‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 61 sur 170 · C. Etnbnjoaénie des Reptiles · texte numérisé non relu

C. Etnbnjoaénie des Reptiles

Nous avons fait connaître , dam l'Ovogénie, que les cinq classes des Vertébrés se séparent , sous ce rapport , en deux groupes dinincts : les Poissons et les Amphibies , qui n'ont ni amnios, ni allantolde, coniposent i un oe ces aeux groupes , ics ncpules, les Oiseaux et les Mammifères, qui en sont pourvut, forment Pautre de ces réunions. Mais le développement de ce dernier groupe se distingue encore par plusieurs autres caractères im portants.

Il n'a Jamais de véritables branchies, fonctionnant comme telles. L'éclosion , ou la mise bas de ces animaux, devant s'effectuer dans l'air, leur organisme est plus solidifié, afin de résistera l'action desséchante de ce fluide respirable.

Enfin, les poumons, ces organes de respiration pour Pair, dont les animaux de ces trois classes sont pourvus, sont rais en action dans l'instant où le petit être reçoit immédiatement, par l'éclosion on la mise bas, l'influence de l'air, son milieu respirable.

A part ces circonstances , d'ailleurs très importantes, ce développement de l*em> brjoo des Vertébrés à poumons » suit les marnes lois, le même onrre dans sa composition, dans sa complication successive, que celui des Vertébrés à branchies. Aussi ne nous arrêterons-nous aies décrire que pour en faire saisir les principaux caractères ; et ce que nous en dirons pour la classe des Reptiles, abrégera beaucoup ce qn'H nous restera à faire connaître de l'Embryogénie des Oiseaux et des Mammifères.

Les périodes de développement de ce groupe correspondent assez bien, pour leurs principaux caractères, à celles que nous avons adoptées pour le groupe précédent, sauf que nous devrons en compter une de plus , qui comprend ce degré supérieur dans le développement et la solidification de l'organisme, que nous avons reconnu nécessaire pour l'éclosion dans l'air.

Les deux exceptions que nous offriront

les Mammifères, relatives aux petits des

Cétacés , pour la mise bas dans l'eau , et

«eux des Marsupiaux pour leur développet. x.

ment peu avancé , au moment d'uni- sorte d'avortement normal, n'infirment pas la règle.

Peu de Reptiles ont été le sujet des observations des physiologistes. Ce sont:

i» Deux espèces de Lézarda d'Europe, Lacerta agilis et vulgaris (1 ) ;

2° L'Bmys amazonica (2) ;

3° La Couleuvre à collier (3).

Ces observations ayant été faites sur des œufs pondus, il en résulte que, chez ceux qui avaient déjà subi une incubation intérieure , comme les œufs de Lézard et de Couleuvre, on ne pouvait y voir les premiers phénomènes de l'incubation.

Les plus jeunes œufs de Lézard, étudiés par Emmert et Hochstetter, avaient déjà l'aire vasculaire complète sur leur vitellu»; c'était du moins, sous ce rapport, la huitième période du développement des Poissons. Ceux de la Couleuvre à collier , observés par M. Rathkc, appartenaient à notre septième période.

J'ai cherché à remplir cette lacune, en étudiant le développement des Lézards avant la ponte.

J'y suis parvenu, en partie, au moyen de quelques observation» qui m'ont donné les résultats suivants: Lorsque le blastoderme n'occupe encore qu'un disque peu étendu à la surface du vitellus, l'aire transparente est un petit cercle concentrique de ce disque, qui a l'apparence d'un trou, au milieu duquel se voit quelque chose d'opaque, mais vague, è contours indéterminés. C'est Ta première trace de l'embryon qui répond à notre seconde période du développement dans fœuf.

Le moins avancé des fœtus d'une autre portée, était enveloppé de toutes parts dans son amnios, dont le feu H le t externe se détachait un peu de son corps, et passait, comme un pont, sur les parties rentrantes de celui-ci. Son extrémité céphalique montrait une courbure très prononcée ; venait ensuite la courbure nucbale, non moins saillante. Vis-à-via de celle-ci , du

(i) Rtckertia tur le divelopptmtnt det Uiardi dam U*T «m/, p»r In dnrtru.s Emm«rt « norhUftter, profrwenr» 4 Brrnr; Archive! de pkytiolorit, A» Rrit «t AutcnrirU), t. X. p. lé.iu , tt p. 3;i «t J;4 ; «I pl. I et II. LUIU, illt.

