‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 43 sur 170 · OVO U · texte numérisé non relu

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vement toutes celles qui doivent lui donner la faculté de vivre librement bon des enveloppes qui le protègent dans l'œuf où il est renfermé.

C'est ce développement du germe dans l'œuf, ce sont les changements que cet œuf éprouve dons sa composition, depuis l'instant de la fécondation jusqu'à l'éclosion ; ce sont les phases a percevables entre ces deux limites, dans la forme, le volume et la composition du petit être organisé, qui font le sujet de VOvologie. Elles caractérisent la première époque de l'existence, dont la durée est limitée par ces deux termes, l'instant de la fécondation et l'éclosion.

La naissance, dans l'acception vulgaire, commence seulement la seconda époque de la vie f l'époque d'éducation, celle où les soins des parents sont très souvent nécessaires au petit être pour son alimentation. Cest l'époque de l'allaitement pour les Mammifères ; de l'alimentation dans le nid par les parents , pour beaucoup d'Oiseaux ; d'une surveillance active, d'une protection manifeste de la part du père et de la mère, 4e l'un ou de l'autre séparément, pour nombre d'espèces des autres classes. C'est au moins une époque, pour les animaux vertébrés aquatiques, où le petit qui vient d'éclore reste immobile , continue de s'alimenter au moyen de son vitellus , et solidifie son organisme par une nutiition plus parfaite , au moyen d une respiration plus complète.

Mous distinguons la troisième époque de la ©te par ce caractère, que l'animal a en luimême et par lui-même tous les moyens de rechercher et de se procurer sa nourriture; c'est Y âge d'alimentation et d'accroissement indépendants.

Lorsque cet accroissement est parvenu à un certain degré, l'animal éprouve dans son organisme des changements, des développemenu qui lui donnent à la fois les moyens ci le besoin de contribuera la propagation d'autres individus qui continueront son espèce. Cette époque de génération ou de propagation sera la quatrième de son existence; elle la terminera cfaex un grand nombre.

Peu d'espèces parviennent à la cinquième époque de la vie, à celle que j'appelle d'eni'chppement, par opposition a la première. l'eu d'espèces, excepté dans les classée supérieu-

res, ont le triste privilège de vieillir, c'està- dire de perdre par degrés les forces physiques la faculté .de se mouvoir avec plus ou moins d'agilité ; celle de voir, d'entendre, après avoir perdu celle de se propager. Durant cette dernière époque de la vie , l'alimentation est à peine suivie de la nutrition, et les matériaux solides et inertes de l'organisme finissent par l'encombrer et par en arrêter le jeu. L'Homme seul peut montrer à cet âge, au milieu des débris de son existence matérielle, une lumière qui semble s'en détacher peu à peu, à mesure que les instruments de cette existence deviennent plus impropres à l'exercice de la vie sensuelle. Cette lumière, c'est su raison , c'est sa pensée qui s'élève souvent d'autant plus vers un autre avenir, que son organisme s'enveloppe et s'affaisse davantage.

Ces cinq époques de la vie ne sont pas tellement limitées que l'une d'elles n'empiète pas un peu sur l'autre, chez quelques espèces et dans quelques circonstances. Ainsi l'âge de propagation peut coïncider avec celui de l'accroissement indépendant. Dans d'autres cas, cette quatrième époque dure encore que la cinquième a déjà commencé.

Pendant ces cinq époques, l'organisme éprouve dans sa forme générale, dans sa composition , dans l'existence passagère de certains organes, dans le développement ou l'affaissement d'autres organes, des changements sur l'ensemble desquels j'ai peutêtre fixé le premier l'attention, dans un cours public ayant uniquement pour objet l'exposé de ces métamorphoses.

J'ai pensé que la science des êtres organisés n'était plus complète, lorsqu'on se bor nait à comparer les espèces entre elles , aux époques où les individus qui les composent ont atteint leur forme définie; que de nombreuses observations récentes devaient servir à composer un nouveau cadre, dans lequel on comparerait une seule espèce à elle-même aux différentes époques de sa vie , dans lequel les caractères de ces différentes époques serviraient de points de comparaison outre les familles, les classes et les types. Je n ui fait encore qu'esquisser ce plan, dans mes cours au Collège de France, durant quatre années consécutives (I) où j'ai passé en revue tout le Règne animal, en étudiant ainsi

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l'uue après l'autre les classes qui le composent. Mois cette esquisse a déjà servi i des Imitations que je puis m'applaudir d'avoir provoquées.

Les métamorphoses qui ont lieu à la première époque de la vie, devront plus particulièrement faire le sujet de cet article. VOvologie, en effet, doit traiter du développement du germe dans Vœuf et des change ments qu'il y. subit jusqu'à l'éclosion ou la sortie du petit animal hors de Vœuf. Pour plus de clarté, nous l'avons divisée dans nos Cours et nous la diviserons dans cet article en quatre parties.

Nous traiterons dons la première de VExcgénie, ou des circonstances extérieures à l'oeuf qui sont indispensables pour que le germe qu'il renferme après la fécondation s'y développe.

La seconde partie , que nous appelons Ovogénie, comprendra les changements qui se passent durant l'incubation dans la composition de l'œuf, dans ses membranes et dans les substances alimentaires qu'il renferme.

La troisième partie, ou l'Embryogénie, aura pour objet la connaissance des changements successifs que le germe éprouve, dès l'instant où il se manifeste, jusqu'à l'époque de l'éclosion ; ces changements , ces métamorphoses étant considérées dans l'ensemble de l'organisme.

Enfin la quatrième partie, ou VOrganogénie, fera connaître ces changements successifs dans les divers organes ou les divers sjstèmes d'organes.

Chaque type du règne animal ayant, dans son développement dans l'œuf et dans ses métamorphoses successives , des caractères particuliers, nous en traiterons séparément sous ces quatre points de vue, et nous commencerons par les Animaux vertèbres. Nous indiquerons ensuite brièvement les principales différences que présentent à cet égard les trois autres types des Articulés, des Mollusques et des Zoophytes.

Nom espérons pouvoir terminer par un court aperçu des métamorphoses les plus remarquables que les animaux éprouvent aux quatre autres époques de la vie, et par l'application de cette connaissance à la méthode naturelle de classification du règne animal; sinon nous renverrons cet aperçu et ces

considérations aux articles zoologie et zoo-

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