‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 151 sur 170 · I>HO · texte numérisé non relu

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naturaliste*, c'est qu'aujourd'hui il n'eiiste pas un seul animal qui m nomme Phoque , -Singe, Cbauve-souris, etc., et que les noms vulgaires , adoptés par tous les peuples anciens et modernes, noms si précieux à conserver, ont disparu de la science peur faire place à d'autres, le plus souvent inintelligibles pour ceux mêmes qui les ont assemblés par morceaux.

Du reste, l'étude des Pboqjes est si difficile, si peu avancée, que je donne hardiment mon travail comme un des moins mauvais, quoique tout aussi insuffisant que les autres. On ne parviendra certainement ' à faire quelque chose de satisfaisant sur ce sujet que lorsqu'il plaira aux naturalistes , que leur bonne fortune mettra à même d'observer ces animaux , de mettre de côté tout amour-propre mal entendu, et de se borner à nous faire des descriptions très détaillées, en y faisant entrer , au moins sommairement, quelques notions justes sur la structure osseuse de la tète.

Le Phoqie a téte de Tortue, Phoca lestudinea Sbaw, habiterait les mers d'Europe , et ressemblerait , par ses pieds , au Phoque commun , mais son cou serait allongé et sa téte semblable à celle d'une Tortue. G. Cuvier pense que cette espèce a été créée, par Persoon,sur une vieille peau, nul bourrée et mal conservée , du Phoque commun.

Le Lakbtie , phoca Lakhtak Desm. , n'est connu que par une description de Kraschenninikow; il serait de la grosseur •d'un bœuf et habiterait le Kamschatka.

Le Phoque tjc«b, Pftoco tigrina Kraschen., Phoca chorisii Less. ; le Chien de mer du détroit de Behring, Choris. — Var. Phoca punctc.a, maculala et nigra, de l'Encyclopédie anglaise. Il est de la taille d'un veau; son corps est couvert de taches rondes et égales ; son ventre est bleuâtre. Les jeunes sont entièrement blancs. Il se trouve au Kamschaïka. — La var. punctata a la tète, le dos et les membres tachetés. Elle habite les Kouriles. — La var. maculata est mouchetée de brun et habite les mêmes côtes. — La var. nigra est noire, quelquefois tachée de blanc, et se trouve sur les mêmes rivages. (Boitaiid. )

PHOQUES FOSSILES(Cuv.,Osscwj. fossiles, IV; de Blainv., Ostéol. des Carnassier s.) t. x.

mleokt. — Quoiqu'il en existe de bien déterminés dans les terrains tertiaires marins, jusqu'ici très peu d'ossements fossiles de Phoques ont éfé figurés ou décrits, et la plupart de ceux qui furent donnés comme tels ont été reconnus pour des os d'autres genresd'animaux. G. Davier, lui-même, à une époque où il n'avait point encore de squelette de Dugong, a attribué a une espèce de Phoque deux portions d'humérus provenant du calcaire grossier des environs d'Angers , et qui ont été reconnus par M. de Cbristol pour des humérus d'un genre intermédiaire entre les Lamantins et le Dugong, que ce paléontologiste a nommé iletaxylherium. Ceux qui citent ce fait comme une erreur inexplicable, oublient qu'à l'époque de sa première édition , G. Cuvier n'avait jamais vu d'humérus de Dugong, et que, dans cet état de choses, il devait nécessairement rapporter son fossile aux Phoques, comme s'en rapprochant plus que tous les autres animaux à lui connus. Lors de la deuxième édition de son ouvrage, il possédait à la vérité le squelette de Dugong , mais il oublia d'examiner s'il n'y avait rien à changer à sa première détermination ; c'est un tort, sans doute, mais environné, comme l'on voit, de circonstances atténuantes. Un pied gauche trouvé dans le calcaire grossier des environs de Vienne, en Autriche, mentionné par G. Cuvier, mais non figuré par lui, est représenté planche X de VOsléolugic des Carnassiers de M. de Blain ville, sous le nom do Phoca Viennensis anliqua. Cette espèce, voisine du Phoque commun, en diffère cependant p.ir les proportions des diverses parties : la lubérosité du calcanéum est plus longue; les métacarpiens et surtout celui du doigt externe, les premières phalanges, les seules qui existent, sont plus longues et plus grêles. Plusieurs autres os ou dents de Phoques ont été signalés; mais, jusqu'à ce que l'on eu ait publié les figures, il est impossible de les rapprocher ou de les éloigner des espèces vivantes. (L...D.)

•PIIORA. i5s. — Genre de l'ordre des Diptères bracbocères, famille des Albéricères , tribu des Musc-ides, établi par Latrcillc ( Gen. ) , et dont les principaux caractères sont (Macquart, Diplères , Suites à Buffon , édit. Roret) : Front muni de soies dirigées en arrière. Dernier article des antennes glo-

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bulcux. Pieds garnis de soies. Ailes ciliées. Nervure marginale le plus souvent bifurque* a l'extrémité ; sous-marginale atteignant l'extrémité de l'aile; médiaircs ordinairement droites.

M. Macquart (toc. cit.) décrit 24 espèces de ce genre (Ph. (horacia, fulvipes, fuliginosa, nigra (lava, etc.), qui, presque toutes, se trouvent en France et en Allemagne. (L.)

'PIIORACANTflA (ç'pu, je porte; ôxxvôst, épine), ijcs. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentaroèrcs, tétramères de Latreille, de la famille des Longicorncs, et de la tribu des Cérambycins, établi par Newmaun (Aun. of Nal. Hist., vol. V, p. 17 ; the Ftntomologist's, t. I, p. 2), et dans lequel l'auleur introduit une vingtaine d'espèces de la Nouvelle- Hollande. Nous citerons les suivantes: P. scmipunciata F., dorsaliSy tunicata, acanthocera M.-L., rubripcSjlepturoidcs B.-D.,pnrcoxEr., synonyma, tenebricosa, Uomata, tricuspis, quinaria, recurva, aberrans, allapsa, Serv., New, etc.

Ces Insectcssont plus ou moins étroits, allongés ou aplatis; leurs nnteuues, à partir du troisième article, offrent chacune une épine, comme dans les Malloccra de Servillc; Dcjean les avait réunis à tort à ces derniers. (C.)

PnORACIS, Raf. {Caratt., 99). bot. ch.

— Syn. de G raieloupia, Agardh.

* PIIOIIASPIS. iks. — Genre de l'ordre des Orthoptères, tribu des Blatliens, groupe desl'boraspites, établi par M. Senille (Itou.), et caractérisé principalement par des antennes minces; par des cuisses épineuses, et par un corps ovale.

Ce genre renferme une quinzaine d'espèces, la plupart amcriraitics, et quelquesunes indiennes. Ces Insecte--, réunis en assez grand uonibre, se blottissent entre les feuilles qui forment les spalhes des Graminées, telles que le M.»ïs, la t'anne à sucre, etc.; mais aussitôt qu'on agite ces végétaux, ils se laissent choir ou s'enveloppent brusquement, et vout se réfugier sur uuc : autre plante. (L.)

PHORCï M A (nom mythologique). aCal.

— Genre établi par Pérou cl Lesueur pour des Méduses imparfaitement connues des mers australes : elles sont censées avoir l'es-

tomac garni de plusieurs bandelettes musculaires, et qui, d'ailleurs, n'ont point de pédoncule, ni de bras, ni de tentacules, et font partie de la section des Mouostome* parmi les Méduses gastriques. D'après ces caractères vagues ou négatifs, M. de Blaioville pense que ce genre n'a été établi que sur des figures faites pendant la navigation d'après des animaux incomplets ou altérés. Lamarck, en adoptant le genre Phoreyoie, y réunit les Eulimènes, que les mêmes auteurs en distinguent par un cercle de petites cotes ou de petits faisceaux lanielleui an pourtour de l'ombrelle. Eschscholtx a conservé le genre Phorcynia dans sa famille des Océan ides, en lui attribuant une cavité stomacale qui s'ouvre au-dehorspar une bouche tuberculeuse simple, et de canaux étroits et nombreux dirigés de la cavité centrale vers le bord. Aux trois espèces décrites par Pérou et Lesueur sons les noms de P. cudonoidea, et P. petosella et P. istiophoro, Eschscholtx en a ajouté une quatrième des mers du Nord, P. cruciata, qui avait été précédemment décrite, sous le nom de Méduse, par Millier et par Modecr. MM. Quoy et Gaimard en ont décrit une cinquième espère [P.pUeaUx) du détroit de Gibraltar ; mais M. Lesson a cru devoir en faire le type d'un genre distinct nommé Pilcola. (Do.)

•PIIAR1IIO. AxmiL. — Nom d'un genre de Sangsues adopté par M. Goldfuss (llando. der ZouL, 1820). Il répond à celui d'Hœmocharis, Sav. (P. G.)

PIIOKMIl'M. Phormium (94?^, nom donné par les Grecs à une herbe dont ils faisaient des nattes et autres tissus grossiers), bot. pb. — Genre de la famille des Lilincees, tribu des Tulipacées, de l'bexandric monogynie, établi parForster pouruoe espèce intéressante, qui croit spontanément à la Nouvelle-Zélande et daus l'Ile de Norfolk. Ses caractères consistent en un périaulhe coloré, tubuleux, à tube très-court, à limbe divisé profondément eu si 1 divisions disposées sur deux rangs, dont les trois intérieures sont plus longues, étalées ao sommet ; six étamines, alternativement longues et courtes, insérées sur le fond du tube du perianthe; un pistil à ovaire trilo- < ulaire, multi-ovulé, surmonté d'un style trigone, ascendant, que termine uu stigmate simple. Le fruit qui succède à ces

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fleuri est une capsule oblongue , trigone , tortue, triloculaire.à déhisccnce loculicidc.

L'espèce unique de ce genre est le Puoa- MJCH TtKACE, Phormium tenax Forst., très connu sous le nom de Lin de la Nouvelle- Zélande. C'est une grande et belle plante dont la racine est tubéreuse-ebarnue , dont les feuilles sont nombreuses, radicales , distiques, longues d'un à dcui mètres, rubanées- lancéolées , larges de 5-8 centimètres, d'un tissu très résistant, d'un vert gai et luisant en dessus , blanchâtres en dessous , bordées d'un liseré rouge , carénées , surtout dans leur partie inférieure. Ses fleurs jaunes , longues de quatre ou cinq mètres, sont portées en grand nombre sur une hampe rameuse, haute de plus de deux mètres , dont chaque rameau en porte dix ou douze, dirigées toutes d'un même coté. — Cette belle plante fut découverte par Banks, pendant le premier voyage du capitaine Cook. Elle est abondante dans la Nouvelle-Zélande, entre 34 et 47» de latitude méridionale. Elle arrive donc assez avant dans le sud pour 7 être exposée annuellement à de fortes gelées. Elle croit à peu près partout; mais elle réussit et se développe mieux dans les vallées et dans les lieux un peu humides. Les fibres de ses feuilles fournissent aux habitants de ces contrées une filasse aussi remarquable par sa force et sa ténacité que par sa finesse et son luisant soyeux. Le procédé par lequel ils préparent celte filasse consiste uniquement à déchirer les feuilles en lanières, en enlevant leur côté et leurs bords ; a racler ensuite ces lanières et à les battre pendant longtemps dans l'eau en les tordant, afin d'isoler leur portion fibreuse du parenchyme qui l'entoure. — Les Nouveaux- Zélandais fabriquent, avec les fibres préparées de la sorte, leurs plus belles étoffes; ils en font aussi des lignes , des cordages d'une grande résistance, etc. Ils confectionnent leurs filets avec des lanières des feuilles de la , même plante. — Les qualités supérieures qui paraissent distinguer la matière textile fournie par le Phormium séduisirent les premiers Européens qui eurent occasion 4'examiner cette matière, et tous conseillèrent de poursuivre l'acclimatation de la plante en Europe, en insistant sur son «vancement considérable vers le sud. Par

