partie de son second ordre , celui des Asiphonobranches. (Du
OXYSTOMES. Oxystoma. crust. — Ce nom a été donné, par M. Milne Edwards, à la quatrième famille de la grande division des Drach jures; cette famille a pour type les Leucosies de Fabricius, et se compose de tous les autres Crustacés qui, par l'ensemble de leur organisation et surtout par la conformation de l'appareil buccal, ressemblent le plus à ces animaux.
L'appareil de la génération du m&le ne présente pas ici l'anomalie que nous avons signalée dans la famille des Catométopes; les ouvertures qui livrent passage aux verges, sont creusées dans l'article basilaire des pattes postérieures, comme chez les Oxyrhynques et les Cyclométopes. La disposition des branchies est aussi à peu près la même que chez ces derniers, mais quelquefois le nombre de ces organes est moins considérable et ne s'élève qu'à six de chaque côté. Chez plusieurs de ces Crustacés, la cavité branchiale ne présente à la base des pattes aucune ouverture pour l'entrée de l'eau nécessaire à la respiration, et ce liquide n'y arrive que par une gouttière creusée de chaque côté de l'espace prélabial et parallèle à la rigole, servant au passage de l'eau expulsée de la cavité branchiale. EnGn, chez presque tous les Oxyslomes, ce dernier canal est très long, et se trouve converti en une espèce de tube, par un prolongement des pattes - mâchoires antérieures. Quant aux parties molles intérieures , on n'a signalé Jusqu'ici aucune particularité daua leur mode d'organisation.
La carapace des Oxystomes est en général plus ou moins circulaire; mais quelquefois elle est arquée en avant seulement , et ressemble beaucoup à celle de certains Cyclométopes. Les yeux sont le plus ordinairement petits. La disposition des antennes varie; mais, dans la plupart des cas, la région occupée par ces appendices offre peu d'étendue. Chez la plupart de ces Crustacés, le cadre buccal est tout-à-fait triangulaire, et se termine en avant par un sommet étroit , qui se prolonge très loin , souvent jusqu'au niveau des yeux et tout auprès du front. Les pattes-mâchoires externes qui remplissent cette espèce de chambranle ont aussi le plus ordinairement la forme
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d'un triangle allongé , et ne laissent pas apercevoir au dehors la tigelle terminale; elles s'avancent alors jusqu'auprès de l'extrémité du cadre buccal , mais ne l'atteignent jamais, de manière qu'il existe toujours dans ce point une ouverture béante qui sert pour le passage de l'eau nécessaire a la respiration. D'autres fois les pattesmàchoircs externes sont beaucoup plus courtes que le cadre buccal ; l'appendice lamelleux des nattes -mâchoires internes les dépasse de beaucoup , et leur troisième article , étroit et plus ou moins rétréci antérieurement, ne recouvre pas les trois petits articles terminaux. Les pattes antérieures sont presque toujours courtes, et cher la plupart des Oxystomes, la main est cumprimée, plus ou moins élevée en dessus, en forme de crête, et disposée de façon à pouvoir s'appliquer exactement contre la région buccale. Quant à la forme des autres pattes, elle est varia ble. Les Crustacés réunis dans cette famille ont jusqu'ici été dispersés dans plusieurs divisions différentes. Ainsi dans la méthode adoptée par Latreille dans la plupart de ses ouvrages , les Leucosiena forment une famille désignée sous le nom d'Orbiculaires. Les Calappes sont réunis aux OEthres dans la famille des Cryptopodes, à cause des prolongements latéraux de leur carapace; les Orythies et les Ma lûtes sont confondus avec 1e> Portuniens, parce que leurs tarses sont élargis ; les Hépales et les Mursies sont placés à cdté des Crabes auxquels ils ressemblent effectivement par la forme de leurcarapace; et les Dorippes sont rangés dans une autre famille, celle des Notopodes, qui se compose principalement de divers Décapodes anomoures. Tous ces Crustacés ont cependant entre eux la plus grande analogie de structure ; plusieurs, il est vrai , établissent le passage vers la famille des Cyclométopes, et d'autres semblent conduire vers la section des Anomoures ; mais ncus pensons qu'on ne peut, sans rompre les liaisons naturelles, séparer entre eux les Oxystomes. Quant aux caractères , d'après lesquels Latreille a établi la famille des Crypoptodes et des Notopodes , ils ne paraissent pas assez importants pour servir de base à des divisions pareilles.
