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Ailleurs il existe plusieurs sacs embryonnaire» ; mais nous ne pouvons insister ici sur ces divers points, qui appartiennent plus naturellement aui articles relatifs à la fécondation , à l'Ovule qui Ta subie ou à la graine et à l'embryon. C'est également à tes articles qu'appartient l'histoire des modifications que subissent les diverses parties de l'Ovule dans son passage è l'état de graine mûre. Nous nous bornerons à dire ici que le nucelle et le sac embryonnaire de l'Ovule, après sa fécondation , se confondent avec les téguments ou sont résorbés dans certains cas ; que dans un nombre d'autres leur tissu prend au contraire du développement, leurs cellules se remplissent de fécule, d'huile , leurs parois épaississent , etc. ; enfin , qu'ils donnent naissance ainsi a l'albumen , soit isolément , soit (Nymphœa) simultanément.
Pour terminer cet article, nous dirons quelques mots sur les diverses positions des Ovules dans les toges de l'ovaire et relativement à ces loges. Or, prenant d'abord le cas le plus simple, celui d'un Ovule unique dans sa loge , nous le verrons prendre naissance , tantôt à la base de l'ovaire s'élevant alors vers le sommet de celui-ci {Ov. dresse), tantôt au sommet de l'ovaire et dirigé verticalement vers sa base (On. renversé) ; ailleurs plus ou moins haut sur le côté de l'ovaire et portant son sommet en haut (Ov. ascendant ) ; enfin , avec une origine également latérale, dirigeant son sommet en bas (Ov. suspendu ou pendu ). Dans le cas où deux Ovules eiistent dans la même loge , on les voit affecter, tantôt la même direction, tantôt des directions différentes ou opposées; enfin, le vague devient bien plus grand dans le cas de loges multi-ovulées. Au reste, on trouvera dans les ouvrages élémentaires et descriptifs de nombreux détails à cet égard, ainsi que sur certains autres points que nous ne pouvons traiter ici faute d'espace.
OVULITES. POLVP.tALG.— Genre de Polypiers foraminéa, établi par Lamarck pour de petits corps fossiles du terrain tertiaire des environs de Paris. On en distingue deux espèces: l'une, 0. pmlb (0. margaritula), ovolde , longue de 2 à 3 millimètres , très fragile et ressemblant à une petite coquille d'oeuf qui serait percée d'un trou i chaque
extrémité, ou qui même, par exception, aurait deux trous, au lieu d'un, à une extrémité. L'autre espèce, 0. allongés, est eylindracée, plus longue et plus mince. Les trous doatla surface est parsemée sont trop petits pour être des logesde Polypes; ce sont simplement des pores analogues à ceux dont les GoralUnés sont couvertes. Tout porte à croire d'ailleurs que les Ovulites ne sont autre chose que la pellicule calcaire de certaines Algues calcifères ou Corallines antédiluviennes.
(Duj.)
OXACIDES, chim.— On donne ce nom à la plupart des acides qui contiennent de l'Oxygène au nombre de leurs éléments.
OX.tA. m». — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Apiens ou Melliferes, famille des Nomadidcs , établi par Kiug (Berlin Mag. mat. cur.t 1807, p. 262), et dont les principaux caractères sont : Labre en carré long; palpes maxillaires réduits a un simple article très petit. L'espèce type, Ox. (lavescens Klug, a été trouvée au Brésil. (L.)
OXAHVÉRITE, Brewster. sur. - Voy.
A POPBTLLITE .
OXALATES. cmsi. — L'acide oxalique se combine avec les bases en diverses proportions. C'est en examinant avec soin la composition de ces sels que Wollaston mil hors de doute la loi des proportions multiples, il observa que les trois combinaisons crislallisables que forme l'acide oxalique en s'onis* sa n t à la Pousse contenaient, pour une quantité invariable de cet alcali, des proportions d'acide oxalique qui étaient exactement entre elles comme les nombres 1, 2 et 4; delà les noms d'Oro/oie neutre, de Bi-oxalaU et de Quadn-oxalatâ qui ont été donnés à ces sels.
