‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 72 sur 170 · PAL «J · texte numérisé non relu

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Des à chaque mâ< boire. Leurs dents molaires, au nombre de sept de chaque côté, au*si bien en haut qu'en bas, sont formées sur le plan de celles des Rhinocéros.

La première, supérieure, est petite, à une seule colline et deux racines ; les six autres ont quatre racines et deux collines ; les trois premières desquelles sont à peu près carrées, les trois autres plus ou moins oblongues; ces collines sont obliquement transverses, leur moitié interne est séparée par une vallée profonde , et leur moitié externe seulement par une dépression. Un bourrelet règne autour de la base de la dent; à la face interne , ce bourrelet se confond pour les trois dernières avec la colline postérieure; à la face externe il descend jusqu'à la couronne aux angles antérieur et postérieur et entre les deux collines, de manière à former trois côtes, séparant la paroi externe en deux enfoncements presque égaux peu profonds; arrondis vers la racine et terminés en pointe à la couronne ; pointe qui se lie i la partie interne des collines. Par l'usure , la couronne développe à peu près , comme dans le Rhinocéros , deux fossettes situées Tune entre les deux collines, et l'autre entre la colline postérieure et le bord de la dent; cette dernière colline projette une avance dans la fossette antérieure.

A la mâchoire inférieure, la première molaire, séparée par une barre delà canine, est petite, à une seule racine et à une seule pointe aiguë avec un talon en arrière; les cinq suivantes sont formées de deux portions de cylindres formant une pointe à l'angle de leur réunion ; la dernière , plus grande d'un tiers, offre trois cylindres et deux pointes.

IPar l'usure, la couronne de ces dents présente deux ou trois croissants dont la convexité est externe. Un bourrelet, qui re- , monte jusqu'auprès du sommet en avant et en arrière, entoure aussi la base de la dent. ' L'ouverture nasale est très échancrée en arrière; les os du nez sont raccourcis presj qu'autant que cbex le Tapir pinebaque , et font supposer que les Palsothériums portaient aussi une petite trompe mobile. Le fémur est pourvu d'un troisième troebanter.

Il existait diverses espèces de ces animaux que l'on peut distinguer par des différences de proportions générales et par-

tielles, et même par quelques détails de (omis dans les dents et dans les os des membres. M. Cuvier a établi:

Le P. magnum, de la taille du Rhinocéros de Java ou d'un Cheval , mais plus trapu , les doigts très courts ; le métacarpien médius est long de 190 millimètres et large de 35 au milieu.

Le P. médium, de la grandeur d'un Cochon de moyenne taille; les jambes grêles, le métacarpien médius long de 125 millim., large de 1 5.

Le Pal. tndefermtnotum , fondé sur un astragale et un calcanéum qui a paru i M. Cuvier intermédiaire entre ceux du Pal. médium et du Pal. crassum. Il est probable que quelques unes des mâchoires attribuées au Pal. crassum doivent appartenir à celte espèce, parce qu'elles présentent entre elles des différences de proportions ; mais ce n'est pas ici le lieu d'entrer dans les détails nécessaires pour établir celte proposition.

Le P. craxum , à peu près de la grandeur du précédent, mois à jambes plus courtes ; le métacarpien médius long de 117 millim. , large de 23.

Le P. latum , un peu plus petit que le précédent, mais à pieds plus courts et plus larges ; le métacarpien médius long de 85 millim., large de 20.

Le P. curtum r encore plus petit, et à pieds très courts ; longueur du métacarpien externe 65 millim. , largeur 18.

Le Pal. minus, plus petit qu'un Chevreuil, a jambes* grêles et légères , la barre entre la canine et la première molaire plus longue; la première des dents molaires, si elle existait, tombait de bonne heure. Le second croissant de la deuxième de celles qui existent à la mâchoire inférieure très peu apparent.

M. de Blainville pense que les différences de grandeur ne peuvent point donner de caractères spécifiques, et que les six premières espèces doivent être réduites à une seule, de taille, de sexe et même d'àgc différents; mais nous ne connaissons point d'animaux sauvages qui montrent des différences de taille aussi prononcées, et surtout qui deviendraient plus trapus à mesure qu'ils se rapetisseraient. D'ailleurs, ces différences de grandeur ne sont point les seules qui existent entre ces diverses

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espèces ; il n'y en a pas deux de celles adoptées par M. Cuvier , qui ne montrent des différences de (ormes dans les parties osseuses de la tète , dans les dents et les os des membres , ce que nous démontrerions si l'espace qui nous est accordé le permettait. Si nous ne connaissions les diverses espèces du genre Chat que par leurs «quelettes, il n'y aurait pas d'autres moyens pour les distinguer, tant il y a de ressemblance dans la forme des os et des dents , que de recourir à leurs grandeurs relatives.

Quant au P. minus, il s'écarte déjà sensiblement des autres espèces, comme le remarque M. de Blainville, et nous pensons qu'il pourrait constituer un sous-genre.

Quelques uns des Patœothériums étrangers au bassin de Paris se rapporteraient probablement à l'une des espèces ci-dessus, si elles étaient mieux connues. Ainsi nous pensons, avec M. de Blainville, que le Pal. magnum se trouve au Puy-en-Vclai; avec M. Billaudel, que les Pal. magnum, médium elcrassum se rencontrent à la Grave, département de la Gironde; avec G. Cuvier, que le Pal. curtum existe dans le calcaire tertiaire des environs de Nice ; et avec M. Robert Owen, que les Pal. magnum, médium, crassum et minasse trouvent dans le terrain d'eau douce de l'Ile de Wight; mais on en compte déjà deux qui s'en distinguent, savoir : le Pal. Isselanum provenant d'une espèce de Poudingue ou de Grès de transport très dur des environs d'Issel , département de l'Aude, chez lequel l'angle de réunion des deux croissants des dents de la mâchoire inférieure est bifurqué, et le Pal. Aurelianum des environs d'Orléans, dont les croissants, comme ceux du précédent, ne confondent point leurs pointes de jonction en une seule, dont la dernière molaire inférieure a son troisième lobe en cône et dont le deuxième cône des autres dents porte en arrière un petit talon. Cette espèce, qui se rencontre aussi à Montpellier, comme G. Cuvier l'avait reconnu, se trouve aussi à Sansans, département du Gers, comme M. de Blainville vient de le constater, et avait été nommée par M. Larlet Pal. equinum. Les morceaux envoyés par ce paléontologiste montrent que les molaires supérieures sont plus larges que longues, qu'elles portent à leur bord postérieur un rudiment de troisième colline et

que la barre entre les molaires et les canines est longue comme dans le Pal. nww.

Les pieds sont grêles, et les doigts internes et externes, très petits, ne touchaient peutêtre pas à terre. M. Herman de Mejer l'a rencontré aussi en Bavière, et M. Jcger en Wurtemberg.

M. de Blainville réunit en un seul genre les Palseotbériums et les Lophiodons, malgré la différence de la forme de leurs molaires, et il les place entre les Rhinocéros et les Sangliers.

Les ossements de Palseotbériums, comme tous ceux qu'on rencontre dans le Piètre des environs de Paris, quoique assez souvent isolés, se trouvent réunis parfois en parties plus ou moins grandes de squelettes, et, pour le très grand nombre, ils ne sont point roulés ; ce qui annonce que les animaux dont ces pl&trières ont conservé les restes vivaient non loin des lieux où on les trouve, et probablement sur les bords du grand lac dans lequel ce terrain d'eau douce s'est formé. Leurs cadavres étaient entraînés par les cours d'eau qui se jetaient dans ce lac, et, comme il devait exister de l'acide sulfurique dans les lieux où se formait du plâtre, on conçoit que cet acide a dû accélérer la désagrégation des squelettes par son action sur les tissus mous. Les Palœolhériums sont associé* *m les Anoplothériums, les Chaeropotames, les Hjéuodons, et avec des ossements de Crocodiles et de Tortues, et, pour les deux dernières espèces , avec des ossements de Mastodontes, de Dinothériums et de Rhinocéros; mais, comme ces espèces diffèrent sensiblement de celles que l'on rencontre dans les plâlrières des environs de Paris, nous pensons qu'elles n'ont point vécu à la même époque que les premières espèces, et que l'on pourrait peut-être en faire un sous-genre.

M. de Chrislol (Comptes -rendus de l'Ac. des se, séance du 8 mars 1847) proport même de faire un genre, sous le nom à'ihpparilherium, du Pal. aurelianense , et de le placer dans la famille des Solipèdes.

C'est par les immortels mémoires sur les Pachydermes perdus du bassin de Paris, dit M. Robert Owen, dans son Histoire dcsila*m<fcres et Oiseaux fossiles de la Grande-Bntagne, que le grand anatomistc Cuvier a fondé la science de la Palœontologie. Nom n'avons pas besoin d'ajouter ici que, sou*

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«rapport, nous pensons lout-a-fait comme M. Ovren. (Lacrjllakd.)

•PAL EOTRîTON ( «oWc , antique ; t»/tw», salamandre), bept. — M. Fitzinger (Sys/. rept., 1843) indique sous cette dénomination la grande Salamandre fossile d'OEnmgen (voy. ce mot), que M. Tscbudi avait précédemment désignée soui le nom GAndrias Scheudxeri. (E. D.)

* PAL.EOTROGUS ( ««Jeu s"* , antique ; rp^ym , je mange), mai. — al. Jœger {Wurt. foss. Saugth., 1839) a créé sous ce nom un groupe de fossiles , qu'il rapporte avec doute à l'ordre des Rongeurs. (E. D.)

PALEOZOOLOiilB. zool. — M. de 61a in vil le a appliqué ce nom à cette branche de l'histoire naturelle qui se rapporte aui animaux fossiles. (E. O.)

* PAL/ESTES (walaTïTTjî, palme), «a.

— Genre de Coléoptères tétramères, famille des Xylophages, tribu des Cucujitcs, établi par Perty (Deiectus Anm. art., p. 83, pl. 16, fig. 16), et adopté par Erichson {Naturgesch. der M*. Denis, 1845). L'auteur rapproche ce genre, ainsi qu'une grande partie de ceux que Dejean a compris dans la famille en question, de ses Nilidulaires. Le type , le P. bkolor Perlf (Camptognathus ntemdibularis Dej.) est originaire du Brésil. Cet Insecte, assez large et aplati, est à moitié noir et rougeâtre ; ses mandibules, surtout chez le maie, sont longues, minces et arquées, ce qui lui donne une physionomie toute particulière. (C.)

♦PAL.ESTRA («aWerpa, lutte), lus. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Sténélylres, tribu des OEdémérites, créé par deCasteloau {Histoire Nat. des anim. articulés, t. Il, p. 251), avec une espèce de la Nouvelle-Hollande , la P. rubripenuis de l'auteur. Ses caractères la rapprochent des Calopus. (C.)

