Phlox maculé , phlox mandata Lin
{P. penduliflora Sweet). Celui-ci est répandu dans tes prairies humides d'une grande par* lie de l'Amérique septentrionale, de la Nouvelle-Angleterre à la Caroline. Sa taille est à peu près celle du précédent ; sa tige est droite, presque simple, un peu rudo au toucher, glabre, tachetée de brun ; ses feuilles sont un peu épaisses, glabres ou légèrement scabres, les inférieures lancéolées, les supérieures ovales, en cœur à leur base. Ses fleurs, odorantes, de couleur lilasou purpurine , se développent eo été ; elles forment une panicule obloogue ou un peu pyramidale, dont les rameaux inférieurs sont ordinairement courts ; les dents de leur calice sont lancéolées, à peine acuminées ; le tube de leur corolle est glabre , plus ou moins courbé, et ses lobes sont orbiculaires , obtus. M. Bentbam (Prodr., IX) rattache k celte espèce , comme variété à fleurs blanches, le Phlox suaveolms Ait., P. longiflora Sweet. La culture de cette plante est entièrement semblable à celle de la précédente.
3. Phlox de D&ua*nsD, Phlox Drummondt Hook. Celte jolie espèce est originaire du Texas. Elle est couverte dans toutes ses parties de poils glanduleux, qui la rendent rude au toucher. Sa tige droite, rameuse par dichotomie, s'élève de 3 à 6 décimètres; ses feuilles sont oblongues -lancéolées : les inférieures rélréciea à leur base, les supérieures en coeur à leur base qui embrasse la tige. Ses fleurs inodores , purpurines , plus vivement colorées vers leur centre, se succèdent pendant tout l'été et forment descorymbes resserrés; leur calice est velu, à divisions lancéolées-sétacées, révolulées; leur corolle a son tube velu et ses lobes obovés entiers. On cultive cette espèce et ses variétés en terre de bruyère et à mi-ombre ; on la propage surtout de semis , qu'on fait aux mois de mars et d'avril sur couche , ou en pot sous châssis. On en fait aussi des boutures.
On cultive encore fréquemment les espèces suivantes : Le Phlox dk la Caroline, Phlox Carolina Lin., plante de la Haute- Caroline,
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voisine da Pblox maculé, mais à feuillet plus étroites et à peine acuminées ; à fleurs de couleur plus foncée, en panicule plus lâche et moins fournie , à calice plus grand et à tube de la corolle plus court. Le Phlox scbclb, Phlox subulala Lin., petit et gazonnant , pubescent, à feuilles un peu roides , étroites, tantôt toutes également subulées , fascieulées, mucronées et piquantes au sommet , tantôt plus larges, surtout dans le bas de la plante; à fleur élégante, porpurine, marquée d'une étoile foncée dans le centre. Le Phlox socs-ligneux , Phlox svffruticosa Willd., à fleurs d'un roux pourpre vif, un peu odorantes. Le Phlox bamfakt, Phlox reptans Mich., etc. Toutes ces espèces donnent aisément, par le moyen des semis, des variétés nouvelles et des formes intermédiaires, qui ajoutent chaque jour i la difficulté qu'on éprouve pour les circonscrire nettement. La plus curieuse, sans contredit, de ces variétés est celle obtenue en 1840 par M. Cochet, pépiniériste à Suines, près Brie- Comte-Robert, dans laquelle la fleur, au lieu d'une corolle monopétale a long tube , présente cinq pétales distiocts longuement onguiculés. Cette variété a été décrite sous le nom de Phlox Clarkioldes, dans le t. XXIX des Annales de la Soc. d'hortic. de Paris , 1841. Plus tard, M. Kirschleger {Flora, novembre, 1844, p. 730) a proposé de remplacer ce nom par celui de Phlox dialypetala pour rappeler son caractère distinctif.
•PHLYCTyEIMODES (yl^t«t»«, pustule; ifïoç, forme), irs. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , létramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, créé par Newman (Annal, of Natural Hislory by Jardin, 1840, t. V, p. 20 ) , qui l'a formé sur une espèce de la Nouvelle- Hollande. Westwood ; rapporte avec doute une seconde espèce, qu'il nomme P. strigipcnnis. Elle est originaire de la Nouvelle-Zélande. (C.)
•PHLYCTIDItM,Wallr.(W. germ., Il, 416). bot. m. — Syn. d'Excipula, Fr.
•PHLYCTOSPOIU(9l„*t,'t, bulle, vésicule; ffitfoa, spore), bot. c». — Genre de Champignons de la famille des Sclérodcrmacées, de Corda (Anleit. royc, p. 95, tab. c, 37, flg. 4-6). Le Péridium est simple, coriace, d'abord charnu, puis cellu-
leux en dedans. Les cellules sont irrégulières, remplies par des spores composées, incolores , plongées dans la substance ; leur épispore est celluleux , hyalin ; le noyau globuleux coloré ; on ne voit ni basides, ni capillitium.
Le Phlyctospora fusca Cord. , erott tu Bohème , sous la terre , dans les forêts d'arbres résineux; on en trouve ordinairement deux ou trois ensemble. C'est un tubercule nu, lisse, brun, dont la substance, d'abord blanche , devient ensuite d'un noir foncé. Les spores sont sphériques et enfin noires.
Le Rcticularia carnosa Bull. (Champ. t p. 85, pl. 424, fig. 1), qui croit sur terre, et dont la surface est cotonneuse, pourrais peut-être appartenir à ce genre. (Lbv.)
•PULYCTÏNIS (yWt't, pustule, tumeur ). uts. — Genre de l'ordre des Coléoptères létramères, de la famille des Curculionides gonatocères, de la division des Cyclomides, établi par Scbosnherr (Dispositio meihodica, p. 196 ; Gênera et sp. Curculion. syn., t. Il, p. 522, — VII, 159), qui y rapporte les huit espèces suivantes, toutes originaires de l'Afrique australe, savoir:?.
gallina Sparm . , monslrosus Chv., inaqualis, callosus , albomixtut , agrestit, mwmut et egenus Schr. (C.)
*PI10BELIU8(Vo'6o(, peur), nu.— Genre de l'ordre des Coléoptères bétéromères, de la famille des llélasoroes, et de la tribu des Ténébrionides , formé par Dejean (Calai., 3' éd., p. 225), avec une espèce de l'Amérique équinoxiale , le P. lucifugus Lac, qui est propre à la fois à la Guyane et à la Nouvelle-Grenade. (C.)