L'acide oxaliquese rencontre fréquemment dans le règne végétal ; mais il y existe presque toujours combiné avec des bases, et piaf particulièrement avec la Potasse, la Soude et la Cbaux. On le rencontre en proportion considérable, è l'état d'Oxalale acide de Potasse, dans VOxalis acetoscila, le Rumex acetosa, VOxalis comiculata, le Géranium acttosellum. On le relire quelquefois de U première de ces plantes , d'où est venu le nom de Sel d'Oseille sous lequel on désigne souvent le Bi-oxalate de Pousse.
LesVarecs, les Fucus, contiennent beau-
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coup é'Oxalate de Soude ; mais on le trouve surtout en abondance dans le Sallosa toda, plante dont la combustion laisse une Soude naturelle (Carbonate de Soude) très estimée.
Les Lichens qui croissent sur les pierres calcaires contiennent jusqu'aux deux tiers de leur poids A'OxalaU de Chaux. Ce dernier sel constitue aussi les calculs qui se forment quelquefois dans la vessie de l'Homme, et qui sont connus, en raison de leur forme, sous le nom de Calculs muraux.
La Uumboldtite est un Sous-oxalate de sesqui-oxyde de Fer qu'on rencontre dans quelques Lignilcs.
Certains Oxalates acides, et particulière* ment le Sel d'Oseille, sont employés dans la fabrication des toiles peintes, ainsi que pour enlever des taches de rouille. Cette dernière propriété est fondée sur la grande solubilité de l'Oxalate de peroxyde de Fer. La rouille ou peroxyde de Fer s'unit directement à l'excès d'acide du Sel d'Oseille, et le sel qui en résulte est facilement séparé par des lavages. Plusieurs analyses chimiques très délicates sont aussi fondées sur la solubilité de l'Oxalate de Fer et l'insolubilité de plusieurs autres Oxalates.
L'Oxalate d'Ammoniaque est un réactif précieux pour démontrer la présence ou r absence de la Chaux dans l'eau. Il forme avec cette base un précipité blanc, caractérisé surtout par sa grande insolubilité dans l'eau et dans l'acide acétique, et par sa solubilité dans les acides azotique et cbtorbydrique. Une eau qui n'est pas calcaire reste au contraire parfaitement limpide quand on y verse une dissolution d'Oialate d'Ammoniaque.
M. Dumas , en examinant l'action de la chaleur sur l'Oxalate d'Ammoniaque, a fait une observation extrêmement curieuse. Il a vu que ce sel se transformait en une matière blanche presque insoluble, qu'il a appelée Oxamide. L'Oxalate d'Ammoniaque étant C 0\ H1 Ax -h a q, l'Oiamide a pour formule : Ca 0', H1 A', c'est-à-dire qu'elle diffère du sel qui l'a produite par les éléments d'un équivalent d'eau. L'inspection de sa formule montre qu'elle ne contient plus ni Ammoniaque, ni acide oxalique ; mais, sous l'influence des acides ou des bases hydratées, ou même sous la seule influence de l'eau à une température an peu supérieure a 100% elle agit sur les éléments de l'eau, s'en em-
J pare et, en quelques instants, elle régénère l'Oxalate d'Ammoniaque. On reconnaît facilement la présence de l'Ammoniaque à l'odeur vive et pénétrante qui se produit quand on chauffe dans un tube une petite quantité d'Oxamide avec de l'eau et de la Potasse.
Les Alcalis hydratés, la Potasse, par exemple, décomposent vers 200° un très grand nombre de matières organiques, et produisent de l'acide acétique et de l'acide oxalique qui restent unis à l'oxyde alcalin.
Les Oxalates décomposés à chaud par un excès d'acide sulfurique concentré, se détruisent rapidement ; leur acide se dédouble en volumes égaux d'oxyde de Carbone et d'acide carbonique.
L'Oxalate de Plomb se décompose par une température ménagée en un mélange d'oxyde de Carbone et d'acide carbonique qui ne correspond plus à la composition même de l'acide oxalique. Cette circonstance remarquable est due à la formation d'un sousoxyde de Plomb (P6, 0). (Pel.)