* PAL ESTRINUS (*al«wrp«»ç, qui aime la lutte), irs. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Brachéljtres, tribu des Staphyliniens, créé par Erichson ( Gênera et species Staphylinorum, p. 313), qui lui assigne pour caractères : Antennes droites ; palpes à dernier article tronqué à l'extrémité ; Joue des mâchoires extérieurement allongée; pieds intermédiaires écartés à la base; tarses postérieurs cylindriques. L'auteur donne pour type le P. Sykesii Et., es

pèce originaire des Iodes orientales, et y rapporte arec doute le Staphylinus aureus

F. , 01., qui est propre au même pays. (C.) PALAFOXIA (nom propre). noT. pu. —

Genre de la famille des Composées , tribu des Eupatoriacées, établi par Lagasca (Noo. gen. et sp., 26). Herbes ou arbrisseaux des contrées les plus chaudes de l'Amérique boréale. Voy. composées.

PALAIS. Palatium. iool. — On nomme ainsi la partie supérieure de la cavité de la bouche. Voy. bouchb.

PALAH1EDEA. ois. — Nom latin du genre Kamichi. Voy. ee mot. (Z. G.)

* PALASIÉDÉIDÉES. Patamedetdœ. ois.

— Famille de l'ordre des Gralldes , correspondant , en grande partie, a la tribu des Écbassiers macrodactyles à ailes armées de

G. Cuvier, et comprenant les espèces qui root partie des deui genres linnéens Para et Palamedea , genres dont on a fait les sousfamilles des Parinœ et des Palamedeinœ.

* PALAMÉDÉINÉES. Palamedeinœ. ois.

— Sous- famille de l'ordre des Écbassiers macrodactyles , établie sur l'ancien genre Palamedea , auquel on a joint le genre Chauna (Kamichi). (Z. G.)

PALAMOXYS , Endl. {Gen. plant., p. 1172, n. 6058). dot. ph. — Section du genre Oialide. Voy. ce mot.

* PALAQUIUM. bot. ra. — Genre delà famille des Sapotacées , établi par Mon. Blanco [Flora d» FUipinas, 403). Arbres des Iles Philippines.

PALARUS. us— Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu de» Crabroniens, famille des Larrides, établi par Latreille, et remarquable par des mandibules arquées à l'extrémité et dentées, et par l'abdomen dont les anneaux paraissent contractés.

Ce genre comprend un assez grand nombre d'espèces qui habitent l'Europe méridionale, l'Egypte, l'Arabie. Nous citerons, comme l'espèce type, le Palarus flavipcs (Pkilanthusid. Fabr. Gonius td. Jur., Craoro td. Coq. ), du midi de la France. (L.)

PALATINE, «au. — Une espèce de Guenon , qui est probablement le Cercopiihecus diana, porte ee surnom. (E. D.)

PALAVA. bot. m. — Genre de la famille d^s Malvacées, tribu des Mélopées, établi par Cavanilles (Dissert., 1 , 40, 1. 11,

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f. 4 5). Herbes du Pérou. L'espèce qui a servi de type à ce genre est le Malope parvifhra Hérit.

PALÀVA , Ruiz et Pav. {Prodr., 88, t. 22). bot. PB.— Syn. de Savrauja, Willd.

PAL A VI A, Mœoch. (Method., 609). bot. ph. — Syo. de Patava, Cavao.

PALE et PALETTE, ois. — Noms vulgaires de la Spatule blanche. Voy. spatci.e.

• PALEADA. caosT.— C'est un genre de l'ordre des Trilobites, créé par M. Burmeister dans son Die organisation der Trilobiten. (H. L.)

PALEADES. cacsT. — Voyez paleada.

PALÉMON. Palœmon (nom mythologique). causT. — Genrede Tordre des Décapodes macroures , de la tribu des Palémoniens , établi par Fabricius, et adopté par tous les carcinologistcs. Lecorpsde ces Crustacés est peu comprimé et en général arrondi en dessus. La carapace est de grandeur médiocre, et présente, vers son tiers antérieur, une crête médiane, qui est l'origine du rostre ; celui-ci s'avance au-dessus de la base des yeux et des antennes, et présente presque toujours une longueur très considérable; il est très recourbé en haut vers le bout, et fortement dentelé sur ses bords supérieur et inférieur. Les yeuxsontgros et saillants. Les antennes internes s'insèrent au-dessus des externes; le premier article de leur pédoncule est très grand, déprimé, eicavé à sa face supérieure qui en occupe l'angle intérieur. Les deux articles pédonculaires suivants sont gros et cylindriques; enOn, les filets multiarticulés, que terminent ces organes, sont au nombre de trois, dont deux en général extrêmement longs, et un fort court et accolé à sa base à l'un des précédents. Les antennes externes s'insèrent au-dessous et un peu en dehors des anteunes internes; le palpe laraelleux qui en couvre la base est très grand, ovalairc, arrondi et cilié au bout, et armé d'une épine vers l'extrémité de son bord externe. Les mandibules portent un petit appendice palpiforme cylindrique , et les patics-mâchoires externes sont de longueur médiocre, grêles, et tantôt onguiculées au bout, tantôt terminées par un petit appendice mulliarliculé. Les pattes de la première paire sont grêles, terminées par une petite main didactylc, et présentant près de leur base, du côté interne, une petite dilatation qui re-

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couvre la bouche et agit à la manière des pattes-m&cboires. Les pattes de la seconde paire sont beaucoup plus longuet et plus fortes; elles se terminent également par une main didactyle bien formée, et oat le carpe entier et conformé de la manière ordinaire. Les pattes des trois paires suivantes sont très gréleset monodactyles; leur longueur diminue progressivement, et on ne trouve à leur base aucun vestige de fouet ai de palpe; l'abdomen est très grand et rétréci graduellement vers le bout ; sa face supérieure est régulièrement arquée , et il peut se redresser et s'étendre presque complètement sans devenir torse. Le septième segment, qui forme la pièce médiane de la nageoire caudale, est triangulaire et moins long que les lames latérales ; en général il est armé de quelques épine» à son extrémité, et on remarque sur sa face supérieure cinq petites épines. Les lames latérales de la nageoire caudale sont très grandes, ovalaires , et à peu près d'égale longueur. Les fausses pattes abdominales sont très grandes; celles de la première paire portent une grande lame ciliée, et une seconde beaucoup plus petite; les autres sont pourvues de deux lames ciliées, à peu près de méroegrandeur, dont l'intérieure porte vers la baie un petit appendice cylindrique.

Le système nerveux des Palémons présente une concentration plus grande que celui des Écrevisses, car tous les ganglions thoraciques en sont rapprochés au point ds se loucher presque. Enfin les branchie»

sont au nombre de huit de chaque côté.

Les Palémons sont fort recherchés à cau« de la délicatesse de leur chair ; la plopirt habitent les fonds sablonneux , voisins des côtes; mais d'autres remontent l'embouchure des rivières. On en trouve sur nos côtes plusieurs espèces, qui sont toutes comestibles, et qui sont connues sous les noms vulgaires de Crevettes, Salicoques , Baquets , etc. ; par la cuisson , ils deviennent rouges.

Le nombre des espèces est très considérable, et plusieurs propres aux pays chauds atteignent une taille assez grande. P*"1»1 elles , je citerai le Paibmom scie , Palamo* serralus{Pennt. Brit. zool., t. IV, pl. »«. fig. 28), espèce très répandue sur nos cites océaniques et méditerranéennes. (H. M

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• PALÉMOMENS PaUmonit. causr. — 11. Milne Edwards désigne tous ce nom une tribu de crustacés de l'ordre des Décapodes macroures. Cette tribu, comprend un assez grand nombre de Salicoques , dont le corpl est comprimé latéralement, mais dont l'abdomen n'est jamais tranchant en dessus , comme chez les Pénées [voyez ce mot). Leur thorax est grand , et leur carapace est armée en avant d'un grand rostre , qui ressemble assez à une lame de sabre placée de champ, et qui est presque toujours denléeen dessus. Us antennes sont placées comme dans la tribu précédente (Alphéens, voy. ce mot ) , mais sont plus longues, et celles de la première paire portent souvent trois ûlets terminaux. Les pattes sont toutes grêles, et celle* des deux premières paires sont, en général , didactyles , tandis que celles des trois dernières paires ne le sont jamais. Enfin , l'abdomen est grand, mais est loin de présenter les dimensions que nous rencontrons chez la plupart des Pénéens.

Cette tribu renferme six genres, désignés sous les noms de Gnathophyllum, Hippolyte, Rhynchocinetes , Pandalus, Ly smala et Palernon. Voy. ces mois. (H. L.)

PALEOLARIA, Cass. {Bultot. soc.phil., 1816, p. 198; 1818, p, 47; Dict. se. nat., Suppl., 1, 59). bot. ro. — Syn. de Palafoxia, Lagasc. t

PALÉOLE. Paleola. bot. — Nom donné par M. Richard aux petites écailles qui entourent l'ovaire de ceriainesGraminées. Voy. ce mot.

PALES (nom mythologique), ras. — Geurcde Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Cbrysomélines, de nos Colaspides, formé par nous et adopté par Dejean {Catalogue, 3' édit., p. 432), avec une espèce de Hongrie, le P. ulema Megerle. (C.)

PALETTE, ois. — Nom trivial donné à la Spatule ( Platelea leucorodia), d'après la forme particulière que présente l'extrémité de son bec. (Z. G.)

PALETTE, ras. — On nomme ainsi dans les antennes et les balanciers des Insectes , l'extrémité libre, aplatie et élargie en forme de pelle. Voy. artekkes et insectes.

PALETTE DE LÉPREUX. MOLL. — Nom vulgaire du Spondylus gosier opus.

•PALETTES, ois.— Sous ce nom, M.Les-

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ion a fondé, dans la famille des Psitlacidéea et dans son sons-genre Perroquet, une tribu dont le caractère dislinclif consiste en ce que , cbez l'espèce sur laquelle repose celte division, les deux pennes médianes de la queue, plus longues que les autres, sont terminées par une palette de forme ovale.

Voy. PEBROQOET. (Z. G.)