PHOBEROS (t>o?ip£f , effrayant), bot. ra. — Genre de la famille des Bisacées, tribu des Prorkiées , établi par Loureiro ( Flor. Cochmch., 389). Arbrisseaux de l'Asie tropicale. Voy. BIXACSBS.
PIIOBEMJS (<poGtoiit effrayant), no. — G. de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes, et de la tribu des Scarabéides arénicoles, établi par Mac- Leay (llora Entomologicat , édit. Lequin, p. 69), et adopté par deCastelnau (Hist. nat. des an. art., t. II, p. 106). Les auteurs j comprennent 3 espèces: les P. horridus, denticulaïus 01. (Trox), et luridus F. La dernière est originaire des Indes orientales, cl les deux autres se trouvent au cap de
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Bonne-Espérance. Ces Insecte* sont aptères; leur corselet est déprimé et dilaté sur les côtés , ce qui les distingue particulièrement des Trox. (C.)
PHOCA. bas. — Foy. pboqob.
PHOCACÉS. bab. — Péron ayant divisé les Phoques en deux genres , caractérisés par la présence ou l'absence de la conque externe de l'oreille , proposait de les réunir •ous le nom commun de Phocacés. (E. D.)
PHOCOENA.bab. — Foy.BAisociaà l'article DAt'PBM.
PIIOCK.V ATE oc PHOCÉNINEchib — Nom donné par H. Cbevreul à un principe immédiat gras qu'il a découvert dans l'huile du Marsouin commun. La Phocénine est fluide à 0 + 17% légèrement odorante, très eoluble dans l'alcool bouillant.
PHOCÉMQUE ou DELPIUNIQUE (acide), cri*. — Acide découvert par M. Cbevreul dans l'huile du Marsouin, en la traitant par la Potasse, ainsi que dans les baies du Vibumtm opulus et du Lithospermum tinctortum. Cet acide est sans usage.
* PHOCID.E, Gray ; P1IOCINA, Gray; et PIJOCIiVE , C. Bonaparte, bab. — Famille de Mammifères comprenant principalement le genre des Phoques. Voy. ce mot.
PHOCINS bab. - Vicq.d'Aiyr avait donné ce nom aux Pboques en général ; il est synonyme de phocaecs. (E. D.)
*PfIOCODON (?»»), phoque; Slsv4, dent), sus. — Subdivision du genre Phoque {voy. ce mot), proposée par M. Agassiz {Val. RepL, 1841). (E. D.)
•PUOCOMÈLE. phocomelus. téhat. — Genre de Monstres unitaires de la famille des Ectroméliens. Voy. ce mot.
PHODILE. Phodilus. ois. — Voy. chouet-
TES-PHODILES.
•PHOEBE. bot. es. — Genre delà famille des Laurinées , tribu des Phœbées , établi par Naea ( Laurin. , 98 ). Arbres des Indes «mentales et occidentales. Voy. lai risées.
* PIIOEBE ( nom mythologique ). uu.
— Genre da l'ordre des Coléoptères subpentamère* , télraraères de Latreille, de la famille des Longicoroes, et de la tribu des La miaires t créé avec doute par Serville {Ann. d» la Soc. ssU. de Fr., t. IV, p. 37), qui en fait la deuxième division du genre Agapantkia; et dont les caractères août; Te le
portant en avant une lunule saillante, dont les extrémités s'élèvent en forme de cornes ; face antérieure courte; front bombé. Ce genre, aujourd'hui généralement adopté , renferme quatre espèces : les P. bicornis , cornuta 01. octomaculala Serv., et Capreola Gr. Les deux premières sont originaires de la Guyane française, et les deux dernières du Brésil. (C.)
•PHOEBÉES. Phœbeœ. bot. fo.— Tribu des Laurinées (voy. ce mot), ainsi nommée du genre Phœbe, qui lui sert de type. (Ad. J.)
PUOEMCAXTUEMLM, Bl. (Flot. /ou.
Loranth., 13 , t. la), nor. ru. — Voy. toramuus, Linn.
•PHCEMCITES. bot. focs. — Genre de Palmiers fossiles établi par M. Ad. Brongniart {Prodr., 121), qui le décrit ainsi: Feuilles péliolées, pinnées; folioles linéaires, liées en deux à leur base, à nervures Dues et peu marquées.
Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, la Phœniciles pumila, trouvée dans le terrain de sédiment supérieur. (J.)
PIIOLMCOPH AIS. o». — Voy. mlem-
C0PUAUS.
PHOl MCOPTÈRE P/iantcoprcrus (y*- »ix4î , rouge ; «tipo» , aile ). ois. — Genre de l'ordre des Échassiers, caractérisé par un bec épais , plus haut que large , pourvu d'une membrane à sa base, à bords garnis de petites lames transversales très fines, à mandibule supérieure convexe à sa base , courbée en travers dans son milieu, ensuite aplatie et inclinée à sa pointe ; l'inférieure plus épaisse, ovale, canaliculée en dedans; des narines étroites, longitudinales , creusées dans un sillon et pouvant se fermer au gré de l'animal, au moyen d'une membrane operculaire ; des Jambes d'une hauteur excessive, ayant les trois doigts de devant palmés jusqu'au bout, et celui de derrière libre , court, et ue portant à terre que par son extrémité; un cou en rapport avec la longueur des jambes.
Les caractères mixtes , si nous pouvons ainsi dire, des Pbœnicoplères ont conduit les ornithologistes à ranger ces Oiseaux tantôt parmi les Échassiers, et tantôt parmi les Palmipèdes. C'est qu'en effet , selon qu'on accorde plus d'importance a la palmature des pieds ou à la dénuilntion de la partie inférieure des Jambes , on peut placer les
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Phucnicoptères soit dans l'un, soit dans l'autre de ces deui ordres. 0. Cuvier en compose le dernier genre de ses Échassiers , et , les met, par conséquent, tout-à-fait sur la I limite qui sépare ceux-ci des Palmipèdes; . c'est ce qu'a également fait Vieillot. M. Lesson conserve aussi ces Oiseaux parmi les GraUœ, et leur réunit les Dromes et les Avocettes, pour en former son sous-ordre des Hémipalnws , qu'il place à la suite des ▼rais Echassiers, c'est-à-dire des Chevaliers, des Hérons, des Grues, etc. Linné, créateur du genre, rangeait les Phœnicoplères à côté des Canards, dans l'ordre des Palmipèdes. Quelques auteurs ont adopté celte manière de voir : ainsi G.-R. Gray fait des Oiseaux dont il est question le premier genre de sa famille des Anolidœ. 11 noua semble que l'on peut, avec plus de motifs, admettre arec G. Cuvier, Vieillot, etc., que les Phœnicoptères sont des Gradées plutôt que des Palmipède*. S'ils ont, comme ceux-ci , les pieds palmés, si leur bec offre quelques uns des caractères de celui des Canards, leurs formes générales, leurs jambes fort longues et nues, enfin leurs habitudes en font des Écbassiers. C'est donc à cet ordre que nous les rapportons.
