Thamnoxys ($ i. Hedysaroideœ DC
Caulescentes, sous- frutescentes, feuillées; feuilles à trois folioles ovales ou lancéolées, dont l'intermédiaire pétiolulée; pédoncules multiflores; loges de l'ovaire généralement monospermes. Ex, : 0. pentaniha Jacq., 0. fruticosa Raddi.
m. Biophylwn. Caulescentes ; feuilles verticillées-fasciculécs vers l'extrémité de la tige, pennées sans impaire, à folioles nombreuses, opposées; pédoncules multiflores.
On a vu déjà que ce sous-genre est considéré comme genre distinct par De Candoile.
Son type est te Biophytum sensitivum DC {Oxalis sensitiva Lin.), plante annuelle, des Indes orientales , dont les feuilles sont douées d'une irritabilité analogue à celle que nous avons signalée et étudiée dans la Sensitive. (P. D.)
O&ALIDÉES. Oxalidea. bot. ph. — Famille de plantes dicotylédonées, polypétales, bypogynes , ainsi caractérisée : Calice à 5 folioles quinconciées, soudées plus oo moins entre elles à leur base. Autant de pétales alternes, plus longs, courleroent onguiculés, quelquefois cohérents à la base , caducs , à préfloraison tordue. 10 étaroines , à filets inférieurement élargis et monadelpbes, quelquefois munis vers le milieu, en dehors, d'un petit appendice, les opposipétales plus courts et quelquefois stériles; anthères oscillantes, biloculaires , s'ouvrant par des fentes longitudinales. Pistil sessile ou exhaussé sur un court gynophore, composé de cinq carpelles opposés aux pétales, unis entre eux vers leur axe, et présentant suspendus à l'angle interne un seul ovule ou plusieurs sur deux rangs, analropes ; autant de stjles qui restent libres ou se soudent inférieurement entre eux, et se terminent chacun par un stigmate capité ou bilobé. Fruit capsula ire, à déhiscence loculicide, et charnu. Graines le plus souveot revêtues extérieurement d un arille charnu qui les lance en se contractant élastiquement ; plus en dedans, d'un test crustacé strié dans deux sens. Embryon droit ou courbe dans l'axe d'un périsperme charnu, à cotylédons elliptiques, peu élargis , à radicule courte et supère. Les espèces sont des plantes herbacées ou frutescentes, à racine souvent bulbeuse ou tubéreuse, rarement des arbrisseaux ou même des arbres. Ceux-ci se rencontrent dans l'Asie tropicale. Les autres habitent aussi les tropiques , mais surtout leur voisinage , et s'étendent aux régions tempérées sans atteindre les froides, abondant surtout en Amérique. Leurs feuilles alternes, sans stipules , sont composées d'une ou de plusieurs paires de folioles avec une impaire terminale , qui , quelquefois, reste seule par l'avortcmeot des latérales. Le phénomène de l'irritabilité se montre sur plusieurs à un degré remarquable. Les fleurs sont solitaires aux aisselles ou disposées en eymes ombelliformes ou racémiformes terminales. L'acide oxalique
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abonde dans le» parties herbacées de la plupart et dans le fruit de celles qui l'ont charnu : il leur communique sa saveur, d'où Ton a tiré leur nom. Les tubercules sont riches en fécule : aussi les mange- t-on dans quelques espèces qu'on cultive depuis quelques années dans nos potagers.
GERBES
Oxalis, L. {Oxys, Tourn. — Biophytum, DC.) — Averrhoa , L. {BUhnbi, Rheed. ).
(Ad. J.)
OXALIQUE (actob). cbih. — Voy. acides
et OIALATES.
OXALIS. dot. m. — Voy. oxaude.
0\ ALITE, nm. — Syn. d'Humboldtite.
Voy. ce mot.
OXERA. bot. ra. — Genre de la famille des Bignoniacées?, établi par Labillardière (Ww. Caledon., I, 83, t. 28). Arbrisseaux de la Nouvelle-Calédonie. Voy. bigkokm-
CTES.
OXIDES. an*.— Voy. oxtdes.
0\IGÈ\E. cmn.— Voy. oxtgewb.
OXIGONE , OXINOB , OXISMA. mou,
— Voy. orrcowE, oxtkoe, oxysha.