(l) P»r le cilrbrr Tirdrm»nn; n>-i.trlb*r|, t»»l, in-l».

(3) Dtttlopptmtmt dt U Coultupr i K(cogi»bcr|. iSJft, la-*», ««c 7 planche*.

côté opposé , se voyait une proéminence comprenant le cœur à l'état rudiraentaire.

Le tronc était grêle, arrondi, étroit, recourbé à son extrémité, sans viscères apparents , sans parois abdominales , et composé principalement de la colonne vertébrale.

Une espèce de boudin membraneux, qui dépassait cette extrémité , était formé par l'amnios. On n'apercevait encore aucun vaisseau dans les membranes. Les yeux n'étaient pas apparents, non plus que les capsules auditives, à moins qu'un petit cercle, qu'on apercevait près de la courbure nuekate , n'en ait été un indice. Il n'y avait encore aucune apparence de vésicule allantoïde.

Ce développement me parait répondre a la sixième période du développement des Poissons.

Dans des œufs d'une portée plus avancée, J'ai étudié deux fœtus , dont l'un avait 0", 004 de long, et l'autre O™, 003. Dans le premier, la mâchoire inférieure avait la forme d'une palette. On remarquait deux Éssures pharyngiennes, dont la seconde, très courte , était assez distante de la première. Les parois abdominales et inlesti nal es étaient encore largement ouvertes. Les reins primordiaux formaient comme deux cordons dans toute la longueur de la cavité abdoninale.

Dans le dernier, le fœtus enveloppé dans aon amnios, était, comme c'est la règle dans celle classe, enfoncé dans son vilellus par le côté gauche. La courbure cépbalique formait le sommet obtus d'un triangle isocèle.

Le cœur s'avançait dans une éebancrure de la base de ce triangle.

Un sillon situé derrière la mâchoire inférieure dessinait la première assure pharyngienne.

Au-devant de cette même mâchoire encore peu saillante, se voyait la petite fente buccale, moins étendue que la fissure.

L'œil était grand et saillant; la face le dépassait un peu.

L'allantolde formait une grande vessie , qui dépassait l'extrémité du corps en arrière, et s'avançait vers la tête.

L'aire vasculaire, ce réseau qui parait de bonne heure à la surface du vilellus, et forme un cercle autour de l'embryon, dont I

les vaisseaux se continuent avec ceux de cette aire, avait un diamètre double de relui du fœtus. Il y avait un sinus terminal, c'est-à-dire un cercle veineus limitant l'aire vasculaire. L'artère omphalo-raésentérique était adroite, et la veine à gauebe. Ce développement répondait à notre septième période , que nous allons décrire dans la Couleuvre.

Dans un fœtus un peu plus avancé , dont le degré de développement répondait à notre huitième période , on voyait derrière la seconde fente pharyngienne une faible saillie, premier indice du germe de l'eilrémiié antérieure. L'extrémité postérieure faisait une saillie plus marquée, derrière laquelle la queuè se recourbait et formait un crochet parallèle à celte saillie, et de même longueur.

Enfin, dans un autre fœtus, dont l'allantolde était un peu plus développée et dépassait l'extrémité du corps , il y avait trois fentes cervicales. La première était bornée en avant par chaque branche , en forme de palette , de la mâchoire inférieure. Deui autres arcs de même forme , mais plus courts, séparaient la première de la seconde, et celle-ci de la troisième.

Au-dessus du premier arc pharyngien, on distinguait la vésicule auditive, ayant déjà un pédicule.

Un léger renflement sur lescôlésdu pédicule de l'allantolde indiquait la première trace de l'extrémité postérieure, mais rien n'indiquait encore le développement de l'extrémité antérieure.

Ces deux derniers développements sont à peu près les moins avancés de ceux observés dans les premiers jours après la ponte, par MM. Emmert et Hochsteller.

Il ne faut pas oublier que nous les avons observés sur des œufs pris dans l'oviducte ; ce qui montre à la fois combien l'incubation intérieure fait faire de progrès au développement, chez ces Ovipares; et les différences qui peuvent exister dans le degré de ce développement, au moment de la ponte, suivant les saisons , les climats et les espèces.

