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plarcntation et la structure de leur graine, ainsi que par la plupart des caractères de leur fleur, mais diffèrent par le nombre défini de leurs ëtamincs, «'gai à celui des pétales. Par là ils se rapprochent de certaines Passiflorees. Ce sont des arbres de l'Asie tropicale. (Ad. J.)
PAAGILM, Rumpb. (Amboin., Il, t. 59).
bot. pu. — Syn. û'Uydnocarpus, Gxrtn.
PANGOLIN. Manis. auu. — Genre de Mammifères de l'ordre des Édentés, tribu des Édentés proprement dits, assez voisin des groupes des Tatous et des Fourmiliers, et que l'on a pendant longtemps réuni à ces deux divisions. Linné le premier a formé pour les Pangolins un groupe distinct qu'il désigna sous la dénomination latine de Manis assez généralement adoptée , mais que Brissoo, et, d'après lui, Storr et quelques autres naturalistes, ont changée en celle de Pholidolu*. Ce groupe générique, qui ne comprend qu'un petit nombre d'espèces, a été cependant partagé en deux genres distincts par RaGnesque, sous les dénominations de Pangolinus et Phatagmus, divisions que nous indiqueront à la fin de cet article. Ces animaux ont reçu les noms d'Armadilles, de Lézards ou de Fourmiliers écaillcux , etc. ; quant à la dénomination de Pangolin que l'on devrait écrire Pangoelling ou Pangul* ling, elle est employée dans l'Inde pouf désigner la première espèce de ce groupe, le Manis brachyura , que l'on ait vue en Europe.
Les Pangolins ont le corps d'une forme allongée, demi-cyliudrique; leur tête est amincie vers le haut; leur queue est très grosse et très longue; leurs membres, au contraire, sont courts et armés de fortes griffes; leurs poils sont agglutinés de telle sorte qu'ils forment des écailles fortes et nombreuses qui recouvrent tout le corps en dessus ; en un mot , ils ressemblent beaucoup à des Sauriens dont les écailles seraient imbriquées. La téle est en cône plus ou moins allongé, à base arrondie de toute part ; ce qui fait que le museau est plus ou moins prolongé ; la bouche est petite, terminale, tout-à-fait dépourvue de dents de quelque nature que ce soit ; la langue est fort longue, ronde et susceptible de sortir de la bouche, comme celle des Fourmiliers; les yeux sont petits, ronds, placés à peu près à moitié de
la longueur de la téle, vers le bas de ces c\tés ; il n'y a pas d'oreilles externes, et le méat auditif est très rapproché des yeux; les pieds ont tous cinq doigts armés d'oncles robustes et crochus; la queue, très lonçuc, est aussi large que la croupe à sa base, et en fait la continuation; comme le corps , elle est bombée en dessus , plane en dessous, et couverte de larges écailles cornée*, triangulaires, imbriquées en quinconce, attachées à la peau par leur base, et ayant leur surface supérieure plus ou moins striée en long; les mamelles sont au nombre de deux. Ces animaux ont l'estomac légèrement divisé dans le milieu; ils n'ont pas de cœcum, et les organes génitaux sont séparés de l'anus. I/ostéologie des Pangolins est toute particulière et a été étudiée avec soin par G. Cuvier (Ossements fossiles). Les orbites sont ronds, petits, placés vers le bas des cotés de la téte, et coriséquemment très éloignés l'un de l'autre ; les arcades zygomatiques sont incomplètes, et les deux apophyses qui les forment ne se joignent que par un ligament; il n'y a point d'os jugal ; les os du nez sont échancrés à leur bord inférieur, et entrent par le haut dans une éebancrurc commune des os du front; l'os maxillaire n'entre pas dans l'orbite, il finit au point où il donne son apophyse zygomatique qui est courte et pointue ; il n'y a pas d'os lacrymal ; la suture fronto- pariétale est à peine anguleuse en arrière , mais l'occipitale forme un angle en avant très sensible entre les bords postérieurs des pariétaux ; la caisse ne doit s'ossifier que très tard ; les intermaxillaires sont très longs, et montent obliquement jusqu'à moitié de la hauteur des os du nez; il n'y