*OXLEYA. BOT. PB. — Genre delà famille
des Cédrélacées, tribu des Cédrélées, établi* par A. Cunningham (m HookerBot. Miscell., I, 264, t. 54). Arbres de la Nouvelle-Hollande. Voy. CXTrtIBLACSES.
OXURA(S^ç,aigu; queue), ws.
— Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Uélasomei , tribu des Ténébrionites, créé par Kirby (Tr. Linn. Soc. Lond.t t. XIII, 1817; Conforte, éd. Lequien, p. 38, pl. 2, f. 6). Le type, YO. setosa de l'auteur, est originaire du cap de Bonne-Espérance. Ce genre a de grands rapports avec les Psammodes; mais il s'en distingue par le dernier article des palpes maxillaires, qui est sécuriforme; par un corps linéaire; par une téte rhomboldale , amincie postérieurement en forme de cou ; par des yeux proéminents triangulaires; par un corselet subcylindrique; et enfin par des élytres mucronées à l'extrémité.
Slephens (e tyst Cal., pag. 249) attribue à tort è Kirby , comme synonyme du genre Mordtila, ce nom à'Oxura. (C.)
*OXYAr?niERA(5^;, aigu; Mnpi, floraison), bot. ra. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Yandées, établi par
Brongmart(adDuperr.,l97, t. 376). Herbes des Moluques. Voy. orchidées.
OXYANTHUS (SÇvç, aigu; Mot, fleur).
bot. ra. — Genre de la famille desRubiarées- Cinchonacées, tribu des Gardéniées , établi par De Candolle (m Annal. Mus., IX, 218). Arbrisseaux de l'Afrique tropicale. Voy. bo-
B1ACBES.
OXYBAPHTJSfôoc, vinaigre; Çarf, tache).
bot. ra. — Genre de la famille des Nyctaginées, établi par L'Héritier (Itonogr. inédit.). Herbes des régions tropicales et subtropicales de l'Amérique. Voy. htctaginées.
OXYBELI9. bept. — Genre établi par Wagler aux dépens des Couleuvres. Voy. ce mot.
OXYBELUS (IÇwç, aigu; Çtloç, trait).
. — Genre de l'ordre des Hyménoptères , tribu des Crabroniens, famille des Crabronides , groupe des Nyssonites , établi par Latreille {Hist. nat. des Cmst. et des Ins., t. XIII ), et généralement adopté. Ce genre diffère de ceux de la même tribu par des mandibules aiguës, et par les Jambes intermédiaires et postérieures épineuses.
On en connaît un assez grand nombre d'espèces, qui habitent principalement la France, l'Allemagne et l'Angleterre. Parmi elles, nous citerons les Oxybelus lineatus et uniglumis Latr., très communes en France, pendant l'été, sur les fleurs des Ombellifères. Les femelles de ces Insectes construisent leurs nids dans le sable , et approvisionnent leurs larves de Mouches. (L.)
•OXYCARA (iÇw'ç, aigu; téte).
lits. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes, tribu des Tentyrites , établi par Solier ( Ann. de la Soc. ent. de Fr., t. 4, p. 254). L'espèce type, 0. blapsoides Sol., est originaire de l'Afrique septentrionale. L'auteur comprend ce genre parmi ses Collaptérides. (C.)
OXYCÉPflALÉS. Oxycephala. arwbl. — Deuxième ordre des Entomozoaires apodes de M. de Blainville (Die t. se. nat., t. LVIf, p. 535). Il répond aux Entozoaires nématoldes de Rudolpbi, et comprend les espèces libres ou parasites qui ont l'organisation de ces animaux. (P. G.)
*OXYCEPDALUS aigu; x<y«U,
tête), cbust. — Genre de l'ordre des Ampbipodes, de la famille des Hypérines, de la tribu des Hypérines anormales, établi par
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M . Milne Edwards et adopté par tous les carciuologisies. Les Ampbipodes auxquels ce savant zoologiste a donné ce nom , tiennent aux Typhis ( voy. ce root ) par plusieurs points de leur organisation; mais leur forme générale est très différente de celle de tous les autres Crustacés de la même famille, et rappelle un peu ce que nous avons signalé <l i us la dernière tribu des Crevetlines (voy, ce mol). Les espèces de ce genre, au nombre de trois, habitent l'océan Indien et la mer du Chili ; VOxycephalus piscator Edw. peut être considéré comme le type de ce genre. Cette espèce a été trouvée dans l'océan Indien. (H. L.)