Aucun auteur, que nous sachions, n'ayant précisé ce degré de développement de l'incubation intérieure, sur les Reptiles ovipares, nous avons cru que les observai ions

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qui précèdent pourraient être luef avec quelque intérêt.

Nous rapportons 1 la septième période le degré de développement décrit pour les plus Jeunes Couleuvres, qui ont été observées par M. Ratbke.

11 y a cependant des différences marquées, dans ce même degré, entre les Poissons et les Reptiles. Chez les premiers le développemment de la queue est plus avancé et même celui de la face.

L'apparition des premiers troncs vasculaires du vitellus montre, au contraire, un degré plus avancé dans le développement du système sanguin des Reptiles.

Dans cette septième période l'embryon de la Couleuvre à collier n'a que 0m,004. Il ne se compose encore que de la tête, qui a la moitié de cette longueur , et du tronc

Le fœtus, au lieu d'être contourné par sa face ventrale autour du vitellus , comme celui des Poissons , est enfoncé, par le côté gauche, dans un creux de ce même vitellus. Il y parait recouvert par une portion de la membrane vitelline, devenue la partie du blastoderme, formant Taire transparente et le faux amnios.

Cette aire commence à être traversée par quelques troncs vasculaires et entourée par quelques unes de leurs ramifications, qui forment l'aire vascutaire, et montrent que la circulation va s'établir entre le vitellus et le fœtus.

La tête est fléchie vers l'abdomen , et l'extrémité du tronc est un peu courbée en | spirale.

La corde dorsale , celte première forme de la série du corps des Vertébrés , s'est séparée du fourreau et de son noyau gélatineux.

Oo remarque , de chaque côté de cette ligne axillaire de l'embryon , une série de plaques assez nombreuses, qui sont, avec cette corde, plus solidifiées que le reste de l'organisme.

Les yeux font peu de saillie au dehors. Les organes auditifs paraissent, sur les cotés «le la masse allongée, comme une simple vésicule. 11 n'y a aucune trace d'organes olfactifs. La face ne montre que ses premiers rudiments. A peine reconnatt-on une légère saillie au devant de la fente buccale; cette

saillie renferme en germe tous les os de la face, sauf l'arc qui devra former chaque branche de la mâchoire inférieure, qui est très court. Aussi l'orifice buccal paralt-il très reculé sous le crâne. Cette dernière partie semble composer toute la tête.

Derrière l'arc de la mâchoire inférieure s'observe une fente assez large, mais courte; c'est la première fente pharyngienne.

Une seconde fente encore plus courte se montre derrière elle. Le court arc qui les sépare n'est encore que membraneux.

Le cœur est en forme de boyau replié, enfermé dans son péricarde. Sa partie postérieure reçoit la veine ombilicale. De la partie antérieure parlent trois paires de vaisseaux qui passent sous les arcs pharyngiens avant de se réunir pour former l'aorte.

La cavité abdominale est encore ouverte dans la plus grande partie de son étendue.

L'amnios s'attache à tout le pourtour de celle fente; et l'allantolde sort de sa commissure postérieure sous la forme d'une petite cornue.

Les parties antérieure et postérieure du canal alimentaire sont fermées. La partie moyenne se continue avec le sac vilellin , qui en est une poche excentrique; de sorte qu'il y a une large communication d'une cavité dans l'autre.

Le foie n'est encore qu'une double capsule ou qu'un double cul-de-sac annexé au canal intestinal.

Le pancréas se montre aussi comme une très petite poche, jointe de même au commencement de l'intestin, à l'endroit où sera le pylore.

Les reins primordiaux s'étendent dans toute la longueur de l'abdomen. Situés à côté de l'aorte et du mésentère, ils se composent de petites vésicules pj ri formes implantées sur leur canal excréteur et d'un blastème informe.

Il n'y a encore aucune trace de poumon,, ni d'organe de génération.

Après ces détails, nous n'indiquerons que quelques traits caractérisant l'embryon des autres périodes.

Dans la huitième, il se développe surtout par son extrémité postérieure, qui se contourne en spirale , de manière i former, à

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la fin de cette période, jusqu'à quatre tours

La tète continue de se développer dans la partie qui répond au crâne.

La fente abdominale diminue beaucoup de longueur. Les deux premières fentes pharyngiennes ne pénètrent plus jusqu'au pharynx dans leur partie supérieure. Elles ne forment qu'un simple sillon. 11 en paraît une troisième, puis une quatrième, de forme arrondie.

