‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 70 sur 170 · PAD · texte numérisé non relu

PAD

1VFD

PACTOLE. Pactolus (nom d'un fleuve de Phrygie).cnu8T. — Genre de la tribu des Pactoliens, de la section des Décapodes anomoures, établi par Leacb , qui lui donne pour caractère : Antennes externes ayant leur premier article long et cyliudrique. Pieds médiocrement longs et assez épais ; les deux antérieurs plus courts que les autres , non terminés par une main, mai* pourvus d'un simple ongle crochu; ceux de la seconde paire semblables ; pieds de la troisième paire inconnus ; ceux de la quatrième et de la cinquième paire didacty les. Carapace triangulaire, allongée, assez renflée de chaque côté en arrière , non épineuse en dessus, et terminée en avant par un rostre fort long , aigu, mince et entier, semblable à celui de* Leptopodies (voy. ce mot). Abdomen de la femelle composé de cinq articles, dont le premier étroit, les trois suivants transverses, linéaires, et le cinquième très grand, presque arrondi. Yeux très gros, situés derrière les antennes, toujours saillants bors de leur fossette ; une seule pointe derrière chaque orbite. La seule espèce connue est le Pactole ni Bosc, Paclolut Boscii Leach ( Zool. Ètiscell., tom. V, pag. 2, cl. 68). La patrie de celte espèce est inconnue. (II. L.)

♦ PACTOLIEIVS. Paclolii. cmist. — M. Milne Edwards , dans son Histoire naturelle des Crustacés, donne ce nom à une tribu qu'il place dans la section des Décapodes anomoures. Le Crustacé qui forme cette tribu ressemble, [par la conformation de la carapace , de la bouche et de l'abdomen, à un Bracbyure de la Jamille des Oxyrhynques, mais présente, dans la structure de ses pattes, des anomalies qui ne permettent pas de le confondre avec aucun des Décapodes précédemment décrits. En effet, les pattes antérieures sont adactyles, tandis que celles des deux dernières paires sont terminées par une pince didactyle. Celle tribu ue renferme qu'un seul genre , c'est celui de Pactole, Pactolus. Voy. ce mol.

P AD A V ARA , Rbeed. {Malabar., Vil , 51 , t. 27). dot. «r. — Voy. momnda, Vaill.

PADDA. ots. — Nom d'une espèce de la famille nombreuse des Fringilles , pris par M. Lesson comme dénomination générique ( Compl. aux Œuvres de Duffon , t. VIII ), et appliquée à une division de sa tribu

des Moineaux. Rcichenbach tout en adoptant ce genre, n'y a laissé que la Loxia oryzivora Lion, et la Lox. fuscata Vieill., dont Swaioson et Gray font des espèces du genre Amadina. (Z. G.)

PADINA, Adaos. (II, 13). bot. cb. — Voy. Zonabia, Agardh.

PADOLLE. «ou. — Geure de Mollusques gastéropodes proposé par Monfort pour VBaiiotis canaliculatus La. (Dcj.) PJSCILASPIS. 1RS. — Voy. poecilasns.

PiEDERLA. bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées , tribu de> Pœdériées, établi par Linné {Atant., 7 ), et dont les principaux caractères soni : Calice à tube ovale, soudé à l'ovaire ; limbe supère, petit , persistant, à 5 ou rarement A dents. Corolle supère, infundibuliforme, campauuléc, birsutée intérieurement ; limbe 4-ou rarement 5-denté. Anthères 5 , oblongues , sessiles au milieu du tube de la corolle. Ovaire infère , à 2 loges uni-ovulées. Style simple , inclus ; stigmate bifide. Baie ovaleglobuleuse couronnée par le limbe du calice , à deux coques monospermes.

Les Pœderia sont des arbrisseaux de l'Inde, sarmenteux ou dressés , a feuilles opposées, pétiolées , lancéolées , ovales ou cordi formes , aiguës; à fleurs petites, pédonculées, disposées en grappes ou en corymbes axillaires et terminaux, souvent diofques par avorlemcnt de l'un des sexes. De Candolle ( Prodr., IV, 471) décrit neuf espèces de ce genre, dont six bien connues , et qu'il répartit en deux sections : la première comprend les espèces grimpantes ( P. felida , recurva, tomentosa, vcrticUlata); la seconde se compose des espèces arborescentes (P. erecla , ternata). (J.)

PyEDÉRIÉES. Paderieœ. bot. po.— Tribu de la famille des Rubiacées. Voy. ce mot.