»OXYCEPHALUS ( itf ît aigu ; xt?^f tète), iks. — Genre de Coléoptères subpenla mères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Cassidaires taispites, établi par M. Guérin Méoeville {Voyage de la Coquille, p. 142 ; Jconog. du Règn. an. de Cuv., pl. 48, fig. 2), et très remarquable par sa léte , qui offre un prolongement cornu en avant. Le type, l'O. cornigéra Gm. , est propre à la Nouvelle-Guinée (port Praslin). (C.)
OXYCERA (4{ûs , aigu ; xi>a« , corne ). «s. — Genre de l'ordre des Diptères bracbocères , famille des Nolacanlbes , tribu des Slraiiomydes, établi par Meigen aux dépens des Straliomys , dont il diffère principalement par le troisième article des antennes ovale, à quatre divisions ; par le style séliforme, de deux articles, inséré, soit à l'extrémité , soit un peu avant l'extrémité. M. Macquart (Hist. des Dipt., Suites à Duffon, édit. Roret) en décrit 8 espèces (Oxy. pulchella, hypoleon, trilineala , formosa, tenuicornis , musearia , leonina et nigra ), assex communes en France et en Allemagne. (L.)
•OXYCERCA, G. R. Gray. ois. — Synonyme de Lonchura, Sikes. (Z. G.)
OXYCEK03, DC. (Prodr.t IV, 384). bot.
pu.— Voy. bakdu, Houst.
OXYCIIEILA (iÇv'ç, aigu ; x«noç, lèvre). ir»s. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Cicindélides , tribu des Mégacéphalides, créé par Dejean [Species général des Coléoptères, t. I, p. 15), adopté par M. Guérin-Méneville (Dict. pillor., tom. IV, pag. 572) et par Lacordaire (Révision des Cicindélides, psg. 1118). Les huit espèces
américaines suivantes y sont comprises, savoir : 0. Iristts F., PinelU Guér., Aittigma Gray, auctipennU Buqt. , labiata Br., femoralis Lap., binotata Gray, bisignata G. -M. Ces Insectes ont pour caractères : Yeus petits, arrondis , plus ou moins saillants; labre en triangle allongé, régulier, cachant entièrement les mandibules.
L'O. bipustulata Lat. , DeJ., est devenue le type d'un nouveau genre, celui de Pteuàoxycheila,G.-M.touàeCentrocheila, Lac.(C.)
•OXYCULOHLRES. chim. - Quelques Chlorures , parmi lesquels nous citerons ceux de Calcium, de Bismuth, d'AnUmoine, de Cuivre, de Plomb et de Mercure, sont susceptibles de se combiner en proportions définies avec des oxydes métalliques. On seul de ces composés est employé dans les arts : c'est rOxychlorure de plomb , connu sous les noms de Jaune de Cas sel, Jaune minéral , Jaune de Paris , Jaune de Vérone, Jaune de Turner. On l'emploie quelquefois dans la peinture.
L'Oxyde de plomb se combine , soit par la voie sèche, soit par la voie humide, à des proportions très différentes de Chlorures de plomb , et plusieurs de ces composés pf"- .vent cristalliser. On rencontre en Angleterre, près de Mendipp en Sommerseuhite, un minéral cristallisé, incolore et très fusible , qui est formé d'un équivalent d'Oxyde et d'un équivalent de Chlorure de plomb.
Il existe plusieurs manières de préparer le Jaune de Cassel. Pour l'obtenir d une belle couleur Jaune, on fond le Chlorhydrate d'ammoniaque avec quatre fois au moins et onxe fois au plus son poids de Minium , ou avec des quantités correspondantes de Céruse ou de Lilharge.
L'Oxycblorure de calcium peut également être obtenu en fondant de la Chaux avec le Chlorure de calcium , ou en fois*"* bouillir une dissolution très concentrée de ce sel avec de l'hydrate de Chaux. Dansa dernier cas, il contient de l'eau de cristallisation.
L'Oxycblorure de calcium est un phosphorescent : l'eau le décompose facileroent , surtout à chaud , et le dédouble en Cbaux dont la plus grande partie se précipite, et en Chlorure de calcium qu'elle dissout.
On trouve au Pérou et au Chili un Oxy
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chlorure de Cuivre (CuCl, 4Cuo, 3Ho) cristallisé en prismes hexaèdres.