PALÉTUVIER. Rhizophora (p.'Ç», racine; , je porte), bot. ph. — Genre de plantes qui donne son nom à la famille des Rhizophorées , rangé par Lin.ié dans la dodécandrie monogynie de son système. Sous ce même nom de Rhizophora, Linné avait établi un genre dont les limites étaient vagues et les caractères peu précis. Ce genre a dû être subdivisé après lui. Lamarcken a détaché le genre Bruguiera, dont le lype est le Rhizophora g y mnorhixa Lin., et que distinguent suffisamment une fleur 8-14-mère et des pétales bifides, doublés ou enroulés à leur base autour des étamines qui leursont opposées par paires; plus tard.MM.Wightet Arnott en ont encore isolé le genre Kandelia, dont le type est le Rhizophora Kandel Lin., et que caractérise une fleur pentamère à pétales profondément bifides, seulement canaliculés à leur base, avec des étamines nombreuses (30-40) et un ovaire uniloculaire; enfin, M. Arnott a formé pour les Rhizophora decandra Roxb., et fi. timoriensis DC, le genre Ceriops , que distingue une fleur pentamère, à pétales plans, à peine échancrés au sommet, à 10 étamines et à ovaire triloculaire. Restreint de la sorte dans des limites beaucoup plus précises, le genre Palétuvier se compose d'arbres qui croissent sur le littoral des mers dans les contrées tropicales; leurs feuilles sont opposées, entières, glabres, accompagnées de stipules interpétiolaires , caduques; leurs fleurs sont portées sur des pédoncules axillaires bi-trifides ou diebotomes, et présentent les caractères suivants. Calice, accompagné à sa base d'une bractée en forme de cupule, adhérent par son tube à la base de l'ovaire, à limbe* 4-parti. Corolle à 4 pétales acunainés, nus au sommet, alternes au calice , insérés sur un anneau ebarnu qui revêt le haut du tube calicinal. 8-12 étamines insérées de même que les pétales auxquels 4 d'entre elles sont opposées. Ovaire demiadhérent, creusé dans sa portion adhérente

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de deux loges bi-ovulées, surmonté d'un style court conique, que termine un stigmate bi-dcnté. A ces fleurs succède un fruit coriace, entouré, au-dessus de sa base, par le limbe du calice persistant et réfléchi, uniloculaire et monosperme par l'avorlemeot d'une loge et de trois ovules. Peu après sa maturité, il est percé au sommet par la radicule de sa graine unique, qui germe sans l'abandonner : celte radicule se développe peu à peu , en dehors de lui , en un corps allongé , qui se renfle en massue vers son extrémité. Ce genre se divise en deux sous-genres :

a. Mangle, Arnott. Huit étamines ; pétales concaves, coriaces, embrassant l'étamine qui leur est opposée et velus vers leurs bords doublés: pédoncules naissant a l'aisselle des feuilles de l'année, presque plus longs que leurs pétioles , bi-triGdes ou dichotomes. C'est à ce sous-genre qu'appartient le Palétuvier Manglier, Rhizophora Mangle Lin., espèce célèbre et très remarquable, qui crott en abondance dans les lagunes et sur les plages maritimes de l'Amérique in ter tropicale et du Malabar. C'est un arbre ordinairement peu élevé, qui forme des forêts eitrêmement épaisses et presque impénétrables , refuge ordinaire des Moustiques , des oiseaux de mer et d'un grand nombre d'animaux marins. Ses branches sont opposées; les unes portent des feuilles également opposées, ovales, aiguës, luisantes, et forment la léte de l'arbre; les autres sont dépourvues de feuilles et s'inclinent vers la terre, où elles vont s'enraciner; il résulte de là que l'arbre s'étend progressivement sur une surfare de plus en plus grande : les branches entrelacées forment une sorte de plancher sur lequel on s'aventure pour pénétrer dans ces forêts maritimes. Avant de tomber dans la vase pour s'y enraciner, la radicule du Manglier atteint jusqu'à 3 et 4 décimètres de longueur. Le bois de cet arbre est blanchâtre et rougit par sa macération dans l'eau ; il est , au reste , de peu de valeur, et n'est guère employé que comme combustible.

Quant à son écorce, elle est fortement astringente et sert avec assez d'avantage au tannage des cuirs. Elle a même été employée autrefois comme fébrifuge , et , pour ce motif, le commerce en apportait d'Amé-

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rique en Europe des quantités dérables; mais elle est depuis longtemps inusitée sous ce rapport.

b. Aërope, Arnott. Étamines au nombre tantôt de huit, plus souvent de 11 ou 12; pétales plans , presque membraneux , 1res glabres ; pédoncules beaucoup plus couru que le pétiole des feuilles à l'aisselle desquelles ils viennent, épais, uniOorw. Ce sous-genre ne renferme qu'une espèce des Moluques, le Rhizophora conjugala Lia.

(fi. candelaria DC.). (P. D )

PALÉTUVIERS, dot. pb. - Voy. m- .

ZOPRORÉCS.

PALEYA, Cass. {Dict. se. >mf.,XXXiX, 393). bot. pn. — Synonyme de Barkhausia, Mœnch.

PALICOUREA. bot. ru. — Genre de la famille des Rubiarées-Cofféacées , tribu des Psychotriées , établi par Aublet (Guian., I, 173, t. 66), et dont les principaux caractères sont: Calice à tube ovale, soudé à l'ovaire; limbe supère, à cinq dents. Corolle supère, tubuleuse, subcylindrique, présentant une gibbosité à la base, et barbue intérieurement, un peu au-dessous du milieu; le limbe de la corolle a cinq divisions courtes, dressées. Étamines cinq, insérées au tube de la corolle, incluses ou saillantes; filets filiformes; anthères linéaires, incombantes. Ovaire infère, à deux loges uni-ovulées. Style simple; stigmate à deux courtes divisions. Baie charnue, à côtes, couronnée par le limbe du calice, à deux coques monospermes.

Les Palicourea sont des arbrisseaux de l'Amérique tropicale , souvent glabres, à feuilles opposées ou rarement verticillées, stipulées; à fleurs jaunes ou blanches, sessiles ou pédonculées, et présentant dirers modes d'inflorescence.

De Candolle (Prodr., IV, 524) rapporte à ce genre cinquante-trois espèces qu'il répartit en deux grandes sections : La première comprend les espèces à fleurs corymbeusa; la seconde se compose de celles à fleurs paniculces. Cette dernière section a été subdivisée par le même botaniste en trois autres petits groupes caractérisés : le premier, P« des feuilles verticillées; le second, par <i« feuilles opposées et pétiolées ; le troisième par des feuilles opposées et sessiles. (J )

PALIMBIA. DC. (Prodr., 175- 183). K*.

VE.—Voy. PECCEDANC*.

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•PALINLRINA. crust. — Munster, dans son Beitragc sur Petrefactenkuude, désigne sous ce nom un genre de Tordre des Décapodes macroures qui renferme deui espèces, ri dont la Palinurina longipes Munster (Op. cit., p. 37, n* 1, pl. 44, flg. 8) peut en être regardée comme le type. (H. L.)

PALINUROIDEA , Debaan {Faune japonaise). cicsT. — Syn. de Langoustiena , M ilne-Edw. Voy. ce mot. (II. L.)

PALI M RIS. crust. — Voy. lakcoustk.

PAL1THOÉ. poltp. — Voy. polytbob.

PALIURE. Paliurus. aor. ru.— Genre de la famille des Rhamnées, tribu des Pal i urées, établi par Tournefort (Inst., 387), et dont Toici les caractères: Calice à tube plan; limbe à cinq divisions étalées, ovales, aiguës, à peine carénées intérieurement. Corolle à cinq pétales insérés sur le bord du disque qui entoure le calice, ovales, onguiculés. Etamiiies cinq, insérées avec les pétales; filets cylindriques, comprimés à la base, soudés aux onglets des pétales; anthères introrses, orales, i deui loges s'ouvrant longitudinalement. Ovaire à demi immergé dans le disque, et soudé à la base, libre à la partie supérieure, à trois loges uni-ovulées. Styles trois, coniques; stigmates oblongs. Fruit sec, coriace, orbiculaire, à enveloppe membraneuse et à trois loges monospermes.

Les Paliures sont des arbrisseaux abondants dans les contrées qui avoisinent la M éili terra née, au Népaul et au Chili. Leurs feuilles sont alternes, ovales ou cordiformes, 8-nerviées, crénelées ; les branches sont garnies d'aiguillons doubles, lisses et très piquants , dont l'un droit, et l'autre plus court et recourbé, naissant à l'aisselle de chaque

On ne connaît guère que trois espèces de ee genre; la principale est le Paliure bpirbux, Pal. aculeatus Lam. et Desf. C'est un arbuste aussi gai que joli, propre à fournir des baies impénétrables à cause de ses aiguillons nombreui. A la fin du printemps ou en juillet, au plus tard, il se couvre de petites fleurs jaunes, disposées en ombellulea rameuses et axillaires, auxquelles succède un fruit remarquable par une large membrane qui l'environne horizontalement et le fait ressembler à un petit chapeau rabattu, d'où la plante a pris Se nom volgaire de Porte- Choptan.

On multiplie le Paliure de graines ou de rejetons enracinés qu'on enlève en février ou mars. (J.)

PALI X ANDRE. BOT. PB. — Voy. bois dk

PALIXANDRE.

PALLADIA (nom mythologique), bot.

pb. — Genre établi par Lamarck ( lllusi., t. 285) pour une plante encore trop peu connue pour qu'il soit possible de lui assigner une place dans la méthode.

PALLADIUM, bib. — On nomme ainsi un métal blanc, dur, très malléable, ductile et presque inaltérable au feu. Il a été découvert, en 1805, par Wollaston dans la mine de Platine. Ce métal est susceptible d'un très beau poli. Sa cassure, fibreuse et striée en divers sens, présente une espèce d'arrangement cristallin. Sa pesanteur spécifique est de 11,3 à 11,8. Le Palladium exige, pour entrer en fusion, une plus forte chaleur que l'Or; mais, s'il touche, pendant qu'il est chaud, un petit morceau de soufre, il fond comme le Zinc. Ce métal est inattaquable par beaucoup d'acides; l'acide nitrique le dissout en prenant une teinte rouge brunâtre ; une solution alcoolique d iode le noircit, tandis qu'elle n'agit pas sur le Platine. Ce métal est à peu près inusité.

PAL LA S. bab. — Ce nom est appliqué à une espèce du genre des Céphaloies. Voy. ce mot. (E. D.)

PALLASIA, Houtt. (Pfl. syst., X, 319, t. 22). bot. pu. — Syn. de Calodendnn, Tbunb.

PALLASIA, Bob.-Desv. ws.-Synon. de Cistogastre, Latr

PALLAS1LS. crust. — Synonyme d'/dotea. Voy. ce mot. (H. L.)

•PALLENE, Less. ois. — Synonyme de Cypseius, division du genre Hirondelle.

Voy. ce mot. (Z. G.)

•PALLENE (nom mythologique), cri st.

— Genre de l'ordre des Aranéiformes ou des Pychnogonides.M. Johnston a donné ce nom aux Pycbnogonides, qui sont pourvues d une paire de pattes mâchoires sans palpes, etqul ont la tête extrêmement courte. Les pattes sont grêles, allongées, et terminées par une griffe accompagnée d'épines onguiliformes accessoires. Enfin, la branche mobile des pattes-mâchoires est composée de dix articles, et est armée d'une série de dents vers le bout. Il est aussi à noter que les palpes

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«ont trèf courts. On ne connaît que deux espèces de ce genre, c'est le Palleke brk- ▼i rostre, Pallenebrevirostris Roberst. {ilag. of xool. and. Bot. , t. I, p. 380, pl. 13, flg. 7 et 8). Cette espèce se trouve sur les côtes d'Ecosse, et peut-être aussi au Groënland. Quant à la seconde espèce , Pallene chiragrus Edw. ( Hist. nat. des Crust. , t. 111 , p. 535, n* S ), elle a pour patrie la baie de Gervis à la Nouvelle-Hollande.

PALLENE , ftlégerle (Cat. Dahl.). nu.

— Syn. d'Antkonomus, Germar, Sctaœnherr. (C.)

PALLENIS, Laporte. ras. — Syn. de Callxlheres, Dejean, Spinola. (C.) PALLENIS (nom mythologique), bot. pu.

— Genre de la famille des Composées, tribu des Astéroldées, établi par Cassini {Dict. se. nat., XXXVII, 275). Herbes de la Méditerranée. Voy. COMPOSÉES.

