RIA. (LÉV
PHLEUM. bot. ph.— Voy. phlêole.
•rilLIAS. chust. —Genre de l'ordre de»
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Amphipodes établi par M. Guérin-Méneville, et rangé par M. Milne Edwards dans la famille des Crevettines et dans la tribu des Crevettines sauteuses. Cette petite division générique ne diffère guère des Lysianassa (eoy. ce mot) que par l'absence d'un filet terminal, accessoire aux antennes supérieures, dont le pédoncule est court et très gros. De même que dans la plupart des espèces du genre des Lysiatassa, les antennes inférieures sont très grêles et très courtes. Toutes le* pattes sont filiformes , et paraissent impropres à la préhension.
On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, c'est le Peu as en scie, Phlias serraius Guér. (Mag. de zool., 1836). Cette espère longue de 3 à 4 lignes, a été trouvée par M. Gaudicbaud pendant la traversée des Iles Malouinesau port Jackson. (H. L.)
•PHLOCERUS. ws. — Genre de l'ordre des Orthoptères, famille des Acridiens, établi par MM. Fischer et Brullé (Notice sur le Phiocerus ). La seule espèce connue est le Phiocerus Menettriesii Fiscb. , trouvé par M. Ménestriés au Schadach, à l'est du Caucase , à une hauteur de plus de 3,000 mètres. (L.)
PHLOEA (floo'ç, écoree) ws. — Genre de l'ordre des Hémiptères bétéroptères, tribu des Réduviens, famille des Aradides, groupe des Phlœiles, établi par Lepeletierde Saint- Fargeau et Serville {Encyc, X, Ht), et caractérisé principalement par des antennes à trois articles seulement ; par un corps aplati ; par des pattes grêles; par un corselet et des élytres dilatés, et par un bec très long.
MM. Amyot et Audinet-Serville (Hémiptèrei, Suites à Buffon, édit. Roret) décrivent deut espèces de ce genre : les Phi. corticata Drur. ( Limea corticalts id , PhL cassidoides Lepel. etServ.,Guér., Ph!œncoris corticatus Burm., Phicea corticalts Brull., Blauch. ) et Phlosa paradoxa Hahn. (Paracoris paradoxusid. Burm., Phlaa longirostris Soin.); la première a été trouvée au Brésil , la seconde au Chili. (L.)
•PU LOI) A LIS ws.— Genre de l'ordre ,des Coléoptères télramèrcs, de la famille
Ides Colydiens, de la tribu «les Synrhitinicns, établi par Ericbson ( Nalurgesch. der 1ns. Deuts. , 1845 , p. 257 ) sur une espèce du Brésil. Ce genre vient après les Ditoma (Uitoma Dej., Lat.). (C.)
•PHLOEOBILM (?W{, écoree; Çfw», Je vis). ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , de la famille des Brarhélytres et de la tribu des Protéininiens , formé par Dejean {Catalogue, 3* éd., p. 79) et adopté par Érichsoo (Gênera et sp. Staphylinorum), qui n'y rapporte qu'une espèce , le P. clypcatum Mull. ( cortical» B.-D., Lac. ). Cet Insecte vit sous les écorces bumides ou sur la tige des Champignons. (C.)
•PHLOEOBIUS (yloto'ç, écoree; ff©», fa vis), ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétrarnères , de la famille des Curculionides orthocères et de la division des Anthribides , créé par Schœnherr ( Dispositio meth. , p. 36 ), avec VAnthribus grisetts de Fab. ; l'auteur ne l'a pas maintenu dans ses ouvrages suivants. (C.)
•PHLOEOBIUS, Stephens. ms.— Synonyme A' Araiocerus , Schœober. (C.)
*PilLOEBOBUS (yio.'c;, écoree; Sopi, aliment), ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétrarnères, de la famille desXylophages et de la tribu des Bostricbides, créé par Erichson avec les trois espèces suivantes : p. scaber, rudis et asper Erichs.