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suite de ces conseils, de nombreux essais onl été faits à cet égard , et aujourd'hui Ton sait que le midi de la France conviendrait très bien à ce genre de culture; en effet , le Phormium végète très bien et mûrit annuellement ses graines en Provence. Labillardicre a fait de nombreuses expériences pour déterminer la ténacité et l'extensibilité des fibres extraites de celte plante. Voici les résultats qu'il a obtenus à cet égard. Il a reconnu que la force moyenne des fibres du Chanvre étant représentée par 16 1/3 , celle des fibres du Phormium est égale à 23 5/11 , tandis que celle de l'AIoés-pitte ( Fourcrœa gigantea Vent. ) est de 7 , celle du Lin de 11 3/4, et celle de la Soie de 34. Parmi ces diverses matières textiles, la filasse du Phormium n'est donc surpassée en ténacité que par la soie. Quant à l'extensibilité de ces diverses matières , celle du Lin étant 1/2, celle du Chanvre 1, celle du Phormium est de 11/2, celle de l'Aloes-piue de 2 1/2, celle de la Soie de 5 {voy. , sur le Phormium, le mémoire de Labillardière , dans les Mém. du Muséum, t. 11, p. 474; et celui de Thouin, ibid., pag. 228-239}. Malheureusement une expérience longtemps continuée n'a pas justifié l'enthousiasme que ces qualités du fameux Lin de la Nouvelle-Zélande avaient fait naître. Elle a prouvé que l'action prolongée de la chaleur humide , que surtout celle du blanchissage, ne tardent pas k désagréger les cellules dont se composent les fibres de cette plante; que par suite, après un ou deux lessivages au plus , les tissus fabriqués avec cette matière se réduisent en étoupes; que les câbles exposés à l'air humide, surtout alternativement à l'eau et à l'air, se rompent promptement et tombent en parcelles; en d'autres termes, que, loin d'encourager l'emploi de cette filasse , on doit la proscrire avec le plus grand soin. Tout récemment, M. Vincent a donné l'explication de ce fait, en montrant que les fibres du Phormium présentent des intersections de substances albumineuses qui , attaquées par la cbaleur bumide et les alcalis, amènent la désagrégation des fibres ; et il a indiqué divers moyens propres a faire découvrir le mélange des fibres du Phormium k celles de Lin et de Chanvre. — L'acide nitrique, dit ce chimiste, peut être

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considéré comme le réactif propre a déceler la présence du Phormium dan» les tissus. En effet , les fils de Chanvre , soumis à Tac* tion de cet acide , se colorent en 'aune pale à froid et à chaud. Les fils de Lin, à froid, ne présentent aucun phénomène de coloration ; mais à l'aide de la chaleur , ils acquièrent une légère teinte rose, qui, bientôt , passe à la couleur jaune. Quant aux fils de Phormium, à la température ordinaire, ils prennent, par l'action de l'acide nitrique, une teiute rouge peu après l'imbibition ; si l'on désire rendre la réaction très prompte, il suffit de faire usage d'un acide plus concentré ou contenant un peu de gaz nitreux. Le Phormium se colore alors en rouge-sang. (Voy. Complet-rendus, séance du 6 mars 1843.) (P. D.)

PHOHOCÈIIE. Phorocera, m. — Genre créé par Robineau-Desvoidy {Dipt. des env. de Paris), dans la division de ses Enlomobies-Campépbages, tribu des Phorocéridés, sur des diptères qui vivent aux dépens des Lépidoptères nocturnes. Le tjpe de ce genre est le Tachina assimilis Meig.

PHOnOCÉItlDES. Phoroceridse, in s. — Robineau-Desvoidy (Dip/. des env. de Paris), a établi sousce nom, dans la division des En* tomobies-Campéphages, une tribu qui comprend les g. Phorocera , Pales et Duponcclla*

•PIIORODESMA (f *Po; , qui porte ; f»«, lien), ws. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes , de la tribu des Phaléniles, établi par M. Boisduval (Index meth. Lepidopt. ) aux dépens des Hcmilhea, et adopté par Duponcbel , qui le caractérise par ses palpes droits, épais, squameux, dépassant le chaperon , avec leur dernier article nu et cylindrique. On ne place que deux espèces dans ce genre ; le P. smaragdaria Fabr. , d'Allemagne et de Hongrie, et le P. bajularia de V. (P. dictaria Kabr.), de France. (E. D.)

•PIIORQLE. Phorcus (?op«'«. blanchâtre), crust. — C'est un genre de l'ordre desAmpbipodes, établi par M. Milne Edwards , et rangé par ce savant dans sa famille des Hypérines, et dans sa tribu des Hypérines ordinaires. Le Crustacé sur lequel ce genre a été établi est assez voisin des Hypéries (voy. ce mot), mais s'en distingue par la conformation des antennes et des pattes. Les antennes sont courtes , un

peu renflées vers le milieu. Les antennes de la seconde paire sont , au contraire , rudimentaires, sétiformes et composées de trois articles. Aucune des pattes n'est préhensile, ni pourvue d'une dilatation en forme de main ; celles des quatre premières paires sont cylindriques et terminées par un ongle assez fort. Les pattes de la cinquième paire sont extrêmement longues, filiformes et trop faibles pour servir à la locomotion; celles de la sixième paire sont encore plus longues , mais très fortes ; et celles de la septième paire sont filiformes et presque rudimentaires.

La seule espèce connue dans ce genre est le Pborqub dk Reynaud , Phorcus Reynaud» Edw. (Hist. iiat. des Crusl., t. III, fig. "9). Cette espèce a été trouvée dans l'océan la* dien. (H. L.)

PROMIS, holl. — Dénomination générique proposée par Montfort pour le rreenut agglutinans. (Dw-)

♦PIIOSANTHUS , Rafin. (in Annal, gen.

se. phys., VI, 82). bot. ra.— Syn. é'iserlia, Scbreb.

•PHOSPITAENUS (fSç, lumière; montrer), ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Malacodermes et de la tribu des Lampy rides, créé par Delaporte ( Annales de la Soc. ent. de Fr. , t. 2, p. 144), et qui a pour type le P. hemiplera (Lampyris) F., espèce unique , propre à l'Europe et qu'on trouve quelquefois aux environs de Paris. Le mile et la femelle sont aptères et de couleur notre ; leurs élytres sont courtes. Ils répandent une faible lumière phosphorescente par les derniers segments de l'abdomen. La latte) a aussi cette faculté. (C.)

PHOSPHATES, chu. — L'Acide phosphorique se combine en un grand oombra de proportions avec les bases, et produit des sels isomorphes avec les arséniates qui leur correspondent par leur composition.

On rencontre dans la nature des Phosphates à bases de Chaux, de Plomb, de Fer, de Cuivre, de Manganèse, d'Urane, de Chaux, de Soude, de Potasse, d'Ammoniaque et de Magnésie.

Il existe trois sortes d'Acide phosphorique aya nt la même composition, mais présentant des propriétés chimiques très différentes :

V V Acide phosphorique tri-basigue, se

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combinant avee 3 équivalents d'eau, ou arec un équivalent de base et 2 équivale nu d'eau , ou bien avec 2 équivalents de base et un équivalent d'eau , ou bien enfin avec 3 équivalents de base. Dans ces sels Peau tient lieu de base. Cet Acide ne coagule pas l'Albumine, et après avoir été neutralisé par une base , il forme , dans les sels d'Argent, un précipité jaune qui a pour formule: PAo*, 3Ago.

2* L'Acide pyrophosphorique (Acide bibasique) , se combinant :

(a) Ou bien à 2 équivalents d'eau;

(6) Ou bien i 2 équivalents de base;

(c) Ou enfin k un équivalent de base et an équivalent d'eau.

Cet Acide donne, avec l'azotate d'Argent, un précipité blanc , et ne coagule pas l'Albumine.

Les Pyropbosphates s'obtiennent par la calcînation au rouge des Phosphates.

3- L'Acide métaphosphorique (Acide monobasique), se combinant, soit avec un équivalent d'eau , soit avec un équivalent de base.

C'est cet Acide qui coagule l'Albumine, et qu'on emploie quelquefois pour reconnaître de très petites quantités de cette substance.

On l'obtient en calcinant, soit l'Acide phosphorique (Pfto5, 3Ho), soit l'Acide pyrophosphorique (Pno*, 2Ho).

L'Acide métaphosphorique, en dissolution dans l'eau , s'unit successivement à un et à 2 équivalents de ce liquide pour se changer en Acide pyrophosphorique , et finalement en Acide phosphorique.

Les caractères des trois modifications précédentes de l'Acide phosphorique sont faciles à saisir.

Les Phosphates alcalins sont solubles, les autres ne se dissolvent qu'à la faveur d'un excès d'Acide phosphorique. L'Acide azotiqne les dissout sans exception, ce qui permet de les distinguer nettement des sulfates, et de reconnaître quand ils sont mêles i ces derniers sels.

Le Phosphate de soude, par exemple, très employé comme réactif dam les laboratoires , et comme purgatif en médecine , est souvent altéré par du sulfate de la même base. On reconnaît la présence du sulfate de soude en ce que le précipité formé par le Phosphate de soude dans Un sel de baryte

ne se dissout pas complètement dans l'acide azotique pur étendu d'eau.

Le précipité obtenu avec les Phosphatée solubles dans l'azotate de plomb est presque insoluble dans l'acide acétique; il se dissout dans l'acide azotique. Toutefois c'est celui des Phosphates métalliques qui eiige, pour disparaître, la plus grande quantité d'acide azotique, et cette propriété peut être mise à profit pour reconnaître l'acide phosphorique. Que l'on prenne, en effet, un Phosphate, et qu'on le dissolve dans la plus faible proportion possible d'acide azotique; la dissolution qui en résultera, mêlée a un sel de plomb, donnera un précipité de Phosphate de plomb.

Quand on fond ce sel sur un charbon, à la flamme extérieure du chalumeau , le globule cristallise par le refroidissement, et en se solidifiant jetteun vif éclat de lumière.

Pour reconnaître des quantités infiniment petites de phosphates, on peut , d'après MM. Vauquelin et Thénard, procéder de la manière suivante :

On met au fond d'un tube fermé par un bout un peu de potassium sur lequel on laisse tomber quelques centigrammes de la substance que l'on suppose contenir de l'acide phosphorique. On porte le mélange au rouge, avec une lampe à alcool; il se forme un phosphore alcalin. On enlève le potassium en excès par du mercure avec lequel on l'amalgame et qu'on fait ensuite écouler. On souffle alors de l'air humide daoa le tube, et si le mélange exhale l'odeur caractéristique de l'hydrogène phosphoré, surtout si ce gaz s'enflamme spontanément au contact de l'air, on en conclut que la matière soumise à l'eipérience contenait un phosphate.

Les usages des phosphates sont peu nombreux.

Le Phosphate de Soude employé aux usages de la médecine se prépare en décomposant le bi-phosphate de Chaux par le carbonate de Soude. Ce Phosphate, desséché à 1 00% a pour formule PAo*, 2 Nao, Ho. Une température rouge lui fait perdre un équivalent d'eau, et le change en pyrophospbate.

Les Phosphates de Chaux sont au nombre de cinq. Us servent i l'extraction du Phosphore.

Le Phosphate de Plomb, décomposé par le

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charbon, laisse un résidu de Plomb métallique et abandonne le Phosphore qui distille.

Le Phosphate ammoniaco-iodique ou sel microscomique est très employé dans les essais au chalumeau. Il laisse, par la calcinalion, du bi-pbosphate de Soude qui est un fondant énergique.

Le Pbospbate ammoniaco-magnésien existe dans les urines de l'Homme et de tous les Mammifères. Il constitue des concrétions ou calculs d'un volume quelquefois très considérable. (PgtXMJXE.)

PnOSPHATIQUB (acidb). cm». — 7oy.

rnosrnoBK.

•PHOSPHORAX. moll.— Genre proposé par MM. Webb et Berthelot pour une espèce de Limace remarquable par sa phosphorescence , et habitant Plie de Ténériffe.

(Dw.)

PHOSPnORE (93u lumière; yôpo;, qui donne), coin.— Le Phosphore est de tous les corps simples le plus remarquable par son extrême combustibilité. Ses combinaisons sont très répandues dans la nature. L'urine, le lait et la plupart des autres sécrétions contiennent des Phosphates : la matière cérébrale, les nerfs, la laitance des Poissons, font formés d'une substance particulière dont le Phosphore fait partie. Les os de tous les animaux, les dents, renferment une proportion considérable de Pbospbate de ebaux. La cendre de la plupart des plantes, particulièrement celle des céréales, contient des Phosphates. Les Phosphates, surtout ceux à bases de chaux, de fer et de plomb, sont aussi très répandus dans le règne minéral.