Les Phœnicoplères , qu'on nomme aussi Flammants à cause de la couleur rouge de feu que présente une partie de leur plumage, sont des Oiseaux qui aiment la société de leurs semblables. Si Sonnini les a vus en Egypte presque toujours isolés , surtout lorsqu'ils s'avancent dans l'intérieur des terres, il est à présumer que la localité ou peut-être une autre circonstance passagère et inappréciable pour l'observateur était la cause de cet isolement; car partout ailleurs ces Oiseaux ont été vus vivant en familles composées ordinairement de dix à trente individus. D'Axara en a quelquefois rencontré des bandes de plusieurs centaines d'individus dans les lagunes de la rivière de la Plata i et des pampas de Buenos-Ayres. Mais ce fait, sans être aussi exceptionnel que celui dont parie Sonnini , n'en est pas moins fort rare.
C'est sur les bords de la mer, sur les marais qui l'avoisineni , sur les lacs salés et les lagunes, que vivent les Pbccnicoptères. Quoique filés par leur nature sur les plnpes humides et les pays inondés et marécageux, il arrive cependant parfois que ces Oiseaux
sont entraînés au-delà des limites de leur habitat ordinaire et s'égarent dans les pays montueux. M. Crespon, dans sa Faims méridional* , dit en avoir reçu plusieurs qui ■ avaient été tués dans de semblables loca- ; lités, et il rapporte qu'en mai 1 843, M. Cambacède en abattit quatre sur les hautes montagnes , au-dessus des cosses, à plus de vingt lieues de la mer. D'ailleurs partout les Phœnicoplères fuient les lieux habités et ne fréquentent que les rivages solitaires.
Malgré la pal mature de leurs pieds, les Phœnicoplères ne sont point des Oiseaux essentiellement nageurs; la membrane qui réunit leurs doigts semble plutôt destioée à rendre leur marche plus facile sur les fonds vaseux. Leurs jambes, longues el grêles, bien loin de favoriser leur progression terrestre, la rendent, au contraire, lourde et embarrassée. Comme, en marchant, ils abaissent souvent leur cou de manière que leur bec louche presque au su) , on a prétendu, mais à tort, qu'ils avaient besoin de s'appuyer sur leur tête pendant la progression. Les Phœnicoptères pèchent en troupe. Rien n'est curieux comme de les voir se livrer à cet exercice : tous se rangent sur une même file et avancent lentement en conservant le même or* dre; de loin, on dirait un escadron rangé en bataille. Ce goût de s'aligner leur reste même lorsqu'ils se reposent sur la plage. Mais, dans celte circonstance, ils ont pour autre habitude de rester debout sur un seul pied , l'autre étant retiré sous le corps et leur tête étant cachée sous une aile, toujours du côté opposé à la jambe pliée, comme pour lui faire équilibre.
Très rusés et très défiants, les Phœnicoplères sont difficiles à approcher, surtout lorsqu'ils sont dans un pars découvert.
Quelques individus de la troupe paraissent toujours être en sentinelle ; ils font une espèce de garde pendant que les autres reposent ou qu'ils sont occupés à pêcher. Si un ennemi qui cherche à les surprendre a été aperçu, aussitôt un cri bruyant, qui s'en* tend de très loin et qui est assex semblable au son d'une trompette, est poussé par une sentinelle, et toute la iroupe prend son essor et s'élève dans les airs, en observant le même ordre que celui que gardent les Grues envolant. Cependant, les animaux leur inspirant moins de crainte que l'homme,
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•n peut, en empruntant ta dépouille d'un Mammifère de grande taille, d'un Cheval ou d'un Bœuf, les approcher plus facilement. En ce cachant de la sorte , ou en employant tout autre moyen pour n'être point vu, « un homme, ditCatesby, peut en tuer un grand nombre; car le bruit du fusil ne leur fait pas changer de place, ni la vue de ceux qui •ont tués au milieu d'eux n'est capable d'épouvanter les autres, ni de les avertir du danger où ils sont; mais ils demeurent les yeux fixés et, pour ainsi dire, cloués, Jusqu'à ce que la plupart d'entre eux soient tués. »
Les Pbœnicoptères se nourrissent de Vers, de Mollusques , d'oeufs de Poissons , qu'Us trouvent dans la vase. Pour chercher leur proie, ils tournent le cou et la tète, de fa* çon que la partie plate de la mandibule su* périeure louche la terre; ensuite, par des mouvements qui portent la tète de côté et d'autre, ils fouillent la vue à peu près à la manière des Canards.
Chez tous les Oiseaux , la mue des grandes pennes des ailes se fait d'une manière lente et régulière, de manière que l'individu conserve toujours la faculté de voler. Chez les Pbœnicoptères le phénomène a lieu d'une façon un peu différente ; il parait s'effectuer d'une manière presque instantanée; ce qui les prive pour quelques jours de la possibilité de s'élever dans les airs. Du moins est-ce ce qui résulte , pour l'espèce européenne , du fait que nous allons emprunter à M. Crespon. « En Juin 1828 , dit ce naturaliste, l'étang du Valcarés (Gard) étant rempli d'eau, les Flammants n'y furent que plus nombreux; des pécheurs s'étant aperçus que la plupart de ces Oiseaux rerusaient de s'envoler a leur approche, les abordèrent et en prirent plusieurs à la main, et qu'ils vendirent à vil prix à Saint-Gilles, pour être mangés. Instruit de ce fait, je partis sur-le-champ. Arrivé sur les lieux, je pris des engagements avec les pécheurs , qui hésitaient pourtant à me mettre dans leur barque à cause du vent du nord qui soufflait avec une grande violence; ils finirent cependant par accéder à mes demandes , et nous fondîmes sur les Flammants. Nous étions munis de longs bâtons qui portaient chacun un crochet en fer à un de leurs bouts. Avec de telles armes nous saisissions
ces Oiseaux par le cou, nous les amenions près de la barque et nous nous en emparions de suite. Je m'en procurai une trentaine de cet te manière. Ce qui avait empêché leur fuite, et ce qui ne me paraît pas ordinaire, c'est qu'étant à l'époque où ces Oiseaux muent, toutes les plus grandes rémiges de leurs ailes étaient tombées. Au même moment, ceux des Flammants à qui il en restait encore assez pour les soutenir dans l'air, ne nous attendirent pas. » Le même auteur rapporte, d'après le témoignage de M. Vigué-Malbois, qu'en 1819 des chasseurs avaient assommé une quarantaine de Pbœnicopières qu'ils avaient rencontrés les pieds pris dans la glace d'un étang voisin d'Aiguemortes. Le même fait était déjàarrivéen 1789. Nous ne le citons que parce qu'il démontre que ces Oiseaux sont sédentaires dans certaines localités de nos contrées méridionales.