L'auteur caractérise ainsi ce genre: Antennes à funicule de six articles; massue acuminée , composée de quatre articles; tibias comprimés, deoticulés extérieurement. (C.)
•PlILOEOCHARIMENS. PHlœocharini.
ws. —Treizième tribu de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Bracbélytres, établie par Ericbson (Gênera et speàes Staphylinorum, p. 842). Cet auteur l'a ainsi caractérisée : Sii^maies prothoraciques cachés; hanches postérieures transverses, les antérieures coniques, avancées; trochaoters postérieurs en arcs-boutanU ; ocelles nuls. Genres : O/t's/JMPrtw et phlceocharis. Les Insectes de cette tribu vivent sous les écorces, et se rapprochent des Omaliniens; mais ils s'en distinguent par le manque d'ocelles; par la joue des mâchoires qui est mu tique ; par des élytres non aussi longues que la poitrine et, enfin, par l'abdomen qui est largement marginé. (C) •PII I .OTX : Il A RIS (?) o .'o« , écoree: x aP< qui aime), ws. — G. de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la familledesBrachélytres et de la tribu des Pblœocbariniens, établi par
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Mt Qnrrhrira (Brachélytrei, p. 50), et adopté par Ericbson {Gênera et species Staphylmomm, p. 844), qui lui donne pmir caractère.: Corps petit, allongé, subdéprimé, ailé; mandibules non avancées, unidentées avant le milieu ; mâchoires à joues coriaces, obliquement tronquées et barbue* en dedans, vers le sommet intérieur. Labre à menton tourt, transver»e, rétréci en avant, tronqué ■n sommet ; languette membraneuse, courte, bilobee; paragloî«cs libres, dépassant a peine , la languette ; palpes maxillaires à troisième article renflé, à quatrième article petit, subulé. L'espèce type, le P. subtilissima Mnnoerb. , se trou** par toute l'Europe , sous féeoree de» Pins. (C.)
*PBLOEOCIinOrS («à»(«c, éeoree; xp*a, couleur), lus. — Genre de Tordre des Coléoptères pentaraèra , de la famille des Searabéides xylophiles, créé par M. de Castelnau {Histoire naturelle des animaux articule*, t. H, p. 108). L'auteur y introduit deui espèces: les P. emarginatvs Wied., et Scnegafe#te*sCasteln. L'une est originaire de Java, et l'autre du Sénégal. (C.)
PIILOEOCOMS (?i»lot, écorw ; x4»,ç, poussière), bot. c«.— Genre de Champignons très douteux mentionné par F ries (Syst. Orb. Veg.t p. 199). C'est une tumeur bu lieuse, singulière, de P éeoree des arbres, qui se rompt et laisse échapper des spores petites, globuleuses, incolores, qui paraissent formées par la désagrégation des cellules.
Le professeur Friet le rapproche du Peridermïtim, et cite, comme type du genre, le Lycoperson Mali de Weigel. J'ai bien sonvent rencontré sur des Pommiers une tuméfaction semblable à celle dont Je tiens de donner la description, mais jamais je n'y ai observé de caractères suffisants pour corn ti tuer an véritable genre. Cest une maladie de l'écoice, on exanthème proprement dit, et qui a la plus grande analogie avec VVredo alnea de Persoon. Que ce corps soit an Champignon ou une maladie de l'écorce, il mérite toujours de fixer l'attention des botanistes, ne aérait ce que pour connaître la cause et le mode de désagrégation des cellules. (Lév.) PHLOEOCOPUS. ws. — Voy. pbloio-
COMJB.
PflLOEOCORIS, Burm. tirs. — Syn. de J>hl<*a, Lepel. St.-Farg. etServ.
•PBLGEOMYS (flo«ôîf éeoree; ,iv6.
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rat.) hab. — M. Waterbwse (Bot. sool.