Le sang devient plus rouge; le péricarde forme une poebe considérable. Le cœur se divise en trois parties par des étranglements et des dilatations.

Le tronc artériel qui en part , en avant , se divise en arcs de chaque côté, dont les premiers se transforment en artères de la téte, après avoir été remplacés par d'autres, au nombre de deux paires, qui deviennent permanents. Ces arcs se réunissent ensuite vers le dos, pour former l'aorte.

En général , dans cette période, la circulation du fœtus est bien établie

Les poumons paraissent comme de petits sacs symétriques situés de chaque cote de l'œsophage.

Les premiers linéaments des organes internes de la génération se montrent à la Qn de cette période, comme deux traits blaucs de chaque coté de l'aorte , aux eûtes extrêmes des reins primordiaux.

Durant la neuvième période, le corps l'allonge beaucoup. La tête conserve sa grande proportion dans sa partie qui renferme le cerveau et les organes de la vision et de l'audition.

La face se développe avec les mâchoires. Les quatre tissures cervicales, qui existaient au commencement de cette période , disparaissent à la tla, dans un ordre inverse de leur apparition.

Les parois du tronc ont une extension considérable au niveau du cœur, à cause du développement de cet organe, de l'estomac et du foie.

La face abdominale de tout le corps reste plus courte qoe sa face dorsale; de là sa forme enroulée.

Dans cette période, le poumon droit, le aeul qui continuera de se développer, est déjà très sensiblement plus long que le gauche, qui reste stalionnaire.

Duraut la dixième période, la peau commence à se revêtir d'écaillés et a se colorer. Ce sont de petites granulations qui paraissent sur les côtés du corps et le long du dos.

La face s'allonge , la courbure nuckile s'efface , la courbure cépbalique se redresse. La spire que forme le corps s'élargit et s'abaisse.

L'ouverture ombilicale se rapproche de l'anus.

Intérieurement, les anneaux et les arcs vertébraux qui se sont formés durant la période précédente, deviennent cartilagineux.

La onzième période, qni distingue le développement dans l'œuf des Vertébrés aériens, le montre sensiblement plus aramé que celui des animaux aquatiques.

Chez ceux-ci, lesquelette n'est jamais que cartilagineux au moment de l'éclosion. Ctaex les animaux aériens, ou chez les Vertébrés à poumons , il devient osseux durant cette onzième période.

Leurs téguments prennent de même un degré de consistance bien plus avancé. Dans la Couleuvre, en particulier, les plaques abdominales se complètent par la soudure de leurs moitiés latérales; celles de la tête se montrent par suite de l'épaississement de la peau. Celle-ci se colore peu a peu dans toute son étendue. Tout l'organisme prend de la consistance avec son dernier développement dans l'œuf. Les organes mâles d'accouplement paraissent au dehors.

Au moment de l'éclosion, la Couleuvre à collier a déjà 0'",183 de long, et lePithoo molure 0",520.

D. Embryogénie des Ciseaux.

L'Embryogénie des Oiseaux a été depuis longtemps le sujet des éludes des physiologistes , sans doute à cause des facilités qu'elle présente à l'observation.

Aristote avait déjà fait connattre quelques traits de la formation du Poulet dans l'œuf et les plus intéressants détails sur ses enveloppes. On peut distinguer, dans ses descriptions, la membrane de la coque, l'allantoïde et l'amnios , par les rapports qu'il leur assigne.

Au xvii* siècle , Harvey, Sténon et Malpighi, imitant la méthode d'observation

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d'Àristotc , ont obtenu , de l'étude de ce 1 même développement du Poulet dans l'oeuf, des résultats intéressants (1).

Datas le xmii* siècle , il lent surtout citer Haller et J.-F. WaUT(5) ; mais c'est principal émeut dans le siècle actuel queTEmbryogénie«t rOr#anogénie des Oiseaux, et plus Harticulièremeirt ceUes duPoulet, ont été étudiées dans tous leurs détails avec les moyens d'investi galion perfectionnés que possède la science actuelle, par MM. Pander (3), Prévost et Dumas (4), de Baer (5), Serres (6), et en dernier lieu, par MM. Prévost et Leber(7),etc

Il résulte des observations nombreuses faites plus particulièrement sur l'Embryogénie des animaux de celte classe, que leur développement a la plus grande analogie avec celui des autres animaux Vertébrés, et plus particulièrement avec celui des Reptiles. Dans le Poulet, entre autres, on l'a suivi heure par heure et jour par jour, jusqu'à l'instant de l'éclosion.