•P/EDÉRLMEKS. Pœderini. m. - Quatrième tribu de Coléoptères pentamères, famille des Bracbélytres, établi par Erichson {Gênera el sp. Slaphylinorum, p. 560), et ainsi caractérisée : Stigmates du prolborax cachés; l'espace qui avoisine les hanches antérieures membraneux; hanches postérieures coniques. Genres: Cryptobium, Latona, Dolicaon, Scimbalium, Achenium, Lathrobium, Scoposus, Lithocaris, Ophites, Stili' eus, Echiastes. Le nombre lolal des espèces de Pasdériniens s'élève i 201; 102 sont

VJED

PAG

d'origine américaine, 70 appartiennent a l'Europe, lia l'Afrique, 7 à l'Asie, et une seule est propre à l'Australie. (C.)

PASDEROTA. bot. pb. — Genre de la famille des Scrophularinées, tribu des Véronicées, établi par Linné (Gen., n* 26), et dont les principaux caractères sont : Calice à 5 divisions égales. Corolle hypogyne , tubuleuse-bilabiée ; lèvre supérieure dressée , entière ou échancrée; lèvre inférieure 3 Ode. Etamines 2 , insérées à la base de la lèvre postérieure de la corolle, saillantes; anthères biloculaires, à loges parallèles, s'ouvrant par le sommet. Ovaire à 2 loges rnulli-ovulées. Style simple ; stigmate capîté-bilobé. Capsule ovale , aigué , biloculaire.

Les espèces de ce genre sont des berbes vivaces, à feuilles opposées, dentées en scie ; i fleurs jaunes ou bleues , disposées en grappes terminales.

Elles croissent principalement sur les montagnes élevées de l'Europe , en Sibérie, et dans l'Amérique boréale. (J.)

PEDEUUS («a«îf'p«ç, vermillon), rus.

— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Brachélytres , tribu des Pœdérinions, créé par Fabricius (Species Insect., t. I, p. 339), et adopté par Olivier, Gravenhorst, Latreille, Curtis, Stcphens, Boisduval, Lacordaire et Erichson. Ce dernier auteur ( Gênera et sp. Staphylinorum , p. 649 ) donne à ce genre les caractères suivants : Labre érhancré à l'extrémité ; palpes maxillaires à dernier article obtus, distinct ; antennes droites ; tarses à quatrième article bilobé. On en connaît 42 espèces : 16 sont originaires d'Amérique , 9 d'Europe, 9 d'Afrique, 7 d'Asie, et une seule est d'Australie. Nous citerons, comme en faisant partie, les suivantes: P. ruficollis Pk., riparius F. , litlorarius 01., littoralis Gr. , brevipennis B.D. , Lac, longipennis, caligatus, limnophilus , melanurus Er. , et Lusitaniens Aubé. Ces Insectes vivent ordinairement près des eaux et dans les lieux bumides, ils sont exceptionnellement unicolores , et réunissent le plus souvent les trois couleurs ci-après: rouge, bleu plus ou moins foncé ou verdatre , et noir. (C.)

•PjEDISCA. lits. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes , tribu des Platyo-

mides , établi par Treitschke et Duponrael {Calai, des Lc'pid., p. 299), et dont les principaux caractères sont : Antennes simples dans les deux sexes. Deuxième article des palpes large, velu et triangulaire; troisième article nu , court et cylindrique. Trompe courte. Corps mince. Ailes supérieures médiocrement larges, terminées carrément, et dont la côte est arquée dans toute sa longueur.

Les chenilles ont la peau transparente, et sont couvertes de points verruqueux.

Elles vivent entre des feuilles réunies eu paquet , et s'y métamorphosent dans un étroit tissu.

Ce genre renferme 35 espèces, dont la plupart vivent en France et en Allemagne.

Parmi les espèces les plus répandues, nous citerons principalement Pcrdiscaprofundana {Tortrix. id. Hubn.). Elle présente une envergure de 2 centimètres environ.

Les ailes antérieures sont variées de gris et de brun , avec trois bandes transversales d'un brun plus foncé, bordées de blanc argenté; les secondes ailes sont d'un gris roussâtre.

On trouve cette espèce au mois de juillet sur les Chênes, où vit principalement sa chenille. (L.)

PELOBILS. ins. — Voy. pcblobics.

P^-.OX, DC. (Prodr., 1 , 65). bot. pu.- Voy. pivoink.

P.EONIA. bot. ph. — Nom scient îque du genre Pivoine. Voy. ce mot

P.EOMÉES. Pœonieee. bot. po.— Tribu établie par De Candolle dans la famille des Renoncul icées. Voy. ce mot.