Soc. bond., 1839) a créé sous ce nom une subdivision dans le grand genre Mus des auteurs, et il n'y place qu'une seule espèce, qu'il désigne sous la dénomination de l'hl(Tomys Cumingii, et qui provient de l'Ile de Luçoo. (E. D.)
*PIII.ŒONEllirS<rloief, éeoree; faire paître), nw.— Genre de l'ordre des Coléoptères bétéromères, de la famille desCo- Irdiens , de la tribu des Syncbitinieos , formé par Dejean (Catalogue, 3* édition, p. 216}, et adopté par Erkbson (iVaturocjchichte dar hts. Denis , 4845, II, p. 258). L'espèce type, le P. gramtlalus Dej., est originaire des environs de Carthagene ( Nouvelle-Grenade). (C.)
• PllLOEO\i£|}S t>Woç , éeoree ; wf», habiter ). rus. — Genre de l'ordre des Coléoptères trimères , de la famille des Brachélytres , et de la tribu des Oxytéliniens vrais, créé par Ericbson ( Gen. et Sp. Sto> phyUnorvm, p. 799 ) , qui lui donne pour caractères : Paraglosses de la languette efforcés; pieds intermédiaires rapprochés à la base ; tibias antérieurs munis extérieurement d'une série de petites épines. Ce genre renferme deux espèces : les P. calatus Gr., et ceesus Er. ; on les rencontre en France et en Allemagne, sous les écorces des arbres. (C.)
*PBLŒOPE»!OX<o}o>'o;, éeoree; «npa'w, endommager), ms. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides ortbocères et de la division des An ih h bides, établi par Schomherr (Genera et species Curcuiionidvm , V, 159 ). L'espèce type , le P. meuticomis F., est originaire de Sumatra. (C)
*PllLQLOI*IUGVS (y>o(oç, éeoree; •»> .
je niatice) i?es. — Genre de l'ordre des Coléopteres tétramercs, de la famille des Curculionides gooatocères et de la division des Cossonides, créé par Scbœnherr (Gênera ef $peciês Curcultrmidum syn., t. IV, p. 1047) et qui se compose de dix espèces. Quatre sont originaires d'Europe, quatre d'Afrique «I deux d'Amérique, savoir: P. tpaaHx Hat., Ugrutri\uGh\.,sculplutScht.y uncipes CbV., Silbcnnanni, efceniitus Scbr., etc., etc. Ces Insectes diffèrent des Hhyncolus avec lesquels , on les confondait autrefois en ce que les antennes et la trompe sont plus minces. La
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i truclure des premiers est aussi très différente. (C.)
•PHLOEOPniLUSfolofoç, écorce; y At», J'aime), irs. — Genre de Tordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides ortbocères et de la division des Anthribides, établi par Scbœnberr {Généra et species Curculkmidwn synon. , I, p. 156, V, 194) qui Ta formé des deux espèces suivantes : P. agrestis Schr., et tulcifronsChtr. La première se trouve au Bengale, et la seconde au Sénégal. (C.)
•PULOEOPORA (y)ofcç, éeorce; trou ). irs. — Genre de Tordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Bracbé- 1 yires , de la tribu des Aléocbariniens , créé par Ericbson {Gênera et species Slaphylinoru m , p. 76), qui y rapporte les six espèces suivantes : P. replans, corlicalis Gr., lams, tubtiua, colubrina et religata Erichs. Les deux premières sont propres à l'Europe, et les quatre suivantes à l'Amérique. Les caractères de ce genre sont : Mâchoires avec la Joue intérieure mutique, ciliées de petites épines à l'eitrémité; languette courte, bifide au sommet; paraglosses nulles. Palpes labiaux de trois articles ; deuxième plus court. Tarses postérieurs à premier article un peu plus long que le suivant. (C.)
•PHLOEOSPORA, Wallr. bot. cb. —
Voy. PBLE05P0RA.