Le Phosphore est devenu depuis quelque»

années l'objet d'une industrie considérable. On l'eitrail, en général, des os. On grille ces os au contact de l'air pour détruire toutes les matières organiques qu'ils contiennent, et, lorsqu'ils sont devenus blancs, on les pulvérise avec soin; on les fait bouillir avec de l'acide sulfurique faible, qui fait passer le Phosphate de chaux à l'état de bi-phosphate (Coo, Pfco*, oo). Ce sel, débarrassé par le filtre ou par la décantation, du sulfate de chaux, qui est beaucoup moins soluble, est évaporé en consistance sirupeuse, mêlé à du charbon de bois, calciné jusqu'au rouge sombre, et introduit ensuite dans de grandes cornues en terre réfractaire, dans lesquelles on porte peu à peu le mélange à une tempé-

rature blanche qu'on maintient à peu près pendant vingt-quatre heures. Le charbon réagit sur l'excès d'acide du bi-phosphate de chaux, et donne lieu à de l'oxyde de carbone et à du Phosphore qu'on reçoit dans des récipients remplis d'eau. Pour le séparer du charbon qu'il a entraîné, on le fait Tondre dans l'eau et on le comprime dans ce liquide à travers une peau de chamois. On le moula ensuite, en l'introduisant dans des tubes de verre très légèrement coniques qu'on refroidit dans de l'eau.

Le Phosphore peutétre retiré du Phosphate de plomb natif, en calcinant dans une cornue de grès un mélange do ce sel et de charbon.

Le charbon décompose l'acide phospborique libre à une température blanche. Celle réaction pourrait aussi être utilisée pour la fabrication du Phosphore.

Le Phosphore n'a pas de saveur sensible; il répand à l'air des fumées blanches d'une odeur alliacée. Il est assez flexible pour qu'on puisse le plier plusieurs fois en sens inverse sans le rompre. La plus légère trace de soufre suffit pour le rendre cassant. Il est assez mou pour qu'on puisse le couper avec l'ongle. Si densité est de 1,77. Tantôt il est incoloreet transparent; tantôt il est jaunâtre et presque opaque. Chauffé vers 70* et refroidi subitement, il devient noir. Abandonné à ta radiation solaire dans des vases remplis d'eau, d'azote, d'hydrogène, il prend une couleur rouge.

Le Phosphore est lumineux au contact de l'air ou des gax contenant de l'oxygène; il absorbe l'oxygène humide, à la température ordinaire, et se change lentement en acide phosphatique ou bypophosphorique dont la formule est pJPO11 ou pfto3, 2 pfo>5. Fondu et porté dans une atmosphère d'oxygène, il y brûle avec un éclat extraordinaire, et se change en acide phospborique =■ pno*. Cet acide est ordinairement mêlé d'une très petite quantité d'oxyde rouge de Phosphore (phaO). Ce dernier ne s'oxyde pas davantage, malgré l'intensité de la ebateur, parce qu'il est recouvert d'une couche d'acide phospborique fondu qui le préserve de l'action de l'air.

Le Phosphore forme encore deux autres composés avec l'oxygène, l'acide bypophosphoreux et l'acide phosphoreux.

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Il ne t'unit pai directement av ec l'Hydrogène, mais on connaît cependant trois Phosphores d'Hydrogène bien distincts, savoir: Co gaz rPpA, un liquide incolore PA H* et un solide jaune-orangé PA1 H.

La plus petite quantité de Pbospbure d'Hydrogène liquide suffit pour rendre spontanément inflammable au contact de l'air le gaz hydrogène phospboré, l'Hydrogène , le Cyanogène, l'oxyde de Carbone, le Carbure hydrogéné, etc.

Le Cblore produit directement avec le Phosphore deui composés. Le premier PA cl* ou Prolochlorure de Phosphore correspond à l'acide phospboreux.il se déco m pose dans l'eau i en cet acide et en acide rhlorbydrique, selon l'équation: Cl*Ph+ 3 Ho - 3 Hcl + PAo3. Le second (Percblorure de Phosphore=pAd5) correspond à l'acide phosphorique. Il forme, en agissant sur l'eau, de l'acide phosphorique etdel'acidechlorhydrique (pA cfi -f 5 Ho = j)fco«+5c/H).

Le Phosphore s'unitdirectementàun grand nombre de métaux, et tend, en général, à les rendre cassants. Ainsi une petite quantité de ce métalloïde blanchit le cuivre et lui enlève sa ductilité. Un ou deux millièmes de Phosphore suffisent pour communiquer au meilleur fer la propriété de se briser par le choc.

Le Phosphore entre en fusion A 43°, et en ébullilion à 270". Le poids spécifique de sa vapeur est de 4,326. C'est à M. Dumas qu'on en doit la détermination.

Le Phosphore du commerce est toujours amorphe. Cependant, avec des précautions particulières, on peut, d'après M.Mitscberlich, le faire cristalliser. La forme qu'il affecte est celle d'un dodécaèdre rhomboldal.'

Le Phosphore est insoluble dans l'eau, maissoluble dans plusieurs huiles essentielles, dans les huiles fixes et dans l'éthersulfurique. C'est un corps qu'on ne doit manier que sous l'eau et avec les plus grandes précautions. Il surfit d'un léger frottement pour l'enflammer. Les brûlures faites par le Phosphore sont très douloureuses et se guérissent lentement.

Les usages du Phosphore sont bornés; cependant, depuis quelques années, la fabrication des allumettes dites allemandes en consomme de grandes quantités. Ces allumettes consistent en petits morceaux de bois

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sec, soufrés comme les allumettes simples, puis enduits d'une plte formée de chlorate de potasse , de résine et de Phosphore en poudre. Lorsque la pAie est sèche, on la recouvre d'un vernis gommeux pour la préserver de l'action de l'air.

Pour obtenir le Phosphore en poudre, on le fond ordinairement dansun flacon avec de l'eau, et on l'agite jusqu'à ce qu'il se soit entièrement solidifié. Il se réduit ainsi en particules très ténues.

On a essayé l'usage interne du Phosphore, mais on a renoncé à son emploi qui est très dangereux. On a aussi proposé de cautériser la peau avec du Phosphore, en guise de moxa, en y mettant le feu ; mais on a dû renoncer également à cet usage, à cause des dangers auxquels il pourrait donner lieu.

Dans les laboratoires, le Phosphore est fréquemment employé à la préparation do l'acide phosphorique, des Phosphures d'Hydrogène, des chlorures de Phosphore, etc. On s'en sert aussi dans l'analyse des gaz pour absorber l'oxygène et déterminer sa proportion.

La découverte du Phosphore est due à Brandt; mais ce chimiste ne la rendit pa< publique. Aussi en reporte-t-on l'honneur a Kûnckel, chimiste allemand, qui Gt connaître, en 1676, les moyens à l'aide desquels il était parvenu A le retirer de l'urine.

Gabn signala le premier le Phosphore dans les os, en 1769, et, de concert avec Scbeele, il publia un procédé très remarquable pour en retirer le Phosphore.

C'est ce procédé légèrement modifié qu'on suit encore aujourd'hui dans les usines pour la fabrication industrielle du Phosphore. La valeur vénale de ce corps, qui était excessive il y a un siècle, est maintenant très minime. On le trouve dans le commerce à 7 ou 8 fr. le kilogr. (Pelouze.)

1MI0SPII0RITE. mis. — Nom donné par VVerner à la Chaux sulfatée terreuse.

lMIOSPllOROCALCiTE. min. — Syn.

de Cuivre phosphaté vert émeraude. Voy.

CUIVBE.

PIIOSPHUGA lumière; je Tuis). iss. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Clavicornes et de la tribu des Silphales, établi par Lcach et adopté par Latreille (/ligne animal de entier, t. IV, p. 500), qui le distingue des

PIIO

autre* genres fondés aux dépens des SUpha par les caraclères suivants : Antennes n'étant pas nettement perfoliées i leur extrémité, et ayant les derniers articles presque globuleux. Deux espèces seulement font partie de ce genre: P. atralaF., ttpedâtnontana 01. La première est commune aux environs de Paris; elle fréquente les bois ombragés, et attaque les Limaçons. La seconde habite les pays les plus élevés de l'Europe, tels que les Alpes, les Pyrénées, la Prusse, l'Ecosse. (C.)

IMIOTIMA. bot. pb. — Genre de la famille des Pomacées , établi par Lindley ( in Linn. TransacL, XIII, 103). Arbres de l'Asie tropicale et de la Californie. Voy. roMACÉcs.

•PHOT1S. cbost. — M. Kroyer (in Tijdscdsckrift voor Naturlijke Geschiednis , 1843) donne ce nom à une nouvelle coupe générique de Crustacés qui appartient à l'ordre des Ampbipodes. (H. L.)

PHOTOGRAPHIE lumière; -tf *?<•», j'écris). Chimie. — La photographie est l'art de tracer des images à l'aide de la lumière. Elle est fondée sur la propriété que présentent certaines substances de se modifier sous l'influence de la lumière, et de laisser à la surfoce des corps sur lesquels on les dépose une matière insoluble, organique ou minérale, formant une empreinte.

Parmi les substances employées pour obtenir ce résultat se trouvent :

f Les sels d'argent .

2* Le bitume de Judée

3' La gélatine biebromatéo

qui noircissent a la lumière en laissant un dépôt d'argent métallique.

.qui deviennent insolluhlrs Jans les parties [ isolées et formant un roiliefijuo mTeau. ni l'es- Isence no peuvent cnle-

que la lumière directe rend d> Itquosr eut et apto à agglutiner certaine* poudra, qui dessinon I le rvlief.

Les premières tentatives faites pour obtenir des images photographiques remontent à la On du siècle dernier; elles sont ducs aux recherches successives de Charles, de Vegwood et de Davy. Voici comment ces trois célèbres physiciens opéraient :

Ils se plaçaient dans une pièce obscure, trempaient une feuille de papier dans une

PHO

solution de nitrate d'argent, recouvraient ensuite ce papier d'une plaque de verre sur laquelle était peint un dessin quelconque, puis ils exposaient le tout à l'action directe des rayons du soleil. La lumière, traversant avec une inégale facilité les parties diversement colorées de la plaque de verre, décomposait plus ou moins complètement le sel d'argent et formait alors sur le papier une sorte d'image dont les détails étaient indiques par des couches plus ou moins noires d'argent réduit.

On voit sans peine la distance qui sépare ce procédé, ne traçant qu'un dessin fort imparfait, de celui qui sert aujourd'hui i reproduire les œuvres d'art. Quand même l'image eût été des plus nettes et la copie des plus fidèles, un seul fait rendrait stérile la découverte des trois savants : c'est que dès que le dessin était retiré de dessous le châssis de verre ayant servi à l'obtenir, la lumière venant frapper les parties blanches du papier encore imprégnées de sel d'argeut, les uoircissait eu peu de temps, et le dessin disparaissait dans une teinte noire générale.

Charles, Vegwood et Davy ignoraient le moyen d'enlever l'excès d'argent employé. Aussi leur procédé, qui, modifie quelques années plus lard, devait donner de magnifiques résultats, fut-il momentanément

En 1814, Nicépbore Niepce, ayant constaté la propriété curieuse que présente le bitume de Judée de devenir insoluble daus l'essence de lavande après avoir été iusolé, put reproduire à l'aide de ce bitume des dessins d'une assez grande complication de traits.

Pour arriver à ce but, Niepce enduisait une plaque de cuivre d'une couche de bitume de Judée, puis il exposait cette plaque au foyer d'une chambre obscure, placée devant l'objet à reproduire. Les parues éclairées de l'image le reflétaient dans la chambre, par l'intermédiaire de la lentille et venant frapper le bitume le rendaient insoluble; les parties noires lui laissaient au contraire sa solubilité. Il suffisait alors de larer la plaque avec de l'esseiicc de lavande pour obtenir une image daus laquelle les blancs du dessin étaient marqués par une couche de bitume et les noirs par la surface même du métal. Eu plougeaut

PBO

ensuite la plaque dan» l'acide azotique, Nie pce la creusa it seulement dans les parties découvertes, et produisait ainsi uoe planche de enirre gravée, à l'aide de laquelle il imprimait an dessin sar papier par les procédés ordinaires de la gravure.

Vers 1830, Daguerre, qui cherchait on procédé photographique assez rapide pour pouvoir être appliqué à la reproduction des portraits, fit connaître use méthode qui laissait bien loin derrière elle tout ce qu'on avait fait jusqu'alors.