PAG AME A. bot. pb. — Genre de la famille des Loganiacées, tribu des Gertnérées, établi par Aublet (Guian., I, 11*, t. 44 ). Arbrisseaux de la Guiane. Voy. loganiacées.

PAGAPATE, Sonner. (Voy., 16, t. 10, 11 ). bot. pu. — Syn. de Sonnerolia, Linn.

PAGE. ms. — Nom vulgaire de YUre«i& (Paptlio) protestions. Voy. crania.

PAG EL. Pagellus. potss. — Genre de l'ordre des Acantboptérygiens , famille des Sparoïdes, étab r par MM. G. Cuvier et Va- ' lenciennes ( Hist. des Poiss. , t. VI , p. 169) aux dépens des Spares, dont il diffère principalement par des molaires arrondies plus

uigitizeo uy

PAG

petites que celles de la plupart des Spares, et placées tantôt sur deux, tantôt sur un plus grand nombre de rangs; par les dents antérieures toutes en cardes plus ou moins fines, et par le museau plus allongé.

Ce genre comprend 1 1 espèces, dont 6 appartiennent à nos mers ; les autres vivent dans les mers étrangères. Toutes se nourrissent de poissons et de petits coquillages , vivent en société, et, vers le printemps, s'approchent des cotes où elles restent jusqu'à l'hiver. Quelques espèces même séjournent toute l'année sur les côtes de la mer de Nice.

Parmi les espèces les plus communes dans la Méditerranée, nous citerons principalement le Pagel commun , Pagellus erythrinus Cuv. et Val. ( S parus erythrinus Linn. ), figuré dans l'atlas de ce Dictionnaire, r-ois- 60.1* , pl. 7, fig. 1. Ce poisson a le corps ovale- allongé, assez comprimé, un peu ré* tréci vers la queue ; le museau pointu ; l'œil grand, arrondi, au devant duquel on trouve tes deux ouvertures de la narine dont l'antérieure est la plus petite; la bouche peu protractile ; la mâchoire inférieure un peu plus longue que la supérieure; les lèvres charnues, épaisses. Les deux mâchoires sont garnies, à leur extrémité, de dents en cardes fines , au nombre de neuf ou dix de chaque coté. En arrière de ces dents , ou en voit quelques unes qui commencent à s'arrondir en petits pavés; celles-ci sont suivies de deux rangées de dents rondes, dont les internes sont les plus fortes. En dedans de ces molaires, se voit une bande assez large de petites dents rondes et grenues , mais visibles seulement dans le Pagel adulte. Les nageoires pectorales sont étroites et en faux ; la caudale est profondément fourchue ; les ventrales, triangulaires, assez grandes, sont attachée» un peu en arrière des pectorales , «t portent à leur aisselle une longue écaille très étroite et très pointue.

La couleur du Pagel commun est un beau rouge carmin sur le dos , passant au rose sur les côtés, et prenant des reflets argentés sous le ventre. Les nageoires sont roses; l'anale et les ventrales sont cependant on peu plus pâles que les autres.

L'analomie des Pagels , étudiée par MM. Cuvier et Valenciennes, a présenté les particularités suivantes (loc. cit.) :

Le foie est rougeâtre, divisé en deux gros

PAG 263

lobes à peu près égaux. L'œsophage est court, dilaté en un médiocre estomac triangulaire, à parois épaisses, musculeuses. Le pylore a quatre appendices cœcaux , courts et peu gros. Le canal intestinal fait deux replis avant de se rendre à l'anus. La vessie natatoire est simple , grande , à parois minces , argentées. Les reins sont gros et d'un rouge noirâtre très foncé. Le crâne est relevé par trois crêtes longitudinales, dont la mitoyen ne est grande et élevée. Les os du nez sont étroits , allongés. La colonne vertébrale se compose de 24 vertèbres, dont 10 portent des côtes.

Le Pagel commun est très répandu dans la Méditerranée, particulièrement à Naples, à Marseille , à Gênes ; il s'y tient communément à cinquante ou soixante brasses d'eau, et, suivant Duhamel, c'est là que la femelle laisse échapper ses œufs. Ce poisson a une longueur de 3 à 4 décimètres. Sa chair, blanche, agréable, est facile à digérer.

Les autres espèces qui vivent dans la Méditerranée sont :

Le Pagel a dents aiguës ou Rousseau , Pagellus ccntrodonlus Cuv. et Val. ( Spams id. Lav.). Argenté , glacé de rose ; une large tache noire irrégulière à l'épaule.