La famille des Oxystomes a été partagée entre quatre tribus désignées sous les nrms j
de Leucosiens , Calappiens , Corystiem et Dorippiens. Voy. ces mots. (H. L.)
OXYSTOMES (J£w'ç, aigu; oro^*, bouche), ins. — Genre de Coléoptères pcniaroè» res, famille des Carabiques, tribu des Sctrit ides, créé par Latreille ( Familles naturelles) et adopté par Dejean (Species général des Coléoptères, t. 1, p. 409). Ce genre se compose des deux espèces suivantes:
0. cylindricus Dej . , et grandis Perty ; elles sont originaires du Brésil. (C.)
OXYSTOMUS, Swains. ois. — Synonyme de Creadion , Vieill. (Z. G.)
OXYSTOPflYLLUlM. bot. ta. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Dendrobrées, établi par Blume {Bijâr., 335, flg. 38). Herbes de Java. Foy. orchidées.
•OXYTÉLINIENS. Oxylelini. lus.— Septième tribu de Coléoptères, famille des Brachélylres, établie par Erichson (Gênera et sp. Staphylinorum , p. 749), et ainsi caractérisée par l'auteur : Stigmates prothoraciques cachés; hanches postérieures transversales, antérieures coniques, élevées ; trochaoters postérieurs simples. Elle a été subdivisée en quatre sous-tribus , qui sont les suivantes : 1* les Mégalopinikrs, Megalopfni, ont des antennes composées de 10 articles, en massue, une languette cornée, et des tarses composés de 5 articles ; genre Megalops. 2* Les Osorikiens, Osorini, ont des antennes de 11 articles, une languette et les tarses organisés comme chet les précédents ; genres Osorius, nolotrochus. 3" Les OxvTÉLrauws vrais, Oxylelini genuini, oot leurs antennes de 11 articles, une languette membraneuse, et des tarses de 3 articles seulement; genres Wedius , Plalysthethus, Oxytelus, Phlœonœus, Trogophlœus, Apocellus. 4» les CopRoraiu*rc».
Coprophilini, à antennes de 1 1 articles, à languette membraneuse, à tarses de 5 articles: genres Coprophilus, Acrognalhus, Deleasler . Microlymma et Syntomium. Cher les deui premières, le corps est arrondi , cylindrique, et il est aplati dans les deux autres.
Le nombre des espèces décrites s'élève a 132; elles sont ainsi réparties : Europe, 75; Amérique, 41 ; Afrique, 9; Asie, 3; Austrasie, 1 ; et une antédiluvienne.
Un fait à signaler, c'est qu'un asseï grand nombre d'Oxytelus ont été observés i la fois dans diverses parties du m>nde; mail il est
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i supposer que ces espèces doivent te rencontrer dans des conditions ctimatérîques analogues à celles de notre hémisphère. (C.)
OXYTELUS(l&, aigu; vnki, dard), ma.
— Genre de Coléoptères trimères , famille des Brachétytres , tribu des Oxyléliniens trais, créé par Gravenhorst {Microptères , p. 103), et adopté par Erichson (Gênera et sp. Staphylinorum , 785), qui le caractérise ainsi : Paraglosses libres; pieds intermédiaires distants à la base; tibias antérieurs ayant en dehors une série de petites épines. Ce genre renferme 26 espèces: 18 se trouvent en Europe, 5 en Amérique, S en Asie et une en Australie, mais quelques unes sont propres à la fois à plusieurs parties du globe. Nous citerons principalement les 0. piceus Lin., rvgulosus F., inseclatus, sculptus, sculpturalus , mustus, insignilus, nittdus, depressus Grav., Bengalensis, fulvipesEr.etc. (C.)
•OXYTHYREA (htf;, aigu; Oup*^, bouclier). Ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides mélitophiles, créé par Mulsant (Hist. nat. des Lamellicornes de France, p. 572), et adopté par Scbaura (Annales de la Soc. ent. de Fr. 1845, 2* série, t. 111 , p. 46 ), et qui renferme 16 espèces , dont 13 sont originaires d'Afrique et 3 d'Europe (0. stictica Lin , cinclella, rufofemorala , custalacta Bu r m., hœmorrhoidalis, etc.). Il a pour caractères : Épistome plus long que large, fortement échancré en devant, è peine rebordé; protborax faiblement caréné en dessus ; écusson terminé en pointe aiguë; mésosternum formant une saillie subparallèle, arquée à son extrémité, dépassant à peine la naissance des pieds intermédiaires; jambes antérieures bidentées.