Od en prépare artificiellement un tel analogue (le vert de Brunswick). (Test une poudre verte employée quelquefois en peinture. (Pel.)
*OXYCLADÉE9. Oxycladea. bot. ca.
(Champignons), bot. cb. — Tribu établie par M . 1. éveillé dans la division des Trichosporés, sous-division des Phycocladés. Voy. mtco-
lOCIB.
«OXYCLEIDIUS (;^ç, aigu ; *)<.'<, clef). ibs. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Sternoies, tribu des Élatérides, formé par Eschscholtx et adopté par Dejean (Catalogue, 3« édit. , p. 101) qui n'y rapporte qu'une espèce: l'O. nigriceps Dej. , originaire du Brésil. (C).
OXYCOCCOS (ôÇw{, aigu;xoxxoî, grain).
bot. ra.— Genre de la famille des Ericacées, sous-ordre ou tribu des Vacciniées, établi par Tournefort (Inst., 431). Arbrisseaux des marais tourbeux de l'Europe et de l'Amérique boréale. Voy. xbicacées.
•OXYCORYKUS (ÔÇvç, aigu ; xePv»t>, masaue). ibs. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Curculionides orthocères, établi par nous (Ann. de la Soc. en t. de Fr.t tom. I, pag. 210, pl. 5, fig. 4) avec deux espèces de l'intérieur du Brésil : les 0. mclanocerus et melanops Cb. Une troisième espèce du même pays a été publiée par Duquel, •ous le nom de 0. armatw. Ce genre a été adopté par Schœnberr (Gênera et sp. Curculio. syn.f tom. V, pag. 581 ). 11 a pour caractères : Antennes moniliformes, courtes, droites , insérées à la base et en dessous de la trompe ; massue tri-articulée ; trompe cylindrique allongée , presque droite ; yeux petits , latéraux , arrondis ; corselet transverse, presque tronqué en avant et en arrière , arrondi sur les côtés. (C.)
♦OXYCREPIS ( ttf;t aigu ; «pmfc, sandale), tics. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Féroniens , formé par Dejean ( Catalogue , 3« édit. , p. 37) et publié par Reiche ( Rev. Booi., 1843, p. 78). L'espèce, type O. leucocera Lac. , Reiche , se trouve à Cayeune , à la Guiane française et à la Nouvelle-Grenade. (C).
OXYCYPBA(JE^, aigu; voûte), ras. — Genre de l'ordre des Névroplères, t. x.
tribu des Éphémériens, établi par Burmeister , et considéré par M. Blanchard comme devant se rapporter aux Ephemera.
* OXYDE ItDMJItl (ttft, aigu; J/»JPo», arbre), bot.pb. — Genre de la famille des Érieacées , établi par De Candolle ( Prodr. , Vil, 601). Arbres de l'Amérique boréale.
Voy. BR1CACÉES.
OXY DENIA, Nutt. (Gen., 1, 76). BOT. m. — Syn. de Leptochloa, Palis.
*OXYDERCES (lgw*ip»i<t Q<" • '» ™e perçante ). ibs. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Bracbydérides, créé par Schœnberr (Dispositio melh., p. 110; Gen. et $p. Cwrculion. syn. t. 1 , 646 ; VI, 203), et qui se compose de deux espèces : 0. cretaceus F., et cœlestinus Chv. La première est originaire de la Guadeloupe , et la deuxième de Cayenne. Ce genre a pour caractères : Antennes assez courtes, à scapus en massue ; articles du fuoicule courts, noduleux. (C)
OXYDES, cmsi. — Tous les métaux sont susceptibles de se combiner avec l'Oxygène, et de former des bases, c'est-à-dire des Oiydes métalliques jouissant de la propriété de neutraliser les propriétés antagonistes des acides.
Toutes les combinaisons de l'Oxygène avec les métaux ne sont pas des bases salifiables. Quelques unes sont indifférentes (exemples : le bi-oiyde de Manganèse, les sesqui-oxydes de Cobalt et de Nickel); d'autres constituent de véritables acides , et on remarque , en général, que ce sont les degrés supérieurs d'oxydation des métaux.
Ainsi le Chrome, le Fer, le Manganèse, l'Antimoine, le Plomb produisent des acides plus ou moins énergiques lorsqu'ils sont saturés d'Oxygène , tandis qu'au contraire leurs premiers degrés d'oxydation sont des bases.