Revenant à l'emploi des tels d'argent, Daguerre enduit une plaque d'argent ou de plaqué d'une couche d'iodure d'argent, puis il expose cette plaque pendant vingt minutes environ au foyer d'une chambre noire; l'iodure d'argent se modifie plus ou moins profondément suivant l'intensité de la lumière; tandis qu'il est ramené en totalité à l'état métallique dans les parties les plus vivement éclairées, sa décomposition n'est que partielle dans les demi-teintes; enfin, elle est presque nulle dans les portions les plus sombres. En un mot, l'altération du sel d'argent est en rapport avec la quantité de lumière qu'il reçoit.

Ce sont ces altérations inégales de la touche d'iodure d'argent qui donnent lieu à la production de l'image. Seulement, comme les parties les plus éclairées de la plaque sont celles qui noircissent le plus, il se forme une image inverse de celle qu'on veut obtenir, c'est-à-dire une image représentant en noir tout ce qui est blanc dans le modèle, et en blanc, au contraire, tout ce qui s'y trouve eu noir. Au premier abord, celte image parait à peine, parce que la couche d'argent présente tort peu d'épaisseur ; pour la rendre visible, il faut «poser la plaque impressionnée dans une botte où se forment des vapeurs de mercure. Ce dernier métal, rencontrant l'argent réduit qui provient de l'iodurc, produit un amalgame d'un beau blanc mat se détachant nettement sur le fond bruni de la plaque et correspondant au blanc du modèle.

L'exposition à la vapeur de mercure présente doue le double avantage de faire paraître l'image et de la rétablir dans sou véritable sens.

Celte image, une fois formée, disparaîtrait comme celle qu'obtenaient Charles, Vegt. x.

PfiO 649

wood et Davy, si l'on n'enlevait le sel d'argent qui imprègne encore la plaque et qui noircirait a la lumière. Pour arriver à ce but, et c'est la une des idées les plus fécondes de Daguerre, on verse sur la reproduction obtenue une solution d'byposulfite de soude, qui dissout l'iodure d'argent non altéré et laisse intact l'amalgame formant l'image. La lumière ou les agents atmosphériques étant sans action sur cet amalgame, l'image acquiert toute la fixité désirable.

Le procédé imaginé par Daguerre fut bientôt connu du monde entier, et l'on vit se multiplier comme par enchantement les photographies sur plaques ou daguerréotypes. Cependant les épreuves obtenues préseataient deux graves défauts : le premier, dû à ce que les objets on les personnes a reproduire devaient être exposés a un vif soleil, ce qui limitait beaucoup les moments peodint lesquels on pouvait opérer; lesecond, à ce que l'intensité de la lumière et l'immobilité absolue à laquelle était obligé de s'astreindre le modèle, le fatiguaient au point d'amener dans les traits des contractions reproduites par l'image.

Toutes les modifications apportées à la méthode de Daguerre eurent donc pour but de diminuer le temps d'exposition. La construction de la chambre fut modifiée par l'addition d'un objectif achromatique double; on proposa l'emploi de certaines substances dites accélératrices, destinées à développer plus rapidement l'image : l'une d'elles, le brome, donna des résultats importants en réduisant à un tiers de minute le temps employé par Daguerre pour obtenir l'image.

Enfin, en substituant pour le lavage de la plaque un byposulfite d'or et de soude à l'byposuIGte de soude simple, on rehaussa considérablement l'éclat du dessin.

Cependant, malgré tous ces perfectionnemeats, le procédé de Daguerre fut complètement abandonné lorsque les recherches successives de Ta I bot, de Boyard, de Legray, de Niepce de Saint-Victor, eurent permis d'obtenir, sur papier, de* images photographiques présentant l'aspect des gravures les mieux faites.

Comme le daguerréotype, la photographie sur papier est fondée sur la propriété que présentent les sels d'argent de noircir à la lumière.

PflO

PHO

Une feuille de papier blanc est rendue wnsible a l'action des rayons lumineui, soit par immersion dans du nitrate d'argent dissous, soit par fixation a sa surface, au moyen de cire, de gélatine ou de toute autre matière adhésive, de chlorure, de bromure ou d'iodnre d'argent. On enferme ensuite ce papier entre deux glaces, puis on l'eipose au foyer d'une chambre obscure. L'image se forme daus les mêmes conditions que celles où se produit l'épreuve daguerrienne, c'est-à-dire que le papier noircit dans les parties qui correspondent au blanc du modèle, tandis qu'il garde sa blancheur dans les parties représentant les noirs. On obtient donc une image négative ou inversement colorée, qu'on Aie par des lavages à l'hy posulfite de soude.

Celte épreuve négative, ou, plus brièvement, ce cliché uégatif, sert ensuite à tirer un nombre infini de positifs, épreuves dans lesquelles le sens véritable des colorations se trouve rétabli. Il suffit pour cela de placer le négatif sur un papier sensibilisé, et d'eiposer le tout au soleil après l'avoir recouvert d une glace maintenue par pression.

La lumière, qui ne peut traverser les noirs du cliché négatif, ne fait éprouver aucune déromposilion ant parties sousjacentes du papier positif. Elle noircit au contraire les portions de rc papier placées en face des blancs du cliché négatif. Il se produit donc une image inverse de celle que présente le cliché négatif, et par conséquent semblable au modèle à reproduire.

Lorsque cette épreuve positive a été (liée au moyen de l'hyposulfitc de soude, rien n'empêche de placer successivement sous le cliché une seconde, une troisième, une quatrième, une quautilé illimitée de feuilles de papier sensibilisé, et d'obtenir ainsi un nombre infini d'épreuves positives identiques en tout point a la première.

I.e cliché négatif permet donc le tirage d'une foule d'exemplaires du même dessin, et remplace avec avantage la planche métallique gravée a si haut prix et avec tant de difficultés.

Pendant les premières années qui suivirent la découverte de la photographie sur papier, les reproductions eurent un prix élevé, uon pas seulement ù cauïe de la

nouveauté du produit, mais encore parce que le cliché négatif se fat iguait en peu de temps, et qu'il devenait impropre au tirage d'un grand nombre de positifs. On eut enfin l'heureuse idée de remplacer ce cliché si fragile par un négatif obtenu sur glace a l'aide du collodion sensibilisé.

Le collodion est une solution étbéroalcoolique de coton-poudre, qui laisse par évaporatioo, a la surface des corps sur lesquels on le verse, une couche adhérente d'un vernis transparent et adhésif. Une glace unie, recouverte de collodion, donne donc un excellent négatif lorsqu'on l'expose dans la chambre obscure après l'avoir imbibée de sel d'argent. Le dessin se fixe, comme nous l'avons déjà dit, a l'aide de l'hyposulfitc de soude. On le recouvre, dès qu'il est sec, d'une couche de vernis à l'essence, qui le protège contre les déchirures. Les épreuves positives s'obtiennent avec ces glaces colioilionnées absolument comme avec les négatifs sur papier.

Grâce a l'introduction des clichés sur verre dans la pratique de la photographie, le problème à résoudre de graver par l'action de la lumière est arrivé à une solution satisfaisante.

On peut maintenant se livrer avanlageu- 1 sèment à la reproduction des chefs-d'œuvre des grands artistes. Cependant, il faut le | dire, les dessins obtenus avec l'argent réduit manquent de fixité ; il n'est pas rare de voir ' pâlir et s'effacer spontanément un dessin I qui présentait, au moment de sa formation, i les teintes noires le» plus vigoureuses. Cela tient surtout à l'emploi de l'h yposulfite de soude. L'action de ce composé ne se borne pas uniquement , comme on pourrait le i croire, à enlever l'excès d'iodnre d'argent déposé sur l'épreuve , mais à former aussi une certaine quantité de sulfure d'argent, dont la teinte noire vient rehausser eocore celle du dessin. Or, le sulTure d'argent est un corps éminemment altérable et qui a une grande tendance à s'oxyder. II arrive donc que sous l'influence de l'oxygène atmosphérique, ce sulfure se change en sulfate, et passe ainsi du noir au blanc, au grand détriment de l'épreuve qui pâlit et s'efface.

Pour remédier à cet inconvénient, il faudrait ou renoncer à l'hyposulfitc de soude, ou remplacer ce sel par uu autre

PHO

corps qui aurait la propriété de dissoudre Piodurc d'argent sans former de sut Tare. Il en est uo, le cyanure de potassium qui offre, il est vrai, cette propriété importante, m .lis c'est un corps si dangereux qu'on doit être fort circonspect lorsqu'il s'agit de l'appliquer; d'ailleurs, disent quelques photographes, son action est trop brusque et ne permet pas de surveiller aussi facilement les progrès du développement de l'image. On pourrait enfin, et ce moyen a été proposé dans ces derniers temps, substituer a l'argent une matière noire et inaltérable comme le charbon.

MM. Lafon de Camarsac et Poitevin ont fait faire dans ce sens un grand pas à la question : toutefois, les reproductions obtenues par ces habiles opérateurs n'ont pu jusqu'à présent lutter de finesse avec celles que donnent les anciens procédés, qui gardent et garderont peut-être, avec le temps, une grande supériorité. Quoi qu'il en soit, nous décrirons ici les procédés employés par 11. Poitevin.

i " Procédé Poitevin. — Ce procédé est fondé sur la propriété que présente la gélatine de devenir insoluble quand on l'expose au cootactde la lumière après l'avoir additionnée de bichromate de potasse, et de pouvoir alors tenir emprisonnées, par suite de ce changement d'état, certaines poudres colorantes avec lesquelles ou peut la mélanger avant son exposition au soleil.

M. Poitevin prend, en effet, une feuille de papier bien lisse; il mouille ensuite dans l'obscurité l'une des faces de ce papier avec une solution de gélatine bichromatée, tenant -en suspension un excès de charbon en poudre, puis il fait sécher ce papier i l'abri de la lumière. Lorsque la dessiccation est complète, il eipose le papier sous un négatif à l'influence directe des rayons du soleil. Les parties éclairées deviennent insolubles; celles qui ne sont pas impressionnées par la lumière gardent leursolubilité. Cesdernicres peuvent done être enlevées par un simple lavage du papier, qui garde alors une empreinte inverse de celle que présente le cliché, et par suite identique avec le modèle.

2* Procédé Poitevin. — Dans le second procédé indiqué par M. Poitevin, ce n'est plus un phénomène d'insolubilité qui est mis en Jeu pour obtenir 1 imag.«, mais au

contraire la déliquescence qui se manifeste dans un mélange de percblorure de fer et d'acide tartrique, lorsque ce mélange est exposé i la lumière. Voici, en effet, comment M. Poitevin opère pour obteoir une image photographique; il enduit d'un seul côté une glace avec la mixture suivante.

Perchloruro de fer 06

j Acide tartrique A

ÏÔÔ"

Il fait sécher dans l'obscurité, puis il expose la glace au Jour, sous un négatif. Les parties qui sont atteintes par la lumière deviennent poisseuses; celles que les ombres du cliché préservent contre l'action des rayons lumiueux ne subissent aucune modification; en saupoudrant par conséquent la glace avec du charbon pnvérisé, ce charbon se fiie uniquement sur les parties poisseuses, et forme ainsi une image positive très nette.

M. Poitevin transporte ensuite cette image sur papier par un moyen des plus simples; il recouvre l'épreuve d'une couche légère de collodioo, puis il lave d'abord à l'eau acidulée. La gélatine se dissout, tandis que le collodioo, qui garde seulement l'image, peut être détaché du verre et appliqué sur une feuille de papier albuminé.

Les deux procédés de photographie au charbon proposés par M. Poitevin reproduisent exactement les traits du modèle, mais ils donnent des teintes heurtées, dont l'effet nuit beaucoup a la beauté de l'image. Aussi les photographes ne se sont-ils pas encore décidés h les adopter.

Tel est l'état de nos connaissances sur la photographie. Indépendamment des détails historiques, nous avous cherché à montrer dans ce court exposé toutes les difficultés qu'on a dû vaincre pour arriver au point où j nous en sommes. On pourra, du reste, ap- j précier plus uettement encore la valeur des obstacles surmontés en voyant, par les détails de pratique qui suivent, tous les soins qu'il faut prendre encore pour tirer une bonuc épreuve photographique.

MIOIOGRAPHÏR SCft PLAQUE.