«PALLESTRE, Les s. ois.— Synonyme de Macropteryx , Swains., division du genre Hirondelle. Voy. ce mot. (Z. G.)

PALLIOHRANCHES. Palliobranchiata.

mon. — Dénomination employée par M. de Blainville pour désigner, d'après un caractère essentiel de l'organisation , le premier ordre de sa classe des Acéphalophores. Ces mêmes Mollusques forment la classe des Brancbiopodes, pour Cuvier, Lamarck , etc. Voy. mollusques. (Du.)

♦PALLODES. ins.— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Clavicornes, tribu des Nitidulaires, établi par Ericbioo (Zeifechrifl furdieEnt. von Germ., 1843, p. 348) qui le comprend dans le groupe de ses Strongjliniens. L'auteur y rapporte les quatre espèces suivantes: P. silaceus Kn., Er., annulifer Lap.tatromentarius et /ervtdusKIug. La première est originaire de l'Amérique septentrionale, la deuxième de l'Amérique méridionale, et les troisième et quatrième sont propres à Madagascar. (C.)

PALM A-CHRISTI. bot. ra. — Nom vulgaire du Ricin. Voy. ce mou

PALMACITES. bot. foss. — Genre de Palmiers fossiles, établi par M. Ad. Broogniart {Prodr., 126) qui le décrit ainsi : Tiges cylindriques, simples, couvertes de bases de feuilles pétîolées, a pétiole élargi et ampleiicaule à sa partie inférieure.

Ou n'en connaît encore qu'une seule es-

pèce, Palm, echinatus, trouvée dans le terrain de calcaire grossier inférieur. (J.)

PALMACITES, Sternb. (t. 56, f. 6, 7; t. 58, r. 3). bot. foss.— Synon. de Trigonocarpum, Ad. Brongn.

PALMA3. bot. pb. — Voy. palviebx.

PALMAIRE. Palmarium. moll.— Genre proposé par Mon tfort pour une coquille qu'il dit être commune à la Martinique, maisqoe cependant on n'a pu revoir après lui ; la Palmaire serait comme une Émarginule dont le sommet reviendrait du coté de la fente su lieu d'être dirigé en sens inverse. (Duj.)

PALMAIRES. Palmarini. mam. — Slorr (ilcth. de classification des Manm.) indique sous ce nom la division dans liquelle il place l'Homme. (E. D.)

PALMARIA, Link. (in Hor. phys., 7).

bot. cr. — Synon. de Laminaria, Lami.

*PALMASTERIAS. échu». -Division du genre Astérie, établie par M. de Blainville pour les espèces pentagonales minces et comme membraneuses, telles que les A. calr car, A. membranacea, A. rosacea. Ce sont les mêmes dont H. Link , et après lui M. Agassiz, ont fait le genre Palmipes , et que M. Nardoa nommées Anseropoda. (Du.)

*PALMATODES, Klug. nu. — Syn. de Ocladius, Schœnherr. (C.)

PALME, bot. pb. — Nom vulgaire des feuilles du Dattier.

PALMELLA. bot. ce.— Genre d'Algues confervacées, établi par Lyngbye (HydropK, 206) qui le définit ainsi: Masse gélatineuse, demi-transparente, remplie de globules solitaires. On en connaît neuf espèces qui croissent dans les eaux douces ou salées et sur la terre très bumide.

•PALMÉS. Palmata. mam. — Blumenbach (Handb. der noi., 1779)désigne sons ce nom une division des Mammifères qui comprend le genre des Castors.

PALMIERS. Palmœ. bot. pb. — Grande et belle famille de Monocolylédons. Les »égélaux dont elle se compose sont telleoieat remarquables par leur beauté et presque toujours par leur hauteur, que Linné, dias son langage poétique, les avait appelés les princes du règne végétal. De plus , ils ont une telle analogie d'organisation et de caractères, que, dès les premiers essais de méthode naturelle, on les a réunis en un

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groupe distinct; ainsi Linné, dans ses trag- ! menu de méthode naturelle, eo faisait son second ordre , dans lequel , il est vrai , une simple ressemblance de port lui faisait admettre les Cycas. Cette erreur fut commise également par Adanson, qui fit des Palmiers sa sixième famille. A.-L. de Jussieu le premier sut assigner a ce groupe ses Téritables limites, qui n'ont pas été modifiées jusqu'à ce jour. Dans ces derniers temps, les Palmiers ont été l'objet de grands et beaux traraux qui ont jeté du jour sur leur histoire, et qui ont fait connaître leur organisation, longtemps fort mal interprétée. Nous avons cité, à l'article mokocotylédous, ceux de ces travaux qui ont eu pour objet la structure et le mode de développement de ces végétaux; quant à ceux qui ont eu pour objet leur histoire, considérée en général, les plus importants d'entre eux sont certainement ceux de If. Martius, qui constituent une Monographie vraiment monumentale de cette famille.

Les Palmiers présentent , dans leurs racines, la plupart des particularités qu'on retrouve chez la généralité des Monocotylédons; maison voit chez eux, plus clairement encore que chez la plupart de ces plantes, le pivot formé à la germination par l'allongement de la radicule se détruire de bonne heure et des racines adventives se développer autour de lui ou de la place qu'il occupait, sur des points de plus en plus extérieurs; celte formation successive de racines adventives a donc lieu du centre vers la périphérie. Il en résulte une masse conique qui épaissit fortement le volume du bas de lige, et dont la grosseur est en proportion de l'âge et des dimensions de celle-ci. Cette masse devient parfois extrêmement volumineuse, et finit par dépasser le niveau du sol de 2 mètres, et même un peu plus, comme chez certaines espèces de l'Ile de France, de Bourbon , et chez VOreodoxa regia. Dans d'autres cas, elle ressemble à une sorte de piédestal creux , au sommet duquel la tige se trouve portée {Iriartea). Cette masse de racines forme souvent un bois plus dur que celui de la tige elle-même, et dans lequel M. H. Mobl a signalé une structure notablement différente de celle qui caractérise le bois proprement dit de ces végétaux. Outre ces racines adventives inférieures, la

tige des Palmiers en développe quelquefois de tout- à-fait aériennes, qui prennent naissance sur des points plus ou moins élevés, même immédiatement au-dessous de la couronne. Chez le Mauritia armata, ces racines adventives aériennes, ne se développant qu'imparfaitement, prennent la forme de productions ryliodroldes et épineuses.

La tige des Palmiers, qu'on nomme aussi leur stipe , se montre sous de nombreuses modifications de forme générale, que M. H. Mohl a rangées en cinq catégories distinctes : 1° la tige arundinacée, mince, grêle, dressée, avec des entre-noeuds assez rapprochés et obeoniques ; elle a un épiderrae lisse, luisant, et qui ne s'amincit pas par l'effet de l'âge; sa consistance est médiocre; au premier aspect, elle ressemble beaucoup à un chaume de Bambou, mais elle s'en distingue essentiellement, parce qu'elle n'a ni cavité centrale, ni véritables nœuds. Cette forme existe chez la plupart des Geonoma, beaucoup de Bactris, Hyospathe, Chamœdorea; on la voit se modifier plus ou moins chez le Desmoncus , Bhapis flabclliformis, Corypha frigida. 2' La tige calamoïde a une assez grande ressemblance avee la précédente; mais elle s'en distingue par la grande longueur de ses entre-nœuds, qui ont jusqu'à 2 mètres; ceux-ci sont grêles et paraissent presque cylindriques , tant leur forme obeonique est peu prononcée; leur surface est lisse, luisante et comme vernie, grâce à l'existence d'un épiderme siliceux extrêmement dur, fragile, et qui se détache par plaques lorsqu'on les ploie. Ces tiges sont très flexibles, élastiques, à faisceaux fibro-vasculaires presque uniformément répandus dans leur intérieur; elles ressemblent entièrement à celles des diverses Lianes par leur grande longueur (quelquefois 200 mètres) , et leur entrelacement aux arbres et aux corps voisins. Elles n'existentque chez les Calamus ou Rotangs. Le Desmoncus rattache cette forme à la précédente. 3" La tige cylindrique de M. H. Mohl est lisse, grêle, en colonne fort élancée, à entrenœuds très allongés ; sa surface présente des cicatrices étroites , non relevées en nœuds, et souvent de forts piquants. Sa structure, fort remarquable, consiste en majeure partie en un parenchyme central, mou et lèche, parsemé de quelques faisceaux herbacés.

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tandis que sa couche extérieure est formée par des faisceaux serrés, gros et durs, qui donnent naissance à un bois extrêmement résistant et difficilement attaquable aux instruments tranchants {Maurilia, QEnocarjms, Kunthia monlana, etc.). 4' La lige cocoxdc est épaisse , quelquefois très baute; mais , dans ce cas , n'ayant jamais la gracilité de la précédente, un peu irrégulièrement noueuse par Y effet de ses larges cicatrices de feuilles tombées, souvent ces débris persistants des feuilles forment, par l'isolement de leurs faisceaui, conséquence naturelle de la destruction de leur parenchyme , des sortes de villosilés sur sa surface. Intérieurement, les faisceaux ligneux sont distribués presque uniformément dans toute son étendue; seulement, ils sont un peu plus serrés et souvent un peu plus grêles vers sa circonférence, qu'occupe une épaisse couche corticate ; une conséquence naturelle de cette organisation est que son centre a une dureté presque égale à celle de sa périphérie {Cocos, Leopoldinia, Blœis, Corypha, etc.). 5* Il est enfin des Palmiers que Ton dit acaules, et, dans ce cas, la tige se montre tantôt raccourcie en bulbe, ce qu'on observe chez des espèces éparses dans des genres fort divers (Gwnoma acaulis, Macroslachys , Âstrocaryum acaute, Diplothemium campestre , maritimum, etc.), tantôt modifiée en un rhizome court et rampant, dont le sommet, couronné par des frondes, se trouve a la surface du sol (Sabal). Un fait très curieux est celui relatif au renflement que présente, vers le milieu de sa longueur, la tige de certains Palmiers, qui en devient fusîforme {Iriartea , Acrocomia , Oreotoxa) ; ce renflement est parfois assez volumineux sur des tiges grêles, du reste, pour que les Indiens en profitent pour la fabrication de leurs pirogues. La tige des Palmiers est presque toujours simple ; cependant elle présente une division constante par dichotomie dans le Doum de la Thébalde, Hypkœne ihcbtnea. D'un autre côté, les Palmiers gazonnants {Palmœ cœspitosœ) forment, sous terre, un rhizome duquel partent des jets ou des branches souterraines, qui , chez le Sagoutier (Melroxylon), s'allongent assez, dans bien des cas, pour passer d'un champ à celui d'un propriétaire voisin, tt pour occasionner ainsi des contes-

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talions. Enfin on observa quelquefois des ramifications irrégulières ou accidentelles, comme celle qui a été vue par Borj à l'Ilede-France, chez YAroca alba.