a pas de dents, mais le maxillaire et le palatin sont renflés le long de leur coté, en sorte que le milieu du palais forme un long demi-canal; le sphénoïde ne présente pas d'apophyses ptérygoïdes externes; la maxillaire inférieure est faible et sans branche montante. L'omoplate est large d'avant en arrière, à arête saillante et assez semblable à celui des Fourmiliers; l'humérus est gros, court et large \ vers le bas; deux os de Pavant-bras sont \ distincts , le radius aplati et élargi vers le i bas, et le cubitus très robuste, concave en dehors, et pourvu d'un olécrane assez fort; les phalanges onguéales sont disposées de manière à ne pouvoir se recourber qu'ea
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dessous; le doigt du milieu est de beaucoup plus Tort et plus épais que les autres, tandis que les externes sont plus petits. Le bassin De présente pas d'échancrure isebiatique, mais un trou ovalaire ; l'os des iles, de forme prismatique, est terminé en avant par un rendement; le fémur est large et plat d'atanten arrière, et sa tôle inférieure est aussi large que longue; le tibia et le péroné sont très distincts, le premier arrondi en avant et le second bien complet vers le bas; le pied de derrière est assez semblable à celui de devant par le nombre et la proportion des doigts; seulement ils sont un peu plus forts. Pour les vertèbres, on doit observer qu'elles sont remarquables par leur force cl par l'étendue en largeur de leurs apophyses transverses, surtout dans les caudales qui sont au nombre de quarante-sept dans la queue du Pbatagin et devingt-six seulement dans le Pangolin ordinaire; les apophyses épineuses du dos sont carrées et se touchent presque, comme dans le Tamanoir. Les côtes sont très aplaties; elles sont au nombre de quinze paires dans le Pangolin, et de treize dans le Pbatagin. Les sternèbres sont au nombre de huit et de forme aplatie ; les trois avant-dernières sont placées transversalement, et la dernière de toutes très longue, cylindrique et fourchue dans le Pangolin , aplatie dans le Pbatagin, se termine en deux forts tendons qui vont jusqu'au bassin et aident beaucoup ces animaux à se mettre en boule.
On connaît peu les mœurs des Pangolins; ils se nourrissent de Fourmis, et, pour s'en emparer, ils plongent leur langue visqueuse dans les débris des habitations de ces Insectes , qu'ils détruisent avec leurs ongles ; lorsque leur langue est couverte de Fourmis, ils la font rentrer subitement dans leur bouche pour avaler celte proie, ne lardant pas à la faire sortir de nouveau pour saisir de nouveaux Insectes. On dit qu'ils recherchent aussi les petits Lézards. Leur naturel est doux , leur cri faible , leur démarche lente, et ils ne sortent guère que la nuit. Ils ne peuvent échapper à leurs ennemis qu'en se roulant en boule sur eux-mêmes , position qui relève la pointe de leurs écailles, et les rend assez difficiles à aborder. On assure qu'ils se creusent des terriers. Leur chair est très délicate , et recherchée
par les habitants des pays qu'ils habitent On emploie aussi, dans la médecine domestique, la graisse abondante et fluide que l'on relire de leur queue.
Les Pangolins sont tous propres au nouveau monde ; ils sont ainsi les représentant, du genre Fourmilier qui ne se trouve qu'eu Amérique, et dont ils ne diffèrent que parce qu'au lieu de poils le corps est retéiu d'écailles, quoique l'ensemble de l'organisation et même les habitudes soient identiques.
On n'en connaît encore que quatre espèces à l'étal vivant : l'une d'elles n'étant même pas suffisamment décrite jusqu'ici, on peut dire qu'il n'entre réellement que trois espèces dans ce genre remarquable; quelques débris fossiles ont été aussi signalés. Malgré ce petit nombre d'espèces, le genre des Pangolins a été partagé en deux groupes distincts, ainsi que nous allons l'indiquer.
H* I. Espèces vivantes.
5 i. Pangolin proprement dit. Pangolinus, Itafinesque (Fià. feich. syn.).