Nous en indiquerons rapidement les principales phases et leurs caractères les plus saillants, en les rapportant aux périodes que nous avons adoptées pour classer celles du développement des Reptiles , des Amphibies et des Poissons.

I. La preroièi* période, caractérisée par le sillonneraient du viiellus, n'a pas encore été observée dans l'œuf des Oiseaux. J'ai déjà dit que ce sillonneraient doit avoir lieu probablement dans l'ovaire ou dans l'oviducte immédiatement après la fécondation.

Le Miel lus se compose à la vérité, déjà dans l'ovaire , de granules dont les uns sont

(f) Voir, ratreauties, lf> Eztixitatientt ammalium outtort Ctttlàtàmt ftirvro; Aaxteiutfami, ibCi.

(»; Tktortm gtnttaiimut , H»H»r , 1719 , ln-4 ; et JVian, Ctmmtnt Mtd. Pttn^mt.. I. XII. XIII et XIV.

mu «a*m cnua Inculatum priuribm quingue dubut thbtt, marlorr O». Fonder Wirrburjl. 1817. C<t auteur a étudié 1* développement du Poulet pendant le» cinq premirr» Joui». Il a cm|.lojt plus «le ï.ooo oeuf», rt s'rsl servi, à eet tlfrt . <i» U macl.ine tnventee par Hoffmann rt publiée par Clumenba.* 11 a observe que l'incaballon n'avait pat Usu sv^lesapiude ï3' & ni aa tleesai de il*.

(*) AnHaUê <Utuit*t*i Mtlur., t. XII. p. «iS et taie,

etpi. *;

( i) f V*«r euXwicktluntsttttkitMt der Tkitn,wa V Karl Etait V. Bwer Erstrr TbeO. — Ktaniflbarg , >SJ*.

(f>i ttfihtrtltl sv Ut Htvtloppemtnti primitif» d> ttmhrro a , Camptes-rendus de l'Arsd. des scienres du 10 avril l»,^.t XVt. p. -oi et suiv.

fi) '**** -«.ce d. 2. Icimx ii»;, t. XXJV, p ,94.

régulièrement globuleux, et peuvent être considérés comme des cellules élémentaires ; ils ont , suivant de Baer , de 0,005 à 0,01*5 de ligne. On distingue de plus une foule de granules plus petits, sans forme bien déterminée. Au milieu du viiellus il y en a de plus grands, irrégulièrement arrondis, souvent oblongs, de couleur plus claire.

II. La seconde période du développement du Poulet dans l'œuf s'étend jusqu'à la quinzième heure de l'incubation ; elle est ca< ractérisée par fa formation du blastoderme ou de la membrane du germe. Dans l'œuf du Poulet celte membrane se sépare distinctement de la vitelline et du viiellus , vers la septième ou la huitième heure.

Ce germe , aplati en forme de disque membraneux , présente dans son centre un espace plus clair, de O^.OOS de diamètre environ; c'est l'aire transparente ou germinative. La partie périphérique du blastoderme est plus foncée.

On distingue, dans son épaisseur, deux couches ou deux feuillets, le supérieur ou l'externe, qu'on désigne improprement, à notre avis, sous le nom de séreux, se métamorphosera dans les organes de la vie animale: tandis que l'inférieur, qu'on appelle muqueux , produira ceux de la vie végétative.

Ils seront même bientôt séparés par une couche vasculaire qui contribuera au développement des uns et des autres, et de laquelle le cœur et les principaux vatsseauv tireront leur origine.

L'aire transparente est divisée , dans ces premiers temps, par une ligne médiane plus transparente, en deux moitiés latérales symétriques. Celte ligne primitive (1) est le premier indice du sillon dorsal , et plus tard du canal vertébral qui renfermera la moelle épinière ; ce sont conséquemment les premiers linéaments de l'embryon. Us sont placés suivant l'axe transversal de l'œuf.

De la douzième à la quinzième heure l'aréole germinative est devenue py riforme ; cllea0",00.dc long.