•PBLOEOSTICTUS(f^Uç,écorce; orfxtoç , piqué ). iss. — Genre de Tordre des Coléoptères à mâles bétéromères, i femelles pentamères, de la famille des Cucujipes et de la tribu des Cuculmiens, établi par Redtenbacber (Quœdam gen. et tpec. col. Aust., t p. 15), adopté par Germer (Fauna Insectorum Europeœ, II, 23), et par Ericbson (iVoturgerschkhle der Insect. Deuts., 1845, t. II, p. 114). Le type, le P. denticollis Red., habite les Alpes de T Autriche. Mulsant Ta pris, à la grande Chartreuse, sur des Érables qui se trouvaient i une bauteurconsidérable.(C)
•PHLOEOTIIR1PS (f iofoç, écorce; 6Pty, genre d'insectes), ira. — Genre de la tribu desThripsiens, famille de* Pblœothripsides, de Tordre des Tbysanoptères, éUbli par 11. Haliday (Enfomo?. Magaz.) sur un petit nombre d'espèces habitant particulièrement sous les écorces, comme le Pulojjothmps rx lOrue(P. Ulmi), Thrips Ulmi Fabr., etc. (Bl.)
•PnOEOTHRIPSIDES. Phlœothripsidœ. irs.— Famille de la tribu desThripsiens, comprenant le seul genre Phlœothrips, et caractérisé par des palpes maxillaires n'ayant que deux articles ; de* ailes nues, complètement sans nervures, etc. Voy. tbsipsiehs et
THYSA30PTÈRES. (Bl..)
•PHLOEOTRAGUS (yipfoç, écorce; rp«yoç , bouc), irs. — Genre de Tordre des Co« léoptères tétramères, de la famille des Curculionides ortbocères , et de la division des Anthribides, créé par Scbœnberr {Dispositio methodka, p. 33 ; Gênera et sp. Curculion. tyn. , I, 119; V, 173), et qui se compose des espèces suivantes : P. héros, gigas F., albicans, Hottentottus et varicolor Schr. Les deux premières sont originaires de la cdte de Guinée; les deux dernières du cap de Bon ne- Espérance , et la troisième est propre a Madagascar.
Ce genre a pour caractères : Antennes insérées dans une fossette sur les côtés de la trompe; massue des antennes composée de trois articles. (C.)
•PIILOCOTRUPES (?>•*•«, écorce; rpv- ***** je perce), irs. — Genre de Tordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Xylopbages et de la tribu des Bostrichides , établi par Ericbson , et qui comprend deut espèces : P. grandis et procenu Er. On les trouve au Brésil. (C.)
*PHLOGACANTflfJS (riopty, rouge ardent; cmovO», épine), bot. pu. — Genre de la famille des Acanthacécs , tribu des Ee b mata camhées- Jus liciées , établi par Nées ( in Wallich Plant, as. rar. , III , 99). Arbrisseaux de l'Inde. Voy. acartbackes.
* PDLOGOPHORA (yXeytt*»;. rouge ardent; yo'po;, qui porte). iR3.-G.de Tordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Hadénides, établi primitivement par Treitschke (Selon. vonEur.), mais dont quel* ques espèces en ont été retirées plus lard, pour former les genres Solcnoptera, Dup. elBurhipia, Nord. (voy. ces mots). Tel qu'il a été restreint par M. Stephens, le genre Phlogophoia ne renferme qu'une seule espèce, la Phlog. lucipera L., H., etc., dont les principaux caractères sont : Antennes ciliées dans le mâle , filiformes dans la femelle. Palpes droits, épais, dépassant à peine le front; dernier article très court, cylindrique, tronqué carrément; trompe longue et ro-
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buste. Corselet carré, à ptéry godes larges, séparées par deui crêtes de poils. Ailes lupérieuret oblongues, à sommet aigu, et à frange dentelée.
La chenille de cette espèce est glabre , allongée, de couleurs (ombres; elle vit de plantes basses, sous lesquelles elle se cache ou s'abrite pendant le jour. Elle se métamorphose dans des coques de terre peu solide* et enterrées assez profondément.