V Le Pangolin Buffon (Hist. t,at.t t. X, pl. 34), Manis macroura A. -G. Dcsm., Jfanis crasskaudala Ét. GeofTr. , Mvrmecophaga peniadaclyla Linné, Phallagea Élien ; Grand Lézard écaillé , Perrault ; Armaditlo squamatus major ceylankus Seba; Lacerla squamosus indicus Bonlius, etc. Ce Mammifère a plus de 65 centimètres de longueur, sur lesquels la queue en a environ 50. Les écailles du corps, de corne blonde, très grandes, assez épaisses, triangulaires, striées longiiudinalementà la base et terminées par une seule pointe obtuse, sont disposées en onze rangées longitudinales sur le dos , et en trois seulement sur la queue ; la face supérieure du museau est garnie de petites écailles, ainsi que les patles , depuis leur base jusqu'à la naissance des ongles; quelques soies très longues se remarquent à la base latérale des écailles ; le dessous de la téic et du corps, et la face interne des membres , sont couverts d'une peau nue; les ongles sont blonds.
C'est sans doute un individu mutilé de celle espèce qui a porté Pcnnant à faire d'un Pangolin de Tranquebar son Droad Taileo
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Vanis, ou Pakgolik a large queue, qui n'aurail que quatre doigU aux pieds de derrière.
Cet animal , le plus anciennement connu de toutes les espèces de ce genre , babite le continent des Indes , et les Iles de l'ormose et de Ceylan.
2" Le Pangolin a queue courte , Afyrmecophaga trachyura Erxleben. Cette espèce, qui n'est pas suffisamment connue , et qui serait caractérisée par sa queue très courte , se trouve à Assain dans l'Inde continentale.
3° Pakcolin de Java , Manis javanica A.-G. Desm. [Matnm.). Celte espèce a 44 a 45 centim. , de longueur, sans y comprendre la queue qui a 34 à 35 centim. Les écailles forment sur le dos dix- sept rangées; elles sont brunes et d'autant plus élargies qu'elles s'éloignent de la nuque; celles des cuisses sont carénées ; les parties inférieures du corps et internes des membres sont nues ou seulement garnies de quelques poils rares, durs et blancs; les interstices des écailles sont garnies aussi de poils ; les doigts des pieds de devant ont des ongles inégaux ; celui du milieu est beaucoup plus fort quo les deux placés à coté de lui, et les deux externes sont très courts.
Ce Pangolin babite Java.
S 2. Phatagm. Phataginus, Rafinesque (toco cilato).
4* Pbatagih Buffon (Hist. nat. , t. X, pl. 35), G. Cuvier, Ét. Geoffroy; Mauis africanus A.-G. Desm., Pholidolus longicaudalus Brisson, Manis tetradactyla Linn., Manis longicaudata G. Cuv. et Ét. Geoffr. , Lacertus tquamosus peregrinus Clusius , Quogolo Desmarchais. Plus petit que les précédents ; son corps n'a que 33 à 34 centim. de longueur, et sa queue 50 centim. La téle est plus pointue que dans le Pangolin ; le corps plus allongé , la queue plus longue et plus déprimée. Il y a onze rangées longitudinales d'écaillés sur le corps ; trois rangées entières sur la queue et une de chaque côté , formant le bord ; le dessus et les côtés de la léte, le dessous du cou, la poitrine, le ventre, la base interne des membres, le bas de la jambe du devant et les pieds , sont couverts de poils courts , roides, d'un brun noirâtre; quelques poils semblables se remarquent à la base des
ongles des pieds de derrière; les ongles et les écailles sont bruns.
Celte espèce se trouve en Afrique, particulièrement en Guinée et au Sénégal.
llliger a rapproché du genre Manis un animal très imparfaitement connu , que Bontius a indiqué sous le nom de Testudo squamata , et dont il a fait le genre Pomphraclus, qui appartient plutôt aux Reptiles qu'aux Mammifères, et qui, d'ailleurs, est très douteux.
fi" II. Espèce fossile.
G. Cuvier [Recherches sur les Osscm.
foss. ) décrit et figure une phalange on» guéale bifurquée , qui est d'une grande taille et qui ne peut se rapporter qu'à une espèce gigantesque de ce genre. (E. D.)
