires établi par Bory Saint- Vincent, dans sa famille des Mystacinées, de l'ordre des Tricbodés. 11 est caractérisé pa r un faisceau de cils dispersés sur un bouton en forme de t«te, qu'un rétrécissement en manière de cou rend très sensible; il diffère du Stravolcme, de la famille des Péritriques , en ce que son corps est glabre et non cilié au pourtour. Les espèces rangées dans ce genre par l'auteur sont des Tricbodés de O.-F. Mûller, et rentrent, pour nous, dans le genre Lacrymaria (voy. ce mot), que le microscope, plus parfait aujourd'hui, fait reconnaître comme appartenant a la famille des Paraméciens, c'est-à-dire qu'ils
sont entièrement revêtus de cils vibratiles. L'une de ces espèces avait été observée précédemment par Baker, qui l'avait nommée Proteus ; c'est la Phialina proleus de Bory, "U Lacrymaria proteus de M. Ehrenberg.
Ce dernier auteur cependant admet aussi un genre Phialina, qui a pour type le Trichoda vermicularis de Mûller (Phialina hirundinoides Bory), longue de 11 centièmes de millimètre , ayant le corps cylindracé , oblong, avec un cou court, cilié au sommet, comme la P. proteus, mais différant de celle-ci par la brièveté du cou et par la lenteur des mouvements, et par la contractilité du corps, qui change fréquemment de forme, sans jamais cacher entièrement le cou. M. Ehrenberg, qui place les Lacrymaria dans la famille des Enchéliens, range, au contraire, ses Phialina avec les Tracbéliens, et les caractérise par la position de la bouche, qui est censée occuper une entaille latérale , près de l'extrémité. (De*.)
•PI1IALIS, Spreng. (Gen., n. 631). »ot.
». — Syn. de Bahia , DC.
«PBIALOSPHyERA, Oumort. bot. en.— Voy. SPHXRU. (Lbv.)
* PH I BALOCE R A ( fiGih« , sorte de figues; xi'paf, antenne), uw. — Genre de- l'ordre des Lépidoptères Nocturnes, tribu des Pyralides, mentionné sous ce nom par Stephehs, Curlis, Duponchel dans leurs ouvrages respectifs. Le Phibalocera fagana, espèce type de ce genre ( Pyralis quercana Fabr.), est assez commun aux environs de Paris. (L.)
PflIBALTJRA, Vieill. ois. — Syn. de Tanmanak, Temm.
*PflUM>LA(?<i4uXof, avare), iks.— Genre de l'ordre d- : Coléoptères subpentamcres, tétramères de Latreille, de la famille des Longicornes et de la tribu des Lamiaires, formé par Dejean (Catalogue, 3* éd., p. 374) avec deux espèces de l'Ile de Cuba nommées P. maculicornis Buqt., et pilosula Dej. (C.)
♦PB1GALIA (nom mythol.). n». — G. do Lép idoptères nocturnes, de la tribu des Phalénites, sous-tribu des Amphidasites, créé par Duponchel (Uist. ne l. des Lépid. d'Eur.) aux dépens des Nyssia Curlis, et s'en distinguant principalement par la tête visible au-de>sus du corselet , l'abdomen des maïes mince, et les ailes grandes relativement au corps. Une seule espèce entre dans ce genre : c'est la Phigaliapilosaria W. V., P. pedaria Fabr.