Il existe une quatrième classe d'Oxydes , qu'on appelle Oxydes salins; on les considère comme formés de deux Oxydes d'un même mêlai, l'un fonctionnanteomme acide, l'autre comme base. Ainsi l'Oxyde rouge de Manganèse ( MnV ) est un Oxyde salin ne formant pas de sels spéciaux avec les acides, et on le considère comme une combinaison de Mu» Oj avec Mno. L'Oxyde de Fer intermédiaire (Pierre d'Aimant) est dans le même
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cas. il a pour formule FtfJOi , qu'on suppose se composer de Fe} oj uni à Feo, c'est-à dire de sesqui-oxyde de Fer et de protoxyde de Fer. Enfin le Minium appartiendrait encore à celle des Oxydes salins.
Les Oxydes sont solides, inodores, à l'exception de celui d'Osmium, plus denses que l'eau, et presque tous insolubles dans ce liquide. Les seuls solubles sont ceux de la première section de M. Thénard , savoir : la Soude, la Potasse, la Lilhine, auxquels il faut ajouter la Barile , la Strontiane et la Chaux. La solubilité de cette dernière base est très faible.
Si l'on en excepte certains peroiydes et les Oxydes de la dernière section , comme ceux de Platine, d'Or, d'Argent, de Mercure, de Palladium , les Oxydes ne sont pas décomposés par la chaleur. Presque tous, au contraire, sont ramenés à l'état métallique par une pile plus ou moins énergique. On se rappelle que c'est en décomposant les Oxydes des métaux alcalins et alcalino- terreux par la pile, que Davy a découvert le Potassium , le Sodium, le Barium, le Calcium ; mais l'Alumine et la Magnésie ne sont pas décomposés dans ces mêmes circonstances; et pour en extraire l'Aluminium et le Magnésium , il faut d'abord les convertir en Chlorures que l'on traite par le Potassium :
AfC/s + 3K = Al-f 3KcI.
L'eau oxygénée convertit les oxydes de Calcium, de Strontium, de Zinc, de Cuivre, en peroxydes dont la découverte est due a M. Thénard.
L'Hydrogène réduit les Oxydes & l'état métallique; il ne faut excepter de celte règle que les Oxydes de Manganèse et de Chrome. Il se forme de l'eau et le métal est isolé; aussi l'Hydrogène est-il souvent employé dans les laboratoires pour la préparation des métaux. Dans les arts, on le remplace constamment par le charbon qui réduit , sans aucune exception , tous les Oxydes métalliques proprement dits, y compris ceux de Manganèse et de Chrome.
Les métaux, ainsi réduits, ne sont pas ordinairement très purs ; ils retiennent presque toujours une petite quantité de charbon. Tel est surtout le cas du Fer réduit par le charbon dans les bauts fourneaux. Ce métal
| contient alors depuis 2 jusqu'à 6 centièmes de charbon et constitue la Fonte.
Le charbon, dans les exploitations métallurgiques, remplit un double rôle. 11 sert à développer la chaleur nécessaire à la réduction et à la fusion du métal, et il enlève l'Oxygène de l'Oxyde qu'il entraîne à l'état de gaz Oxyde de Carbone ou d'acide carbonique.
Le Chlore dégage à chaud l'Oxygène d uo assez grand nombre d'Oxydes. Avec laChaui, il produit la combinaison décolorante connue sous le nom de Chlorure de Chaux, avec une dissolution conct urée de Potasse, et donne lieu à du Chlorure de Potassium et à du Chlorate de Potasse, comme l'indique l'équation :
6Ko-f 6C« = Kocc05 4- 5&cc'
En réagissant sur les Oxydes, le Soufre forme souvent de l'acide sulfureux et du sulfure. Exemple : Oxyde de Manganèse, avec la Potasse , en présence de l'eau , le Souîre Torme de l'hyposulfate et dupolysulfure de Potassium. Par la voie sèche, à une température rouge, il produit avec le même Oxyde un composé de couleur hépatique employé en médecine sous le nom de Fois de soufre. C'est un mélange atomique de sulfate de Potasse et de pentasulfure de Potassium.
Certains métaux peuvent enlever 1'Oijgène en tout ou en partie aux Oxydes métalliques; par exemple, le Potassium et le Sodium décomposent les Oxydes des quatre dernières sections.