Ce Lépidoptère est asset commun en France et en Allemagne, dans les mois de mai et juin. (L.)
•PDLOIOCOPUS ou mieui POLGCOCO- PUSfolofoç, écorce; *Uv*t je coupe), lits. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Malacodermes et de la tribu des Clairones, établi par H. Guérinyéneville (Règne animal de Cuvier, Int., t. XVII, f. 1), et adopté par Sptnola (Essai monographique sur les Clérites, 1. 1, p. 336) qui le réunit i ses Clérites cléroldes. Il a pour caractères : Dernier article de la massue antennaire plus long que les deui autres réunis. Il renferme deux espèces: le P. tricdor G. (Clerus Lcsueuri Dej.) et Buquetii Sp. — Du Sénégal. (C.)
POLOIOTHIBUS (fW$, écorce; xP(- €oê, user ). nu. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Xylophages et de la tribu des Bostrichides, créé par Latreille (Gênera Crust. et Ins., p. 280) et adopté par Erichson. Ce genre est caractérisé par des antennes insérées sur la face du front, à funiculede 5 articles, à massue tri-articulée ; des tibias comprimés et dentés extérieurement.
Dejean (Calalogue, 3'édit., p. 331 ) en énumère trois espèces : les P. oleœ F. , americanut Dej., et villosus Lat. La première est propre à la France méridionale , où elle vit dans l'intérieur des branches de l'Olivier; on la trouve quelquefois aux environs de Paris, dans le bois de l'Ormeau. La deuxième se trouve aux États - Unis, et la troisième i Cayenne. (C.)
• PHLOIOTRTA (?io«*<, écorce ; tp^, je perce), nu. — Genre de Coléoptères qui nous est inconnu et cité par Newman (The Entomologist's, 1. 1, p. 89), comme ayant été trouvé en Angleterre. Le type est la P. ruftpes. (C.)
PIILOMIDE. Phlomis (fV;, nom grec
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des Molènes ; k cause de la ressemblance d'aspect des feuilles de certaines espèces avec celles des Molènes.) bot. m. — Genre de la famille des Labiées, de la didynamie gymnospermie dans le système de Linné. La circonscription que lui avaient donnée Linné et la plupart des botanistes après lui, a été restreinte dans ces derniers temps par la séparation de diverses espèces qui sont devenues les types de genres nouveaux. £e sont surtout les Leucas isolés par M Rob. Brown ( Prodr., pag. 504), après Burmann.et les Leonolis adoptés omme genre distinct par le même botaniste (Prodr., pag. 504) et proposés antérieurement parPersoon (Bnchirid.
II, p. 127) comme simple section des Phlomis. C'est parmi les Leonolis qu'entre comme type le Phlomis Leonurus Lin., très jolie espèce à fleurs d'un rouge vif, fréquemment cultivée dans les jardins comme plante d'ornement, et qui devient le £ronotis Leonurus Br. Ainsi modifié , le genre Phlomis forme un groupe naturel, et comprend aujourd'hui environ 40 espèces. Ce sont des plantes herbacées ou sous- frutescentes, ou frutescentes , qui croissent dans la région méditerranéenne et dans les parties tempérées de l'Asie, vertes ou fréquemment couvertes d'une grande quantité de poils blancs, souvent floconneux; leurs fouilles sont rugueuses ; leurs fleurs grandes, jaunes, purpurines ou blanches, sont groupées en faux verlicilles multiflores, aiillaires, le plus souvent accompagnés de bractées; elles présentent les caractères suivants: Calice tubuleux, i 5 ou 10 stries, ordinairement plissé, à orifice égal ou tronqué, ou tridenté; corolle i tube inclus ou A peine saillant, à lèvre supérieure carénée, comprimée , large , entière ou échancrée, l'inférieure étalée , triflde ; 4 éta mines didynames dont les 2 supérieures ont leur filet muni , le plus souvent , i sa base d'un petit appendice ; anthères à 2 loges divariquées, obtuses, confluentes; style terminé par deux lobes très inégaux , le supérieur fort court, l'inférieur allongé, subulé, stigmatifère. Les acharnes qui succèdent à ces fleurs sont secs, à trois angles, obtus au sommet.