Pratique de l'opération. — La photographie sur plaque est presque abandonnée aujourd'hui; ainsi nous ne décrirons ici

652 PHO

que les précautions les plus indispensables pour obtenir une bonne épreuve.

Les arêtes de ta plaque étant enlevées avec soin, on nettoie cette plaque en la Trottant doucement avec uu tampon d'ouate imbibé d'alcool et saupoudré de tripoli, puis on procède au polissage, opération destinée à détruire les aspérité* distant a la surface du métal, et qui pourraient former des taches sur le dessin. Le polissage s'effectue ordinairement en promenant du rouge d'Angleterre sur la plaque, à l'aide du polissoir, sorte d'instrument à manebe, recoovert d'une peau de daim. Lorsque la surface do métal se ternit égalemeot sous Tbalcine, et reprend ensuite son éclat primitif sans présenter la moindre partie terne, on peut être certain que la plaque est suffisamment propre et unie : l'opérateur peut donc procéder à la sensibilisation. Dans ce but, après s'être placé dans une pièce obscure, ou mieux encore éclairée par des vitraux jaunes, il introduit la plaque daus une sorte d'étuve de porcelaine où m dégagent des vapeurs d'iode, et il l'y laisse jusqu'à ce qu'elle ait pris une teinte d'un jaune-paille foncé. Pendant que cette iuduration a lieu, il dispose une seconde ciuve semblable à la première, mais dans laquelle se produisent des vapeurs de brome, puis il y enferme la plaque jaunie par l'iode tout le temps nécessaire pour qu'elle ait pris un reflet d'un rose violacé. La quantité de brome absorbée étant alors suffisante pour amener une grande sensibilité, la plaque est reportée dans la première étuve où elle subit de nouveau l'action de l'iode pendant la moitié du temps qu'a duré la première exposition. Ainsi préparée, la plaque pourrait servir immédiatement à la production de l'image, mais il est de beaucoup préférable d'attendre vingt minutes avant de l'exposer dans la chambre obscure, afin de laisser volatiliser l'excès d'iode ou de brome qu'elle a retenu , et qui nuirait à la netteté des traits. On l'introduit alors dans la chambre noire où elle prend l'empreinte de l'objet à reproduire ; enfin on la place sous une inclinaison de 45 degrés environ dans une boite de porcelaine munie d'un couvercle et contenant du mercure. Les parois de cette aorte de cuve sont assez minces pour pouvoir supporter sans se rompre l'action de la

PHO

chaleur que dégage une lampe a alcool. Oo échauffe donc lentement la rave, le mercure se volatilise et fait apparaître l'image en te fixant sur la plaque.

L'épreuve étant terminée par ce dernier traitement, on fixe l'image en la lavant avec une solution d'byposulfite de soude à 15 pour 100; enfin on augmente son éclat en la dorant à l'aide d'une eau renfermant par litre 1 gramme d'byposulfite double d'or et de soude. Voici comment s'exécute cette dernière partie de l'opération : la plaque étant maintenue horizontalement à l'aide d'une pince, on recouvre sa surface d une mince couche de la solution aurifère; pois, après avoir chauffé rapidement par-dessous, jusqu'au raomeut où l'ébnllition commeoce, on immerge d'un coup la plaque dans de l'eau distillée.

Le dessin ayant acquis alors toute la fixité, tout I éclat désirable, on sèche rapidement en ebauffaut le derrière de la plaque avec la lampe à alcool, et en soufflant avec la bouche du côté de l'épreuve.

Tels sont les procédés généraux employés pour obtenir une épreuve dagnerrienne convenable. Ils sont, comme oo le voit, assez compliqués pour qu'il soit assez difficile d'arriver, sans habitude, à no bon résultat. Aussi tout opérateur sans grande expérience met-il souvent des plaques hors d'usage. Il existe, il est vrai, quelques procédés destinés à ramener à une teinte convenable, soit uue épreuve voilée, soit une épreuve trop pâle, leur description présente, sans aucun doute, oo certain intérêt, mais nous ne pourrions l'entreprendre ici sans dépasser le cadre de cet ouvrage qui ne doit comprendre que des notioos générales.

raoTocnaraia sca txpia.

Pratique de V opération. — Préparation de la glace collodionnée. — Comme la plaque daguerrienne, la glace qui sert à obtenir le négatif doit subir on polissage et un nettoyage des plus complets. On la Gxe donc sur un support horizontal construit ad hoc, puis après l'avoir saupoudrée de tripoli , on la frotte avec un tampon de peau imbibé d'alcool élbéré. Lorsqoe le verre offre une transparance parfaite, prenant la glace par un de ses coins, et la

PHO

ruo

maintenant toajoars h plat, Topé râleur verse doucement, au coin diagonalement opposé, du col lod ion qui s'étend peu à peu sur toute la face supérieure; il iocline eu- Mite la glace et la pose par un angle sur le flacon contenant le reste du col lod ion, puis, en exécutant une sorte de balancement qui a pour but de détruire les stries existant sur la pellicule du collodion restée adhérente à la glace, il fait rentrer en même

! temps dans le flacon l'excès du liquide

f employé.

Le collodion dont on se sert en ces circonstances est préparé ordinairement en dissolvant dans un mélange formé de deux parties « alcool et trois parties d'éther.

1* 1 gr. «le coton pondre.

8* 1 gr. <1 jodirre Je poU*.<ium on même

d amaiooiom. 3* 0|*r. 1 de bromure «le cadmium.

la liqueur est abandonnée vingt-quatre heures au repos, et décantée ensuite à l'aide <Tun siphon. On la conserve dans un flacon à large goulot et bouché à Pémeri. '

Quelques praticiens préfèrent employer les doses suirantes qui donnent, dn reste, de fort bons résultats.

Gf.

!• Étber inlfurique 150*00

Alcool i 40 degrés 100,00

Cotoo-oeudre 2,50

lodure de potassium 0,.'.O

- d ammonium 0.S7

- doeadmioni 0,87

Bromure de cadmium. . . . 0,43

S* Etber ralforque 150,00

Alcool a 40 degrés. .... 400,00

Sensibilisation. — Lorsque le collodion a acquis asseï de consistance pour résister sans se déchirera une immersion rapide dans un bain de nitrate d'argent, on procède à la sensibilisation de la glace dans un endroit uniquement éclairé par des vitraux jaune;. Cette opération s'exécute ainsi :

On introduit dans une cuvette horizontale carrée une solution de nitrate d'argent renfermant 6 i 10 grammes de sel par litre, puis on plonge d'un seul coup la glace dans la liqueur, en ayant soin que la face collodionnéesoit en dessous et ne pose pas sur le fond de la cuvette. Ce résultat peut être facilement atteint, soit en employant une sorte de crochet en baleine qui retient la glace, soit en filant au fond de la cuvette un petit

fragment de gutta-percha sur lequel vient s'appuyer une des extrémités de la glace.

Au bout de quelques minutes, il s'est produit assez d'iodure et de bromure d'argent dans la couche de collodion pour qu'elle devienne complètement opaline. Il faut alors égoutter la glace et l'enfermer dans une sorte de châssis, le soustrayant au contact de la lumière jusqu'au moment où l'on devra tirer l'épreuve.

Tirage du négatif sur verre. — Pendant que la glace est dans le châssis, on procède à la mise au point en avançant ou en reculant l'objectif de la chambre noire, jusqu'à ce que les traits de l'objet à reproduire apparaissent avec netteté sur le verre dépoli qui forme le food de cette chambre.

En substituant alors le châssis renfermant la glace sensibilisée au verre dépoli, et en ouvrant, grâce a une disposition ingénieuse, dans la chambre noire même un des côtés de ce châssis, aOn que la lumière puisse arriver sur le collodion, les traits éclairés de l'image viennent modifier le sel d'argent et laisser une empreinte qui paraîtra plus tard sous l'influence des agents révélateurs. La durée de l'exposition varie avec la puissance de l'objectif, la vivacité de la lumière, la nature de l'objet à reproduire et la composition du collodion. Cependant il est des limites extrêmes que l'on dépasse rarement: ce sont une fraction de seconde et une demiheure.

Quand l'opérateur croit que l'empreinte est suffisamment marquée, il referme la châssis et il le rapporte dans la pièce aux vitraux jaunes : c'est là que s'opère le développement.

Développement. — La glace retirée du châssis toute humide encore ne présente en effet aucune trace d'image, mais on peut la faire apparaître en opérant la réduction du nitrate d'argent, soit au moyen d'une dissolution de protosulfate de fer acidulée par l'acide acétique, soit au moyen d'une dissolution d'acide gallique, également acélifiée. Pour cela, il suffit de verser la dissolution révélatrice sur l'épreuve et de recommencer avec la même liqueur jusqu'à ce que les plus petits détails soient devenus visibles. On fait ensuite écouler de l'eau sur la glace, puis on fixe le dessin avec une solution d'byposulflte de soude à 25°.

65u PHO

PHO

Nous donnons ici la composition des deux

liqueurs révélatrices :

Gr.

Eau iooo

Solution ntureeds protosulfate de fer. . 111,1

Acide pyroligneux 27,7

Alcool à 30 dejré* 87,7

Acide pyrogalliqur 4

Acide acétique crùtallisable 80

Il arrive parfois que malgré l'action de la liqueur réductrice l'image cesse do gagner et reste sans vigueur. Ceci tient à ce que l'argent manque dans la pellicule de collodiou. aussi faut-il lui en fournir en versant alternativement sur l'épreuve une solution alcoolisée de nitrate d'argent à 3 p. 100, et la solution réductrice primitivement employée. Ce traitement répété plusieurs fois rehausse suffisamment la teinte pour que l'épreuve puisse être fixée comme si elle avait été obtenue régulièrement.

Fixage. — Le fixage s'opère en plongeant la glace impressionnée dans la solution d'hyposulfite de soude, jusqu'à ce que l'iodure d'argent ait disparu. On lave ensuite à grande eau, puis on fait sécher lentement l'épreuve dans une position verticale.

Ainsi obtenu, le cliché négatif sur verre s'altérerait rapidement si l'on n'avait le soin de le recouvrir d'un vernis protecteur. Plusieurs formules ont été proposées pour préparer ce vernis ; en voici une qui donne d'euellents résultats :

Gr.

Alcool il 40 degrés JOO

Kesiue 3

Gomme laque \q

Verre pile îo

On filtre sur de la flanelle après dissolution des résines.

Procédé au collodion sec. — La méthode qui vient d'être décrite exige que l'on opère dès que la glace a été sensibilisée, mais il est des circonstances où l'exposition ne peut avoir lieu que plusieurs heures après que la glace a été préparée. Dans ce cas, il faut verser une solution de tannin à 3 p. 100 sur la couche de collodion sensible, et laisser sécher ensuite dans l'obscurité. La plaque ainsi recouverte de tannin peut, malgré la dessiccation inévitable qu'elle subit, garder toutes ses propriétés pendant quelques se-

maines. Après l'exposition dans la chambre noire, on développe l'image a l'acide gailique.

Plusieurs autres procédés conduisent au même résultat; celui que les praticiens préfèrent consiste à recouvrir la glace d'une mince couche de collodion, à la sensibiliser par les moyens ordinaires, puis à la plonger, après un grand lavage, dans une li-

queur formée de :

Gr.

Albumine 100,00

Eaa 80,84

lodure d ammonium. .... 1,0«

Bromure d'ammonium. ... 0,31

Sucre blanc 8,08

Ammoniaque liquide. .... 8 cent. c. 35

et qu'on prépare en battant l'albumine en neige après y avoir ajouté les différents sels dissous à l'avance dans 50 centimètres cubes d'eau distillée.

Quand cet enduit s'est uniformément répandu à la surface du verre, on laisse sécher la glace en la posant sur un angle, puis on la plonge, au moment de s'en sertir, dans uu bain contenant :

Gr.

Nitrate d'argent 10

Acide acétique crUt 10

Eau 100

Cette dernière opération a pour bot de rendre à la glace la sensibilité que lui a enlevée la couche albumineuse dont on l'a recouverte, et de la rendre propre ainsi à reproduire les images transmises par la lentille.

Le développement a lieu avec lenteur et régularité en immergeant la glace, le collodion en dessous, dans une cuve renfermant une liqueur composée de :

Gr.

Eau 100.00

Acide pallique 0,40

Acide pyroçallique . . . 0,10

Acide citrique «MO

Acide acétique 0,50

Après l'exposition dans la chambre noire, on fixe le dessin avec une solution d'hyposulfitc de soude à 20 p. 100; la plaque est ensuite lavée, séchée et veruic a la manière ordinaire.