Les feuilles (ou frondes) des Palmiers présentent des variations plus nombreuses en apparence qu'en réalité; ce sont toujours, en effet, des feuilles à portions vaginale, pétiolaire et limbaire, bien distinctes, mais dans lesquelles cette dernière est divisée par déchirure , et de manière à les rendre soit pennées, soit flabelliformes ou en éventa il. Or, ces deux modifications se rattachent l'une à l'autre par de nombreuses nuances intermédiaires, ou, pour mieux dire, ce ne sont que des aspects différents de feuilles penninerves, dans lesquelles la cote médiane est tantôt allongée , tantôt raccourcie. Ces feuilles sont ramassées, k l'extrémité de la tige , en une vaste touffe terminale ou couronne, et leurs dimensions deviennent souvent tellement fortes, qu'elles surpassent celles de tous les autres végétaux. Leur gatnc a ses bords libres et une longueur variable ; souvent elle est allongée, et alors les bourgeons qui ae forment sous elle restent assez tendres pour pouvoir être mangés; celte masse herbacée terminale forme alors ce qu'on nomme chou-palmiste , particulièrement chez l'Arec. On trouve des chouxpalmistes chez des espèces de divers genres, mais parfois leur amertume empêche de les employer comme aliment. Ailleurs, la gaine est très courte , et celte particularité s'observe généralement dans les espèces à feuilles très rapprochées. Dans quelques cas (Copernkia, Sabal), la partie supérieure de la gaine présente un prolongement comparable à la ligule des Graminées.

En suivant le développement d'un Palmier, un peut voir ses feuilles acquérir par degrés la forme qui les caractérise à l'état adulte. Ainsi la première qui sort de la graine, a la germination, est toujours simple; bientôt celles qui lui succèdent présentent deux lobes; après quoi, le nombre des divisions augmente progressivement, à proportion de l'accroissement de la plante.

Souvent, comme traces de la déchirure qui s'est opérée en elles, il reste sur les bords de leurs lobes ou pinnules des filaments pendants, dont il est facile de reconnaître l'origine. Enfin le limbe de ces fentt-

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les est presque toujours plissé ou môme ployé dans le sens des nervures.

L'inflorescence des Palmiers est axillaire et constitue un spadice , auquel on donne vulgairement le nom de régime, et qui acquiert parfois des dimensions considérables, omrne chez le Lodolcée [voy. ce mol). Tantôt ce régime sort d'entre les feuilles de la couronne, tantôt, au contraire, il se montre sur les parties dénudées de la tige, ou dont les feuilles se sont déjà détachées et n'ont laissé que leur base persistante; il est accompagné d'une spathe de consistance variable et parfois ligneuse, tantôt monopbylle, tantôt à plusieurs bractées distiques. Suivant les degrés divers de son développement, cette spathe enveloppe parfois toute l'inflorescence, ou ne s'ouvre que latéralement pour la laisser sortir faiblement, ou enfin elle est considérablement dépassée par elle. Dans quelques cas, elle se détache au moment de l'épanouissement des fleurs.

Les fleurs des Palmiers sont petites, brièvement pédiculées ou sessiles, ou même enfoncées par leur base dans les fossettes du spadice. Elles sont rarement hermaphrodites (Corypha, Livistona, Sabal); le plus souvent l'avortement de l'un des deux sexes les rend uniseiuelles, soit monoïques, comme dans la plupart des genres, soit diolques, comme dans les Dattiers , les Chamcedorca , etc. Parmi les monoïques, on observe des combinaisons diverses des fleurs de l'un et de l'autre sexe. Ainsi, dans certains cas, les fleurs maies et femelles sont entremêlées et l'une à côté de l'autre; dans d'autres, les fleurs femelles occupent la base des inflorescences partielles, au sommet desquelles se trouvent des fleurs mâles nombreuses; enfin , on voit parfois des inflorescences mâles et femelles distinctes sur le même pied. Les fleurs sont accompagnées de deux bractéoles opposées, libres ou soudées entre elles , et d'une bractée propre à chacune d'elles, ou commune à un petit groupe de deux a trois ûtuts(Lepidocaryum). On trouve encore une autre petite bractée à la base de chaque portion de l'inflorescence générale. Ces diverses bractées sont quelquefois très peu développées et presque rudimentaires.

Le périanthe est double, ou i deux rangs bien distincts, dont l'extérieur est qualifié i. u

de calice, l'intérieur de corolle. Le premier est court, à trois folioles libres ou soudées entre elles en une petite cupule tridenléeà son bord, et souvent à trois angles; la dernière est beaucoup plus longue, à trois pétales le plus souventdislincts, en préfloraison valvaire , imbriquée dans les fleurs femelles; l'un cl l'autre sont, au reste, verts ou verdàtres et se ressemblent beaucoup pour la coloration et la texture.

Les étamines sont presque toujours au nombre de six, opposées aux six sépales et aux pétales, libres ou soudées en cupule à leur base {Calatnusy Metroxylon, Klœis), à anthères inlrorses, biloculaires , s'ouvrent longiludinalement, à insertion dorsale. Dans quelques Areca et Phœnix, leur nombre se réduit à trois ; au contraire, il arrive assez souvent qu'il dépasse le nombre normal , et devient un multiple de 3 plus ou moins élevé (15-30, Borassus ; 24-36, Lodoiceo, etc.)- Celle multiplication balance et accompagne d'ordinaire l'avortement complet du pistil.

Le type normal du pistil comprend trois carpelles uniloculaires, presque toujours à un seul ovule filé à l'angle central , un peu au-dessus de sa base, très rarement a deux ovules collatéraux, dont le style se continue avec leur ligne dorsale, et se termine par un stigmate indivis. Mais des avurlemenls fréquents ameuent des modifications dans ce type. Les trois carpelles sont quelquefois presque distincts, mais plus souvent ils sont soudés en un pistil unique , dans lequel même les stigmates restent seuls libres. D'un autre côté, sur ces trois carpelles, deux ne prennent souvent qu'un développement imparfait ou restent même entièrement rudimentaires. Celte inégalité de développement se prononce surtout dans le passage de l'ovaire à l'état de fruit.

Le fruit est à trois loges ou à deux, même à une seule, par suite d'un avortement, qui a également porté sur les graines. Par l'effet d'une soudure incomplète des trois carpelles, il se montre quelquefois trilobé et même presque trimère. Son mésocarpe est charnu ou fibreux, son endocarpe de consistance de papier, de parchemin, ou fibreux, ou ligneux et d'une dureté presque pierreuse; celui-ci présente au sommet trois trous qui répondent aux points par lesquels le tissu cou-

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ductcur arrivait à l'ovaire; mais l'inégalité du développement des carpelles, lorsqu'elle a lieu, agit aussi sur ces trous; ainsi , dans l'endocarpe du Cocotier, vulgairement connu et employé sous le nom de Coco, un seul reste ouvert, c'est celui qui correspond à la loge Tertile; les deux autres, qui appartiennent aux deux loges avortées, sont obturés dans le fruit adulte. On sait quel énorme volume acquiert le fruitde certains Palmiers, particulièrement celui des Cocotiers, du Lodoicca.

Les graines des Palmiers acquièrent souvent un volume très considérable, et qui dépasse tout ce qu'on observe dans le reste du règne végétal. Elles sont presque toujours solitaires dans chaque loge, qu'elles remplissent, ou même dans le fruit entier, par l'effet de l'avortement. Elles sont ovoïdes ou globuleuses, dressées ou appendues latéralement, à tégument le plus souvent soudé avec la surface interne de l'endocarpe; elles renferment un volumineux albumen , d'abord à l'étatde liquide laiteux (lait de Coco), prenant ensuite peu à peu de la consistance, de manière à devenir même corné dans certains cas (Dattier). Souvent, même dans le fruit mûr, il n'est passé à l'état solide que dans sa portion extérieure, et il forme alors un corps creux dont la cavité reste encore remplie de liquide laiteux. Il est fréquemment ruminé, à des degrés divers, il est vrai. Il est tantôt oléagineux (Cocotier) , tantôt plus ou moins corné, mais non farineux. Une fossette creusée vers la périphérie, et recouverte seulement par une couche mince de sa substance renferme, un embryon conique ou cylindroïde, dont l'extrémité radiculaire est dirigée en dehors.

A. la germination, chez le Cocotier par exemple, la radicule se prolonge à travers le trou de l'endocarpe ou de la noix, et perce ensuite le mésocarpe fibreux ou le brou qui est déjà plus ou moins altéré. En même temps, le sommet du cotylédon pénètre dans la cavité centrale de l'albumen, qu'elle ne tarde pas à remplir; l'albumen se ramollit ensuite; sa substance se modifie et clic est absorbée progressivement et comme couche par couche, le cotylédon continuant de grossir à proportion. Pendant que s'opère cet accroissement intérieur, la portion qui passe par le trou de la noix s'allonge, reporte à

l'extérieur la gaine du cotylédon, de laquelle sort bientôt la gemmule, tandis que de m côté la radicule s'est enfoncée dans le sol où nous avons dit plus haut que son existence ne doit pas être d'une longue durée. Quant à l'extrémité cotylédonaire enfermée dans la noix, elle ne peut s'en dégager et on l'y retrouve vivante encore quelquefois apre» une année entière. La gemmule donne d'abord une feuille entière, et l'on a vu que celles qui lui succèdent acquièrent, en se divisant do plus en plus, la forme qui caractérise cet organe à l'état adulte.

Les Palmiers appartiennent tous aux régions chaudes du globe , particulièrement i la zone intertropicale. Au-delà des tropiques, le nombre de leurs espèces décroît rapidement; leur limite septentrionale ne dépasse pas 3t" en Asie; elle s'élève à 3C° en Amérique ; enfin, en Europe, elle atteint 44°; là ses seuls représentants sont le Charmrops humilis et le Dattier cultivé, mais ne mûrissant pas son fruit. Quant à leur limite méridionale, elle arrive en certains points à 38* de latitude sud. Son terme extrême est formé par VAreca sapida de la Nouvelle-Zélande, qui croît dans des lieux froids dans lesquels il neige souvent. Dans la zone inlertropkale, ils abondent surtout en Amérique et dans les nombreux archipels de la Polynésie; il* sont beaucoup moins nombreux en Afrique et en Asie.