On a dit que les Phœnicoptères avaient une manière toute particulière de couver : que ne pouvant ni s'accroupir ni reployer leurs grandes jambes , la nature leur avait cependant donné l'instinct de pouvoir réchauffer leurs œufs sans les endommager et sans trop se fatiguer eux-mêmes. D'après l'opinion générale, ils élèveraient donc, au moyen de leurs pieds, dans les marais où il y a beaucoup de fange, de petits monticules en forme d'Iles , faisant saillie hors de l'eau, larges par la base, étroits au sommet, où est ménagée une petite excavation destinée à recevoir les œufs , et c'est sur ces sortes d'Ilots que la femelle couverait , en s'y tenant comme k cheval , c'est-à-dire les Jambes écartées et appuyées sur la base du nid et dans l'eau.
Or, d'après M. Crespon , que nous citions plus haut , celle croyance générale est une erreur , du moins pour ce qui concerne le Pbœnicoptère d'Europe. « Je puis affirmer, dit-il, que dans notre pays ces Oiseaux ne construisent point de nids. C'est sur une petite élévation, le plus souvent sur un pelit chemin entre deux fossés , que les femelles pondent , et si elles choisissent une éminence , c'est pour préserver leur progéniture des eaux ; la femelle ne se met point i cheval sur les œufs , mais elle les couve en reployant ses jambes sous le ventre. • Ce n'est d'ailleurs guère que la nuit ou durant les pluies que la femelle vient couver,
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le jour elle s'éloigne de soo nid. La ponte [ est ordinairement dedeui oeufs blancs , recouverts, lorsqu'ils sortent du sein de la mère, d'une couche crayeuse qui blanchit lorsqu'on y touche. Les petits peuvent abandonner le nid peu de jours après leur naissance; ils courent, mais ne peuvent bien se servir de leurs ailes que lorsqu'ils ont acquis toute leur taille.
On s'accorde assez généralement à regarder les Phœnicoptères comme un bon gibier.
Catesby compare leur chair, pour la délicatesse, à celle de la Perdrix. Dampier dit qu'elle est de fort bon goût, quoique maigre. Dutertre la trouve excellente, malgré un petit goût de marais ; plusieurs autres voyageurs sont du même avis. Cependant, Lapeire Ta trouvée de mauvais goût, et Sonnini la dit huileuse et d'une odeur désagréable. Les anciens, comme on lésait, faisaient un grand cas de la chair des Phoenieoptèr &s ; ils servaient ces Oiseaux dans les meilleurs repas. L'histoire rapporte que l'empereur Héliogabale entretenait des troupes de chasseurs chargés de lui fournir en abondance des Pbœnicoptères. La partie la plus estimée était la langue, que sa nature i la fois charnue et graisseuse rend en effet très succulente. Il paraîtrait même qu'aujourd'hui certains peuples font encore la chasse de ces Oiseaux pour un motif analogue. If. Geoffroy Saiot-Hilaire rapporte qu'il a souvent vu en Égypte le tac Menzaleh (i l'ouest deDamiette) couvert d'une multitude de barques destinées à la chasse des Flammants. Ces barques reviennent remplies d'Oiseaux auxquels les Arabes arrachent la langue, afin d'en extraire , par la pression, une substance graisseuse qu'ils emploient en guise de graisse.
Le plumage des Phœnicoptères est assez épais , et peut être employé comme celui du Cygne; la belle couleur rose ou rouge ▼if qu'il présente dans certaines parties le fait rechercher comme fourrure.
Les Pbceoicoptères sont répandus sur les rivages de toutes les parties du monde.
On en connaît quatre espèces; nous allons succinctement les décrire.
Le Pbcenicoptère des anciens, Phcen. ruber Linn. (Buff., pl. ml. 63). Tout le plumage d'un beau rose, souvent avec des teintas 1
et des mèches plus vives sur la tête , le long du cou et sur le dos ; ailes d'un rouge ardent; bec d'un rouge vif , noir à la peinte ; pieds d'un rose rouge.
Cette espèce habite l'Europe et l'Afrique ; en France elle est particulière aux plages qui bordent la Méditerranée depuis Hjcrei jusqu'à Perpignan; mais nulle part elle n'est plus abondante que sur les étangs de la Camargue cl dans les environs d'Aiguëmortes. On la trouve aussi en Saniaigne, d'où elle émigré vers la fin de mars, eaj Sicile, en Calibre, etc. , Le Puoemicoptère bouge, Phœn. bahametisis Catesby, ruber Wils. (pl. 66, t. a), fort semblable au précédent, avec lequel on l'a confondu; mais d'une taille un peu plus forte, et ayant le plumage plus vivement coloré. — De l'Amérique méridionale.
Le Phokbicoptèkk a suhtiuo de rrc , Pnom. ignicapillus Uid. Geoff. Saint-Hilaire (Magas. de zooi. , 1832, cl. 2, pl. 2). La tête , le cou , la queue , le dos et les parties inférieures, généralement d'un rouge pale chez les adultes; les ailes, à l'exception des rémiges, d'un rouge vermillon éclatant; les tarses d'un rouge brun dans toute leur longueur.
Cet Oiseau se trouve en Patagonie, i Buenos-Ayres, ainsi qu'à Sao-lago de Cuba et du Chili, d'où M. d'Orbigny l'a rapporté.