Procédé instantané. — Il est parfois nécessaire de prendre des épreuves d'objets qui changent à chaque instant de position. Dans ce cas, le collodion doit être assez sensible pour qu'une fraction de seconde suf-

pno

fisc au développement de l'image. On se sert alors avec avantages do collodioo suivaot: A 100 gr. de collodioo normal, préparé avec

Gr.

Ethcr è SA*. ... 100 Alcool i 36*. . . *0 Coton-poudre. . . S

On ajoote 10 gr. de la liqueur sensibilisatrice suivante :

Gr.

Alcool è 38- 400,00

de «ne 8,00

- do cadmium. . 3 00

- d'ammonium. . 8,00

Le cliché négatif est préparé suivant l'osage ordinaire, puis plongé dans on bain d'argent & 10 poor 100.

L'image est eosuite développée à l'aide do liquide révélateur suivant :

Gr.

Eau 100

Coiiperote verte. . 5 Acide |>yrcligncux. 10 Alcool a 30*. ... 5

L'image est ensuite développée k l'aide do liquide révélateor suivant :

On la flxe avec une solution de cyanure de potassium à 5 poor 100, pois on la renforce, si elle est trop pale, à l'aide d'une liqueur composée de :

Gr.

Eau 100

Aïoiate d argent. . 3 Alcool "... 5

Grèce à l'emploi de cette méthode, on est parvenu à prendre des chevaux k la course et à reproduire des scènes où les personnages semblent animés.

Tirage du positif sur papier. — Lorsque le cliché négatif sur verre ou sor le papier présente les teintes voulues, et que le vernis protecteur qoi le recouvre est suffisamment sec, on peot procéder au tirage de l'épreuve positive.

Ce tirage a lieu sor un papier albuminé, dont la préparation offre une grande importance. Voici comment elle s'exécute :

Une feuille de papier bien collé et bien uni est coupée en fragments rectangulaires assez grands pour dépasser de 1 centimètre environ la surface de la glace collodionnée. On pose ensuite cette feuille sans arrêt et sans qu'Use forme de balles sor un bain composé

PHO 655

d'albumine.purifiée par le battage en mousse, et contenant 4 pour 100 de chlorure de sodium.

Un séjour de cinq minâtes suffit pour que le papier soit convenablement albuminé; on enlève alors ce papier avec précaution pour éviter qu'il passe du liquide au dos, puis on le fait sécher en le suspendant par un de ses coins.

Au moment de faire usage de ce papier, il faut le sensibiliser en le plongeant pendant trois ou quatre minutes dans un bain d'azotate d'argent à 20 pour 100, le faire sécher eosuite dans l'obscurité, et renfermer enfin daus une sorte d'étui, d'où il ne doit sortir que pour passer dans le châssis. C'est là qu'il s'impressionnera positivement.

Le cli assis se compose d'un cadre de bois à fond de glace, sur lequel on place successivement le cliché négatif, le papier sensibilisé, ooe planche de bois recooverte de drap, enfin ooe lame de bois munie d'un ressort qoi appuie sur le tout et force à un contact intime le cliché sur verre et le papier positir.

Ainsi disposé, le châssis est placé au soleil pendant on temps qui varie suivant l'intensité de la lumière, la sensibilité do papier, la teinte du négatif, etc. Dès que l'opérateur croit que la lumière traversant la glace a décomposé assez profondément le sel d'argent déposé sur le papier positif, pour que l'image s'y trouve convenablement tracée, il emporte le châssis dans le laboratoire obscur, où il fixe l'épreuve k l'hyposulfite de soude.

Ordinairement, après le fixage le dessin positif présente un ton roux, qu'on fait disparaître à l'aide des sels d'or. Dans ce but, après avoir lavé l'épreuve à Peau ordinaire, puis à l'eau distillée, on la plonge dans le bain suivant :

Gr.

Eau distillée 1000

Chlorure d'or t

Acétate de »oude fondu 10 à 30

La teinte de l'image change en peu de temps ; lorsqu'elle est arrivée au noir bleu, on lave le papier; enfin, on fixe avec une solution d'byposulfite desoude à 20 p. 100.

L'immersion dans l'hyposolfitedoit durer de dix à quinze minutes; il faut la faire suivre de huit ou dix lavages k l'eau ordi-

656 PHO

nairc, après lesquels l'épreuve est séchée dans un buvard, coupée d'équerre, collée sur du papier Bristol et lustrée avec un morceau de flanelle enduit d'une petite quantité de la composition suivante :

Cr.

Essence de léréVnlhine 400

Mastic en larmes 10

Cire blanche 100

Telles sont les opérations nécessaires pour obtenir une épreuve photographique sur papier. On voit tous les soins à prendre, tontes les difficultés à vaincre pour arriver à un bon résultat.

Aucune d'elles n'est à négliger, car elle ajoute a la perfection de l'œuvre. L'énuraéra tiou que nous venons d'en faire explique pourquoi il a fallu un si long espace de temps a vaut que l'invention de Charles puisse être appliquée i la reproduction des portraits et des gravures. (E. Bounr.)

PHOTOPBiGESoo LUCIFLGES (92u lumière; viv7«», fuir), lits. — Famille de Coléoptères bétéromères, établie par Duméril ( Zoologie analytique ) , avec ces caractères : Élytres dures, soudées, sans ailes. Cette famille se compose des genres Blaps , Ptmelia, Eurychora, Akis, Scaurus, Sepidium , Erodius , Zophosit et Tagcnia. Elle correspond en partie aux Mélasomes de Latreille (moins les Ténébrionites) et aux Colaptérides de Solier. (C.)

•PIIOTUBIS, Dejean (Col., 3" édit., p. 116). ins. — Synonyme de Tclephoroîdes, de Laporte. (C.)

*PIIOXICniLIOIUM (^Ço'î, pointu; jrûlo; , lèvre), crust. — Genre de l'ordre des Aranéiformes , établi par M. Milne Edwards. Ce genre, préalablement créé par Jobnston sous le nom d'Orylhia , nom qui, étant déjà employé pour un autre genre de Crustacés, n'a pu être conservé, correspond à peu près au genre Phoxichilus (voy. ce mot), tel que Lamarck Ta décrit, mais non tel que Latreille l'a classé. Il se compose de Pychnogonîdes pourvus de pattesmâchoires non palpifères, dont le premier article du tborax est très court, et ne constitue pas une espèce de cou entre la tète et l'origine des pattes antérieures. M. Johnston ajoute aussi que les pattes accessoires de la femelle ne se composent que de cinq art ides, caractère que M. Milne Edwards n'â pu vé-

PHR

rificr, n'ayant eu occasion d'étudier que des individus mates. Quoi qu'il en soit, il serait peut-être mieux de ne pas séparer génériquement ces animaux des Pallènes (voy. ce mol). La seule espèce connue dans ce singulier genre est le Phoxichilidium coccineum Edw. (17*51. nai. des Crusl., t. III, p. 536, na 1). Cette espèce habite les cotes de la Manche et d'Angleterre. (H. L)

PnOXICUILUS Uco? , pointu ; x'^t »

lèvre), cki'st. — Genre de l'ordre des Aranéiformes , établi par Latreille aux dépens des Phalangiuvi de Montagu , et adopté par tous les carcinologistes. Le genre des Phoxichilus de Latreille établit le passage entre les Pychnogonum (voy. ce mot) et les genres Pallene et Nytnphon (voy. ces mots) ; il se rapproche de ceux-ci par la conformation générale du corps , et ressemble aux premiers par l'absence des pattes-mâchoires. Les pattes sont grêles , et les pattes accessoires de la femelle sont composées de sept articles. On ne connaît qu'une seule espèce dans ce genre : e*est le Phoxicmlb friircci , Phoxichi lus spinosus Mont., Linn. (TVofm., (t. IX, p. 100, pl. 5, flg. 7). Cette espèce habite les côtes de Bretagne. (H. L.)

•PHOXOPTERYX (roÇoc , pointu; «trevÇ, aile), m. — Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes , tribu des Platyoraides, établi par Treitschke. Dapoochel ( Cal. des Upid. d'Eur. , p. 307 ) lui donne pour caractères principaux : Antennes simples dans les deux sexes. Deuxième article des palpes large, velu et triangulaire; troisième article nu et filiforme. Trosape très courte et à peine visible. Corps minée. Ailes supérieures étroites, lancéolées, marquées,* leur extrémité, d'un écusson.

Les chenilles se métamorphosent entre des feuilles réunies en paquet par des fils.

Ce genre renferme treize espèces ( Dop., loc. cit. ) : P, kmceolana , tkulana , ramana7 etc., qui, presque toutes, habitent la France et l'Allemagne. (L.)

•PHOXtiS. crust. — M. Kroyer(» ïtydscdsckrift voor Nalurlijke Gesehiednis) désigne sous ce nom un genre de Crustacés de l'ordre des Amphipodes. (H. L.)

•PHUACTOC b Fil ALE . Phraclocephalus (fpxxxéi, armé; tête), vous.— Genre

de l'ordre des Malacoptéryg»*"»» famille des Siluroïdes, établi par Agassiz, et adopie par

PHR

MM. G. Cuvier et Valenciennes (But. det Poiss., t. XV, p. 2), qui le décrivent ainsi : Rayons osseux incomplets, enchâssés dan j le bord supérieur de la nageoire adipeuse. La téte, aplatie, a un casque osseux profondément ciselé, et un bouclier élargi en ovale transverse, au-devant du premier rayon épineux de la dorsale. La» rayons branchiostèges sont au nombre de neuf. La boucbe est garnie de six fitets.

On n'en connaît qu'une seule espèce , Phractocephalus hemilioptêrus Agass. {Sira- *-aa bicolor Spii), de la Colombie. (M.)

PORAG M 1 D I U il (ffMyua, cloison; («7«, forme), iot. ci. — G. de Champignons épipbytes, de l'ordre des Cl i nos pores ectoclines et de la section des Pbragmidiés. Le réceptacle ou clioode est en forme de petit coussin, grumeux, charnu, caché sous l'épiderme qui se rompt, et donne passage à des sporanges dressés, pédicellés, cylindriques, à plusieurs .loges superposées, qui renferment chacune une spore presque globuleuse.

Parmi les Champignons parasites, ce genre est un des plus curieux à observer; tous, excepté le PkragmUHum Ulmi Duby, croissent sur des plantes de la famille des Rosacées , et on les trouve presque toujours développés sur le clinode de plusieurs espèces d'Uredo qui vivent sur les mêmes plantes; pourtant ce hiparasitisme n'est pas constant. Eysenhardt, dans une dissertation sur ce genre (Lom. , band. III y S. 84, 114, taf. 1, 8g. A F), a même regardé comme le premier état du Phragmldium YUredo, dont les spores s'allongeraient et formeraient le pédicule et le sporange multiloculaire ; mais l'existence isolée du Phragmidium ne permet pas d'adopter cette opinion.

Le nombre de loges que présente le sporange n'est pu toujours le même : ou en trouve de quatre i six et même davantage; il est très consistant, noir, glabre ou verruqueux. Il arrive souvent que des spores avortent , ce qui est indiqué par la transparence des loges. Cet avortement est la preuve la plus manifeste que les spores ne sont pas nues, mais bien renfermées dans une enveloppe commune. Pourtant, quand on veut les isoler, il est impossible d'y parvenir; la spore est intimement unie avec le sporange, et on ne fait que la diviser au niveau des cloisons. Je neaais pourquoi MM. Tulasoe, dans leur t. x.

PHR 657

mémoire, proposent de nommer cette disposition du sporange et des spores sporoïde ; l'organisation est assex distincte pour n'avoir pas besoin d'un nom nouveau y qui , luimême, dans la circonstance, n'a pas une signification bien précise. Je crois que si ce mot pouvait être introduit dans la science, ce ne serait pas aux Phragmidium , Tri* phragmium, Thecaphora, etc., qu'il devrai! être donné, mais plutdt à la poussière blanche qui recouvre le réceptacle du Spharia hyp oxyton et des autres espèces de la même section. Ces petits corps , que Bulliard regardait comme les organes fécondateurs»

ressemblent tellement à des spores qu'il est impossible de les distinguer : c'est le seul cas où, la forme en imposant pour la réalité, le mot de sporolde pourrait être employé , puisque les véritables spores de ces Sphéries sont contenues dans des tbèques. Mais un fait beaucoup plus important , c'est l'existence de trois ouvertures qui se trouvent sur la circonférence des spores , et qui correspondent à autant de perforations incomplètes du sporange. Il est vrai que , pour bien les voir.il faut faire agir l'acide sulfurique; mais on voit ces ouvertures sur les spores d'autres Urédinées sans employer ce moyen. Elles paraissent destinées à laisser passer Pendospore avec le nucléus quand les spores commencent 1 germer. MM. Tulasne , auteurs de cette découverte, ont constaté plusieurs fois cet usage sur quelques Urédinées. Si les essais qu'ils ont tentés sur le Phragmidium ont été infructueux, la probabilité n'en reste pas moins.