OXALIDE. Oxalit (&£vc, acide ; à cause de la saveur acide des feuilles cbei la plus grande partie de ces plantes), bot. ph. — Très grand genre de plantes de la famille des Oxalidées à laquelle il donne son nom , de la Décandrie peniagynie dans le système de Linné. Tournefort, en le formant, lui donna le nom d'Oxys, auquel Linné substitua celui d'OxoJw. Le groupe qu'il constitue est tellement naturel qu'il n'a subi, depuis Linné, aucun démembrement. Seulement, dans ces derniers temps, De Candolle avait cru pouvoir en détacher deux espèces pour en faire son genre Biophylum; mais M. Endlicher, que nous suivons ici, n'a pas adopté cette distinction. Les Oxaiides sont des végétaux herbacés ou sous-frutescents qui habitent en très grande abondance l'Amérique tropicale et le cap de Bonne-Espérance, dont un nombre beaucoup moindre se trouve dan les parties tempérées et chaudes du reste du globe. Ils sont eaulescents ou acaules avecracine tubéreuse; leurs feuilles alternes sont composées, bi-tri-quadrifoliolées , parfois réduites à la seule foliole terminale par l'avortement des autres, plus rarement pennées sans foliole impaire; leurs fleurs, de couleurs extrêmement diverses , souvent élégantes, sont le plus souvent réunies en cyme bifide
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ou eo ombelle pauciflore; elles présentent les caractère! suivants : Calice persistant, à cinq divisions. Corolle à cinq pétales alternes au calice qu'ils dépassent, libres ou légèrement soudés à leur base, brièvement onguiculés, obtus ; dii étamines libres ou un peu monadelpbes, dont les cinq oppositi pétales plus courtes, presque toujours glabres, tandis que les alternipétales sont généralement un peu hérissées. Ovaire porté sur un gynopborc court, à cinq loges dont l'angle interne porte assez rarement un et plus généralement plusieurs ovules ; à cinq lobes profonds, provenant de la soudure très incomplète des carpelles ; surmonté de cinq styles libres ou adhérents à leur base. A ces fleurs succède une capsule a cinq carpelles , n'adhérant entre eux que par leur bord asile sur lequel ils restent toujours Usés, et s'ouvra nt par leur ligne médiane dorsale.
Plusieurs Oxalides sont cultivées comme plantes d'ornement en serre tempérée ou sous châssis; elles se font remarquer par l'abondance et l'élégance de leurs fleurs qui se montrent d'ordinaire en février ou mars, et qui ne s'épanouissent qu'aux rayons directs du soleil. On les multiplie par leurs tubercules qu'on retire de terre tous les deux Ans. Quelques autres ont de l'intérêt sous d'autres rapports.
Dans son Prodrome (I, p. 690), De Candolleavaitsubdivisé lesOialides en plusieurs sections qu'il caractérisait surtout d'après leurs organes de la végétation. M. Endlicher, en adoptant ces coupes et leurs caractères, en a changé les noms et les a considérées | comme de véritables sous-genres dont nous donnerons le tableau d'après lui.
a. Palamoxys (§10. Palmatifoliœ DC).
Acaules ou à tige courte, nue à sa base ; feuilles pétiolées, à cinq ou plusieurs folioles palmées, dépourvues de glandes ; pédoncules uniflores. Ex. : Oxalis (lava Lin., Oxalis enneaphylla Cav., DC.
b. Adenoxys (§9. AdenophyllœDC). Caulescentes, 1 tiges tantôt pourvues de feuilles éparses, tantôt feuillées seulement vers le sommet, quelquefois presque nulles; feuilles à 3-5 folioles linéaires, munies en dessous, au sommet, de callosités glanduleuses; pédoncules uniflores. A ce sous-genre appartient I'Oxalide bicolore , Oxalis versicolor Lin., très Jolie espèce d'ornement, originaire
du Cap, a fleurs élégantes, blanches bordé» de rouge. Sa tige est nue dans le bas, déclinée ; ses trois folioles sont linéaires, échangées au sommet, avec deux petites glandes à leur face inférieure; ses pédoncules uniflores sont plus longs que les feuilles; ta styles et les longs filets de ses étamioes partent des poils glanduleux.