Le PuoEMicopTÈas ptuulk , PAcsn. tninor Geoff. Saint-Hil. (Vieil l. f Gai. des Ois., pl. 273), remarquable par sa Utile, qui est de moitié plus petite et moins forte que celle du Pbœnicoptère d'Europe; il n'en est pas fort distinct sous les autres rapports. — Du cap de Bonne-Espérance et du Sénégal.
•PBOEIMCOPTKMDÉF.S. Phanicoplerida. ois. — Famille établie par le prince Ch. Bonaparte dans l'ordre des Palmipèdes, et ayant pour unique représentant le genre Phœnicopterus de Linné. (Z. G.)
•PUOEMCOPTÉHINÉES. Phœnicopttrinm. ou.— Sous-famille à laquelle le prince Cb. Bonaparte a substitué la famille des Phosnicopléridées qui lui correspond entièrement. Voy. ce mot. (Z. G.)
•PBQENICORMS, Boié. ou. — Syn, d'ici*, Less.; Jfuscicapo.Cuv., genre fondé sur le Jftuctcopa miniata Temm. (Z. G. PUOEMCLHA.Swaioj.ou.- Sjnonjme
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de Fkcdula, Cut. ; RuiiciUa, Brebsn., genre de la famille des Fauvettes. (Z. G.)
PHOEMCURUS. ois. — Nom donné par les anciens au Rouge-Queue, Syl. phœnicunu, et devenu non du genre, dont eeue espèce est le t ype. (Z. G.)
• PUOENICURUS (fonr'woç, pourpre; •wpoî, queue), hei.m. — Genre sîcgulier et incomplètement connu d'Helminthes propres à la Méditerranée, et dont l'espèce type vit sur les Téthyes. Il a été établi par Rudolphi et nommé aussi Ilydatula par lienieri , et Vertumnus par Otto. On le caractérise ainsi : Corps très mince, membraneux , ovale, un peu allongé, très déprimé, un peu convexe en dessus , tout-à-fait plan en dessous , arrondi et plus épais en avant, aminci, atténué en une sorte de queue simple ou bil >bée en »rrière Bcuche terminale, ovale, transverse, percée dans une sorte de membrane diaphrogmatique. Tel est le Ph. Teihyduola.
•PHOEMSOMA, Swaina. ois. — Syn.
ûePyranga, Vieill.; Tanagra, Temm. loy.
tSMUA. (Z. G.)
1MIOKMX, Cuv. (/c.f II, 12, t. 115).
eor. ru.— Synonyme de Chamœrops, Lia.
PIIOEMX, Lînn. eor. m. — Voy. nxi-
PHOEMX, Belon. ou. — Synonyme de Paradisea.
PflOEMX. us. — Nom donné par Eu* sjramelle au Sphinx celerio L.
PHGE\I*OPU8 (fWfc, teinte rouge ; «ewç, tige), bot. pu. — Genre de la famille des Composée <-LiguliQores , tribu des Chicoracées, éubli par Kocb (Flor. germ., 450), et dont les principaux caractères sont . Capitule 8- flore, bomocarpe, à fleura oni-sériées. lnvolucre à buit folioles, dont cinq eitérie mes plus courtes. Réceptacle épaléacé. Corolle ligulée. Akène uniforme, restré, comprimé. Aigrette uniforme, soyeuse, plurisériée.
Les Phœnixopus sont des herbes à feuilles amplexicautes, décur rentes, lyrées ou sinuées- pinnatifides ; à capitules paniculées, Jaunes
Ces plantes croissent dans l'Europe, l'Asie et l'Amérique boréale. Les espèces que ce genre renferme ont été réparties par Cassini (Die*, se. noT, XXXIII, 483) en deux sections, savoir: a. Phœnixopus: iovolucre imbriqué, fusiforme; akène à rostre court.
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Type: Phcenix. decurrens (Prtnanthts viminea Lion.), b. Hycelis: Involucre caliculé; akène à rostre long. Type: Phcnùx. muroÀU (Prenanthes id. Lin.). (J.)
PHOEOCBROUS et PlIOEOTIlltlPS.
ins. — Noms mal orthographiés. Voy. pbloko-
CBROUS et PHLGEOTHRIK
PHOLAD AIRES. Pholadahea. noix. ~ Famille de Concbifères dimyaires, de l'ordre des Enfermés , comprenant les deux genres Pbolade et Taret {voy. mollusques). Lamarck le premier avait établi une famille de ce nom, intermédiaire entre les Solénacls et les Ascidiens; il la composait alors des quatre genres Pbolade, Taret, Fistulaue et Arrosoir. Plus tard, il les sépara des Solénacés par la famille des Litbophages, en mettant auu- les Ascidiens dans une autre section des Acéphales; puis enfin il créa , dans son ordre des Concbifères crassipèdes , une famille des Tubicolées pour les Arrosoirs, les Fisiulanes, les Tarets et quelques autres genres, et plaça entre cette famille et celle des Solénacés ses Pholadaires, réduits aux deux seuls genres Pbolade et Ga&trocbène. Les Litbophages alors se trouvaient reportés dans un autre ordre , celui des Concbifères lénuipedes. Or, comme l'a prouvé M. Desbayes, le Gaslrocbène n'est qu'une Fistulaue sans son tube, et les Tarets et Térédines ont plus de rapport avec les Pholades qu'avec les autres Tubicolés; on doit donc renoncer à la classification suivie par Lamarck dans ces deux familles, et adopter celle que nous donnons d'après II. Deshayes, comme plus conforme aux rapports naturels. Cuvier n'avait point adopté la famille des Pbuladaires, et il laissait dans sa famille des Enfermés les Pholades avec les Byssumyes et les H la tel les. M. de Blain ville a mieux compris les rapports de ces Mollusques , en réunissant dans sa famille des Adesmacées, qui correspond è notre famille des Pholadaires, les genres Taret, Térèdinf et Pbolade, avec une Cloisonoaire et uns Fislulaire, qui doivent rentrer dans le genre. Taret, de même que la Térédine don être réunie aux Pholades. (DcJ )
PHOLADE. Photos. nou~ — Genre de Mollusques conebireres dimyaires, de Tordre des Enfermés, de la famille des Pholadaires (voy. ce mol), et caractérisé de la manière suivante par Lamarck (Animaux sans vertè-
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bres, t. VI, p. 42) : Animal habitant une coquille bivalve, dépourvu de fourreau tubuleux, faisant saillir antérieurement deui tubes réunis, souvent entourés d'une peau commune, et postérieurement faisant sortir un pied ou un muselé court, très épais, •plati à son extrémité.