Les PAtomtssont divisés par M. Beniham en deui sous- genres , que Mœnch et M. Link ont regardés comme des genres distincts .
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a. EupMomis, Ben th. Livre supérieure de la corolle très grande, incombante; lètre inférieure à lobes latéraux petits, ovales ou lancéolés, appeodiculés, à lobe médian très grand , très large, arrondi, le plus souvent éebancré ou bifide. Plantes revêtues de poils floconneux; fleurs jaunes ou purpurines.
1. Phlomide LvcHim , Phlomis Lychnitit Linn. Celte plante croit dans les lieux secs et pierreui de l'Europe méditerranéenne , dans les garrigues de nos départements les plus méridionaux, en Espagne; elle est rare en Italie (Benth.). Elle forme un sousarbrisseau d'environ 4 décimètres de hauteur, revêtu dans ses diverses parties de poils cotonneux blancs; ses feuilles sont scssiles, embrassantes, oblongues-tinéaires, rétrécles aux deux extrémités , aiguës , rugueuses; les florales sont cord i formes . aiguës, fort élargies à leur base qui embrasse les fleurs; celles-ci sont d'un beau jaune, grandes, accompagnées de bractées subulées qui portent, ainsi que les calices, une grande quantité de longs poils soyeux. La Phlomide Ljchnis passe pour astringente et détersive. On la cultive dans les jardins en pleine terre; dans nos départements septentrionaux, elle demande une exposition méridionale et doit être couverte pendant l'hiver. On la multiplie facilement par graines, par boutures et par éclat*.
2. Phlomide pri tescekte , Phlomis fniticosa Lin. Celte espèce appartient aux parties les plus méridionales de l'Europe et à l'Orient; elle forme un arbuste d'environ on mitre de haut, à rameaux nombreux , longs, revêtus de poils floconneux ; ses feuilles sont ovales ou oblongues , arrondies un peu en coin à leur base, rugueuses, vertes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous; ses fleurs sont d'un beau jaune, grandes , réunies au nombre de 15 ou 20 en faux verticilles serrés, accompagnées de bractée; nombreuses , ovales ou ovaleslancéolées, aiguës, presque vertes, ciliées et velues; leur calice est velu, à dents tronquées, munies d'une pointe subulée , roide, étalée ou un peu recourbée. Cette plante fleurit pendant tout l'été et une partie de l'automne. On la cultive fréquemment dans les jardins, où elle a donné quelques variétés de feuillage. Dans le midi de la France,
elle réussit très bien en pleine terre et sans abris pendant l'hiver; on en fait même quelquefois des palissades d'un bel effet; mais dans le nord de la France, elle doit être tenue l'hiver en orangerie, ou bien, si | on la cultive en pleine terre , on doit la couvrir pendant les froids, et la placer à une exposition méridionale. On la multiplie par graines et par boutures.
C'est encore à celte section qne se rapporte la Phlomide bekbe ad veut , Phlomis herbaventi Lin., jolie espèce herbacée, i grandes fleurs purpurines, qui croit sur les coteaux secs, exposés au soleil et au vent, de nos départements méditerranéens et de toute l'Europe méridionale.
b. Phlomidopsis, Benlh. Lèvre supérèore de la corolle presque dressée , pileuse , portant de longs poils intérieurement et à son bord; lèvre inférieure à lobe médian à peine plus grand que les latéraux. Plantes herbacées vertes, pileuses et presque hérissées, rarement presque laineuses; fleuri purpurines ou blanches. —Comme exemple de cette section , nous citerons l'espèce suivante qui est cultivée pour l'ornement des jardins.