*PA\(iONlA (ira)7Û»co;, surface anguleuse). iNs. — Genre de Tordre des Diptères bracbocères, famille desTabaniens, établi par Latreille (Gen. Crust. et Ins.). M. Macquart, qui l'a publié {Diptères, Suites à Buffon, édit. Roret, t. I, p. 191), lui donne pour caractères principaux : Trompe fort longue, menue, horizontale; lèvres terminales peu distinctes. Face convexe. Troisième article des antennes à huit divisions, dont la première est épaisse, et la dernière plus allongée que les autres. Première cellule sous-marginale des ailes appendiculée; première postérieure ordinairement fermée avant l'extrémité.
Ce genre renferme, d'après M. Macquart ({oc. cit. ), 12 espèces, dont quelques unes sont exotiques. Parmi celles de l'Europe, nous citerons principalement le Pangonia maculata Meig., Fabr., Latr. (Tabanusproboscideus Fabr.), qui habile l'Europe méridionale. (L.)
•PAXGLS. iss. — Genre de Coléoptères pentameres, famille des Carabiques , tribu des Iiarpaliens, proposé par Dejean et adopté par Hope (Colcoplerisl's Manual, II, p. 84). Le type, le P. scarilides St., esl originaire d'Allemagne. (C.)
PAMC. Panicum {panis, les graines servant quelquefois d'aliment), bot. pu. — Très grand genre de la famille des Graminées, de la triandrie digynie, dans le système de Linné. Linné, qui a créé ce groupe générique, et les botanistes qui ont adopté ses principes, y avaient successivement fait entrer un très grand nombre de
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plantes, eolre lesquelles une étude plus approfondie a révélé des différences nombreuses et importantes; aussi, dans ces derniers temps, plusieurs genres ont-ils été établis • à leurs dépens. Les plus importants de ces genres sont : le Cynodon, créé par L.-C. Richard, dans lequel rentre notre Panicum dactylon Lin. ; les Setaria, Palis. -Beauv., genre nombreux auquel appartiennent, entre autres, quelques unes de nos espèces indigènes, comme le Panicum g laucum Lin., P. viride Lin., P. verticillatum Lin., ainsi qu'une espèce fréquemment cultivée, le P. italicum Lin. (voy. sétairk); les Oplismenus, Palis. - Beauv., qui comprennent nos Panicum crus- Galli Liu., P. crus-Corvi Lin., etc. Malgré ces nombreuses suppressions-, le genre Panic est encore extrêmement nombreux, puisque M. Kunth , à qui nous emprunterons les caractères et la délimitation de ce groupe, en décrit 421 espèces (Kunth, Enurn., t. 1, p. 75). Les plantes dont il se compose sont des Grameusà feuilles planes, à fleurs disposées en épi ou en pa meule, avec un rachis inarticulé, et distinguées par les caractères suivants : Épillets biflores, nus, formes d'une fleur supérieure hermaphrodite, et d'une inférieure à une ou deux glumelles, maie ou neutre, mu tique; glu me â 2 valves très inégales, membraneuses, concaves, mutiques; glumelle de la fleur hermaphrodite à 2 paillettes presque égales entre elles, concaves, mu tiques, dont l'inférieure embrasse la supérieure, qui est parinerviée ; trois élamines; ovaire glabre, surmonté de deux styles allongés, terminés chacun par un stigmate en pinceau, à poils simples, denticulés; glumellule à deux écailles charnues, dolabriformes ou tronquées- 2-3-lobées, glabres, collatérales. Le fruit est glabre, légèrement comprimé parallèlement à l'embryon, étroitement embrassé par la glumelle dans laquelle il est libre.
Parmi les nombreux Panics aujourd'hui connus, nous nous bornerons à signaler deux espèces indigènes : le Panic cilié, Panicum ciliare Retz., Kunth (Digilaria ciliaris Pers. , Synthcrisma ciliare Schrad.), qui est indiqué comme croissant dans les champs et dans les lieux sablonneux près d'Avignon, et qui est répandu en un grand nombre de localités différentes, dans le midi de l'Europe, en Orient, dans l'Inde,
a Java , à la Chine, au cap de Bonne-E.*pérance, à la Nouvelle-Hollande, surtout le Panic saîsguin, Panicum sanguinate Lin., Kunth (Paspalum sanguinale Lam., DC, Syntherisma vulgare Scbrad.), espère commune dans les lieux cultivés, à lige ascendante, à gaines et feuilles revêtues de poils et de papilles, à 4-6 épis linéaires, digilés, munis intérieurement d'un nœud à leur base, formés d'épil tels glabres, oblongs, et dont les fleurs ont les paillettes de leur glumelle très inégales. Nous nous arrêterons un instant sur deux espèces beaucoup plus intéressantes et cultivées.