I1L Entre la seizième et la vingtième heure, les carènes dorsales, dont l'apparition caractérise principalement la troisième période, s'élèvent et interceptent une large gouttière,

(i) M Serre», M«uoiie cllé , CempHi-wiui A* f Jt*d. dtt itifucu, t. XVI.

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indisttnclementlimiléeenavanteten arrière, moins large d'ailleurs dans sa partie moyenne qu'à ses extrémités. Sous cette gouttière , qui deviendra, en se fermant, le canal vertébral contenant la moelle épinière et ses enveloppes, se montre un trait fin, longitudinal , entouré d'un fourreau transparent. C'est la corde dorsale, état transitoire du corps des vertèbres.

Dans celte même période, il se forme une couebe vasculaire entre les feuillets séreux et muqueux , dans lesquels la membrane gerroinative s'est séparée en premier lieu.

IV. De la vingtième à la vingt-quatrième heure , la quatrième période est caractérisée par les changements suivants : les carènes s'écartent en avant et dessinent les premiers contours du crâne. Dans leur partie moyen ne, elles se rapprochent et forment un tube complet, le canal vertébral. En même temps les arcs futurs des vertèbres paraissent de chaque côté des carènes dorsales , en forme «le plaques carrées , au nombre de trois à quatre paires dans le principe.

L'aire germinalive de la membrane du germe ou du blastoderme, qui parait appartenir plus particulièrement à l'embryon, prend la forme d'un biscuit. La muqueuse s'étend vers le vitellus pour former le canal alimentaire.

V. Dans la cinquième période, le corps du Poulet a 0m,006 de long ; il dessine trois courbures : la cépbalique , la nuckale et la dorsale. De même la cavité du crâne montre trois divisions. Les plaques vertébrales se multiplient jusqu'à douze paires. L'embryon a'élève considérablement au-dessus de l'aréole germinalive.

Le cœur se développe comme un boyau cylindrique, et montre des mouvements d'ondulation. On voit se mouvoir dans son intérieur un sang clair. Ces phénomènes se passent de la vingt-quatrième à la trentesixième heure de l'incubation.

VI et VII. De la trente-siiième à la qua- Tante-huitième heure, on voit se succéder les phénomènes qui caractérisent les sixième et septième périodes. Dans les organes de la vie animale, les carènes dorsales se ferment sur toute la ligne ; les globes oculaires se dégagent de la cellule cérébrale ; l'organe de l'ouïe s'élève, comme une vessie , de la

cellule de la moelle allongée. Dans la partie antérieure de celle-ci, on voit un rudiment du cervelet.

Parmi les organes de nutrition , le système vasculaire continue de se développer. Le vitellus prend une apparence tachetée par des points entre lesquels naissent des traits qui forment des mailles : c'est l'origine de Taire vasculaire. Des branches vasculaires passent du coeur pour se rendre dans le blastoderme. Le canal alimentaire forme un tube complet.

VIII. La huitième période comprend les phénomènes du développement durant le troisième jour de l'incubation. Cette période se distingue par l'établissement de la circulation entre le réseau capillaire du vitellus et l'embryon. On aperçoit les divisions du cœur ; le sang est rouge. Le foie commence à se former ; ses rudiments sont deux vésicules à parois vasculaires annexées à l'intestin. Les quatre extrémités commencent à germer à la fin de cette période.

IX. Durant la neuvième période, qui comprend les quatrième et cinquième jours de l'incubation, le Poulet acquiert en rudiment toutes les parties de son organisme, et développe celles qu'il avait dans les périodes précédentes. Dans les organes de la vie animale , on aperçoit les premières traces du corps des vertèbres. A la On de cette période, la corde vertébrale disparaît. On distingue les quatre cordons de la moelle vertébrale, et les différentes parties de l'encéphale et ses enveloppes. On voit paraître les feotei cervicales que nous avons indiquées dans le développement des Reptiles , et dont nous parlerons dans l'Organogénie.

X. Durant la dixième période, qui s'étend du sixième au quatorzième jour de l'incubation , l'organisme continue de se compléter. Dans les deux premiers jours de celte période, l'allantoïde, ce poumon extérieur du fœtus, se développe rapidement et se déploie sous la coque. Les vaisseaux détournent le sang qui circulait dans ceux do vitellus. L'aréole vasculaire que ceux-ci formaient disparaît; c'est que le vitellus, complètement recouvert par le blastoderme, n'est plus propre à faire respirer le sang qui y circulerait encore.

