C. Chez les Reptiles propres
Les Crocodiliens et les Tortues de terre et d'eau douce ont des œufs à coque calcaire, résistante, tandis que ceux des autres Sauri'cnj ovipares , des Ophidiens , également ovipares, et des Tortues de mer, ont une coque de nature coriace, qui s'affaisse et se ride prom plein en t par ta dessiccation.
C'tsi qu'une partie de l'incubation et du développement, du moins cbei les Ophidiens et les Sauriens, a lieu dans l'oviducte.
Cette enveloppe protectrice est encore plus mince lorsque le Reptile est vivipare et que l'incubation, continuée dans l'oviducte, doit
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s'y terminer. Mais la nature du milieu rcspirable, qui est l'air pour tous les animaux de cette classe, n'a pas seulement influé sur les enveloppes protectrices de l'œuf; celui-ci a de plus, dans sa composition, une membrane vasculaire respiratrice, appendice da l'embryon , qui vient se placer immédiate* ment sous la membrane de la coque et la double.
Ce Lté membrane, qui n'existe pas chez les Poissons, non plus que chez les Amphibies, se voit encore dans les deux classes suivantes. Nous la décrirons dans l'Ovogénie sous le nom d'allantoide.
D. Chez les Oiseaux.
L'œuf des Oiseaux est constamment revêtu d'une coque calcaire, blanche ou colorée différemment, suivant les espèces. Cette coque a la densité et la dureté suffisantes pour résister au poids des parents durant l'incubation, et pour rester cependant perméable à la chaleur que doit lut communiquer la couveuse, et à l'air atmosphérique dont l'influence est nécessaire à la vie do fœtus.
Comme chez les Reptiles, l'aUantolde se déploie avec ses nombreux vaisseaux, sous la membrane de la coque , pour la respiration de Pair.
E. Chez les Mammifères.
Tous les animaux de cette classe étant vivipares, et leur œuf ayant pour lieu d'incubation l'oviducte, il n'avait pas besoin d'enveloppe protectrice dure et résistante, comme l'œuf des Oiseaux ou celui des autres Ovipares.
Le volume de l'œuf des Mammifères est extrêmement petit, comparé à celui des Ovipares proprement dits , parce que l'œuf de ceux-ci , entièrement libre ou séparé de la mère, devait emporter avec lui toute la nourriture nécessaire an développement dn fœtus.
Au contraire, l'œuf des Mammifères n'a qu'un très petit vitellus, pour servir au premier développement de l'embryon. Celui-ci ne tarde pas à se mettre en rapport avec les parois de l'organe d'incubation , au moyen des ramifications vasculaires qui pénètrent dans les villosilés de son chorion ou de sa membrane extérieure, et à prendra
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par leur intermédiaire, et plus tard par celui d'un placenta simple, double ou multiple, qui n'est qu'un développement de ces premières villosités du chorion, toute la nourriture dont il a besoin.
Les Marsupiaux, à la vérité, n'ont pas de rapports nutritifs, au moyen d'un placenta, arec les parois de l'organe d'incubation. La membrane extérieure de l'œuf ne se revêt pas même de villosités. L'embryon •'y nourrit par imbibilion des sucs que les parois de l'organe d'incubation transsudent, comme cela a lieu pour les Reptiles et pour la plupart des Poissons qui sont vivipares.
5 3. Rapport du nombre des œufs avec le lieu d'incubation et ave stances propres à l'espèce.
Plus les œufs sont «posés à des cause? multipliées de destruction, plus ils sont nombreux. Leur quantité augmente ou diminue non seulement en raison des dangers qu'ils courent dans leur lieu d'incubation , mais aussi selon le râle assigné par I'Or. dosnatecb suprême de l'économie générale de la nature à l'espèce qu'ils doivent propager et conserver.
Nous verrons que les Oiseaux de proie et les Mammifères carnassiers sont généralement moins féconds que ceux qui se nourrissent de végétaux. Les pontes multiples , daus une même année, peuvent d'ailleurs coïncider avec le plus grand nombre d'oeufs, et contribuer singulièrement à la multiplication de l'espèce.
A. Chez les Poissons.
Notre première proposition trouve immédiatement son application dans celte classe.
Si le Poisson dépose ses œufs dans l'eau, où ils sont exposés à une foule de causes de destruction , il en pond des milliers, des cent mille, presque des millions (t).
S'il les dépose dans une poche protectrice (les Syngnathes) , ou s'il les conserve allachés à son corps (le genre Scyphius), on ne les compte plus que par centaines. Leur nombre descend à cent environ chez les
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Pcecilies, dont l'ovaire est le lieu d'incubation. Il est moindre chex la Blennie vivipare, et ne se compte plus que par dizaines chez les Squales et les Raies vivipares.
B. Chex Us Amphibies.
Les Salamandres , les seuls des Reptiles amphibies qui soient vivipares, sont peu fécondes. La Salamandre tachetée a trente , Jusqu'à quarante œufs par portée ; tandis que la Salamandre noire des Alpes n'en a que huit ou dix, qui périssent pour la plupart , et dont les débris servent de nourriture à celui qui subsiste dans chaque ovaire, et qui y prend un développement eilraordinaire.
Les Tritons ne pondent pas beaucoup d'oeufs ; mais la mère a l'instinct de les cacher dans les plis des feuilles des plantes aquatiques.
Oui, au contraire, des Batraciens anoures, pondus par centaines et par milliers, restent «posés à la surface des eaux peu profondes, où ils peuvent éprouver toutes sortes d'influences destructives. Leur nombre est en raison de ces circonstances défavorables.