c. Acetosella {§ S. Acetosella DC). Acaules ou presque caulescentes ; feuilles trifoliolées, à pétiole immarginé, à folioles sans glandes à leur face inférieure; hampes ou pédoncules radicaux uniflores. Parmi les nombreuses espèces de ce sous-genre, oa cultive comme plantes d'ornement l'Ouirne poubpre, Oxalis purpurea Willd., et surtout I'Oxalide pompecsr , Oxalis speciosa Willd., originaire du Cap, acaule, légèrement pubescente, h folioles presque arrondies , eo coin dans le bas; ses grandes fleurs à limbe rouge-pourpre, à tube jaune, très brillante», sont portées sur une hampe de longueur presque égale à celle du pétiole et munie de deux bractéoles un peu au dessous de son milieu; elles se distinguent par leur cilice à poils simples et glanduleux entremêlés, ainsi que par leurs styles très long*. C'est encore ici que se range l'une de nos espèces indigènes, I'Oxalide petite Oscille, Oxalis acetosella Lin., vulgairement désignée sous les noms d' Alléluia, Surelle. Cette espèce est assez commune dans les bois et dans les lieux ombragés des environs de Paris et de presque toute la France. Sa hauteur est d'environ 1 décimètre ou un peu plus. Elle est acaule, couverte d'un duvet mou; de son rhizome noueux-écailleux et comme dentelé, rampant, s'élèvent les feuilles à folioles obeordées, et la hampe ou le pédoncule radical à deux bractéoles vers le milieu de sa longueur terminé par une seule fleur blanche, à pétales ovales obtus, deui ou trois fois plus longs que le calice, à stjles de longueur égale ou supérieure à celle des étamines intérieures. Ses graines sont luisantes, striées longitudinalement (Coss. et Gerra). Cette petite plante est regardée comme rafraîchissante. C'est de son soc qu'on extrait le bi oialate de Pousse, vulgairement connu sous le nom de Sel d'Oseille, qui a divers usages, soit économiques, médicinaux.
d. Pleropodoxys ($ 7. Pleropodeœ DC.)«
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A eau Ici ; feuilles glabres à 2-3 folioles , à pétiole ailé; pédoncules radicaux uniflores. Es. : Oxalis crispa Jacq. , 0. lanceœfolia Jacq., etc.
e. HaplophyUùxys (§6. Sknplicifoliœ DC. ). Acaules ou rarement caulescenles ; feuilles simples , c'est-à-dire réduites à leur foliole terminale. Et. : Oxalis monophylla Lin., 0. rostrata Jacq.
f. Mgopoàoxys ( § 5. Caprines DC. ).
Aeaules, ou à lige nue, feuillée seulement à son extrémité; pédoncules à une, deux ou souvent plusieurs fleurs; feuilles radicales à trois ou plusieurs folioles péliolulées. Le nom donné par De Candolle à cette section est emprunté à une espèce cultivée assex fréquemment, I'Oialide meo de Chèvre , Oxalis eaprina Willd. , plante acaule, à feuilles formées de trois folioles obeordéesbilobées , à fleurs violacées avec le fond jaune, réunies en ombelle pauciflore. On cultive encore, comme espèce d'ornement, I'Oxalide tét»apbylle, Oxalis tetraphylla Cuv., plante originaire du Mexique, acaule; à fleurs formées ordinairement de quatre folioles en coeur; à fleurs violacées, en ombelle pauciflore. Celte Oxalide est du petit nombre de celles cultivées pour l'ornement de nos jardins, qui peuvent passer l'hiver en pleine terre. On a iotroduil récemment, à titre de plante alimentaire , I'Oxalide de Dkppe, Oxalis Deppei , espèce à racines charnues, napiformes allongées, assex volumineuses, dont quelques personnes, particulièrement en Belgique, ont essayé de tirer parti; mais les résultats n'ont pas répondu i ce qu'on attendait. Ces racines sont très aqueuses et bien inférieures, tant en saveur qu'en qualité nutritive, aui tubercules de I'Oxalide crénelée. La plante qui les fournit est acaule; ses feuilles ont trois ou quatre folioles en coin à leur base , élargies au sommet , marquées de zones brunes ; ses fleurs rouges sont portées sur de longs pédoncules radicaux et réunies en ombelle peu fournie; elles se succèdent pendant une grande partie de l'année.
g. Parthmoxys ($4. Cauliflorm DC).