Le nom générique de Leucosctlis, que Burmeister a donné depuis à ces Insectes, a dû être rejeté. (C.)
*OXÏTHïRELS(«$v'î( aigu ; Ovpiôç, bouclier ). ms. — Genre de Tordre des Hémiptères heléroptères , tribu des Réduviens, famille des Aradides , établi par Weslwood pour une seule espèce, Ocoyt. cylindricornii, dont on ignore la patrie.
OXYTRÈME. noLL. — Genre proposé par Kafioesque pour des coquilles fluviatiles qui paraissent voisines des Nérites. (Duj.)
OXYTROPIS(ôtvt,aigu; carène).
| bot. ra. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Lotées, établi par De Candolle {Astragal., 19, t. II , VI ; Prodr. II, 245), et dont les principaux caractères sont : Calice tubuleux ou campanule. Corolle papilionacée ; étendard de longueur égale à celle des ailes ou plus grande que ces dernières; carène terminée supérieurement en une pointe aiguë. Étamines 10, diadelpbes; filet de l'étendard libre. Ovaire sessile, multi-ovulé. Style ascendant; stigmate obtus ou un peu arrondi en tête.
Légume biloculaire ou presque triloculaire par l'introflexion de la suture supérieure. Graines réniformes.
Les Oxytropis sont des plantes herbacées, à feuilles un pari peu nées; à pédoncules aiillaires ou radicaux multiflores; à fleurs en épis, rougeatres ou blanches, rarement violettes, jaunâtres ou fauvee.
Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces qui croissent abondamment dans l'Asie et l'Amérique boréale. Quelques unes cependant se rencontrent dans les régions centrales de l'Europe. Les Alpes et les Pyrénées en possèdent cinq espèces, que De Candolle a nommées : Oxystr. montana, campestris, fœtida, pilosa et uratensis. (J.)
OXYLRA, Ch. Bonaparte, ois. — Synonyme de Anas, Scop., geure fondé sur VAn. mena de Pallas. (Z. G.)
OXYURA, DC. (Prodr., V, 693). bot.
pb. — Syn. de Tollatia, Endl.
OXYURES et OXYL'RIEKS. Oxyuri, Latr. ws. — Voy. moctotrupiens.
OXYURIS (iÇv'î, aigu; eip* , queue).
bblu. — Genre de Nématoldes, famille des Ascaridiens, établi par Rudolphi (Synopsis) et caractérisé de la manière suivante par M. Dujardin ÇHisl. des Helminthes , Suites à Buffon, édit. Roret) : « Vers à corps cylindrique ou presque fusiforme, peu allongé, treize à vingt fois aussi long que large. Tète nue ou entourée par un renflement vésiculeux du tégument. Bouche ronde dans l'état de contraction ou triangulaire quand elle est saillante, et alors avec trois lobes arrondis , peu marqués , correspondant aux angles rentrants du canal alimentaire. Œsophage musculeux, cylindrique ou claviforme, traversé par un canal triquètre. Ventricule globuleux ou turbiné, continu avec l'œso-
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pbage qu'il dépasse beaucoup en largeur, ou séparé par un étranglement , et présentant toujours une cavité triangulaire ou trilobée , revêtue , comme le gésier , d'une membrane épaisse, plissée ou striée de manière à former sur les angles saillants une armure dentaire, lot es tin renflé à l'origine en arrière du ventricule. Anus situé à une certaine distance de l'extrémité. Tégument toujours pourvu de stries transverses très écartées. »
Le mile est beaucoup plus petit et plus i rare que la femelle, et les œufs que produit «elle dernière sont lisses, toujours oblongs, non symétriques, et quelquefois deui à trois fois plus longs que larges.
Les Oxyuris se trouvent dans la dernière partie de l'intestin de quelques Mammifères et Reptiles. M. Dujardin (loc. cit.) en cite 1 espèces qui sont: L'Oxyure vermiculaire, Ox. vennicularis Brems. ; l'Ox. dp blaireau, Ox. alata Rudolph; l'Ox.. des roxgeurs , Ox. obvelala ; l'Ox. du cbeval, Ox. curvula Uud. ; l'Ox. du lézard, Ox. spinicauda Duj.; l'Ox. du gecko, Ox. brevicaudata Duj.; l'Ox. des grenouilles, Ox. ornata Duj.