Les espèces de phragmidium ont beaucoup de ressemblance entre elles; pourtant il y a quelques petits caractères qui établissent de grandes difficultés. , .

Le Phragmidium incrassatum Lk. a le sporange cylindrique, verruqueux, composé de cinq à dix loges ; son sommet se termine par une pointe, et son pédicule est blanc , transparent et renflé i sa base; mais ce renflement va toujours en augmentant de haut en bas. Dans une variété de la même , plante, Phrag. bulbosum , au contraire , il a " lieu presque subitement. Le Phragmidium incrassalum croit sur les Rosiers ; il forme , à la face inférieure des feuilles , des points noirs, qui, quelquefois par leur abondance, les recouvrent presque entièrement. Sur de*

658 PHR

Rosiers infectés de ce cryptogame , j'ai cherché à constater si lei saisons sèches ou pluvieuses avaient une influence sur son développement; Je n'ai pas remarqué de différences dans aucune saison.

Le Phragmidium intermedium , qui croit lur les feuilles du Palerium Sanguisorba , présente également une pointe au sommet du sporange, mais son pédicule est du même volume dans toute sa longueur. Le phragmidium obtusum, au contraire, a le sommet du sporange obtus, le pédicelle égal. Il croit sur différentes espèces du genre Po- Untilla. (Lév.)

PHRAGM1TES (<pp*V*, haie), bot. mi.

— Genre de la famille des Graminées, tribu des Arundinacées, établi par Trinius [Fund., 134) aux dépens des Arundo, dont il diffère par ses épillels 3 6 -flores, et surtout par sa paillette allongée, étroite, subulée, qui est bifide et arislée au sommet chez les Arundo (voy. ce mot). L'espèce principale que renferme ce genre est l' Arundo phragmites Linn., ou, vulgairement, Roseau à balais. Elle croit abondamment dans toutes les contrées tempérées du globe, dans les étangs, sur le bord des rivières et des eaux stagnantes ou fangeuses. Ses racines longues, rampantes, émettent des chaumes droits, hauts d'un à deux mètres, quelquefois plus, garnis de feuilles larges, planes, coupantes, glabres et deoliculées à leurs bords. Les panicules sont très rameuses et épaisses , et d'une couleur pourpre noirâtre.

Les diverses parties de cette plante ont été employées i plusieurs usages. Ainsi les racines , douces , sont douées de propriétés sudoriQques et diurétiques; les chaumes servent à la couverture des cabanes , à la construction de baies mortes ou de baies vives, etc.; les panicules produisent une couleur verte assez jolie que l'on applique dans la teinture, et lorsqu'on les coupe avant la floraison, elles servent de petits balais pour les appartements. (J.)

PHHAGU1TES, Adant. bot. m. — Syn.

de Saccharum, Linn.

* PHRAGMOCERAS ( ypdf/fi* , cloison ; «/paç, corne), moll. — Genre de Céphalopodes fossiles , établi par H. Broderip pour des coquilles du terrain silurien d'Angleterre et d'Allemagne. Ces coquilles , assez grandes, font partie de la famille des Nau-

PHR

tilacées ou Nautilides; elles sont comprimées latéralement, coniques, régulièrement arquées dans la longueur, mais non en spirale; les cloisons transverses sont nombreuses, simples, percées d'un très grand siphon subvenlral. La dernière loge est grande, engainante, terminée par une ouverture longitudinale , contractée en fente, dont l'extrémité postérieure est dilatée en un large sinus transverse, et l'extrémité antérieure se prolonge en un sinus plus petit, subcirculaire , formant une sorte de tube en avant. Les Phragmoceras , dont on connaît trois ou quatre espèces, se rapprochent de certaines Campuliles par leur forme conique , mais ils s'en distinguent par l'absence d'une portion spirale au sommet , et surtout par la position du siphon qui est subdorsal chez les Campuliles. On les reconnaît aisément, d'ailleurs, à la dilatation transverse et en forme d'écusson à bords relevés que présente leur ouverture, et au prolongement de l'extrémité ventrale ou antérieure en forme de bec saillant presque circulaire. (Dw.)

•PHR ATORA (f p«T«p, analogue), «s.— G. de l'ordre des Coléoplèressubpentamères, tétramèresde Latreille, delà famille des Cycliques et de la tribu des Cbrysomélines, proposé par nous et adopté par Dejean (Cat., 3» éd., p. 429), et composé des Chrysomela Vitellinœ et vulgatissima Linné. Celte dernière n'a été considérée par Dejean que comme variété de la précédente; nous avons lieu de penser qu'elle en est non -seulement distincte, mais qu'il existe plusieurs espère s bien tranchées quoique voisines, car toutes celles que nous avons observées virent des feuilles d'arbres spéciaux , tels que Peuplier et Saule , et diffèrent notablement entre elles. Kirby les réunit i ses Phylodecta , Hope en fait des Phaedon , et Molchoulsky a établi depuis, avec elles, son genre Emmelivs. (C)

•PnREATIA. bot. ra. — Genre de la famille des Orchidées , tribu des Dendrobiées , établi par Lindley (Orchid., 63). Herbes de l'Inde. Voy. orchidées.

•PDRENAPATES ( , trom-

peur), ihs. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères , de la famille des Mélastomes et de la tribu des Ténébrionites, formé par Kirby, adopté par Gray (Animal

pur

PHR Ç>:,o

Kingdon , pl. 50, f. i ) , et par Hope ( Coleopterist'smanual, 3, p. 127), qui le classe parmi les Chiroscélides. Ce genre est composé de deux grandes espèces entièrement noires, originaires de la Nouvelle-Grenade, lea P. Benetlii Ky., Latreillei Dej. ; elles sont armées de fortes mandibules trianguliformes , tridentées à l'extrémité ; et d'une longue corne aur le milieu du front.

*PBRENOTIiniX,Horsf. ois.— Sy non.

de Cryosirma, Vieill.; Temia, Cuvier.

PHRICTLS (?p«T»(t terrible), ois. — Genre de Tordre des Hémiptères, tribu des Fulgoriens, établi par M. Spioola (dm», soc. ent. de Fr., VIII, 219) aux dépens des Fuigora de Linné , etc. La seule espèce que ce genre renferme est le Phrictus diadema Spin. (Pulgora td. Linn., Fabr., etc.; Fuigora annota Drnr. , la Cigale couronnée de Stoll). De Cayenne.

•PHRISSOMA hérissé; corps ). irs. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , tétra mères de Latreille, de la famille des Longicornes et de la tribu des Lamiaires, créé par Dejean (Catalogue, 3» édition, p. 372), et adopté par il. de Castelnau (Hist. natur. des animaux articulés, t. 11, p. 483). On comprend dan» ce genre sept espèces, savoir: P. crispum P., denticulatum, Beichei Dej., giganteum, rugosulum Guér., heteromoipha B. D., luetuosum Sbuck. Les trois premières sont originaires du cap de Donne-Espérance; les deux entantes, de la Nouvelle-Hollande, et les deux dernières de la Nouvelle-Zélande. Ces Insectes se rapprochent beaucoup des Dorcadion. Leur corps est plus allongé , de cou* Leur cendrée ou noirâtre. Leurs étuis sont 'couverts de tubercules épineux disposés en léries longitudinales. (C.) . * PII1USSOPODIA ( fptbt , hérissé ; wovî , pied ). »s. — Genre de Tordre des Diptères bracbocères, famille des Alhéricères , tribu des Muscides, sous-tribu des Sa rcopbagiens, établi par M. Mncquart (Diptères, Suites à Buffon, édit. Roret). Ce genre ne comprend que deux espèces : Ph. impériale ( Peckia id. Rob.-Desv. , Sarcophaga prœceps? Wied.), Ph. Brullei Macq., toutes •Jeux de l'Amérique méridionale.

•PHRISSOTRICtlIA, Brid. (Msc.). bot.

m. — Sjn. de Tayloria, Hook.

PIIIlO\'IMA(nora mythologique), cbust.

— C'est un genre de Tordre des Ampbipodes rangé par M. Milne Edwards dans la famille des Ilypérines et dans la tribu des Hypérines ordinaires. La treille a établi ce genre pour recevoir un Amphinode très curieux, et dont on trouve une description sommaire dans l'ouvrage de Forskal. Sous beaucoup de rapports, lea Pbronimes ressemblent au genre Anchylomère, mais leur corps est mou, semitransparent et beaucoup plus allongé. La té te est très grosse, verticale, et ne porte que deux petites antennes insérées très loin de la ligne médiane. Les mandibules n'ont point de grand palpe articulé, comme chez les Hypérines (voy. ce mot), mais les autres appendices de la bouche sont essentiellement les mêmes que chez ces animaux. Le thorax est très large antérieurement, et se termine presque en pointe ; on y compte sept anneaux dont le premier est très étroit. Les pattes sont toutes longues, grêles et faibles. Dans toute leur longueur, les pattes de la cinquième paire sont tes plus longues; elles sont dirigées en arrière, et terminées par une main forte, renflée et didactyle. Les pattes des deux dernières paires sont faibles, subulées et reployées sur elles-mêmes. Enfin, entre les deux rangées formées par ces organes , on trouve, comme les autres Ampbipodes, une série d'appendices membraneux, très longs, vésiculeux et de forme ovalaire, disposés par paires sur chacun des segments iboraciques, excepté le premier et le septième; le nombre total de ces appendices est par conséquent de dix, et non de six, comme on le croit ordinairement, et, s'ils remplissent les fonctions d'organes respiratoires, ils serventaussi à retenir sous le corps les œufs et les jeunes qui viennent d'éclore. Ces Crustacés habitent l'intérieur d'une espèce de coque cylindrique, ouverte aux deux bouts, d'une texture gélatineuse absolument semblable a celle des Méduses les plus simples, et formée probablement par le corps de quelque lier oc. On connaît deux espèces dans ce genre. Je citerai principalement la Phbonimb sédentaiik , Phronitna scdcntaria Forsk. (Ed w. , Histoire naturelle des Crustacés, t. III, fig. 93, n. 1). Elle se trouve dans la Méditerranée, et moi-même je l'ai rencontrée sur les côtes d'Afrique, particulièrement sur la plage de la Mosquée, aux environs d'O-

ran , et tur celle de Mustapha , aux environs d'Alger. (H. L.)

PHIIOSIXA ( nom propre), cbcst. — Ce genre, qui fait partie de l'ordre des Amphipodes et qui est adopté par les carcinologistes, est rangé par M. HilneEdvardsdans sa famille des Hypérines et daos sa tribu des Hypérines ordinaires.

On ne connaît qu'une seule espèce dans ce genre; c'est la Phbosinb oc Nicb, Phrosina Nicelensis Edw. ( Hist. nat. des Crust., t. III, p. 91 , pl 30, Gg. 21). Cette espèce habite la Méditerranée et n'est pas très rare sur la côte de Nice. (H. L.)

l'IlRUROLITIlUS. arach.— Koy. tbebidion. (H. L.)

PIIRYGANE. Phryganea ( ypvyaw , broussailles), ma. — Genre de l'ordre des Névroptères, tribu des Phryganiens, groupe des Pbryganéites, établi par Linné (Syst. nat.), et que M. Blanchard caractérise ainsi : Jambes intermédiaires pourvues d'un seul éperon vers le milieu.

Ce genre renferme les plus grandes es* pèces de la tribu. Celle qu'on peut considérer comme le type est la Pbbygarb grands , Phryg. grandis , assez commune aux environs de Paris. Voy. , pour plus de détails , l'article pubyg ariens.