Les végétaux dont se compose celte belle famille se recommandent, non seulement par leur beauté, par leur port léger et élancé qui imprime un cachet si remarquable aux paysages dc6 régions chaudes du globe, nui* encore et surtout par leur extrême utilité. Toutes leurs parties servent à des usig» importants. Leur tige est très utile pourlei constructions, dans les espèces où elle acquiert une grande dureté; dans celles dont le centre reste peu consistant, elle fournit, par un simple évidement. d'excellents tayiai de conduite. On sait que le commerce apporte en Europe le bois de quelques espèces, et qu'on l'emploie en quantité pour la rocfection des cannes, des manches de paraplu» et de beaucoup d'autres objets. Ce bois varie beaucoup de densité. D'après M. de Mirtius, le plus léger est celui du Dattier dont la densité n'est que 0,39i>3, ce qui réduit son poids à 13*" ., 53 par pied cube. Celui

do Borassus jElhiopium est beaucoup plut lourd ; sa densité est de 0,8229 ; enfin le plus dense parait être celui de VAsirocaryum murxtmuru, l'un de ceux que le commerce apporte le plus habituellement en Europe, et qui pèse 1,1380 ou 39 01 par pied cube. Tout fort qu'il est, ce chiffre est encore dépassé par la substance ligneuse de la noix du Cocos lapidea, dont la densité s'élève à 1,2873. Les progrès de l'âge amènent dans la lige de plusieurs Palmiers le développement d'une grande quantité de fécule qui semble même quelquefois remplir exclusivement les cellules de leur parenchyme, tandis qu'ailleurs elle est mêlée de mucilage, d'une substance albuminoïde, de matières enracines et colorantes, enfin de divers tels. A l'époque où celle fécule est en plus grande quantité, le parenchyme lui même est désagrégé ou semble même avoir presque disparu, de telle sorte qu'elle se montre sous la forme d'une poussière légère et blanche entremêlée aux fibres. L'exemple le plus remarquable à cet égard est fourni par les Melroxylon , dans lesquels cette fécule constitue le Sagou du commerce. Un seul pied de ces arbres en donne jusqu'à 600 ou 800 livres, à l'époque qui précède immédiatement sa floraison. Parmi les autres Palmiers riches en fécule, on peut citer les suivants: Caryola urens et ftumpkiana, Borassus flalclliformis , Arenga saccharifera , Pkœnix farinifera, Cocos corovala et autres, des Acrocomia, le MaurUia fîcxuosa. D'après M. de Marlius, les Indiens Arovaces de la Guiane donnent à la fécule qu'ils retirent de celui-ci le nom û'Aru-Aru (fécule de fécule), qui, défiguré en celui d'Arrow-root, U été transporté à ton à plusieurs autres féj eu les. La sève de plusieurs Palmiers ren- Sferme du sucre en assez grande quantité, au moment qui précède la floraison, pour qu'on l'extraie avec avantage au moyen d'incisions ou de trous percés dans la tige. Le liquide sucré qu'on obtient de la sorte subit aisément la fermentation alcooliqueel donne ainsi des liqueurs spirilueuses connues pour la plupart sous le nom de Vin de palme, cl qui remplacent utilement les produits de la Vigne dans les contrées chaudes où cell^-ci ne donne pas de vin. Ce sucre est en quantité presque insignifiante dans les Palmiers Jeunes; il y abonde au moment qui précède

| la floraison, après quoi il est consommé presque entièrement par la fructification. Les espèces les plus riches, sous ce rapport, sont les suivantes : Rfiaphia vinifera, Maurilia vinifera, Phœnix sylvestris, P. spinosa, P. daclylifera, Elœis Guineensis, Cocos nucifera, Caryota urens, C. sobolifera, Arenga saccharifera, Borassus (labelliforwis, Borassus œthiopium. Eu incisant les spathes du Cocos nucifera, on obtient un suc d'une saveur agréable, nommé Toddy, qui produit de bons effets dans l'Inde contre lei constipations qui attaquent fréquemment les personnes étrangères à ces climats. Dans ces derniers temps, on a établi à Java des fabriques de sucre de Palmiers qui ont donné des bénéfices importants.

Les feuilles des grands Palmiers servent à couvrir les habitations, à fabriquer des nattes et autres tissus grossiers , tandis que leur pétiole commun, plus ou moins lignifié cl très résistant, est utilisé pour divers usages locaux. Quant aux fruits de ces végétaux , tout le monde connaît leur importance pour l'alimentation. Ainsi le fruit du Dattier {Datte) nourrit à peu près seul de nombreuses peuplades dans le nord de l'Afrique; l'Europe même en consomme des quantités considérables. Celui du Cocotier , l'une des espèces les plus répandues dans les contrées intertropicales, rend aussi de grands services, soit avant sa maturité par son lait, soit a l'état mur par sa volumimineusc graine. Les graines de plusieurs espèces donnent une huile connue sous le nom d' Huile de Palme, qu'il est bon de distinguer d'avec une autre que fournit par expression l'endocarpe de V Elœis Guineensis, et que caractérise particulièrement la présence de l'acide palmique ou palmitique.

Divers Palmiers fournissent des substances médicamenteuses ; tels sont : VArcca Calechu, dont les fruits donnent une matière extractive , aslringeutc , qui est confondue sous le nom de Cachou avec la substance de ce nom fournie par le Mimosa Catechu, mais qui n'arrive jamais en Europe et se consomme sur place; le Calamus Draco , qui donne une des matières connues sous le nom de Sang-Dragon ; VHyphœne thebaica, ou le Doum qui exsude le Bdellium, etc. Enfin certains arbres de celle famille sécrètent abondamment de la cire. C'est principalement

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sur leurs feuilles qu'a lieu celte sécrétion. L'une des espèces les plus remarquables sous ce rapport est le Copcrnicia ccrifera, dont la cire e>t connue sous le nom de Cirede Carnauba. Ce Palmier habite l'intérieur du Brésil ; ses feuilles portent à leurs deux surfais un très grand nombre de glandes qui sécrètent la rire; à Pétai adulte ou vieux , cites présentent une couche mince de cette substance , qui se montre, sons le microscope, composée de très petites lamelles irrépilièrcs. Dans les lieux où l'arbre reste longtemps exposé aux rayons d'un soleil ardent, celte cire se fond , dit M. de Martin* , et se ramasse en goultcs sur la lame comms sur le pétiole des feuilles. Les indigènes l'isolent aisément par l'action de la chaleur ou de l'eau bouillante. D'après l'analyse que M. Le* y en a faite récemment (voy. Covipt.rend. du 6 janv. 1845, vol. XX , pag. 38), le cire de Carnauba est formée de Carbone—80,36; Hydrogène = 13,07 ; Oxygène = 6,57. Elle est d'un blanc jaunâtre, très cassante, facile à pulvériser; elle est soluble dans l'alcool bouillant et dans l'éther ; son point de fusion est à 83° 5 C. Il existe de même une couche très mince de cire à la face inférieure des feuilles des t\laurilia armala et aculcata , Ccratolobus glatirescens, de quelques Diplothemium , etc.

Enfin la tige du Ccroxylon andicola llumb., Palmier des andes de Bogota , laisse suinter à ses entre- nœuds une matière céroïde , connue dans le pays sous le nom de Ccra de Palma. Celte cire se présente sous la forme d'une poudre blanc grisâtre, et blanc jaunâtre après sa purification. Elle est peu soluble dans l'alcool bouillant; son point de fusion est à 72° C. , et sa composition est , d'après M. Lewy, de Carbone = 80,75 ; Hydrogène= 13,30; Oxygène = 5,97.

Voici la liste des genres de Palmiers aujourd'hui connus rapportés à la classification de M. de Marlius, d'après le Gênera de M. Eodlicher:

Tribu I. — Abscisses.

Chamacdorea, Willd. ( Sunezharia , Ruii el Pav. ; Sunezia , Willd. ) — Hyospalhe , Mart. — Morenia, Ruiz et Pav. — Kunthia, H. et B. — Hyophorbe , Gœrtn. (Sublimia, l'ommers.) — Lcopoldinia, Mart. — Eulerpe, Mart. — OEnocarpus, Mart. — Oreodoxa ,

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Wild. — Pinanga, Rumpb. — fan/i'a, Blumr.

Oncospertna, Blume. — Areca, Lin. {Enlerpt, Gsrln.) — Dnjpsis, Noronha. — Scoforthia, R. Br. (? Plychospcrma, Labill.) — Oramn, Blume. — Harina, Ilarnilt. (WalUchia, Itoxb. ; Wrightca, Roxb.) — Iriarteo, Huit et Pav. (Ccroxylon, H. et B.) — Artnga, Labill. (Saqucrus, Rumph. ; Gomufui, Rumph.) — Caryota, Lin.

Tribu II. — LÉPJDOCAavwtES

* Feuilles pennées.

Calamus, Lin. ( Palmijuncus , Rumph.)

— Zalacca , Reinw. — Plectocomia, Mirt.

— Ccratolobus, Blume. — Dœmonnrops, Blume. — Sagus, fiœrtn. ( Rhaphta, Palis.)

— MctroxyUm, Rotlb.

** Feuilles en éventail.

SlaurUia, Lin. fil. — Lcpidocanjum , Mart.

Tribu III. — Borassiskes.

* Feuilles en éventail.

Borassus, Lin. (Lontarus, Rumph.: !P*> lidorpuj, Blume) — Lodoicea, Labill. —1+ tania , Commers. ( Cleophora , Gertn. ) — Hyphœnc, Gœrln. [Cucifera, Delile; Douma, Lam. ).

Feuilles pennées.

Bentinckia , Berry (Keppleria , Mart. ) — Gconoma, Wild. (Gynesfuro, Poil. ; Vou«y, Aublet) — Manicaria, Gacrln. (PUoptora, Jacq.)— Iguanura, Blume. — Calyptrocolyx, Blume. — Cyrtoslachys, Blume.

Tribu IV. — Cobypbinêes.

Sous-tribu I . — Sabalioées.

Conjpha, Lin. (Talicra, Mart.; Gcmbang*, Blume ) — Livistona , R. Br. — Licuala , Rumph. (Saribus, Rumpb.) — Brahea, Mart. — Copcrnicia , Mari. (Caranatba, Marcg. Pis. ) — Sabal , Adans. — Chamarops, Lin. (Chama>riphes, Ponted.; Pluma, Cav. )— Trithrinax , Mart. — Bhapis, Lia. fil. — Thrinax, Lin. fil.

Sous-tribu 2. — Fhwiiciuees.

Phœnix, Lin. {Elale, Ait.).

Tribu V. - CocoimtEa.

* Aiguillonné*.

Desmoncus, Mart. (Ailitara, Marcgr.)

— Baclris , Jacq. — Guiliclma , MarL -

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Varlinezia, Ruiz et Pav. — Acroeomta , Mart. — Astrocaryum , C. W. G. Meyer [Toxophcenix, Scbott).

** Inermes.

Allaita, H. B. K. — Elais, hcq.{Alfontta, Kunth ) — Cocos, Lin. ( Langdorsfla , Raddi) — Syagrus, Mart. — Dipiof/iemium, Mart. — Maximiliana, Mart. — Tubœa, H. B. K. (Ifoluura, Bcrt. ) — Orbignya , Mart.

? Drymophlaus , Zippel. — ? /Kaflfootera , Nées. (P. Dcchartab.)

PALMIJUNCUS, Rumpb. dot. pd.— Syn.

de Calamus, Linn.

PALMIPÈDES. Palmipeda {palma, palme ; pes , pied }. mam. — Ce nom a été appliqué par Illiger (Prodr. sys/. Afamm. et Av., 1819), à un groupe de Rongeurs, caractérise par ses pieds palmés et comprenant les deux genres Hydromys et Caslor. Voy. ces mots. (K. D.)

