‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 27 sur 170 · OR Y · texte numérisé non relu

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Scioques. La bouche n'est pas dilaUble comme celle des Serpents. Les narines s'ouvrent sur les parties latérales du museau, chacune dans une seule plaque, qui est dite plaque nasale. La langue est charnue et bi~ j fidc a son extrémité; sa surface est en partie granuleuse, en partie veloutée. Les dents sont longues, aiguës, un peu couchées en arrière, insérées sur les maxillaires seulement ; le palais a une large rainure longitudinale. Les vertèbres sont au nombre de 130 environ : 2 cervicales, 61 dorsales, 2 sacrées et 65 caudales. Il y a un rudiment de sternum et d'épaule, mais le reste du membre antérieur n'existe pas. Au membre postérieur on ne voit de même, dans le squelette, qu'uu rudiment du bassin et rien extérieurement, M. Van Bcnedcn a néanmoins remarqué, aiusi qu'il nous Ta écrit, que dans les Orvets naissants il y a des traces extérieures des membres de derrière. Elles sont réniforines, à peu près comme dans les Dibames.

Ces petits animaux sont ovovivipares. Us vivent dans les bois, les landes, les garrigues, préfèrent les endroits pierreux, un peu secs un sablonneux, et se retirent dans des trous. Ils sont timides, assez vifs, et, dès que l'on s'approche , ils se cachent immédiatement. Ce sont des Reptiles complètement inoOTcnsifs, bien que, dans beaucoup de localités, on les redoute à l'égal des Serpents venimeux. Laurenti a depuis longtemps fait des expériences tout à fait concluantes à cet égard, et l'organisation des Orvets ne permet d'ailleurs aucun doute. Toutefois le préjugé subsiste dans un grand nombre de pays. Les Orvets sont nommés Anveaux, Anguist etc. Us se nourrissent de Vers de terre qu'ils avalent sans les mâcher, de petits Mollusques et d'Insectes. C'est évidemment à tort qu'on les accuse d'attaquer les Rats, les Grenouilles et les Crapauds; leur faiblesse et leur petite taille ne sauraient le leur permettre.

Lacépède rapporte qu'il y a aussi des Orvets au cap de Bonne-Espérance ; mais c'est une erreur. L'^concwj que ce naturaliste pomme la Peintade et qu'il donne à tort comme de l'Inde, le Typhline et quelques Typhlops leur ressemblent néanmoins assez, et ont pu être confondus avec eux par des observatcurssuperDciels. Voy. ces mots.

VAngxùs mdiaris, que l'on nomme aussi Attguis punctalissimus , est plus voisin des Orvets, et a été placé jusqu'en ces derniers temps dans le même gearequ'eux. MM. Duméril et Bibron l'en ont séparé sous le norr d'Ophiomorus, en lui assignant les caractère suivants : Narines la léra les s'ouvra nt chacune entre deux plaques, la nasale et la supéronasale; langue plate, squameuse, faiblement échancrée à sa pointe; dents coniques, obtuses, droites; palais non denté, a rainure longitudinale; ouvertures auriculaires fort petites; pas de membres; corps anguiforme; queue longue, arrondie, pointue; écailles lisses.

UAnguis miliaris est un peu plus petit que VA. fragilis. Il a le corps marqué de nombreuses ponctuations noires. On le trouve sur les bords de la mer Caspienne, en Morce, aiu»i qu'en Algérie. (P. G.)

ORYCTÈRE. OrycUrus (ip«w,P, fossoyeur), ha m. — Fr. Cuvier (Denis des Mamm.) a appliqué ce uom à un genre de l'ordre des Rongeurs, dans lequel il plaçait la grakdk Taupk du Cap, Mus maritimus, et la petite Taupe du Cap, de Buffbn , Mus capensis. On doit remarquer toutefois que chacun de ces animaux avait été précédemment considéré par Uliger comme type d'un genre distinct : le Mus capensis, formant le groupe des Gcorycnus , dans lequel prend également place une espèce décrite par Ruppel sous le nom de Bathyergus splendcns, et le Mus capensis, auquel on doit joindre quelques espèces voisines, constituant le groupe des Bathyergus. Mais comme il existe entre ces animaux des différences réelles, il semble utile d'adopter la marche suivie par Uliger, et c'est du reste ce qu'a fait Fr. Cuvier dans une note insérée dans les Ann. des se. nal. en 1837. On doit, en outre, réunir à ces deux grour pes particuliers celui des Rais-Taupes ou Spalax, qui en est très voisin , ainsi que quelques petites subdivisions qui ont été proposées dans ces derniers temps.

Ainsi constituée , la famille des Oryctères comprend des Rats de taille ordinairement petite, etqui habitenlFAiriqueet une partie de l'Europe et de l'Asie. Les ongles de ces animaux , surtout ceux des membres antérieurs , sont très développés et très propres à fouir : aussi creusent-ils la terre à la ma -

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nièrc des Taupes, et ont-ils une vie presque exclusivement terrestre , ne sortant guère que la nuit de leurs terriers. Leurs yeux s soi très petits et même quelquefois cachés sous h peau. Enfin , leur queue est nulle ou très courte.

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