La coquille est bivalve, équivalve, transverse, baillante de cbaque côté; ayant des ' pièces accessoires diverses, soit sur la cbar- • nière , soit au-dessous. Le bord inférieur 1 ou postérieur des valves est recourbé en dehors.
Quelque singulière que paraisse la coquille des Pbolades par les pièces accessoire! qui se trouvent à sa charnière, elle n'en est pas moins parfaitement conforme au caractère de toutes les coquilles bivalves dont l'essentiel est d'avoir les deux valves réunies en charnière en un point de leur bord. Mais ici, outre les deux valves qui constituent la coquille, l'on voit des pièces particulières diversement situées, en nombre variable, et toujours plus petites que les véritables valves. Dans les Pholades, la coquille ellemême enveloppe en grande partie le corps de l'animal, et alors il n'a pas besoin de fourreau pour le dérendre ou le garantir.
Les Pholades sont la plupart des coquillages térébrants. Elles percent les pierres, le bois, ou s'enfoncent dans le sable; elles vivent, comme stationnâmes, dans les trous ou les conduits qu'elles se sont pratiqués. Leur coquille est en général mince, fragile, blanche, à cOtes ou stries dentées, rudes au tact.
Lamarck (Animaux sans vertèbres) cite et décrit onze espèces de ce genre; quelques unes sont assez abondantes sur les bords de la Méditerranée où on les nomme Dails; elles servent même d'aliment aux habitants de ces localités. Telles sont les Pbolades
DACTYLE, CRÉPUS, STtltE, SCABEELLE, CtC.
Parmi les espèces qui vivent dans les bois, il en est une qui s'y enfonce profondément; elle est très courte, globuleuse, et sa pièce postérieure est très petite. M. Turton a cru ces caractères suffisant* pour l'établissement d'un nouveau genre qu'il nomme Xylophaga, mais que M. Deshayes regarde comme inutile. Le genre Jouannetia, proposé par M. Desmoulins (Bullet. de h Soc. vhilom.) pour une Pbolade très globuleuse, très courte, et ayant
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une seule pièce dorsale très grande, ne doit pas être non plus détaché des Pbolades proprement dites.
On ne connaît qu'un petit nombre d'espèces fossiles de Pbolades; une d'Angleterre, une de Touraine, deux d'Italie et trois des environs de Paris. Parmi ces dernières, nous citerons la Pbolade cohoIdb, PhoUu conoidea Desh.
PHOLADOM VE . Pholadomya ( Pholas , Pbolade; Mya, Mye). moll. — Genre de Conchifères dimyaires de la famille de?
Solénacés» établi par M. Sowerby pour une coquille vivante des côtes d'Islande. Ce genre, intermédiaire , en quelque sorte, entre les Panopées et les Pholades , comprend aussi plusieurs espèces fossiles dont on ne connaît que les moules internes , caractéristiques de certains terrains secondaires, et qu'on avait rangées parmi les Cardites, les Trigonîes ou les Myes. La coquille est mince, transparente, blanche ou jaunâtre, transverse , ventrue , ovale ou cordiforme, inéquilatérale, bâillante des deux cotés, mais plus en arrière que du côté antérieur où elle est plus courte. La charnière a une petite fossette allongée , subtrigone , et une nymphe marginale saillante sur chaque valve ; le ligament est externe, court , inséré sur les nymphes 1 leur face externe; les impressions musculaires sont très superficielles , peu saillantes , et une impression palléale, profondément sinueuse en arrière, s'étend de l'une à l'autre. L'espèce type (P. candida) a le coté antérieur très court, arrondi, et le côté postérieur un peu allongé , un peu anguleux ; la partie moyenne de la coquille est couverte de grosses côtes arrondies partant du sommet, et croisées transversalement par de* stries d'accroissement assez profondes. (Doi.)
PHOLAS. moll. — Voy. PHOLADE.
PHOLCUS (foluo'ç, nu), aeacbb.— Genre de l'ordre des Aranéldes, de la tribu des Araignées , établi par M. Walckenaêr et adopté par tous les aptérologistes. Chez les Araoéides qui composent ce genre, les yeoi sont au nombre de huit, tous presque égaux entre eux , groupés sur une éminence antérieure du céphalothorax par deux ou par trois. La lèvre est grande , resserrée à sa base, dilatée dans son milieu, arrondie i son extrémité. Les mâchoires sont étroites, al-
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longées, cylindriques, légèrement creusées et amincies à leur extrémité externe, inclinées sur la lèvre et contiguês. Les pattes •ont très allongées, grêles; la première paire est la plus allongée, la seconde ensuite, la
; troisième est la plus courte.
Ces Aranéides, presque sédentaires, forment une sorte de réseau très lâche, composé de fils flottants ou très écartés, très fins, ten-
. dus sur plusieurs plans différents; leurs oeufs sont agglutinés en une masse ronde et nue, qu'aucun tissu ne recouvre, et elles les
> transportent ainsi entre leurs mandibules. Les espèces qui composent ce genre sont peu nombreuses; elles habitent l'Europe et l'Afrique.
Parmi elles, Je citerai, comme type de celle coupe générique, le Puolque pbalancidb, Pholcus phalangioides Walck. (Histoire naturelle des Insectes aptères, 1. 1, p. 652, n. 1 .) Cette espèce, qui habile l'Europe et l'Afrique, se trouve assex communément dans les maisons, et, dès qu'on la touche, elle fait ▼ibrer avec violence les fils qu'elle a tendus etsur lesquels elle se tient ordinairement en observation. (H. L.)
• PHOLEOBIA. mou. — Nom proposé par Leaeb pour des Conchiferes dimyaires connus sous le nom de Saxicaves. (Diu.)
•PHOLICODES (yokW&K, écailleux).
ma. — Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides gonatocères , et de la divison des Cyclomides, créé par Scbcenherr (Dispositio methodica , p. 186; Gênera et sp. Curcul. syn., t. II, p. 527 ; VII, 229) , et dans lequel il a placé les six espèces suivantes : P. lepidopierus ( lepidophorus Dej. ) , nubiculosus Fald. , inauratus Man., plebejus, trivialis et Syriacus Schr. ; elles sont originaires de la Russie méridionale et de l'Asie mineure. (C.)