3. Phlomide TUBMaECse, Phlonà tuberosa Lin. C'est une plante herbacée, vivace, de l'Europe orientale et des parties sèches et abritées de l'Asie moyenne. Son rhitome se renfle en tubercules qui fournissent un moyen commode pour la multiplier; sa tige droite , baule de 1 mètre i 1"5 , se divise en un petit nombre de rameaux rntigeitres, glabres et lisses; ses feuilles inférieures sont grandes , profondément en cœur à leur base, ovales, obtuses, à grandes créne* lures, vertes et glabres sur leurs deux faces, longuement pétiolées ; les florales soni oblongues-lancéolées; ses fleurs purpurines, de grandeur moyenne, sont réunies par SA* ! 40 en faux ▼erticilles entremêlés de bree» tées subulées, ciliées de même que les calices; leur lèvre supérieure est très velue. On dit que les Kalmouks de la mer Cas* pienne mangent les tubercules de cette plante après les avoir pulvérisés. Dans nos jardins, on la cultive dans une terre légère, i une exposition chaude, en ayant le soin de l'arroser abondamment pendant Pété.
On la multiplie par ses tubercules on par semis. (P. D.)
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PMTOM1DOPSIS, Benth. (Labill.) bot.
te. — Voy. pblosiis, Lia».
PHLOMIS. bot. n. — Voy. POLoatoc.
PHLOMOIDES, Moeoeh (Mcthod., 403).
put. iti. — cijn. ue p/irumiaupjij, ucuia,
PI1I.OX ( <f\il , flamme ), bot. m. — Beau genre de plantes de la famille des Polémouiaeées , de la pentandrie monogynie dans le système de Linné. Il se compose de plantes herbacées vivaces, quelquefois sous* frutescentes, qui croissent, pour la plupart, dans l'Amérique septentrionale, un petit Dombre seulement en Asie. Leurs feuilles •ont simples, entières, sessiles; les inférieures opposée* , les supérieures alternes ; leurs fleurs, de couleur purpurine ou violacée , plus rarement rouges, bleues ou blanches , forment au sommet des tiges des panicules ou des corymbesd'un brillant effet; cites sont formées : d'un calice' campanuléprismaiique, quinquéfide: d'une corolle fcypocralériforme , à tube allongé , à limbe quinquéparti ; de cinq élimines inégales, incluses , insérées au milieu du tube de la corolle; d'un pistil à ovaire divisé intérieurement en trois loges uni-ovulées , à style simple, terminé par un stigmate triflde. Le fruit est une eapsule triloculaire, bi- ou uniloculaire par avortement , à loges monospermes.
Plusieurs espèces de PWoo? figurent aujourd'hui parmi nos plantes d'ornement les plus répandues ; nous nous bornerons ici à quelques mots sur les plus remarquables.
t. Phlox pasicilé, Phlox paniculata Lin. Cette belle plante, l'une des plus communes dans nos jardins , croit naturellement dans les prairies de la Virginie et de la Caroline. ,. Elle s'élève à environ un mètre; elle est glabre dans ses diverses parties; ses tiges droites , ordinairement en tondes , se divisent supérieurement en rameaux panieulés; ses feuilles sont oblongues -lancéolées ou ovales-lancéolées, acuminées , les supérieu res en cœur à leur base , glabres , un peu rudes à leur face supérieure et sur leurs bords ; ses fleurs nombreuses , de couleur lilas, sont groupées en grand nombre en une belle panicule pyramidale; le tube de leur corolle est long, légèrement velu , les divi»ions de son limbe sont obovales-orbiculaires; les divisions de leur calice aruminées- •éiacées. Ce Pbloi fleurit vers la lin de
l'été. On le cultive en pleine terre ordinaire, ainsi que la plupart de ses congénères. On le multiplie par semis , ou par division des touffes.