Une des principales espèces de ce genre, YOxy. vcrmicularis, se trouve fréquemment et abondamment dans le rectum de l'homme, surtout chez les enfants ou les hommes soumis a un régime débilitant. La présence de ce Ver s'annonce ordinairement par des démangeaisons insupportables à l'anus , et même par une sorte de prurit au nez. Quelquefois, chez la femme, il s'introduit dans les organes voisins, et peut causer alors de graves inconvénients. Cet helminthe est blanc, à ï tête ailée ou montrant deux renflements latéraux vésiculeux du tégument; le tégument, strié transversalement, montre audessous une double couche de fibres obliques croisées; la bouche, ronde dans l'état de rétraction, devient triangulaire ou à bord légèrement trilobé quand elle est protaclée ou en saillie; l'œsophage charnu, musculeux, en massue, contient un canal triquètre et séparé par un étranglement très prononcé du ventricule globuleux, dont la cavité interne est triangulaire et revélue d'une armure pliée angulairement. Le mâle est long de 2 à 3 millimètres, et la femelle à 9 et 10 millimètres; les œufs, non symétriques, mais convexes d'un -tfté, sont longs
deO",064, larges de 0 ",035, et contiennent un embryon replié longitudiualement.
On expulse cet helminthe au moyen de lavements composés avec des vermifuges , tels que l'Absinthe, la Valériane ou l'huile animale de Dippel. M. Dujardin en a même vu expulser un grand nombre avec un lavement dans lequel entrait une solution d'Aloès. Pour faire cesser les démangeaisons les plus insupportables* il suffit d uo simple lavement d'huile. (M.)
OKYUKUS, Swains. ois. — Synonyme de Synallaxis , Less. (Z. G.)
OYSAMTE. mix. — Nom donné par de Laméiherie à l'Analase. Voy. titake.
OZ.€NA (oÇ«, sentir), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Scarilides de Dejean, des Brachinites de Castelnau, créé par Olivier {Encyclopédie méthodique, t. VIII, p. 618) et adopté par Dejean {Spécies général des Coléoptères, 1. 1, p. 433). 18 à 20 espèces ont été décrites sous ce nom, et sur ce nombre, les deux tiers appartiennent à l'Amérique ; 2 sont originaires des Indes orientales, 2 de l'Afrique. Nous citerons les suivantes , comme s'y trouvant comprises :
0. dentipes 01. (tenebrioides Lap.), rtojeri, brunnea, Westermanni, Lacordairei, lœvigata, castanea, granulala, Gyllenhalii Dej., Orientalis , morio , glabra , testitudinea RI » Leprieuri , filiformis , Gvryi , preeusta Lap. Dejean leur assigne les caractères suivants : Menton articulé, presque plan , fortement trilobé; lèvre supérieure légèrement échancrée; dernier article des palpes labiaux court tronqué, subsécuri forme ; antennes plus courtes que la moitié du corps, à articles très serrés, peu distincts et grossissant vers l'eitrémité ; corps aplati , plus ou moins allongé; corselet à peu près carré ; jambes antérieures non palmées.
Les Iclinut de Castelnau {Hitt. nat. des An. art., t. i , p. 48), i l'exception de la première espèce , sont composés en partie des Ozœna de Dejean et les Pachyleles de Perty seraient identiques avec les premiers (on devra considérer comme non avenu la nom de Pteudcmorpha , employé par Liporte pour désigner ces mêmes Insectes). La faculté crépitante de ces Coléoptères semble , en effet , devoir les faire considérer comme appartenant aux Brachinites. (C)
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•OZIUS. chcst.— C'est un genre de Tordre des Décapodes brachyurét, de la famille des Cancérieos, qui a été établi par M. Milne Edwards sur des Crustacés qui ont les plus grands rapports avec les Xanthes. En général cependant, leur carapace est moins large, et les bords laléro antérieurs, moins courbes, ne se prolongent pas aussi loin en arrière, et n'attaquent que le niveau de la région génitale; la carapace n'est bouclée qu'à sa partie antérieure , et ses bords latéro-postérieurs sont ordinairement un peu convexes ; mats ce qui les caractérise principalement, c'est qu'il existe de chaque côté de l'espace prélabiale une gouttière profonde qui fait suite à ce canal, et dont le bord interne est très saillant, et vient se réunir au bord antérieur du cadre buccal. 11 est aussi à noter que, dans l'abdomen du mâle ainsi que dans celui de la femelle , les sept anneaux restent parfaitement distincts et ne se soudent pas entre eux.