PUIIYGANIENS. Phryganii. ma.— Tribu de l'ordre des Névroptères, caractérisée par «Jes ailes membraneuses; les antérieures poilues offrant des nervures rameuses sans réticulations transversales ; des mandibules et des mâchoires rudimentaires impropres i la mastication.

Ces Insectes, munis d'antennes généralement assez longues, aiirormes ou plutôt sélacéc* , ayant des ailes bien développées et dépourvues de réticulalions , ressemblent t par leur aspect général , à certains Lépidoptères appartenant à la division des Phalènes , ou mieux à la tribu des Pbalénites. Leur bouche , et notamment leurs mandibules très rudimentaires, concourent encore à rendre cette ressemblance plus palpable. Cependant nous ne devons pas hésiter i dire que les Phryganiens se rapprochent de certains Lépidoptères, plus par leur aspect général que par leurs caractères zoologiques.

Le tube digestif des Phryganiens, fort bi'.n étudié par M. Pictel de Genève, est très I

développé chez ces Insectes, qui cependant paraissent ne prendre aucune nourriture àleur état adulte. Ce canal intestinal n'a pas deux fois la longueur du corps. Son œsophage, très long, reste grêle dans toute l'étendue du thorax; à l'origine de l'abdomen , il se renfle en un jabot assez considérable. Le ventricule chylifique forme en avant un mamelon, c'est une sorte de gésier; puis en arrière il s'atténue, et donne insertion aux vaisseaux biliaires qui sont au nombre de trois paires. L'intestin est d'abord grêle, mais il se rétine avant son extrémité en un rectum, garni ordinairement de boutons charnus. On trouve aussi chez les Phryganiens, de chaque côté de la bouche, deux petites glandes salivaires se présentant sous la forme de petites grappes. C'est M. Léon Dufour qui a su, le premier, les mettre en évidence.

Les organes de la génération de ces Névroptères acquièrent un développement considérable. Les ovaires occupent un très grand espace dans la cavité abdominale, et chacun d'eux est composé de trente à quarante gaines muliiloculaires.

Les Phryganiens habitent les endroits marécageux , se ten">nt constamment au tord des eaux, où, le soir, pendant les beaux fours d'été, on les voit voler en grande quantité. Ces Insectes paraissent habiter toutes les régions du globe. On en a rapporté des diverses parties du monde ; mais comme ils sont difficiles à saisir, comme ils sont surtout difficiles à conserver à cause de leur grande fragilité, on connaît peu encore les espèces exotiques. Les européennes, au contraire , ont été très bien recherchées et très bien étudiées, comme on peut s'en convaincre en lisant la Monographie des Pkryga' nides de M. Pictet, l'une des plus belles monographies entomologiques que la science possède.

Les Phryganiens ont des métamorphoses complètes comme les Lépidoptères, etc.

Leurs larves sont aquatiques comme celles de beaucoup de Névroptères. Elles ont une tête écailleuse , les trois premiers anneaui de leur corps de consistance solide ou plutôt coriace, tous les autres extrêmement mous , et le dernier constamment muni de crochets. Les parties latérales des anneaux de l'abdomen sont munies de sacs respiraroires extérieurs dont le nombre et la dis-

PHR

position varient suivant les genres et même suivant les espèces.

Ces larves ont la plus grande partie de leur corps dans un tel état de mollesse , qu'elles ne résisteraient pas aux attaques des Insectes carnassiers, si nombreux dans les eaux douces ; mais elles savent se protéger. Elles se construisent des fourreaux ou des étuis soyeux en les recouvrant de corps étraogers, comme des fragments de bois, de petites pierres, de petits coquillages, etc. Ce qu'il jade remarquable, c'est que chaque espèce emploie constamment les mêmes matériaux pour la construction de son fourreau, à moins toutefois qu'elle ne se trouve placée dans une condition où elle ne puisse «'en procurer. Ces larves , pour la plupart, traînent leur fourreau en marchant ; mais beaucoup d'entre elles se construisent des abris immobiles.

Les larves des Phryganiens se transforment en nymphes dans leur fourreau , en ayant soin d'en fermer l'entrée avec un peu de soie et quelques corps étrangers. Ces nymphes sont immobiles. Au moment de l'éclosion, leur peau se fend sur le dos , et l'Insecte parfait ne tarde pas à se débarrasser de cette enveloppe.

Les Phryganiens, quoique très nombreux en espèces, se ressemblent au plus haut degré; ce qui n'a pas empêché les entomologistes anglais d'établir un nombre de genres considérable caractérisés par les plus légères différences dans la forme des palpes et le nombre des épines des pattes.

Les Phryganiens s'éloignent d'une manière si notable de tous les Névroptères, par l'absence de réticulalions à leurs ailes et par leurs métamorphoses, que les entomologistes ODt proposé d'en former un ordre particulier sous le nom de Tbicuoptères ( voy. ce mot). Nous avons cru devoir laisser les Phryganiens dans l'ordre des Névroptères dont ils ne sauraient être éloignés , tout en admettant pour eux une section particulière à laquelle nous conservons la dénomination de Trichoptères. (Bl.)

*PHRYGAKOPHILUS (?f>vyavo», brouslailles; ?<Ào;, qui aime), uw. — Genre de l'ordre des Coléoptères bétéromères , de la famille des Sténélytres? et de la tribu des Serropalpides?, cité par Motchoulski (Mémoires de la Soc. ùnp. des nat. de Moscou ,

1845, t. 17, extrait, p. 81, n'232), et dans lequel rentreraient les P. auritus Mot. , et rujlcollis Sablb. Le premier a été trouvé en Sibérie sur les bords du lac Balkal, et le second aux environs de Kasan. (C.)

PHRYMA, Linn. (Gen., n. 738). sot.

PB. — Syn. de Priva, Adans.

PHRYNAGLOSSES ( ? pî™*, crapaud ; 4 privatif; ylSoo*, langue), »bpt.— MM. Duméril et Bibron nomment ainsi la division des Batraciens anoures qui renferme les genres Dactylèthre et Pipa, tous deux dépourvus de langue, tandis que cet organe existe au contraire cbex les Grenouilles, les Crapauds, les Rainettes et leurs principales coupes génériques. (P. G.)

PHR Y NE. Phrynus (non mythologique;.

a xach m. — Ce genre , qui appartient à l'ordre des Pbr ynéides , a été établi par Olivier aux dépens des Tarantula de Fabricius. Ce genre diffère de celui des Scorpions et des Thélyphones (voy. ces mou ) , en ce que le corps n'est pas terminé par une queue, qu'il est ovale , oblong et déprimé , et que- la bouche offre une pièce en forme de dard. Le céphalothorax est large, et son bord postérieur est échancré vers le milieu. 11 a la figure d'un rein ou presque celle d'un croissant. Ses bras et ses palpes sont souvent très grands et fort épineux ; ils ne sont pas terminés par une main munie de deux doigts, mais par une ou deux pointes fortes ou un crochet. Les mandibules ont à peu près la même conformation que celles des Scorpions et des Thélyphones, mais une de leurs serres est beaucoup plus courte que l'autre. Les yeux sont au nombre de huit, dont deux sur un tubercule , près du milieu du bord antérieur du céphalothorax, et trois autres de chaque côté, groupés et formant un triangle. La paire de pattes antérieures est très longue, fort mince et filiforme , sans crochets au bout ; les trois autres paires ont leurs tarses courts, de quatre articles, et deux crochets à leur extrémité; celles de la seconde et de la troisième paire sont presque égales et un peu plus longues que la dernière. L'abdomen est ovale, à anneaux distincts, et fixé au céphalothorax par une petite portion de son diamètre transversal.

C'est particulièrement aux contrées chaudes de l'Amérique et de l'Asie que ces

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Arachnides sont propres. Feu Déjardins, qui en a envoyé de Saint-Domingue, dit en avoir rencontré dans de vieux troncs d'arbres pour* ris. Les Nègres de ce pays les craignent beaucoup; mais Déjardins n'a Jamais eu occasion de s'assurer si leur morsure était dangereuse.

On en connaît use dizaine d'espèces ; parmi elles , je citerai comme type de ce genre singulier le Pbbvmb lc»k, Phrynûs /«natut (Latr., Hist. nat. des Crust. et des Int., t. VII, p. 176). Cette espèce vit en Amérique; mais, d'après un individu que possède le British M ustum, elle se trouverait aussi au Bengale. (H. L.)

PHRY1VE (ypv'yfl, crapaud), bept.— Nom d'un genre de Crapauds employé par Oken et M. Fitzinger. (P. G.)

•PRHWÉIDES. phrynidea. aiucmt. — U. P. Gervais, dans le tome in des Insecte* aptères, par M. Walckena«r, désigne sous ce nom le deuxième ordre de la classe de» Aptères. Cbei les Arachnides qui composent cet ordre, le céphalothorax est d'une seule pièce en dessus , et pourvu d'une languette styloïde en dessous. L'abdomen est pédiculé, discoïde, de dix anneaux, souvent boutonné à son extrémité, mais dépourvu d'appendices génitaux en forme de peigne. Les mâchoires et les palpes sont monodactyles , terminés par une griffe ; les palpes sont plus ou moins longs , épineux sur le bras, l'avani-bras et la main. La jambe et le tarse de la première paire de pattes sont décomposés en un grand nombre de petits articles, fort grêles et flagelli formes ; les tarses des autres pattes sont triarticulés et à deux ongles. La jambe est de deux articles aux deuxième et troisième paires Je pattes, et de trois à la quatrième. Les yeux sont au nombre de huit, et sont ainsi disposés: deux très rapprochés sur la ligne médiane, près du bord antérieur du céphalothorax , et trois bilatéralement, en triangle, à la hauteur des pattes de la seconde paire. La respiration est pulmonaire; l'anus est terminal : cet organe cbex les Phrynes est ouvert à l'extrémité de l'abdomen et couvert d'un petit opercule; leur appareil génital s'ouvre sous une pièce écailleuse du commencement de l'abdomen à la partie inférieure de celui-ci. Quant aux impressions bilatérales des anneaux inférieurs de l'abdomen,

elles n'ont pas paru perforées à II. P. Gervais. L'abdomen se compose en dessous de dix articles, en comptant celui qui sert d'opercule.

Les Arachnides que cet ordre renferme sont propres aux contrées chaudes de l'Amérique et de l'Asie ; il ne renferme qu'un seul genre, qui est celui des Phrynes. Voy. ce mot. (H. L.)

•PHRYXETA <9pv»oç, crapaud), rus.— Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tétra mères de Latreille , de la famille des Longicornes et de la tribu des Lamiairea, formé par Dejean (Calai. , 3* éd. , p. 368), et adopté par II. deCaste1nao(f7isf.nafttreHs des animaux articules, t. II, p. 474). Ces auteurs rapportent à ce genre les e*pèm suivantes: p. spinator,varicgator¥., obscura, tnarmorta 01., obesa Westw. (Drejei Kl., Dej.), brunnicornis Guér., aurocincta Gr. {bisignata, flavocincta De).) et rttica Dej. Les première etrioquièmesontoriginaires du cap de Bonne- Espérance; les deuxième, troisième, sixième, septième et huitième, du Sénégal ou de la cote de Guinée, et la quatrième est propre à Madagascar. Il existe une espèce voisine de celte dernière qui est de l'Australie. (C)

PHRYNIDES. Phrynida. àuan.—Voy.

raaTRarocs. (H. L.)

•PURYNISCUS ( t**jt<f, crapaud ; ***«», je ressemble), vtn. — Genre de Crapauds signalé par Wirgraann. Il comprend deux espèces, l'une de Montevideo et l'autre de la Nouvelle-Hollande. (P- G )

PI1RYMUM. bot. pb. — Genre de la famille des Amomées, tribu des Cannarées, établi par Willdenow ( Sp. , 1 , 17). Herbes vivaces des régions iotertropicales de l'Asie et de l'Amérique. Yoy. ahoibcs.

•PHRYRIOCÉPHALE. Pkrynocephalnt (rpvrot, crapaud; tète), bbft.— Genre

de Sauriens de la famille des Iguaniens acrodontes, établi par M. Kaup (journal l'toi, 1827). Il comprend un petit nombre d'espèces conânées dans les environs de la mer Caspienne ou principalement dans la Sibérie méridionale et dans la Turquie d'Asie. La plus curieuse a été décrite par Pallas sous le nom de Lacerta anrUa, parce qu elle a les angles de la bouche garnis d'une membrane courte et dentelée à son bord libre. Ce caractère qui manque aux autres,

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