Préparation des Oxydes. V On obtient souvent ces composés par l'action de l'Oxygène ou de l'air, à une température plus ou moins élevée. Exemple: Oxyde de Plomb, de Fer, de Cuivre, de Zinc, d'Étain.
2- Par l'action des acides ou en général des composés oxydants sur les métaux. Ces corps oxydants sont l'acide azotique, le Nitre, le chlorate de Pousse, l'eau oxygénée.
3* Par la calcinatioo des azotates , des azolites, des carbonates, et même de certains chlorures hydrates.
4° Par la voie humide, en versant dans un sel métallique soluble de la Pousse, de la Soude, de l'Ammoniaque. La Pousse se substitue a l'Oxyde roéullique qui se préci-
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pite et forme avec l'acide , uni primitivement à l'Oxyde métallique, un sel toujours soluble dans l'eau. Exemple : Oxyde de Cuivre, Sesqui-oxyde de Fer.
5° Certains Peroxydes peuvent être préparés en traitant les Proloxydes par un courant de Chlore, en présence de Peau. Tels sont les Peroxydes de Cobalt, de Nickel, de Manganèse, qu'on obtient en faisant passer du Chlore dans les proloxydes de Cobalt, de Nickel et de Manganèse, ou dans leurs carbonales. (Pklouzb.)
OXYDE DE COBALT, ai». — Foy. cobalt.
•OXYD1UM. bot. ph.— Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées , tribu des llédysarées, établi par Bennetl (in Honflcld Plant, jav. rar., 156). Herbes de l'Inde.
Voy. LÉGUMINEUSES.
•OXYDON (ô*v«, aigu; Wovç, dent), bot.
ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Mutisiaeées, établi par Lessing (in Linnaa, V, 357; Synops., 122). Herbes des montagnes de la Nouvelle-Grenade. Voy.
COMPOSÉES
*0\YDOZYGA, Kuhl. bkpt. — Syn.
à'Oxyglossus, Tschudi.
OXYGÈNE (ô{v;, acide ; yiW» , Je produis), cbib. — Bien que l'Oxygène soit de tous les corps , peut-être , le plus répandu dans la nature , et qu'il y joue un rôle immense , il n'est connu que depuis 1774; c'est à Priestley qu'on en doit la découverte. De son côté , Siheele le découvrit vers le même temps. On lui donna d'abord le nom à' air déphlogisliqué , puis ceux d'air de feu, air vital , air pur ; ce ne fut que quelques années après sa découverte, à l'époque ou Guyton de Morveau, Lavoisier, Fourcroy et Bertholiet proposèrent la réforme de l'ancienne nomenclature , et lui substituèrent celle qui est généralement adoptée aujourd'hui, qu'on donna au gaz trouvé par Priestley le nom d'Oxygène. On croyait à cette époque que ce gaz faisait partie nécessaire des Acides. L'un des auteurs même de la nomenclature, Bertholiet, reconnut plus tard que les hydraeides qui forment des self, comme les oxacides, ne renferment pas d'Oiygène. Il est bon de noter cette circonstance, parce qu'elle fait voir l'inconvénient de donner des noms significatifs a des corps simples.
De tous les chimistes, celui qui a le mieux étudié l'Oxygène, et fixé la place importante qu'il doit occuper dans la science , est Lavoisier. Ses grands travaux ont donné un caractère de précision et de certitude jusqu'alors inconnu 1 l'élude des phénomènes chimiques de la combustion , de la respiration et de la végétation. En démontrant que l'air atmosphérique consiste principalement en un mélange d'Oxygène et d'Azote, et fixant de la manière la plus évidente le rôle actif de l'un et le caractère passif de l'autre, Lavoisier a fondé une théorie de la combustion que plus d'un demi-siècle de travaux n'ont fait que consolider davantage.
L'Oxygène peut être préparé avec facilité par un grand nombre de procédés. Tantôt on le relire de certains oxydes qu'on soumet à l'action de la chaleur, tantôt on l'extrait du Chlorate de potasse. Ce sel a pour formule Koc/o\ Il se convertit bien au-dessous du rouge sombre en Oxygène et en Chlorure de potassium, comme l'indique l'équation : Koc/oi = 60 et Kcl.