Le Panic Millet, Panicum miliaccum Lin. (P. ililium Pers.), espèce annuelle de l'Inde, est fréquemment cultivée en Europe sous les noms de liilf Millet, Millet à panicule. Son chaume est droit, rameux, et s'élève à 1 mètre ou même au-delà ; les gaines de ses feuilles et leur orifice sont hérissés de longs poils; sa panicule est oblongue, penchée â son eitrémité; sa glume est cuspidéc; sa glumelle a trois paillettes, dont une accessoire bi-dentée; son fruit ou son grain est blanc légèrement jaunâtre, rougenoirâtre dans une variété, luisant, ovoïde, à cinq stries. Dans nos contrées, ce grain ne sert qu'à la nourriture delà volaille; mais, dans le midi de l'Europe, dans l'Inde, en Afrique, il figure parmi les aliments de l'homme pour une part assez importante.
En Afrique surtout, il forme, avec le Sorgho, la base de la nourriture des Nègres; à Pondichéry, d'après Leschenaull de La tour, il sert à faire des bouillies, des gâteaux, etc. Au reste, il est de qualité notablement inférieure à celle de nos céréales ordinaires, et ses propriétés nutritives sont assex faibles. Le Panic-Millet, semé dru, est utilisé dans certains cas comme fourrage ; vert , son chaume fournit une bonne nourriture pour le gros bétail. Il demande une bonne terre un peu légère, soigneusement ameublie et engraissée; on le sème, dans nos départements du Centre et du Nord, à la fin du printemps et au commencement de l'été, c'est a-dire lorsqu'on n'a plus à redouter la gelée, à laquelle il est très sensible. Il Tant se garder de confondre le Panic-Millet avec la plante connue vulgairement sous le nom de Millet à grappe ou Panic d'Italie {Setaria itaiica Kunth, Panicum italicum Lin.), dont
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la culture et les usages ont beaucoup d'analogie avec les siens.
Le Paxic élkvb, Panicum jument orum Péri. (P. maximum Jacq), vulgairement Herbe de Guinée, est une grande espèce vivace originaire d'Afrique, qui a été importée depuis longtemps dans les Indes orientales et dans l'Amérique tropicale, où elle eat l'objet de grandes cultures. Son chaume est glabre, à nœuds soyeux , et s'élève jusqu'à 1 mètre 30 ou 40 centim. ; ses Feuilles linéaires sont très finement dentelées en scie à leurs bords; sa panicule est très rameuse, étalée, à rameaux vcrlicillés, scabres; ses épillels sont presque géminés, ovales, acuminés, à glumes inégales, glabres; leur fleur neutre est pourvue d'une glumelle à 2 paillettes. La culture de cette plante fournit, en Amérique, un fourrage vert, abondant et excellent pour la nourriture des chevaux et du bétail. On a essayé de l'introduire en France depuis un certain nombre d'années, et les tentatives qu'on a faites en dernier lieu ont donné de bons résultats. La plante a résisté aux froids des hivers les plus rigoureux que nous ayons eus depuis trente ans; on en a même fait avec succès des semis sur place dans le département du Lot ; mats, comme elle donne peu de bonnes graines, il est probable qu'on aurait plus d'avantage, dans nos contrées, à adopter le mode de multiplication par division des toulTcs, auquel on a constamment recours en Amérique. Malgré les avantages que semblerait offrir cette Graininée, il ne parait pas que nos agriculteurs en aient encore étendu beaucoup la culture. (P. D.)
PAMC ASTRE I,I,A, Michel. (Gcn., 37).
bot. pu. — 3yn. de Ccnchrvs , Lion. — Mœncb ( Method., 206 ), syn. d'Echinaria , Desf.