PALMIPÈDES (pedes , pieds ; palmati , palmés), ois. — G. Cuvier, dans son Règne animal, désigne ainsi son sixième et dernier ordre de la classe des Oiseaux. ScbœfTer, dans ses Elementa ornithologica, publés en 1774, t'était déjà servi de celte dénomination; mais les espèces que ce nom caractérise, au lieu d'être, comme dam G. Cuvier, réunies en une seule grande division, sont, par lui, distribuées dans trois ordres. Ainsi il distingue des Palmipèdes à trois doigts , des Palmipèdes à quatre doigts et à pouce libre, et des Palmipèdes à quatre doigts engagés dans une seule membrane. Ce dernier ordre de Sbcencr correspond entièrement à la famille des Tulipaltnes de l'auteur du Règne animal. Quant aux deux autres, le premier comprend les Plongeurs du même auteur, et le second ses Longiptnnes et ses Lam<r/tirostrei. Scopoli, dans son /«ilroductto ad historiam naluralem, qui parut en 1777, comprenait également sous le nom de Palmipèdes la majeure partie des Oiseaux que SchœDer et, plus tard, G. Cuvier ont ainsi désignés. Enûn Vieillot, dans ses divers Traités d'ornithologie, s'est aussi servi de cette dénomination. Seulement, au lieu de l'étendre à un grand nombre d'Oiseaux, comme l'ont fait ScbœfTer, Scopoli et G. Cuvier, il n'en fait qu'un litre de famille dans laquelle il ne place que les genres Avocelle et Phœnicoptère.

Le» Palmipèdes correspondent

de Linné, aux Katanlcs de Meyer et WolT, et aux Natatores d'illiger, Laibam, Vieillot et M. de Blainvilte.

Ce qui caractérise les Oiseaux qu'on réunit sous le nom de Palmipèdes, ce sont des tarses couru, relativement à la taille des individus, très forts, le plus ordinairement réticulés, rarement scutellés ; trois doigts antérieurs et quelquefois le pouce, lorsqu'il existe, réunis par une membrane large, molle; des jambes très déjetées en arrière du corps, toujours munies de muscles énergiques, quelquefois nues au-dessus de l'articulation libio-tarsienne, le plus souvent etnplumécs. Les Palmipèdes ont aussi un tronc généralement trapu, ramassé, bas sur jambes, et un cou ordinairement assez long. Ce sont les seuls Oiseaux chez lesquels il dépasse la longueur des pieds. Les Cygnes sont de toutes les espèces de cet ordre celles chez lesquelles il offre le plus d'étendue. En outre le sternum des Palmipèdes est irès long. Il garantit, par son développement en arrière, la plus grande partie des viscères renfermés dans la cavité abdominale, et n'a de chaque coté de son bord inférieur qu'une éebancrure ou trou ovale garni d'une membrane fibreuse. Enûn ces Oiseaux ont presque tous un gésier musculeux, des cœcums d'autant plus longs que les espèces sont plus herbivores, et un larynx inférieur simple , mais qui, chez les Canards, les Harles et quelques autres espèces, se complique de certains organes osseux et fibreux propres à donner plus d'inicnsilé à la voix.

Destinés à vivre sur la surface de l'eau , les Palmipèdes sont protégés par un plumage serré, très duveteux, imperméable. On pense assez généralement que celle imperméabilité est due à un produit graisseux dont les plumes seraient saturées, enduit graisseux qui proviendrait des glandes folliculaires de la peau. Sans doute l'huile ou la graisse que sécrètent les cryptes du derme doit contribuer à rendre les téguments qui recouvrent le corps de ces Oiseaux moins accessibles à l'action de l'eau; cependant cet agent n'est pas pour nous la cause principale de leur imperméabilité. Elle nous parait devoir bien plutôt être attribuée à l'organisation, à la nature et à la disposition des plumes. Ces organes, ceux surtout qui s'insèrent aux parties inférieures, sont, en général, chei

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tous les Oiseaux qui ne nagent pas, composés d'une tige faible qui supporte des barbes molles et fleiibles, elles-mêmes pourvues de barbules courtes et très fines. Chez les Palmipèdes, au contraire, les plumes de ces parties sont rigides; leur tige est résistante, très cornée; les barbes ont le même caractère, la même nature, et les barbules plus longues, moins flnes et plus divergentes, se croisent et s'enchevêtrent. Il y a donc ici prédominance de la matière cornée sur la matière spongieuse. C'est à cette différence dans la nature du produit, à l'abondance et à la disposition des plumes plus encore qu'à la graisse qui, dit-on, les enduit, que les Oiseaux dont il est question doivent ce: le faculté qu'ils ont de glisser aisément sur l'eau et d'y demeurer longtemps plongés sans que leurs téguments en soient altérés.

On s'accorde généralement aujourd'hui à faire des Palmipèdes le dernier ordre de la classe des Oiseaux. On peut également dire que les naturalistes ne différent pas beaucoup entre eux sur la manière de les diviser. Presque tous ont adopté, à de très légères modifications près, la division de G. Cuvicr qui consiste à distinguer les Palmipèdes en Plongeurs ou Brachyptères , en Longipcnnes ou grandi Voiliers, en Totipalmes et en Lameilirosh es. Ces quatre grandes sections sont très naturelles et se circonscrivent par des caractères assez tranchés.

Tous les Palmipèdes sont des Oiseaux aquatiques. Ils recherchent les fleuves, les lacs ou les eaux de la mer. Quelques uns volent avec peine ou sont même tout-à-fait privés de la faculté de s'élever dans lesnirs, et alors leurs ailes sont transformées eu espèces de nageoires. D'autres, au contraire, fendent l'espace avec une rapidité qui rappelle celle des Martinets et des Hirondelles; tels sont les Sternes , les Mouettes , les Frégates, etc. La plupart des Palmipèdes fournissent à l'industrie et au commerce des matières d'une grande valeur et d'une grande utilité. Plusieurs d'entre eux four- [ nissent aussi à l'économie domestique une graisse abondante, un aliment sain et des œufs qui, sans être aussi estimés que ceux des Poules, n'en sont pas moins bons à manger. Enfin les Palmipèdes ont encore contribué à augmenter le nombre de nos Oiseaux de basse-cour et à accrottre d'autant nos

ressource*. Quelques uns, moins utiles, font aussi l'ornement de nos lacs et de nos bassins.

Le caractère des pieds palmés n'appartient pas seulement aux Oiseaux que l'on a réunis dans un ordre particulier; on le retrouve également chez quelques espèces d'un autre ordre, et tout aussi prononcé que chez celles à qui appartient en propre le nom de Palmipèdes, mais qu'on ne saurait cependant ranger parmi celles-ci. De ce nombre sont les Phœnicoptères et les Avocettcs. Les Grèbes et les Phalaropes ont aussi les doists bordés par des membranes plus ou moins lobées, qui ont pour usage, comme les palmures complètes des vrais Palmipèdes, de servir à la natation. (Z. G.)

♦PALM1PEDIA (paltna, palme ;j*s, pied ). mam. — M. Wiegmann (Handt.. der sool., 1812) établit sous cette dénomination un groupe de Rongeurs , correspondant à peu près à celui des Palmipeda d llliper, et comprenant les genres Fiber, Castor, Alyopotamus et Uydromys. (E. D.)

•PALMIPES {palma, palme; p«, pied).

éciun. — Genre établi par Link et adopté par M. Agassiz, pour les espèces d'Astéries dont le corps pcntagonal est très déprimé, mince et membraneux sur les bords. Ce sont les Palmastéries de M. de Blainville, et les Anséropodes de M. Nardo. (t>u )

* PALM1PORA ( paltna, palme ; porut, porc ). polvp. — Genre établi par M. de Blainville aux dépens des Millepores dcLamarck , et comprenant les espèces dont le Polypier calcaire présente une structure lacuneuse analogue a celle des Madrépores et se trouve parsemé de très petites cellules assez éloignées les unes des autres, cl montrant quelques indices d'une disposition rayonnée. Ce genre comprend les Millepora squarrosa, complanata et alcicornis de Lamarck , auxquels M. Ehrcnberg conserve le nom de Millepores (voy. ce mot ). Ce sont des Polypiers rameux assez grands des mers d'Amérique. (Ddj.)

*PALMIRA\A. bept. — Subdivision des Grenouilles indiquée par M. Ritgen {Sov. act. nat. Cur., tom. XIV, 1828), et qui n'est pas adoptée par MM. Duméril et Bibron, dans leur Erpétologie générale. (K. D.)

PALMISTE, m au. — Nom d'une espèce du genre Sciurus, dont M. Lesson a fait

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le type d'un groupe distinct , sous la dénomination de Funambulus. Voy. l'article Écrnr.in.. (E. D.)

'PALMON. ini. — Genre de Tordre des Hyménoptères, tribu des Chalcidiens, famille des Chalcidides , établi par Dalman , et caractérisé principalement par une tête plane; par des antennes brusquement renflées en une massue ovalaire ; par la tarière aussi longue que le corps.

Les espèces de ce genre ont été trouvées seulement dans la gomme copal. (L.)

PALMOPLAYTAIRES. M AU. — Une division composée des Singes, Sapajous et Makis, c'est-à-dire des Mammifères quadrumanes, a reçu ce nom de Storr (Syst. class. Mamm). (E. D.)

PALMULARIA. polyp.? — Genre proposé par M. Defrance pour un petit corps fossile du terrain tertiaire , la P. Soldanii , trouvée à Orglandes , dans la basse Normandie. La Palmulaire, longue de A millimètres environ et moitié moins large, est ovale-oblongue , aplatie et lisse en dessous. Elle est garnie en dessus et sur les côtés de deux séries obliques de petites côtes celluliformes, formant des dentelures latérales sans ouverture distincte. On ne peut donc admettre que ce soit véritablement un Polypier. (Duj.) PALMYRA (nom de ville). ANNÉL.-M.Savigny (Syst. des Ann., \$il) a créé sous ce nom un g. d'Annélides de la division des Apbrodites, et auquel on assigne pour caractères : Corps oblong, déprimé, oligomère ; tête déprimée; une seule paire d'yeui ; bouche pourvue d'une masse buccale exsertile, sans barbillons ni papilles à son oriflee, et ornée de dents cartilagineuses; tentacules au nombre de cinq, le médian un peu plus long que la paire mitoyenne, qui est très petite; les externes grands; cirrhes tcntaculaires brachidés, fermés de deux en deux anneaux jusqu'au vingt-cinquième; pieds assez complexes, formés de deux rames; cirrhes dorsaux lenlaculi formes et semblables à tous les segments , comme les cirrhes ventraux ; soies des rames dorsales divisées en deux paquets, dont les supérieures sont grandes et disposées en rames voûtées, les inférieures très courtes; celles des rames ventrales peu nombreuses ou en un seul paquet; styles nuls. L'animal qui constitue ce genre a des

rapports avec celui des Hcrmioncs, mais il en diffère en ce qu'il est plus court que lui, n'étant composé que de vingt segments.

Une seule espèce entre dans ce groupe : c'est la Palmyra aurifera Savigny (loc. cit.), dont le corps est obtus à ses deux extrémités, et dont les soies dorsales sont plates, recourbées en palmes voûtées et brillantes d'un éclat métallique. Elle 6e trouve sur les côtes de l'Ile de France. (E. D.)

PALO DE VACCA,Huroboldt (in Annal, du Mus., 11, 180). bot. ph. — Syn. de Brosimum , Swarlz.

PALOMBE, ois. — Nom Yutgaire du Ramier. Quelques personnes le donnent aussi au Pigeon sauvage. (Z. G.)