L'intervention de l'Oxyde de Cuivre, ou bi- oxyde de Manganèse, ou du Platine divisé, augmente la rapidité de la décomposition , et permet de diminuer le degré de chaleur nécessaire pour la produire. On reconnaît que l'Oxygène qui se dégage est pur et bien dépouillé de l'air des vaisseaux lorsqu'il fait disparaître le double de son volume d'Hydrogène, dans l'endromèlre, par le passage d'une étincelle électrique.
L'Oxygène est incolore, inodore, insipide; l'eau n'en dissout que la 27" partie environ de son volume. Comme l'Hydrogène et l'Azote, l'Oxygène est un gaz permanent.
En vain l'a-t-on soumis a l'action simultanée d'un froid énorme et d'une pression de plusieurs centaines d'atmosphères , il n'a pas changé d'état. L'Oxygène présente une propriété caractéristique , celle d'activer la combustion. Quand on plonge dans ce gaz une allumette présentant encore un point rouge , elle se rallume subitement et brûle avec vivacité. Cela n'est pas particulier à la matière ligneuse: toutes les substances organiques sont dans le même cas ; elles brûlent avec vivacité et souvent même avec explosion dans l'Oxygène.
La plupart des corps simples s'unissent
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également à ce gaz, lorsque surtout on en a {levé préalablement la température.
Le Soufre, le Phosphore, le Charbon, se combinent directement avec l'Oxygène. Il en résulte de l'acide sulfureux , de l'acide phospborique ou de l'acide carbonique, dont la production , surtout celle du Phosphore , ; est accompagnée d'un vif dégagement de lumière.
Une spirale de fer ou d'acier, à l'extrémité de laquelle ou brûle un morceau d'amadou, brûle dans l'Oxygène avec un éclat tellement vif, que les yeux ont peine à le supporter. La température est si élevée que des globules de fer enveloppés dans l'oxyde subissent une véritable fusion, et l'on sait qu'il faut un feu de forge pour fondre le fer.
L'Oxygène, sous l'influence de l'eau , détermine aussi , mais avec lenteur, l'oxydation d'un grand nombre de corps simples. Tout le monde sait que la plupart des métaux perdent leur éclat à l'air. Le Platine, le Palladium, l'Argent et l'Or, sont, pour ainsi dire , les seuls qui s'y conservent sans aucune altération. (Pel.)
*OXYGLOSSUS, Swains. ois. — Synonyme de Mniolilla, Vieill. (Z. G.)
•OXïGLOSSUS (ô$w;, aigu; y\à*iet,
langue), rept. — Genre de l'ordre des Batraciens, famille des Raniformcs, établi par M. Tschudi (Classif. Balrac, in Mcm. soc. se. nat. Neuch. , t. II, p. 85), et dont les principaux caractères sont : Langue rhomboidale, entière, libre dans la moitié postérieure ; palais dépourvu de dents ; tympan peu distinct; trompes d'Eustachi petites; plusieurs séries de glandules sur les faces supérieure et inférieure du corps ; quatre doigts complètement libres; orteils réunis jusqu'à leur pointe par une membrane très extensible; apophyses transverses de la vertèbre sacrée non dilatées en palettes.
VOxyglcssus lima Tsch. , seule espèce de ce genre, a été trouvé au Bengale et à Java. Ce Reptile a les parties supérieures d'un brun plus ou moins fauve , avec ou sans bande dorsale d'une teinte plus claire; la face postérieure des cuisses offre un ruban d'un brun marron, liséré de blanchâtre. (M.)
OXYGXATHUS aigu; 7»«0oî, mâchoire), «s. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Scariltdes, créé par Dejean [Species général
des Coléoptères, t. Il, p. 473) avec le Scaii tes elongatus de Wiedemann. Une deuxième espèce y est rapportée, l'O. anglicanus Slep., trouvée accidentellement en Angleterre. (C.)
•OX YGONA (S#î, aigu ; ywlx, angle), ras — Genre de Coléoptères subpentamcres, tétramères de Latreille, famille des Cycliques tribu des Alticites (Chrysomélines de Latreille), formé par nous et adopté par Dejean (Catalogue, 3* édit., p. 413). Huit espèces de l'Amérique équinoxiale font partie de ce genre ; savoir: 0. denticollis Gr., acutangvla Chev., succincta, Uneolata, suturella, straminea, cou fusa Dej., et nilens Lac. Cbe* ces Insectes la téte est découverte, arrondie, carénée Ion; uudinalement; les yeui sont arrondis, ss-. lants; les antennes longues ; le corselet est transversal, recourbé; les quatre angles du corselet sont aigus et relevés. Dernier article des palpes maxillaires en cône renversé , aigu à l'extrémité. (C.)