Les espèces qui composent ce genre, au nombre de cinq, habitent l'océan Indien et les mers de la Nouvelle-Hollande. L'Ozib tlbercllbdx, Oxius tuberculosus Edw. (Hist. nat. des Crutl. , t. I , p. 405 ) , peut être considéré comme le type de cette nouvelle coupe générique. Celte espèce a pour patrie la côte de Tranquebar. (H. L.)
•OZODECEWJS (ô;»fa<, noueux ; xi>«{, antenne), uts. — Genre de Coléoptères penta mères , famille des Curculiooides Orthocères, division des Brentbides, établi par nous {Revue zoologique 1839, p. 175-177), et qui se compose de cinq espèces originai res de Madagascar, savoir : 0. forflcula- : fus, rugicollis, tricuspidatus , cavicaudatus? Cbvt., metallicus Sch. (C.)
•OZODERA (êÇûftiî, noueux ; <?«>»>, cou). tsi. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, créé par Dupont (lievue zoologique 1840, p. 10, pl. 37), dans sa monographie des Tracbydérides.
Ce genre comprend deux espèces : 0. xan~ totpila Dup. et biparlita Duq. (C.)
•OZODES (èÇ«iuç, noueux). «s.-Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille , famille des Cérambycins, créé par Serville (Ann. de la Soc. ent. de France,
t. III, p. 98), et adopté par Dcjean (Catalogue , t. 111, p. 359). Huit à dix espèces : du Brésil et de la Colombie y sont compri- ] ses. Nous citerons, comme en faisant partie, les suivantes : 0. nodicollis Dej., Serv., aurichalceus, mucoreus, triangularis Dej. Ce genre a pour caractères : Corselet nautique sur les côtés, muni de 4 tubercules spini . formes placés carrément; antennes sétacées, velues, de 1 1 articles; palpes presque égaux, dernier article un peu élargi et comprimé à l'extrémité; mandibules courtes; écusson tronqué; pattes fortes, cuisses en massue, jambes comprimées. (C.)
•OZODI A. bot. ra. — Genre de la famille des Ombellifères , tribu des Scandicinées, établi par Wightet Arnott (Prodr., I, 375). Herbes de l'Inde. Voy. ombellifères.
•OZODICERA (»Çw<îu;, noueux; antenne), uts. — Genre de l'ordre des Diptères némocères, famille des Tipulaires, tribu des Tipulaires terricoles, établi par M. Macquart [Hist. des Dipt., Suites à Buffon, éd. Roret), qui n'y rapporte qu'une seule espèce, Os. ochracea (Tipula pectinata Wied. ), de l'Amérique méridionale. (L.)
•OZOLAIME (îÇoç, nœud; letcpl;, gosier).
helm. — Genre de Nématoldes voisin des Oxyures proposé par M. Dujardin (Histoire naturelle des Helminthes, p. 165) pour IMscaris tnegatyphon de Rudolphi, qui est parasite des Iguanes. Il a la bouche à deux lobes latéraux, et ne présente, dans le sexe mêle, qu'un seul spicule long, raide et presque droit. (P. G.)
•OZOMEXA (ôÇp;, nœud ; prî»,,, lunule), uts. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques , tribu des Galérucites , créé par nous et adopté par Dejean (Catalogue, t. III, p. 403). Le type, l'O. dtiaftoorntsDej. (apiala Chv.), est indigène de Java. (C.)
OZOPHÏLHJM.Scbreb (Gen.,n. H0r>).
bot. pb. — Syn. de Ticorea, Aubl.
OZOTHAMNUS (SÇoj, nœud ; 0*>vo;, ar buste), bot. pb. — Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées , établi par R. Brown (in Linn. transact., XII, 125; DC. Prodr., VI, 164). Arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande et de l'Ile Diemen.
Voy. COMPOSÉES.