PHOLIDAVDHA.Neck. {Elem., n.542).
bot. pb.— Synonyme de Galipea, St-Hil.
PBOLIDIA ( <poi.'« , écaille ). bot. pb. — Genre de la famille des Myoporinées, établi par R. Brovn (Prodr., 517). Arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande méridionale. Voy. ' «TOPoaméEs.
•PHOLIDOSAURLS, H. de Meyer (VoY,it écaille; a«3po;, lézard), paléont. — G. de Reptiles fossiles de la formation wealdieone du nord de l'Allemagne, établi par M. de Meyer sur huit vertèbres dorsales, des cotes
et des écailles osseuses du thorax. Ces écailles sont de trois sortes : celles du dos, celle* des flancs et celles du ventre. Cet animal devait être assez grand, puisque la plua grande des dorsales a é ou 5 centimètres de longueur et 12 de largeur. Nous sommes tentés de croire que ces écailles annoncent un Crocodilien. Quoi qu'il en soit, M. H. de j Meyer donne à celte espèce le nom de Phol. 1 Schaumburgensis, en l'honneur du prince de [ Schaumburg- Lippe qui possède la pièce ori- « ginale. (L...D.)
* PHOLIDOTA ( ifohSmxii , écailleux ).
bept. — Nom que Merrem, dans sonTenfimm System. Ampli., publié en 1820, donne aux vrais Reptiles , c'est-à-dire aux Chéloniens, Crocodiliens, Sauriens, Ophidiens et Amphisbènes, parce qu'ils ont le corps couvert d'un épiderme écailleux, caractère extérieur qui les dislingue des Batraciens ou Reptiles à peau nue. MM. de Blainville et Oppel avaient déjà proposé de séparer, comme classes distinctes, les Reptiles écailleux qu'il* nomment Squamîfères, et les Batraciens ou Nudipellifères. Voy. l'article reptiles.
PHOLIDOTA (po).*»™';, écailleux).
■or. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Pleurothallées, établi par Lindley (tn Hook. exot. Flor., t. 138). Herbes de l'Inde. Voy. obchidées.
PHOLIDOTDS (fhemxiç, écailleux).
tns. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes pétalocères , et de la tribu des Lucanides , créé par Mac-Leay (Hora Entomologicœ , t. I, p. 97), adopté par Latreille (Règne animal de Cuvier, t. IV, p. 578) et par De- Jean (Car., 3' éd., p. 193). Il se compose de cinq espèces, toutes originaires du Brésil, savoir: P. Humboldtii Schr. (/epidosusM.-L.), geotrupoidesPiy., Dejeaniibuq., SpixiiPtj.
et trroraïus Hope.
Dalmann et Perly ont décrit depuis ces Insectes sous les noms génériques , le premier , de Chalcimon , qui a été employé pour les maies , et le second celui de Casignelus pour les femelles.
Les Pholidntus ont des mandibules fort longues, étroites, arquées, terminées en crorbet courbé intérieurement, et dentelées et) scie au côté interne; la massue de leurf antennes est formée de trots articles un peu
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pectiués et presque perfoliés ; le menton recouvre les mâchoires. (C.)
PHOLIDOTUS. u*M. — Nom appliqué par Briisou aux Pangolins. Foy. ce mot.
PHOIilS ( ?«Xcc , lot Grecs nommaient ainsi on Poisson de mer qui s'enveloppe dans son écume ). roias. — Genre de l'ordre des Acaothoptérygiens, famille des Gobioïdes, établi par M. Flereming ( BrU. anim. , p. 20?) aux dépens des Blennies, dont il diffère par l'absence de tentacules sur les orbites , ou même des crêtes charnues, qui sont si caractéristiques chez les Blennies.
MM. G. Cuvieret Va le nci en nés (Btst. des Poiss., t. XI, p. 268) décrivent quatre espères de ce genre. Le Paons lisse , ph. lœvis Flemra. (Blcnnius p/iotts Lion.), espèce type de ce genre, est un petit Poisson que l'on trouve sur toutes les plages herbeuses de nos côtes. (M.)
•PUOLOE. AinniL. — Genre d'Apbrodisiens établi par M. Jobnston (Annal, ofnat. ht$t., t. II, 1839).
PHOMA (yépa, enflure), bot. ca. — Fries (Syst. Myc, vol. II , p. 546 ) caractérise ainsi ce genre : Périlbèce nul ; nucléus grumeleux, développé et renfermé dans un tubercule formé par la matrice , s'ouvra nt par un pore simple ; thèques nulles ; spores globuleuses ou allongées, rejetées en dehors.
Ces Champignons vivent sur les feuilles et sur les liges des plantes, et forment de petits tuberculesqui ressemblent à des Spbéries, des Sclérotes ou des Xylomes Us doivent être placés, d'après leurs caractères, dans les Clinosporés endoclioes et dans la tribu des Sphéropsidés.
Le Phoma postula Fr. (Spharia pustula Pers ), qui se rencontre fréquemment sur les feuilles de Chêne, n'appartient certainement pas à ce genre, parce qu'il est pourvu de spores renfermées dans de véritables tbèques. Le Phoma Hederas Desmaz., est un Sphairopsis; son conceptacle est parfaitement distinct et nullement confondu avec les fibres de l'écorce du Lierre. Le Phoma fllum Kr., que l'on rencontre fréquemment sur les Urédinées, doit être placé parmi les Diplodia , parce qu'il a un conceptacle propre, et que ses spores allongées, un peu étranglées à leur partie moyenne, sont di-
visées par une cloison ; il doit donc prendre le nom de Diplodia fUum. Je n'ai pas eu l'occasion d'analyser les autres espèces, peut-être présentent-elles les caractères qoe Fries leur a assignés. (Lrv.)
PHONÈME. Phonetmu. «oluT msAunr.
— Genre proposé par Montfort pour une coquille microscopique de Rhizopode ou Foraminifère, qui fait partie du genre Robulina de M. Aie. d'Orbigny. (Dro.)
•PHONEUS. ois —Genre établi parEaup dans la famille des Pies-Grièches sur le£<m. rufus de Brisson. Voy. pik-criècox. (Z. G.)
•PHONFX'S faire du bruil). urs.