L'embryon s'est rapproché de la coque , il t touche. Les extrémités se sont dévelop-

pées : elles ne lardent pas k montrer les parties dont elles se composent , les trois doigts de l'aile et les quatre doigts du pied.

L'œil est très grand et complet. Les paupières commencent à se montrer comme un pli circulaire de la peau. L'ouverture extérieure de l'oreille est plus apparente. Les canaux demi-circulaires et le limaçon se sont développés. La trachée - artère et les poumons se détachent de l'œsophage.

Vers la fin de cette période, les tiges des plumes sortent des places qui leur sont réservées, d'abord de la ligne médiane du dos, et de la région coccjgienne. Les couches musculaires paraissent sous la peau et se séparent.

Dans les derniers jours de cette période , c'est-à-dire à la fin de la seconde semaine de l'incubation, les tiges des plumes continuent de se développer; les écailles des pieds, les ongles apparaissent. On remarque dans les os les premiers points d'ossification. Les paupières s'étendent; la trompe d'Eustacbi se développe. Les organes mâles et femelles de la génération se montrent. L'intestin forme une anse en dehors de l'ombilic , et continue d'être en liaison avec le sac vitellin au moyen du conduit vitelloombilical. L'allantolde entoure tout l'embryon avec le sac vitellin.

Pour les Oiseaux, comme pour tes Reptiles, le développement dans l'œuf est plus avancé, et comprend une période de plus que pour les Amphibies et les Poissons, qui éclosent dans l'eau.

XI. Celte onzième période est caractérisée par un nouveau progrès dans la solidification desorganes existants, par une perfection dans leur organisation. L'embrjon se porte de l aie transversal de l'œuf dans son axe longitudinal. La tête, repliée vers la poitrine, se place ordinairement sous l'aile droite. Le labyrinthe de l'oreille s'ossifie. La chambre extérieure de l'œil se forme par la plus grande convexité que prend la cornée transparente. Le cervelet continue de se développer ; il prend des scissures plus profondes. L'ossification des os du crâne et celle des autres parties du squelette sont très avancées. L'ovaire droit, qui avait paru d'abord avec le gauche comme deux organes symétriques, cesse de se développer, et ne tarde pas à disparaître après l'éclosion.

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Dans les moments qui précèdent cet événement , le Poulet déchire l'allantolde et la membrane de la coque qui le séparaient de l'espace aéré où il commence à respirer : on l'entend quelquefois piper. Une petite proéminence très dure qu'il porte sur son bec supérieur, encore mou, et qui tombera bientôt après l'éclosion, est un instrument providentiel qui lui a été donné pour briser sa prison comme avec un diamant. Il sort enfin couvert de plumes, et peut, presque immédiatement, courir et manger.

Au reste, ce degré avancé du développement du Poulet est loin d'être celui de tous les Oiseaux. On sait que les Pigeons sont au contraire faibles , presque entièrement dénués de plumes, et qu'ils ont besoin de rester encore assez longtemps dans leur nid avant de pouvoir prendre leur essor. Beaucoup d'autres Oiseaux sont dans le même cas

L'âge d'éducation qui suit le premier âge de la vie est conséquemment d'autant plus long que le développement est moins avancé au moment de l'éclosion.

E. Embryogénie des Mammifères.

Le développement de l'embryon des Mammifères dans l'œuf ne diffère pas essentiellement de celui des autres Vertébrés à poumons. Nous verrons même que la composition primitive du germe, et la complication successive de l'organisme et de l'embryon et du fœtus, sont soumises aux mêmes lois que celles des quatre autres classes de cet embranchement supérieur du règne animal.

Pour arriver à ces conclusions , par l'observation exacte et circonstanciée, il a fallu que la science actuelle employât ses moyens d'investigation les plus perfectionnés, en donnant suite à la découverte de l'œuf des Mammifères dans la capsule de l'ovaire, qu'on appelle la vésicule de Graaff, et en l'observant dans son trajet à travers l'oviducte propre, jusque dans l'utérus. Si l'on se rappelle que cet œuf est d'une extrême petitesse, qu'il a à peine un millimètre de diamètre dans la Lapine , par exemple , on jugera combien il était difficile de le découvrir dans sa marche, d'étudier sa composition successive , dans les différentes parties et aux différentes heures de ce trajet, et de

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