PACA. Calogenus. au*. — Genre de Rongeurs noo clavicules créé par Fr. Cuvier (Dtct. se. *at., t. VI, 1806, et Annales du muséum, t. X, 1807), et dont le type est Tanimal de l'Amérique méridionale, indiqué précédemment sous la dénomination de Cavia Paca. Le corps des Paca est assez épais et trapu ; la léte est grosse avec le museau large; les yeux sont assez grands, à prunelle ronde; les oreilles sont moyennes, arrondies et très plissées ; la bouche est pourvue d'abajoues, caractère important et sur lequel nous reviendrons bientôt, ainsi que sur la peau des joues qui se replie sous les arcades zygomatiques, qui sont très saillantes, et y forme une espèce de poebe, ouverte au dehors et par en bas; la langue est douce; le système dentaire, assez semblable à celui des Agoutis, est composé de : incisives £ ; molaires ^ , et il n'y a pas de canines; les incisives sont très fortes; les supérieures aplaties en devant, et tronquées obliquement en biseau ; les inférieures très légèrement comprimées latéralement et arrondies sur leur face antérieure; les molaires ont des racines distinctes des couronnes, d'abord tuberculeuses, puis devenant planes par l'usage , et offrant alors des replis d'émail plus ou moins compliqués dans leur intérieur; celles d'en haut à peu près égales entre elles pour la grandeur , et celles d'en bas diminuant graduellement delà dernière à la première. 11 y a cinq doigts a tous les pieds: l'interne et l'externe de ceux de derrière étant très petits et comme rud inventaires; les ongles sont coniques, épais et forts, propres à fouir ; on ne remarque pas de prolongement caudal et la queue est remplacée par un simple tubercule. Le pelage est composé de poils couru , raides et assez peu abondants.
Le nom de Cœlagenus (xt>10;, poche; rw; , joue) qui a été appliqué aux Pacas , par Fr. Cuvier, et qu'Illiger a modiûé en celui de Cœlogenys, leur provient des espèce d'abajoues qu'on remarque cher eux.
A ces singulières poches extérieures que les Pacas présentent sous les arcades zygomauques, se joignent encore des poches dans l'intérieur de la bouche, qui ne ressemblent pas aux abajoues des Singes, mais sont plutôt formées accidentellement d'une part par le jugal creusé à sa face interne, qui en (ait le côté extérieur, et de l'autre par les muscles des joues, qui en font le côté intérieur. Cette poche ou plutôt celte cafité s'ouvie vis-à-vis le vide qui sépare les incisives des molaires , et elle ne parait pas être [dus utile à l'animal que ces porbes externes; elle n'a pas de ligament, ni de muscla propres à la fermer ; elle n'est pas extensible à l'extérieur, où une partie o»seuse fait ses parois, et elle ne peut l'être à l'intérieur qu'en s'avançant sous les maxillaires. Ét. Geoffroy Saint- Uilaire {Ann. muséum, t. X, 1806) a publié à ce sujet une note importante et à laquelle nous renvoyons.
Une particularité remarquable et qui a ét* signalée par Fr. Cuvier ( Ann. muséum , t. X, 1807) est celle que nous présente la verge. Cet organe est cylindrique daos la plus grande partie de sa longueur, et terminé en un cône obtus; toute sa surface est couverte d'une grande quantité de papilles aiguës, plus ou moins saillantes et plus on moius cornées , excepté le long d'un fort ligament, qui la garnit en dessous daos louis sa longueur. Le gland n'est distingué du corps de la verge que par un sillon transversal, situé en dessus a la naissance du cône. L'orifice de l'urètre est perpendiculaire à ce sillon, et, comme lui, en dessus du gland. Mais ce qui fait le caractère le plus remarquable de cet organe, ce sont deux crftes osseuses, dentelées et mobiles, qui se trouvent situées parallèlement au ligament inférieur dans les trois quarts de sa longueur; les dentelures de ces crêtes, dont les pointes sont dirigées en arrière, ne peuvent guère être comparées qu'aux fortes épines des ronces, et leur objet évident est d'empêcher la femelle de se soustraire à la consomma-
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PAC 2*7
(ion de Pacte de la fécondation. Cette crête peut être couchée ou redressée à la volonté de l'animal. Les Pacas ont deux mamelles pectorales et deui inguinales.
Le squelette des Pacas diffère peu de celui des Agoutis; aussi renvoyons-nous à ce mot ainsi qu'à la partie de l'histoire des Pacas de Bu (Ton, consacrée par Daubentonà leur osléologie et à quelques autres points de leur anatomie, qui ne nous est pas encore complètement connue.