PALOMYDES. Patomydeœ.-Famille établie par M. Robineau-Desvoidy dans l'ordre desMyodaires, et qu'il caractérise de la manière suivante [Essai surles Myodaires, 659): Antennes ordinairement allongées, rarement raccourcies, presque toujours dirigées en avant; à articles polymorphes et d'inégale longueur; chète plumeux, plumosule, le plus souvent villeux, rarement nu ; les trois articles rarement distincts et de longueur variable. Front et face larges ; trompe molle; cuillerons nuls ou presque nuls ; ailes allongées, avec la cellule y G toujours ouverte audessous du sommet, et sans nervure ira reverse ; corps cylindrique, allongé, quelquefois effllé, à teintes jaunes, d'un jaune pâle, ou brunes, et d'un jaune brun ; un duvet satiné sur les côtés du corselet.

Les larves des Palomydes ne vivent que dans les végétaux , principalement dans les plantes marécageuses, quelquefois dans les graines , le plus souvent dans les feuilles, les tiges et les racines; là aussi se développe l'insecte parfait.

M. Robineau-Desvoidy compose cette tribu des genres suivants : Loxocera , Dasyna , Phrosia , Delina , Mosina , Norellia , Volusia, Sargclla, Myopina, Sepedon, Cy« lidria, Chione, Tetanoccra, Rcteltia, Salticella, Limnia, Plierbina, Ilydromya, Dycifo, Melina, Pherbellia, Arina, Chctoceraet llerbina. (L.)

PALOURDE, moll. — Nom vulgaire des Unio , dans le midi de la France.

PALOURDE, bot. rn. — Dans quelques cantons de la France, on nomme ainsi une variété de Courge.

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PALOVËA. dot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses Papilionacées, tribu des Caesal pi niées, établi par Aublct (Guian., I, 365, t. 141). Arbrisseau! de la Guiane.

Voy. LÉGUMINEUSES.

•PALPADA. ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Bracbystomes, tribu des Syrphides , établi par M. Macquart {Diptères, Suites à Buf [on, édit. Roret, t. I, 512). L'espèce type et unique, Patp. scutcllala Macq. ,cst indigène du Brésil.

•PALPARES. ims. — Genre de l'ordre des Névroptères, tribu des Myrméléoniens , famille des Myrmélconides, établi par M. Rambur (Xcvroptèrcs , Suites à Duffon , édition Roret , p. 365 ) aui dépens des Myrnxcleo , et que M. Blanchard ( Hist. des Ins. , édit. Firmin Didot) considère comme devant se rapporter à ce dernier genre. Voy. fourmilion. (L.)

PALPES, ins. — Appendices articulés et mobiles , situés , en nombre pair, sur les parties latérales de la bouche des Insectes. Voy. BOccnE et insectes.

PALPEURS. Palpatores. ins. — Première tribu de Coléoptères pentaraères, famille des Clavicornes, établie par Lalreille (Familles naturelles du Rcgneanimal, t. IV, p. 488 ) avec ces caractères : Téic ovoïde , dégagée ou séparée du corselet par un étranglement ; extrémité antérieure du corselet rétrécie et plus étroite que la tétc ; palpes maxillaires renflés à l'extrémité, saillants, de la longueur de la téte; labiaux courts , dernier article très petit, pointu ; abdomen ovalaire ou subovoïde , embrassé intérieurement par les étuis ; antennes filiformes ou grossissant vers l'extrémité , plus ou moins coudées. Genres : Mastigus et Scydmœnus. Insectes ordinairement de très petite taille, se trouvant dans les lieux humides , sou» les pierres , dans l'herbe ou près des eaux au milieu de détritus. (C.)

PALPICOR\ES. Palpicornes. ins. — Cinquième famille de Coléoptères peu tanières, établie par Latreille (Règne animal de Cuvier, t. IV, p. 518), et comprenant deux tribus, celle des Hydropbiliens et des Sphéridiodites. Dans la première rentrent les genres Elophorus , Ilydrochus , Ochlhcbius , Uydrœna, Sperchcus, Globarium, Uydrophilus, Limnebius, Hydrobius, fcrosus; dans la

deuxième, les genres Sphœridium, Cercyon. Cette famille • pour caractères : Antennes terminées en massue et ordinairement perforées , de 6 à 9 articles , insérées sous les bords latéraux avancés de la tête, guère plus longues que les palpes maxillaires; menton grand, en forme de bouclier; corps ovoïde, hémisphérique, bombé ou voûté; pieds, dans plusieurs, propres à la natation et n'ayant alors que quatre articles bien distincts, ou cinq ; le premier est beaucoup plus court que le deuxième.

Les Insectes de la première tribu , lorsqu'ils sont dans l'eau, étendent leurs palpes et retiennent alors cachées leurs antennes; mais lorsqu'ils sont en dehors de cet élément, c'est tout le contraire, ils développent leurs antennes et cachent leurs palpes, et se servent des premières pour toucher les corps environnants et pour diriger leur marche.

Mulsant (Histoire naturelle des Coléoptères palpicornes de France, 1844) fait de cette famille une tribu qu'il divise en deux groupes, Hydhopbilides et Gfohiiudes , et dans laquelle il comprend, outre les genres cités plus haut, ceux-ci; dans le premier groupe: Hydrous, Laccobius, Helophilust Phylhydrus, Cyllidium; et dans le second, les genres Cyclonotum , Pelosoma , Megasternum et Çryptopleurus. (C.)

•PALPf MANLS ( paipus, palpe; manus, maio). Aiucn Genredel'ordre des Arachnides, de la tribu des Araignées, établi par M. Léon Dufour, et auquel M. Walckenaèr donne le nom de Chersis (voy. ce mot). Dans cette coupe générique, les yeux sont inégaux entre eux, disposés sur quatre lignes formées chacune par deux yeux ; ceux des lignes antérieures et postérieures sont plus écartés entre eux que ceux des deux lignes intermédiaires, et les huit formant deux carrés ou irapèies renfermés l'une dans l'autre. La lèvre est allongée, triangulaire, pointue à son extrémité. Les mâchoires sont larges, dilatées et conniventes à leur extrémité, rétrécies vers leur base. Les pattes sont de longueur médiocre, peu inégales entre elles; la paire antérieure peu allongée, et dont le fémoral et le génual sont gros et renflés. Trois espèces composent ce genre ; parmi elles Je citerai le Palpimane bossu, palpimanus gibbosus Duf. (Dcscript. de six Arachn. nouv., p. 12, pl. 69, fig. 10, t. IV, des Ann. dei

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se. phys.). Cette espèce habite l'Espagne méridionale, et n'est pas non plus rare aux environs d'Alger, où je l'ai prise communément sous les pierres, pendant l'hiver et le printemps. (H. L.)

•PALPOPLEVRA. ins.— Genrede l'ordre des Névroplères, tribu des Libelluliens, groupe des Libellulites, établi par M. Rambur ( Névroptères , Suites à Buffon, édition Roret, p. 129) aux dépens des Libellula. Maïs ce genre, fondé sur des caractères trop peu saillants, ne paratt pas à M. Blanchard ( Hist. des Ins. , édit. Firmin Didot ) devoir être séparé des Libellules proprement dites. Voy. ce mot. (L.)

•PALPULA Lis.— Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes , groupe des Microlépidoptères, tribu des Tinéidcs, établi par Treitschke et adopté par Duponcbcl ( CataU des Lépid. d'Eur., p. 347), qui en cite 12 espèces propres à la France et à l'Allemagne {Palp. labiosella, criella, bicoslella, etc.) (L.)

PALTORIA, Ruiz et Pav. (F/or. Peruv., 1 , 54, t. 84, f. 6). bot. pu. — Sjn. d'//ex, Linn.

PALL'DELLA (palus, marais), bot. cb.

— Ehrenberg (Phytophyl., 09) et Bridel (Bryolog., Il, 1) donnent ce nom à un genre de Mousses bryacées, qui ne diffère des vrais Bryum que par la brièveté des divisions de son périslome interne, et par l'absence des cils de ce périslome. L'espèce type, palud. squarrosa ( Bryum squarrosum Hedw. ), croit dans les contrées marécageuses de l'Europe boréale. (J.)

•PALUDICELLA (pa/tw.paludis, marais).

polvp.? bbtoz. — Genre de Bryozoaires établi par M. Gervais pour de prétendus Polypes d'eau douce, qu'on avait précédemment décrits sous les noms d'Alcyonella arlicutata et dtaphana. Les Paludicelles , comme la plupart des Bryozoaires marins, ont autour de la bouche un seul rang de tentacules disposés en entonnoir , et différent par là des Alcyooellea et des Plumalelles, habitant également les eaux douces, qui sécrètent aussi un Polypier membraneux formé de tubes ramiûés, mais qui ont les tentacules plus nombreux, disposés en fera cheval surdcuxrangs. Les Paludicelles diffèrentd'ailleurs des Frédéric illa, qui ont, comme elles, les tentacules en entonnoir , parce que leur Polypier articulé se compose de cellules grêles , fusiformes , t. x.

allongées , placées bout à bout, et formant des séries dicholomes ou tricbolomes , souvent entrecroisées sur les pierres et les morceaux de bois submergés. Vers la plus grosse extrémité de chaque cellule se voit une perforation latérale , par laquelle le Polype est exsertile. Pour les Fredericilla, au contraire, le Polypier n'est pas composé de cellules ni articulé ; c'est un tube membraneux, cylindrique, ramifié, souvent couché ou rampant au moins en partie sur la lige des plantes aquatiques, et par l'extrémité duquel lo Polype est exsertile. Une autre différence , qui pourrait n'avoir pas la valeur d'un caractère générique , c'est que la seule espèce connue de Paludicelles (P. articulata) a seize tentacules seulement, tandis que la seule espèce de Fredericilla ( F. sullana ) en a vingt. (Du-)

•PALUDICOLA (palus, marais; coto, j'habite), bept. — Genre d'Ain [diibicns de la famille des Crapauds, créé par M. Wagler (Syst. Amphib., 1830), et correspondant au groupe des Chaunus de M. Tschudi. Les Paludicola ont la tête petite , anguleuse ; le museau tronqué; les narines supérieures; la langue oblongue, entière, libre en arrière; ils n'ont pas de dents; le tympan est caché; les doigts sont libres, excepté les orteils , qui sont réunis par une membrane à leur base; le métacarpe est fort long, et le métatarse présente deux gros tubercules ; les parotides sont à peine distinctes; enGn le corps est ovale, épais. Deux espèces entrent dans ce groupe; ce sont les Paludicola albifrons Wagl. (Chaunus marmoralus Wagl.), Paludicola formosa Wagl.

( Buto formosus Tschudi), qui proviennent de l'Amérique méridionale. (E. D.)

PALliDl\E. Paludina (palus , marais).

molx. — Genre de Mollusques gastéropodes, pectinibranches, donnant son nom à la famille des Paludinés, et caractérisé ainsi par Lamarck. La coquille est conoide , formée de tours arrondis ou convexes , dont la cavité spirale est modifiée par les tours antérieurs. L'ouverture est arrondie-ovale, plus longue que large, anguleuse au sommet, avec le bord continu, tranchant, non recourbé en dehors; l'opercule est orbiculairo et corné, formé par des lames surajoutées dans tout le pourtour. L'animal, étudié par Cuvier, a deux tentacules coniques, obtus.

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