•0XYG0NE9. moll.— Famille de Mollusques conebifères proposée par Latreille et correspondant à peu près à la famille des Malléacées deLamarck. Elle est caractérisée par le ligament de la charnière qui est marginal, long, étroit, fortement prolongé sur le corselet. Dans cette famille, Latreille comprenait les genres Mulléric, Crénatule, Gervilie, Per ne, Marteau, PinUdine, Avicole et Pinne. (Dw-)
•OXYGONIA (SÇvç, aigu; r«»fa , angle), ns. — Genre de Coléoptères pentamères»
famille et tribu des Cicindélides , créé par Mannerheim (Bull, de la Soc. imp. des nat. de Moscou, 1837), et adopté par Lacordaire ( Hévision de la famille des Cicindélides, p. 23 ). Les deux espèces suivantes y J*»1 comprises : 0. Schœnhetri Man., et dent*pennis Gr. La première est originaire de la Colombie, et la seconde du Brésil. (C)
•OXYGONUM. bot. m.— Genre de la ft»
mille des Polygonées , tribu des Polygonées vraies, établi par Burchell {Travels., 1,548). Herbes du Cap. Voy. polygonées.
OXYGRAPHIS ( i{v«, aigu ; tp«* » del* sin). bot. ph. — Genre de la famille des Renonculacées, établi par Bunge (VerMeiàm. altai. Pflanz., 46). Herbes des sommets des montagnes de l'Asie boréale. Voy. assos-
COtACBES.
OXYLOBIUM (iÇvç.aigu ; WSto», gousse).
bot. pu.— Genre delà famille des Légumi*
OXY
neuses-Papilionacées, tribu du Podalyriées, établi par Andrews (Bot. reposit., t. 492). Arbustes de la Nouvelle-Hollande. Voy. tf-
GCMI5ErSE5.
•OX1LOBLS, Moc. (F/or. Mexic. fned., DC. ; Prodr., V, 114). bot. ph.— Voy. phami, DC.
•OXYLOPHIJS, Swains. oîs. — Synonyme de Edolius (Drongo), Less. ; Cuculus G. Cuv., genre de la famille des Coucous (voy. ce mot). (Z. G.)
OXYMERIA, Endl. (Gen. plant., 326,
D. 2075). BOT. PB.— Voy. LRPTOBEBIA, R. Br.
•OXYMEBJS(i{wç,aigu; ficpîç, tige), bot.
pb. —Genre de la famille des Mélaslomacées, tribu des Miconiées, établi par De Candolle (Prodr., 111, 190). Arbres ou arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. hexastobacéks.
•OXYMERL9 (i;uj, aigu ; wh, cuisse).
W5. Genre de Coléoptères subpentamères, télramères de Latreille , famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, proposé par Solier, publié par Serville (Annales do la Soc. ent. de France, t. III, p. 50), et adopté par M. 11. Dupont (Revue zool., 1836) dans sa monographie sur la famille des Trachydérides. Seize espèces de l'Amérique équinoxiale y sont comprises, savoir : l'O. lincolatus III., basalis Daim., rivulosus Gr., Cnevrolalii, confusus, nigricornis, nigriventris, approximatus, elongatus, Klugii, ditfinguendus pallidus Dup. , abdominalis , aculeatus, Lebasti et debdis Dej. Les caractères de ce genre sont : Prosternum sans écbancrure apparente, à peine avancé; mésosternum conoide, arrondi en avant; tête petite; antennes de onze articles , le dernier le plus grand de tous ; mandibules un peu arquées; palpes très comprimés, les maxillaires plus longs que les labiaux ; corselet plus long que large, rétréci en avant , muni de deux épines latérales f la postérieure la plus longue; éeusson grand, triangulaire; pieds médiocres; extrémité des cuisses avec une épine aux antérieures et deux aux postérieures. (C.)
•OXY MITRA (l|vç, aigu ; ptxp* , coiffe). bot. cb. — Genre de la famille des Hépatiques , tribu des Rieciées , établi par BischolT (in Lindenb. synops., 124, 125; N. A. N. C.f 1037, t. 70, fig. 2-3). Plantes croissant dans les eaux marécageuses et les terrains argileux. Voy. hépatiques.
OXY