— Genre de l'ordre dis Diptères brarhocères , famille des Tanystomes , tribu des Asiliques. établi par M. Serville et adopté par M. Macquart (Dtp. exot., t 1,1** partie) La seule espèce de ce genre f <t te Phoneus Servillci Macq. ; elle a été trouvée au Brésil. (L.)
PHONEUTHTA. arachh. — Voy crtsa
•PHOMIIS, Chevrolat. m — Synonyme de Cleronomus, Klug. (C.)
PHOKOLITiTE , retentir; ).'9oç,
pierre), gbol. — Celte espèce, que M. Cordier range dans le groupe de ses roches feldspatbiques adélogènes, ne diffère du Tracbyte que par le volume des parties constituantes Sa pâte est analogue , pour la composition , i celle du Tracbyte (roy. ce mot ) ; mais elle s'en distingue en ce qu'elle est toujours parfaitement compacte et sans porosité sensible; elle est formée principalement d'éléments microscopiques et cristallins de Feldspath qui ne laissent point d'intervalle entre eux. La Phonolitbe est quelquefois porphyrique , par suite de la présence de cristaux de Feldspath et d'Amphibole. D'autres fois elle prend une contexture variolaire sur quelques points des parties supérieure et inférieure de la masse; enfin, elle se divise souvent en masses tabulaires plus ou moins minces et douées alors d'une grande résonna nce : circonstance à laquelle la roche doit son nom. La Phonolitbe, qui offre toutes les formes prismatiques du Basalte, appartient aui terrainsd'épanchements trachytiques. (C. D'O.)
PHOMGAME. Phonygama. ois. — Genre de Tordre des Passereaux et de la famille des Dentirostres (Cuvier) , établi par M. Lesson sur des espèces qu on laissait
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confondues parmi les Paradisiers ou parmi les Rolliers et les Corbeaux. G. Cuvier les avait d'abord réunies aux Cassieans , avec lesquelles elles ont de très grands rapports; il les en détacha plus tard pour en former son genre Calybé (Ctialybeus). Les Phonygames sonlcaractérisés par un bec robuste, plus long que la tête, élevé, élargi à la base , comprimé sur les côtés , à arête très convexe , entamant les plumes du front, à pointe recourbée et dentée; par des fosses nasales profondes, recouvertes d'une membrane au centre de laquelle sont percées les narines; celles-ci à demi cachées par les plumes du front ; par des tarses robustes, scutellés ; le pouce armé d'un ongle puissant; la queue arrondie, composée de douze pennes.
Mais le caractère le plus remarquable des Pbonygames (de l'espèce, du moins, que M. Lesson nomme Phonygame Kéraudren) est formé par la mod 10 ration que la trachéeartère a subie. En partant des poumons, cet organe se dirige en avant Jusqu'au sternum, aur le bord aotérieur duquel il se courbe pour descendre, extérieurement et en arrière , sur l'abdomen , au-dessus des muscles et au-dessous de la peau ; là , la trachée se contourne, forme des anses, et se replie trois fois en cercle, avant de remonter vers le cou pour s'unir aux branches de l'os hyoïde et à la base de la langue.
« La conformation de cet organe, dit M. Lesson, dont nous connaissons peu d'analogues chez les Oiseaux, si nous en exceptons quelque chose de semblable chez le Cygne et chez le Hocco, permet au Phonygame de jouir de la prérogative de moduler des sons comme avec un cor; aussi cet Oiseau est il doué d'un chant essentiellement musical. Les sons que pousse, dans les profondeurs des forêts de la Nouvelle-Guinée, le Phonygame Kéraudren ne permettent point de le confondre avec aucune autre espèce d'Oiseau; ils sont clairs, distincts et sonores, et passent successivement par presque tous les tons de la gamme. »
Les Pbonygames vivent solitaires dans les forêts de la Nouvelle-Guinée. Ils sont très défiants, et paraissent se nourrir de fruits. Leurs mœurs , du reste , paraissent avoir beaucoup d'analogie avec celles des Corbeaux. Leurs plumes sont soyeuses et métallisées.
H. Lesson range dans ce genre tes trois espèces suivantes :
Le Pbonygahb Km accès*, Ph. Kcraudrenii Less. (Zool. de la Coq., pl. 13), CAafybecus cornutu* Cuv. Tout le plumage d'un vert sombre, chatoyant sur le dos ; deux huppes minces, triangulaires, formées de plumes effilées , occupent (es parties latérales et postérieures de l'occiput.
Cet Oiseau habite la Nouvelle-Guinée.
Les Papous de Doréry le nomment Mansinéme, et ceux de Rouy Issape.
Le Phortgams calvbk, Ph. viridis Less.
(Buff., pl. en/., 634, sous le nom de Calybé de la Nouvelle - Guinée), Cnoly. paradiseta Cuv. Plumes de la tète et du cou comme du velours frisé , à reflets métalliques vertbleuâtre, à teintes irisées et violettes.
Même patrie. Comme les Papous dessèchent cet Oiseau à la fumée, M. Lesson serait porté i croire que c'est à cette opération que sont dus les effets dorés de son plumage.
Le Pboktgamb nota , Ph. aler Less. et Gara. (Zool. de la Coq.). Plumage en entier d'un vert bleuâtre métallique, ayant l'éclat du fer poli, suivant les reflets de la lumière ; les tarses et le bec rouge de corail. — Même habitat que les précédents. (Z. G.)
PHOQUE. Phoca, Lin. ham. — Genre de Mammifères carnassiers , de la famille des Pbociens d'Is. Geoffroy, et des Pbocidées de Lesson. Ils appartiennent aux Carnassiers carnivores empêtrés du premier, aux Aquatiques pinnipèdes du second.
G. Cuvier en a formé , sous le nom d'Amphibies, et en y joignant les Morses, la troisième et dernière tribu de ses Mammifèrea carnassiers , et les a placés entre les Chats et les Sarigues, dans sa classification naturelledu règne animal. Le vrai est qu'ils n'ont pas la moindre analogie ni avec les uns ni avec les autres , et que cette famille seule , placée où il l'a mise , suffirait pour donner un démenti formel à sa prétendue lot de la subordination des caractères, loi à laquelle, du reste , il a souvent manqué lui-même dans sa méthode. Duméril, en les rejetant i la fin des Mammifères quadrupèdes pour les rapprocher des Cétacés, me semble beaucoup plus rationnel , et s'être déterminé sur des analogies plus nombreuses, plus tranchantes , et surtout moins systé-