PAMCAUT. Eryngium. bot. pu. — Grand genre de plantes de la famille des Onibellifères , tribu des Saniculées , de la peutandriedigyniedansle système de I.inné. Établi par Tournefort , il a été adopté par Linné et par tous les botanistes sans avoir subi ni démembrement, ni modiGcations , tant la similitude de port et de caractères des espèces qui le composent en font un groupe naturel et nettement circonscrit. Il a été l'objet d'un travail spécial par Delaroche {Eryngiorum nec non gêna is novi Alcpidrce
historia; auctore F. Delaroche, Genevens. , inf.de 70 pag. et32plancb.; Paris, 1808). Ce botaniste en décrivait 50 espèces; mais depuis l'époque à laquelle a paru sa monographie, ce nombre a été doublé. En effet. De Candolle (Prodr. IV, p. 87) en a décrit 84 espèces, dont 7 peu connues; et plus récemment M. Walpers (fteperior.. Il, p. 389) en a relevé 20 nouvelles. Les Panicauts sont des plantes répandues sur toute la surface du globe, annuelles ou plus souvent vivaces, très rarement frutescentes ou arborescentes, presque toujours épineuses; leurs feuilles soit radicales, soit caulinaires, ont leur pétiole plus ou moins engatnont; leurs fleurs sont groupées en capitules oblongs ou presque globuleux; les inférieures de chaque inflorescence sont accompagnées de bractées généralement grandes et formant un involucre, tandis que les supérieures ont les leurs transformées en paillettes entremêlées aux fleurs. Leur calice a son tube relevé exlérieurement de petites écailles et de vésicules, et son limbe a 5 dents; leurs pétales connirents, oblongs-obovales, ont leur moitié extérieure infléchie sur l'intérieure ; leur fruit esl obové, à peu près cylindrique sur sa section horizontale, écailleux ou tuberculé à sa surface; ses carpelles ne présentent ni côtes ni lignes de suc propre, et ils adhèrent sur toute leur longueur à leur support ou carpopbore.
Parmi les espèces de ce genre qui croissent en France, la plus commune esl le Panicaut champêtre, Eryngium campeslre Lin., qui croit dans presque tous les lieux incultes, le long des chemins. Son nom vulgaire de Oiardon-Ziotand est regardé comme une corruption de celui de Chardon roulant. Sa tige très rameuse, striée, blanchâtre, s'élève à environ 3 décimètres ; ses feuilles sont coriaces, marquées de veines en réseau, pennées une ou deux fois, à folioles décurrentes sur le pétiole, contournées et ondulées de diverses manières, embrassantes à leur base; ses fleurs sont blanches, en capitules petits, beaucoup plus courts que les bractées linéaires, roides et épineuses de l'involucre. Le rhizome de cette plante esl long et gros proportionnellement , Tougcâtre à l'extérieur, blanc à l'intérieur. Il a figuré dans l'ancienne matière médicale à titre d'apél rilif, fondant et diurétique; on en faisait
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usage particulièrement dans l'bydropfsîe et dans les maladies des voies urinaires; quelques médecins ont même dît en avoir obtenu de bons effets dans le traitement de la phthisie; mais ces effets divers étant fort peu positifs, son emploi a été à peu près abandonné dans ces derniers temps.
On cultive assez souvent comme plante d'ornement le Panicaut des alfes , Eryngium alpinum Lin., belle espèce vivace des Alpes, du Jura, dont la tige droite et rameuse seulement vers son extrémité s'élève à 5 décimètres environ: ses feuilles radicales sont profondément échancrées en cœur à leur base, dentées en scie, longuement péliolées, les caulinaires sont presque sessiles et divisées en 3-5 lobes; ses capitules de fleurs assez volumineux , oblongs , au nombre de 1 à 3, sont très élégants , grâce à leur involucre formé de nombreuses bractées allongées, linéaires, pinnatifides , bordées de cils roides.cl colorées d'une belle teinte violacée. Cette belle espèce se multiplie de drageons et de graines qu'on sème d'ordinaire immédiatement après leur maturi'.é. Elle demande une terre légère et une exposition méridionale. — La teinte violette qui colore l'involucre et toute la ïommilù du Panicaut des Alpes se retrouve dans plusieurs autres espèces du même genre, particulièrement dans le Panicaut auktuystk, Eryn gium atneth'jslinum Lin., espèce de la Croatie, de la Dalmatic, indiquée même en Belgique, et cultivée comme la précédente pour l'ornement de nos jardins. (P. D.)