Caulescenles, à lige allongée, portant des feuilles éparses, dont les supérieures au moins sont pétiolées , à 3-5 folioles ; fleurs solitaires sur des pédoncules axillaires. Ex. : Oxalis inearnata Lin. t O. venosa Sav.
h. Rhodoxys ($ 3. Sessilifoliœ DC.). Caulescenles ; tige renflée en tubercule à sa base, allongée; feuilles éparses, ses*iles, formées de trois folioles velues ; fleurs solitaires sur des pédoncules axillaires. Ex. : 0. rubella Jacq. , 0. hirta Lin.
i. Ceraloxys (S 2. Corniculâtœ DC.).
Caulescentes ; tige non renflée en tubercule à sa base , herbacée ou rarement sous-frutescente , feuillée ; pédoncules rarement uniflores, plus souvent biflores ou multiflores; feuilles palmées à trois folioles toutes sessiles , obeordées. A ce sous-genre appartient une espèce à laquelle on a attribué dans ces derniers temps une importance qu'elle ne parait pourtant pas justifier entièrement. C'est I'Oxalide crénelée, Oxalis crenata Jacq., plante annuelle, originaire du Pérou et du Chili , qui a été introduite il y a dix-huit ans en Angleterre, d'où elle est passée dans le reste de l'Europe. Sa lige est droite, feuillée; ses feuilles ont leurs folioles obovées; ses fleurs jaunes , striées de rouge, sont réunies au nombre de cinq ou six à l'extrémité de pédoncules plus longs que les feuilles; elles se distinguent par leurs pétales crénelés. La racine de celte plante donne naissance à des tubercules dont le volume varie depuis celui d'un pois jusqu'à celui d'un petit œuf de Poule , et dont le nombre devient très considérable par l'effet d'une culture bien conduite. Ils constituent un aliment sain , mais beaucoup trop préconisé dans l'origine ; ils ont une légère acidité qui disparaît par une demicuisson dans une première eau; leur couleur est jaune et blanche dans une variété très peu constante. Us renferment environ 10 ou i 2 pour •/. de fécule. Dans quelques unes des tentatives qui ont été faites sur la culture de celle plante, on a assuré en avoir obtenu de 500 à 700 pour un , et même , dans certains cas , plus du double de ce nombre. La culture de celte plante réussit surtout dans une terre douce, légère et bien amendée. Elle présente peu de difficultés : tantôt on plante d'abord les tubercules sur couche pour les mettre en pleine terre dans les premiers jours de mai ; tantôt on se borne à les mettre en terre et à demeure vers la mi-avril ; ou bien encore on a recours au bouturage, qui réussit très bien. Dans tous les cas , on espace les pieds d'environ an
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mètre, et l'on en augmente beaucoup le production par le buttage, que l'on commence dès l'époque où les jets ont environ un décimètre de longueur , et que Ton- continue avec précaution et régulièrement jusqu'au mois de septembre, époque où les branches, ainsi enterrées horizontalement , commencent à renfler leurs jets en tuner* cules. On arrache ceui-ci le plus tard possible, même après que la gelée a détruit les tiges, ou parfois ou les laisse en terre pendant l'hiver, en ayant le soin de les abriter sous une couche de feuilles. Les feuilles de rOialide crénelée ont une acidité assez analogue à celle de l'Oseille; mais il semble difficile d'en tirer un parti aussi avantageux qu'on le fait pour celles de cette dernière. Nous sigoalerons une autre espèce remarquable du même sous-genre, I'Oxalide tudérel'se, Oxalis itioerosaSav., plante du Chili et du Pérou , qui , dans son pays natal, a de l'importance comme alimentaire , à cause de ses tubercules de 15 millimètres environ de diamètre sur 7 ou 8 centimètres de longueur, tortueux , revêtus d'une pellicule mince , qui ont , dit-on , le goût de la Châtaigne , et qu'on mange bouillis ou frits. D'après II. Aie. d'Orbigny, les Américains nomment ces tubercules Oc a, et ils les préfèrent à ceux de la Pomme de terre. Mais cette plante ne figure encore en Europe que dans un petit nombre de jardins et à titre d'espèce curieuse. Enfin , c'est encore au même tousgenre qu'appartiennent les Oxalides moite et cornue, Oxalis stricto Lin., 0. comiculala Lin. , espèces indigènes que nous nous bornerons à nommer.
k. PhyUodoxys. Caulesceotes , sous-frutescentes, tige feuillée; pétiole souvent aphjlle, dilaté en lame foliacée.