Le Pagel Acarne , Pagellus Acarne Cuv.

et Val. (Sparus berda Risso). Plus petit, plus oblong. Argenté; teint verdatre sur le dos; tache d'un rouge - brun très fonce à l'aisselle.

Le Pagel bocukravel ou Pilonmau , Pagellus bogaraveo Cuv. et Val. (Sparus id. BrUnn.). Plus oblong; museau plus pointu. Doré, teint de violet ; point de tache à l'aisselle.

Le Pagel a museau court, Pagellus breviceps Cuv. et Val. Teinte argentée uniforme, avec quelques lignes fines et brunes le long du dos; point de tache à l'aisselle.

\jt Pagel norme ou Mormyre, Pagellus mormyrus Cuv. et Val. ( Sparus id. L. ). Bandes verticales noires sur un fond jaunâtre argenté.

Nous ne ferons que citer les espèces étrangères, qui sont au nombre de cinq, et désignées de la manière suivante par MM. G. Cuvier et Valenciennes : Pagel de Gorie , Pag. Gorcensis; Pagkl a maxillaire herbeux, Pag. Uthognalhus ; Pagel a fllmk,

264 PAG

Pag. calamus; Pagsl a tutao, Pag. penna; Pacel de Fernambooc, Pag. Fernambucensis. Ces poissons habitent principalement les mers d'Amérique. (M.)

PAGESIA. bot. pb. — Genre de U famille des Scrophularinées, tribu des Gérardiées , établi par Rafinesque (Flor. Ludovic., p. 49). Herbes de la Louisiane. Voy. scao-

PHULARINÉES.

PAGfcT0\. ois. — Un des noms vulgaires du Sterne-Pierre-Garin. Voy. stbrke.

PAGODE, moll. — Nom donné, dans le commerce, au Turbo Pagodus L. , et à une espèce de Toupie sur laquelle Monttbrt a établi son genre Teclaire. Voy. tectaibb.

PAGODIOE ou PAGODITE. km. — Voy. TALC.

PAGRE. Pag rus. poiss.— Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Sparoïdes, établi aux dépens des Daurades dont il diffère principalement parce qu'ils n'ont sur les côtés des mâchoires que deux rangées de petites dents molaires arrondies; les dents de devant sont en cardes ou en velours. Leur museau, très court, les distingue des Pagels, avec lesquels ils ont d'ailleurs une grande analogie.

Le genre Pagre se compose de douze espèces dont trois seulement appartiennent à nos mers. Parmi elles, nous citerons principalement le Pagre ordinaire , Pagrus vulgaris Cuvier et Valenciennes (Sparus pagrus L. et Arted.). Ce Poisson a le museau obtus, le corps allongé, les yeux grands, arrondis, placés au-dessous d'un sous-orbitaire fort large; les mâchoires garnies à leur extrémité de quatre dents fortes et pointues, derrière lesquelles se trouve un groupe dé petites dents en forte carde; ensuite chaque mâchoire présente une série de cinq dents en cônes obtus, et de quatre ou cinq dents rondes; plus en dedans et parallèlement à cette rangée, en est une autre de cinq ou six dents, toutes rondes. Aux pharyngiens, il y a des dents en fortes cardes. La dorsale, quand elle se fléchit, se cache presque entièrement dans un sillon du dos. Sa couleur est argentée, teintée de rougeâtre. Sa nourriture principale consiste, selon Rondelet, en vase. Algues, Seiches, Squillcs et coquilles.

Les deux autres espèces de la Méditerranée ont été nommées par MM. Cuvier et Valenciennes (Histoire des Poissons, t. VI,

PAG

p. 150) Pacre orphe, Pagrus orphus, et Pagre rorta , Pagr. hurta ( Sparus id. , Lion. ).

Ces différentes espèces, à l'approche du printemps, quittent les profondeurs des mers et s'avancent jusque dans les rivières et les fleuves.

Les autres espèces appartiennent principalement aux mers des Inde» et d'Amérique,

PAGRE. Pagrus. folpt.— Genre proposé par M. Defrancepour deux Polypiers fossiles du terrain de craie. Ce sont deux petits corps orbiculaires peu épais , convexes et poreux en dessus , concaves en dessous avec des lignes concentriques; les pores sont nombreux irrégulièrement disséminés , ce qui tend à les rapprocher des Spongiaires bien plus que des Polypiers foraminés. Les Pagres étaient adhérents à divers corps marias , et particulièrement à divers autres Polypiers. L'une des espèces, P.elegans, trouvée a Nebou , se distingue par sa régularité : il est large de 10 à 15 millimètres; l'autre, P. proteus , trouvé à Meudon et à Beau rais , est plus variable de forme et de grandeur ; ses pores sont plus grands et moins uniformes. (Du.)