Les Pacas habitent les forêts basses et humides, et c'est en général auprès des eaux qu'ils établissent leur demeure. Ils se creusent des terriers à la manière des La- ' pins, mais ces cavités sont beaucoup moins profondes, et cèdent au poids du corps lorsqu'on passe sur elles ; ces galeries ont trois issues, dont l'ouverture est fermée par des feuilles sèches et des rameaux. Pour prendre le Paca vivant , on bouche deux de ces issues , et on fouille la troisième ; mais lorsqu'on est prêt à Je saisir, il se défend avec acharnement, et cherchée mordre. Du reste, il est devenu fort rare dans les pays qu'il habite, car les chasseurs le poursuivent avec ardeur, sa chair étant fort es limée et de bon goût. Cet animal se lient souvent •$$it, et se lave la tête et les moustaches avec ses deux pattes de devant, qu'il lècbe et humecte de sa salive à chaque fois; il s'en sert aussi pour se gratter le corps, de même que des pattes de derrière. Quoique de grosse corpulence, le Paca court avec assez de légèreté, et il fait des sauts assez vifs ; toutefois ses mouvements sont brusques ; il nage et plonge très bien. Il a une vie presque exclusivement nocturne; et, comme la plupart des animaux qui se creusent des terriers , il ne sort guère pendant le jour de sa demeure souterraine. Son cri ressemble au grognement d'un petit Cochon. A l'étal de liberté, sa nourriture consiste en fruits et en racines, et les plantations de canne à sucre sont parfois ravagées par lui pendant la nuit. Ces animaux sont très propres; on ne ■ trouve jamais d'ordures dans leur demeure , ils vont les faire au dehors ; ce sont des crottins fort allongés. Le Paca est doux et s'apprivoise très aisément : Buffon a fait nourrir, dans sa maison, un de ces animaux qu'il avait reçu vivant, et il a donné dans son Histoire naturelle, générale et particu-
lière des Mammifères, t. X, des détails intéressants sur les mœurs de ce Rongeur.
Depuis cette époque, d'autres Pacas ont été apportés vivants à Paris. Leur alimentation étant très facile, car ils mangent de toutes les matières végétales et même, dit-on, de la viande, et leur tempérament leur permettant de résister facilement à l'action du froid, Fr. Cuvier et d'autres naturalistes ont pensé qu'on pourrait les introduire dans nos établissements ruraux , où ils seraient une très bonne acquisition pour l'économie domestique , à cause de leur viande qui est très délicate. Malheureusement celte idée théorique, ainsi que tant d'autres indiquées par les zoologistes, et qui semblent devoir produire par la suite de bons résultats , n'a pas été mise en pratique par les agriculteurs.
Les Pacas sont exclusivement propres à l'Amérique méridionale. Pendant très longtemps les naturalistes n'en admettaient qu'une seule espèce, qu'ils plaçaient, ainsi que nous l'avons déjà dit , dans le genre Cavia. Fr. Cuvier, le premier, a démontré qu'on devait non seulement former un groupe particulier avec cet animal , mais qu'on devait y distinguer deux espèces.
Le Paca brdn ou Paca hoir, Cœlogenus subniger Fr. Cuv., A. G. Desm., Cavia para Auct. (Buffon , loco citalo et suppl.t t. III ); Pac et Pat Azara ( Hist. nat. du Paraguay, t. Il); Ouraux, Pac, Pay, Cottie, etc. Cette espèce a communément un pied de hauteur en avant, et un peu plus en arrière, et sa longueur totale est d'environ un pied neuf pouces. Son pelage est généralement brun en dessus, avec neuf ou dix bandes blanches longitudinales, formées de taches placées en série, tantôt bien séparées, tantôt contiguês entre elles ; le ventre, la poitrine, la gorge et la face interne des membres, sont d'un blanc sale ; les moustaches très longues sont noires et blanches. Nous avons donné plus haut des détails sur les mœurs de cette espèce, et nous n'y reviendrons pas maintenant ; nous ferons de même pour la seconde espèce, car les habitudes de ces deux animaux sont les mêmes ; disons toutefois que c'est le Paca ordinaire que l'on connaît le mieux. Cet animal se trouve au Brésil, au Paraguay, à la Guiane et aux Antilles.