PLANTES
Les directions diverses que prennent les parties des plantes sont au nombre des faits les plus remarquables, mais en même temps les plus obscurs qu'étudie la physiologie végétale. Aussi ont-elles attiré depuis long* temps l'attention des physiologistes, qui ont proposé pour les expliquer de nombreuses hypothèses. Mais, hâtons-nous de le dire, malgré la faveur dont ont joui certaine* de ces hypothèses, aucune d'elles ne rend suffisamment compte de ces phénomènes dont des observations multipliées ont fait connaître plus exactement les circonstances sans faire disparaître l'obscurité qui enveloppait leur cause première , et pour lesquelles on est invinciblement amené à admettre la force vitale comme motif priocipal, si ce n'est même unique. Afin de mettre plus d'ordre dans l'étude de ces phénomènes de direction , nous les diviserons en plusieurs paragraphes distincts.
§ 1. Tendance des racines et des tiges à la verticalité. — Les racines s'enfoncent verticalement dans la terre ; les tiges s'élèvent vers le ciel ; c'est là un fait fondamental de l'organisation végétale , et dont quelques exceptions, souvent plus apparentes que réelles , n'allèrent pas la généralité.
La tendance des racines à se po"" vers le centre de la terre est facile à reconnaître par l'observation et à démontrer par l'expérience. Dès l'instant où la radicule est sortie des enveloppes séminales, quelle que soit la position de la graine, elle commence à diriger son extrémité en bas , et , par là, elle s'enfonce dans le sol; si, comme l'ont
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