PAMCÉES. Panitrœ. dot. pu. — Tribu de la famille des Graminées. Voy ce mot.
PAMCULE. Panicvla. bot. pu. — Mode d'inflorescence. Voy. ce mol.
PANICUM. dot. rn. — l'oy. panic.
PAWARIA, Delisl. (DiVf. dass., XIII, 20 ). nor. en. — Syn. de Zcora, Fr.
PANXETIÈRE. ixs— Nom vulgaire des Blattes dans le midi de la France.
P.WOPE. Panopcus (nom mythologique), cm st. —Genre de Tordre des Décapodes brachyures, créé par M. Milne Edwards aux dépens des Cancer de llcrbst et rangé par ce savant dans la famille des Cvclomrtopes et d.ms la tribu des Cancéricns. Ces Crustacés tc-scmblent beaucoup aux Xantlies.
Les Panopes appartiennent à l'Amérique.
Deux espèces composent ce genre ; parmi elles, je citerai le Panope de Hesbst, panopeu» Jlerbstii Edw. (Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 408, n. 1). Cette espèce a été rencontrée sur les côtes de l'Amérique septentrionale. (H* L.)
PA!VOPE. ois.— Syuon. de Chenalorex.
Voy. ce mot.
PANOPÉE. Panopea (nom mythologique).
■oi.l. — Genre de Conchifères dimyaires établi par Menard de Lagroye pour une grande coquille bivalve qu'AIdrovande et, après lui, Lister avaient décrite et figurée sous le nom de Chama glycitneris. Linné la plaça dan* le genre Mya, et ce fut Menard qui, le premier en fit un genre distinct très voisin des Solens. Le genre Panopée fait donc partie de la famille des Solénacées qui ont le ligament externe marginal, et dont le pied charnu, très volumineux, sort par l'extrémité antérieure de la coquille ; il est d'ailleurs caractérisé par la coquille équivalve, transverse, inégalement bâillante sur les cotés, ayant une dent cardinale conique sur chaque vatve et, à côté, une callosité comprimée, courte, ascendante, non saillante en dehors. Il diffère du genre Glycimère par les dents de la charnière, et aussi par le ligament situé sur le côté le plus allongé de la coquille La situation externe de ce ligament le distingue suffisamment des Myes qui ont le Moment interne; enGn la saillie des crochets ou sommets des valves le distingue des Solens. Lamarck ne rangeait dans le genre Pan pea qu'une seule espèce vivante, p. Aldrovandi, et l'on avait dû reconnaître que la Panopée fossile, nommée p. Paujasi par Menard, «t identique avec la première; mais, depuis lors, MM. Quoy et Gaimard en ont trouvé une autre espèce à la Nouvelle Zélande iP. selandica) Sowcrbycnadécrilune troMème, p. aush alis. Enfin M. Deshaycs a décrit, sous le nom de P. Menardi, une espère foisile du terrain tertiaire de Bordeaux, et il a montré que Ton doit rapporter aussi à ce même genre la Glycimère arctique de Lamarck et la Pholadomya abrupta de Conrid, fossiles dans le terrain tertiaire des environs de New-York. (Dn )
•IVWOIMIRYS (t:3;, Travîo'î, tOUt ; îy.sv':,
sourcil), infi/s. - Genre d'Infusoires ciliés de la famille des Paraméciens, ayant la bourbe latérale non pourvue d'une rangée de grands
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ei!s en manière de moustaches, comme ies Bursaires. Leur corps, cilié partout, est orale, déprimé, contractile et susceptible de prendre la forme globuleuse; les rangées de cils vibratiles de la surface forment des stries droites ou obliques, croisées. C'est l'absence d'un pli oblique conduisant à la bouche qui es distingue des Paramécies. Les Panophrys, longues de 7 à 28 centièmes de millimètre, se trouvent dans les eaux douces ou marines, parmi les berbes aquatiques; la plupart sont colorées en rouge ou en vert. Les Burtaria vernalis, fi. leucus et fi. flava de M. Ehrenberg nous paraissent «levoir être rangées dans ce genre. Elles se trouvent dans les eaux douces, en Allemagne. Nous avons trouvé dans l'eau de mer, à Cette, la P. t'uora, longue de 0,07 millimètres, et la P. chrysalis, longue de 0,08 millimètres.