•PAGUMA. m au. — Genre de Carnassiers de la ramille des Viverras , créé par M. Gray {Proc. sool. Soc. Lend., 1830), et ne comprenant qu'une seule espèce , précédemment placée dans le groupe des Gloutons sous la dénomination de Gulo larvatns Ilamilton Smith (in Griff. transi. Cuv. Heg. An. , t. H ), et qui provient de Sumatra.

PAGURE. Pagurus. cbost. — C'est un genre de la section des Décapodes anorooures, de la tribu des Paguriens, établi par Fabricius aux dépens des Cancer de Herbst, et adopté par tous les carcinologistes. Les Pagures proprement dits se ressernbleot beaucoup entre eux, tant par le port que par les détails de leur organisation , et par leurs mœurs. La portion cépbalo-tboracique de leur corps est moins longue que la portion abdominale ; leur carapace est presque aussi large en avant qu'en arrière , et ne >e prolonge latéralement que peu ou point audessus de la base des pattes ; en arrière, elle est fortement éebancrée au milieu, et en avant elle est tronquée et armée seulement d'un petit rostre rudimentaire. La portion

ed by GoogI

PAG

basilaire des pédoncule» oculaires est à découvert. Les antennes internes sont placées directement au-dessus de ces pédoncules; leur premier article est renflé et presque globulaire; les deux suivants sont minces et cylindriques, et ne dépassent que de peu, soit la partie pédonculaire des antennes citernes, soit les yeux ; enûo les tigelles terminales de ces organes sont très courtes , et ont la même forme que chez les Bracbyures. Les a n te n nés ex ternes sont insérées sur la même ligne que les pédoncules oculaires, et portent en dessus une grosse épine mobile qui représente le palpe ; le dernier article de leur pédoncule est grêle et cylindrique ; enûo , elles se tiennent par un filet mulliarticulé en général très long. Les pattesmâchoires citernes sont de grandeur médiocre; leur tige est pédiforme, et leur palpe très développé. Les pattes antérieures sont en général très inégales , et Tune du moins est très renflée. Les pattes de la quatrième paire sont très courtes, et leur pénultième article, garni en dessus d'une plaque ovalaire verruqueuse, est en général très large, et prolongé en dessus de l'article suivant, de manière à constituer avec celui-ci une pince didactyle. Les pattes de la première paire sont plus longues, plus grêles «et plus recourbées en haut : elles présentent aussi vers le bout une plaque granuleuse, et se terminant par une pince didactyle plus ou moins bien formée. L'abdomen est grand et membraneux; les plaques qui en garnissent la face dorsale .«ont en général à peu près •jmétriques, mais très minces et très éloignées entre elles. Quelquefois il existe à la base de l'abdomen une paire de fausses pattes rudimentaires chez la femelle, et deux paires d'appendices plus développés chez le mâle ; mais en général le premier segment n'en porte pas , et le second , de même que les trois segments suivants, n'en porte qu'un seul placé du côté gauche ; du reste, ces appendices sont toujours petits et terminés par une , deux ou même trois lamelles ciliées sur les bords, qui, chez la femelle, acquièrent des dimensions assez considérables , et servent à l'insertion des œufe. Les appendices du pénultième anneau de l'abdomen se composent chacun d'un article basilaire, court et gros, portant

deux autres pièces, courtes et crochues, int. x.

PAG 265

sérées l'une à son bord inférieur, l'autre à son extrémité, et garnies chacune en dessus d'une plaque verruqueuse, semblable à celle que présentent les pattes postérieures; ces deux fausses pattes caudales n'ont pas exactement la même forme, et sont de grandeur très inégale, celle du côté droit étant beaucoup plus petite que l'autre. Les espèces qui composent ce genre sont très nombreuses et répandues dans toutes les mers ; parmi elles Je citerai le Pagcrk Bermaro, Pagurus Dcrnardus Lin. Cette espèce est abondamment répandue sur les cèles de l'Ouest , de la Manche , et plus au Nord jusqu'en Islande. (H. L.)