(Duj.)
PANOPIA , Noronh. (Msc). bot. pu. — Sjn. dcMacaranga, Dup.-Tb.
•PANOPLIA. aracbn. — M. Hcyden désigne sous le nom dans le Journal l'/sis, un nouveau genre de l'ordre des Acarides, dont les caractères génériques n'ont jamais été publiés. (H. L.)
PAXOPS tout; ô| , œil ). ins. —
Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Tanystomes , tribu des Vésiculeux, établi par Lamark (Ann. du Mus. ,1. V, p. 266), et généralement adopté. On en connaît trois espèces : les deux premières sont dépourvues d'ocelles (p. flavitarsis Wied., Baudinii Lam.); la troisième présente trois ocelles : elle est nommée Panops occlliger Wied. Ces trois espèces sont exotiques. (L.)
PANORPA ( tout; $0«„\ crochet).
ins. — Genre de l'ordre des Névroptères , tribu des Myrméléoniens, famille des Panorpides , établi d'abord par Linné ( Syst. nalur.), et dont on a retiré quelques espèces qui ont servi à la création des genres Borcus et Biltacus Latr. {voy. ces mots). Tel qu'il a été restreint par Fabricius {Ent. Syst.), le genre Panorpa se compose exclusivement des espèces qui présentent pour caractères essentiels : Ailes bien développées ; tête pourvue d'ocelles sur le verlex ; tarses ayant deux crochets pectinés.
M. Rambur {Névroptères, Suites à Buffon. édition Roret, p. 328) décrit huit espèces de ce genre . parmi lesquelles nous citerons la t. x.
Panorpa communis Lion., très commune dans toute l'Europe.
Ou trouve les Panopes sur des plantes, sur les baies, les buissons; elles sont très agiles et recherchent particulièrement les endroits humides et ombragés. (L.) . .
PANORPA TES. «s.— Voy. panormdes.
*PAK\OPIDES. Parnopidcs. ms — Famille de la tribu des Mjrméléoniens, dans l'ordre des Névroptères, caractérisée principalement par des antennes sétacées ; une tête fortement prolongée en forme de bec, et par les ailes postérieures arrondies, étroites. Cette famille est divisée en deux groupes : les l'a n or piles et les Boréites, et comprend les genres Biltacus, Lat. ; Panorpa , Fabr. ; Borcus, Latr. Voy. myrmklëonieks. (L.)
PANORPIENS. ins. — Voy. panorpides.
PANPHALEA. bot. va.-Voy. panphalka.
PAN PUR \C I LS. mam. — Voy. paupbbac-
Tl/'S.
♦PANSCOPLS («s»reo'iTO{ , qui observe tout), ins. — Genre de Coléoptères létraraè • res , famille des Curculiouides gonatocères , division des Cléonides, créé par Schœnherr {Gênera elspecies Curculion. syn., t. VI ; 11, p. 266). L'espèce type, la seule connue, le P. erinaceus de 1 auteur, est propre aus Étals Unis. (C.)
PANSE, zool. — Nom donné au premier estomac des Ruminants. Voy. intestin.
•PANTAMERLS ( wà; , tout ; ^piç , jambe), ins.— Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Brach y dérides, établi par Schœnherr {Gênera et sp. Curculion. syn., t. V, 2, p. 943). L'espèce type, la seule connue, le P. albosignatus de l'auteur, est originaire du Mexique. (C.)
PANTHÈRE, mai. — Espèce du genre Chat. Voy. ce mot. (E. D.)
•PANTHEROPHIS (*«0*p, panthère; Sfif, serpent), rkpt. — Divi>ion d'Ophidiens, de la grande famille des Couleuvres, geuredes Erythrolamprus, créé par M. Filzinger {Syst. Hepl., 1843) et ayant pour type la Coluber guttatus Linné, qui habite l'Amérique méridionale. (E. D.)
♦PAMIIEROSAIJRUS ( «Àfcp , panthère; ««^oî, lézard), Rhrr. — Sous -genre de Sauriens , de la famille des Laccrticus , genre Euprcpiasaurus , créé par M. Fiizinger {Syst. Hcpt., 1843), et ne comprenant