PAGLIUENS. Pagurii. crust. — Cette tribu qui appartient à la section des Décapodes anomoures, correspond au genre Pagure, tel que Fabricius l'avait établi, et se compose d'un grand nombre de Crustacés , dont la plupart sont remarquables par I état de mollesse plus ou moins complète de leur abdomen, par le défaut de symétrie dan* les appendices de cette partie du corps, par la brièveté des pattes des deux paires postérieures et par plusieurs autres caractères. Chez la plupart des Paguiiens, l'abdomen est mince, presque entièrement membraneux et contourné sur lui-même, et, pour le protéger, l'animal se loge dans l'intérieur de quelque coquille qu'il traîne toujours avec lui , et dans laquelle il s'accroche à l'aide de ses pattes postérieures.

La carapace de ces Crustacés est divisée en plusieurs portions par des lignes plus ou moins membraneuses ; un de ses sillons, dirigé transversalement, la sépare en deux moitiés, dont l'antérieure constitue la région stomacale, et se confond presque avec les régions hépatiques, qui sont très petites, et en occupent les angles postérieurs ; la moitié postérieure est divisée longiludinalement en trois portions, dont la médiane constitue les régions cordiale et intestinale, et les deux latérales, les régions branchiales; enfin, celles-ci sont séparées par une ligne semblable des parties latérales de la carapace, cl qui descendent vers la base des pattes. L'anneau opbtbalmique est quelquefois caché en dessus par un prolongement rostriforme de la carapace, mais est toujours libre, et porte en dessus deux petits prolongements en forme d'écaillés; les pé-

266 PAG

doticules oculaires dirigés, en avant, ne sont pas rélractiles, et s'insèrent directement au-dessus des antennes internes. Ces derniers organes présentent des dimensions très variables, mais toujours leur article basilaire est petit ou allongé, et ils se tienneot par deux filets mulii-artirulés, courts ou de longueur médiocre. Les antennes s'insèrent en dehors des internes, sur les côtés des pédoncules oculaires ; leur deuxième porte en dessus une pièce spiniforme qui est ordinairement mobile, et qui parait être l'analogue du palpe. Les pattes -mâchoires externes sont pédiformes. Le sternum est presque linéaire en avant, et ne s'élargit que postérieurement. Les pattes antérieures sont grandes et presque toujours de dimensions inégales : elles se terminent par une grosse main , dont les pinces sont courtes et très fortes. Les pattes des deux paires suivantes sont très grandes; celles de la quatrième paire sont au contraire courtes, relevées audessus des autres, et terminées par une main presque toujours didactyle; celles de la cinquième paire sont également courtes f relevées sur les côtés du corps et terminées par une pince plus ou moins bien formée. Les cinq premiers anneaux de l'abdomen sont représentés par des plaques cornées plus ou moins grandes, dont la première est d'ordinaire presque confondue avec le dernier anneau thoracique ; quelquefois ce premier segment abdominal porte, dans les deux sexes, une paire d'appendices rudimentaires appliqués contre la base des pattes postérieures; mais en général il en est complètement dépourvu ; quelquefois aussi le second segment porte chez le mâle une paire de fausses pattes, mais en général il ne donne insertion qu'à un seul appendice placé du côté gauche; les trois segments suivants sont toujours pourvus d'appendices du côté droit, et quelquefois n'en présentent pas même du côté gauche chez le mâle ; d'ordinaire ils portent chacun une fausse patte, composée d'une pièce basilaire cylindrique ou d'une ou deux lames terminales; ces appendice*, dont le nombre est par conséquent en général de quatre , sont toujours petits cbez le mâle , et assez grands chez la femelle, où ils servent à ûicr les œufo. Enfin, à l'extrémité de l'abdomen se trouvent deux plaques cornées qui repré-

sentent les sixième et septième segments, et une paire d'appendices presque toujours non symétriques, terminés par deux branches, gros et couru, et qui sont fités à la plaque tenant lieu du sixième anneau abdominal.

Cette tribu a été divisée en quatre genres, qui sont parfaitement naturels; ils portent les noms de Pagurus, Cancellus, CenobUa et Birgus. Voy. ces mots. (H. L.)

PAGUMJS. crdst. — Voy. paguie.

PAILLE, ois. — Nom vulgaire d'une espèce de Gobe- Mouche.

PAILLE, bot. ta. - On désigne ainsi le chaumedesséchédesGraminées,etsurtouldes céréales (Froment, Seigle, Orge, Riz, etc.), après qu'on en a enlevé les graines contenues dans l'épi.

PAILLE - EN • QUEUE, ois. — Voyex

Page 1